- il y a 5 minutes
Avec Robert Ménard, maire de Béziers et auteur de "Lettre à Clara" (Éditions Télémaque)
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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-05-07##
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NewsTranscription
00:01Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili.
00:07Jean-François Aquili, votre invité politique ce matin, c'est Robert Ménard, le maire de Béziers.
00:13Puis je le rappelle, tiens, au passage aussi, auteur de la lettre à Clara aux éditions Télémac.
00:17Bonjour Robert Ménard.
00:19Bonjour.
00:19Sommes-nous chez Ubu Roy ?
00:22Vous comparaîtrez donc le 30 septembre prochain devant le tribunal judiciaire de Montpellier
00:27pour avoir refusé, c'était en 2023, de marier un Algérien sous OQTF à une ressortissante française.
00:34Que dites-vous ce matin ? Il y a une date de tribunal, de procès maintenant.
00:37Est-ce que ce pays marche à l'envers ?
00:39Il marche sur la tête.
00:41Enfin, écoutez, je suis maire.
00:46Normalement, je fais ce qu'un maire fait et je marie des gens tout le temps.
00:51Là, je me retrouve face à quelqu'un qui, un, est connu déforablement des services de police.
00:56Vous savez, comme on dit, en l'occurrence, il a été condamné à la prison avec sursis pour vol avec
01:00violence en réunion.
01:02Il est en situation illégale.
01:04Il fait l'objet d'une OQTF, ce que vous voulez dire, ça s'appelle une obligation de quitter le
01:09territoire.
01:10Il y a le mot obligation.
01:11Ce n'est pas moi qui la délivre.
01:13C'est l'État, c'est les services.
01:14Le club que vous deviez marier n'aurait pas dû être là.
01:17Je n'aurais pas dû l'avoir en face de moi.
01:19Et c'est moi qui ne vais pas payer les pots cassés parce que l'État n'est pas capable
01:23de le mettre dehors comme il s'est engagé.
01:26Vous savez, la semaine précédente, j'ai appelé tout le monde jusqu'au ministre.
01:29En disant, vous n'allez quand même pas me mettre dans une situation en m'obligeant à marier quelqu'un
01:33parce que vous n'êtes pas foutu de le mettre dehors alors que vous avez décidé de le mettre dehors.
01:38Et en plus, de vous à moi, tout le monde le sait.
01:41Quand vous êtes au QTF, quand vous êtes marié à une Française, pour te mettre dehors après, tu peux t
01:47'y prendre longtemps à l'avance.
01:48Et c'est moi qui risque d'être condamné.
01:51Vous risquez d'être inéligible à la fin.
01:53C'est 5 ans de prison, je risque, 70 000 euros d'amende et une inéligibilité.
02:02Attendez, vous comprenez pourquoi les maires, pourquoi aucun maire aujourd'hui n'ose se dire
02:09« Je ne fais pas ça parce que la facture à payer est tellement élevée, le risque, il est tellement
02:13élevé. »
02:14J'ai été élu il y a deux mois à Béziers et dans trois mois, je pourrais me retrouver plus
02:20maire de Béziers
02:21parce que j'ai fait quelque chose qui est de bon sens.
02:23Tout le monde, tout le monde est chez moi, enfin, il y a eu des sondages et tout.
02:27En France, évidemment qu'il n'a pas marié quelqu'un qui devrait être expulsé de ce pays.
02:32Robert Ménard, nous avons tous en mémoire ce débat télévisé, c'était sur TF1.
02:37Vous étiez avec le chef de l'État, Emmanuel Macron, qui vous a dit « Le droit est mal fait,
02:41vous avez raison, Robert Ménard. »
02:43C'est le bon sens, c'est ce qu'il a dit le Président.
02:47Ça n'a pas été suivi des faits.
02:49Qu'est-ce que vous lui dites ce matin à Emmanuel Macron ?
02:53Le premier mot qu'il a choisi, il a dit « C'est ubuesque cette situation. »
02:58Quand je l'ai interpellé ce jour-là, il y a une proposition de loi qui a été votée déjà
03:03au Sénat
03:04qui dit « On ne peut pas, en gros, je vous fais court, on ne peut pas obliger un maire
03:08à marier quelqu'un qui est en situation illégale. »
03:11Exactement ce qui m'arrive.
03:13Il dit ça, le garde des sous dit la même chose de l'époque, le ministre de l'Intérieur, il
03:18y a une paquette parlementaire,
03:19« Mais qu'est-ce qu'ils attendent ? Qu'est-ce qu'ils attendent pour faire passer ? »
03:23Je lui dis, vous avez pris un engagement vis-à-vis de moi, moral, en disant « Il n'est
03:27pas possible, c'est ubuesque, c'est pas normal,
03:29il faut changer les règles du jeu, vous les changez. »
03:33Au-delà de moi, c'est la démonstration parfaite de l'impuissance de l'État.
03:39Le chef de l'État, c'est pareil, il est chef de l'État.
03:42Il n'est pas chef de l'État de l'Istantide, il est chef de l'État de la France.
03:46Le chef de l'État ne peut pas changer une règle aussi simple qui consisterait à dire
03:50« Quelqu'un qui est en situation illégale, le maire n'est pas obligé de le marier. »
03:54Encore un mot là-dessus, vous pensez qu'un magistrat peut vous condamner ?
03:59Je pense absolument, et je pense que je vais être condamné, bien sûr.
04:02Vous pensez que vous êtes condamné ?
04:03Oui, parce que la loi, elle dit ça, la loi, je suis dans une situation illégale.
04:08Moralement, je pense que ça ne fait pas l'ombre d'un doute, la logique, ça ne fait pas l
04:11'ombre d'un doute.
04:12Le maire, il devrait pouvoir dire non, la loi m'interdit de le dire.
04:16Alors, de temps en temps, écoutez-moi, j'étais combien ?
04:1920 ans, patron de représentation entière, 20 ans,
04:21où je suis allé défendre des gens qui faisaient des choses contre leur loi,
04:25parce qu'ils pensaient qu'entre la morale et la loi, il n'y avait pas tout à fait la
04:29même chose.
04:29Oui, je risque d'être condamné, je suis sidéré,
04:33au-delà que je n'ai pas envie que ça m'arrive,
04:36sidéré de ce que ça veut dire pour ce pays, pour mon pays.
04:39Robert Ménard, vous parlez du pays, vous avez vu l'ambiance,
04:42Elisabeth Lévy l'évoquait à l'instant sur Sud Radio,
04:44le maire, la France insoumise de Saint-Denis, Bali, Bakayoko,
04:48qui refuse donc de raccrocher, il avait enlevé le portrait d'Emmanuel Macron dans son bureau,
04:53il considère que ça a de marché légal,
04:56il dit que la République n'est pas en capacité de corriger les inégalités.
05:00Vous êtes maire, est-ce que ça vous choque ça ?
05:03Attendez, vous ne croyez qu'une seconde, ça m'a traversé l'esprit d'enlever le portrait de M. Macron,
05:09pour qui je n'ai jamais voté.
05:11Enfin, si on en est là, si on n'est même pas capable de se donner des symboles communs,
05:17vous pouvez demain aussi, je ne sais pas, enlever le drapeau bleu-blanc-rouge,
05:20en disant que la République n'a pas fait ce qu'elle devait faire pour vos concitoyens.
05:24Mais il faut être fou furieux.
05:25Mais enfin, attendez, moi je vais vous dire, je suis aussi sévère,
05:28avec de l'autre côté de l'échiquier politique où on enlève le drapeau européen.
05:33Enfin, il faut oublier deux minutes.
05:34Vous parlez de Jordan Bardella ?
05:35Oui, et d'un certain nombre de maires près de chez moi,
05:38d'un certain nombre de maires du Rassemblement National.
05:40Attendez, vous pouvez, et moi je suis le premier à critiquer la bureaucratie,
05:45on fait vite, la brugolocratie, les règles kafkaïennes de Bruxelles.
05:50Mais enfin, attendez, vendredi, c'est le 8 mai, la fin de la Deuxième Guerre mondiale.
05:55Je serai au pied, comme tout un tas de maires,
05:58au pied du Monument aux Morts pour rendre hommage à ceux qui sont morts pour les libertés.
06:03Qu'est-ce que ça a donné le 8 mai ?
06:04Et la victoire du 8 mai ?
06:06En partie, la reconstruction de l'Europe.
06:07Et l'Europe, c'est quoi ?
06:08C'est d'abord, attendez, ne l'oublions pas,
06:11depuis, on n'a jamais fait la guerre avec l'Allemagne,
06:14avec qui on s'était battu trois fois en 80 ans.
06:17C'est quand même formidable.
06:18Et le type, il t'enlève le drapeau européen.
06:20Non, et puis je ne sais pas.
06:21Monsieur Bally, votre confrère qui est maire, lui aussi, comme vous,
06:24il fait quoi ? Il fait de la politique ?
06:26Il prépare la campagne de Jean-Luc Mélenchon ?
06:28Il n'y a pas l'ombre d'un doute qu'il prépare cette campagne.
06:30Jean-Luc Mélenchon a été lui président l'an prochain, ça peut arriver, non ?
06:33Oui, bien sûr.
06:35Vous garderez le portrait, si vous êtes encore maire d'ailleurs.
06:38Oui, bien d'abord, si je suis encore maire,
06:40s'il gagne des échecs, il y a deux conditions.
06:41Vous décrocherez le portrait ?
06:42Mais bien sûr que non.
06:43Enfin, attendez, ça ne m'effleure pas, ça.
06:46Je dis, vous ne vivez pas avec des symboles,
06:49vous pouvez aussi quoi ?
06:50Flétrir, je pourrais être pacifiste et dire
06:52je vais détruire les monuments aux morts.
06:54Enfin, ça n'a pas de sens.
06:55On a des choses en commun qui devraient être plus fortes que la politique.
06:59Qui devraient être plus fortes que la politique.
07:00La politique, vous savez, moi je suis d'une génération
07:02où on pensait que tout était politique.
07:04Et donc, sous prétexte que tout était politique,
07:06tout était contestable tout le temps.
07:08Et non, moi je pense qu'il y a des choses
07:09qui font qu'on est dans le même pays.
07:11Moi, je n'ai pas beaucoup de points communs
07:15avec le maire de Saint-Denis.
07:17Mais enfin, je le respecte.
07:18Il a été élu.
07:19Si je le voyais, s'il passait chez moi,
07:21je le recevrais à l'hôtel de ville, normalement.
07:24Tiens, à côté de Saint-Denis, il y a Saint-Ouen.
07:27Autre maire, Karim Bouhamran, parti socialiste,
07:30qui lui est en croisade, si je puis dire,
07:32contre, vous savez, l'enseigne Master Poulet.
07:34Vous connaissez l'histoire.
07:35Ah oui, je connais.
07:36Est-ce qu'au fond, il a raison
07:38de vouloir interdire ce commerce
07:41qui légalement est installé ?
07:43Parce que là aussi, il y a un problème de légalité.
07:46Je pense qu'il a raison de lutter
07:49contre le communautarisme.
07:50Moi, je ne veux pas...
07:51C'est du communautarisme pour vous.
07:52Attendez, vous plaisantez.
07:54Je ne veux pas...
07:54Alors, pardon, j'espère que ce n'est pas
07:56un de vos annonceurs,
07:57parce que je vais être vite, tout de suite, désagréable.
07:59Je ne veux pas de quick chez moi.
08:02Je viens de leur refuser
08:03de s'installer chez moi
08:05parce qu'ils ne servent que des repas halal.
08:08Moi, je n'ai rien contre les repas halal.
08:09Attendez, les repas halal,
08:11les repas cachers,
08:12tu manges comme tu veux.
08:12Moi, je suis végétarien.
08:14Chacun a les choix religieux, philosophiques qu'il veut.
08:17Mais je ne veux pas me retrouver dans un restaurant
08:20où je n'ai d'autres choix,
08:22d'autres choix que des repas halal.
08:24Je suis la seule ville de France
08:28à avoir pris...
08:29Donc il a raison.
08:30Oui, vous savez ce que...
08:31Mais chez moi, ça ne se poserait même pas.
08:33Puisque chez moi,
08:34avant d'ouvrir un commerce,
08:35vous avez besoin de l'autorisation de la mairie.
08:37On est la seule ville à l'avoir fait.
08:38Moi, j'ai refusé, là, en l'espace de deux ans,
08:4235 commerces en particulier,
08:43où je leur ai dit
08:44non, vous n'ouvrirez pas
08:45parce que je ne veux plus de commerce communautaire.
08:48Je n'en veux pas.
08:49Et puis, Robert Ménard,
08:51il y a l'autre modèle,
08:52les banquets du canon français.
08:54Ça fait vraiment débat,
08:54depuis plusieurs jours,
08:56accusé par Shems et Dinafiz.
08:57C'est le recteur de la mosquée de Paris
09:00d'exclure...
09:01Donc il accuse d'exclure une partie de la population
09:03avec, dit-il,
09:044000 convives autour d'un cochon à la broche.
09:07Est-ce que ce n'est plus possible aujourd'hui
09:08d'organiser de telles fêtes dans la France ?
09:11S'il n'aime pas le cochon,
09:13s'il n'aime pas la charcuterie,
09:14je n'aime ni le cochon ni la charcuterie,
09:15mais il retourne, je ne sais pas,
09:17il va vivre en Algérie.
09:19Tiens, prenons un exemple,
09:20puisqu'il en est une espèce de porte-parole officieux,
09:23mais vous rigolez.
09:24Moi, je les ai reçus deux fois,
09:25le canon français.
09:26Je ne sais pas si vous êtes allés,
09:27l'un et l'autre,
09:28voir au canon français.
09:29C'est formidable.
09:30Il y avait 1800 personnes,
09:32chaque fois,
09:33c'était plein dans les arènes de Béziers,
09:35avec une ambiance incroyable.
09:38Ça veut dire de la musique française,
09:40où il y a certains morts,
09:41les bérets et tout.
09:42Mais attendez...
09:42Certains disent qu'il y a des saluts nazis
09:44dans certaines...
09:44Enfin, attendez,
09:45j'ai vu des photos
09:46où un mec lève le bras gauche,
09:48en plus,
09:49bonjour pour le salu nazi.
09:51Enfin, attendez,
09:51moi, c'était juste,
09:52je l'ai vu,
09:52j'y suis allé deux fois
09:53et je les recevrai à nouveau.
09:55C'est juste une ambiance bon enfant.
09:57Attendez,
09:58mais en France,
09:59oui, on mange du cochon,
10:00quel problème ça pose ?
10:01Pourquoi ça devient une polémique ?
10:03Parce que regardez,
10:03au Sénat,
10:04Laurent Nouniaz a dû répondre
10:05à un élu socialiste,
10:06Jean-Luc Fiché,
10:07un sénateur,
10:08qui lui parlait de troubles
10:09à l'ordre public,
10:10de demandes d'interdiction
10:11par les préfets
10:11de ce type de manifestation.
10:12Pourquoi ça tourne comme ça,
10:14la polémique ?
10:15Mais parce qu'un certain nombre
10:16d'hommes et de femmes politiques
10:19utilisent ce communautarisme
10:20comme un rabatteur de voix.
10:22Ils pensent que s'ils disent ça,
10:24ils vont se faire,
10:25mais ils vont avoir
10:25un vote musulman
10:26qui va aller chez eux.
10:28C'est un truc,
10:29comment vous dire,
10:30d'une médiocrité incroyable.
10:32C'est de la chasse au suffrage.
10:34C'est la seule chose
10:35qui les intéresse.
10:36Dieu merci.
10:36Regardez chez moi.
10:37Dieu sait,
10:38vous entendez ce que je dis
10:39sur ce vote communautaire.
10:41Chez moi,
10:41aux dernières élections municipales,
10:43la France Insoumise,
10:44ils ont fait moins de 4%.
10:46dans une ville chez moi
10:47où il y a 70% des écoliers,
10:53des écoles publiques
10:54sont d'origine immigrée
10:56et la plupart musulmans.
10:57Ça veut dire que tu peux parler à ça.
11:00Tu peux défendre.
11:00Moi, je défends la pratique de l'islam.
11:02Je vais à la rupture du jeûne et tout.
11:04Mais tu n'es pas obligé
11:05de flatter les islamistes
11:06dans le sens du poids.
11:08Ce n'est pas pareil.
11:09Il est là le problème pour vous.
11:10Robert Ménard,
11:11ça vient de tomber,
11:13127 interpellations.
11:14On parlait de l'ambiance dans ce pays.
11:16127 interpellations
11:17dans l'agglomération parisienne.
11:1811 blessés, dont un grave.
11:1923 policiers blessés légèrement.
11:21Il y a déjà des images qui tournent
11:22de voitures caillassées,
11:24déchauffourées aux Champs-Élysées,
11:25troncadées rouges,
11:25jusqu'à 3h du matin.
11:26Ça, c'est l'after, l'après-victoire
11:29du Paris-Saint-Germain
11:30face au Bayern.
11:31Qu'est-ce que vous dites ce matin ?
11:33Ça tourne toujours à la casse nocturne.
11:34Que ces gros connards
11:35nous pourrissent la fête.
11:38Et pourrissent la fête
11:39des gens qui regardent les matchs.
11:40Moi, j'ai regardé,
11:41évidemment,
11:42la deuxième mi-temps
11:43à la télé,
11:44je me suis régalé,
11:45j'applaudis,
11:46je suis tellement content.
11:48Et je comprends
11:48que c'est à Budapest,
11:49non ?
11:50Si je ne dis pas de bêtises,
11:52la finale,
11:52il me semble,
11:55j'adorerais voir une finale comme ça.
11:56Et pourtant,
11:57moi, je suis du sud,
11:58d'un pays de rugby
11:59et pas de foot.
12:00Mais enfin,
12:00on peut être content
12:01sans casser.
12:02Qu'est-ce que ça veut dire ?
12:03Pourquoi ça tourne comme ça
12:04à chaque fois ?
12:05Parce qu'abord,
12:05ils ont un poids chiche
12:06à la place du cerveau.
12:07Attendez,
12:07qu'est-ce que vous voulez
12:08que je vous dise ?
12:09Ils ont un poids chiche
12:09et puis,
12:10ils pensent que tout leur est permis.
12:12Tu fais la fête,
12:13tu casses.
12:13Tu n'es pas content,
12:14tu casses.
12:15Mais je veux dire,
12:16qu'on les sanctionne
12:16une bonne fois pour toutes.
12:18Il faut arrêter,
12:18il faut arrêter.
12:19Ça te fait...
12:20Ça va finir
12:21par ne pas nous faire aimer
12:22le football.
12:22Il faut une réponse musclée,
12:25policière.
12:25Il faut aller plus fort
12:27dans la rue.
12:27Je suis pour une réponse...
12:29Je suis toujours
12:30un peu simpliste,
12:31j'en conviens.
12:32Vous savez,
12:33le problème de la justice
12:34en France,
12:34il est double.
12:35Un, c'est trop long
12:36entre le moment
12:36où tu fais une connerie
12:37et le moment
12:38où tu es sanctionné.
12:38Et surtout,
12:39le type qui prend
12:4115 jours de prison
12:42parce qu'il fait
12:42un truc comme ça,
12:43il fait les 15 jours de prison.
12:45Il fait les 15 jours de prison.
12:47Tout de suite,
12:48vous n'allez qu'à voir
12:49que ça va en calmer
12:50un certain nombre.
12:51Mais ceci dit,
12:51pour faire les 15 jours de prison,
12:53il faut des prisons encore,
12:54des places de prison.
12:55Et je vous rappelle
12:55que M. Macron,
12:56en 2017,
12:57il avait promis
12:58d'en construire 15 000 places.
12:59Il doit quoi ?
13:00À être 5 000.
13:01Allez, 5 000,
13:02je suis généreux.
13:03Robert Benard,
13:03un dernier mot.
13:042027,
13:05votre réflexion
13:06sur la présidentielle,
13:07est-ce qu'elle a évolué ?
13:07Vous aviez dit,
13:08c'était ici,
13:09quand nous avons reçu
13:10pour votre livre,
13:11évoqué par Patrick Roger,
13:12Lettre à Clara,
13:13dans lequel vous vous adressez
13:14à votre fille,
13:15qui votait les filles,
13:172027,
13:18j'y réfléchis
13:19comme tout le monde.
13:20Oui, j'y réfléchis
13:21en disant
13:22comment tu peux être
13:22le plus utile à ce pays ?
13:24Comment tu peux être toi-même ?
13:26Ou est-ce qu'il faut
13:27que je soutenir quelqu'un ?
13:28Moi, je n'ai pas un égo tel.
13:30Je pourrais,
13:31si j'étais convaincu
13:32vraiment par quelqu'un
13:33que je n'avais pas d'autre,
13:34je l'aiderais à gagner.
13:35Moi, je veux juste
13:36que mon pays gagne.
13:37Moi, j'aime beaucoup
13:38Bruno Retailleau et tout,
13:39je discute avec lui,
13:41je crois qu'il y a encore
13:41des choses...
13:42Il y a son parti,
13:43on ne va pas ici épiloguer
13:45sur les LR,
13:45c'est trop facile
13:46de se moquer d'eux
13:47et tout ça.
13:48Même lui,
13:48je lui ai dit
13:49un certain nombre
13:49de choses et tout.
13:50Moi, je suis prêt
13:51à aider quelqu'un
13:52s'il faut,
13:53je suis prêt...
13:54Non, mais je vois votre tête,
13:56je sais ce que c'est
13:57les journalistes
13:57un tout petit peu.
13:58Oui, moi,
13:59je pourrais me poser
14:01cette question-là.
14:03En même temps,
14:05vous imaginez
14:06chef de l'État
14:06demain matin,
14:07je suppose que vous
14:08douteriez de vous.
14:09Je doute pareil de moi,
14:10sauf peut-être,
14:11je me trompe,
14:11peut-être vous dites
14:12je pourrais être
14:13chef de l'État
14:13sans aucun problème.
14:14Moi, je me dis
14:15il faut une connaissance
14:17des choses,
14:18une certitude de soi
14:19et tout,
14:20difficile à avoir.
14:21Mes amis me répondent,
14:22justement,
14:23on a peut-être besoin
14:24de quelqu'un
14:24qui ne soit pas
14:25si sûr que soit de lui
14:26et qui ne pense pas
14:27qu'il a réponse à tout.
14:28Vous voyez ?
14:28Donc, je fais une pirouette,
14:30là,
14:30j'en conviens largement.
14:31Et Marine Le Pen,
14:32vous aviez été si proche
14:33d'elle à un moment,
14:34je crois que c'est
14:35peut-être terminé
14:36cette histoire.
14:38Vous souhaitez
14:39la voir concourir ?
14:40Mais attendez,
14:40bien sûr,
14:41je trouve qu'elle a
14:42de vraies qualités,
14:43je serais scandalisé
14:45qu'elle ne puisse pas
14:46se présenter.
14:46Je l'ai dit
14:47et je le redis.
14:48Marine Le Pen,
14:49moi, écoutez,
14:49je l'ai soutenue
14:50en lui disant que...
14:51Et je le disais publiquement,
14:53donc je ne lui disais
14:53pas en tête à tête,
14:54on se connaît.
14:55Je lui disais,
14:55Marine,
14:56sur les histoires économiques,
14:57sociales,
14:58allez,
14:58je choisis un mot gentil,
15:01tu dis,
15:01vous dites de grosses bêtises.
15:03Ça vaut pour
15:04Jordan Bardella,
15:04ça aussi ?
15:05Bien sûr,
15:06ça vaut pour ça.
15:06Et je lui disais,
15:07à l'époque,
15:08elle acceptait
15:09que je puisse dire,
15:10tu as raison
15:11sur un certain nombre
15:12de choses,
15:12par exemple,
15:13sur l'immigration,
15:14même si je n'ai pas
15:14les mêmes réponses,
15:16c'est un vrai problème,
15:17sur la sécurité.
15:18Mais je pouvais lui dire,
15:19tu as raison là-dessus,
15:21mais sur les questions
15:22économiques et sociales,
15:23je crois que la France,
15:24ce ne serait pas
15:25une bonne chose pour elle,
15:25que ce soit toi
15:26à la tête du pays.
15:27Aujourd'hui,
15:28il n'accepte plus rien.
15:30C'est-à-dire,
15:30M. Bardella,
15:31tu lui dis,
15:33attendez,
15:34il est jeune.
15:35Dire qu'il est jeune,
15:36ça saute aux yeux quand même.
15:37Il n'a pas le niveau ?
15:39Il n'a pas d'expérience.
15:40Enfin,
15:40quelle expérience il a ?
15:41Il a travaillé une fois
15:42dans sa vie.
15:43Tu peux dire ça
15:44sans dire
15:45qu'il n'a pas le niveau.
15:46Ce n'est pas la même chose.
15:47C'est dire,
15:48peut-être que,
15:49Jordan,
15:50tu manques
15:50un tout petit peu
15:51d'expérience,
15:52peut-être que tu as besoin
15:53de toi,
15:54tu as encore
15:54trois cicatrices
15:56avant de diriger ce pays.
15:58Est-ce que je suis persuadé
15:59que face à tous les chefs
16:00de l'État,
16:01tu ferais le poids ?
16:02Je ne sais pas.
16:03Je pose cette question.
16:04Tu dis ça,
16:04c'est un crime
16:05de l'inste majesté.
16:06Mais qu'ils aillent
16:06se faire voir
16:07qu'est-ce que vous voulez
16:08que je vous dise.
16:09Non,
16:09mais je ne devrais pas dire ça,
16:11mais c'est ma façon de parler.
16:12Vous avez compris.
16:13Si tu ne peux même pas dire
16:14à vous,
16:14si je ne peux pas vous dire,
16:16monsieur,
16:17vous êtes un très bon journaliste,
16:18mais il y a ça,
16:19ça et ça.
16:21Du coup,
16:21vous n'allez plus me parler.
16:22Vous n'allez plus
16:23m'adresser la parole.
16:24Eux,
16:24ils ont comme ça.
16:25Ou tu es avec eux,
16:26ou tu es contre eux.
16:27Et non,
16:28la vie,
16:28ce n'est pas comme ça.
16:29Il faudra que M. Bardella
16:30comprenne que c'est
16:31un peu plus compliqué que ça.
16:33Merci, Robert Ménard.
16:35Merci, Robert Ménard.
16:36Donc,
16:36on va suivre ça,
16:37alors,
16:38sur, évidemment,
16:39le procès possible.
16:40Mais il peut y avoir,
16:42d'un mot,
16:43en fait,
16:43parce que vous l'avez évoqué
16:44avec Jean-François,
16:44la question prioritaire
16:46de constitutionnalité
16:47qui, avant,
16:48qui vous évite ce procès
16:50ou pas ?
16:50Qui le retardent.
16:51Qui le retardent.
16:52Mais on va le faire.
16:53Mais je crains
16:54que dans l'état d'esprit actuel,
16:56le 30,
16:57vous me retrouviez
16:58le 30 septembre
16:59au tribunal correctionnel
17:00à Montpellier.
17:01Oui, d'accord.
17:02Même s'il y a
17:03la question prioritaire.
17:05On va le faire, bien sûr.
17:05Vous allez la déposer.
17:07Allez,
17:07qu'est-ce que vous en pensez ?
17:08Tiens,
17:08j'aimerais vous entendre,
17:09en fait,
17:10à ce sujet.
17:11Est-ce que c'est normal
17:12que Robert Ménard,
17:13qu'un maire,
17:14soit poursuivi
17:14parce qu'il n'a pas voulu
17:16prononcer de mariage
17:17avec une personne
17:18qui est sous OQTF ?
17:20Vous pouvez en parler.
17:20Et puis,
17:21est-ce que vous êtes choqué
17:22aussi par Bali Bakayoko
17:23qui a décroché
17:24le portrait
17:24d'Emmanuel Macron
17:25dans sa mairie ?
17:26Ou alors,
17:26est-ce que finalement,
17:27d'ailleurs,
17:28il a exploité un flou
17:29dans les règles ?
17:32Là aussi,
17:330826 300 300.
17:34Sous-titrage Société Radio-Canada
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