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  • il y a 3 mois
Avec Bruno Le Maire, ancien Ministre de l'Économie et auteur de "Le temps d’une décision" (Gallimard)

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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-07-01##

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News
Transcription
00:01Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili.
00:07C'est l'heure du grand entretien politique sur Sud Radio.
00:10Bruno Le Maire, invité exceptionnel de Sud Radio, est avec nous dans le studio de Sud Radio.
00:14Et vous avez accepté, monsieur le ministre, de rester jusqu'à 9h tout à l'heure.
00:19Vous avez été donc 7 ans aux manettes, ministre de l'économie et des finances.
00:22La présidentielle, la canicule, la dette, les envies de réforme.
00:25Vous allez aborder tout ça, mais tout de suite, l'entretien avec Jean-François Aquili.
00:29Messieurs, c'est à vous.
00:30Bonjour Bruno Le Maire.
00:31Bonjour Jean-François Aquili.
00:32Nous allons évoquer effectivement ce que vous dites dans votre livre de l'état de la France.
00:37Le ton d'une décision publiée chez Gallimard de la France, de ses institutions.
00:42La question de la dette qui vous a été imputée.
00:44Et d'ailleurs, vous remettez au passage quelques pendules à l'heure.
00:47Nous allons y venir.
00:48Mais tout d'abord, effectivement, c'est un cas d'école.
00:51Gestion de la canicule, Bruno Le Maire.
00:53Nouvel épisode qui devrait arriver, que les Français redoutent déjà.
00:57Sébastien Lecornu, le Premier ministre, que vous connaissez bien, a dit « L'ensemble de la chaîne a tenu.
01:03Or, le pays a souffert, il faut le rappeler.
01:07Peut-on dire vraiment que la France a été à la hauteur ? »
01:12Je ne vais pas porter de jugement sur les uns ou sur les autres.
01:14C'est un peu facile.
01:15Je pense que là où nous ne sommes pas à la hauteur, c'est sur l'adaptation au réchauffement climatique.
01:21Par pure idéologie.
01:23C'est une idéologie qui nous a fait dire un certain nombre de personnes.
01:28Dans le fond, il faut lutter contre le réchauffement climatique sur le long terme.
01:32C'est la priorité absolue.
01:34S'adapter, c'est déjà renoncer.
01:36Je crois exactement le contraire.
01:37Il faut faire les deux.
01:39S'adapter tout simplement pour que ce soit vivable.
01:41Vivable dans les crèches, vivable dans les écoles, vivable dans les chambres d'hôpitaux.
01:45Et qu'on ne fasse pas d'idéologie, qu'on pense juste au bien-être des Français.
01:49Et puis sur le long terme, être capable de lutter contre le réchauffement climatique,
01:53réduire nos émissions de gaz à effet de serre,
01:55ce que nous avons bien fait depuis une quinzaine d'années,
01:59pour garantir que nous combattons ce dérèglement climatique qui nous touche tous.
02:05Mais l'un n'est pas exclusif de l'autre.
02:07Dans le fond, je trouve que c'est un cas d'école sur le fonctionnement français.
02:10Et à quel point ?
02:11Des batailles idéologiques qui nous empêchent de régler sereinement, pragmatiquement,
02:16les problèmes auxquels nous sommes confrontés.
02:18Les canicules, elles sont plus longues.
02:19Elles sont plus fréquentes.
02:21Elles sont plus difficiles pour les personnes les plus fragiles.
02:23Donc il y a une urgence à s'adapter à ce réchauffement climatique,
02:28dans la construction, dans la climatisation.
02:30– Mais vous dites quoi ?
02:31Il y a eu cette longue mise au point de Sébastien Lecornu en hémicycle hier à l'Assemblée nationale
02:35pendant les questions au gouvernement, face aux écologistes.
02:37Vous avez, quand je dis vous, c'est le gouvernement, été empêché de réformer là-dessus ?
02:41– Je dis que par idéologie, par refus de voir la réalité en face,
02:47nous n'avons pas été suffisamment rapides
02:49dans l'adaptation de nos compatriotes au réchauffement climatique.
02:53– Dans l'adaptation de notre économie au réchauffement climatique,
02:56et donc on découvre que les trains roulent moins bien quand il fait très chaud,
02:59que les rails se distordent, que la vie est invivable pour les personnes âgées qui sont en EHPAD,
03:04très difficile pour des malades qui sont dans leur chambre,
03:07impossible pour des gosses qui sont à l'école et pour les enseignants qui doivent s'occuper d'eux.
03:21– Mais vous dites quoi ?
03:22Il n'est pas pour demain, pour après-demain, il est là.
03:24Il s'accélère et il pose des questions de santé publique et de bien-être à nos compatriotes
03:29auxquelles nous devons apporter des réponses immédiates.
03:31Ça s'appelle l'adaptation au réchauffement climatique.
03:34– Ce serait quoi une réponse immédiate ?
03:36– Une réponse immédiate, c'est construire différemment, c'est avoir d'autres formes d'architecture,
03:41c'est équiper les bâtiments publics, que ce soit les écoles, les hôpitaux, les EHPAD,
03:46tous les lieux qui accueillent des personnes fragiles avec de la climatisation,
03:50c'est repeindre différemment les toits, c'est végétaliser les villes,
03:53tout ce qui a commencé à être fait est très bien fait par certains maires,
03:56mais en accélérant et en ne se posant pas de questions,
03:59en ne se disant pas avec une espèce de mauvaise conscience,
04:01si je m'adapte au réchauffement climatique,
04:04c'est que je ne lutte pas contre le réchauffement climatique.
04:07Je crois exactement le contraire.
04:09– C'est-à-dire par exemple, c'est-à-dire faisant de la clim, même s'il s'est
04:13plus chaud ?
04:13– Ça veut dire qu'on peut prendre des décisions immédiates
04:15pour lutter contre le réchauffement climatique
04:17et s'adapter à cette réalité immédiate du réchauffement climatique
04:20sans renoncer à une ambition plus vaste et de plus long terme
04:26qui est de lutter contre le dérèglement climatique.
04:28Vous savez, il y a quelques années,
04:30quand le général de Gaulle avait lancé le grand plan pour le nucléaire,
04:34qui était un plan visionnaire sur le développement nucléaire civil,
04:37il avait créé le commissariat à l'énergie atomique
04:39qui était chargé de mettre en place le développement de cette énergie atomique,
04:44de renouveler à chaque fois le parc,
04:46de s'adapter, de développer les solutions pratiques.
04:48On pourrait très bien réfléchir,
04:50un commissariat à l'adaptation climatique
04:52qui aurait vocation justement à réfléchir à toutes les mesures qui sont nécessaires,
04:56à les évaluer, à les mettre en place de manière organisée,
05:01structurée et surtout rapide.
05:03– Sans créer un nouveau machin quand même au passage.
05:05– Sans évidemment créer un nouveau machin.
05:07– Parce qu'il y a beaucoup de machins.
05:09– Il y a beaucoup de machins parce que nous ne sommes pas capables
05:11de définir clairement les responsabilités de chacun.
05:15Pour moi, l'adaptation au changement climatique,
05:18au dérèglement climatique,
05:19elle est de la responsabilité de l'État
05:22qui doit, avec ce commissariat à l'adaptation climatique,
05:24être capable de prendre les décisions nécessaires.
05:27Mais ensuite, c'est aux régions,
05:28c'est aux collectivités locales
05:30de prendre les décisions nécessaires
05:33parce que c'est elles qui sont les musées même
05:34de savoir ce qu'il faut faire en matière de transport public,
05:36en matière de logement,
05:37en matière d'équipement public.
05:38– Sauf que, Bruno Le Maire,
05:40nous n'avons plus d'argent pour ce type d'ambition.
05:43Du moins, là, actuellement,
05:45il y a le problème de la dette.
05:46L'OCDE, c'est tout neuf,
05:48qui appelle un redressement important, je cite,
05:52est durable des finances publiques de la France
05:56en réutilisant ses dépenses
05:57afin de stabiliser son importante dette.
06:02D'abord, les caisses sont vides,
06:03ça n'a échappé à personne.
06:06Franchement, ça fait des années que l'on entend ça,
06:08Bruno Le Maire,
06:09vous pensez que c'est un constat de l'OCDE.
06:12Quelle réaction ?
06:13On va revenir à ce que vous dites dans votre essai là-dessus.
06:16– C'est un constat à la décision en essayant de nous projeter.
06:19– Le temps d'une décision, je rappelle que c'est le titre de votre livre.
06:22– Le temps d'une décision, pour moi,
06:23c'est le temps d'un changement de modèle
06:25qui, aujourd'hui, ne donne pas les résultats
06:27que les Français sont en droit d'attendre.
06:28J'ai quitté la vie politique depuis deux ans
06:31pour travailler dans une entreprise privée de la tech
06:33qui s'appelle ASML,
06:35qui travaille à la production de semi-conducteurs.
06:38Et j'essaie de comprendre ce qui nous arrive à nous, Français.
06:41Je vois qu'on va finir l'année 2026
06:43avec plus de 8% de taux de chômage.
06:45Une dette qui a fortement progressé
06:47depuis que je suis parti du ministère des Finances.
06:50Elle a encore progressé de 285 milliards d'euros.
06:53Une désindustrialisation qui s'accélère.
06:56Beaucoup d'entreprises qui, avec l'IA,
06:58vont licencier beaucoup, beaucoup de personnes,
07:00ce qui me préoccupe profondément.
07:01Et un pays qui n'a jamais été aussi divisé.
07:03Donc c'est la preuve que notre modèle est en bout de course.
07:06Il est à bout de souffle.
07:08Et donc l'objectif, ce n'est pas de faire une réforme ici
07:10ou une réforme là.
07:10C'est d'anticiper et de proposer un nouveau modèle
07:15qui garantisse la prospérité aux Français
07:18et l'autorité de l'État partout sur le territoire.
07:21Vous dites qu'on manque d'argent.
07:22Oui.
07:23Parce que nous vivons depuis des décennies et des décennies
07:26sur un État-providence.
07:27Ça s'appelle la mauvaise dette.
07:29Oui, mais ça s'appelle l'État-providence.
07:31Pour être tout à fait clair.
07:32C'est-à-dire cette idée qu'en France,
07:35l'État doit pourvoir à absolument tout.
07:38Il doit tout rendre gratuit, il doit distribuer des subventions,
07:42il doit distribuer des aides sociales à tout le monde
07:45et tout ça financé sur le dos de ceux qui travaillent.
07:47L'État-providence, nous devons en tourner la page.
07:51Nous devons tourner la page de l'État-providence
07:54pour construire un autre État qui va se concentrer sur ses activités de protection,
07:59d'anticipation, on l'a vu, sur le climat,
08:02et d'accompagnement et de protection des plus faibles.
08:05J'entends votre...
08:05C'est un autre État qu'il faut construire.
08:07Vous dites construire un autre État,
08:08vous d'ailleurs vous pointez les manies,
08:09les manies, vous dites manies gouvernementales,
08:12trop de ministres, administratifs,
08:13trop de règles législatives, trop de lois.
08:16Bruno Le Maire, sur ce sujet de la dette,
08:17il y a un temps fort dans votre essai,
08:19votre livre, votre récit en fait,
08:21le temps d'une décision.
08:22Vous racontez ces 24 heures terribles,
08:25vous êtes nommé ministre des armées
08:27et pendant 24 heures sur les plateaux des chaînes d'info et ailleurs.
08:31Vous êtes l'homme aux 1000 milliards de dettes.
08:36Ça vous a fait mal ?
08:38Non, je vais vous dire,
08:41si des choses pareilles vous font mal,
08:43il faut faire un autre métier que la vie politique.
08:45C'est-à-dire qu'on vous avise sur vous
08:46les 1000 milliards de dettes additionnelles ?
08:48Oui, mais je pense que les Français sont plus lucides
08:50que ceux qui ont voulu me mettre ce fardeau sur les épaules.
08:55Moi, je prends ma responsabilité de ministre des Finances.
08:58J'ai voulu rétablir les comptes.
09:00J'ai proposé des baisses de dépenses.
09:02J'en ai engagé début 2024.
09:04Mais je constate que le plan de rétablissement des comptes publics
09:07a rencontré l'opposition totale
09:09de tous les partis politiques sans exception,
09:11qui ne voulaient pas la désindexation des pensions de retraite,
09:15qui ne voulaient pas le doublement des franchises médicales
09:17que j'ai fait passer,
09:18qui ne voulaient pas sortir du bouclier tarifaire
09:20sur le gaz ou sur l'électricité,
09:22et qu'ensuite, il y a eu la dissolution
09:23qui a stoppé net notre effort de rétablissement des comptes.
09:27Moyen en cours, on le voit bien,
09:28les comptes dérapent.
09:29On a repris 250 milliards d'euros de dettes depuis deux ans.
09:34Et surtout, nous allons avoir probablement
09:36près de 6% de déficit en 2027.
09:39Donc la question maintenant n'est pas de regarder le passé
09:41et de se plaindre sur ce qu'on vous a mis sur les épaules.
09:44Peu importe.
09:44Ce qui compte, c'est comment,
09:46tirant les leçons de cette expérience,
09:48on réduit la dette française dans les années qui viennent.
09:51Et moi, je le redis avec beaucoup de force.
09:53Vous ne réduirez pas la dette française
09:55si vous ne réduisez pas deux dépenses,
09:58la dépense sociale et la dépense sur les retraites.
10:02Et donc, comme je vous le disais précédemment,
10:04si vous ne sortez pas de l'État-providence,
10:07tant que vous restez dans la logique de l'État
10:09qui paye tout pour tout le monde
10:11et dont l'objectif est de rendre tout gratuit
10:13pour tout le monde, partout,
10:14en redistribuant chaque fois des allocations,
10:16des aides, des subventions,
10:17sur le dos de ceux qui bossent
10:19et qui n'en peuvent plus
10:19de payer pour cet État-providence,
10:22vous irez dans le mur.
10:23Je revendique des solutions
10:25qui sont peut-être difficiles à entendre
10:27mais qui ont le mérite de l'efficacité.
10:29Vous devez réduire la dépense sociale.
10:31Vous devez faire plus sur les médicaments.
10:34On a doublé la franchise.
10:35Il y a beaucoup de médicaments
10:36qui continuent à être remboursés
10:37alors qu'ils ne sont pas forcément
10:38ni efficaces ni nécessaires
10:41pour ceux qui les consomment.
10:43Vous devez sur les retraites
10:45désindexer les pensions de retraite
10:46et transformer notre système de retraite
10:49pour avoir un meilleur équilibre
10:50entre répartition et capitalisation.
10:52Voilà la direction.
10:53– Bruno Le Maire,
10:53je voudrais affiner sur ce que vous dites là
10:55mais je ne sais pas si on peut faire
10:56campagne présidentielle sur des thèmes
10:58où vous direz aux gens
10:59vous aurez moins d'aide,
11:00moins de retraite,
11:02vous allez être disqualifié de suite.
11:04– Non, je ne pense pas du tout
11:06pour que les Français ne soient pas prêts
11:10à entendre des choses que de toute façon…
11:13Ce n'est pas ce terme de discours de vérité,
11:15tout le monde l'emploie,
11:17c'est un peu le pont aux ânes
11:18des responsables politiques.
11:20Un discours tout simplement de justice.
11:24La justice, Jean-François Kili,
11:27c'est que ceux qui travaillent
11:28ne voient pas quasiment la moitié
11:30de leur salaire partir en charge et en impôts.
11:34La justice, c'est que ceux qui travaillent
11:36ne payent pas systématiquement
11:38pour des prestations pour soit
11:40ceux qui ne travaillent pas,
11:42soit ceux qui viennent sur le territoire français
11:44qu'il faut accompagner ou financer.
11:47La justice, c'est que ceux qui rentrent
11:50sur le marché du travail,
11:51qui ont 18 ans, 20 ans, 22 ans,
11:52qui sont confrontés à la révolution de l'IA,
11:54qui voient bien que leurs diplômes
11:55ont moins de valeur,
11:56qui ont du mal à trouver leur place,
11:57à qui on propose des salaires
11:58qui sont souvent des salaires très modestes,
12:00ne se disent pas, on va payer
12:02pour des gens qui sont partis à la retraite
12:04et qui ne font pas d'efforts
12:06puisque leurs pensions sont systématiquement
12:07indexées sur l'inflation.
12:09Et je suis convaincu
12:10que tous ceux qui sont aujourd'hui à la retraite,
12:12qui aiment leurs enfants,
12:13qui aiment leurs petits-enfants,
12:14si on leur dit, pendant 5 ans,
12:17nous allons désindexer
12:18les pensions de retraite les plus élevées,
12:20pas toutes, pas celles des plus modestes,
12:22et ça va nous permettre
12:23de financer la protection
12:26de ceux qui ont vraiment des difficultés,
12:27la protection de ceux qui sont malades
12:28et les retraites de nos enfants,
12:30les gens seront d'accord.
12:31Si vous leur dites,
12:32on met en place un régime par capitalisation,
12:34je suis le ministre des Finances
12:35qui a mis en place
12:36ce produit d'épargne-retraite.
12:38On avait dit,
12:39ça ne va pas marcher,
12:40ça n'intéresse pas les gens,
12:41allez, s'il y a 3 millions de souscripteurs,
12:43ce sera bien le Pérou.
12:4513 millions de souscripteurs,
12:46qu'est-ce que ça veut dire ?
12:48Mais que les Français sont plus intelligents
12:49et plus lucides
12:50que leurs responsables politiques,
12:51ils sont tout à fait prêts
12:52à mettre de l'argent de côté
12:53pour en bénéficier
12:54au moment de leur retraite.
12:55– D'un mot, Bruno Le Maire,
12:56vous dites,
12:56les oppositions n'ont pas permis
12:58de réduire la décision.
13:00Dans votre récit,
13:02le ton d'une décision,
13:03vous évoquez quand même
13:05le post-Covid,
13:06vous proposez de réduire,
13:08de fermer le robinet,
13:09ça vous est refusé,
13:10il y a une campagne présidentielle
13:11qui arrive,
13:12je parle d'Emmanuel Macron,
13:13il veut vous nommer
13:14à un moment donné,
13:15nous sommes en 2022,
13:17il vous propose Matignon,
13:18vous lui dites,
13:18j'arrive,
13:19je veux aussi le ministère
13:20des Finances
13:21pour justement
13:22resserrer la dépense publique,
13:24il vous répond,
13:25c'est beaucoup,
13:25il vous passe la main dans le dos
13:26et vous n'êtes pas Premier ministre,
13:28il lui aussi,
13:28il s'y est mis un petit peu
13:30dans l'histoire,
13:31non,
13:31il n'y a pas que les oppositions,
13:32c'est ce que vous racontez
13:33dans votre récit.
13:34– Je trouve que c'est
13:35un grand classique
13:36de la Ve République
13:38qui est le désalignement
13:41entre le Président
13:42de la République
13:43et son ministre des Finances
13:44sur le rythme
13:46de rétablissement des comptes.
13:47Nous avions un objectif
13:49partagé avec le Président
13:49de la République,
13:50nous en avons parlé souvent
13:51et je ne fais pas partie
13:52de ceux qui tapent
13:54sur le Président
13:55de la République
13:55une fois qu'ils ont quitté
13:56leur poche,
13:57je ne trouve pas ça
13:57très digne
13:58ni très respectable.
14:00Mais le combat permanent
14:02qui existe
14:04entre le ministre des Finances
14:05qui veut rétablir
14:06très vite les comptes
14:06et le Président
14:07qui dit
14:08j'ai la charge de la nation,
14:09il faut aller un peu plus lentement,
14:10il est classique.
14:11Donc nous avons engagé
14:13un certain nombre
14:14de réductions de dépenses,
14:16nous avons commencé
14:17ce rétablissement des comptes,
14:19le véritable regret
14:20que j'ai,
14:21c'est que ce plan
14:22de rétablissement des comptes
14:23qui nous aurait permis
14:24de rétablir les comptes
14:26en trois années,
14:27ce n'est pas simplement
14:28qu'il fallait le faire tout de suite,
14:29c'est qu'il ne fallait pas
14:29le torpiller
14:32avec la dissolution
14:33de 2024.
14:34C'est dit,
14:35derrière chose,
14:36avec Jacques Cardos,
14:37nous allons interroger,
14:38interpeller les auditeurs.
14:39– Le maire,
14:40vous restez,
14:40vous avez accepté,
14:41merci beaucoup
14:41au nom du Sud Radio
14:42de rester jusqu'à 9h
14:43parce que vous aurez
14:45tout à l'heure
14:45des échanges
14:46avec les auditeurs.
14:47Jean-François,
14:47une dernière question
14:48avant la pause
14:48parce qu'évidemment
14:49on va poursuivre
14:50sur la question
14:51de la présidentielle 2027
14:52et puis je retiens déjà
14:53des choses extrêmement intéressantes
14:54qu'on va creuser.
14:55– Avant de donner la parole
14:55aux auditeurs du Sud Radio,
14:57c'est presque,
14:57je pose la question avec vous Jacques,
14:59c'est presque un discours
15:00de candidat à la présidentielle,
15:02de conviction
15:02que vous portez là ce matin.
15:03– Vous avez une vision
15:04sur les cas.
15:06– Ce qui me frappe
15:07beaucoup aujourd'hui
15:07dans le débat,
15:08c'est qu'on parle
15:08beaucoup des personnes
15:09mais qu'on ne se demande pas,
15:11voilà,
15:11on a un nouveau chef de l'État,
15:12le 2 mai je crois,
15:13c'est la date
15:14qui a été retenue
15:15pour le deuxième tour
15:15de l'élection présidentielle.
15:17C'est quoi
15:18les trois priorités
15:20de ce candidat ?
15:21Moi je vois plein de réformes,
15:22plein de propositions,
15:23plein d'idées
15:24qui jaillissent,
15:25très bien,
15:26mais je ne vois pas
15:26de vision et de priorité
15:28sur un quinquennat
15:29ou deux quinquennats
15:30pour le prochain président
15:30de la République.
15:31Ce que je veux souligner,
15:33c'est à quel point
15:34pour moi aujourd'hui,
15:35il y a trois sujets
15:36qui sont prioritaires.
15:37Le premier,
15:38c'est l'appauvrissement
15:38des Français.
15:40Nous devons y remédier
15:42par le travail,
15:43par l'investissement
15:44et en nous plongeant
15:46totalement
15:46dans cette révolution
15:47numérique en cours
15:48dans laquelle
15:48il y a plein de prospérité
15:50à prendre
15:50pour nos compatriotes,
15:52pour le peuple français.
15:53Le deuxième sujet,
15:55tous les derniers événements
15:57nous le rappellent,
15:58cruellement,
15:59douloureusement,
16:00c'est l'autorité de l'État
16:02partout,
16:02sur le territoire.
16:04Le troisième sujet,
16:06c'est l'Allemagne.
16:07Car je suis très préoccupé
16:08de voir l'Allemagne
16:09faire cavalier seule en Europe,
16:11investir massivement
16:13sur la défense,
16:15se distinguer de la France,
16:17renoncer au programme
16:18d'avions de combat en commun,
16:20le SCAF,
16:21et avoir avec les États-Unis
16:23ou avec la Chine
16:24une vision assez différente
16:25de celle que nous avons,
16:26nous, Français.
16:27Prochain chef de l'État,
16:28sa première décision
16:29devra être d'aller à Berlin,
16:30de rencontrer le chancelier
16:32et de lui poser trois questions.
16:34Qu'est-ce que nous faisons
16:34avec les États-Unis,
16:35qui ne sont plus nos alliés ?
16:37Qu'est-ce que nous faisons
16:38avec la Chine,
16:39qui va détruire
16:41toute notre industrie,
16:43pan par pan,
16:44de l'industrie automobile
16:45à l'industrie aéronautique ?
16:46Et qu'est-ce que nous faisons,
16:47nous, ensemble,
16:48Français et Allemands,
16:49pour peser sur le cours du monde ?
16:51Pour établir le couple franco-allemand
16:52qui est distingué ?
16:53Plus que le couple,
16:54une vraie union franco-allemande
16:55qui nous permet de peser
16:56face à l'affirmation de la Chine
16:58et au retrait américain.
17:00Vous ne voyez pas
17:0150 priorités,
17:02pas 1 000 mesures,
17:03pas 25 propositions par jour.
17:05Trois sujets majeurs.
17:06L'appauvrissement des Français,
17:08l'autorité de l'État
17:10et l'Allemagne.
17:11Et sur ce point, d'ailleurs,
17:12vous dites que beaucoup
17:13n'ont pas de vision
17:13et vous, vous en avez une
17:14sur l'Europe, notamment,
17:15puisque vous faites
17:16une vraie proposition
17:17avec une Europe
17:18beaucoup plus resserrée.
17:19On va y revenir dans un instant,
17:21Bruno Le Maire,
17:22puisqu'on va marquer
17:22une petite pause.
17:23Vous parlez d'une Europe
17:24non plus à 27,
17:25mais à 6.
17:26Ce serait évidemment
17:27une révolution.
17:28Vous allez nous en parler.
17:29On va reparler évidemment
17:30de cette autorité de l'État,
17:32du travail,
17:32des pistes que vous envisagez
17:34pour enfin essayer
17:35de réduire la dette
17:36et pour que le fardeau
17:37ne pèse pas
17:38sur les jeunes générations
17:39au profit des anciennes générations.
17:41Et puis, vous avez eu
17:41des mots forts.
17:42Nous n'avons pas été
17:43à la hauteur
17:43concernant le dérèglement climatique.
17:45Vous proposez un commissariat
17:46à l'adaptation
17:47au règlement climatique
17:48et vous dites qu'il ne doit pas
17:49y avoir de mauvaise conscience.
17:51Voilà, on vous retrouve
17:52dans un instant.
17:53Il est 8h33.
17:54On poursuit l'entretien
17:55avec Bruno Le Maire
17:55et avec Jean-François Aquili.
17:56A tout de suite.
18:00Le Grand Matin Sud Radio,
18:027h10, Jacques Cardoz.
18:04Bruno Le Maire
18:05est l'invité exceptionnel
18:06de Sud Radio jusqu'à 9h.
18:07Bruno Le Maire,
18:08vous sortez le temps
18:08d'une décision
18:09chez Gallimard.
18:11comme tous les hommes politiques
18:13qui aujourd'hui
18:14se positionnent,
18:15on a besoin d'un livre
18:16pour écrire sa vision,
18:19le temps d'une décision.
18:20Est-ce que,
18:21puisqu'on va dans un instant
18:23interroger un certain nombre
18:24de nos auditeurs
18:24qui vont directement
18:25vous poser des questions,
18:26est-ce que ces 17 mois
18:28de retraite,
18:29entre guillemets,
18:30vous ont permis
18:30de vous reconnecter
18:31d'une certaine façon
18:32avec la vraie vie ?
18:34Alors, je sais que c'est un peu,
18:35voilà, peut-être un peu simpliste
18:36de dire les choses comme ça,
18:37mais c'est vrai que d'une certaine façon
18:39les Français ont le sentiment
18:40que les hommes politiques
18:41sont un peu au-dessus
18:42de la mêlée,
18:43ne se sentent pas toujours
18:45exactement en contact
18:46avec la population.
18:47Est-ce que, justement,
18:48arrêter un petit peu
18:49le temps de la politique
18:50et de la vitesse,
18:51parce qu'on sait
18:51à quel point vos journées
18:52sont dingues
18:53au ministère de l'Économie
18:54et des Finances,
18:56est-ce que le fait de se dire
18:57je vais faire autre chose
18:58pendant 17 mois,
18:59je vais pouvoir être
19:00au contact de Français,
19:01prendre le temps
19:02de les écouter,
19:03est-ce que réellement
19:03ça vous fait voir
19:04les choses un petit peu différemment ?
19:07Oui.
19:08Et votre remarque
19:09n'est pas simpliste du tout.
19:10Je pense que c'est une remarque
19:11qui est très importante.
19:13Quand vous arrêtez
19:1428 ans de vie publique,
19:16vous avez été élu local,
19:20député, ministre,
19:22directeur de cabinet
19:23du Premier ministre,
19:23qui est une vie de dingue.
19:24Vous n'arrêtez jamais,
19:25vous êtes sans cesse
19:26pris par les événements,
19:28pris par votre agenda,
19:30et que le temps s'arrête,
19:32ça fait un bien fou.
19:34Vous respirez.
19:35Qu'est-ce que vous avez appris
19:36de ces 17 mois ?
19:37Vous respirez.
19:38Vous regardez,
19:40vous écoutez.
19:40Nous en sommes.
19:41Vous écoutez beaucoup les gens.
19:44Vous reconnaissez avec humilité,
19:45en faisant votre examen de conscience,
19:47que le pays n'est pas là
19:49où il devrait en être.
19:51Là, vous auriez souhaité
19:52qu'il en soit.
19:53Donc, il y a des choses
19:54que vous avez loupées.
19:55Donc, cette respiration,
19:55elle est indispensable.
19:57Puis, la deuxième chose,
19:57c'est que j'ai fait le choix
19:58de couper complètement
20:00avec la vie publique.
20:02J'ai démissionné,
20:03comme vous le savez,
20:03de la haute fonction publique.
20:04Donc, je ne me suis pas recasé
20:06dans un poste ou dans un autre.
20:08Je suis allé travailler...
20:09Vous avez voulu faire du privé,
20:10justement,
20:10pour pouvoir connaître autre chose.
20:12Oui, pour connaître autre chose.
20:13Et j'ai la chance
20:14de travailler pour une entreprise
20:16magnifique qui est de l'ASML.
20:17Un cabinet américain, je crois.
20:18Je travaille pour l'entreprise
20:19industrielle ASML
20:20qui fait des semi-conducteurs,
20:22qui est basée aux Pays-Bas.
20:24Et donc, je découvre
20:26ce que c'est que la tech
20:27de l'intérieur,
20:28ce que c'est que l'IA
20:28de l'intérieur,
20:29ce que c'est que la production
20:30de semi-conducteurs
20:31qui est aussi importante
20:32au XXIe siècle
20:33que la production de pétrole
20:34au XXe pour la puissance
20:36d'un État.
20:37Je découvre cela
20:38de l'intérieur.
20:39Et je comprends
20:40à quel point...
20:41Au cœur de la révolution
20:42que l'on est en train de connaître.
20:43Au cœur de la révolution
20:44que nous sommes en train de connaître
20:45qui est la révolution technologique.
20:46Et c'est là que se joue
20:47l'avenir de la France.
20:48Et c'est là que je mesure
20:49à quel point
20:51la décision technocratique,
20:53qu'elle soit à Bruxelles
20:54ou qu'elle soit à Paris,
20:56est inappropriée
20:57pour nous faire gagner
20:58cette bataille technologique.
20:59Alors, on va prendre
21:00un premier auditeur
21:01tout de suite
21:02à l'antenne de Sud Radio.
21:03Bonjour, Simon.
21:04Oui, bonjour.
21:05Bonjour, Simon.
21:06Vous êtes à Perpignan.
21:07Évidemment,
21:08M. le ministre,
21:09M. Bruno Le Maire,
21:10vous écoute.
21:11Vous vouliez poursuivre
21:13la discussion
21:13au sujet de l'Europe.
21:15Et je posais la question
21:16tout à l'heure
21:17parce que c'est l'un des points forts.
21:18C'est l'une de vos propositions
21:19très fortes.
21:19Vous souhaitez, Bruno Le Maire,
21:21que l'on resserre
21:22ce qu'on essaye en tous les cas
21:24de resserrer cette Europe
21:25à six pays.
21:26On vous écoute, Simon.
21:28Oui.
21:29Moi, je voulais savoir
21:30auprès du ministre
21:31s'il pense toujours
21:33que le duo France-Allemagne
21:34reste une stratégie payante
21:37quand on voit
21:38que la France
21:38est toujours soumise
21:39à l'Allemagne.
21:41Alors, Simon,
21:42c'est une question
21:43qu'on me pose très souvent.
21:44Il y en a même
21:45qui vont encore plus loin
21:46que vous
21:46et qui me disent
21:47mais dans le fond,
21:48c'est fini le couple franco-allemand.
21:50Il faut jouer avec l'Italie
21:51où il faut jouer
21:52avec l'Espagne,
21:53une espèce d'alliance
21:54de revers.
21:55J'ai toujours
21:56dans ma vie publique
21:57défendu
21:58la relation
21:59entre la France
21:59et l'Allemagne.
22:00Je considère
22:01qu'au-delà
22:02de l'économie,
22:03de la finance,
22:04c'est parce que nous sommes
22:05culturellement
22:05si différents
22:07et que nous avons eu
22:08une histoire
22:08de conflits
22:09tellement douloureuse
22:10entre nos deux pays
22:12qu'il n'y a pas
22:13d'alternative
22:14à ce rassemblement
22:15entre la France
22:17et l'Allemagne.
22:18Si nous voulons
22:19que cela marche,
22:20il faut que chacun
22:20fasse un pas
22:21l'un vers l'autre.
22:22Je fais une proposition
22:23très concrète.
22:24C'est qu'il y ait
22:25un pacte
22:26dette contre dette
22:27entre la France
22:28et l'Allemagne.
22:29Nous avons besoin
22:30de beaucoup,
22:31beaucoup d'argent
22:31pour investir
22:32sur la lutte
22:33contre le dérèglement
22:34climatique,
22:35l'adaptation climatique,
22:36on en a parlé tout à l'heure,
22:37pour la défense
22:38et pour la production
22:40de semi-conducteurs
22:41et la tech en Europe.
22:42Je propose
22:43qu'on lève
22:43de la dette en commun.
22:44Je suis le ministre
22:45des Finances
22:45qui avait obtenu ça
22:46de l'Allemagne
22:47pour nous protéger
22:47face au Covid.
22:48Je propose
22:49qu'on fasse la même chose,
22:50cette fois pas pour nous protéger
22:51mais pour investir
22:52dans l'avenir.
22:54Je propose
22:54que ce soit
22:551 000 milliards d'euros
22:56de dette en commun
22:57qui soient levées.
22:58Les Allemands,
22:58vous voulez mettre
22:59à la place des auditeurs
23:00en quoi ça changerait
23:01les choses ?
23:01Ça vous permettrait
23:02d'avoir 1 000 milliards
23:03d'euros de disposibles
23:04pour investir
23:05sur l'adaptation climatique,
23:07sur la défense,
23:08sur la tech,
23:08sur l'ouverture
23:09de gigafactories,
23:10de production
23:11de semi-conducteurs
23:12pour être indépendants
23:13de la Chine,
23:13de l'Asie
23:14et des Etats-Unis.
23:15C'est des emplois,
23:16c'est de la prospérité,
23:17c'est de la croissance
23:17pour l'Europe.
23:19Mais de l'autre côté,
23:20les Allemands vont nous dire
23:20écoutez,
23:21on ne va pas faire
23:21de la dette en commun
23:22tant que vous ne rétablissez
23:23pas vos comptes.
23:23Nous, de notre côté,
23:25nous nous engagerions
23:26à réduire de 30 points
23:27la dette publique française
23:29dans les années qui viennent
23:31pour revenir à l'équilibre
23:33et restaurer
23:33des finances publiques.
23:34Voilà ce qui peut être,
23:35vous voyez Simon,
23:36un accord entre les deux
23:37plus grandes puissances économiques.
23:38L'un fait un pas vers l'autre
23:40en acceptant de la dette en commun
23:42pour financer les priorités
23:43que j'ai mentionnées
23:43et l'autre, la France,
23:45accepte de faire un pas
23:46vers l'Allemagne
23:47en rétablissant ses comptes
23:48publiques.
23:49Jean-François Hackelis.
23:49Pour compléter la question
23:50de Simon,
23:51Bruno Le Maire,
23:52je pense à la Pologne
23:53aujourd'hui
23:54avec le conflit en Ukraine,
23:57la pression de la Russie.
23:58La Pologne est en train
23:59de devenir une très grande
24:00puissance européenne,
24:01très riche.
24:03Militairement,
24:04ils sont en train
24:04même presque de monter
24:06presque devant la France.
24:08Si vous renouez
24:09ce partenariat,
24:10il y a le poids de l'histoire
24:11certes,
24:12franco-allemand,
24:13qu'est-ce que vous dites
24:13aux Polonais ?
24:14Qu'est-ce que vous dites
24:14à l'Italien ?
24:15Qu'est-ce que vous dites
24:16à l'Espagnol ?
24:16Je leur dis qu'ils font,
24:17je l'ai dit,
24:18je l'ai écrit depuis maintenant
24:19deux ans,
24:19ils font partie de cette Europe
24:21à six que je propose.
24:22Je propose une fédération
24:23d'États-nations.
24:25Pas la fédération européenne
24:27sous la Coupe de Bruxelles.
24:29Les six, c'est qui ?
24:29C'est l'Espagne et l'Italie,
24:31c'est la France
24:32et c'est l'Allemagne.
24:33C'est évidemment,
24:33on faisait parfaitement raison
24:34de le mentionner,
24:35la Pologne qui est le pays
24:36de l'Est qui réussit le mieux,
24:37qui a une frontière
24:37avec la Russie
24:38qui stratégiquement
24:39est essentielle.
24:40Et c'est des Pays-Bas
24:41parce que technologiquement,
24:42ils ont une avance considérable,
24:44notamment en ayant
24:45cette entreprise ASML.
24:46Je dis aux autres,
24:47c'est pas exclusif,
24:48simplement, écoutez,
24:49on piétine,
24:49on n'avance pas.
24:50Regardez ce que font
24:51la Chine sur les robots,
24:53regardez ce que font
24:54les États-Unis
24:54sur les semi-conducteurs,
24:55regardez l'accélération liable.
24:57Nous, on va continuer
24:57à causer la 27,
24:59on se met autour de la table,
24:59on discute,
25:00on dialogue,
25:01on lance les comités,
25:01les commissions,
25:02mais on ne décide pas.
25:03C'est le cœur
25:04de ma réflexion politique.
25:05Nous devons décider.
25:06Est-ce qu'on décide à 27 ?
25:07Non.
25:08Est-ce qu'on décide à 6 ?
25:10Oui.
25:10Ce serait une super Europe à 6.
25:12Ce serait une super Europe à 6,
25:13c'est une très bonne formule,
25:14qui sur un nombre
25:15de sujets limités,
25:17les semi-conducteurs et l'IA,
25:18les diplômes universitaires
25:20en commun,
25:20que toutes les universités
25:21de ces 6 États
25:22se rassemblent
25:23et délivrent
25:23un diplôme européen
25:25décisent en commun
25:27sur le financement
25:28avec ce projet
25:29de dette en commun,
25:30puissent obtenir
25:31des résultats
25:32et dire aux 21 autres,
25:33vous voyez,
25:34quand on décide,
25:35ça va quand même
25:36beaucoup mieux.
25:37On a des résultats.
25:38On est capable
25:39de faire fond
25:40face à la Chine
25:40ou face aux États-Unis.
25:42Je veux apporter,
25:44par la preuve,
25:46par l'exemple,
25:48l'illustration
25:48que l'Europe,
25:49ça marche.
25:50Et que vous pourriez
25:51accélérer.
25:52C'est une toute dernière remarque
25:53pour Simon.
25:53Il ne faut pas exagérer
25:56la force des Allemands.
25:57Ils ont de grandes difficultés
25:58économiques
25:59et nous avons,
25:59nous Français,
26:00des atouts absolument
26:01considérables
26:01que les Allemands n'ont pas.
26:02J'en cite un seul,
26:03on en a parlé tout à l'heure,
26:04c'est l'énergie nucléaire.
26:05Avoir de l'énergie décarbonée,
26:07pas chère,
26:08massivement,
26:09sur son territoire,
26:10croyez-moi,
26:11c'est un avantage compétitif
26:12considérable.
26:12On revient dans un instant
26:13avec deux questions
26:14qui vont porter à la fois
26:15sur la voiture
26:16mais aussi sur votre
26:17première décision.
26:18Ce sont les auditeurs
26:19qui nous appellent.
26:20Et je n'oublie pas
26:20que dans vos trois sujets prioritaires,
26:22il y avait également l'autorité,
26:25on n'en a pas encore parlé,
26:26cela fait partie des thèmes
26:26qui sont très couramment développés
26:29et qui inquiètent énormément
26:30nos auditeurs.
26:31Il est 8h45,
26:32Bruno Le Maire
26:33est l'invité exceptionnel
26:34ce matin de Sud Radio
26:36à l'occasion de la sortie
26:37de son livre
26:38ces jours-ci
26:38chez Gallimard.
26:39A tout de suite.
26:41Le Grand Matin Sud Radio,
26:447h10h,
26:44Jacques Cardoz.
26:46Bruno Le Maire
26:46est l'invité exceptionnel
26:47de Sud Radio
26:48avec Jean-François Aquili
26:49à mes côtés.
26:49On va aborder la question
26:51de l'autorité
26:51qui fait partie
26:52des trois thèmes prioritaires
26:54nous disait à l'instant
26:55Bruno Le Maire
26:55et ce matin,
26:57le sondage
26:58sur l'antenne de Sud Radio
26:59portait sur les mineurs violents
27:01avec cette question
27:03d'un pédopsychiatre
27:04et que l'on vous posait à vous
27:05et on posait la question
27:06de savoir
27:07si vous êtes favorable
27:08à une révolution pénale.
27:09Le chiffre est très clair.
27:11Oui,
27:11à 97%.
27:12On le sent bien,
27:13Bruno Le Maire,
27:14qu'il y a un manque d'autorité
27:16et qu'à chaque fois,
27:17malheureusement,
27:17qu'il y a un drame.
27:18Alors,
27:18cette question se posait
27:19après l'assassinat
27:20de Louis à Marbonne
27:22dont on sait
27:23que les auteurs présumés
27:25ont vanté
27:26d'une certaine façon
27:27cet acte absolument ignoble
27:29sur les réseaux sociaux.
27:31C'est ça aussi
27:31ce que révèle
27:32ce fait divers
27:33et qui raconte
27:34beaucoup de la société
27:35d'aujourd'hui.
27:35C'est d'ailleurs comme ça
27:36qu'ensuite,
27:37les policiers
27:38ont pu les interpeller.
27:40et on sent bien
27:41sur l'antenne
27:42de Sud Radio
27:42tous les jours
27:43que les Français,
27:44à tort ou à raison,
27:45réclament plus d'autorité,
27:47qu'il y a un réel problème.
27:49On l'a vu à travers
27:49l'affaire Liana également
27:50et les problèmes de justice.
27:52Est-ce que s'il y avait
27:53une décision à prendre,
27:55quelle serait votre décision
27:56pour restaurer l'autorité
27:58sur l'un de ces thèmes majeurs ?
28:01Je pense que la première décision
28:03c'est rétablir
28:03une politique pénale
28:05lisible,
28:06une chaîne pénale,
28:07c'est-à-dire
28:08une chaîne de commandement.
28:10Lorsqu'il s'est produit
28:11cette tragique affaire Liana,
28:13j'ai proposé
28:14qu'on revienne
28:15sur la loi Taubira de 2013.
28:17Que nous rétablissions
28:18une autorité
28:18du garde des Sceaux
28:19sur les procureurs
28:21pour que le garde des Sceaux
28:22puisse vérifier
28:23que la politique pénale
28:24visant à lutter
28:25contre la pédocriminalité
28:26de la sanctionner...
28:27Ce ne serait pas de l'interventionnisme ?
28:28Mais à chaque fois
28:29on nous dit
28:29c'est un interventionnisme
28:30mais qu'est-ce qu'on veut ?
28:31Une politique ou pas de politique ?
28:32Une décision ou pas de décision ?
28:34Et impulsé ?
28:35Une responsabilité
28:36ou pas de responsabilité ?
28:38Moi je me mets
28:38à la place de Gérald Darmanin,
28:40le garde des Sceaux actuel,
28:40la seule possibilité
28:42qu'il a vis-à-vis des procureurs
28:43c'est d'envoyer des circulaires.
28:45Enfin il est peut-être temps
28:46que l'autorité de l'État
28:47ne soit pas simplement
28:47un slogan
28:48mais une réalité
28:50organisée autour
28:51d'une responsabilité,
28:52d'une chaîne de commandement
28:54et de sanctions
28:55de ceux qui ont failli.
28:56C'est ça l'autorité de l'État.
28:58Ça ne demande pas
28:58des grands cris,
28:59ça ne demande pas
28:59des grandes déclarations,
29:01ça ne suppose pas
29:02de l'outrance,
29:02ça suppose
29:03de la clarté,
29:04de la fermeté.
29:05On va prendre
29:06un auditeur
29:07qui est avec nous,
29:08c'est Laurent
29:08à Mérignac.
29:10Bonjour Laurent,
29:11M. Bruno Le Maire
29:12vous écoute,
29:12vous pouvez poser
29:13votre question.
29:14Bonjour,
29:15bonjour M.
29:15Bonjour Laurent.
29:17Je suis chef d'entreprise
29:19dans la région de Bordeaux,
29:21à jour des voyages.
29:22Donc en préambule,
29:23je voudrais vous remercier
29:24parce que pendant le Covid,
29:26les aides ont sauvé
29:27mon entreprise.
29:29Ensuite,
29:30j'étais aussi
29:31sur une association
29:32pour la promotion
29:34du travail
29:35et puis de l'ascenseur
29:38dans l'entreprise
29:38pour que les gens
29:39puissent monter
29:39leur boîte.
29:42Et dans votre cabinet,
29:44j'ai été reçu.
29:45On a remercié
29:47mon initiative
29:48qu'on a approuvée.
29:49J'ai même reçu
29:50la médaille du tourisme
29:51par vos ministres.
29:54Mais derrière,
29:54ça n'a rien passé.
29:55Je ne sais pas pourquoi.
29:57Je reviens à ma question.
29:59Aujourd'hui,
30:00l'État a créé
30:01une société dépendante.
30:02On attend tout de l'État.
30:03L'État provident
30:04avec l'échec
30:05de ci et de là.
30:07Quand il y a un problème,
30:08on demande à l'État.
30:10Alors ma question,
30:11c'est comment on sort de ça ?
30:13Monsieur le ministre,
30:14est-ce que déjà
30:15vous allez vous présenter
30:16la présidentielle ?
30:17Et si c'est le cas,
30:19si vous êtes élu,
30:20quelle serait votre première
30:21décision de politique
30:24intérieure courageuse
30:26qui irait
30:26à l'encontre aussi peut-être
30:27de ce que pensent
30:29les gens ?
30:30On a vu
30:31le gouvernement reculer
30:32à maintes reprises
30:33sur son manifestation.
30:35Quelle serait la première
30:36décision courageuse
30:37intérieure
30:38que vous prendriez ?
30:39D'abord, merci Laurent
30:41pour vos remerciements
30:43sur les aides
30:43pendant la période
30:44du Covid.
30:44Parce que je pense
30:46qu'on devrait tous
30:46être fiers collectivement
30:47de la manière
30:48dont la France
30:49a permis d'éviter
30:51des drames sociaux,
30:52des drames sur l'emploi,
30:54des drames économiques
30:55partout sur le territoire,
30:56des PME comme la vôtre,
30:57Laurent,
30:58qui auraient fermé
30:58si on n'avait pas
31:00tenu le choc.
31:01Et nous avons tenu le choc.
31:02Et je pense qu'on peut
31:04légitimement en être fiers.
31:06Après,
31:07j'attendais la question
31:08que vous m'avez posée,
31:09politique,
31:09plutôt Jean-François Aquilic
31:10que de vous-même.
31:11Mais je vais vous dire,
31:13je ne me projette pas,
31:14je dis juste
31:14qu'il me paraîtrait important
31:16dans les...
31:16pas la première décision,
31:18mais deux, trois décisions
31:19immédiates qu'il faudrait prendre
31:20pour qu'il se passe
31:20quelque chose dans le pays.
31:22La première,
31:22elle est nationale.
31:24Je fermerai
31:26tous les palais ministériels.
31:28Je réduirai à 10
31:29le nombre de ministres
31:31et j'installerai ces ministres
31:32dans des locaux
31:33simples et efficaces.
31:36Vous fermerai...
31:36Je pense que
31:37tous ces palais ministériels
31:39montent à la tête
31:40de ceux qui les occupent
31:41et sont le symbole
31:43de cette monarchie technocratique
31:44que les Français
31:45ne veulent plus voir.
31:47La deuxième décision,
31:49ce serait une décision européenne,
31:51j'en ai parlé tout à l'heure,
31:52et très importante,
31:52parce que je suis extraordinairement inquiet
31:54pour l'industrie française.
31:56L'industrie automobile,
31:57l'industrie de l'acier,
31:59toutes les formes d'industrie.
32:01J'irai à Berlin
32:02discuter avec
32:03le chancelier allemand
32:05et lui dire
32:06qu'est-ce qu'on fait
32:06pour nous protéger
32:07face à la Chine.
32:08Est-ce que tu es d'accord
32:09pour mettre des tarifs douaniers
32:10massifs
32:11sur les véhicules électriques
32:12chinois
32:12qui ont été lourdement subventionnés
32:14et qui vont tuer
32:15Renault et Stellantis,
32:17et au passage,
32:18aussi Volkswagen
32:19et les constructeurs allemands ?
32:21Est-ce que tu es d'accord
32:22pour qu'on mette
32:23100 euros de droits de douane
32:25sur les petits colis chinois ?
32:27Et est-ce que tu es d'accord
32:29pour que nous exigions
32:30du transfert de technologie
32:31de la Chine
32:31lorsque la Chine
32:33vient s'installer en Europe ?
32:35C'est vital.
32:36Et j'aimerais que chacun
32:37prenne conscience
32:38de l'urgence qu'il y a
32:39à prendre ses décisions
32:40pour rééquilibrer
32:41les rapports avec la Chine
32:42et éviter que les surcapacités
32:44industrielles chinoises
32:45soutenues par une monnaie chinoise
32:47totalement sous-évaluée
32:49ne finissent par tuer
32:50nos industries,
32:51nos sites industriels,
32:52nos PME.
32:53Enfin, il y a une troisième décision
32:55qui rejoint la question
32:56sur la violence.
32:58Je lancerai le combat décisif
33:01pour la langue française,
33:03le combat pour la lecture.
33:05Parce que s'il y a
33:06tant de violence,
33:08oui, il y a des questions
33:08d'autorité, évidemment.
33:10Oui, l'excuse de minorité
33:11doit être revue, évidemment.
33:13Oui, il faut une chaîne pénale,
33:14j'en ai parlé.
33:15Mais si on va plus loin
33:16dans le raisonnement,
33:17à force d'avoir des enfants
33:18qui ne savent pas exprimer
33:20leurs sentiments,
33:21qui ne savent pas discuter
33:22entre eux,
33:23qui ne savent pas
33:24formuler leurs idées
33:25parce que la langue française
33:26s'éloigne de plus en plus d'eux,
33:29l'absence de langue
33:31les conduit à être violents.
33:33Défendre la lecture,
33:35relancer la lecture,
33:36s'assurer que les gamins
33:37à 5 ans,
33:386 ans,
33:387 ans
33:38ont le nombre
33:39de mots de vocabulaire
33:40nécessaires pour s'exprimer,
33:42qu'ils retrouvent le goût
33:43du silence et la lecture,
33:44qu'ils sont coupés
33:45des réseaux sociaux
33:46sur lesquels
33:46ils peuvent passer
33:474, 5, 6, 7 heures par jour.
33:49Ça, c'est un combat vital.
33:51C'est le combat
33:52pour la langue française
33:53et pour la lecture.
33:54Voilà trois idées très claires.
33:56Jean-François Aquili,
33:56il y avait dans la question
33:57de Laurent
33:58une question
33:59sur la présidentielle
34:00de 2017.
34:00Il y a une question
34:00dans la question,
34:01vous voyez la course
34:02des petits chevaux,
34:03Édouard Philippe,
34:03Gabriel Attal,
34:04Bruno Retailleau.
34:05Est-ce que,
34:06première question,
34:06vous soutenez clairement
34:08l'un des trois ?
34:08Est-ce que vous irez
34:09au meeting d'Édouard Philippe
34:10par exemple ?
34:10Et deuxième question,
34:12est-ce que vous pourriez
34:12être le quatrième homme ?
34:13Première question,
34:15non.
34:16Et deuxième question,
34:17je le fais ce matin,
34:19je continuerai de le faire
34:20et sans doute
34:20avec encore plus de force
34:22dans les semaines qui viennent.
34:24Défendre,
34:26pas simplement
34:27un projet pour le pays,
34:29mais des idées
34:30qui permettent aux Français
34:31de retrouver leur fierté.
34:32Dans le fond,
34:33la question fondamentale
34:35pour notre pays,
34:35on le voit avec ce qui se passe
34:37autour de la Coupe du monde de foot,
34:38qui est absolument extraordinaire,
34:39c'est recréer
34:40une fierté nationale.
34:42Et cette fierté nationale
34:43suppose que nous inventions
34:44un nouveau modèle
34:45puisque le modèle
34:45dont j'ai parlé,
34:46il est à bout de souffle,
34:47on n'en peut plus,
34:47il nous est plus.
34:47C'est un peu bizarre
34:48parce que vous venez ici,
34:50vous écrivez un livre,
34:51vous avez une vision,
34:52vous faites des propositions fortes
34:54et lorsque Jean-François Aquili
34:55vous pose la question
34:56de savoir 2027,
34:57vous dites non,
34:58ce n'est pas le moment.
34:59Vous savez,
34:59non, ce n'est pas le moment.
35:00Comment ?
35:00On a une élection dans un an ?
35:01Ce n'est pas le moment.
35:01Et puis je vais vous dire,
35:02on connaît même les dates
35:03maintenant de ce matin.
35:04Si à chaque fois que je publie un livre,
35:06à chaque fois que j'avais publié un livre,
35:08j'avais été candidat
35:09à la présidence de la République,
35:10comme j'ai publié 14 livres,
35:11j'aurais été 14 fois candidat
35:12à la présidence de la République,
35:13ce qui fait beaucoup.
35:15Mais ne doutez pas,
35:16ne doutez pas un instant,
35:18ne doutez pas un instant
35:20de ma détermination
35:21à proposer pour notre pays,
35:25pour nos compatriotes,
35:26un changement complet
35:28de modèle
35:30qui permette
35:31qui permette de tirer
35:32le meilleur des talents,
35:34des qualités exceptionnelles
35:35du peuple français,
35:36de la nation française.
35:37Avec Édouard Philippe ?
35:38Croyez-moi,
35:38mais il ne s'agit pas de dire
35:39avec qui ou avec quoi
35:41ou comment.
35:42D'abord,
35:43comment est-ce qu'on projette le pays ?
35:45Où est-ce qu'on emmène
35:46les Français
35:46à 25 ou 30 ans ?
35:48On a tout pour réussir.
35:49Le drame français,
35:50c'est que toutes nos qualités,
35:51nos talents,
35:51qui sont exceptionnels,
35:53tout ce que vous voyez
35:53sur le territoire,
35:54l'énergie,
35:55les PME,
35:55les scientifiques,
35:56les savants,
35:57le monde de la culture,
35:58les associations,
35:59tout ça,
35:59est broyé
36:01par un modèle
36:04qui détruit
36:04l'entrain
36:05et l'enthousiasme
36:06des Français.
36:07Vous êtes certain
36:07de ne pas vous présenter
36:08à la présidentielle de 2027,
36:10M. Bruno Le Maire ?
36:10Méfiez-vous des certitudes
36:12et des jugements définitifs.
36:13Ce sera le mot de la fin.
36:14Merci infiniment
36:14d'avoir été notre invité.
36:15Merci Jean-François Aquili
36:16pour cet entretien exceptionnel
36:18avec Bruno Le Maire.
36:19Et je rappelle donc
36:20le titre du livre
36:21Le temps d'une décision
36:23chez Gallimard.
36:25On y apprend plein de choses
36:25et puis on ne va pas tout résumer
36:26mais on a bien compris
36:27que vous aviez une vraie vision
36:29pour le pays.
36:29Merci et passez une excellente journée.
36:31Il est 8h59
36:32sur l'antenne de Sud Radio.
36:33Merci à tous ceux
36:34qui nous ont aidés
36:35à l'élaboration
36:36et la préparation
36:37de cette matinale.
36:39À demain et dans un instant.
36:40Le Grand Débrief
36:41avec Éric Revelle,
36:42Jean-François Aquili
36:43et Noémie Allioua.
36:44À tout de suite.
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