- il y a 2 jours
Avec Clémentine Autain, députée de Seine-Saint-Denis, co-fondatrice de l'Après, candidate à l'élection présidentielle
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquilly.
00:06Et l'invité politique de Sud Radio ce matin, Jean-François Aquilly, votre invité c'est Clémentine Autain,
00:12députée de Seine-Saint-Denis et cofondatrice de l'après et candidate aussi à l'élection présidentielle.
00:18Bonjour Clémentine Autain. Bonjour.
00:20Jean-Luc Mélenchon est de quatre candidatures, le leader insoumis, peut-il à vos yeux encore incarner le vote utile
00:28à gauche ?
00:29D'abord, cette candidature c'est un non-événement. Je peux vous dire que depuis 2022, je sais que Jean
00:37-Luc Mélenchon va être candidat.
00:39D'abord parce qu'il nous a poussé vers la sortie en ne nous intégrant pas, et notamment avec François
00:45Ruffin, dans la direction dès 2022.
00:49Vous avez été purgé à l'époque.
00:50En 2024, mais déjà avant la bataille interne, elle portait sur l'union, la culture de l'union à gauche,
00:58la nécessité de l'union.
01:00Et en réalité, il savait que si nous avions une candidature d'union des gauches et des écologistes, il ne
01:06serait pas le point d'équilibre et donc il n'aurait pas pu être ce candidat.
01:10Donc il a organisé, je dirais, depuis cinq ans, cette candidature, cette quatrième candidature.
01:18Vous ne l'avez pas créé à l'époque quand il avait dit la nouvelle génération, elle va faire mieux,
01:21elle peut faire mieux, je passe la main grosso modo.
01:242022, hein ?
01:25Sur l'instant, on pouvait penser qu'il allait passer la main, mais très vite, il a donné tous les
01:32signes qui indiquaient qu'il voulait aller vers une quatrième candidature.
01:35Mais surtout, en l'écoutant à la fois au JT et chez Rémi Buzine, sur Brut, ce qui m'a
01:43frappée, c'est qu'en réalité, il ne prend pas la mesure de la menace de l'extrême droite.
01:47Il laisse entendre que le Rassemblement national pourrait ne pas être au second tour, alors qu'il y a été
01:53les deux dernières fois et qu'on ne peut pas dire qu'il se soit affaibli ces derniers temps.
01:58Et par ailleurs, chez Brut, quand on lui demande, mais alors vous ne craignez pas qu'il y ait plein
02:03de candidatures et que, comme au moment où Jospin a été éliminé, ce soit fatal pour la gauche.
02:09Et là, il dit, il répond, et alors ?
02:12Et alors, l'extrême droite pourrait gagner. C'est ça le sujet, Jean-François Achille.
02:16Il dit aussi qu'il peut être le seul à même de les battre à plate couture, les RN. Lui,
02:22Mélenchon.
02:23Écoutez, personne ne peut imaginer que sans rassemblement, on puisse battre à plate couture le RN.
02:30Donc, il faut nécessairement que Jean-Luc Mélenchon imagine des partenaires.
02:37Sinon, ce n'est pas possible. Il a tout organisé pour ne pas avoir de partenaires.
02:40Est-ce que vous dites ce matin, grosso modo...
02:42Vous voyez, le Parti Socialiste ou la France Insoumise, ils ont du mal à imaginer qu'aujourd'hui, plus personne
02:48n'a l'hégémonie,
02:49qu'aucun candidat, qu'aucun parti ne peut imposer aux autres de se soumettre.
02:53On n'en est plus là. Les rapports de force à gauche sont comme ça.
02:56Donc, soit on a une capacité à faire vivre le pluralisme et à supporter qu'on ait une désignation démocratique
03:04pour choisir notre candidature commune,
03:06soit c'est l'éclatement. Et l'éclatement, c'est prendre le risque de ne pas réussir pour la troisième
03:11fois à accéder au second tour.
03:13Et ce n'est certainement pas créer la dynamique à gauche, à même de nous permettre de battre l'extrême
03:18droite,
03:18comme on a vu en 2024. Vous savez qu'en 2024, le nouveau Front Populaire, c'est 9 millions d
03:24'électeurs et d'électrices.
03:25Mais vous dites quoi ce matin Clémentine Autain ? Il y en a marre de Mélenchon ? Il a perdu
03:29des plumes en 4 ans ?
03:30Non, je dis que, moi ce que je dis ce matin, c'est que nous avons la responsabilité d'être
03:35à niveau face à la menace de l'extrême droite,
03:37que nous devons nous inspirer, puisque c'est aujourd'hui les 90 ans du nouveau Front Populaire,
03:42nous inspirer de ce qui a été fait à ce moment-là. Qu'est-ce qui a été fait ?
03:45Les haines cuites et recuites, elles étaient violentes entre les socialistes et les communistes.
03:50C'était vraiment très très dur. Beaucoup d'insultes.
03:53Et à un moment donné, quand il y a eu les ministres fascistes, le 6 février 1934, qui ont déferlé,
03:59eh bien, la responsabilité a été prise de constituer ce Front Populaire.
04:05Eh bien, c'est l'anniversaire.
04:06Aujourd'hui, moi je dis, sortons des haines cuites et recuites,
04:09et faisons en sorte que demain, parce que ce dont on parle, je veux dire, c'est extrêmement concret.
04:15C'est très concret.
04:16Il s'agit de savoir si dans notre pays, on va pouvoir taxer les super profits,
04:21si on va sortir de la marchandisation généralisée et investir dans les services publics,
04:25si on va augmenter les salaires, si on va reconstruire le code du travail,
04:28si on va enclencher la bifurcation écologique, si on va permettre aux gens d'accéder à un logement digne.
04:33C'est ça le sujet.
04:34Pour nous, c'est carré, il y a une équipe, un programme, un seul candidat,
04:37vous en êtes loin, à gauche, on va parler de ce qui se passe ce soir à la Belleville-Oise,
04:40à Paris.
04:42Franchement, c'est lui qui pèse dans le débat, il sait, il a l'expérience, le vrai rempart, c'est
04:46lui.
04:47Il faut peser dans le débat politique, dans une campagne présidentielle.
04:50Il a une forme d'expérience que les autres n'ont pas.
04:52C'est ce qu'il dit, d'ailleurs, Jean-Luc Mélenchon.
04:54Vous ne l'en connaissez pas, ça ?
04:55D'abord, d'autres ont de l'expérience, il n'est pas le seul, primo.
04:59Deuxièmement, je crois que l'union de la gauche et des écologistes est un puissant, très puissant levier de mobilisation
05:06populaire.
05:08Et vous le savez très bien, Jean-Luc Mélenchon, ces dernières années, il a énormément aussi abîmé son image
05:14et créé des polémiques, des crispations, des tensions à gauche.
05:19Ça, ça fait peur aux Français pour vous ? Ça fait peur aux électeurs, ça ?
05:22Non, mais je constate qu'aujourd'hui, effectivement, il n'a pas le même statut, je dirais,
05:27que ce qu'il avait pu avoir avant.
05:29Ce n'est plus le même.
05:30Non, mais je n'ai pas envie de commenter. Vous savez, moi, je ne suis pas vu ce matin pour
05:31commenter...
05:31C'est ce que vous dites à l'instant, vous dites...
05:33Non, Jean-François Kili, je ne suis pas vu ce matin pour commenter ce non-événement qu'est la candidature
05:38de Jean-Luc Mélenchon.
05:39Je suis venu pour vous dire, il y a une urgence, c'est l'union des gauches et des écologistes,
05:43d'accord ?
05:43Et Jean-Luc Mélenchon, effectivement, il peut avancer avec son carré,
05:47mais ce qu'il faut, c'est réussir à créer cette dynamique de rassemblement.
05:53Parce que c'est ça la clé pour battre l'extrême droite.
05:55C'est ma conviction.
05:57Et je pense que je ne suis pas la seule,
05:59puisque toutes les enquêtes d'opinion montrent que c'est à peu près 8 électeurs sur 10 du Nouveau Front
06:04Populaire
06:05qui veut une candidature commune en 2027.
06:07Même chez les insoumis, Jean-François Kili, ils sont 77% à vouloir l'union.
06:12Donc là, Jean-Luc Mélenchon, ce qu'il fait, c'est qu'il s'assoit sur l'union.
06:15Et il essaie de faire revivre les deux gauches irréconciliables.
06:18Eh bien ça, pour moi, c'est la voie de la division.
06:21Et donc, c'est la voie qui ne permet pas de nous assurer d'être au second tour.
06:26Pour vous, la voie, c'est la primaire.
06:28Ce n'est pas que de la popole, ça.
06:29Il faut techniquement comment s'organiser pour aller à l'élection présidentielle de 2027,
06:33que les gens attendent.
06:34Donc, vous n'êtes pas très nombreux.
06:36Il y a vous, Clémentine Autain, qui participe à la primaire, si elle existe un jour.
06:41François Ruffin, Marine Tondelier, vous serez là ensemble ce soir en meeting à Paris,
06:46à la Bellevilloise, pour essayer de proposer cette idée de l'imposer à gauche.
06:52Olivier Faure sera là, mais lui n'a pas encore, on va dire, l'assentiment du Parti Socialiste.
06:59Et pour cause, vous avez des poids lourds.
07:01Raphaël Glucksmann, François Hollande, peut-être d'autres candidats.
07:05Vous avez Jérôme Guedj, ils ne sont pas dans la primaire.
07:08Ils pèsent lourd.
07:08Alors, comment vous allez imposer cette primaire ?
07:10C'est la décision.
07:11Il y a une organisation politique qui s'appelle le Parti Socialiste.
07:14D'accord ?
07:15Donc, il faut que le Parti Socialiste décide démocratiquement de sa stratégie.
07:18Et c'est vrai que le temps est long.
07:20Et c'est vrai qu'aujourd'hui, on a l'impression qu'on est empêtrés dans un congrès du PS.
07:24Il faut en sortir.
07:25Donc, moi, je dis aux socialistes, réveillez-vous.
07:27Qu'est-ce que vous croyez ?
07:28Que tout seul, vous allez réussir soit à faire en sorte que nous soyons derrière vous sans procédure démocratique ?
07:37C'est un scénario qui n'arrivera pas.
07:40Je vous le dis tout de suite.
07:41Ça n'arrivera pas.
07:43S'il n'y a pas de primaire, vous irez quand même...
07:44Je sais bien que vous n'aimez pas la politique fiction.
07:47Non, je n'aime pas la politique fiction.
07:48Je vous le confirme.
07:49Oui, mais c'est quand même une idée qui va être difficile à imposer aux autres.
07:52Moi, je suis une candidate pour l'Union.
07:53Je ne suis pas une candidate pour la division.
07:55C'est clair ?
07:55François Quilly, voilà.
07:56S'il n'y a pas de primaire, vous n'irez pas...
07:57Je suis une candidate pour l'Union, pas une candidate pour la division.
08:00Par contre, je le dis très sérieusement et un peu solennellement, il faut que les socialistes se réveillent.
08:07Ça, c'est clair.
08:09Et permettent que cette procédure qui est la seule, qui peut garantir l'Union...
08:13Nous avons des différences.
08:15Nous avons des enjeux d'incarnation.
08:17Il faut qu'ils viennent avec vous, c'est ça ?
08:19Sinon, c'est une catastrophe.
08:20Non, ce que je veux, c'est que les militants socialistes décident pour ne pas paralyser cette primaire
08:26et qu'on puisse avancer.
08:29François Ruffin, à ce sujet, Clémentine Autain, est-ce que vous aussi, comme Marine Tondelier,
08:34qui était à votre place ici même, vendredi matin, avec Maxime Liedot,
08:36est-ce que vous avez été en colère contre les propos de François Ruffin qui s'est déclaré hostile à
08:40l'immigration du travail ?
08:41Je suis en total désaccord avec François Ruffin.
08:43Et d'ailleurs, j'ai écrit une note de blog assez longue pour argumenter.
08:47Pas simplement polémiquer, mais argumenter.
08:50Voilà.
08:50Moi, je pense que face à l'extrême droite, il faut être clair sur le sens de notre projet.
08:56Et l'immigration, pour moi, c'est une richesse.
08:59Vous savez, 20 millions de Français ont un grand-parent qui est issu de l'immigration.
09:06Voilà.
09:07Et de l'immigration de travail.
09:08D'accord ? De l'immigration de travail.
09:10Donc moi, je ne veux pas que l'on nait des discours qui, quelque part, de charrier, vous voyez,
09:18l'imaginaire de l'extrême droite sur la préférence nationale ou sur l'idée qu'on ne voudrait pas d
09:23'immigrés
09:23qu'il viendrait voler le travail des Français.
09:26Voilà.
09:26C'est tout ce qui peut donner le sentiment.
09:29Je ne dis pas que c'est ce que pense François Ruffin.
09:32Mais je dis que dans ses expressions et dans ses non-dits...
09:35Non, parce que lui dit qu'on les accueille mal.
09:36C'est ce qu'il dit, François Ruffin.
09:37Mais ça, il a raison.
09:38Oui.
09:38Ça, je suis d'accord avec lui.
09:40Mais dans un certain nombre d'expressions qu'il a utilisées, il faut que nous formions nos propres médecins.
09:45Donc, qu'est-ce que ça veut dire ?
09:47Ça veut dire qu'il faut donc une préférence nationale pour nos médecins.
09:52Est-ce qu'il faut accueillir tout le monde ? C'est la question qui est posée en creux aussi.
09:55Mais non, mais personne ne propose...
09:56Le problème n'est pas d'accueillir tout le monde.
09:59Moi, je ne suis pas nos bordeurs.
10:01Je ne suis pas en train de dire qu'on ouvre les frontières demain.
10:03La question est celle du sens et des messages que nous envoyons.
10:07Vous comprenez ce que je veux dire ?
10:08C'est-à-dire que l'extrême droite veut chasser les migrants.
10:12Nous, quelle est notre posture ?
10:14Et notre posture, elle doit donner clairement cette idée que l'immigration est une richesse dans notre pays,
10:21et que ce n'est pas possible d'avoir des travailleurs sans papier qui sont surexploités dans un monde capitaliste.
10:27Vous demandez à François Ruffin de clarifier un peu quand même sa position.
10:32Oui, il l'a fait à plusieurs reprises.
10:33Je dis juste qu'il y a un enjeu, on voit bien, il y a le programme sur lequel on
10:37peut se mettre d'accord.
10:37Et ensuite, il y a les mots, les imaginaires que charrient les candidats.
10:41Et c'est pour ça que je veux une primaire.
10:44C'est aussi que le peuple de gauche puisse choisir son incarnation.
10:47Clémentine Autain, vous êtes élu en Seine-Saint-Denis.
10:51Il y a l'installation de ce master poulet à deux pas de la mairie de Saint-Ouen,
10:55qui a tourné au bras de fer politique.
10:56Vous avez d'un côté Karim Bouhamran, le maire socialiste,
10:59qui est opposé à cette enseigne de poulet halal,
11:03parce qu'il estime qu'il y a des nuisances, c'est de la malbouffe à ses yeux.
11:08Puis de l'autre, vous avez les filles qui dénoncent du racisme.
11:11Quelle est votre position là-dessus ? Parce qu'on en parle beaucoup.
11:13Oui, c'est une polémique qui en fait soulève des sujets très sérieux.
11:17Donc moi, je suis contre l'interdiction, clairement.
11:20Et je pense que notre enjeu politique, public,
11:24c'est de permettre d'avoir une alimentation saine,
11:28de qualité, accessible au grand nombre.
11:31Et c'est ce défi-là qu'il faut relever.
11:33Moi, j'ai un projet pour l'alimentation,
11:35parce que je pense que la lutte des classes, elle est dans l'alimentation.
11:39Donc là, typiquement, il faudrait développer des restaurants associatifs
11:43qui permettent d'avoir de la nourriture plus diversifiée,
11:46mais à un prix accessible.
11:48Et quand je vois à Saint-Ouen qu'on a un restaurant du grand chef Thierry Marx
11:53qui vient d'ouvrir avec des plats, du cochon braisé avec ses petits pois,
11:58mais ce cochon braisé avec des petits pois, il est à 16,50 euros.
12:01Vous voudriez du Thierry Marx au prix du Master Poulet, grosso modo.
12:04Non, je ne vous parle pas de ça.
12:06Je dis juste que quand vous ouvrez une enseigne
12:08comme celle de Thierry Marx, désignée par Philippe Starck,
12:12et on peut trouver ça chouette,
12:13et les prix, d'ailleurs, par rapport à la qualité des produits,
12:16sont sans doute particulièrement intéressants et attractifs,
12:19mais ce n'est pas pour tout le monde.
12:20Et quand vous ouvrez ça, et qu'en face, vous dites
12:22non, le Master Poulet, c'est non,
12:23parce que la Malbouffe n'a pas sa place à Saint-Ouen,
12:26vous envoyez un message vis-à-vis d'un secteur public.
12:27Donc il a tort de le prendre comme ça, car il est Boamran.
12:30Et notamment des jeunes, il faut le dire,
12:31des jeunes, des quartiers populaires issus de l'immigration.
12:33C'est à eux que vous envoyez un message,
12:35et vous leur dites symboliquement, on ne veut plus de vous.
12:37Parce que derrière, c'est l'enjeu de la gentrification.
12:40Vous le savez que c'est l'enjeu de la gentrification.
12:42C'est-à-dire qu'on chasse un certain nombre de publics,
12:45d'abord par le coût du logement,
12:46et ensuite par les commerces qui s'y installent,
12:48et ceux qui disparaissent.
12:50Et donc, c'est au fond...
12:52Ce à quoi s'oppose le maire voisin Bali-Baganyoko.
12:55Baganyoko, exactement.
12:57Ça, c'est l'enjeu pour vous.
12:58Non, il y a un enjeu de gentrification,
13:01mais si on veut sortir de ça,
13:04c'est-à-dire ne pas être dans un séparatisme social,
13:09ne pas sortir par le haut
13:11de cette inégalité sociale devant l'alimentation,
13:15alors il faut investir,
13:16et c'est pour ça que moi je propose
13:17la sécurité sociale de l'alimentation,
13:19c'est-à-dire une carte vitale,
13:21où vous pourriez acheter,
13:22dans des magasins fléchés par des comités citoyens,
13:26de la nourriture,
13:27et ça c'est universel.
13:29C'est vous, comme tout le monde,
13:31qui aurez cette carte vitale,
13:32et ça permet d'avoir un système vertueux
13:34pour développer une agriculture de qualité,
13:37et donc une nourriture plus saine, accessible.
13:40Très vite, parce que nous n'avons plus le temps,
13:41Clémentine Autain,
13:42est-ce que ce n'est pas un peu masterpouler
13:43dans le débat versus le canon français, vous savez ?
13:47Nous avons deux modèles, là,
13:48qui se font face, dans l'actualité.
13:50Moi, je ne suis pas du tout d'accord avec ça.
13:53Je pense qu'effectivement,
13:57il y a ces banquiers d'extrême droite
14:00qui font de la politique, clairement,
14:02et de l'autre côté,
14:04on pourrait plutôt imaginer,
14:05effectivement,
14:07développer de la restauration collective,
14:10des moments de lien social,
14:12mais qui reposent sur une autre vision de la société,
14:15une vision solidaire,
14:17une vision de partage,
14:18et une vision qui protège notre santé.
14:22Parce que derrière le masterpouler,
14:23bien sûr qu'il y a un sujet de santé.
14:24Même si, faisons attention au stéréotype,
14:26ce n'est pas du poulet frit.
14:27Ce n'est pas du poulet frit.
14:28Et le problème n'est pas de manger du poulet frit
14:30une fois dans la semaine,
14:32c'est la diversification, globalement.
14:34Et ça, ça nous emmène sur le prix
14:36d'une alimentation de qualité,
14:38parce qu'on sait que les fruits et légumes,
14:39c'est cher,
14:39et que le bio, c'est inaccessible
14:42pour les ouvriers, les employés,
14:43aujourd'hui, globalement.
14:45Merci, Clémentine Autain.
14:46Un dernier mot,
14:47Emmanuel Macron qui chante la bohème,
14:48ça a été évoqué ce matin
14:49sur l'antenne de Sud Radio,
14:50ça vous plaît ?
14:51Ça vous trouvez ça sympa ?
14:52Ça vous surprend ?
14:54Globalement, je ne trouve pas
14:55Emmanuel Macron sympa.
14:56Donc, je ne vais pas vous dire
14:57que je le trouve sympa.
14:58Après, j'aime beaucoup Asnavour.
15:00Allez, merci Clémentine Autain.
15:02Merci Clémentine Autain.
15:03On va revenir, évidemment,
15:04sur ce que vous avez dit.
15:05Oui, c'est vrai,
15:0690e anniversaire du Front populaire,
15:08évidemment, c'était les 40 heures,
15:10c'était les congés payés, etc.
15:11Les congés payés,
15:12l'augmentation des salaires,
15:14plus 10%.
15:14Et certains disent
15:15le début du grand effondrement.
15:17par la suite aussi.
15:18Parce qu'évidemment,
15:19il ne faut pas oublier
15:20que trois ans plus tard,
15:21évidemment, c'était
15:22la Seconde Guerre mondiale,
15:23le début d'un affrontement,
15:26évidemment, entre politiques,
15:27en fait, eux-mêmes,
15:28après cet anniversaire.
15:30Ce que vous avez dit tout à l'heure,
15:31c'est-à-dire,
15:32s'il n'y a pas d'union,
15:33notamment à gauche,
15:34mais peut-être aussi à droite,
15:35il y aura peut-être
15:36un effondrement du pays.
15:37Je ne sais pas
15:38ce que vous en pensez.
15:390,826, 300, 300,
15:41j'aimerais vous entendre.
15:42On reviendra sur
15:43ce que vous avez dit
15:44au suite tout à l'heure.
15:45Est-ce que vous considérez
15:46que les fameux banquets
15:48du canon français
15:49sont d'extrême droite,
15:50comme vous les qualifiez ?
15:51Je ne sais pas
15:51ce qui vous permet
15:52de le dire aussi précisément,
15:54mais vous pouvez y revenir.
15:55Et puis,
15:56c'est l'une des questions,
15:57en fait, du jour.
15:57Est-ce qu'il y a trop de jeux
15:58à France Télévisions ?
16:00C'est dans le rapport
16:01de Charles Lalong
16:02dont on discute
16:02et on débat beaucoup.
16:04Nous y reviendrons
16:04tout à l'heure, bien sûr,
16:06avec vous.
16:060,826, 300, 300.
16:07Sous-titrage Société Radio-Canada
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