- il y a 2 mois
Avec Marine Le Pen, présidente du groupe RN à l'Assemblée Nationale et députée du Pas-de-Calais
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NewsTranscription
00:01Sud Radio, l'invité politique
00:06Jean-François Aquili
00:07Jean-François Aquili, votre invité politique ce matin sur Sud Radio, c'est Marine Le Pen,
00:12présidente du groupe ARN à l'Assemblée Nationale, députée du Pas-de-Calais,
00:14et toujours en course aussi pour la présidentielle de 2027.
00:18Bonjour Marine Le Pen. Nous allons parler de la guerre, évidemment.
00:21La guerre est quasiment finie, déclare Trump, et les frappes se poursuivent.
00:25Est-ce qu'il doit aller au bout, selon vous, le président américain ?
00:29Au bout de quoi ? Le problème, si vous voulez, c'est que la stratégie américaine
00:33paraît quand même un tout petit peu erratique,
00:36parce que les buts qui sont donnés par le président américain
00:43sont pour le moins changeants et parfois même contradictoires.
00:47Est-ce qu'il s'agit d'anéantir le programme nucléaire, militaire ?
00:53Est-ce qu'il s'agit d'anéantir le programme balistique ?
00:58Est-ce qu'il s'agit d'obtenir un changement de régime ?
01:01Un changement de régime par le peuple, c'est-à-dire de l'intérieur,
01:05ou un changement de régime par l'extérieur ?
01:08Voilà, on a quand même du mal à connaître précisément, si vous voulez,
01:12les buts de cette intervention.
01:15Trump vous inquiète ?
01:16Non, Trump ne m'inquiète pas parce que...
01:18Vous êtes réputé pro-Trump depuis toujours.
01:21Oui, mais ça c'est une facilité de la part de nos adversaires.
01:26Moi je suis pro-France en fait.
01:28Moi ce qui m'intéresse, c'est les intérêts de la France.
01:30Donc si les intérêts américains sont coordonnés avec les intérêts de la France, c'est bien.
01:36Si les intérêts américains sont contraires aux intérêts de la France,
01:39ça me pose un problème, c'est aussi simple que cela.
01:41Donc là où je pense que Donald Trump est relativement prévisible quand même,
01:45c'est qu'il défend les intérêts américains.
01:47Donc cherchez les intérêts américains et vous comprendrez ce que fait Trump
01:51ou vous comprendrez ce que veut Trump.
01:53Et Emmanuel Macron qui projette le porte-avions Charles de Gaulle et la flotte, la royale,
01:58qui parle d'une intervention défensive.
02:01Vous soutenez ?
02:02Oui, je soutiens.
02:03Vous auriez fait la même chose ?
02:05Oui, je pense que c'est une décision qui est raisonnable.
02:10Pourquoi ?
02:10Parce qu'en réalité cette guerre, elle affecte directement nos intérêts.
02:15On le voit bien.
02:15Donc nous avons des obligations.
02:18Quand on est patriote, les obligations sont celles de défendre les intérêts de la France.
02:23Donc les intérêts de la France, c'est préserver justement nos intérêts
02:28et soutenir nos alliés.
02:30Donc ça veut dire protéger les ressortissants français,
02:33ça veut dire protéger les bases militaires, notamment françaises,
02:39et c'est éventuellement aider nos alliés.
02:44Alors c'est Chypre ou c'est les Émirats Arabes Unis,
02:51comme nous l'avons fait en protégeant les Émirats Arabes Unis,
02:54notamment par l'aviation contre les attaques iraniennes.
02:59Ça veut dire aussi mettre un pied dans la guerre éventuellement ?
03:01Non, je crois qu'on peut parfaitement rester dans une situation qui est une situation défensive.
03:07C'est en tout cas ce que nous souhaitons, c'est pour l'instant ce que dit le Président.
03:12Et puis si je puis me permettre, il y a un quatrième intérêt,
03:14dont on parle beaucoup en ce moment et dont on risque de parler beaucoup dans les temps qui viennent,
03:18c'est évidemment la préservation des routes maritimes
03:22pour assurer la permanence de nos flux d'approvisionnement.
03:27Ça veut dire quoi ? Aller faire la guerre au détroit d'Hormuz ?
03:29Grosso modo, est-ce que c'est militaire ?
03:33Non, car nous n'en avons pas.
03:33Non, car hélas, la France n'a pas la capacité à elle seule
03:37d'assurer la sécurité de transport du gaz et du pétrole dans le détroit d'Hormuz.
03:47Mais il n'y a pas que le détroit d'Hormuz, il y a aussi l'accès au canal de
03:51Suez,
03:52à la Méditerranée, qui sont des éléments importants.
03:56On voit d'ailleurs que ce qui est intéressant, c'est que là, il y a une coalition d'États
04:03européens
04:05avec des gens qui savent ce qu'ils font, qui sont expérimentés,
04:11les Néerlandais, les Italiens, les Espagnols.
04:14Et en réalité, on s'aperçoit que ces coalitions d'États fonctionnent beaucoup mieux,
04:16d'ailleurs, que l'espèce de gros machin de la Commission
04:20qui a tendance à être relativement inefficace.
04:23Vous irez à Matignon tout à l'heure, puisque c'est Mathieu Lecornu
04:25qui convoque les chefs de parti pour informer.
04:27Mais sur quoi, au juste ?
04:31Je ne suis pas dans la tête de M. Lecornu, heureusement d'ailleurs pour moi,
04:34parce que ça doit être compliqué en ce moment.
04:39Mais il va certainement nous donner des informations.
04:42Bon, j'ai déjà eu l'occasion de le dire, on a au moins un intérêt,
04:45c'est que le Premier ministre est ancien ministre des Armées,
04:48donc il sait à peu près de quoi il parle, ce qui ne peut pas être sûr le cas
04:50avec les ministres de ce gouvernement.
04:53Donc, je suppose qu'il va nous donner un certain nombre d'informations
04:56sur les choix stratégiques de la France.
05:01Mais la question est également, évidemment, celle de l'énergie.
05:03Ça va être, évidemment, je le crois aussi, enfin je l'espère d'ailleurs, un sujet important.
05:07On va parler de l'énergie.
05:08Juste un mot, Jordan Bardella sur X,
05:10qui dit que la France doit se tenir aux côtés du Liban,
05:13c'est important le Liban, en œuvrant au désarmement du Hezbollah.
05:17Concrètement, ça veut dire quoi ?
05:22Honnêtement, moi je crois que les propositions qui ont été émises
05:24par la diplomatie française, et c'est assez rare que je leur accorde un satisfait site,
05:28me paraissent pertinentes.
05:30C'est-à-dire, remise des armes du Hezbollah à l'État libanais,
05:36déploiement de l'armée libanaise dans la banlieue sud de Beyrouth,
05:41et évidemment, notre objectif, c'est de pousser,
05:45lorsque tout ça est fait, à une négociation de paix.
05:48Ça fait des années qu'on dit ça.
05:49Oui, ça fait des années qu'il n'y a pas de persistance dans le temps, monsieur Aki.
05:56Ça veut dire qu'on peut quand même constater que le Hezbollah a été considérablement affaibli.
06:01C'était d'ailleurs probablement un des objectifs aussi de cette guerre.
06:04Il s'agit d'affaiblir l'État iranien, mais il s'agit aussi d'affaiblir ses proxys,
06:08c'est-à-dire le Hamas et le Hezbollah.
06:10Donc le Hezbollah n'a jamais été aussi affaibli.
06:12Donc ce qui apparaissait comme impossible hier, c'est-à-dire désarmer le Hezbollah,
06:17est probablement aujourd'hui plus envisageable que ça ne l'a jamais été.
06:22Donc nous, nous défendons un État libanais fort,
06:27car il n'y a que l'État libanais qui peut régler la situation en réalité au Liban.
06:32Donc nous soutiendrons cela parce que nous avons, vous le savez, la France,
06:35une obligation historique depuis Saint-Louis à l'égard du Liban.
06:41Et nous n'entendons pas nous soustraire à cette responsabilité.
06:44L'énergie, Marine Le Pen, qu'est-ce que vous proposez pour faire baisser le prix de l'essence à
06:49la pompe ?
06:50Alors, faire baisser, il n'y a pas seulement le problème de l'essence à la pompe, M. Aquili.
06:57Oui, mais c'est un problème immédiat.
06:58Il y a aussi le problème du gaz et il y a aussi le problème de l'électricité.
07:01Parce que nos génies, les génies de l'Union Européenne,
07:05ont créé un prix de l'électricité en Europe qui est directement lié au prix du gaz.
07:09Donc quand le prix du gaz augmente, le prix de l'électricité augmente.
07:13Alors certains pensent que sous prétexte que nous sommes,
07:16que l'Europe n'est pas plus que ça dépendante du gaz naturel liquéfié
07:22qui passe par le détroit d'Hormuz, on serait protégé.
07:24Non, bien sûr que non, parce que le gaz naturel liquéfié, c'est un marché mondial.
07:29Et par conséquent, lorsque ceux qui sont approvisionnés par l'intermédiaire du détroit d'Hormuz ne le sont plus,
07:35eh bien ils vont chercher le gaz naturel liquéfié chez nos propres producteurs.
07:39Et donc ça fait évidemment grimper les prix.
07:41C'est ce à quoi nous avons assisté.
07:44Les baisses de TVA sur les carburants, vous y avez renoncé ou pas ?
07:47Passé la TVA de 20 à 5,5% ?
07:50Non mais nous n'y avons pas à renoncer, puisque nous étions déjà pour cela,
07:55nous sommes déjà pour cela en temps calme.
07:58Alors inutile de vous dire qu'en temps de bouleversement et d'inflation des prix tels que nous le connaissons,
08:07nous y sommes encore plus favorables.
08:09Ce qui veut dire 12 milliards d'euros en moins dans les cas de l'État, par les temps qui
08:15courent ?
08:15Oui, mais le problème d'un budget, c'est que si vous voulez, quand on fait une dépense,
08:19enfin plutôt, ce n'est pas une dépense d'ailleurs,
08:22on renonce à une recette au bénéfice des Français.
08:25Bon, eh bien on fait des économies par ailleurs.
08:27Donc moi je veux bien qu'on refasse le débat sur le budget ici,
08:30mais je ne suis pas sûre que ce soit le moment.
08:34Ce qui est sûr, c'est que nous avions raison sur 2.1,
08:40il faut à tout prix retrouver un prix national de l'électricité.
08:44C'est-à-dire qu'il faut sortir de cette tarification européenne qui est absurde,
08:47et où on se...
08:48Écoutez bien, M. Aquilis, ils sont merveilleux.
08:51M. Jorgensen, le commissaire à l'énergie, là, mardi,
08:54vient de dire aux États européens,
08:56il faut baisser les taxes sur l'électricité.
08:58Eh bien voyons !
09:00Voilà, donc il crée un système qui est un système absurde,
09:02et après il demande aux États de baisser les taxes.
09:06Très bien.
09:06Le problème, c'est que pour baisser les taxes,
09:08il faut voter en l'État,
09:11puisqu'il n'y a plus de TIPP flottante,
09:13il faut voter un nouveau projet de loi de finances.
09:17Bon, donc il faut réfléchir à des...
09:21à faire ce que l'Italie vient d'annoncer.
09:23C'est-à-dire que lorsqu'il y a une augmentation...
09:25Ça c'est 2027.
09:26Lorsqu'il y a une augmentation...
09:28Bah non, le gouvernement pourrait parfaitement décider de faire ce que Mme Mélanie a fait.
09:32Mme Mélanie, elle vient de dire,
09:34il n'est pas normal que l'État fasse partie des profiteurs de crise,
09:37et par conséquent, toute augmentation de la TVA entraînera une baisse des assises.
09:41Donc ça, c'est faisable.
09:42Marine Le Pen ou Ursula von der Leyen qui considèrent que l'Union Européenne a fait une erreur stratégique
09:47en réduisant les investissements dans le nucléaire civil en Europe.
09:51Oh, mais c'est merveilleux, enfin !
09:55Mais toujours avec une guerre de retard quand même.
09:57Parce qu'en l'occurrence, ils ont poussé l'intégralité des États à renoncer au nucléaire,
10:03donc à faire des choix de production électrique qui étaient terribles d'ailleurs pour l'environnement et pour la santé
10:10des gens,
10:11et qui a de surcroît entraîné un prix de l'électricité qui est considérable.
10:16Et aujourd'hui, ils viennent expliquer que pour finir, c'était le Rassemblement National qui avait raison.
10:20Emmanuel Macron, lui, il plaide pour le nucléaire civil, facteur d'indépendance, c'est le bon choix à vos yeux
10:25ou pas ?
10:26Parce que vous-même, en 2017, vous disiez vous-même que c'était une énergie, une source d'énergie qui
10:31n'était pas fiable,
10:32qu'il fallait en sortir à terme.
10:33Non, ce n'est pas ce que j'ai dit. J'ai dit, et je le maintiens, que c'est
10:36une source d'énergie,
10:37et à l'époque, c'était particulièrement vrai, dangereuse.
10:40Oui, bien sûr. C'est dangereux. Le nucléaire, c'est dangereux.
10:43Ça l'est de moins en moins, parce que le niveau de sécurisation, à l'époque, on était au moment
10:48de Fukushima,
10:48le niveau de sécurisation des centrales nucléaires françaises a augmenté de manière considérable.
10:54Mais c'est sûr que ça représente un danger un tout petit peu supplémentaire que le solaire.
11:00Il faut limiter, évidemment, ce danger, et ça, c'est par la technologie qu'on le fait,
11:04de la même manière que par la technologie, on abaisse le niveau de dangerosité des déchets nucléaires
11:10et si on avait continué à stride, eh bien, on aurait probablement réussi à annihiler ce danger.
11:18Mais nous avons toujours été pro-nucléaire.
11:21Donc, il faut arrêter, encore une fois, la désinformation sur ce sujet.
11:24Et je vais même vous dire mieux, je crois que le premier livret rédigé par le Front National en 1974
11:33était précisément un livret pour défendre le nucléaire.
11:37Marine Le Pen, les municipales qui arrivent, premier tour dimanche, vous revendiquez plus de 700 listes.
11:42On n'a pas parlé des stocks, c'est un peu dommage, parce que c'est aussi un moyen de
11:45faire baisser, pour le coup, les prix.
11:47Nous avons à peu près, en France, 120 jours de stocks.
11:52Et l'État français peut décider de libérer les stocks,
11:57avait à la condition de mettre en place une mesure de contrôle temporaire des marges.
12:03Je le dis, parce que si jamais on libère les stocks sans faire cette mesure temporaire de contrôle des marges,
12:10alors cette libération des stocks bénéficiera aux spéculateurs et pas aux Français.
12:14Marine Le Pen, les municipales qui arrivent dimanche, l'objectif du Rassemblement National, c'est gagner des villes désormais.
12:19Oui, c'est souvent le cas quand on se présente aux municipales, l'objectif c'est de gagner des villes.
12:24C'est Marseille, Toulon, Nice ?
12:25Non, mais il y a beaucoup de villes dans lesquelles nous avons 700, je crois, 25 listes présentées ou soutenues
12:34par le Rassemblement National.
12:35Donc, toutes les villes sont importantes, parce que moi, ce que je veux dire aux Français,
12:39c'est qu'une fois de plus, la situation, l'actualité les détourne un tout petit peu des urnes.
12:45La fois précédente, c'était le Covid.
12:47Mais attention, parce que la guerre, elle aura une fin, on ne sait pas quand, mais elle aura une fin.
12:53Mais la gestion municipale qu'ils subissent, ça va durer pendant 6 ans.
12:57Donc, plus d'immigration, plus de dépenses fiscales, plus d'impositions fiscales,
13:06plus, s'ils choisissent, le mauvais candidat.
13:09Il faut donc aller voter, parce que le changement, il démarre dans la commune.
13:13La presse recense une centaine de brebis galeuses, Marine Le Pen.
13:19Je crois que franchement, la presse, laquelle presse ?
13:22Parce que si c'est Mediapart, pardon, mais Mediapart, par exemple, il considère que le fait de dire
13:26« je suis contre l'immigration », c'est être une brebis galeuse.
13:29Voilà. Bon.
13:30Alors, vous voyez, je pense que c'est très subjectif.
13:32Tous ces médias d'extrême-gauche, en réalité, sont lancés dans un combat contre le Rassemblement National.
13:39C'est leur droit, c'est leur choix.
13:41Mais que les grands médias français, qui sont censés être totalement libres,
13:45aillent chercher, puiser leur information dans ces médias d'extrême-gauche,
13:49ça pose quand même un problème de crédibilité et, après tout, de professionnalisme.
13:54Sur les choix qui seront faits, et nous aurons le temps de les développer avec nos auditeurs
13:57qui vont nous appeler, il y a beaucoup de sujets sur la table avec vous ce matin, Marine Le Pen.
14:01Vous dites quoi ? Est-ce qu'il faut qu'il y ait des appels au deuxième tour pour barrer
14:07la route à la France insoumise ?
14:09Désormais, je vois par exemple Paris. Est-ce que vous diriez, par exemple,
14:12tiens, il faudrait soutenir, Thierry Mariani quand même fait des intentions de vote très faibles,
14:17est-ce que vous appellerez à soutenir la droite dans des grandes villes, dont Paris, par exemple ?
14:21Est-ce que vous diriez, à Paris, tiens...
14:24Je vais essayer d'être extrêmement clair.
14:27Dans les cas où le Rassemblement national est au second tour, nous nous maintiendrons.
14:33Voilà, c'est clair.
14:34Eh oui, parce que ça s'appelle le respect des électeurs.
14:37Les électeurs, ils votent...
14:39Même si vous favorisez un vote...
14:40Non, mais les électeurs, ils votent pour avoir des représentants de leurs idées.
14:46Dans les conseils municipaux, soit dans l'exécutif, si on gagne la ville,
14:50soit dans l'opposition, si on ne la gagne pas.
14:52Le premier respect de l'électeur, c'est le respect de son vote.
14:58Ça, c'est la première des choses.
15:00Et la vraie question, M. Aquiles, ce n'est pas celle-là.
15:02La vraie question, c'est que vont faire les mouvements qui, il y a un an,
15:06se sont désistés au bénéfice de LFI ?
15:09Donc déjà, commençons par leur demander de ne plus se retirer au bénéfice de LFI,
15:15ou de ne plus appeler à voter LFI,
15:17puisque une partie des députés LFI ont été élus grâce à Renaissance,
15:23grâce à LR, grâce au PS.
15:27Déjà, commençons par cela.
15:29Moi, je crois que le cordon sanitaire dont a parlé Jordan Bardella,
15:35c'est surtout une obligation morale pour la classe politique française.
15:39Or, aujourd'hui, au moment où nous nous parlons,
15:41le Parti Socialiste, qui est quand même le premier des hypocrites,
15:43mais ça, ça ne date pas d'hier,
15:45nous explique qu'il n'y a pas d'accord national avec LFI,
15:48mais il y a quand même déjà 60 listes
15:50où il y a des candidats PS,
15:53main dans la main, avec des candidats LFI.
15:55Donc, il faut qu'ils soient cohérents.
15:56Déjà, eux, qu'ils le soient,
15:59nous, je crois que sur ce sujet,
16:00nous n'avons rien à nous reprocher.
16:01Alors, les élections municipales,
16:03puis votre destin personnel également, Marie Le Pen,
16:05on va l'évoquer avec les auditeurs
16:06qui vont vous appeler dans un instant,
16:08et avec Patrick Rocher.
16:09Juste un mot, à Paris, Thierry Mariani,
16:11qui est crédité de 4% ou de 5% dans les intentions de vote,
16:15c'était une erreur ou pas ?
16:17Vous aviez Marion Maréchal
16:18qui aurait pu faire une candidature
16:21peut-être plus solide dans la capitale ?
16:22Non, mais d'abord,
16:23je ne crois pas que ce soit une erreur,
16:26et permettez-moi de vous dire
16:27que c'est à la fin de la foire.
16:31Non, parce que moi,
16:33j'ai un petit souvenir de l'élection présidentielle,
16:35où M. Zemmour caracolait dans les sondages, etc.
16:39Bon, on a connu la suite.
16:41Donc, le calme des vieilles troupes,
16:43faire ce qu'il faut, advienne que pourra.
16:46Merci Marine Le Pen,
16:47vous restez évidemment jusqu'à 9h avec nous sur Sud Radio
16:50pour répondre à toutes les questions des auditeurs,
16:53des auditrices évidemment,
16:54qui nous appellent 0 826 300 300.
16:56Alors vous vous appelez,
16:58dépêchez-vous,
16:58parce que évidemment c'est jusqu'à 9h,
17:00et d'ores et déjà,
17:02je vous dis aussi,
17:03posez vos questions brièvement.
17:05Évidemment,
17:06pas forcément des remarques,
17:07parce qu'on sait que dans ces conditions,
17:09c'est long,
17:09et Marine Le Pen est disposée à vous répondre.
17:11– Brièvement aussi,
17:12pour permettre le maximum de questions.
17:14– Oui, voilà, absolument.
17:16Et dans un instant, sur Sud Radio.
17:19Le Grand Matin Sud Radio,
17:217h10,
17:23Patrick Roger.
17:24– Il est 8h38,
17:25Marine Le Pen est notre invitée sur Sud Radio,
17:28jusqu'à 9h,
17:28elle va répondre à vos questions,
17:30et toujours aussi à Jean-François Achilly.
17:32Avant de donner la parole à Jean-Paul Yalinda,
17:35là aussi je vois beaucoup d'auditeurs,
17:37juste d'une question,
17:38qu'est-ce que vous allez dire à Sébastien Lecornu,
17:41et s'il y avait une mesure prioritaire à prendre,
17:44aujourd'hui,
17:45compte tenu en fait du contexte avec cette guerre au Moyen-Orient,
17:50et notamment, je pense évidemment au prix de l'essence des carburants,
17:54si ce conflit dure,
17:55qu'est-ce qu'il faudrait faire ?
17:56– Je pense que la seule chose à faire, là, aujourd'hui,
17:58c'est de libérer nos stocks stratégiques,
18:03mais en associant cela à un contrôle temporaire,
18:08bien évidemment,
18:09des marges.
18:10parce que s'il n'y a pas de contrôle temporaire des marges,
18:13en réalité,
18:14la libération des stocks ne servira à rien.
18:16Sur les prix, il n'y aura pas d'influence sur les prix.
18:18– Et sur les taxes, en tant que telle ?
18:19– Et sur la fameuse TIPP,
18:20il faut tant alors qu'elle n'existe plus, en fait, en tant que telle.
18:23– Elle n'existe plus,
18:24mais peut-être faudrait-il envisager
18:26qu'elle puisse à nouveau exister,
18:28mais ça nécessite évidemment une modification législative.
18:30– Vous seriez favorable à ça ?
18:31– Je serais favorable s'il y a parallèlement la possibilité d'un contrôle temporaire des marges.
18:42Sinon, encore une fois, ça ne sert à rien, ça bénéficie aux spéculateurs.
18:44– Jean-Paul est avec nous au 0826 300 300.
18:49Bonjour Jean-Paul.
18:50– Oui, bonjour Patrick Roger, bonjour Marine Le Pen.
18:53– Bonjour Monsieur.
18:54– Bonjour Aurélien de l'équipe.
18:56Une petite question relative aux élections de 2027.
19:02Marine Le Pen, vous parlez de stratégie pro-France.
19:05Donc ça, c'est extrêmement intéressant comme thème à ses fédérateurs.
19:09Que pensez-vous faire avec d'autres petits partis,
19:13enfin de plus petits partis comme Reconquête,
19:16comme Dupont-Aignan, même les LR ?
19:19Quel type de rapprochement peut-être envisager ?
19:23Quelles actions peuvent être faites pour élaborer une stratégie pro-France ?
19:27– Vous savez, l'élection présidentielle a ceci de particulier,
19:31c'est que c'est l'élection d'une personne au-dessus des partis.
19:35Et par conséquent, si je puis me permettre,
19:37Jean-Paul, la question doit être apposée précisément à ces mouvements.
19:41C'est-à-dire, vont-ils présenter des candidats à la présidentielle
19:45qui potentiellement sont des concurrents du Rassemblement National,
19:51comme ça a été le cas lors des dernières élections présidentielles
19:54avec Éric Zemmour,
19:56qui a bien failli envoyer Monsieur Mélenchon au second tour,
19:59quand même, de l'élection présidentielle.
20:01Il faut quand même dire les choses,
20:02parce qu'il faut assumer ses responsabilités quand on fait de la politique.
20:05Ou vont-ils soutenir le candidat qui est le mieux placé
20:10dans le cadre de la défense des intérêts français,
20:13qui, en tout cas, dans les sondages d'opinion aujourd'hui,
20:18est le candidat du Rassemblement National
20:20pour pouvoir créer, dès le premier tour,
20:22une véritable dynamique dont on sait qu'elle est importante
20:25dans une élection présidentielle ?
20:28Quand on voit, et ce n'est pas seulement anecdotique,
20:31Marine Le Pen, c'est l'Express qui évoque
20:33ce déjeuner qui a eu lieu.
20:35Je ne vous parle pas de petite politique,
20:36je parle de stratégie électorale.
20:38Il y a eu ce déjeuner entre Nicolas Sarkozy et Jordan Bardella.
20:42Il se voit régulièrement.
20:44Nicolas Sarkozy aura quand même été
20:46le président de la République de droite,
20:48le dernier à être élu.
20:49Est-ce qu'il y a une espèce de stratégie d'union des droites ?
20:54Jordan Bardella semble y être favorable.
20:56Non, je ne crois pas.
20:58Je pense que depuis toujours,
20:59et c'est particulièrement vrai à la présidentielle,
21:02je veux dire, l'objectif du Rassemblement National,
21:05c'est de rassembler les Français.
21:06Ce n'est pas de rassembler la droite.
21:08Ou ce qu'il en reste d'ailleurs,
21:09parce que, pardonnez-moi,
21:10mais le moins qu'on puisse dire,
21:11c'est qu'elle est terriblement affaiblie.
21:13Elle s'est d'ailleurs affaiblie elle-même
21:14par ses compromissions, par ses faiblesses.
21:18Je vous rappelle tout de même,
21:19qu'aujourd'hui, au moment où nous nous parlons,
21:21la droite que vous évoquez,
21:22qui est donc LR,
21:23est au gouvernement
21:24avec les ministres macronistes.
21:28Je vous rappelle que,
21:29alors c'est symbolique,
21:30peut-être anecdotique,
21:32mais symbolique tout de même,
21:33Louis Sarkozy,
21:34à Menton,
21:35est le candidat de Macron,
21:38des LR et de Macron,
21:40soutenu,
21:40candidat Renaissance.
21:42Bon, alors,
21:43je crois qu'il faut une grande aussi clarification.
21:46Les électeurs de la droite
21:47dite traditionnelle, classique,
21:49vous ne pensez pas qu'ils sont tentés
21:50par un vote rassemblement national ?
21:52Mais bien sûr que oui,
21:52mais c'est la raison pour laquelle
21:53la droite est aussi affaiblie,
21:54c'est qu'en réalité,
21:55ces électeurs l'ont quittée
21:56et ils ont eu raison
21:57de quitter la droite
21:58puisqu'elle accompagne
22:00Emmanuel Macron
22:01dans une politique
22:02qui est profondément toxique.
22:04D'ailleurs,
22:05juste un mot pour la petite histoire,
22:06Nicolas Sarkozy,
22:07qui vous aura combattu,
22:08qui aura combattu votre père
22:11durement,
22:11de le voir déjeuner
22:12avec Jordan Bardella,
22:14ça ne vous chagrine pas un petit peu ?
22:15Non, mais pas du tout.
22:16Mais absolument pas.
22:17Moi aussi,
22:17je l'ai combattu
22:19beaucoup,
22:20Nicolas Sarkozy,
22:21parce que j'ai trouvé
22:22que sa politique
22:23était décevante.
22:24Mais si on peut
22:28sortir de ce poison
22:30qu'a introduit
22:31l'extrême gauche
22:32dans la vie politique française
22:33qui consiste
22:35à être d'un sectarisme
22:37absolument inouï,
22:38on peut déjeuner
22:39avec un adversaire politique,
22:40on peut courtoisement
22:42débattre avec lui,
22:44on peut échanger
22:46des arguments,
22:47c'est normal.
22:50L'extrême gauche,
22:50on ne peut pas parler,
22:50on ne doit pas parler.
22:51Non, mais ce n'est pas ça.
22:52Non, ce que je dis,
22:53c'est que l'extrême gauche
22:55a introduit un poison
22:57qui touche aujourd'hui
22:59les macronistes,
23:00la gauche
23:01et d'ailleurs
23:02une partie de la droite
23:03qui consiste à dire
23:04que l'on ne peut pas
23:04discuter
23:05avec le Rassemblement National.
23:07Nous,
23:07nous ne sommes pas
23:07comme ça,
23:08nous ne sommes pas sectaires,
23:09nous sommes capables
23:09de parler,
23:10y compris avec des adversaires
23:11politiques,
23:12de manière courtoise,
23:13je crois que c'est d'ailleurs
23:14ce qui fait l'identité
23:15de la France
23:15et qui est en fait
23:16le cœur de la démocratie,
23:18être capable de débattre,
23:19de discuter,
23:20de parler
23:21et à un moment donné,
23:22ce sont les électeurs
23:23qui tranchent.
23:23Et avec Sarah Knafo,
23:24vous pouvez parler par exemple ?
23:25Oui, je pourrais parler,
23:27je ne suis pas sûr
23:27qu'on ait grand chose
23:28à se dire mais...
23:29Ah bon ?
23:29Non.
23:30Ce n'est pas une alliée,
23:31c'est une concurrente,
23:32ça ne peut pas être
23:33une alliée pour la suite ?
23:38Mais moi,
23:38aux élections présidentielles,
23:39non, ça n'a pas été une alliée,
23:40c'est le moins qu'on puisse dire.
23:41Je veux dire,
23:42elle a passé,
23:43ils ont passé des mois
23:44et des mois...
23:44Mais parfois les choses changent.
23:46Très bien,
23:46mais tant mieux !
23:47Enfin, ils ont passé des mois
23:48et des mois
23:48à expliquer qu'on était socialiste,
23:50ce qui me paraît d'ailleurs
23:50l'argument le plus stupide
23:53qui puisse exister sur Terre,
23:55mais si elle change d'avis,
23:58tant mieux,
23:58mais j'attends que...
23:59Et si le RL change peut-être aussi...
24:01Dans ces cas-là
24:01qu'elle fasse le premier pas.
24:03Si le RL change
24:04sa stratégie
24:04sur le plan économique,
24:05Mais c'est vrai que Mme Knafo
24:07a beaucoup changé.
24:08Oui.
24:09Parce que je l'entendais
24:10énormément parler d'immigration
24:12il y a encore un an et demi,
24:13je ne l'entends plus du tout
24:14par exemple parler d'immigration.
24:16Donc, je ne sais pas
24:17si elle a changé de conviction
24:18ou si elle a changé de stratégie.
24:20Nous, en tout cas,
24:20on continue à en parler.
24:21Oui.
24:22Question de Linda
24:23au 0826-300-300.
24:25Linda.
24:26Oui, bonjour.
24:27Bonjour.
24:28Bonjour.
24:29Alors moi,
24:29je voulais savoir,
24:30Mme Le Pen,
24:31si vous n'étiez plus éligible,
24:33de quelle façon
24:34continueriez-vous à agir
24:35au sein du parti
24:36et cela ne risque-t-il pas
24:37de vous fragiliser ?
24:39Ah, si vous n'étiez plus...
24:41C'est-à-dire que si je ne suis plus...
24:42Si vous attendez le 7 juillet...
24:43Ce n'est plus une fragilisation.
24:45Si je ne suis plus éligible,
24:47si je ne suis plus me permettre,
24:49je l'avais dit d'ailleurs,
24:51dès le lendemain
24:51de la première instance,
24:53si je ne suis plus éligible,
24:54c'est une mort politique
24:57en quelque sorte,
24:58puisque par définition,
25:02je ne pourrais plus être candidate.
25:04mais je ne serais pas morte
25:06comme citoyenne.
25:07Et par conséquent,
25:08compte tenu du fait
25:09que je me suis battu
25:10toute ma vie pour mes idées,
25:11je continuerai à me battre
25:13pour mes idées.
25:13Et je me battrai pour mes idées,
25:15je me battrai pour mes idées,
25:17là où celui qui sera candidat
25:20à ma place,
25:21si jamais je ne peux pas l'être,
25:22c'est-à-dire Jordan Bardella,
25:23considérera que je suis
25:25la plus efficace,
25:27où j'apporte une plus-value.
25:28Vous resterez à ses côtés,
25:30notamment pour la campagne présidentielle ?
25:32Mais évidemment,
25:33encore une fois,
25:33c'est normal,
25:35c'est le candidat à la présidentielle
25:36qui déterminera
25:37où je peux être le plus utile.
25:39Mais je resterai utile à mon pays,
25:41parce que je vais vous dire,
25:42je ne me suis jamais battu
25:43pour moi-même.
25:44Voilà, jamais.
25:45D'abord,
25:45j'ai commencé ma carrière politique
25:47en me battant pour quelqu'un d'autre,
25:48puisque par définition,
25:49vous le savez,
25:50j'ai fait un certain nombre
25:51de campagnes de Jean-Marie Le Pen.
25:53Donc,
25:54ce n'est pas ça
25:54qui a été à l'origine
25:56de mon engagement politique,
25:58moi-même.
25:59Je sais que ça fait de moi
26:00une exception
26:01dans la vie politique française,
26:02mais c'est le cas.
26:03Donc,
26:05continuer à me battre
26:06pour mes idées
26:06m'apparaît être une évidence.
26:08Je continuerai à le faire,
26:09je pense,
26:10jusqu'à mon dernier souffle.
26:11Voilà,
26:11Linda,
26:12la réponse.
26:13C'est Raphaël,
26:13dans un instant sur Sud Radio.
26:15Nous sommes ensemble
26:15avec Marine Le Pen,
26:16donc invité exceptionnel,
26:17jusqu'à 9h.
26:18Question de Raphaël
26:20qui va suivre.
26:21Le Grand Matin Sud Radio,
26:237h-10h,
26:25Patrick Roger.
26:26Et Marine Le Pen
26:26qui est toujours notre invitée
26:27sur Sud Radio
26:28jusqu'à 9h,
26:30bien sûr,
26:30avec Jean-François Aquilly
26:31et vous,
26:31les auditeurs au 0826-300-300.
26:33C'est ça la démocratie,
26:35en fait,
26:35directe,
26:36bien sûr.
26:36J'allais dire local.
26:38Local,
26:39c'est dimanche,
26:39c'est municipal.
26:41Raphaël est avec nous.
26:42Bonjour Raphaël.
26:44Oui,
26:44bonjour,
26:45Patrick Roger,
26:45bonjour Madame Le Pen,
26:46bonjour.
26:47Marine Le Pen vous écoute.
26:49Oui,
26:49alors voilà,
26:50question assez courte.
26:51Je souhaitais poser
26:52la question suivante.
26:53Considère-vous,
26:54Madame Le Pen,
26:54qu'il existe une république
26:55des juges
26:56qui viendrait se substituer
26:57à la souveraineté nationale
26:58incarnée par la représentation
26:59parlementaire ?
27:00Ah,
27:02en tout cas,
27:03c'est,
27:07j'allais dire,
27:08une idée
27:09qui,
27:09dans certains milieux de gauche,
27:12a le vent en poupe.
27:14Il ne vous a pas échappé
27:16qu'un certain nombre
27:18de tribunes
27:19ont ainsi été publiées
27:22expliquant
27:22qu'après tout,
27:23la démocratie
27:24des élus,
27:26ce n'était pas la seule
27:28qu'il y avait aussi
27:30les juges
27:31qui devaient entrer
27:33en ligne de compte,
27:34c'est vrai notamment
27:35par l'intermédiaire
27:36des cours suprêmes
27:38qui peuvent être tentés
27:41de s'accorder
27:43le rôle
27:45de limitation
27:47de la démocratie
27:49telle que nous la connaissons.
27:50inutile de vous dire
27:51que j'y suis
27:52évidemment fondamentalement
27:53opposé,
27:54que nous le subissons
27:55d'ailleurs déjà
27:56dans le cadre
27:58des interventions
27:59du Conseil d'État
28:00et du Conseil constitutionnel
28:01dans le domaine
28:02de la politique
28:03d'immigration.
28:03C'est le droit
28:04pour voir évidemment
28:05si c'est conforme au droit,
28:06quoi.
28:07Non, non,
28:08pas seulement.
28:09Ce n'est pas ce qu'ils disent,
28:10si vous voulez,
28:11c'est qu'ils considèrent
28:11que les cours suprêmes
28:15devraient imposer
28:15un certain nombre
28:16de règles
28:17auxquelles
28:18le peuple,
28:18en quelque sorte,
28:19y compris par la voie
28:21démocratique,
28:22ne pourraient pas
28:23déroger.
28:24Et on le sent bien
28:25dans le débat
28:25sur la modification
28:26constitutionnelle
28:27que nous souhaitons
28:28voir mettre en œuvre.
28:29Nous souhaitons
28:30demander au peuple français
28:31par référendum
28:32s'il est d'accord
28:33pour changer
28:34la Constitution,
28:35pour pouvoir intégrer
28:36dans la Constitution
28:37le droit des étrangers.
28:38Car il nous apparaît
28:39que c'est le seul moyen
28:40de résister
28:41à des cours
28:42qui ne sont pas
28:43des cours nationales,
28:43qui sont elles
28:44des cours européennes,
28:45qui s'autorisent
28:46également
28:50qui s'accordent
28:50en tout cas
28:51des pouvoirs
28:52qui, je crois,
28:54ne leur ont pas été
28:55accordés
28:55par les différents peuples.
28:57Donc nous,
28:58nous souhaitons
28:59introduire ça
28:59dans la Constitution.
29:00Vous avez vu
29:00la levée de boucliers.
29:02Mais comment le peuple
29:04choisirait
29:05de changer la Constitution ?
29:06Sûrement pas.
29:07Il n'en est pas question,
29:07mon cher ami.
29:08Il faut que ça passe
29:09par l'Assemblée nationale,
29:10il faut que ça passe
29:10par le Sénat.
29:11Ben non.
29:11Le général de Gaulle,
29:12lui, il a dit
29:13moi je veux que ça passe
29:14directement par le peuple
29:15et il a fait
29:16le référendum
29:18permettant d'élire
29:19directement le président
29:20de la République
29:21par cet intermédiaire.
29:22Nous souhaitons utiliser
29:23la même démarche.
29:25Mais on voit bien
29:25et je vous demande
29:27d'être attentif
29:27car vous verrez
29:28les réticences,
29:29les résistances
29:30qui existeront
29:31de la part
29:32de ceux
29:32qui en réalité
29:33contre le peuple
29:34veulent conserver
29:36une partie
29:37voire une partie
29:38importante du pouvoir.
29:39Pour prolonger
29:40la question de Raphaël,
29:41est-ce que vous redoutez
29:42que la décision
29:42attendue de la Cour d'appel
29:44soit teintée de politique ?
29:46Qu'elle soit politique ?
29:49Déjà, la décision
29:50de première instance
29:51l'était.
29:51Enfin, je veux dire,
29:52ça a été très clair.
29:53À partir du moment
29:54où des magistrats
29:56écrivent
29:56que l'objectif
29:57est non seulement
29:58d'empêcher
29:59de me présenter
30:00mais de m'empêcher
30:01d'être élu,
30:02je veux dire,
30:03il n'y a pas plus politique
30:04que cela.
30:05Quand le tribunal
30:06considère que
30:07notre cas
30:08en quelque sorte
30:08aurait été aggravé
30:09par le fait
30:10que nous contestons
30:11le fonctionnement
30:11de l'Union Européenne,
30:12c'est éminemment
30:14politique.
30:15Donc, non,
30:16ce que j'espère,
30:17c'est évidemment
30:17que la Cour d'appel
30:18fasse totalement fi
30:20de l'aspect politique
30:21et fasse du droit,
30:23c'est ce qu'on se doit
30:24d'attendre d'ailleurs
30:24de tous les magistrats.
30:26résigné, vous espérez encore ?
30:27Non, je ne suis pas résigné.
30:28Parce que tout à l'heure
30:29dans votre discours,
30:29j'avais l'impression
30:30que vous étiez résigné
30:31en se disant
30:31« bon, ce sera
30:32Jordan Bardella
30:33et puis moi,
30:33je serai à ses côtés. »
30:34Mais je ne suis pas
30:35du tout résigné.
30:36Et je vais vous dire,
30:37je ne suis pas du tout
30:38pessimiste non plus.
30:39Ah, d'accord.
30:39Ce n'est pas parce que
30:40ma responsabilité
30:42de dirigeante
30:43consiste à,
30:45comment dire,
30:46à réfléchir
30:47à l'hypothèse
30:48où je pourrais être condamné.
30:49Mais je serai totalement irresponsable
30:51si je n'y réfléchissais pas.
30:53Et j'ai d'ailleurs réfléchi
30:54à toute une série d'empêchements
30:56depuis bien longtemps
30:56puisqu'il ne vous a pas échappé
30:58que j'ai précisément permis
31:02à Jordan Bardella
31:03de faire ses preuves
31:04et d'apparaître aujourd'hui
31:05comme potentiellement
31:07un candidat de substitution
31:10si j'étais en situation
31:11d'empêchement.
31:12Mais c'est ma responsabilité
31:15vis-à-vis du peuple français
31:16qui m'a poussé à faire cela.
31:17Et là où je suis encore une fois
31:19une exception,
31:20c'est que dans la vie
31:20politique française,
31:21vous l'admettrez avec moi,
31:23la principale préoccupation
31:24des dirigeants consiste
31:25à trancher la tête
31:26de tous ceux
31:27qui pourraient potentiellement
31:27prendre leur place.
31:28Ça n'est pas, encore une fois,
31:29ma manière de voir les choses.
31:30Parce que je ne me bats pas pour moi,
31:32je me bats pour la France
31:33et pour les Français
31:34et que je ne pouvais pas imaginer
31:35que si un jour
31:36un empêchement
31:37pouvait intervenir,
31:38eh bien il n'y aurait personne
31:39pour défendre les idées
31:41pour lesquelles
31:42nous nous battons
31:43au sein du mouvement
31:44depuis des décennies.
31:45Marine Le Pen,
31:470826 300 300
31:48sur Sud Radio,
31:48c'est François
31:49qui est avec nous.
31:50Bonjour François.
31:51Oui, bonjour Patrick.
31:52Bonjour Madame Le Pen.
31:53Bonjour.
31:54Votre question.
31:55Oui, alors déjà
31:56Madame Le Pen,
31:57je tenais à saluer
31:59les quatre qualités
32:00qu'on reconnaît
32:01assez rarement en politique
32:02puisque vous êtes une femme politique.
32:04Je trouve qu'on devrait saluer
32:06votre courage.
32:07Vous n'êtes pas la seule
32:08à en avoir
32:08mais en tout cas
32:09c'est quelque chose
32:09qu'on doit rarement
32:11dans la politique.
32:12aussi le fait que vous soyez
32:14fidèle à vos convictions
32:15et que vous fassiez témoigner
32:16une certaine proximité
32:17avec les Français.
32:18Donc déjà je tenais
32:19comme j'ai l'habitude
32:20de le faire
32:20d'être courtois
32:21et de se reconnaître
32:23les qualités
32:24que vous accornez.
32:25Maintenant ma question
32:25puisque vous défendez
32:27la souveraineté des peuples
32:29et des institutions
32:30et des pays
32:30dans tous vos programmes
32:32et dans tous vos discours
32:32mais vous souhaitez
32:34toutefois
32:34que la France reste
32:35dans l'Union Européenne.
32:36Ma question Madame Le Pen
32:38c'est comment concilier
32:39les deux
32:39qui semblent pourtant
32:40parfois irréconciliables ?
32:42Oui en l'état
32:42vous avez raison
32:43en l'état
32:44en l'état du fonctionnement
32:45de l'Union Européenne
32:46c'est irréconciliable
32:47clairement
32:48le fonctionnement
32:49de l'Union Européenne
32:50les compétences
32:51que la Commission
32:52s'attribue
32:53de manière parfaitement
32:54illégale
32:55puisque c'est tout à fait
32:56contraire d'ailleurs
32:57même au traité
33:00attendent incontestablement
33:01à notre souveraineté.
33:02Donc effectivement
33:03il y a deux solutions
33:04sortir
33:05c'est le choix
33:06qu'on avait fait
33:06il y a quelques années
33:07ou alors
33:10rendre
33:10l'Union Européenne
33:11à rendre
33:12à l'Union Européenne
33:13a été sa vocation première
33:14c'est-à-dire être
33:16une Europe des nations
33:18une Europe des libertés
33:19une coopération
33:23des états européens
33:25qui conserveraient
33:26évidemment
33:27leur souveraineté
33:28et c'est exactement
33:29ce que nous souhaitons
33:30mettre en oeuvre
33:30et on commence
33:31à y arriver
33:32donc Jordan a l'habitude
33:33de dire
33:33on quitte pas la table
33:34au moment où on est
33:35en train de gagner
33:36c'est un peu ça
33:37ce qui est en train
33:37de se dérouler
33:38c'est-à-dire
33:38qu'en réalité
33:39la Commission Européenne
33:40est en train
33:41de reculer
33:42sur un certain nombre
33:43notamment des politiques
33:44qu'elle a imposées
33:46et l'objectif
33:47c'est évidemment
33:47la refonte totale
33:49du fonctionnement
33:50de l'Union Européenne
33:51telle qu'elle existe
33:52aujourd'hui
33:53pour retrouver
33:55précisément
33:56la souveraineté
33:57de notre pays
33:58c'est le combat
34:01qui est mené
34:01par nos élus
34:03avec un certain nombre
34:04de victoire
34:05au sein de l'Union Européenne
34:06ça ne veut pas dire
34:07qu'il ne faut pas
34:07que les pays coopèrent
34:08il faut qu'ils puissent
34:09coopérer
34:10mais une coopération
34:11qui soit en même temps
34:13volontaire
34:14et qui corresponde
34:15à la défense
34:16de leurs intérêts
34:17voilà donc François
34:18les ultimes questions
34:19une question détente
34:21avant de se séparer
34:22pour
34:23peu de bonne humeur
34:24qu'est-ce que vous avez
34:24voulu dire tout à l'heure
34:25c'est la question de débrief
34:26vous avez dit
34:27Sarah Knafou
34:27il faut qu'elle fasse
34:28le premier pas
34:29c'est intéressant
34:31qu'est-ce que vous voulez dire
34:32par là ?
34:32il faut qu'elle constate
34:34que le candidat
34:36de reconquête
34:37n'a pas la possibilité
34:39d'arriver
34:39au second tour
34:41et que par conséquent
34:42quand on défend
34:43les intérêts
34:44de la France
34:44et qu'on est patriote
34:46le meilleur moyen
34:48c'est de soutenir
34:49le candidat
34:50qui sera celui
34:51présenté
34:52par le Rassemblement National
34:53voilà ça me paraît
34:54extrêmement simple
34:55votre téléphone est ouvert
34:57elle peut vous appeler
34:58oui
34:58vous savez
34:59en l'état
35:00reconquête
35:02est quand même
35:03donné
35:03un niveau
35:04extrêmement bas
35:05on tourne aussi
35:05beaucoup autour
35:06de reconquête
35:06sur cette antenne
35:07c'est parce qu'il n'y a pas
35:07rire
35:08oui oui
35:08non mais d'accord
35:08mais si vous voulez
35:09il y a des dizaines
35:10de millions de français
35:11qu'il faut rassembler
35:12aujourd'hui
35:12donc c'est pas
35:14le problème
35:14des états-majors politiques
35:15il y a des dizaines
35:17de millions de français
35:18qui doivent être réunis
35:19pour pouvoir obtenir
35:20une majorité
35:21au second tour
35:21de l'élection présidentielle
35:22qu'ils viennent de droite
35:23je le dis très clairement
35:24ou qu'ils viennent de gauche
35:26ils ont pour moi
35:27la même valeur
35:28voilà
35:29et s'ils sont patriotes
35:30et s'ils veulent sortir
35:31la France de la situation
35:32qu'elle connaît
35:33aujourd'hui
35:34ils sont la bienvenue
35:35autour
35:36de la dynamique
35:37que nous allons créer
35:38lors de l'élection présidentielle
35:40une dynamique
35:41vous l'avez dit
35:41ce sera la dernière question
35:42qui commence normalement
35:43par les municipales
35:44dimanche prochain
35:46pour vous
35:47c'est difficile
35:48dans les villes
35:49vous savez
35:49ça a été
35:51ça a été
35:52beaucoup plus difficile
35:53et ça m'a pas empêché
35:54d'arriver au second tour
35:55de l'élection présidentielle
35:55par deux fois
35:56donc il n'y a pas quand même
35:58un trait d'égalité
35:59entre l'élection municipale
36:00et l'élection présidentielle
36:02c'est particulièrement vrai
36:03pour Emmanuel Macron
36:05dont l'inexistence
36:07est absolument totale
36:08dans les municipalités
36:09dans les campagnes municipales
36:11et qui a quand même
36:12été élu deux fois
36:14donc il ne faut pas faire
36:15un trait d'égalité
36:15mais ça dit quelque chose
36:17en fait ces municipales
36:19ça dit quelque chose
36:20quand même
36:22du souhait
36:23de changement
36:24surtout
36:25que les français
36:26vont être capables
36:27d'exprimer
36:27encore faut-il
36:28qu'ils s'expriment
36:28et pour ça
36:29je suis désolé
36:30de le rappeler
36:31il faut aller voter
36:32parce que sinon
36:34les choses ne se font pas
36:35ou alors
36:35elles sont faites par
36:36ceux qui ne pensent pas
36:38la même chose que vous
36:38merci beaucoup
36:40Marine Le Pen
36:40d'avoir répondu
36:41à toutes les questions
36:42merci pour votre invitation
36:43et aux auditeurs
36:44et aux auditrices
36:45et merci aux auditeurs
36:46et aux auditrices
36:47absolument
36:47qui ont appelé
36:48et on note
36:49que donc
36:49vous n'êtes pas résigné
36:51que vous êtes toujours
36:52en course
36:52pour la présidentielle
36:532027
36:54rendez-vous
36:55le 7 juillet
36:56merci
36:56dans un instant
36:57le débrief
36:57avec Elisabeth Lévy
36:59Eric Revelle
37:00Jean-François Aquilly
37:00et puis vous
37:01vous pouvez continuer
37:02d'appeler évidemment
37:02Sous-titrage Société Radio-Canada
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