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  • il y a 6 minutes
Avec Anne Le Hénanff, ministre déléguée à l’IA et au Numérique

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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-07-22##

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News
Transcription
00:00Mon invité politique ce matin, c'est Anne Le Hénanf, elle est ministre déléguée chargée de l'intelligence artificielle et
00:05du numérique.
00:05Bonjour Anne Le Hénanf.
00:07Bonjour.
00:07Et merci d'être avec nous ce matin, c'est peu dire si vous êtes en ce moment au cœur
00:10de l'actualité,
00:11notamment avec l'adoption définitive hier de l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans.
00:16C'était une promesse d'Emmanuel Macron, le chef de l'État, qui souhaite qu'elle soit appliquée dès la
00:20rentrée prochaine, dès septembre.
00:22Est-ce que vous pouvez nous garantir ce matin sur Sud Radio que ce sera bien le cas ?
00:26Alors en fait, on travaille déjà depuis un an.
00:29Moi, intensivement, avec mon équipe depuis neuf mois, mais depuis un an sur ce texte.
00:33Y compris avec les plateformes et les tiers de confiance qui vont devoir vérifier l'âge.
00:39Donc, pas de surprise, on a annoncé le 1er septembre depuis le début.
00:43On a réussi, grâce aux parlementaires, à le faire voter hier.
00:48On est toujours dans les délais.
00:49On attend la promulgation de la loi par le Président de la République.
00:53Même s'il y a une saisine du Conseil concessionnel qui a été annoncée par le député de la Porte
00:58hier,
00:58on est toujours dans les délais.
01:00Il n'y a pas de conséquences directes.
01:01Donc oui, pour nous, c'est toujours applicable à la rentrée de 2026.
01:03D'accord.
01:04Vous parliez justement de ce député, le député PS Arthur de la Porte,
01:07qui était chez nous cette semaine sur Sud Radio.
01:09Que dit-il ? Il dit que Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne,
01:14annoncera, proposera une solution à l'échelle du continent en 2027 à ce sujet.
01:18Est-ce qu'il ne serait pas plus ça, finalement, de reporter cette interdiction au 1er janvier,
01:21étant donné que c'est une prérogative européenne, le numérique ?
01:25Alors, peut-être un petit rappel de l'historique.
01:30Honnêtement, nous n'irions pas si vite au niveau européen s'il n'y avait pas eu l'impulsion de
01:33la France.
01:33Emmanuel Macron, très tôt, il y a quelques années, parlait de la nécessité de protéger les mineurs en ligne.
01:40Tout simplement parce que les plateformes ne prennent pas leur responsabilité.
01:43Elles ont des devoirs, mais qu'elles n'appliquent pas.
01:45Donc, du coup, comme elles ne le font pas, nous, on le fait au niveau législatif.
01:48Le président de la République a été le premier à parler de ça au niveau de l'Europe.
01:53Ensuite, au sommet de Berlin, en novembre où j'étais,
01:56j'ai proposé de manière informelle à en parler à quelques pays qui s'y intéressent.
01:59Nous étions six de manière informelle autour de la table,
02:01dont Chypre, dont la Grèce, dont la Slovénie.
02:05Et maintenant, il y a une coalition de 15 pays.
02:07C'est ça la réalité, en fait.
02:08C'est que quand on est ensemble,
02:10et quand on a envie de faire les choses rapidement pour protéger nos populations,
02:14l'Europe suit et on s'en réjouit.
02:16Et on est en total soutien avec les annonces de la présidente de la Commission européenne.
02:20Évidemment, il faut le faire au niveau européen.
02:23Sauf que nous estimons que nous n'avons plus de temps à perdre.
02:26On ne peut plus se permettre de perdre des mois, des années, pour protéger nos mineurs.
02:30Ursula von der Leyen a lancé une action.
02:33Ça va aboutir, j'en suis certaine, et on va contribuer.
02:36Mais quand ? Ça, c'est la question.
02:38Donc, en tout cas, objectif, dès septembre, l'application de cette interdiction.
02:43Le décret d'application, il est déjà prêt ? Ce sera pour quand ?
02:47Alors, on n'a pas travaillé pour l'instant sur le décret.
02:51Je dirais que ça, c'est presque un détail par rapport au chemin que nous venons de parcourir depuis neuf
02:56mois.
02:57Mais évidemment, on sera prêt.
02:59Ça, je peux vous dire qu'on sera prêt.
03:00Les plateformes, c'est la question aussi, c'est le débat.
03:02Quelles plateformes ? Quels réseaux sociaux ?
03:05Il va falloir interdire aux mineurs de moins de 15 ans.
03:09Ça concernera exactement quels réseaux sociaux ?
03:12Alors, ça a été tout l'objet des discussions entre les parlementaires, le Sénat et l'Assemblée.
03:15Nous, on a écrit cet article, donc on était favorables à avoir une définition très très large.
03:22Pourquoi très large ?
03:23Pour qu'elle soit déjà postulat de base conforme au droit européen.
03:28Et le droit européen dispose de deux textes, le DSA et le DMA, un peu technique,
03:34mais en tout cas qui a donné une définition très précise de ce qu'est un réseau social.
03:38Nous, on a fait une interdiction sèche sur l'ensemble des réseaux sociaux,
03:42y compris ceux dont la fonctionnalité était secondaire.
03:47Je pense par exemple à des jeux de vidéos comme Roblox,
03:49qui ont un réseau social, mais qui est secondaire,
03:54qui permet de discuter, puisque leur jeu premier, c'est pendant le jeu,
03:57entre des gens qui ne se connaissent pas.
03:58On sait que c'est un terrain de chasse pour les pédocriminels.
04:01Donc, il est évident qu'il fallait que ça rentre dedans.
04:03Non, la fonctionnalité YouTube réseau social, elle est aussi concernée,
04:08mais pas évidemment l'accès aux vidéos pour les mineurs.
04:11Vous voyez, c'est donc une définition très large.
04:13Ça veut dire par exemple Instagram, Facebook, TikTok, Twitter sont dedans.
04:17Tous les réseaux sociaux.
04:19Avant la France, on a l'Australie qui a instauré une interdiction des réseaux sociaux.
04:23Alors, c'était eux au moins de 16 ans.
04:24Le bilan, six mois plus tard, vous l'avez vu, il est très mitigé.
04:27Qu'est-ce qui fait que la France réussira à faire mieux que l'Australie ?
04:30Alors d'abord, je suis très contente, et j'en ai discuté avec mon homologue australien, évidemment,
04:36du fait que, aussi, cet intérêt s'exprime partout dans le monde.
04:40Ce n'est pas qu'un sujet franco-français, ni européen, c'est mondial.
04:44Ce n'est pas tout à fait la même chose.
04:46L'Australie, d'abord, a fait une liste.
04:49Déjà, contrairement à nous, qui voyons très large,
04:51tous les réseaux sociaux sont concernés chez nous, en France, en tout cas, dans notre définition.
04:55L'Australie, c'est une liste noire, comme on dit.
04:58Une liste noire, déjà, ça restreint beaucoup de choses.
05:00Quand on voit la puissance financière des réseaux sociaux,
05:02qui sont capables, du jour au lendemain, de recréer un réseau social,
05:05déjà, ça limite l'impact.
05:06Ensuite, c'est de la présomption d'âge.
05:08Ce n'est pas la vérification précise, comme nous, en France, d'âge.
05:11C'est-à-dire que c'est la reconnaissance faciale, par exemple,
05:14et c'est sous la responsabilité des réseaux sociaux.
05:17Nous n'avons pas voulu confier cette vérification d'âge, nous, aux réseaux sociaux.
05:20C'est des gens que je respecte, avec qui j'ai envie de travailler,
05:23mais par contre, la vérification d'âge se fera, en France, par un tiers de confiance.
05:27C'est-à-dire concrètement, pour bien comprendre ?
05:29Alors, en fait, vous avez 12 ans.
05:31Vous souhaitez rentrer sur un réseau social.
05:34Vous allez le solliciter.
05:36Je veux rentrer sur ton réseau social.
05:37La plateforme va lui demander son âge,
05:40enfin, de prouver son âge.
05:42Et pour cela, il va lui proposer plusieurs outils,
05:44qui existent déjà en France, je le rappelle, et en Europe.
05:47Public ou privé.
05:49Un public, je peux vous citer, par exemple, France Identité.
05:51France Identité, oui, tout à fait.
05:53Au niveau privé, il y a pas mal d'entreprises qui font des vérifications d'âge.
05:56C'est un système technique qui est éprouvé, déjà.
05:58On ne pourra pas détourner, comme ça a été le cas en Australie,
06:00avec des VPN, en l'occurrence ?
06:02Alors, ça, c'est autre chose.
06:04Je continue sur l'aspect technique.
06:06Le jeune va donc dire, bon, je choisis France Identité pour vérifier mon âge.
06:10Il va devoir prouver son identité à France Identité,
06:13qui va donc lui dire, en gros, tu as 12 ans.
06:20L'information qui va arriver à la plateforme, c'est oui ou non.
06:24C'est binaire.
06:24Il n'y a pas de transfert de données.
06:27Le vérificateur d'âge qu'a choisi l'utilisateur va simplement dire,
06:33oui, tu peux laisser le rentrer ou non, tu ne peux pas.
06:35Mais on ne connaît pas l'identité, on ne connaît pas l'âge.
06:39Le réseau social a juste une information binaire, oui ou non.
06:42Et à l'inverse, le tiers de confiance, pour respecter la vie privée aussi des gens,
06:46notamment des adultes, par exemple,
06:48ne saura pas pourquoi il a été sollicité sur la vérification d'âge.
06:52Sur le VPN, on tombe très rapidement.
06:54Sur le VPN, effectivement.
06:55Gros, grosse faille, je dirais, deux tiers en Australie.
07:00Déjà, pour les raisons que je vous ai invoquées,
07:01il n'y a que dix plateformes qui sont concernées, dix réseaux sociaux.
07:04C'est de la présomption d'âge.
07:06On met la vérification d'âge sous la responsabilité des réseaux sociaux,
07:09ce qui n'est pas notre cas.
07:10Après, je ne suis pas naïf.
07:11Les VPN existent.
07:12L'abonnement pour un VPN, en France, grosso modo, c'est 100 euros par an.
07:17Quand on a 11 ans, quand on a 10 ans,
07:19il faut déjà la complicité d'un adulte, d'un grand frère, d'un tonton, d'une marraine,
07:23pour pouvoir financer ces 100 euros par an.
07:26Donc déjà, je dirais que si on protège 60% de nos enfants,
07:29on aura déjà fait un grand chemin.
07:31D'un mot, Madame la Ministre, rapidement, pour conclure sur cette question
07:33de l'interdiction des réseaux sociaux.
07:35Pour les jeunes qui, aujourd'hui, ont moins de 15 ans
07:37et qui ont déjà des comptes, je ne sais pas, TikTok, Facebook, Instagram,
07:40qu'est-ce qui se passe ?
07:41Leurs comptes, ils sont bloqués, supprimés, dès le 1er septembre ?
07:44Alors, le 1er septembre, c'est pour l'ouverture de tout nouveau compte.
07:47C'est-à-dire, on ouvre un compte,
07:50dès septembre, ça doit être opérationnel, on vérifie l'âge.
07:52Par contre, pour nous tous,
07:53puisqu'on est également concernés par la vérification d'âge,
07:56pour nous tous, la plateforme, le réseau social a 4 mois
08:01pour vérifier l'âge de tous ses utilisateurs en France.
08:04Ça veut dire que ceux qui ont moins de 15 ans, concrètement,
08:08au mois de novembre, par exemple,
08:11il y aura un message qui leur indiquera
08:15entre septembre et janvier,
08:17prouvez-moi votre âge, le jeune va le faire,
08:19et s'il a moins de 15 ans, son compte sera fermé.
08:21Anne Le Hénanf, je rappelle, vous êtes ministre déléguée
08:23en charge de l'intelligence artificielle et du numérique.
08:25Le risque d'ingérence sur les réseaux sociaux
08:27à quelques mois de la présidentielle,
08:28on a un rapport du Sénat qui fait beaucoup réagir,
08:31qui propose de créer un observatoire indépendant
08:33de la désinformation.
08:34Est-ce que le gouvernement, oui ou non,
08:36est favorable à la création de cet observatoire ?
08:39Alors, de toute façon, sur des sujets aussi stratégiques que ça,
08:41la protection des mineurs en ligne,
08:43les ingérences étrangères,
08:45tout ce qui concerne, finalement, la sécurité nationale,
08:47la protection de nos populations,
08:49est un sujet, je dirais, collectif.
08:51Ça concerne le gouvernement,
08:53ça concerne les parlementaires,
08:54et la preuve, ils travaillent dessus,
08:55ils produisent des rapports.
08:56C'est une bonne nouvelle.
08:57Dès lors, est-ce qu'il faut créer, au-delà de ça,
09:00par-dessus, un observatoire indépendant de la désinformation ?
09:02Alors, en fait, il existe en France
09:05une entité qui s'appelle Viginum,
09:07qui fait un travail exceptionnel
09:08d'observation sur les ingérences étrangères,
09:11sur la désinformation,
09:12sur les menaces qui pourraient...
09:14Donc, ce n'est pas nécessaire.
09:15Donc, en fait, je pense que le Premier ministre
09:18va prendre en compte ce rapport.
09:20Comme d'habitude, on va, avec les parlementaires,
09:22échanger.
09:23Moi, je me tiens sur ma partie,
09:25puisque les ingérences étrangères,
09:26ça passe beaucoup aussi par de la désinformation numérique,
09:30à la disposition des parlementaires,
09:32et c'est le Premier ministre, à la fin,
09:33qui décidera les mesures qu'il garde.
09:35Oui, des ingérences intérieures,
09:37on l'a entendu, c'est l'un des auteurs du rapport
09:39qui a parlé d'ingérences intérieures.
09:40Vous pensez quoi de cette expression ?
09:42Elle vous a choquée ou pas ?
09:43C'est la première fois que je l'entends, en fait,
09:45mais elle est tellement réaliste, je trouve.
09:48C'est-à-dire ?
09:48C'est-à-dire qu'il y a forcément,
09:51à l'intérieur de notre pays,
09:54également, des influences,
09:56des mouvances,
09:57qui ont pour objectif de déstabiliser l'État,
09:59de faire de la désinformation aussi.
10:01Je veux dire que le numérique, par exemple,
10:03dans mon domaine, n'a pas de frontières.
10:05Exactement.
10:06A rien en particulier,
10:07mais je sais que la désinformation,
10:08elle vient aussi beaucoup de l'intérieur de notre pays.
10:11On a le Premier ministre qui a annoncé,
10:13Sébastien Lecornu,
10:13il y a quelques instants,
10:14que des membres de cabinets ministériels,
10:16également des hauts fonctionnaires,
10:18ont été écartés après des tests anti-drogue,
10:20surprise,
10:20qui se sont avérés finalement positifs.
10:23Est-ce que vous avez eu des tests positifs,
10:24vous-même, dans votre cabinet ?
10:26Alors, tout d'abord,
10:26moi, je trouve que l'initiative,
10:27elle est bienvenue.
10:30Dans un cabinet comme le mien,
10:32par exemple,
10:32sur l'IA et le numérique,
10:34les personnes qui travaillent dans mon cabinet
10:36sont habilitées au secret défense.
10:38Et donc, à ce titre,
10:39elles doivent être exemplaires.
10:41La drogue est un fléau,
10:42c'est une source de fragilité.
10:44Quand on travaille dans un cabinet comme le mien,
10:46par exemple,
10:47s'il y a une dépendance,
10:48quelle qu'elle soit,
10:49dans la drogue,
10:50c'est une fragilité
10:51et un moyen d'influencer,
10:54voire de faire du chantage,
10:55etc.
10:56Il se trouve que moi,
10:57j'ai fait faire les tests
10:57et j'ai donc respecté la volonté du Premier ministre.
11:00Tous les membres de mon cabinet
11:01ont été testés,
11:02et moi y compris.
11:05Fort heureusement,
11:06il n'y a pas de cas positifs.
11:08Après, visiblement,
11:08et je ne suis pas informée
11:09parce qu'évidemment,
11:10il n'y a pas de transfert d'informations
11:12sur les personnes
11:14ou sur les lieux
11:15où les tests positifs
11:16ont pu être constatés.
11:18Après,
11:19si ces personnes
11:20effectivement
11:20ont été testées positives
11:21ou qu'elles prennent leurs responsabilités,
11:23et le Premier ministre
11:23a été clair dès le début,
11:24donc ça ne me choque absolument pas.
11:26Anne Le Hénanf,
11:27j'aimerais vous entendre
11:27sur cette enquête
11:28qui a été réalisée
11:29par l'association
11:30La Quadrature du Net.
11:31Vous l'avez peut-être vue,
11:31c'est une association sérieuse.
11:33Elle nous dit
11:33que France Travail
11:34utiliserait une IA,
11:36une intelligence artificielle,
11:37pour traquer les chômeurs
11:37les plus susceptibles
11:38de frauder.
11:39Cette association,
11:40elle dit
11:40que ce dispositif,
11:41il organise en toute impunité,
11:43je cite,
11:43la répression de populations entières
11:45et en particulier
11:46des plus vulnérables.
11:47Vous répondez quoi à cela ?
11:48C'est un petit peu caricatural,
11:49je les connais très bien
11:50la Cour d'Astuces du Net,
11:51pour être dans le numérique
11:52depuis 2008,
11:53c'est une association
11:53effectivement des gens
11:54qui font un travail très sérieux
11:56et dont on s'inspire souvent,
11:57d'ailleurs nous parlementaires
11:58quand j'étais députée,
11:59pour des textes
12:00et pour protéger
12:01notamment la vie privée en ligne,
12:03etc.
12:04C'est un peu caricatural.
12:06Le Premier ministre
12:07a indiqué
12:09que la lutte contre la fraude
12:10était prioritaire
12:11et je pense que
12:12tous les Français l'attendent.
12:13Quel que soit
12:14le type de fraude,
12:15maintenant,
12:15d'utiliser l'IA
12:18comme un outil d'aide
12:20à la vérification
12:22de la vérité
12:24et la véracité
12:25des informations
12:25me paraît,
12:26je dirais,
12:28pas choquant du tout.
12:29C'est-à-dire que l'IA
12:30va permettre
12:31à la place de l'humain
12:32où il faut beaucoup de temps,
12:33beaucoup de ressources humaines,
12:35en quelques minutes
12:36de vérifier
12:37la véracité
12:38des informations
12:40sous le contrôle
12:41évidemment
12:41sur les usages,
12:42respect de la vie privée.
12:43nous défendons
12:44en Europe,
12:45en France,
12:46une IA éthique,
12:47transparente,
12:47respectueuse
12:48des droits humains.
12:48C'est inenvisageable
12:50qu'une administration française
12:51utilise l'IA
12:52dans un objectif
12:53de traque.
12:55C'est dans un cadre
12:58évidemment
12:58mais la lutte
13:00contre la fraude
13:01est une priorité
13:02et l'IA
13:02va être un outil
13:03très efficace
13:04pour nous permettre
13:05de lutter contre cette fraude.
13:06Anne Le Hénanf,
13:07terminons d'un mot
13:07avec la présidentielle.
13:08Vous êtes
13:08ministre déléguée
13:09en charge
13:10de l'intelligence artificielle
13:11et du numérique.
13:12Vous êtes également
13:12membre d'Horizon,
13:14le parti d'Edouard Philippe,
13:15candidat pour la présidentielle,
13:17candidat du Bloc Central
13:18tout comme Gabriel Attal.
13:20Il se dit
13:20qu'il y aura
13:20un accord de désistement
13:22entre les deux.
13:22Est-ce que c'est
13:23vraiment le cas
13:24et sur quels critères
13:25ça va se jouer
13:26et quand ?
13:27Alors,
13:27effectivement,
13:28je soutiens Edouard Philippe,
13:29je suis membre d'Horizon
13:30et donc nous sommes
13:32en campagne.
13:33Edouard Philippe,
13:33depuis le congrès,
13:35le meeting qui a eu lieu
13:36à Paris
13:36est passé d'un statut
13:38de chef de parti
13:40à candidat
13:41à la présidentielle,
13:42c'est clair.
13:43Maintenant,
13:43les accords dont vous partez,
13:44je ne suis pas au courant.
13:46Moi, ma mission
13:47en tant que ministre,
13:48en tant qu'expert d'un sujet,
13:50en tant qu'adhérente
13:52d'Horizon...
13:52Vous pouvez lui apporter
13:52beaucoup d'ailleurs
13:53à Edouard Philippe
13:54parce que ce n'est pas forcément
13:54le plus connecté
13:55des candidats,
13:56c'est pas de le dire.
13:57Alors ça,
13:58ce n'est pas vrai.
13:59Ce n'est pas vrai.
14:00C'est Edouard Philippe
14:01qui a lancé le plan IA
14:02en France
14:02en 2018
14:05et on est toujours
14:06sur cette trajectoire.
14:08Edouard Philippe
14:08a une vision très claire
14:09de ce qu'il veut
14:10pour les technologies.
14:11Après,
14:11quand il s'est exprimé
14:12sur les états personnels,
14:13sur ses propres usages
14:14comme n'importe quel français.
14:17Et donc,
14:18il ne faut pas mélanger les choses.
14:20Sa vision sur l'IA
14:21et sur les technologies,
14:21elle est très très claire
14:22et il a une vraie compétence
14:23dans le domaine.
14:25Sur la campagne,
14:25moi, mon rôle,
14:26ce qu'il attend de moi,
14:27en fait,
14:27ce n'est pas de commenter
14:28un futur accord
14:28dont je ne suis pas au courant.
14:30C'est juste de mettre
14:31mes compétences
14:31à sa disposition.
14:32Ce que je fais
14:32par des notes
14:34que je lui porte
14:35sur les sujets technologiques
14:37et je dirais
14:38prospectifs
14:38dans le domaine,
14:40d'être présente
14:41pour sa campagne
14:42et en tant qu'élue locale
14:43de faire le travail
14:43dans ma région,
14:44la Bretagne,
14:45pour qu'Edouard Philippe
14:45soit en tête de pont
14:47pour la présidentielle.
14:48Bon, je tente quand même
14:49en conclusion,
14:50oui ou non,
14:51est-ce que vous appelez
14:51Bruno Retailleau
14:52à rejoindre cet éventuel
14:53accord de désistement ?
14:55Il fait partie
14:56du bloc central ?
14:57Voilà.
14:58Comme je vous l'ai dit,
14:59ce qui se passe
15:00au niveau des candidats,
15:01moi j'ai une ligne,
15:04c'est la ligne d'horizon
15:05et la ligne d'horizon
15:06pour moi,
15:07c'est de faire en sorte
15:07qu'Edouard Philippe
15:08soit président de la République.
15:08On restera là-dessus,
15:09elle le énonce.
15:10Merci d'avoir été avec nous
15:11ce matin sur Sud Radio,
15:12je rappelle,
15:12ministre délégué chargé
15:13de l'intelligence artificielle
15:14et du numérique.
15:16Merci, je vous souhaite
15:16une très belle journée.
15:17Bonne journée à vous.
15:18Merci, il est 8h27,
15:19on revient dans un instant
15:20avec les infos.
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