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  • il y a 2 jours
Avec Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer

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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-07-28##

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News
Transcription
00:00Sur Sud Radio, mon invité politique ce matin, c'est une ministre, Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer.
00:04Naïma Moutchou, bonjour.
00:05Bonjour.
00:06Et merci d'être avec nous. La France confrontée à une année tristement historique sur le front des incendies.
00:10Emmanuel Macron s'est rendu en Gironde hier en début de soirée aux côtés des sapeurs-pompiers.
00:15Il se devait d'être là-bas, le chef de l'État.
00:17Oui, absolument. Il a souhaité être au plus près de la population pour entendre les inquiétudes, les craintes, les angoisses.
00:24Et c'est légitime. Et pour répondre aussi à un certain nombre de sujets et pour réexprimer l'idée que
00:30l'État est présent.
00:31L'État est bien présent face à ce qui est une situation exceptionnelle, hors normes.
00:36C'est quelque chose que nous n'avions pas connu depuis très très longtemps.
00:39Nous avons chaque jour entre 30 et 40 départs de feu.
00:42On en comptabilise plus de 13 000 depuis le début de la saison des incendies.
00:47Près de 120 000 hectares qui ont été brûlés.
00:50C'est une situation exceptionnelle qui nécessite une réponse exceptionnelle.
00:53En tout cas, les critiques sont nombreuses, je le disais tout à l'heure, à l'égard du gouvernement.
00:57Jordan Bardella qui dénonce le manque de réactivité du gouvernement,
01:01notamment sur l'utilisation de l'Airbus A400M.
01:03Trop tardif, selon lui, sur le manque de moyens accordés à la sécurité civile.
01:07Du côté d'LFI aussi, on vous accuse notamment, Manon Aubry,
01:11d'avoir fait le choix d'abandonner la lutte contre les incendies.
01:14Est-ce que vous entendez ces critiques et que répondez-vous, que ce soit à LFI ou au RN notamment
01:19?
01:20Je ne suis pas étonnée puisque ceux que vous venez de citer ont l'habitude de prospérer sur les crises.
01:26Malheureusement, je vais vous dire, les Français attendent des résultats.
01:29Ils veulent qu'on garde notre sang-froid et qu'on puisse répondre à la situation.
01:34L'État est au rendez-vous.
01:35D'abord, il faut le savoir, ce sont des polémiques qui sont totalement inutiles
01:40et qui ne correspondent pas à la réalité opérationnelle.
01:42Ce sont des polémiques, ce ne sont pas des critiques constructives ?
01:45Absolument pas. Ça ne correspond pas à ce qui se passe sur le terrain.
01:48Moi, ce qui m'intéresse, c'est la réalité des choses.
01:50D'abord, la flotte aérienne dont nous disposons, elle ne se limite pas à des Canadaires.
01:55Bien sûr, il y a des Canadaires, mais il y a aussi 8 dash supplémentaires
01:59qui ont d'ailleurs des capacités d'action plus importantes que les Canadaires.
02:02Vous y ajoutez tous les moyens que nous avons l'habitude de louer chaque année
02:04pour ce type d'incendie.
02:07Il y a des avions, il y a des hélicoptères, et puis il y a tous les moyens d'y
02:12se dise.
02:12Ça fait en tout et pour tout 67 véhicules aériens qui sont mobilisables,
02:17en plus de la capacité terrestre.
02:19Parce que la lutte contre l'incendie, dans l'immense majorité des cas,
02:22ça se passe sur le terrain, sur le sol.
02:252500 sapeurs-pompiers qui sont mobilisés, 1500 militaires, déforestiers, des agents de l'État.
02:29Donc, LSI, l'ERN, vous le dites, prospère sur cette crise, sur ces incendies.
02:34Ils en profitent, finalement ?
02:36Évidemment, comme ils ont l'habitude de le faire.
02:39La situation que vivent nos compatriotes, des centaines de milliers de Français,
02:42aujourd'hui, qui sont obligés d'évacuer, de quitter leur foyer,
02:45des hectares brûlés, la biodiversité qui est atteinte,
02:48tout ça devrait nous amener à beaucoup de responsabilités,
02:51je crois, un peu de pudeur, pour agir, pour obtenir des résultats,
02:54pour faire en sorte qu'il y ait une réponse opérationnelle immédiate,
02:56qu'on puisse fixer ces feux, que les Français puissent rentrer chez eux.
03:00Au-delà des critiques, on a Marine Tondelier, secrétaire nationale des écologistes,
03:04qui réclament en urgence une réunion de crise avec tous les partis politiques
03:08et les groupes parlementaires.
03:09Est-ce que le gouvernement va en convoquer une ?
03:13Il y aura le temps du bilan, si c'est ce que cherche Marine Tondelier.
03:17La priorité aujourd'hui, c'est de sauver des vies.
03:20La priorité aujourd'hui, c'est de sauver des vies.
03:22Sauver des vies.
03:23Sauver la vie des Français qui sont aujourd'hui menacés.
03:26Et il y en a encore, puisque la situation, vous le savez, n'est pas réglée.
03:29C'est un long combat que nous devons mener.
03:31Moi, je veux d'abord avoir une pensée pour ceux qui sont sur le terrain,
03:35pour tous ces sapeurs-pompiers mobilisés.
03:37Un jeune sapeur-pompier de 38 ans qui est encore mort cette nuit dans les bouches du Rhône.
03:41Je veux dire toute ma reconnaissance, ma solidarité à ceux qui sont sur le terrain.
03:44Je pense aux proches, aux familles, à tous les collègues qui prennent des risques tous les jours.
03:48Donc, on est clair, pas de réunion pour le moment prévue avec les chefs de parti et de groupes parlementaires
03:53du côté du gouvernement.
03:54Je n'en suis pas informée. Je dis que la priorité, c'est l'action, l'action de terrain.
03:58J'entends.
03:59On a beaucoup de colère exprimée, notamment du côté du Porges.
04:03Les habitants du Porges, commune qui a été martyr, qui a été totalement dévastée par les flammes.
04:08On a une auditrice hier matin qui nous disait que sa commune avait été sacrifiée pour sauver le Cap-Ferret.
04:13Elle n'est pas la seule à le dire.
04:15On a un autre qui dit qu'on n'a pas sauvé le Porges parce qu'il n'y a
04:18pas de star.
04:19Qu'est-ce que vous répondez à cette colère ?
04:22Ça rejoint un petit peu ce qu'un député insoumis avait écrit sur Twitter avant de supprimer son message.
04:27Il parlait des bourgeois du Cap-Ferret.
04:30Non, l'État ne trie pas en fonction des statuts.
04:32Notre responsabilité, c'est de protéger tous nos compatriotes.
04:36Et donc, nous déployons des moyens aériens et des moyens terrestres partout où nous le pouvons.
04:41A la fois la flotte aérienne que je vous ai décrite, à la fois la flotte terrestre, les appuis avec
04:47nos partenaires européens.
04:49Nous agissons partout où nous pouvons agir.
04:52Naïma Moutchou, vous êtes ministre des Outre-mer.
04:54Parlons-en des Outre-mer.
04:55Un mot sur cette loi pour le développement économique des Outre-mer.
04:58Elle a été mise en place avec un dispositif d'allègement de charges pour les employeurs.
05:03Son avenir était en suspens.
05:04Est-ce que ces mesures, ce dispositif sera prolongé ?
05:07Il le sera. Et ça, c'est une bonne nouvelle pour les territoires et pour les Outre-mer.
05:12Vous savez la situation de contrainte budgétaire dans laquelle la France se trouve aujourd'hui.
05:18Nous allons devoir faire des économies sur le budget qui est actuellement en préparation.
05:22Mais pas n'importe quelles économies, pas de mauvaises économies.
05:26Et ces dispositifs économiques dont bénéficient les territoires ultramarins,
05:30l'Odéum et le RAFIP, pour ne pas les citer, qui sont des acronymiques,
05:34qui sont en fait des dispositifs de soutien à l'emploi, à l'attractivité, à la création d'investissements,
05:39seront préservés.
05:40Nous aurions pu les supprimer.
05:42L'idée était sur la table.
05:44Plusieurs centaines de millions d'euros d'économies.
05:46Mais ce sont des économies qui auraient affaiblit les territoires.
05:49Le Premier ministre a une vigilance toute particulière pour les Outre-mer,
05:53qu'il connaît bien.
05:54Il ne veut pas les affaiblir.
05:55Et donc, dans le cadre des discussions budgétaires que nous avons menées,
05:59j'ai pu obtenir le maintien, avec le soutien du Premier ministre,
06:03le maintien de ces dispositifs essentiels aux Outre-mer.
06:06Les Outre-mer qui sont victimes du narcotrafic,
06:10et principalement la Guyane, les Antilles,
06:12vous avez fait un déplacement là-bas pour lancer un plan anti-Guyane,
06:16pour lutter contre le narcotrafic.
06:18C'est quoi la réalité de ce narcotrafic aux Antilles, en Guyane ?
06:22Est-ce que c'est aujourd'hui le premier point de deal de cocaïne de France ?
06:25La première plaque tournante du pays ?
06:27Je dirais que les Outre-mer sont aux avant-postes de la lutte contre le narcotrafic,
06:33effectivement, parce que la cocaïne, elle vient d'Amérique du Sud,
06:36et elle transite par les frontières des territoires ultramarins,
06:41la Guyane, la Martinique et la Guadeloupe.
06:43Et donc, avant qu'elle arrive en France ou en Europe,
06:46elle transite par les ports, par les aéroports de certains territoires ultramarins.
06:51C'est pour ça que la réponse doit être à la hauteur.
06:53Le narcotrafic, ce n'est pas juste la vente de stupéfiants aujourd'hui.
06:56Dans des territoires comme ceux que je viens de vous citer,
06:59le narcotrafic, il arme, il tue, il recrute des enfants, il corrompt.
07:04Ça va très très loin.
07:05Alors comment on fait pour lutter contre ce narcotrafic qui gangrène,
07:08on n'en parle pas assez effectivement, notamment la Guyane, les Antilles ?
07:12Ce plan anti-Guyane, c'est quoi ?
07:14C'est des moyens humains et financiers supplémentaires ?
07:16Ce plan, effectivement, c'est une contre-offensive qui dit
07:20qu'on amplifie la guerre contre le narcotrafic.
07:23Et pour ça, il faut des moyens matériels.
07:25C'est la communication où vraiment il y a une évolution là-dessus ?
07:27Absolument, on change de dimension.
07:29Vous savez, les narcotrafiquants, ils s'adaptent.
07:30Vous avez aujourd'hui des organisations criminelles avec des moyens colossaux
07:33qui arrivent à infiltrer, y compris les systèmes.
07:37Il faut que la réponse, elle soit à la hauteur.
07:38Donc on adapte nous aussi notre réponse.
07:40On donne des moyens humains et matériels supplémentaires.
07:43On va davantage contrôler en mer les bateaux qui arrivent et qui transportent de la cocaïne.
07:48Il y aura des radars, par exemple, pour permettre un travail plus efficient des forces de sécurité.
07:53On va doter les aéroports de scanners, là aussi,
07:56pour pouvoir détecter les colis qui transportent des stupéfiants.
07:59On crée une brigade nautique au Grand Port de Fort-de-France.
08:02On crée un tribunal judiciaire à Saint-Martin.
08:04Le garde des Sceaux l'annonçait parce qu'il faut aussi que la réponse pénale soit au rendez-vous.
08:09Bref, on agit sur toutes les chaînes de l'action.
08:11Et reconnaissance faciale aussi pour lutter contre le narcotrafic, c'est envisagé ou pas ?
08:15Absolument.
08:16Reconnaissance faciale ou intelligence artificielle.
08:19On va doter notamment la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane de vidéoprotection,
08:23de vidéosurveillance avec des moyens notamment d'intelligence artificielle.
08:29Ils pourraient être beaucoup plus efficaces pour que les enquêteurs puissent voir leur travail facilité.
08:35Naïma Mouchou, vous êtes ministre, vous êtes également soutien à Édouard Philippe pour la présidentielle.
08:39Vous faites partie d'Horizon.
08:41Édouard Philippe, premier candidat pour cette présidentielle à avoir été visé par une opération de désinformation.
08:46En l'occurrence, une campagne pro-russe à propos de son état de santé.
08:50Comment est-ce qu'il a vécu cette opération de désinformation, l'ancien Premier ministre ?
08:54Alors, d'abord, Édouard Philippe va bien, il mène campagne, il continue à sillonner le territoire.
09:00Il est la première victime de cette campagne de désinformation, vous l'avez dit, sans grand étonnement.
09:05Il alerte, nous alertons depuis très longtemps sur ce qui est en train de se passer.
09:09Nous savons que les grands rendez-vous nationaux, les grandes campagnes, notamment nationales, type présidentielle ou législative...
09:16Ça ne vous étonne pas qu'Édouard Philippe soit le premier visé par une campagne de désinformation dans le cadre
09:20de cette campagne ?
09:21Depuis longtemps que ces grandes campagnes nationales seront le grand théâtre de la manipulation.
09:25Et Édouard Philippe est une cible de choix, notamment pour ces réseaux pro-russes.
09:30Il est le candidat le mieux placé pour l'emporter.
09:34Il est donc une cible.
09:36Ça veut dire qu'il est une menace pour Vladimir Poutine ? Il fait peur à Vladimir Poutine, Édouard Philippe
09:42?
09:42Mais de quoi on parle ? On parle d'ingérence étrangère.
09:45Vous avez aujourd'hui un certain nombre d'états ou d'organisations qui veulent déstabiliser les scrutins,
09:50qui veulent influencer le vote des Français et qui diffusent massivement de fausses informations
09:55pour semer le doute et pour essayer de faire pencher la décision.
09:59Il se trouve qu'Édouard Philippe est effectivement une menace pour un certain nombre d'entre eux.
10:04Édouard Philippe, il incarne la démocratie, le respect des règles, l'état de droit
10:09et il a donc une menace pour un certain nombre de ces pays.
10:12Le gouvernement, en tout cas, souhaite durcir les peines pour les personnes diffusant de fausses informations
10:16dans un contexte électoral.
10:17Nous y sommes.
10:18Que peut-on faire, notamment pour des personnes qui agissent depuis l'étranger ?
10:21Est-ce qu'on peut vraiment faire quelque chose ?
10:23Oui, parce que d'abord, nous avons commencé à le faire.
10:25Je suis bien passé pour vous en parler.
10:27J'ai porté un texte en 2018, le premier texte,
10:30qui visait à lutter contre les fake news, précisément,
10:32qui permettait de saisir un juge,
10:35notamment en période électorale,
10:37quand il y a une fausse information diffusée sur un candidat.
10:40À l'époque, je peux vous dire qu'il y avait une levée de bouclier
10:43de tous les partis d'opposition qui criaient à la censure.
10:46Vous voyez que quelques années après,
10:48plus personne ne fait le constat inverse.
10:50Il y a une menace qui pèse sur la démocratie.
10:52Il faut aller plus loin.
10:53C'est ce que fait le texte qui a été présenté par Laurent Nunez,
10:56qui donnera des moyens supplémentaires
10:58pour agir contre les fake news,
11:00pour les supprimer en temps réel
11:02et pour aggraver les peines.
11:03Sur cette question de la censure, il y a des inquiétudes tout de même.
11:06On a notamment un sénateur centriste, Laurent Laffont,
11:09qui a parlé d'ingérence intérieure.
11:11Est-ce que vous craignez vous-même
11:13une forme de désinformation de l'intérieur ?
11:16Absolument pas.
11:16Ce dont on doit se méfier,
11:19ce qui doit nous inquiéter,
11:20c'est ce qui vient de l'extérieur.
11:22Le cadre interne, il est réglé.
11:25La liberté d'expression en France,
11:27elle est large,
11:28ce qui fait de nous d'ailleurs un grand pays.
11:30On peut avoir des débats d'idées,
11:31des débats d'opinion,
11:33dont le respect, bien évidemment,
11:34des troubles à l'ordre public
11:36ou des limites liées au racisme,
11:39aux discriminations.
11:40Le cadre, il est clair.
11:41Ce qui doit aujourd'hui nous rassembler,
11:44et qui doit rassembler notre énergie,
11:46c'est la lutte contre les fake news
11:47qui vont venir d'ailleurs.
11:49je ne sais pas,
11:50un internaute,
11:51un tweetos français
11:52qui relaie, par exemple,
11:54cette campagne de désinformation
11:55dont a été victime Édouard Philippe.
11:57Ça veut dire qu'il doit être condamné,
11:59interpellé,
12:00pour avoir une idée,
12:01justement sur un cas très concret,
12:02ici, vous l'avez vécu.
12:03Oui, vous voyez bien
12:04la difficulté aujourd'hui
12:06qui est la nôtre.
12:07Et c'est pour ça
12:07qu'il faut en amont
12:08se doter de moyens
12:10qui permettent de stopper net
12:11ces fausses informations
12:12parce qu'elles circulent
12:13très très vite.
12:14Une fausse information
12:15circule six fois plus vite
12:16qu'une vraie information.
12:18A partir de là,
12:19je crois que les choses sont dites.
12:20Naïma Mouchou,
12:21ministre des Outre-mer,
12:22soutient également
12:22d'Édouard Philippe
12:23dans cette campagne présidentielle.
12:24Je le rappelle,
12:26il est l'un des candidats
12:27du Bloc central
12:28avec Gabriel Attal,
12:30lequel se désistera
12:31et lequel sera finalement
12:32le candidat pour 2027.
12:35Ça, c'est une rencontre
12:36avec les Français.
12:37C'est les Français
12:37qui choisiront.
12:39Ce que je peux vous dire,
12:39c'est que...
12:40Ce sont les Français
12:41qui choisiront.
12:41Ça veut dire quoi ?
12:43C'est une rencontre.
12:45La présidentielle...
12:46C'est les sondages
12:47qui vont décider ou pas ?
12:48La présidentielle,
12:48en tout cas,
12:49ce n'est pas un concours
12:50de réseaux sociaux,
12:51de petites phrases
12:52ou de slogans.
12:53La présidentielle,
12:54c'est une question simple.
12:55C'est à qui vous voulez confier
12:56le pays pendant cinq ans
12:57pour faire face
12:58à des défis
12:58qui sont immenses.
13:00Crise internationale,
13:01défis de la dette,
13:02poids de l'immigration.
13:04Donc, c'est quelque chose
13:05de sérieux.
13:06Édouard Philippe,
13:07il incarne ça.
13:08Il a cette stature.
13:09D'abord,
13:09il a cette expérience.
13:10Il a été Premier ministre.
13:11Il a plus d'expérience
13:12que Gabriel Attal.
13:13Il a été dans la gestion
13:14de crise.
13:15Il a une histoire
13:17personnelle aussi,
13:17je crois qu'il parle
13:18au français,
13:18dans laquelle il s'identifie.
13:20Son grand-père
13:21était au cœur.
13:23Ses parents étaient
13:25instituteurs.
13:25Il vient d'un milieu
13:26modeste.
13:26Il a réussi par l'école.
13:29Il a été maire
13:30au contact des Français.
13:31Vous voyez,
13:32ça fait un certain nombre
13:32de qualités ou d'atouts
13:33qui font qu'il est
13:35connecté à la population.
13:36on rattache Édouard Philippe
13:37aussi au gilet jaune.
13:38Et sa volonté, oui.
13:40On aura l'occasion
13:41largement dans le cadre
13:41des débats de revenir
13:42sur ce qu'a été
13:43le vrai bilan d'Édouard Philippe
13:45et là aussi de lutter
13:46contre une forme
13:47de désinformation politique
13:48qui s'annonce.
13:49Mais ce que je veux dire,
13:50c'est qu'il est le seul
13:51en capacité de rassembler
13:53parce qu'Édouard Philippe
13:54parle à la France
13:55et aux Français.
13:56Il ne parle pas
13:56à un camp politique
13:57ou à une famille politique.
13:58Ça ne l'intéresse pas.
13:59Il peut parler
13:59aux gilets jaunes,
14:00par exemple.
14:00Il parle à tout le monde
14:01et il doit parler
14:02à tout le monde.
14:02Ce qui l'intéresse,
14:03c'est un projet commun.
14:05C'est essayer de dessiner
14:06un avenir et un destin
14:07pour tous les Français
14:09et pas composés
14:11avec une addition
14:11de partis politiques.
14:12Quand est-ce qu'il faudra
14:13décider qui de Gabriel Attal
14:16ou d'Édouard Philippe
14:16sera candidat pour 2027 ?
14:18C'est la question
14:18qui se pose.
14:19Ça va aller vite.
14:20On est dans la dernière
14:20ligne droite
14:21à moins de neuf mois.
14:22Quand ?
14:22À quel moment
14:23il faudra décider
14:24entre les deux ?
14:24À mon avis,
14:25à mon goût en tout cas,
14:26le plus vite possible.
14:28Ça veut dire concrètement
14:29ça veut dire quoi ?
14:30Dès cet été ?
14:31Dès la rentrée ?
14:31Il y a une bataille
14:33qui s'annonce
14:34contre le Rassemblement National
14:36et contre la France Insoumise.
14:37Donc j'espère
14:39que l'énergie
14:40qui sera déployée
14:42par les candidats
14:42du Bloc Central
14:43très vite,
14:44elle pourra trouver
14:45une réponse
14:46dans un candidat commun.
14:48Il faut qu'on se rassemble,
14:50il faut qu'on rassemble
14:50nos idées,
14:51il faut qu'on rassemble
14:52notre énergie
14:53justement dans la lutte
14:54aussi contre les extrêmes.
14:55Gabriel Attal
14:55doit se désister
14:56au profit d'Édouard Philippe
14:58compte tenu
14:58de ce qu'on observe aujourd'hui ?
15:00Je suis soutien d'Édouard Philippe
15:01mais je ne vous dirai pas l'inverse.
15:02Pour moi,
15:02il est le seul candidat
15:04qui est en capacité
15:05de l'emporter
15:06et donc raisonnablement
15:07en responsabilité,
15:08j'appelle effectivement
15:09les autres candidats
15:09à se rallier
15:10à la candidature d'Édouard Philippe.
15:12Merci beaucoup.
15:13Les autres candidats,
15:13Bruno Le Maire notamment,
15:14alors il n'est pas encore candidat
15:15mais vous avez vu,
15:16il a accordé une longue interview
15:17à la tribune d'Imoche.
15:18Vous l'appelez
15:20à ne pas être candidat ?
15:22Vous venez de le dire,
15:22il n'est pas candidat
15:23mais Bruno Le Maire
15:25qui a des idées,
15:26qui fait des propositions
15:28est le bienvenu aussi
15:29dans cette grande équipe
15:30au service de la France.
15:31Naïma Moutchou,
15:32je rappelle,
15:32vous êtes ministre des Outre-mer.
15:33Merci d'avoir été avec nous
15:35ce matin sur Sud Radio.
15:36Je vous souhaite
15:36une très belle journée.

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