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  • il y a 2 jours
Avec François Bayrou, ancien Premier Ministre, ancien Maire de Pau et auteur de "alerte sur la France qui vient" (L’Observatoire)

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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-07-08##

Catégorie

đź—ž
News
Transcription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Jacques Cardoz.
00:05Il est 8h17 et je suis très heureux d'accueillir François Bayrou dans le studio de Sud Radio.
00:10Pourquoi ? Eh bien parce que François Bayrou, vous avez décidé de réserver votre parole à Sud Radio
00:14après la folle journée que nous avons connue hier.
00:17Marine Le Pen, contre vents et marées, a décidé de se présenter à la présidentielle.
00:21Certes, elle est condamnée pénalement, mais pas empêchée juridiquement.
00:25D'abord, bonjour M. Bayrou et merci d'avoir accepté notre invitation.
00:31Tout simplement, quelle est votre réaction à cette journée d'hier ?
00:36Bon, c'était une journée comme il y en a souvent dans la politique française,
00:40d'ailleurs dans la politique du monde.
00:43C'était une journée un peu folle, absolument frappante par le suspense.
00:55Mais pour ma part, au fond de moi, je trouve que tout ça, il faut en faire du bien.
01:03Je pense que tout ça, ça doit être bien.
01:06Pourquoi ? Premièrement parce que le jugement, vous le voyez bien, recherchait un certain équilibre.
01:13C'est-Ă -dire Ă  la fois la confirmation de la reconnaissance d'un certain nombre d'errements.
01:25Et puis deuxièmement, le respect du principe de ne pas porter atteinte au droit de l'électeur,
01:33de choisir son candidat et son président.
01:37Vous vous étiez dit, pardon, troublé après le jugement, justement pour ces deux raisons que vous venez d'évoquer.
01:44Cette fois-ci, vous n'êtes plus troublé.
01:46Non, et vous voyez bien que ce que j'avais exprimé, j'étais Premier ministre,
01:50c'était donc que j'avais pesé les mots.
01:53Absolument.
01:54J'avais affirmé ce trouble à propos de l'exécution provisoire.
02:00Tout Ă  fait.
02:00Parce qu'il y a un principe de droit que je considère comme intangible,
02:05c'est qu'il faut toujours avoir un recours devant un jugement.
02:10Et donc, sur le fond, parce que c'est ça qui m'intéresse,
02:17la France va pouvoir avoir le débat auquel elle a droit.
02:21Le débat de l'élection présidentielle, c'est un débat pour que le pays saisisse et choisisse le destin qui
02:28doit ĂŞtre le sien.
02:29On va y venir.
02:29Si ça n'avait pas été le cas, il y aurait eu des polémiques incessantes.
02:33Et là, il y aura des polémiques parce que c'est le lot de la politique française.
02:36Mais au moins l'électeur, le citoyen, va voir devant lui se former le débat par lequel il doit choisir
02:45son avenir.
02:46On craignait justement, c'est ce que vous disiez, on craignait le pouvoir des juges après le premier jugement.
02:51Le fait que les juges, quelque part, s'immiscent et s'invitent dans un débat politique.
02:55C'est un peu le sens de ce que vous aviez dit.
02:57Est-ce que vous pensez que les magistrats, quelque part, l'ont compris, qu'il faut désormais laisser le peuple
03:02décider
03:02et que quelque part, ils étaient allés trop loin ?
03:04Vous avez parlé de correction après ce premier jugement.
03:08J'en ai pas parlé, mais c'est vous qui...
03:11Non, mais à l'instant, vous dites qu'il y a une forme d'équilibre qui a été trouvée.
03:14D'équilibre.
03:14Pardon, correction, c'était peut-être pas le bon terme, mais d'équilibre.
03:16D'équilibre.
03:17Ne changeons pas les mots, ils sont très importants dans ces affaires.
03:20Et donc, il y a la recherche d'un équilibre, et vous le voyez bien.
03:26Cet équilibre, il va être d'ailleurs enrichi par le pourvoi en cassation,
03:36dans lequel est recherchée la question de fond sur
03:41est-ce qu'il est normal qu'un assistant parlementaire fasse ou pas de la politique nationale ?
03:47Alors, je rappelle que le Modem a fait l'objet d'une enquĂŞte
03:50sur les faits présumés, des faits qui sont similaires
03:53et en mĂŞme temps beaucoup moins importants, beaucoup moins forts.
03:58Entre 2005 et 2017,
04:01des fonds destinés à rémunérer des assistants parlementaires européens
04:04auraient servi Ă  payer des collaborateurs
04:05travaillant en réalité pour l'UDF et le Modem à l'époque.
04:09Donc, c'est une affaire similaire, mais on a bien compris que les faits n'étaient pas identiques.
04:13Si vous voulez bien, j'ai bien entendu Marine Le Pen a dit hier soir,
04:17et elle avait dit d'ailleurs depuis des mois que le...
04:21Et d'ailleurs, je vous propose, M. Bayrou,
04:22je vous propose justement d'entendre les quelques secondes
04:24oĂą elle compare la situation Ă  la vĂ´tre.
04:27On l'écoute.
04:30Oui, je viens de dire que j'ai les mains propres
04:32et encore une fois, je ferai un pourvoi en cassation pour le démontrer.
04:36Quand commence...
04:37Je note quand mĂŞme que pour les mĂŞmes faits,
04:39M. Boulot, permettez-moi,
04:40pour les mĂŞmes faits,
04:42M. Mélenchon a fait l'objet, a bénéficié d'un non-lieu
04:45et M. Bayrou a été relaxé.
04:47Ce n'est pas du tout les mĂŞmes montants, Mme Le Pen.
04:49On parle de plus de 3 millions d'euros.
04:50C'est tout Ă  fait les mĂŞmes faits.
04:52M. Bayrou.
04:52Alors, j'ai été relaxé,
04:57comme un certain nombre de ceux qui travaillaient avec moi,
05:01et quand Mme Le Pen dit que ce sont les mĂŞmes faits,
05:05ce n'est pas vrai.
05:07Ce n'est pas vrai pour deux raisons principales,
05:10et qu'il est bon de rappeler,
05:12et évidemment, de ne pas laisser courir ce genre d'affirmation.
05:17Vous êtes là pour ça ?
05:18Premièrement, je n'étais pas député européen.
05:22C'est une grosse différence.
05:23C'est une grosse différence,
05:24parce que c'est en tant que député européen
05:27que les, entre guillemets, détournements,
05:31quelle que soit leur nature, ont été faits.
05:33Je n'étais pas député européen.
05:36Et deuxièmement,
05:38le jugement du tribunal dit en toutes lettres
05:41que chez nous, il n'y avait pas de système,
05:45il n'y avait pas d'organisation mise en place
05:51pour obtenir des financements supplémentaires.
05:54Ça veut dire quoi, M. Bayrou ?
05:55Ça veut dire qu'à l'époque, on considérait que la règle n'était pas très claire,
05:58et que donc il y avait une porosité, finalement,
06:01entre ce que pouvaient faire les assistants parlementaires,
06:04entre ce qui relève de l'Union Européenne et ce qui ne relève pas de l'Union Européenne.
06:07Le pourvoi en cassation est utile,
06:09mais qui dit que le pourvoi en cassation va dire
06:14ce qu'est la réalité de l'affectation de cette accusation de détournement
06:22pour des assistants parlementaires.
06:25Mais je veux répéter devant vous,
06:27parce que pour ne pas laisser croire ou entendre,
06:30même par allusion, que c'était la même chose,
06:34je n'étais pas député européen.
06:36C'est en tant que député européen que Marine Le Pen est poursuivie.
06:41Et deuxièmement, le tribunal écrit en toutes lettres
06:44que dans notre cas, il n'y avait pas le système dont on nous avait accusés.
06:50Je vous donne un indice pour aller dans ce sens-lĂ .
06:54Les montants que les magistrats affirment que nous aurions indûment mis en cause,
07:01c'est 1,5% de la masse salariale pendant 10 ans.
07:07Vous voyez que ça n'a absolument rien à voir
07:10avec une organisation de détournement, entre guillemets,
07:14parce que la Cour de cassation va pouvoir dire
07:16si détournement il y a ou pas.
07:18Alors en ce qui vous concerne, il y a l'appel de la relax
07:21qui arrivera en octobre, c'est bien cela ?
07:23En septembre.
07:24En septembre.
07:25Vous partagez une histoire, on peut dire,
07:27et des propositions communes avec le Rassemblement National,
07:31comme notamment la proportionnelle.
07:33Hier, on a entendu Edwige Diaz, député et porte-parole
07:38du Rassemblement National, dire que désormais,
07:40le problème du RN, ça allait être le financement.
07:43Peut-ĂŞtre qu'avec cette condamnation,
07:44ce sera même peut-être encore plus compliqué.
07:46Est-ce que vous réitérez aujourd'hui à ce micro
07:48le fait que c'est un problème pour le RN
07:50de ne pas avoir suffisamment de fonds
07:53pour pouvoir concourir d'une certaine façon
07:56dans la logique de ce que vous avez toujours dit ?
07:58Je ne crois pas qu'aujourd'hui,
08:00en raison des ressources considérables
08:03qui sont les siennes,
08:04parce que le nombre de députés
08:06que cette formation politique a désormais
08:09lui permet des financements importants,
08:11après je ne sais pas comment tout cela est géré,
08:14je n'ai aucune indication sur tout ça,
08:16mais vous vous souvenez que j'avais proposé
08:18l'idée d'une banque de la démocratie
08:21qui aurait été mise en place
08:27pour répondre à des problèmes de cet ordre
08:29parce qu'il n'est pas normal
08:31que ce soit des banques privées
08:32qui décident toutes seules
08:34si une formation politique
08:36ou une campagne électorale
08:37est finançable ou pas.
08:39Et donc, j'avais proposé cette idée,
08:42elle avait été reprise par le président de la République
08:44dans son programme,
08:45et puis le gouvernement de l'époque
08:47ne l'avait pas acceptée,
08:49et je considère que c'est un manquement.
08:51François Bayrou,
08:52on a tous été surpris quand même
08:54par la position de Marine Le Pen hier
08:55qui a décidé de se pourvoi en cassation,
08:59tout le monde imaginait peut-ĂŞtre Ă  tort
09:01qu'elle accepterait cette condamnation en appel,
09:04vous auriez pris la même décision ?
09:07HonnĂŞtement,
09:08j'attendais cette décision
09:12puisqu'elle avait dit qu'avec bracelet
09:14jamais elle ne ferait campagne,
09:15et je comprenais très bien
09:17qu'avec un bracelet vous ne pouvez pas faire campagne,
09:19tout ça n'a aucun sens.
09:22Et donc, la décision qu'elle a prise,
09:24c'est une décision parce que
09:26le calendrier
09:30des magistrats
09:31et de la cour de cassation
09:34fait que probablement
09:35la décision sera prise tard,
09:38ce qui fait que
09:39la campagne électorale
09:41pourra avoir lieu.
09:42C'est ce qu'elle croit.
09:43Alors, vous savez, il y a un débat terrible
09:45parmi les juristes.
09:48Personne n'est d'accord sur ce que pourrait dessiner la cour de cassation.
09:51Débat qui n'a jamais été tranché.
09:51Je résume le débat pour que ça soit clair.
09:53On l'a évoqué ce matin sur l'antenne de SuraB.
09:55Beaucoup de juristes disent
09:57si la cour de cassation
09:59casse le jugement d'hier,
10:02alors ça veut dire qu'on revient au jugement
10:05antérieur,
10:05c'est-à-dire à l'inéligibilité
10:07immédiatement applicable.
10:09Et d'autres disent,
10:10plus nombreux je crois,
10:12d'autres disent,
10:12mais non,
10:13le jugement de la cour d'appel
10:14infirme sur ce point
10:16le jugement du tribunal,
10:18de la première instance.
10:19Est-ce qu'on peut faire campagne
10:21lorsqu'on est repris de justice ?
10:22On entend beaucoup
10:24dans l'opposition
10:26de Marine Le Pen,
10:27on entend beaucoup cet argument.
10:29Oui, je m'efforce de ne pas employer
10:30des mots qui soient des mots
10:31qui peuvent être appliqués
10:34Ă  beaucoup dans le monde politique.
10:36On est dans un temps...
10:37Et d'ailleurs,
10:37on rappelle qu'avec le pourvoi en cassation,
10:39elle sera présumée innocente,
10:40officiellement.
10:41On est revenu,
10:43on est dans un temps
10:44d'une extrĂŞme violence
10:45dans la vie politique.
10:47Et donc,
10:48je m'efforce de ne pas employer
10:49des mots qui soient des mots
10:52de stigmatisation,
10:53mĂŞme si je suis,
10:55comme vous le savez,
10:57un adversaire déterminé
11:00d'URN et des extrêmes en général.
11:03Je veux en dire un mot,
11:04une phrase sur ce point.
11:07Jamais dans l'histoire du monde,
11:09jamais,
11:12la prise du pouvoir
11:14par l'extrĂŞme droite
11:15ou l'extrĂŞme gauche
11:17n'a apporté du bien à un pays.
11:20Pour deux raisons principales.
11:22La première,
11:23c'est que ce sont des mouvements
11:24qui divisent la société,
11:26qui jettent les uns contre les autres,
11:28qui multiplient les accusations
11:31pour que les uns soient rejetés
11:33et les autres,
11:34au contraire,
11:35soient glorifiés.
11:37Tout ça,
11:37cet affrontement de violence,
11:39est le contraire
11:40de l'intérêt du pays.
11:41Et deuxièmement,
11:44la politique du bouc émissaire
11:46qui consiste,
11:46pour les uns,
11:47Ă  dire,
11:48on va faire payer
11:48les immigrés
11:49et l'Europe.
11:50et pour les autres,
11:51Ă  l'extrĂŞme gauche,
11:53Ă  dire,
11:53on va faire payer
11:54les riches
11:55et en jouant
11:56avec tout un tas
11:58de mots
12:00et de thèmes
12:01et d'allusions
12:01qui sont en réalité
12:03de l'antisémitisme.
12:04C'est les juifs
12:05que l'on vise.
12:06Et encore récemment,
12:08de manière,
12:09pour moi,
12:10tout à fait évidente,
12:13tout ça,
12:14c'est faire reculer
12:15le pays.
12:16Il n'y a qu'une manière
12:17de faire avancer le pays,
12:19c'est pourquoi
12:19j'ai écrit ce livre,
12:20de lui dire la vérité
12:22sur la situation
12:23comme elle est,
12:24de la lui expliquer
12:25alors qu'elle n'a jamais
12:26été expliquée
12:28clairement par personne.
12:30C'est le premier livre
12:31grand public
12:32qui explique
12:33ce que c'est...
12:34On va y venir
12:34dans un instant.
12:35Alerte sur la France
12:36qui vient aux éditions
12:37de l'Observatoire.
12:37On va y venir
12:38dans un instant.
12:40Ce qui fait avancer
12:41un pays,
12:42c'est la vérité partagée.
12:43Ce qui fait reculer
12:44le pays,
12:45c'est la division,
12:48l'affrontement
12:48et la politique
12:49du bouc émissaire.
12:50Une dernière question
12:50sur l'épisode RN
12:51et puis ensuite
12:52on va aborder
12:53d'autres sujets
12:53et notamment
12:54tout ce dont vous parlez
12:55dans ce livre
12:56parce que c'est évidemment
12:57ce qui intéresse
12:58et c'est l'avenir
12:59du pays
12:59qui est en jeu.
13:01Mais une dernière question.
13:02Est-ce que vous pensez
13:02que l'opinion
13:04pardonnera
13:04cette condamnation
13:05Ă  Marine Le Pen
13:06de trois ans de prison
13:07et que la poussée
13:09Rassemblement National
13:10finalement
13:10est trop forte
13:11et que les gens
13:12se disent
13:13en termes éthiques
13:14et en termes morales
13:15et bien tant pis
13:16elle est condamnée
13:17mais on veut
13:17que ce soit elle.
13:18Parce que c'est un peu
13:19ce qu'on entend.
13:21Votre formulation
13:21laisse entendre
13:22que c'est joué
13:23Ă  l'avance.
13:24Non, non.
13:24Que le pays
13:25a choisi.
13:27Moi je ne crois pas ça.
13:28Je pense que le pays
13:29est...
13:30J'en garde les dynamiques.
13:30Comme vous le disiez
13:31Ă  l'instant
13:31il y a deux dynamiques
13:32qui se font face
13:33LFI et RN.
13:34Le pays est Ă  la veille
13:37du plus grand choix
13:38qu'il ait eu Ă  prononcer
13:39depuis très longtemps.
13:41Et ce grand choix
13:42touche Ă  son avenir
13:43et singulièrement
13:44Ă  l'avenir des plus jeunes.
13:46que j'ai écrit ce livre
13:48pour éviter ce que j'appelle
13:50la guerre des générations
13:51et pour expliquer
13:52que si on ne veut pas
13:53la guerre des générations
13:54il faut l'alliance des générations.
13:55Il faut que tout le pays
13:57dans son ensemble
14:00décide de prendre
14:01les décisions nécessaires
14:02pour que les jeunes
14:03aient enfin une place
14:04et que le pays lui-mĂŞme
14:06retrouve son équilibre
14:07et on en est très loin.
14:08Et donc c'est cette orientation
14:12qui est la seule
14:13qui permet au pays d'avancer.
14:15François Bayrou
14:16qui est avec nous
14:17invité exceptionnel
14:18de Sud Radio ce matin
14:19et je montre Ă  l'antenne
14:21en mĂŞme temps sur Youtube
14:22la couverture de votre livre
14:23François Bayrou
14:24alerte sur la France qui vient
14:26on va y venir dans un instant
14:28monsieur le Premier ministre
14:28puisque effectivement
14:30vous abordez des questions
14:31qui sont les questions majeures
14:32la pauvreté
14:34la dette
14:35enfin tout ce qui
14:36évidemment
14:37sera absolument au coeur
14:39et doit ĂŞtre au coeur
14:40du débat
14:41sur la prochaine présidentielle
14:42et puis on vous demandera
14:43parce que vous n'ĂŞtes pas encore
14:45très bien exprimé
14:45au sujet de la présidentielle
14:472027
14:48quelle est votre vision
14:49quels sont ceux
14:50vers qui vous pourriez aller
14:51ou quels sont les arguments
14:52qui pourraient vous faire
14:54soutenir l'un ou l'autre
14:56des candidats.
14:56Il est 8h32
14:57on est sur Sud Radio
14:58monsieur Bayrou est avec nous
14:59A tout de suite
15:01Le Grand Matin Sud Radio
15:027h10
15:03Jacques Cardoz
15:058h35
15:05François Bayrou
15:06est l'invité exceptionnel
15:07de Sud Radio
15:08ce matin
15:09on parlait évidemment
15:09de la décision
15:11de Marine Le Pen
15:12de se lancer dans la course
15:13à la présidentielle
15:14malgré les événements judiciaires
15:16d'hier
15:16on aborde maintenant
15:17un deuxième thème
15:18avec vous monsieur Bayrou
15:19votre livre
15:20alerte sur la France qui vient
15:21est un livre
15:22qui puise
15:24j'imagine
15:25dans votre expérience
15:26toute récente
15:27de Matignon
15:27votre constat
15:29vous avez eu des mots précis
15:30et constants
15:31notamment sur la dette française
15:32on va y venir
15:33mais sur Sud Radio
15:35on entend beaucoup d'auditeurs
15:36qui nous appellent au sujet
15:37des prix du carburant
15:38et je lis page 195
15:39dans votre livre
15:41alerte sur les générations futures
15:42vous y faisiez allusion
15:43Ă  l'instant
15:44vous dites
15:45voilĂ 
15:46on a un manque de moyens publics
15:48manque de moyens privés
15:49manque de moyens pour l'Etat
15:50manque de moyens pour les particuliers
15:52vous dressez un constat
15:54qui est quand mĂŞme terrible
15:55et vous terminez ce chapitre
15:56ce petit paragraphe
15:57c'est certain
15:59la France s'appauvrit
16:01ça se lit tous les jours
16:04il y a des chiffres
16:05nationaux et internationaux
16:07qui montrent ça
16:08et vous citez juste après
16:10effectivement
16:11le point de vue
16:12en PIB par habitant
16:15c'est très
16:16si j'ai essayé
16:18de prendre un pays
16:19de comparaison
16:21et j'ai pris un pays
16:22qui n'est pas
16:23la puissante Allemagne
16:24dont on pourrait discuter
16:26d'ailleurs
16:27la crise qui vient
16:28aujourd'hui
16:28j'ai pris un pays
16:30qui de ce point de vue lĂ 
16:32n'a pas
16:33l'assise
16:35et j'ai pris
16:36les Pays-Bas
16:38écoutez bien
16:38si l'on prend
16:39le produit
16:40intérieur
16:41des Pays-Bas
16:43et qu'on
16:44essaie de l'estimer
16:46pour chacun
16:46des habitants
16:49et
16:51ce chiffre
16:52qui s'appelle
16:52le produit
16:53intérieur
16:54par habitant
16:56celui des Pays-Bas
16:57est supérieur
16:59Ă  celui de la France
17:00de 30%
17:01c'est terrible
17:02est-ce que vous pouvez
17:03et c'est pas un pays
17:05oĂą il n'y a que
17:05des génies
17:06et ça n'est pas
17:07un pays
17:07dont on puisse dire
17:08que la société
17:09est cruelle
17:11que les gens
17:12ne sont pas soignés
17:13qu'il y a
17:13de l'esclavage
17:14c'est un pays
17:15à peu près
17:16tout Ă  fait comparable
17:17au nĂ´tre
17:18comparable au nĂ´tre
17:19est-ce que vous imaginez
17:20la situation
17:21si chacun de ceux
17:22qui vous écoutent
17:23avait 30%
17:24de salaire de plus
17:25et si l'Etat
17:26avait 30%
17:27de ressources
17:28de plus
17:28mĂŞme 15%
17:30mĂŞme 10%
17:31de ressources en plus
17:32nous n'aurions plus
17:33de déficit
17:34Ă  quoi c'est dĂ»
17:34M. Bayrou
17:35à notre incapacité
17:36à résoudre les crises
17:38et vous l'avez dit
17:39lorsque vous étiez
17:39Ă  Matignon
17:40vous avez essayé
17:41d'obtenir des arbitrages
17:42je l'ai mĂŞme dit
17:42depuis plus longtemps
17:43puisque j'ai fait
17:44des campagnes
17:44présidentielles
17:45sur ce sujet
17:46c'est dĂ» Ă  quoi
17:47c'est très simple
17:48il y a 50 ans
17:50que la France
17:51n'a pas voté
17:52un budget en équilibre
17:53singulièrement
17:54Ă  partir de 81
17:57et ce déficit annuel
18:01multiplié
18:01chaque année
18:02c'est très simple
18:04lorsque vous n'avez
18:05pas assez de ressources
18:06pour payer vos dépenses
18:07vous empruntez la différence
18:08et en plus maintenant
18:09il y a la charge
18:10de la dette
18:10vous empruntez la différence
18:12et on a eu comme ça
18:13une sédimentation
18:15comme au fond de la mer
18:17pendant des décennies
18:21pendant presque 5 décennies
18:234 décennies et demie au moins
18:26et on se retrouve avec une montagne de dettes
18:29qui est absolument impossible Ă  imaginer
18:33puisque c'est plus de 3500 milliards
18:37simplement
18:37on n'a jamais remboursé
18:39un euro de la dette
18:40vous entendez
18:41tous ceux qui nous écoutent
18:43jamais
18:43la France
18:45n'a remboursé
18:45un euro de la dette
18:46quand on doit rembourser
18:48les échéances
18:49on emprunte
18:50Ă  nouveau
18:50le mĂŞme montant
18:51plus
18:52le déficit
18:53de l'année qui vient
18:53on est dans un cercle infernal
18:54or
18:55depuis quelques années
18:58quelque chose
18:59s'est non pas produit
19:00mais révélé
19:01c'est que
19:02mĂŞme si on ne rembourse pas le capital
19:04il faut payer les intérêts
19:06et les intérêts de la dette
19:07désormais
19:08sont devenus
19:09hors de contrĂ´le
19:10alors comment faire maintenant
19:12François Bayrou
19:12je donne les chiffres
19:13simplement pour que ceux qui nous écoutent
19:15je les ai en tĂŞte
19:16il y a quelques années
19:17les intérêts de la dette
19:19c'était entre 20 et 30 milliards
19:21cette année
19:22ça sera 80 milliards
19:24l'année prochaine
19:26plus de 90
19:27et puis
19:28d'ici Ă  2030
19:29on va monter
19:30dit la cour des comptes
19:32à près de 120 milliards
19:34mais s'il vous plaît
19:34donnez-nous un peu d'espoir
19:36comment on va t'en faire
19:37attendez
19:37non non
19:37non non
19:38d'abord la vérité
19:40c'est parce qu'on a refusé la vérité
19:42qu'on en est lĂ 
19:43et donc moi je
19:46mon engagement
19:47c'est que la vérité soit dite
19:48et
19:49je dis 120 milliards
19:51dans
19:523 ans
19:52ou 4 ans
19:54or le montant total
19:55de l'impĂ´t sur le revenu
19:57que vous payez vous
19:57beaucoup
19:58que paie chacun
20:00de ceux qui nous écoutent
20:01chacun dans sa famille
20:03dans son foyer
20:04le montant total
20:05de l'impĂ´t sur le revenu
20:07de tous les français
20:08de tous les foyers français
20:10de tous les revenus français
20:11c'est 90 milliards
20:14donc
20:14l'année prochaine
20:16le montant total
20:17de l'impĂ´t sur le revenu
20:19payé par ceux qui nous écoutent
20:20partout dans toutes les villes
20:22et dans tous les villages
20:23additionnés à l'échelon national
20:24ne suffira pas
20:26Ă  couvrir
20:27les intérêts
20:28de la dette
20:28c'est exactement
20:30une situation
20:31de surendettement
20:32et cette situation lĂ 
20:33ça signifie que les investissements
20:35sont désormais impossibles
20:36en tout cas
20:38ils vont ĂŞtre
20:38de plus en plus
20:39difficiles
20:40alors donnez-nous
20:40un peu d'espoir
20:41quand mĂŞme
20:42parce que
20:42et vous le dites
20:43Ă  travers votre livre
20:45ça se ressent
20:47que vous ne donnerez pas crédit
20:49et je précise
20:50Ă  tous ceux
20:50qui l'auraient oublié
20:51que vous avez été
20:51quelque part
20:52faiseur de roi
20:54et que vous vous ĂŞtes
20:55Ă  chaque fois
20:56prononcé
20:57en faveur
20:58d'un président
20:59de la république
20:59et en l'occurrence
21:00voilĂ 
21:00tout le monde s'en souvient
21:01il y a 9 ans
21:02pour Emmanuel Macron
21:02et ça avait été
21:03absolument déterminant
21:04et donc
21:05dans la perspective
21:05de la saison prochaine
21:06vous ne donnerez pas
21:07qui tue ça
21:08Ă  n'importe qui
21:08sur ce critère là
21:10c'est ce que vous dites
21:10vous dites que
21:11le critère de la dette
21:12sera pour vous fondamental
21:13pas seulement celui-lĂ 
21:16quelle est la question
21:17la question c'est
21:18est-ce que
21:19entre citoyens français
21:20on est capable
21:21de se dire la vérité
21:22et de voir
21:23en effet
21:24le caractère
21:26dépassé
21:27d'un certain nombre
21:28de nos organisations
21:29parce que
21:31si nous voyons
21:33cette menace
21:34qui est désormais
21:35comme une épée
21:36de Damoclès
21:36dont le fil serait tranché
21:38au dessus de notre tĂŞte
21:40alors
21:41on n'aura pas
21:42on n'aura plus
21:43les moyens
21:44que tous les candidats
21:45promettent
21:46d'augmentation
21:47des uns
21:48de subvention
21:50aux autres
21:51de prise en charge
21:53de prise en charge
21:55on n'aura pas ça
21:56alors qu'est-ce que ça veut dire
21:58ça veut dire
21:58qu'il faut changer
21:59l'organisation du pays
22:01ça veut dire que
22:03écoutez bien
22:04ce serait la première
22:05réforme majeure
22:06écoutez bien
22:06ce que je vais
22:08vous dire
22:09la France dépense
22:1120% de plus
22:12que ses voisins
22:15pour ses dépenses
22:16publiques
22:17est-ce qu'on est
22:18mieux soigné
22:19mieux éduqué
22:20est-ce que les gens
22:21sont contents
22:22des services publics
22:23est-ce que le pays
22:24est plus optimiste
22:25Ă  ces quatre questions
22:26la réponse est non
22:27on a donc
22:29une
22:29un devoir
22:31de reconstruction
22:32de repenser
22:33je l'ai proposé
22:35Ă  la tribune
22:36de l'Assemblée nationale
22:37et les oppositions
22:38les partis politiques
22:39se sont mis ensemble
22:40pour dire
22:41non
22:41nous ne voulons pas
22:42entendre ça
22:43l'espoir
22:44ça consiste
22:45Ă  penser
22:46cette
22:47cette
22:48cette reconstruction
22:49du pays
22:50et il faut le penser
22:51dans une alliance
22:53des générations
22:54parce que
22:55vous voyez bien
22:56les
22:57lorsqu'on constate
22:58le fait
22:59que
22:59la moitié
23:00de l'endettement
23:01est allée
23:01pour compléter
23:03les pensions
23:03de retraite
23:05c'est pas tenable
23:06c'est
23:07c'est
23:07or il y a des gens
23:08qui disent
23:08il faut faire payer
23:09telle génération
23:11et telle autre
23:12moi je crois
23:12qu'il faut que
23:14les générations
23:15plus avancées
23:17et les générations
23:17les plus jeunes
23:18soient dans une alliance
23:20indestructible
23:21pour trouver
23:22une organisation
23:23du pays
23:24qui nous permette
23:24non pas d'ĂŞtre
23:25aussi efficace
23:26mais d'ĂŞtre
23:27beaucoup plus efficace
23:28parce que nous ne sommes
23:29pas efficaces
23:30ça marche pas
23:31alors
23:31ça marche pas
23:32dans des tas de domaines
23:34et les français
23:34le savent bien
23:35et en dépensant moins
23:37et vous voyez
23:38Ă  quel point
23:39ça exige
23:41de croire
23:42en l'avenir
23:43ça exige
23:44de penser différemment
23:46ça exige
23:47de sortir des moules
23:48ou des chemins
23:49battus
23:49pour dépenser moins
23:51certains disent
23:52et préconisent même
23:53que peut-ĂŞtre
23:54ce serait pas une mauvaise idée
23:55que la France soit mise
23:56sous tutelle du FMI
23:57est-ce qu'il faut en arriver lĂ 
23:59puisqu'on sait pas le faire
24:00de l'intérieur
24:01est-ce qu'il faut finir
24:02par espérer
24:03que des forces extérieures
24:05en l'occurrence
24:05le FMI
24:06puissent nous demander
24:07de faire des efforts
24:07qu'on n'arrive pas
24:08à décider nous-mêmes
24:10la mise en tutelle
24:11du pays
24:12ça serait
24:13Ă  nos yeux
24:14et aux yeux
24:15de tous ceux
24:15qui nous entourent
24:16un drame
24:17pour la France
24:18épouvantable
24:19concrètement
24:19ça voudrait dire quoi ?
24:20ça veut dire
24:21que vous perdez
24:23votre capacité
24:23de décision
24:24ce que la Grèce
24:25a fait
24:26la Grèce
24:27des baisses
24:27de retraite
24:28la Grèce
24:29l'Italie
24:29l'Espagne
24:30le Portugal
24:31ont toutes réussi
24:33Ă  redresser
24:33leurs finances publiques
24:34la Grèce
24:35comme vous vous en souvenez
24:36dans cette violence
24:37imposée par
24:38le FMI
24:39par l'Union Européenne
24:42par
24:42et donc
24:44tout cela
24:45exige
24:46que nous
24:47prenions
24:48nous-mĂŞmes
24:48les choses en main
24:49alors justement
24:50je crois
24:53que ça serait
24:53une défaite
24:54et il ne faut pas
24:55accepter cette défaite
24:56qui en 2027
24:57monsieur Bayrou
24:58qui serait
24:59le meilleur porteur
25:00de ce que vous appelez
25:01Ă  savoir
25:02prendre notre destin
25:03en main
25:03Edouard Philippe
25:04dimanche
25:05a beaucoup parlé
25:06de la génération
25:06qui vient
25:07est-ce que ça vous touche ?
25:08non mais
25:10je fais la différence
25:11entre les discours
25:12et
25:13la capacité
25:15d'une femme
25:16ou d'un homme
25:17Ă  faire vibrer
25:18le plus profond
25:19du pays
25:20pour l'instant
25:21je ne vois pas
25:22qui peut faire ça
25:23mais
25:23il va se passer
25:25beaucoup de choses
25:26vous attendez
25:26avant de vous prononcer
25:27je vous rappelle
25:28la candidature
25:30d'Emmanuel Macron
25:31c'est novembre
25:33oui
25:35vous vous souvenez
25:36de la situation
25:36qui était celle
25:38du Dominique Strauss-Kahn
25:40qui était
25:41celle de
25:43Alain Juppé
25:44qui est un homme
25:45que j'estime
25:45beaucoup
25:46vous voulez dire
25:47qu'il y a toujours
25:47beaucoup de revirement
25:48dans une campagne
25:49et qu'il vaut mieux attendre
25:50ils étaient tous
25:51en tĂŞte
25:51non
25:51il faut chercher
25:52qui a
25:53la capacité
25:54de regarder
25:56la réalité
25:57en face
25:57pour l'instant
25:58qui serait le plus
26:01en adéquation
26:02avec cette réalité
26:02Gabriel Attal ?
26:04je ne fais pas
26:06je ne fais pas
26:07d'engagement
26:09sur les personnes
26:11je regarde
26:12ce qui va se passer
26:13d'autres figures
26:14vont apparaître
26:15je le crois
26:16François Hollande
26:17je ne veux pas dire
26:17que je l'espère
26:18je le crois
26:19François Hollande
26:20c'est ce qu'on dit
26:20c'est ce qu'on murmure
26:21pas les mots
26:22pas les noms
26:23que vous évoquez
26:24il y en aura d'autres
26:25je le crois
26:26d'autres vont arriver
26:28et pour moi
26:30il y a deux critères
26:32le premier de ces critères
26:34c'est
26:34est-ce que celui-lĂ 
26:35a le courage
26:36de dire la vérité
26:37comme elle est
26:39deuxièmement
26:39est-ce qu'il a
26:40l'imagination
26:41la capacité
26:42de création
26:43de créativité
26:45pour dire
26:46on va faire différemment
26:47on va organiser
26:48le pays différemment
26:49et on va
26:50souder
26:51les forces
26:52pour avancer
26:54pour l'instant
26:56dans l'offre politique
26:57comme vous dites
26:58vous les journalistes
26:59je ne vois pas
27:00de réponse
27:01Ă  cette question
27:02mais elle va venir
27:02la réponse
27:03d'ici Ă  l'automne
27:05l'élection présidentielle
27:06ça se joue quand ?
27:07ça se joue entre
27:08novembre
27:09et février
27:10je vous rappelle
27:11que l'alliance
27:12que j'ai faite
27:12avec
27:14Emmanuel Macron
27:15c'est 22 février
27:16et ça a changé
27:18comme je crois
27:19assez profondément
27:20le cours
27:20de la campagne électorale
27:21tout de suite
27:21on l'a vu
27:21dans les sondages
27:22le cours
27:23de la campagne électorale
27:24il y aura
27:25des prises de conscience
27:26de cet ordre
27:28il y aura des trahisons
27:30il y en a beaucoup
27:30il y a un monde politique
27:32qui est spécialiste
27:33dans les trahisons
27:34en gros
27:34ce que vous ĂŞtes en train
27:35de nous dire
27:35monsieur Bayrou
27:36ce matin
27:37au micro
27:37de Sud Radio
27:38c'est qu'il y aura
27:39un troisième homme
27:39qu'on ne le connait pas
27:41ou une femme
27:43vous pensez Ă  quelqu'un
27:44vous pensez Ă  quelqu'un
27:44en particulier
27:46comprenez-moi
27:46je ne suis pas lĂ 
27:47pour faire la campagne
27:48non non il ne s'agit pas de ça
27:49mais il s'agit de faire comprendre
27:50aux auditeurs
27:50qu'une campagne présidentielle
27:53il peut se passer plein de choses
27:54et qu'à un moment donné
27:55vous allez vous prononcer
27:56ce n'est pas qu'il peut se passer
27:58plein de choses
27:59c'est qu'il va se passer
28:01et qu'il faut qu'il se passe
28:02plein de choses
28:03parce que pour l'instant
28:04on en est
28:06grosso modo
28:07Ă  des promesses
28:09pour continuer
28:10la situation
28:11comme elle est
28:11or la situation
28:13comme elle est
28:13elle n'est pas viable
28:14et tous ceux qui nous écoutent
28:16le savent
28:16puisque tous savent
28:18que ça ne marche pas
28:19qu'on est allé
28:21au bout
28:22de cette idée
28:23qu'on allait emprunter
28:24tous les ans
28:24ce qu'il fallait
28:25pour apporter Ă  chacun
28:27ce qu'il demande
28:28et qu'au bout du compte
28:29le pays n'est pas du tout
28:30satisfait
28:31parce que les réalités
28:32ne sont pas lĂ 
28:35ce nouveau
28:37ce nouvel élan
28:38ou ce nouveau contrat
28:40qu'on doit passer
28:41avec le pays
28:42il est à écrire
28:44et ça va s'écrire
28:45dans les mois qui viennent
28:46merci infiniment
28:47monsieur Bayrou
28:47d'avoir été l'invité
28:48exceptionnel de Sud Radio
28:49merci vraiment
28:50et je rappelle donc
28:51alerte sur la France
28:52qui vient aux éditions
28:53de l'Observatoire
28:55je ne vais pas refaire
28:56et redire tout ce que vous dites
28:58il faut le lire
28:59ce livre
28:59vous nous parlez
29:00de l'état de la France
29:01aujourd'hui
29:02et vous vous projetez
29:03dans l'avenir
29:03parce que précisément
29:04vous pensez
29:05aux jeunes générations
29:06il est 8h49
29:07sur Sud Radio
29:07dans un instant
29:08c'est le grand débrief
29:08merci encore monsieur Bayrou
29:10merci Ă  vous
29:10bonne journée
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