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  • il y a 46 minutes
Avec Alexis Corbière, député de Seine Saint-Denis et co-fondateur de l'Après

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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-05-14##

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News
Transcription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Jacques Cardoze.
00:06Et cet invité politique, c'est vous Alexis Corbière, soyez le bienvenu dans le studio de Sud Radio, bonjour.
00:11Merci, bonjour, bonjour à tous.
00:12Alors vous êtes, je le disais tout à l'heure, vous êtes rapporteur de la commission d'enquête parlementaire sur
00:16la sécurisation des musées.
00:18On va donc parler dans cette interview de plein de choses, vous êtes venu en plus avec de la documentation.
00:23Mais auparavant, permettez-moi deux petites questions d'actualité très rapidement.
00:26Vous avez peut-être entendu à l'instant la chronique de Noémie Allioua sur à nouveau l'affaire Master Poulet,
00:33ou l'affaire des crouspies de ces poulets qui posent problème parce qu'on vient de découvrir qu'il y
00:39avait un certain nombre de viandes avariées
00:41dans cette affaire qui déchire la gauche.
00:44Je suis désolé de vous faire intervenir là-dessus.
00:47C'est un peu avec le sourire, mais c'est vrai qu'il y a une fracture de la gauche.
00:51Vous vous situez où ? Vous êtes du côté de Karim Bouhamran qui voulait intervenir.
00:56Vous me tendez la perche sur ce qui est fondamental aujourd'hui, là, dans mon engagement.
01:00Moi, je suis un unitaire, je suis pour que la gauche se rassemble à l'élection présidentielle.
01:04Et il y a des sujets fondamentaux sur lesquels on peut discuter.
01:07Si on s'engueule sur le poulet, ça ne va pas.
01:08Ceci dit, plus sérieusement...
01:09Oui, mais ça dit quelque chose, cette affaire.
01:11Non, mais sans faire le normand.
01:11Je n'ai rien contre les normands, mais vous savez ce qui...
01:14La question de la malbouffe, c'est un vrai sujet.
01:17Oui.
01:17Donc il avait raison Karim Bouhamran ou pas ?
01:19Moi, j'ai des enfants, des jeunes qui me disent que ce n'est pas cher.
01:22Ok, mais on peut quand même avoir un point de vue qui dit, attention, on n'a pas non plus
01:24sous prétexte qu'il y a la crise de faire manger des produits qui sont de mauvaise qualité.
01:29Donc on peut comprendre que le maire d'une commune dise, attention, moi je préfère qu'il y ait quand
01:33même de la nourriture de qualité.
01:35Mais à l'inverse, je dois dire que M. Bouhamran se mettait en scène avec des vidéos, expliquant un petit
01:40peu de manière assez viriliste qu'on allait voir ce qu'on allait voir et qu'il allait interdire cet
01:45établissement, en a rajouté.
01:46Ce que je veux dire, c'est qu'au-delà du fond, il y avait un côté un peu, comment
01:50dirais-je, les pleins pouvoirs du maire qui va interdire, qui a fait une caisse de résonance médiatique.
01:55Donc voilà, surtout, franchement, comme vous l'avez dit, s'engueuler aujourd'hui, faire les gauches irréconciliables au nom du
02:03poulet, c'est pas très sérieux au vu des préoccupations des Français.
02:06Alors autre préoccupation des Français ce matin, même si ça va mieux depuis les déclarations de la ministre de la
02:12Santé hier, qui nous dit a priori, je parle de l'antavirus, a priori, pas question de porter des masques
02:17ce matin.
02:18Est-ce que vous, qui êtes dans les arcanes du pouvoir, une question, est-ce que la France est prête
02:26si on devait ressortir les masques, est-ce que ça vous inquiète ou pas ?
02:29Je l'espère, mais là encore, je suis un député d'opposition, je ne suis pas dans les arcanes du
02:33pouvoir.
02:34Ce que je vois, c'est que madame la ministre a vanté notamment le fait qu'à l'hôpital Cochin,
02:38c'est un hôpital parisien, nous accueillons les gens qui sont actuellement sous surveillance.
02:42Et moi, j'ai envie de dire au passage, parce que c'est un sujet, attention, l'hôpital Cochin, il
02:46est prévu prochainement qu'il soit fermé.
02:47On a fermé 5 000 lits. Donc ce que je veux dire, c'est qu'on ne peut pas à
02:50la fois applaudir et dire aujourd'hui, bravo, nous dit la ministre de la Santé, elle a bien raison,
02:54notre système hospitalier est en train d'accueillir des gens et de nos concitoyens qui sont en difficulté, mais ne
02:59pas voir qu'il y a une réduction de notre service public de santé,
03:02alors que l'antavirus, sans être trop technique ce matin, c'est les zoonoses, c'est-à-dire des maladies
03:09transmises par des animaux,
03:11qui est un élément aussi de conséquence des phénomènes d'évolution climatique aujourd'hui.
03:15Donc il faut avoir une réflexion d'ensemble. Il y aura d'autres épidémies possibles ou d'autres circulations de
03:20ce type de virus dans les années qui viennent.
03:22Quelle réflexion on a à long terme, au niveau national ou international, pour faire face à ça ?
03:26Et là, j'ai l'impression qu'on n'a rien appris de la crise du Covid.
03:29Moi, je veux bien me rassurer sur le fait qu'au niveau des masques, on est prêt.
03:32Je connaissais beaucoup de petites entreprises qui s'étaient montées suite à la crise du Covid pour fabriquer des masques,
03:36qui depuis ont fermé parce qu'il n'y avait plus de commandes publiques.
03:38J'aimerais être sûr qu'on les fabrique en France.
03:41Bon, voilà où j'en suis.
03:42Mais défendons notre hôpital public et comprenons que c'est aussi les dérèglements climatiques qui sont vecteurs d'accélération de
03:48ce type de virus.
03:49Absolument, point de vigilance sur cette question.
03:52Et vous avez raison, les zoonoses vont se développer sur ce point.
03:54Les experts sont assez clairs.
03:56Alors, abordons l'un des nombreux sujets.
03:58On parlera politique, justement, et de la gauche juste après.
04:01Mais d'abord, vous êtes, je l'ai dit, rapporteur de cette commission sur la sécurisation des musées.
04:08Qu'est-ce que vous pouvez nous dire ce matin ?
04:11Quelle serait la première décision à prendre à la suite de votre enquête et de ce rapport ?
04:16Alors, indiscutablement, il faut des moyens.
04:19C'est peut-être facile de dire ça, mais il y a eu des conséquences de politique publique
04:22qui ont amené à ce que les établissements aujourd'hui, les musées, n'ont plus tellement de visibilité
04:26pour pouvoir investir, parfois, pour des éléments de sûreté, des établissements, des musées.
04:32Qu'est-ce que je suis en train de dire ?
04:33C'est qu'aujourd'hui, on a une évolution, notamment des cambriolages.
04:35Ce n'est pas qu'il y a plus de vols dans les musées, mais ils se modifient.
04:38C'est souvent sous forme de braquage.
04:40Alors, évidemment, le point de départ de la commission, c'est le musée du Louvre.
04:42Mais vous savez, il y a eu le musée Jacques Chirac en Corrèze.
04:44Il y a eu Parelmon, il y a eu Cognac Gé.
04:47Il y a eu beaucoup de cambriolages où les cambrioleurs ne volent plus tellement des œuvres d'art
04:50pour la beauté de l'œuvre, mais des matières, parce que le prix de l'or a augmenté,
04:54parce que, notamment, il y a de la pourcelaine chinoise qui a aussi beaucoup de valeur sur le marché mondial.
04:58Bref, et nos établissements, ils n'ont pas toujours les moyens.
05:00Alors, priorité, donner des moyens.
05:02Nous, on propose, Rachida Dati avait dit, un fonds de sûreté de 30 millions sur 3 ans.
05:07Moi, je suis plutôt d'accord avec le président de la commission de culture qui dit 50 millions par an.
05:11Ça permettrait d'aider.
05:13Mais d'aider comment ?
05:14Parce que là, ce sont des chiffres, je ne suis pas sûr que les auditeurs comprennent,
05:17mais ça veut dire quoi exactement, par exemple ?
05:19Notamment aujourd'hui, quand vous avez des cyberattaques de données les moyens,
05:22à ce que, techniquement, il y ait, au niveau des établissements,
05:25des techniciens qui puissent faire face à ce que les sites ne se fassent pas voler des données,
05:29à ce que les plans de vidéosurveillance soient véritablement de qualité.
05:33Moi, on a découvert, c'est une des enquêtes du ministère de la Culture,
05:36que seulement 23% des musées, il y a 1218 musées de France, c'est de ça dont je parle,
05:40616 avaient répondu à une enquête du ministère de la Culture,
05:43et seulement 23% ont un plan, on va dire, de sûreté des établissements.
05:48Il y a des établissements, on n'y a pas vraiment réfléchi,
05:51il n'y a pas beaucoup de moyens qui sont donnés.
05:53Et puis, je voudrais insister sur les personnels, ils sont la clé de tout.
05:57Ça a été un problème concernant l'affaire du Louvre ?
06:00Premièrement, on est passé, je tiens à le rappeler, je vais terminer sur le Louvre,
06:03depuis 2012, de 3776 gardiens dans les musées à 3100, ça a réduit,
06:08alors que le Louvre, c'est 9 millions de visiteurs, ça a cessé d'augmenter.
06:10Et qu'est-ce qui s'est passé, pour terminer sur le Louvre ?
06:12C'est que le problème du Louvre, c'est qu'en plus, on avait un schéma directeur de sécurité
06:17proposé depuis 2021 par le prédécesseur Mme Descartes,
06:19on a perdu deux ans et deux ans et demi, sans doute,
06:22parce qu'il y avait la volonté d'avancer vers un autre grand projet
06:24qui s'appelle Louvre Renaissance, voulu par Emmanuel Macron,
06:27qui ferait passer le musée à 12 à 15 millions de visiteurs dans les années prochaines,
06:31que la présidente directrice, Mme Descartes, était plus obsédée
06:35par la volonté de plaire, complaire au président de la République
06:37qu'avancer sur la sécurité du musée, et ce qui a amené...
06:41Elle avait prévenu, elle, en plus, sur les questions de sécurité.
06:43Je ne crois pas, c'est ce qu'elle a dit devant les commissions,
06:45mais moi, j'ai des éléments qu'on a perdus 20 à 27 mois
06:48sur des travaux qui étaient préparés, et je pense que...
06:50Ce que vous nous dites ce matin, c'est quand même que les éléments étaient connus.
06:53Ah ben, ça, il y a eu deux rapports, ça, c'est la presse qui l'a dit.
06:55Moi, le célèbre rapport Van Cleef et Harper, ça avait été demandé...
06:58Mais je fais plus confiance à votre rapport.
07:00Non, non, mais c'est validé, vous savez, la presse travaille bien aussi,
07:02je n'ai pas de problème avec ça.
07:03Qu'est-ce que c'est que je propose, notamment sur les grands établissements,
07:06et peut-être qu'on abordera un autre sujet, ce qui fera écho,
07:09c'est qu'on cesse les nominations par le président de la République,
07:12c'est l'article 13 de la Constitution.
07:13Ça, c'est l'une de vos propositions fortes.
07:15Oui, que ce soit les conseils d'administration qui nomment
07:18les présidents directeurs de ces musées, et pas le président de la République,
07:21parce que ça amène, si c'est le président de la République
07:22qui nomme tel ou tel président du Louvre,
07:24évidemment, le président du Louvre veut d'abord satisfaire
07:26aux grands gestes présidentiels de son quinquennat.
07:29Ça n'empêcherait pas forcément le directeur du Louvre
07:31de plaire au président de la République ?
07:33Mais cher M. Cardoz, oui, ça n'empêcherait pas,
07:35mais si c'est le conseil d'administration,
07:37avec notamment des représentants du personnel qui sont là,
07:39le président est plus à l'écoute de son conseil d'administration.
07:41Et moi, j'ai vu pendant mes cinq mois d'enquête
07:43que ce sont des chambres d'enregistrement aujourd'hui,
07:45ces conseils d'administration,
07:46que le président du Louvre rend directement des comptes
07:48au président de la République,
07:49et même le ministre de tutelle de la Culture,
07:51il voit passer les points,
07:52et ce n'est pas vraiment lui qui décide.
07:54Moi, je considère qu'il y a là quelque chose qui est fondamental.
07:57Il faut re-républicaniser, j'ai envie de dire.
07:59Je prends un exemple, ce qui m'a amusé,
08:01moi je suis un républicain jusqu'au bout des angles,
08:02en Espagne, en Grande-Bretagne,
08:04où c'est des monarchies constitutionnelles,
08:06eh bien, le British Museum, le musée du Prado,
08:08c'est les conseils d'administration,
08:09c'est plus collectif qu'en France, ça ne passe pas.
08:12Franchement, le président de la République,
08:13il n'a autre chose à faire que nommer les directeurs d'État
08:14et nommer les directeurs de musée.
08:16Donc, ça aussi, c'est une mesure qui crée un cercle vertueux
08:19d'écoute au niveau de nos établissements.
08:20Alors, également, dans ce que vous demandez,
08:22on a entendu vous demander beaucoup plus de moyens
08:27pour les 1200 musées de France,
08:29d'éviter aussi d'avoir recours aux contractuels,
08:31d'améliorer l'attractivité de ces métiers.
08:3431% dans les musées parisiens sont des contractuels,
08:36des personnels.
08:37On confise qu'on a de plus précieux
08:39à des travailleurs qui sont les plus mal payés.
08:411400, 1600 euros.
08:42Avec des gens assez âgés aujourd'hui,
08:43plus de 50 ans, 50% à plus de 50 ans.
08:46Donc, c'est des métiers qui sont fatigants.
08:48Il faut travailler à la formation,
08:49il faut créer aussi du mouvement au cours de la profession.
08:53Si vous voulez, on est attaché au musée.
08:54Et puis, c'est une richesse française.
08:56Mais bien sûr, vous avez vu,
08:57quand le cambriolage du Louvre,
08:58on en a parlé dans le monde entier,
08:59Georges Clounet l'a commenté.
09:00Les Français se sont sentis blessés par ça.
09:02Parce qu'on est un pays très politique,
09:03où on aime l'histoire.
09:04Donc, ce que vous nous dites,
09:05c'est qu'il faut savoir aussi protéger notre patrimoine.
09:07C'est une façon de protéger notre patrimoine.
09:09Voilà, il faut savoir protéger nos patrimoines.
09:11Il y a des nouvelles menaces aujourd'hui qui ont lieu,
09:12de nouveaux types d'attaques.
09:14Les directeurs des musées sont des gens formidables.
09:16Si on ne leur donne pas les moyens de faire face,
09:17qu'est-ce que c'est que j'ai vu aussi ?
09:18C'est qu'ils ont retiré certaines œuvres,
09:21suite au cambriolage du Louvre,
09:22qui sont dans des coffres.
09:22Parce qu'ils se disent,
09:23moi, je n'ai pas les moyens d'assurer la sûreté.
09:24On m'a dit que c'était ça,
09:26à partir du moment où on a explosé,
09:26je retire.
09:27Et ça, pour vous, pour moi,
09:28pour ceux qui visitent les musées,
09:29c'est vraiment dommage.
09:30Et par capillarité,
09:31vous proposez également
09:32que les nominations des directeurs de théâtre nationaux
09:34ne soient plus à la main du président de la République.
09:36Pour quelle raison ?
09:36Des musées nationaux.
09:37Ah, des musées nationaux.
09:38Parce que je veux ce cercle vertueux,
09:40ça n'est pas normal
09:41qu'il y ait une espèce de monarchie présidentielle
09:43qui fait que,
09:44pour quelle raison,
09:45quand on vote pour quelqu'un,
09:46vous, moi, ceux qui nous écoutent,
09:47honnêtement,
09:48est-ce que le président a les compétences
09:49de nommer un directeur de musée ?
09:50Il a autre chose à faire.
09:52Et puis, si c'est au niveau du Conseil d'Alice...
09:53Ça ne devrait pas être politique, en fait.
09:54C'est ce que vous nous dites.
09:55C'est que ça appartient...
09:56Moi, je propose qu'il y ait des candidats
09:57qui ont lieu sur la base d'un projet
09:59et, en fonction de ce qu'il y a de mieux,
10:00de la vision.
10:01Je suis incapable de vous dire
10:02pour quelles raisons
10:03Mme Descartes,
10:04c'était l'ancienne directrice
10:05qui aura été remplacée,
10:06c'est le seul monsieur Léribot
10:07qui était à la direction
10:08des Châteaudrasse a été choisi.
10:09Je le connais,
10:10c'est un homme compétent,
10:10mais sur la base de quel projet ?
10:12Je n'en sais rien.
10:13Pourquoi ?
10:13Et ça, ce n'est pas transparent
10:14aujourd'hui, par exemple,
10:15parce qu'on pourrait imaginer
10:16que ce soit retransmis.
10:18Pourquoi pas ?
10:18Il y ait plusieurs candidats,
10:20qu'il y ait des projets.
10:21Avec un vrai projet.
10:21Moi, je propose que
10:22les commissions parlementaires
10:23soient sollicités.
10:24Je propose qu'il y ait
10:25deux parlementaires
10:25au sein des conseils d'administration
10:26de la clarté pour qu'on dise
10:28voilà, M. Cardoz est candidat,
10:30M. Corbière est candidat,
10:30moi j'ai tel projet,
10:31vous avez celui-là.
10:32Et puis après, on se dit
10:32voilà, vous êtes choisis
10:33parce que vous avez une vision
10:34qui intègre en plus
10:36la question de la sûreté.
10:37Parce qu'elle était très secondaire,
10:39cette question-là.
10:39Souvent, c'était la fréquentation
10:41qui était jugée comme un critère.
10:42Fréquentation avec souvent le projet,
10:43en plus, on va augmenter
10:44le prix d'entrée
10:45pour pouvoir faire des recettes,
10:47notamment pour porter des projets
10:48comme l'ouvre au renaissance.
10:49Moi, je suis pour une vision
10:50beaucoup plus collégiale,
10:51collective et qui intègre
10:53la défense de notre patrimoine.
10:54Et ça doit vous amuser également
10:55lorsqu'on fait le parallèle
10:56avec la commission d'enquête
10:57sur l'audiovisuel public
10:58et les conflits d'intérêts
10:59puisque l'une des propositions
11:00de Charles Aloncle,
11:01votre collègue rapporteur,
11:02si je puis dire,
11:04lui, il préconise la nomination
11:06des dirigeants de l'audiovisuel public
11:07par l'Elysée
11:08mais avec contrôle du Parlement.
11:09C'est exactement ce que vous venez
11:10de nous dire sur les musées.
11:11Non, non, non.
11:12Lui, il y a des accords
11:14sur le coup, c'est piquant.
11:15C'est que lui,
11:15il va dans le sens inverse
11:16de ce que je propose.
11:17Lui, il propose de revenir
11:18avant 2013, je crois,
11:19et que ce soit en dernière analyse,
11:21ce n'est plus le cas aujourd'hui,
11:22que le président de la République
11:23nomme celui qui serait
11:26le PDG de France Télévisions.
11:28Mais ça va dans le même sens.
11:29C'est l'idée d'une transparence
11:30avec un contrôle par le Parlement.
11:32Non, non, non.
11:32Mais là, il y a de la transparence
11:33au niveau de l'ARCOM,
11:34c'est collectif.
11:35À l'heure actuelle,
11:36il y a un vote qui a lieu.
11:37Tout le monde voit bien
11:38qu'un service public,
11:40ce n'est pas la même chose
11:40qu'une télé publique,
11:42ce n'est pas la même chose
11:42qu'une télé d'État.
11:43Franchement,
11:44ceux qui nous écoutent
11:44ne sont pas des naïfs.
11:45Si c'est le président de la République
11:47qui nomme celui
11:48qui est le directeur
11:49de France Télévisions,
11:50il y aura un lien politique
11:51très fort et de dépendance possible.
11:53Il ne faut pas jouer avec ça.
11:54Je pense que nous avons besoin,
11:55et par ailleurs,
11:56les Français,
11:57puisqu'on parle de ça,
11:58plébiscitent malgré tout
11:58les médias publics,
12:0030% de part d'audience.
12:01Bon, qu'il y ait de la gabegie
12:03là-dedans, je veux bien,
12:04mais il y en a partout aussi.
12:04Et des conflits d'intérêts.
12:10Les salaires mirobolons
12:11qu'il y a au sein
12:12des services publics,
12:12c'est beaucoup plus important
12:13à TF1, à M6, etc.
12:15Je n'ai pas entendu
12:15M. Alloncle demander
12:16dans les entreprises
12:17qu'il n'y ait pas d'écart de salaire.
12:18Mais c'est dans le privé.
12:19Quand moi je propose ça...
12:20Oui, mais alors,
12:20attendez, c'est dans le privé.
12:21Alors, quand c'est dans le public...
12:23Ah non, mais parce que le public,
12:24c'est l'argent des Français.
12:25Oui, mais il n'est pas particulièrement...
12:26Je vous signale que nombre de médias
12:28aussi perçoivent des aides publiques.
12:30Mais je ne vois pas
12:30où est le problème.
12:31Ça n'est pas vrai
12:32que le salaire
12:33de la présidente
12:33de France Télévisions,
12:34qu'il y a un écart de 1 à 7
12:36par rapport au salaire moyen
12:37de l'entreprise,
12:38à TF1, c'est 1 à 28.
12:39Donc, ce n'est pas ça le problème.
12:41Alors, on a beaucoup de questions
12:42et malheureusement...
12:43Après, si il y a du gaspillage,
12:43combattons-les.
12:44Oui, oui, bien sûr.
12:45Alors, à propos de gaspillage,
12:46justement, passons au carburant
12:47qui intéresse beaucoup
12:48les auditeurs.
12:49Depuis le début du conflit en Iran,
12:51les recettes fiscales
12:52de la vente de carburant
12:53sont en retrait
12:54de 105 millions d'euros
12:55selon Matignon.
12:57Qu'est-ce que vous,
12:58vous demandez une mission flash
13:00ou une commission d'enquête
13:01également sur,
13:03plus généralement,
13:03la question des super-profits ?
13:05Oui, il y a un sujet
13:06qui est que le groupe Total
13:07a réalisé pour le premier semestre
13:09des super-profits
13:10de l'ordre de près
13:11de 5 milliards d'euros.
13:12Vous, moi,
13:13tous ceux qui nous écoutent
13:14et ce matin,
13:14on va aller à la pompe,
13:15il est hors de question
13:16qu'il y ait des profiteurs de guerre.
13:17C'est-à-dire qu'il y a un effet d'aubaine
13:18pour des grands groupes comme ça.
13:19Donc, le 17 juin,
13:20je crois que c'est...
13:21Il sera auditionné
13:22par la commission des finances
13:23M. Pouyanné.
13:24Absolument.
13:24Vous venez de nous expliquer
13:25parce qu'en plus,
13:26M. Lecornu est monté au créneau,
13:27mais il paye des impôts en France.
13:29Mais vous pensez
13:29qu'il y a des profiteurs ?
13:30Mais oui, oui.
13:31Du moins, il faut le savoir.
13:32Mais qui ?
13:33Je vous ai dit.
13:34Attendez,
13:35leur profit a augmenté par rapport...
13:36Total fait la plupart
13:37de son bénéfice
13:38et de son chiffre d'affaires
13:39à l'étranger.
13:40Et pas forcément
13:41dans la distribution.
13:42Je ne veux pas vous piquer,
13:42mais là, vous récitez bien
13:43ce que dit Pouyanné.
13:44Qu'est-ce que ça veut dire ?
13:45Est-ce que vous avez vu le système ?
13:46Et ça, j'aimerais que M. Pouyanné
13:47s'explique devant la commission des finances
13:48si ce que je dis est vrai ou pas
13:50parce que c'est ce que nous dit la presse.
13:51Il nous dit
13:51je fais des profits à l'étranger.
13:52Qu'est-ce qu'ils font ?
13:53La Suisse,
13:54la filiale suisse de Total
13:56achète notamment du carburant
13:57et le revend à la filiale française.
14:00Donc, vous dites
14:00qu'il fait des profits à l'étranger.
14:02C'est-à-dire qu'en fait,
14:03il y a un effet d'aubaine
14:03où c'est Total Suisse
14:05qui fait des profits
14:06parce qu'évidemment,
14:07il revend beaucoup plus cher
14:08à sa filiale française.
14:09Bon, il fait des profits en Suisse
14:10où la fiscalité est moins importante.
14:12Donc, il y a des jeux de vente
14:13et d'achat
14:13entre différentes filiales
14:15pour éviter les impôts.
14:17Pour éviter les impôts, monsieur.
14:18Évidemment.
14:19Vous croyez que Total
14:20qui a 35 000 salariés en France
14:21ne réalise aucun profit,
14:23que c'est des généraux donateurs ?
14:24Un milliard sur les 6 ou 5
14:26qui sont annoncés depuis le début de l'année.
14:27Eh bien, ça n'est pas normal
14:27qu'ils ne payent pas assez d'impôts
14:29et qu'ils arrivent comme ça
14:29à éviter d'ailleurs
14:30les dispositifs aujourd'hui fiscaux
14:33qui devraient leur permettre
14:33de, en plus,
14:35participer à des impôts
14:36sur les surprofits.
14:37Il y a là quelque chose
14:41Je l'ai dit de manière rapide
14:42mais il nous dit
14:43qu'il paye 2 milliards d'impôts en France.
14:44Non.
14:45Ce que nous dit monsieur Lecornu,
14:47il reprend là le discours
14:48de monsieur Pouillet,
14:48le discours de Total,
14:49c'est qu'il paye des cotisations
14:51sur ses salariés.
14:53Mais c'est la moindre des choses.
14:54Ça, ce n'est pas des impôts
14:55de surprofit.
14:56Ici, à Sudradeau,
14:57vous payez aussi des cotisations.
14:59Et les impôts que vous payez,
15:00c'est encore autre chose.
15:01Donc là, ils sont en train
15:02de nous prendre pour des gogos.
15:04Dans un moment où ça coûte...
15:05Et vous voulez en savoir plus
15:05avec une commission d'enquête
15:07que vous pourriez réclamer
15:09un rentré ?
15:10Non mais là, déjà,
15:10il y a le 17 juin
15:11une audition à l'Assemblée nationale,
15:13monsieur Pouillanet,
15:13qui devra rendre des comptes
15:14à la représentation nationale
15:15et pour qu'on y voit clair.
15:16Autre sujet, la primaire.
15:18Est-ce qu'elle aura lieu,
15:18cette primaire ?
15:19Je le souhaite,
15:19mais bien sûr.
15:20Attendez, vous avez fait une réunion
15:21il y a 10 jours
15:22et en fait, il n'en est rien sorti.
15:23Pourquoi vous dites ça ?
15:24Il y a eu un meeting
15:25qui a eu lieu à la Bellevilloise
15:26où il y avait du monde
15:27où nous avons réaffirmé...
15:28Vous avez décidé d'une primaire ?
15:28Oui, on avance.
15:30Ce n'est pas parce que...
15:31Qu'est-ce que c'est
15:31qui est en train de se passer ?
15:32Vous avez un homme
15:32qui est aussi à la primaire
15:33qui s'appelle François Hollande.
15:34Un homme dont,
15:35si je puis dire,
15:36son nom, son action
15:37est quand même vouée
15:37à certains échecs de la gauche
15:38qui a fait une déclaration
15:39il y a quelques jours
15:40en disant,
15:41suite au débat
15:41qu'il y a eu au sein
15:42du Parti Socialiste
15:43à ce que dit M. Vallaud,
15:45M. Hollande a dit
15:46qu'il n'y aura plus de primaire.
15:47Ce n'est pas parce que
15:47M. Hollande a parlé
15:48qu'a fait les gros yeux
15:49que ça va s'arrêter.
15:50Oui, mais tout le monde
15:50ne la soutient pas
15:51au sein du Parti Socialiste.
15:52Oui, mais vous savez,
15:52tout le monde n'écoute pas
15:53celui de radio,
15:53tout le monde n'est pas d'accord
15:54avec moi, c'est la vie.
15:55Là, on a un peu l'impression
15:56que c'est une fracture incroyable
15:57au sein de la gauche quand même.
15:59Mais revenons à l'essentiel
15:59parce que les gens
16:00s'en fichent un peu.
16:01Non, non, les gens ne s'en fichent pas.
16:03La question, la méthode,
16:04elle est d'abord
16:05quel est l'objectif ?
16:06Moi, ce que je crois,
16:06moi, je suis un homme de gauche.
16:08Je pense que cette fois-ci,
16:10nous avons une possibilité,
16:11ce que je combats,
16:12d'une élection de l'extrême droite
16:13à l'occasion de la prochaine
16:14élection présidentielle.
16:16C'est un vrai danger.
16:16Si nous y allons diviser,
16:18nous risquons de perdre.
16:19Nous risquons déjà
16:19de ne pas être au second tour.
16:21Et si nous sommes sur une stratégie
16:22qui n'est pas délibérée collectivement,
16:24on risque d'être en plus
16:25ceux qui permettent
16:26l'élection de l'extrême droite.
16:27Quel est l'espace
16:28entre Jean-Luc Mélenchon
16:29qui va forcément faire
16:30entre 10 et 15 %,
16:31François Hollande
16:32qui pourrait se lancer,
16:34Dominique de Villepin
16:34qui est quand même dans la place
16:35dont on ne sait pas très bien ?
16:36Je vous informe d'un truc,
16:37Dominique de Villepin,
16:38ce n'est pas la gauche.
16:39Oui, ah bon ?
16:40Non, Dominique de Villepin...
16:42Il est difficile à identifier
16:44et à caractériser, non ?
16:45Certes, mais j'ai du respect
16:45pour M. de Villepin.
16:46Il ne peut pas prendre
16:47des voix de gauche ?
16:48Je n'en sais rien.
16:49Et Ruffin ?
16:50Et Ruffin qui pourrait être
16:51candidat également.
16:52Oui, alors organisons
16:53une possibilité collective
16:54de délibérer
16:55sur quel programme.
16:56On avance là-dessus.
16:57Et j'oubliais Glucksmann, bien sûr.
16:58Telle ou telle incarnation.
16:59Qu'est-ce que c'est qu'on veut ?
17:00Créer les conditions.
17:01D'abord, de répondre
17:01aux préoccupations des Français.
17:03Il faut que la gauche,
17:03elle parle social.
17:04Elle parle salaire.
17:05Qu'elle défend les services publics.
17:07Que notamment,
17:07elle soit plus démocratique
17:08sur des révisions institutionnelles.
17:10En finir avec,
17:11on vient d'en parler,
17:12cette monarchie présidentielle.
17:13Ce programme,
17:14on l'a fait en 2024.
17:15Ça s'appelait
17:15le Nouveau Front Populaire.
17:16On a fait 9 millions de voix.
17:17On est arrivé en tête.
17:18Ce qu'on a fait
17:19aux élections législatives,
17:20on doit pouvoir le refaire
17:21aux élections présidentielles.
17:22La seule méthode démocratique
17:23aujourd'hui que je vois,
17:24c'est cette primaire.
17:25Il y a actuellement des gens
17:26qui se sont déclarés candidats.
17:27On est au mois de mai.
17:29Vous verrez,
17:29quand on va s'approcher
17:31à la fin de l'année,
17:32la réalité.
17:33Peut-être que des gens
17:33qui sont candidats
17:34ne le seront plus.
17:35Je plaide pour l'unité.
17:36Sinon,
17:37nous risquons de perdre.
17:38On arrive à la fin
17:39de cet entretien.
17:39Mais juste une petite question
17:41parce que c'est l'actualité
17:42pour finir.
17:43On a entendu
17:43cette hypothèse avancée
17:45par un journaliste
17:46de Paris Match
17:46qui sort un bouquin
17:48sur l'explication
17:50de la fameuse baffe,
17:52l'affaire de la gifle
17:53de Brigitte Macron
17:54et Emmanuel Macron.
17:55Ça s'était passé à Hanoï
17:56et tout le monde
17:56se souvient de cette image.
17:58Il avance l'hypothèse
17:59d'un échange
18:01de textos
18:03avec une actrice iranienne.
18:05Peu importe.
18:06Je n'ai pas envie
18:07de vous poser la question
18:07sur ce...
18:08Attendez, attendez.
18:09Juste une chose.
18:10Est-ce qu'on doit tout savoir
18:11de la vie privée
18:12d'un président de la République ?
18:13Moi, je suis d'accord
18:14avec Mme de Gouac
18:15qui dit ça tout à l'heure.
18:16Regardez par le trou
18:16de la serrure
18:17de la chambre du monarque
18:18pour savoir
18:19qui couche avec qui,
18:20honnêtement,
18:20ça ne m'intéresse pas.
18:21Et je rêve
18:23d'une société politique
18:25où, pardon,
18:25de la vulgarité,
18:26on s'en fiche,
18:27on s'en fout.
18:29Ça, ça vend du papier.
18:31Fondamentalement,
18:32moi, je m'intéresse
18:33à la politique,
18:33les idées,
18:34le programme,
18:34savoir quel type
18:35de relation.
18:36Est-ce que Mme Macron...
18:38Etc.
18:39Bon, franchement,
18:39en plus,
18:40on sait très bien
18:41qu'on n'en sait rien
18:42en réalité.
18:43Pour le moment,
18:43on ne le sait pas.
18:44Un dernier mot,
18:45Samuel Paty,
18:46ce film qui sort actuellement,
18:48vous, l'ancien prof d'histoire,
18:49est-ce que vous irez voir
18:50ce film dont on parle ?
18:51Bien sûr.
18:52Alors, j'irai le voir.
18:53Moi, j'ai été prof d'histoire
18:54pendant 22 ans.
18:55Je veux dire,
18:56je me sens,
18:57comme beaucoup les Français,
18:57mais particulièrement touchés
18:59par cette tragédie.
19:01J'ai lu des critiques
19:02qui montrent
19:03que c'est une mécanique
19:03assez bien faite
19:05dans le film
19:05qui montre tout ça.
19:07Et je pense qu'il faut,
19:08là, même si on est
19:08un jour férié,
19:09penser à tous nos enseignants
19:10aujourd'hui
19:11qui font un travail difficile,
19:13nécessaire, indispensable,
19:14l'expression,
19:15la liberté d'expression,
19:16l'enseignement qui est là,
19:17faire face parfois
19:19à des élèves,
19:20mais c'est ça
19:20qu'il y a de passionnant,
19:21qui sont traversés
19:22par beaucoup d'idées.
19:24Et le rôle de l'école publique,
19:25c'est de convaincre
19:26que pour faire société,
19:27on doit pouvoir
19:27la liberté d'expression,
19:29la liberté de critique.
19:30Voilà.
19:31Et Samuel Paty
19:32est un de nos héros.
19:33Merci infiniment,
19:34Alexis Corbiard,
19:35d'avoir été l'invité
19:36de cette matinale
19:37de Sud Radio ce matin.
19:39Je rappelle que
19:40vous êtes ex-membre
19:41de la France Insoumise
19:42et cofondateur
19:44du mouvement
19:44L'après.
19:45Voilà,
19:45l'Alliance pour la République
19:46écologique et sociale
19:47L'après
19:48avec Clémentine Autain
19:49et d'autres amis.
19:50Et vous reviendrez,
19:51bien entendu,
19:51pour commenter
19:52cette possible primaire
19:53au sein de la gauche
19:54que vous appelez
19:55de vos voeux.
19:56Dans un instant,
19:57ce sera l'heure
19:57du grand débrief.
19:58Et puis tout à l'heure,
19:59bien entendu,
19:59la vérité en face,
20:01on parlera
20:02de ces maires
20:03qui sont condamnées
20:04lorsqu'ils marient
20:05des personnes
20:07qui sont obligées,
20:08contraintes
20:08de quitter
20:09le territoire français.
20:10Un OQTF marié,
20:12l'ancien maire condamné.
20:13L'État français
20:14est-il impuissant ?
20:15Cela fait partie
20:15de nos questions
20:16ce matin
20:16sur Sud Radio.
20:17Mais dans un instant,
20:18surtout,
20:18c'est l'heure
20:19du grand débrief.
20:20Merci Alexis Corbiens.
20:21Merci.
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