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  • il y a 12 heures
Avec Michel Barnier, député LR de Paris et ancien Premier ministre

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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-06-04##

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News
Transcription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili.
00:05Vous avez choisi Sud Radio et vous avez bien fait, c'est l'heure du grand rendez-vous politique.
00:09Michel Barnier, l'invité de Jean-François Aquili. Messieurs, c'est à vous.
00:12Bonjour Michel Barnier.
00:14Bonjour et bonjour aux auditeurs de Sud Radio.
00:15Question simple, serez-vous présent le samedi 20 juin aux côtés de Bruno Retailleau
00:21qui tiendra son premier meeting de campagne au Parc Floral de Paris ?
00:25Monsieur Aquili, vous pensez vraiment que je me suis posé la question d'être présent ou absent à une grande
00:30réunion de mon propre parti ?
00:31J'ai toujours été là. J'ai toujours été présent, je suis et je serai présent, loyal.
00:36Et je suis loyal à l'égard de Bruno Retailleau qui est notre candidat dans cette première partie de l
00:40'élection présidentielle.
00:42Et je serai libre aussi de dire les choses comme je le pense en fonction de ce que je crois
00:45être l'intérêt de notre pays.
00:47Donc je n'ai pas de problème.
00:48Il faut être là avec la parole libre.
00:50Je serai là avec aussi un sentiment de respect à l'égard de nos militants qui sont sur le terrain.
00:54On l'a vu aux élections municipales et qui méritent d'être respectés.
00:58Je vous pose la question parce que Laurent Wauquiez, Xavier Bertrand seront absents.
01:03Ils sèchent un petit peu le meeting. Je ne sais pas si vous trouvez ça pas très chic de leur
01:07part.
01:07Vous en pensez quoi de ça ?
01:08Vis-à-vis des militants, je ne trouve pas ça bien.
01:10Maintenant, c'est leur choix et je ne vais pas passer du temps.
01:13On a d'autres sujets qui préoccupent les Français davantage que la présence de telle ou telle réunion.
01:19Monsieur Barnier, c'est important. On va venir sur les autres sujets, vous rassurez-vous.
01:22Mais Laurent Wauquiez, il reproche à Bruno Retailleau de faire cavalier seul.
01:25Parce que lui, Laurent Wauquiez, il voudrait une grande primaire qui irait de Darmanin à Zemmour.
01:29Vous avez, monsieur Aguilly, si on dit un mot des élections présidentielles telles qu'elles se préparent actuellement,
01:36vous avez plusieurs cavaliers seuls.
01:38Je ne peux pas le dire.
01:40Vous avez un candidat de Renaissance, un candidat d'Horizon, vous avez un candidat...
01:44Il est assez légitime que les Républicains, dans cette période où on n'a pas réussi à se mettre d
01:49'accord au départ,
01:50que chaque famille politique, et d'ailleurs c'est trois présidents de partis qui se présentent,
01:55fassent valoir leur diversité, leur sensibilité, chacun derrière son drapeau.
01:59Et donc je suis dans ma famille politique, loyale, libre aussi, de dire, à l'automne,
02:04sans doute, j'entendais François Degoy évoquer novembre, novembre-décembre,
02:08dans ma famille politique, dire, nous ne devons avoir qu'un seul candidat pour la droite et le centre, un
02:14seul candidat.
02:15Ce moment n'est pas venu pour le moment.
02:17Moi, je préfère parler des problèmes des Français, parce que je crois qu'un homme politique, et j'en suis
02:21un,
02:21revenu à l'Assemblée nationale grâce aux Parisiens il y a quelques mois,
02:25on doit apporter des solutions aux Français.
02:27On va évoquer bâtir ensemble, ce que vous êtes en train de proposer aux Français.
02:29Juste quelques mots quand même, vous avez vu le Figaro, c'est assez amusant,
02:33Laurent Wauquiez, David Lissnard, Xavier Bertrand et Michel Barnier,
02:36ils vous citent comme les quatre outsiders, ça ressemble un peu au Dalton d'ailleurs, au passage.
02:43Oui, je suis très ému d'être qualifié de outsider,
02:47peu importe, au moment où je vous parle, je ne suis pas candidat.
02:50Et ce qui m'intéresse, c'est de parler des Français, il y a déjà beaucoup de candidats, peut-être
02:53trop d'ailleurs,
02:54à coup sûr trop, mais ce n'est pas le sujet.
02:57Mais vous seriez capable d'y aller, vous l'approuvez, parce qu'il y a beaucoup de candidats,
03:00ou d'intentions, enfin de vérité.
03:01J'ai déjà été candidat dans une primaire, il y a quelques années,
03:04donc bien sûr que je suis capable d'y aller, mais la question n'est pas là.
03:07La question c'est de savoir à quoi on est utile.
03:10À quoi je peux être utile avec l'expérience que j'ai construite,
03:13grâce à la confiance des Français, à la fois comme ministre,
03:15comme élu territorial, aujourd'hui député de Paris,
03:18comme commissaire européen, comme négociateur du Brexit.
03:21À quoi ça peut être utile dans un moment où vous le voyez bien,
03:23si on relève la ligne d'horizon, monsieur Akeli,
03:25on regarde autour de nous ce qui se passe entre le Liban et Israël,
03:29ce qui se passe chez nous en Europe, avec cette guerre épouvantable
03:33que les Russes conduisent contre le peuple ukrainien.
03:37Il y a tellement de sujets.
03:38L'agressivité russe, l'agressivité chinoise, l'agressivité américaine,
03:44la raison d'être européen en plus d'être patriote, j'ai dit bien,
03:47en plus d'être patriote, tout ça sont des sujets qui sont les vrais sujets du moment.
03:50Et comment on défend l'intérêt national dans tout ça ?
03:54Ce sont des sujets que vous développez régulièrement,
03:57vous faites des déplacements réguliers, que ce soit au niveau hexagonal,
04:00mais aussi hors frontières.
04:01Michel Barnier, il y a bâtir ensemble.
04:04C'est une sorte de projet que vous proposez aux Français.
04:07Ça ressemble quand même, pardonnez-moi,
04:09à quelqu'un qui a envie d'être candidat, qui a envie de s'impliquer.
04:12Ça ne ressemble pas à quelqu'un, monsieur Akeli.
04:14Ça ressemble à un projet que je crois nécessaire,
04:17que je bâtis de manière pragmatique, avec tous ceux qui le veulent.
04:20On a reçu 15 000 vues sur le site de Bâtir Ensemble 2027,
04:24que chacun des auditeurs...
04:25Avec des contributions.
04:26Des contributions, des critiques, des amendements.
04:28Nous allons publier le 15 juin une deuxième version de Bâtir Ensemble,
04:32et puis j'en publierai une troisième à l'automne.
04:35Et nous augmentons.
04:36Et pourquoi nous faisons ça ?
04:37Pour préparer l'unité.
04:39Alors, puisqu'on n'a pas capable de faire l'unité des personnes,
04:41des candidats,
04:42j'ai décidé de travailler sur l'unité du projet.
04:45Et c'est un projet qui sera utile non seulement pour notre candidat commun,
04:48je l'espère, de la droite et du centre,
04:50au début de l'année prochaine,
04:52mais aussi pour les élections législatives qui vont suivre,
04:54et qui sont très importantes.
04:56D'expérience, je sais qu'un président de la République
04:58doit être soutenu et accompagné par une majorité à l'Assemblée nationale.
05:02Et quand ce n'est pas le cas, la France est bloquée.
05:03Ça veut dire qu'en fait, vous fournissez cette base de données,
05:09si je peux dire,
05:09il y a tous les sujets qui sont abordés dans Bâtir Ensemble,
05:11vous les offrez à M. Bruno Retailleau
05:13pour qu'il puisse bâtir son projet ?
05:15Bruno Retailleau, oui.
05:15Je retrouve certaines de ses idées,
05:17je retrouve certaines des miennes dans son projet,
05:20et à d'autres candidats.
05:23Je suis très content de l'essai mage.
05:25J'entends le garde des Sceaux,
05:27il y a quelques jours,
05:29reprendre des idées que j'ai défendues,
05:30il y a trois ou quatre ans sur le moratoire en matière d'immigration
05:34pendant trois ans,
05:35sur un référendum qui permettrait aux Français
05:38de se prononcer sur certains points très précis,
05:40comme les quotas d'immigration choisis,
05:42ou la suspension ou la maîtrise du regroupement familial
05:46en matière d'immigration.
05:47Voilà des sujets que j'ai mis dans le débat,
05:49que je continue à mettre dans le débat.
05:50Ce qui m'intéresse, c'est de répondre aux problèmes,
05:53à la colère, aux inquiétudes de ceux qui nous écoutent
05:55et qui attendent des hommes politiques des réponses, des réponses.
05:58Je sens un peu un agacement derrière tout ça,
06:01parce que vous êtes un homme de loyauté, de devoir,
06:04là-dessus, Michel Barnier, c'est indéniable.
06:06Est-ce que vous appelleriez, là, ce matin,
06:08votre famille de la droite républicaine
06:10à se rassembler derrière la candidature de Bruno Retailleau,
06:12très officiellement ?
06:13Eh bien sûr, puisque ma famille politique a choisi,
06:16les militants ont choisi.
06:18C'est pour ça que je parlais du respect des militants
06:19et qui sont rassemblés pour beaucoup d'entre eux
06:22dans quelques jours, le 20 juin,
06:24avec Bruno Retailleau.
06:25Nous avons besoin de respecter les militants
06:27et nous avons choisi.
06:28Donc, j'appelle ma famille à se rassembler.
06:30Et puis, le moment viendra où nous verrons
06:33qui de tous ces candidats qui ont travaillé ensemble
06:35dans mon gouvernement, lorsque j'étais Premier ministre,
06:38les élus des Républicains ont choisi,
06:40non pas de se rallier,
06:42mais de soutenir un projet que j'ai conduit
06:44comme Premier ministre.
06:45Ils étaient avec vous, hein ?
06:46Ils étaient avec moi, tous,
06:48dans le gouvernement, dans la majorité,
06:50au Sénat et à l'Assemblée nationale.
06:52Et puis, si vous regardez les récentes élections municipales,
06:55on n'a pas gagné partout lorsqu'on était unis,
06:57mais on a perdu partout lorsqu'on était désunis.
07:00Et on a gagné des dizaines et des dizaines de communes,
07:03auxquelles je veux d'ailleurs rendre hommage,
07:04avec des élus locaux qui travaillent ensemble,
07:07de la droite et du centre, et parfois au-delà.
07:09Donc, la vérité, c'est que nous travaillons ensemble,
07:13sérieusement et sereinement ensemble.
07:15Ça a été le cas quand j'étais Premier ministre.
07:17Et on va devoir travailler ensemble
07:18si les Français nous font confiance.
07:20Michel Barnier, il y a eu l'après-match,
07:23l'après-PSG.
07:25Sébastien Lecornu, le Premier ministre,
07:26a dit à l'Assemblée nationale,
07:28je rappelle que vous êtes de nouveau député,
07:31et député de Paris, qui plus est,
07:33celui qui détruit doit payer.
07:36Vous êtes d'accord avec ça ?
07:37Bien sûr.
07:37Et comment ça marche, ça ?
07:38Ça marche avec des modifications de la loi
07:41sur les prélèvements concernant certaines allocations
07:45que les familles de ces casseurs,
07:47parfois de ces racailles, touchent.
07:51Ça paye pour l'application.
07:53Pour vous, ce sont des racailles, Michel Barnier.
07:55Certains d'entre eux n'aiment pas la France,
07:56détestent la France.
07:58Et c'est ça le problème de cette faillite
08:00de l'assimilation, de l'intégration,
08:01que l'on constate actuellement.
08:03Mais je ne veux pas faire de procès d'intention.
08:05Je dis simplement que la première réponse doit être pénale.
08:08des peines courtes, des peines immédiates,
08:10et des peines réelles.
08:11Et puis ensuite, l'application du principe
08:14casseur-payeur, qu'a évoqué le Premier ministre.
08:17Il ne s'agit pas d'évoquer seulement,
08:18il s'agit de faire des dispositions de la loi
08:19et une application par la justice.
08:22Et puis après, il y a un problème plus grave,
08:24qui est de savoir comment on répond
08:25au fait que ces jeunes,
08:27qui sont des Français,
08:28pour la plupart d'entre eux,
08:31soient amenés à aimer leur pays,
08:33à le respecter,
08:33à respecter les lois de la République.
08:35Vous savez ce que disent les Français,
08:36Michel Barnier,
08:36on les entend souvent,
08:38les auditeurs de Sud Radio,
08:39ils ont déjà entendu ça.
08:40Pas ce que vous dites vous,
08:41mais quand Sébastien Lecornu parle,
08:43celui qui doit détruire doit payer,
08:46ils ont déjà entendu,
08:47récemment,
08:47il y en a eu d'autres,
08:48le « tu casses, tu répars »
08:49de Gabriel Attal,
08:50quand il était votre prédécesseur.
08:53Moi, je ne vais pas me liser à commenter
08:54les déclarations des uns et des autres.
08:55Je sais que quand on est Premier ministre,
08:57et je l'ai été très brièvement,
08:58mais on a le temps d'agir,
09:00on doit décider,
09:01faire des lois.
09:02Après, il faut le temps
09:02du processus parlementaire,
09:04je le vois bien.
09:05J'ai présenté avec un jeune député
09:07des Yvelines,
09:07M. Rotwell,
09:08une proposition sur la rétention.
09:11Vous savez, l'affaire Philippine,
09:12on parle actuellement
09:13de cette très grave affaire
09:14de cette jeune femme,
09:15Liana,
09:16qui a disparu,
09:17Liana.
09:17Moi, je me souviens aussi
09:18d'une jeune femme
09:19qui a été assassinée
09:20et violée
09:23Philippine,
09:23et on avait tiré les leçons.
09:24La preuve,
09:25c'est qu'on peut tirer des leçons.
09:26Il faut croire
09:27dans l'action politique.
09:28Il ne faut pas désespérer
09:29de l'utilité des hommes
09:30et des femmes politiques.
09:31Et nous avons voté un texte
09:32qui est bientôt
09:33au bout de la route parlementaire,
09:34qui va devenir une loi
09:35pour augmenter la rétention
09:37de 90 jours
09:37à 210 jours.
09:38Et ça, c'est l'affaire
09:40Philippine
09:41dont nous tirons les leçons
09:42pour que ça ne se reproduise pas.
09:43Michel Barnier,
09:43puisque vous l'évoquez
09:45sur le drame du Gers,
09:47avec les recherches
09:48toujours en cours,
09:49les battus,
09:49toujours en cours,
09:50le temps est long
09:51autour de Liana,
09:52il y a ce suspect
09:52dont nous découvrons,
09:53c'est la procureure d'Auge
09:54qui le dit,
09:55qu'il y avait d'autres affaires
09:57en cours
09:57ou des plaintes sans suite.
09:59Est-ce qu'il n'y a pas
10:00une forme de dysfonctionnement
10:02de la justice
10:02dans ces histoires-là ?
10:03Ou de lenteur de la justice ?
10:05Il y a un problème
10:05de dysfonctionnement
10:06de la justice,
10:07d'interopérabilité
10:08entre les parquets.
10:10Et d'ailleurs,
10:10le garde des Sceaux,
10:12c'est tellement vrai
10:12que le garde des Sceaux
10:13vient de décider
10:14une enquête administrative
10:15pour voir où s'est produit
10:16le dysfonctionnement.
10:17Il faut être impitoyable
10:18dans ces cas-là.
10:19Oui, et là,
10:20en l'occurrence,
10:21on va commenter
10:21une enquête en cours,
10:23une affaire en cours
10:23parce qu'il y a des familles,
10:25parce qu'il y a des drames,
10:26effectivement,
10:26mais si on prend
10:27un peu de hauteur,
10:28Michel Barnier,
10:28là aussi,
10:29on a l'impression
10:30que le constat est fait
10:32à répétition
10:33par les uns,
10:33par les autres
10:34et que rien n'avance.
10:35Vous évoquiez cette loi
10:35qui arrive, certes,
10:36mais là,
10:38c'est de l'ordre de quoi ?
10:39C'est le dysfonctionnement.
10:40Ce sont des moyens
10:41dont la justice ne dispose pas.
10:46et puis des sanctions
10:47et permettez-moi
10:48s'en prendre de la hauteur,
10:50je suis député de Paris
10:51et je vis aussi
10:53le drame
10:54de centaines de familles
10:55de Paris
10:56dont les enfants
10:57ont été violés,
10:58abusés,
11:00violentés
11:01par des éducateurs
11:03ou de soi-disant
11:03d'éducateurs
11:04et là,
11:04on n'a pas encore vu
11:05de condamnation.
11:06Les associations ont dit
11:07à ce sujet
11:07qu'elles se sont heurtées
11:08une forme de mur
11:09de la part de l'administration
11:10et des politiques.
11:11C'est ce mur
11:13qu'il faut casser
11:13et donc je pense
11:14à ces familles.
11:15On a voté il y a quelques jours
11:16à l'Assemblée nationale
11:17une proposition de loi
11:18qui apporte certaines réponses
11:19mais il faut être impitoyable
11:21et extrêmement dur
11:22pour protéger nos enfants.
11:24Michel Barnier,
11:25vous avez été brièvement
11:26Premier ministre,
11:27je ne dis pas ça cruellement
11:28pour...
11:29Non, je n'ai pas d'état d'âme,
11:30vous savez,
11:30je n'ai pas de nostalgie,
11:31j'ai de la mémoire
11:32et notamment la mémoire
11:33de l'irresponsabilité
11:34de certains partis politiques
11:35d'extrême droite,
11:36d'extrême gauche
11:36et du parti socialiste
11:37qui n'ont pas été
11:38à la hauteur
11:39de la situation très grave
11:40dans laquelle se trouve
11:41notre pays
11:41notamment en raison de sa dette.
11:45la tête de nos enfants
11:46et je ne trouve pas ça responsable.
11:48Vous aviez notamment
11:48parmi d'autres
11:49érigé la santé mentale
11:51en grande cause nationale.
11:53Est-ce que vous piafez
11:53aujourd'hui à vous dire
11:54tous ces chantiers
11:55qu'on devrait lancer,
11:56ouvrir,
11:57mener à leur terme ?
11:58Même quand on est promis
11:59pendant trois mois,
12:00on peut lancer des chantiers
12:02à condition de les suivre.
12:03D'ailleurs, je les suis
12:04puisque cette semaine même,
12:05j'ai participé à une réunion
12:06de tous les acteurs
12:07de la santé mentale.
12:08C'est un sujet
12:08qui touche une famille
12:10sur cinq d'entre pays.
12:11Celui des troubles psychiques,
12:13de la souffrance
12:13de ces familles,
12:14de la stigmatisation
12:15et je veux lutter
12:17pour l'engagement personnel
12:18et familial
12:19sur cette question
12:19depuis très longtemps
12:20et je veux dire
12:22à tous ceux
12:22qui nous écoutent
12:23que je ne lâcherai pas
12:24sur cette question.
12:25J'ai dit au Premier ministre
12:26qui a bien voulu prolonger
12:27d'une année
12:28cette grande cause nationale
12:29et je ne lâcherai pas
12:30parce que c'est une question
12:31de prévention,
12:32une question de recherche,
12:33une question d'offre de soins
12:35et il y a des sujets
12:36sur lesquels
12:36on peut compter sur moi.
12:38En conclusion,
12:38Michel Barnier,
12:39on peut compter sur vous aussi
12:40pour l'élection présidentielle
12:41qui arrive.
12:42Vous pourriez être candid...
12:43Vous pourriez compter sur moi
12:45pour être utile en tout cas.
12:46Vous pourriez être candidat
12:46franchement
12:47parce que là,
12:48on nous parle
12:49de la finale RN-LFI
12:52inéluctable
12:52un an avant.
12:54Il n'y a pas de fatalité
12:55sauf si vous êtes fataliste
12:56et M. Aquili,
12:56un journaliste sans doute
12:57mais un homme politique
12:58à mesure
12:58n'a pas le droit
12:59d'être fataliste.
13:00Donc je ne suis pas fataliste
13:01et je participerai
13:02au débat présidentiel
13:04pour qu'on ait
13:04un seul candidat
13:05de la droite et du centre,
13:06un projet sérieux
13:07qui respecte les Français.
13:09Et aujourd'hui,
13:10chacun se présente
13:11et je soutiens
13:11le candidat de mon parti.
13:13Michel Barnier,
13:13on sait que l'agriculture
13:15est un sujet
13:16qui vous préoccupe énormément.
13:17Je vois qu'Edouard Philippe
13:18veut modifier la constitution,
13:20dit-il,
13:20pour protéger l'agriculture
13:23en complétant
13:24la charte de l'environnement
13:25et en indiquant
13:26que l'agriculture
13:26serait un objectif
13:28légitime
13:29à prendre en compte.
13:30C'est un sujet
13:31sur lequel vous pourriez
13:32être aux côtés
13:33d'Edouard Philippe ?
13:34Moi, je serai aux côtés
13:36de tous ceux
13:36qui ont de bonnes idées
13:37et l'idée de réaffirmer
13:39comme Edouard Philippe
13:40l'a fait hier
13:41devant le congrès
13:41des jeunes agriculteurs
13:42que la production agricole
13:45et ceux qui sont
13:45derrière cette production
13:46ou devant,
13:47qui travaillent beaucoup
13:48et qui tiennent très mal
13:48leur vie,
13:50la production agricole,
13:51les pêcheurs,
13:51comme d'ailleurs
13:52la production industrielle
13:53est un grand enjeu national,
13:54notre pays doit se réarmer,
13:55notre pays doit
13:57redevenir une terre
13:58de production
13:58et c'est vrai d'abord
14:00des agriculteurs
14:00et des industriels
14:01et des ouvriers.
14:02Vous allez me trouver anecdotique,
14:03il était au congrès en question
14:04à Bourg-en-Bresse
14:05avec un Laurent Wauquiez
14:06tout sourire,
14:07tout content d'être avec lui
14:09qui ne viendra pas
14:10au meeting de Berk Floral.
14:11Je préfère que Laurent Wauquiez
14:12soit aux côtés
14:13d'Edouard Philippe
14:14plutôt qu'aux côtés
14:14de M. Zemmour.
14:16Merci infiniment
14:17Michel Barnier,
14:18Jean-François,
14:18on vous retrouve tout à l'heure.
14:20Dans un instant,
14:20on reviendra
14:21avec nos débatteurs
14:22bien entendu
14:23sur cette situation
14:23qui, il faut bien le dire,
14:25est en tous les cas
14:26pour les Français
14:26aussi confus
14:27à droite qu'à gauche,
14:28au moins de ce point de vue-là
14:29on vous renvoie
14:30dos à dos
14:31mais les choses
14:31devraient s'éclaircir
14:32évidemment
14:33au fur et à mesure
14:34des mois qui viennent
14:35et puis
14:36on évoquera
14:37les quelques chiffres
14:38des émeutes urbaines
14:39de samedi dernier
14:40un tiers des personnes
14:41interpellées
14:42sont des mineurs
14:4385 pourtant
14:445% sont de nationalité française
14:46et les récidivistes
14:48nous dit-on
14:49sont ultra minoritaires
14:51voilà
14:52qui est extrêmement intéressant
14:53à tout de suite
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