Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 jour
Avec David Lisnard, maire de Cannes président de nouvelle énergie candidat à la présidentielle

Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
---
———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://www.dailymotion.com/video/x75yzts
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr

##L_INVITE_POLITIQUE-2026-04-29##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili.
00:06Jean-François Aquili, votre invité politique ce matin, c'est David Lysnard, le président de Nouvelle Énergie, maire de Cannes,
00:14et je crois bien aussi candidat à la présidentielle.
00:17Bonjour David Lysnard.
00:18Bonjour.
00:18Qu'est-ce qu'on fait avec les prix des carburants ? Est-ce qu'il y a une solution
00:22miracle ?
00:23Vous avez beaucoup de propositions à faire, vous les mettez sur la table en général,
00:26mais là, vous avez les oubliés du gouvernement qui manifestent samedi, tous ceux qui n'ont pas ces aides nécessaires
00:34pour passer le cap.
00:35Est-ce qu'il y a une solution ? Est-ce que le gouvernement a raison de ne pas vouloir
00:39bloquer les prix ou baisser les taxes ?
00:42Il n'y a pas de solution miracle parce que les miracles c'est quand même rare dans l'histoire.
00:46Et le gouvernement est prisonnier de ses propres turpitudes et de toutes les turpitudes des dernières décennies.
00:54C'est-à-dire que quand un pays est surendetté et surfiscalisé, c'est-à-dire qu'on paye plus
00:58d'impôts qu'ailleurs,
00:59et qu'on a plus de dettes qu'ailleurs, et déjà plus de dépenses publiques qu'ailleurs,
01:04dès qu'il y a une crise, ce sera pareil demain s'il y a une crise alimentaire qui peut
01:07arriver,
01:07à cause du prix du pétrole qui va avoir une incidence sur les engrais azotés, personne n'en parle,
01:12mais on va avoir une crise alimentaire très grave en Afrique et dans certaines parties d'Asie,
01:16et nous avoir une inflation alimentaire si la situation ne se débloque pas en mousse.
01:20Donc, pour répondre à votre question, le gouvernement est prisonnier de ces impuissances,
01:26et pourtant il faut bien aider les gens.
01:28Donc il n'y a que deux solutions aujourd'hui si on ne veut pas que les comptes publics continuent
01:31de s'effondrer.
01:33Un, c'est suspendre les certificats d'économie d'énergie, les C3E,
01:39puisqu'il y a 17 centimes par litre que l'on paye pour ces C2E, pardon,
01:43et qui ne sont pas dans les prélèvements obligatoires, qui ne sont pas comptabilisés dans le budget de l'État.
01:48Donc si on les suspend...
01:49Même si ce sera un manque pour la rénovation énergétique.
01:52Mais la vie, c'est hiérarchisé.
01:54Si on veut aider les gens à faire le plein, et vous avez vu ce que l'on paye quand
01:57on fait notre plein,
01:58et bien là, vous pouvez tout de suite, pour tout le monde, avoir 17 centimes de moins,
02:00et ensuite, n'oublier personne dans les catégories ciblées.
02:04Je pense en particulier aux pêcheurs.
02:06J'ai la plus grande prud'homie de pêche professionnelle des Alpes-Maritimes et du Var dans ma commune.
02:11Voilà, ce sont des professions qui sont très fragiles, très sinistrées,
02:14et qui aujourd'hui sont victimes des surnormes et des surcharges.
02:17Vous dites pêcheurs avec risque de crise type gilet jaune, là, qui arrive ?
02:21Je ne sais pas, moi je ne suis pas...
02:23Mais vous comprenez l'exaspération des Français, là-dessus ?
02:26Mais je la vis, enfin je suis un Français, moi.
02:30Donc, bien sûr, je la comprends.
02:32Mais je répète, cette crise-là n'est qu'un révélateur de plus
02:37de tous les renoncements de ces dernières décennies.
02:40Donc, ce qu'il faut, c'est que chaque individu puisse avoir...
02:44être beaucoup plus propriétaire de son revenu, de son salaire.
02:47Et c'est cette révolution-là que je propose avec Nouvelle Énergie.
02:49Je ne sais pas si on aura le temps d'en parler.
02:51Ce n'est pas de l'incantation.
02:54Vous parliez tout à l'heure de solutions miracles.
02:57En fait, on parle d'État-providence.
02:59Il faut comprendre que l'État-providence, aujourd'hui, ne peut plus fonctionner.
03:01Tous les partis politiques veulent nous faire croire
03:04qu'on peut revenir aux Trente Glorieuses.
03:05Sauf qu'à l'époque, il y avait une forte croissance
03:07et des forts gains de productivité.
03:08Il y avait surtout... On faisait beaucoup plus d'enfants.
03:10Donc, on avait quatre cotisants par retraité.
03:13Aujourd'hui, on en a 1,7.
03:14Ils ont maîtrisé l'immigration et l'immigration de travail.
03:17Donc, je sais que le président de la République
03:19a eu la révélation divine avec la rénovation de Notre-Dame
03:22et qu'il voit des Notre-Dame partout.
03:24Mais il n'y aura pas de Notre-Dame du carburant.
03:26Pas de Notre-Dame du carburant, vous dites.
03:28Même s'il y a des risques de pénurie,
03:30c'est Patrick Pouyanné, le patron total, qui le dit,
03:33une totale énergie.
03:34Le gouvernement ne communique pas là-dessus.
03:36Au moins, un minima.
03:37Écoutez, j'ai tendance à faire confiance à la parole de Patrick Pouyanné
03:41qui sait de quoi il parle, qu'on l'apprécie ou pas.
03:44Il ne faut pas jouer à se faire peur non plus
03:45parce que je comprends la position de l'exécutif.
03:47C'est-à-dire que si on parle de pénurie,
03:48ça va amplifier l'effet de pénurie potentielle.
03:51Mais ce qu'il ne faudrait pas qu'on revive, pardon,
03:53c'est l'absence totale d'anticipation qu'au moment du Covid.
03:56Parce que le pétrole, ce n'est pas simplement le carburant.
03:58Je parlais des engrais tout à l'heure azotés.
04:00Mais c'est aussi le plastique.
04:03On a besoin encore aujourd'hui
04:05de nombreux produits plastiques,
04:07notamment dans le secteur de la santé.
04:09Et certains professionnels de la santé
04:11m'alertent sur une possible envolée des prix
04:13et une possible pénurie
04:14des matériels de protection sanitaire.
04:16Donc tout cela, on aimerait avoir de la transparence
04:19et un gouvernement qui anticipe les choses.
04:20David Lissnard, est-ce que vous avez des fast-foods
04:22de poulet frit à Cannes ?
04:25C'est des enseignes qui cartonnent partout en France ?
04:28Je ne sais pas si vous prenez ça pour de la malbouffe.
04:30Vous avez ça à Cannes ?
04:31Oui, parce que vous dites...
04:32Master Poulet, notamment.
04:32C'est dans la réponse.
04:33Parce que partout en France, Cannes, c'est en France.
04:35Donc il y a une multiplication des enseignes
04:39de volailles à bas prix, à l'âle.
04:41Je ne crois pas que cette enseigne-là
04:44soit particulièrement présente,
04:45mais d'autres équivalents sont présentes.
04:46Vous soutenez Karim Bouhamran,
04:48le maire socialiste de Saint-Ouen,
04:51dans son bras de fer contre l'ouverture
04:53d'un Master Poulet.
04:54Vous êtes, je le rappelle, le patron de l'AMF,
04:57de l'Association des maires de France.
04:58Si vous voulez, d'abord, première règle,
04:59moi je n'ai pas à faire d'ingérence
05:00dans une affaire municipale.
05:02Je pense que LFI devrait s'en exempter aussi
05:06et laisser Karim Bouhamran,
05:08qui est un maire qui vient d'être réélu,
05:10qui est quelqu'un qui a beaucoup de qualité
05:13et qui, je pense, sait ce qu'il doit faire,
05:16puisqu'il est mandaté par ses habitants
05:18pour veiller à la salubrité,
05:19à la tranquillité de sa vie.
05:20Il a raison de s'y opposer ou pas.
05:22Mais je ne vais pas le dire.
05:24Il le fait, donc c'est qu'il a des bonnes raisons
05:25de le faire.
05:26Vous voyez ce que je veux dire ?
05:26Je pense qu'il a raison.
05:27Mais ce que je veux vous dire,
05:28c'est que là-dessus,
05:28ce n'est pas lui qu'il faut regarder,
05:29c'est LFI.
05:30C'est-à-dire, pourquoi LFI,
05:31tout d'un coup, fait de l'ingérence
05:33dans une affaire municipale ?
05:35LFI n'a pas gagné cette municipale.
05:36Qu'est-ce que vous y voyez derrière ?
05:37J'y vois en fait
05:39cette espèce de volonté systématique
05:41d'LFI
05:43de vouloir réunir
05:45un électorat
05:47qu'ils veulent victimiser
05:48de confession musulmane
05:50et ils instrumentalisent
05:51nos compatriotes de confession musulmane.
05:53Je trouve ça d'un cynisme absolu.
05:55Moi, quand je vois un de mes compatriotes,
05:57qu'il soit musulman, athée,
05:58juif, catholique, agnostique,
06:00ce que vous voulez,
06:00je vois un français.
06:01Master Poullet, c'est une affaire
06:02de communautarisme.
06:03Derrière LFI,
06:04il y a ses arrières-pensées,
06:05on le sait très bien,
06:06ce sont des cyniques.
06:06Et ce qui est d'autant plus drôle,
06:08c'est qu'ils font un reproche
06:09à Karim Bouram
06:10de gentrifier,
06:12c'est le grand mot maintenant,
06:12sa population.
06:13Mais ceux qui votent pour LFI,
06:16essentiellement,
06:16ce sont quand même des bobos,
06:18ce sont des petits bourgeois,
06:19ceux qui peuvent se payer
06:21des poulets bio
06:22et pas des poulets bas de gamme.
06:24Donc il y a une grande hypocrisie là-dessus
06:26et on voit l'affrontement
06:27de ces deux gauches finalement.
06:28Une gauche qui veut encore
06:29être universaliste
06:30et qui respecte ses principes,
06:32très minoritaire,
06:33d'ailleurs il y en a certains
06:34qui viennent chez moi,
06:35et une espèce de gauche
06:36qui non seulement a trahi le peuple,
06:37mais trahit même
06:38ses principes républicains
06:40qu'on retrouve à l'extrême gauche
06:41et à LFI.
06:42David Lissner,
06:42la gauche que vous citez,
06:44s'est mobilisé contre
06:45la publication du rapport
06:47à l'oncle.
06:49Vous saluez cette publication,
06:50ce rapport sur l'audiovisuel public
06:51ou pas ?
06:52Oui, moi je pense que j'ai suivi quand même.
06:54Oui, oui, j'ai suivi,
06:55mais lorsqu'il y a de l'argent public,
06:56il est normal que cet argent public
06:58soit contrôlé.
06:59Et ensuite chacun verra
07:01si le rapport lui semble objectif ou pas.
07:04Il n'est pas encore publié le rapport.
07:05Mais heureusement
07:07que lorsqu'il y a 5 milliards d'argent
07:10de nos impôts utilisés quelque part,
07:12on s'interroge sur leur affectation.
07:15Moi, dans ma commune,
07:17je suis tout le temps contrôlé.
07:18Quand j'avais des commerces,
07:19j'avais sans arrêt
07:20des contrôles fiscaux,
07:21des contrôles du orsaf.
07:22Donc c'est normal pour vous ?
07:23Oui, c'est la démocratie.
07:25Et le service public
07:26qui a toute sa vocation
07:27et sa grandeur,
07:28moi je ne vais pas tomber
07:29dans la démagogie,
07:30mais il doit être optimisé,
07:32doit être rationalisé,
07:33doit être contrôlé.
07:35Je suis dans une ville
07:36qui a un partenariat
07:38avec France Télé
07:38qui est un partenariat
07:40qui se passe très bien.
07:41Canal Plus
07:42avait donné beaucoup d'impact
07:44au Festival de Cannes.
07:45France Télé a repris cela,
07:47elle fait très bien aussi.
07:48Donc moi, je ne vais pas
07:49jeter l'opprobre
07:50sur le service public,
07:51mais on a le droit de dire
07:52qu'il y a trop de chaînes
07:53de services publics,
07:54que le service public
07:55doit veiller à la neutralité.
07:56Enfin, je vois très bien
07:57que lorsqu'on critique
07:58les ricaneurs
08:00payés avec nos impôts
08:00du service public,
08:01on est blacklisté
08:02de certaines émissions.
08:03Enfin, c'est ça la réalité.
08:04Vous aviez suivi la polémique
08:06autour des frais d'hôtel
08:06de Delphine Ernaud,
08:07de plusieurs intelligents
08:08de France TV,
08:08c'était Cannes 2023.
08:12Polémique justifiée
08:12à vos yeux
08:13ou c'est une instrumentalisation politique ?
08:16C'est les deux à la fois,
08:17si vous voulez,
08:17c'est une évidence.
08:18C'est-à-dire que...
08:19Parce que Delphine Ernaud,
08:19vous la croisez,
08:20vous allez la recroiser là
08:21les jours qui viennent.
08:22Ceux qui trouvent qu'un hôtel
08:23est cher pendant le festival,
08:24c'est ceux qui ne viennent jamais
08:25à l'hôtel à Paris.
08:25Moi, vous savez,
08:26je n'habite pas à Paris,
08:27j'habite en province
08:27et je suis très heureux d'ailleurs.
08:29Et voilà,
08:31donc en revanche,
08:32il est évident
08:33que lorsqu'il y a
08:34des crises économiques,
08:34des crises sociales,
08:36l'affichage
08:37d'une chambre d'hôtel
08:39dans un palace,
08:39ça frappe l'opinion.
08:41Et à juste titre,
08:42les gens se disent
08:43c'est quand même
08:43l'argent de nos impôts.
08:44Patrick Sébastien,
08:45il vous a choqué au fait
08:46puisqu'on parle de ça ?
08:47Je peux vous dire
08:47très franchement...
08:48Oui,
08:49vous savez,
08:49il y a la chanson,
08:50il y a un débat de plainte.
08:52C'est fait pour provoquer,
08:53je crois que c'est fait pour ça.
08:54Donc si on disait
08:55qu'on n'était pas choqué,
08:55on le décevrait.
08:57Et puis il y a
08:58un esprit français grivois
08:59qu'on peut trouver
09:00de très mauvais goût,
09:01mais allez,
09:02soyez franc vous-même,
09:03ça vous fait marrer
09:04quand vous n'êtes pas
09:04à l'antenne,
09:05donc avouez-le.
09:06Donc il ne vous choque pas ?
09:07Si,
09:08ça peut choquer,
09:08mais c'est pour ça
09:08que c'est marrant.
09:09Ça peut être grossier
09:10de mauvais goût,
09:12il faut peut-être
09:12relativiser tout ça.
09:13Et puis,
09:15vous savez,
09:16depuis que je me suis engagé
09:17dans la vie publique
09:17et dans l'action politique,
09:19j'ai habitué
09:20à me faire moquer.
09:22Donc il faut que chacun
09:22est habitué
09:23à se faire un petit peu moquer.
09:24Je ne crois pas
09:25que ce soit méchant en plus.
09:26David Lissner,
09:26on va parler
09:27du livre noir
09:27de la bureaucratie.
09:29Est-ce que d'abord
09:30vous allez la jouer
09:34qui sort la tronçonneuse ?
09:35Lui,
09:36c'est 60 millions d'euros
09:38d'un plan d'économie annuel.
09:40Il y a bientôt même
09:4146 millions prévus
09:42sur les investissements.
09:43Il a raison
09:44de sortir la tronçonneuse ?
09:45Alors,
09:45deux choses.
09:46D'abord,
09:46je ne me la joue pas
09:47et je ne me la joue pas
09:47comme un autre.
09:48C'est-à-dire que
09:48lorsque j'ai été
09:49l'humain de Cannes,
09:50les premières choses
09:52que j'ai faites,
09:52c'est de respecter
09:53bien sûr mes engagements,
09:54de mettre de la police
09:55municipale à la sortie
09:56et à l'entrée des écoles.
09:57C'était ma première décision.
09:58Et depuis que je suis maire,
09:59nous avons baissé la dette
10:00d'une ville
10:02que depuis Paris,
10:03les gens pensent
10:03comme une ville
10:04uniquement cantonnée
10:05à la Croix-Dête
10:05mais qu'une ville
10:05qui a un taux de pauvreté
10:06historiquement très élevé,
10:07une ville d'immigration
10:08pauvre,
10:08etc.
10:09Et nous avons baissé
10:10la dette avec mon équipe
10:11de 82 millions d'euros.
10:13Nous avons baissé
10:14la masse salariale
10:14de 18%.
10:16Nous avons réduit
10:17le train de vie
10:17de la commune
10:17de 40 millions d'euros.
10:19Nous avons baissé
10:19les impôts
10:20l'année dernière.
10:21Donc,
10:22moi,
10:22c'est une philosophie
10:24de gestion
10:24qui me va bien.
10:25non pas comme fin en soi
10:27mais au service
10:28des contribuables,
10:29au service aussi
10:29des usagers
10:30puisqu'on a un service
10:31qui s'est nettement amélioré
10:32en termes de propreté,
10:34en termes d'accueil
10:34du public,
10:35d'état civil,
10:36ouvert samedi matin.
10:37On est en train
10:37de numériser
10:38dans notre troisième plan
10:39d'intelligence artificielle.
10:41Donc,
10:41c'est au service
10:42du service,
10:44allais-je dire.
10:45Les agents
10:45sont beaucoup moins nombreux
10:46qu'avant
10:46mais mieux payés.
10:48Donc,
10:48c'est ce qu'il faut faire.
10:49Chacun doit faire
10:50ce qu'il pense
10:52devoir faire dans sa commune.
10:53Je suis pour la liberté communale,
10:54la responsabilité communale
10:56et la philosophie
10:58qui est celle d'Éric Ciotti
10:59qui reprend ce que j'ai fait à Cannes
11:00ne peut que me convenir
11:02mais c'est au niçois de le dire.
11:03Ce n'est pas à moi.
11:03Vous comprenez ?
11:04C'est comme tout à l'heure
11:04pour Saint-Antoine.
11:05Le niveau noir de la bureaucratie
11:07que vous mettez là sur la table,
11:09de quoi s'agit-il ?
11:10C'est votre cheval de bataille
11:11pour votre campagne présidentielle à venir ?
11:13C'est un des éléments
11:15qui a fait que je me suis engagé
11:16dans la vie publique
11:17quand j'étais dans le commerce
11:19et que je recevais
11:19dans le dernier commerce
11:21que nous avions
11:21en commerce familial,
11:22je recevais une lettre
11:23de 18 pages de l'inspection du travail
11:25avec des absurdités normatives
11:27dans une boutique
11:28de 20 mètres carrés.
11:29J'ai affronté la bureaucratie
11:30et depuis que je suis en mairie,
11:32j'affronte une bureaucratie
11:33que j'ai vue exploser
11:34en disant
11:35le code de l'environnement
11:36est passé
11:38de 120 000 mots
11:40à 1,2 million de mots.
11:42Dans la même semaine,
11:43on peut m'obliger
11:45à réaliser 300 logements sociaux,
11:46l'État,
11:47et m'interdire
11:48de construire des logements
11:49au titre
11:49du zéro artificialisation.
11:51Donc, ce que je veux dire,
11:52c'est que si vous voulez
11:53être mieux protégé
11:54dans vos rues
11:54avec plus de policiers
11:55qui bossent le jour et la nuit,
11:57si vous voulez plus de magistrats,
11:58si vous voulez plus
11:59de gardiens de prison,
12:00si vous voulez des soignants
12:01mieux payés,
12:01si vous voulez des enseignants
12:02et des profs,
12:03il faut rompre
12:05la dysfonction publique.
12:07Il faut qu'on retrouve
12:08de la performance publique
12:09et pour cela,
12:10il faut en finir
12:11avec cette inflation
12:13absurde de règles.
12:14Il faut des règles,
12:15peu de règles,
12:16bien respectées.
12:17Pour avoir plus d'agents de terrain,
12:19il faut moins de bureaucrates.
12:20Pour avoir moins de bureaucrates,
12:21il faut moins de bureaucratie
12:23et juste quand on oblige
12:25un ostréiculteur
12:26à mettre des toilettes
12:27sur sa barge
12:28de 8 mètres
12:28depuis l'été dernier,
12:30c'est stupide,
12:30c'est absurde.
12:31Lorsqu'on empêche
12:33le maire d'une commune
12:34de l'Atlantique
12:35de faire une caserne
12:35de gendarmerie
12:36qu'il paye pour le compte
12:36de l'État
12:37avec 12 ans de procédure
12:38parce qu'une tortue
12:39est venue frayer
12:40à côté du terrain
12:41alors qu'elle est moins bête
12:43que l'agent
12:43de la direction régionale
12:44de l'environnement
12:45donc elle est rafrayée
12:45quelques mètres plus loin,
12:46c'est absurde.
12:49À un tel point,
12:50c'est que le Président
12:51de la République
12:51nous donne raison
12:52puisqu'il exonère
12:54les projets
12:55qu'il lui juge utiles
12:56avec les préfets,
12:57les 150 projets
12:58qu'il a annoncés
12:58la semaine dernière,
12:59il les exonère
13:00des règles
13:01qu'il impose aux autres.
13:02Donc c'est de l'arbitraire.
13:04Donc si on veut
13:04relancer la France,
13:05redonner à la France
13:06sa grandeur,
13:07redonner du pouvoir
13:07d'achat aux Français,
13:08il faut en finir
13:09avec la perte d'argent,
13:11la perte de temps,
13:11la perte de nerfs
13:12que provoque
13:13cette bureaucratie absurde.
13:14Un truc qui me rend dingue,
13:16c'est vraiment
13:16de la folie
13:17du système français,
13:18c'est ce qu'a dit
13:19Emmanuel Macron
13:20récemment en Ariège.
13:21Il faut conclure
13:22ce matin,
13:23David Lissnard
13:23est d'accord avec vous en fait.
13:25Mais oui,
13:25il va voter pour moi.
13:26Sauf que,
13:27moi vous savez,
13:28tous ces gens-là,
13:29pardon,
13:30c'est un peu péjoratif.
13:32Je trouve que
13:32dans l'offre politique actuelle,
13:34la proposition politique actuelle,
13:35j'entends de plus en plus
13:35de propositions
13:36qui vont dans mon sens
13:37sur la retraite
13:37par capitalisation,
13:38sur comment on rapproche
13:39le salaire net,
13:40comment on augmente
13:40le salaire net
13:41sans augmenter le salaire brut
13:42et même en le baissant,
13:43etc.
13:44Ce que vient de dire
13:44Emmanuel Macron
13:45sur la folie administrative.
13:46Quand on disait ça
13:47il y a dix ans,
13:47quand je disais ça,
13:48il nous traitait
13:48de démagogues,
13:49de populistes.
13:50Maintenant,
13:50il le reprend.
13:51Sauf que,
13:51vous savez,
13:52je vais faire comme
13:52le président du Sud-Vietnam
13:54à l'époque
13:55quand il parlait
13:56des communistes.
13:57N'écoutez pas
13:58ce qu'ils vous le disent.
13:59Regardez ce qu'ils ont fait.
14:00Regardez ce qu'ils font.
14:01Et c'est pourquoi
14:02la politique,
14:03c'est non seulement
14:04la parole
14:05et des propositions,
14:06mais c'est aussi
14:07une attitude,
14:08une façon d'être,
14:09un comportement.
14:10Dernier mot,
14:11il va falloir que vous
14:11laissiez tomber la primaire
14:12si vous voulez surnager
14:14avec l'offre à droite
14:14pour la présidentielle.
14:16Ça va être compliqué.
14:16Je pense que la primaire
14:17reste aujourd'hui
14:18la seule façon
14:19de sélectionner
14:20les comportements,
14:21les caractères
14:22et les projets.
14:23C'est-à-dire qu'il faut
14:23organiser un quart de finale
14:25avant la demi-finale.
14:26J'espère qu'on jouera
14:27aussi bien que le Bayern
14:28et le PSG hier.
14:29Et s'il n'y en a pas
14:30de primaire,
14:30vous y allez quand même ?
14:31Et s'il n'y en a pas,
14:32il faut s'imposer
14:34grâce à une présence
14:35sur les réseaux,
14:36dans les bistrots
14:37et dans les médias
14:37et c'est ce que je vais faire
14:39pour gagner la liberté
14:40en France
14:40et la responsabilité individuelle.
14:42Ce n'est pas trop d'ailleurs
14:43que Bernard Cazeneuve
14:43se présente aussi
14:44côté socialiste
14:45et vous avez dit
14:46je ne peux pas reprocher
14:47à des gens
14:48d'avoir des ambitions.
14:49Bernard Cazeneuve
14:49est quelqu'un de grande qualité
14:50de surcroît.
14:51Vous pourriez vous entendre
14:52avec Bernard Cazeneuve ?
14:53Non, je m'entends.
14:54Moi, j'arrive
14:55à discuter avec tout le monde.
14:56Ce que je veux,
14:57c'est ne pas transiger
14:58sur la réalité de mon projet.
15:00Donc, mon projet,
15:01il est tout sauf socialiste.
15:02Il est pour la liberté,
15:03la responsabilité
15:04et la dignité humaine.
15:06C'est le contraire
15:07de ce qui est fait
15:07depuis 40 ans.
15:08Je vous dis
15:08que c'est une personnalité respectable.
15:10Simplement,
15:10la responsabilité,
15:12c'est aussi
15:12de faire en sorte
15:13qu'on évite
15:15la division
15:16qu'il fasse perdre
15:17et on évite
15:18la compromission
15:19des projets,
15:20les effets de notables,
15:21les arrangements
15:22et tous ceux qui vous disent
15:23on n'a qu'à regarder
15:24les sondages,
15:24supprimez les élections
15:25tant que vous y êtes
15:26moi je suis un démocrate.
15:27Vous regardez les sondages, vous ?
15:28Tout le monde regarde
15:29les sondages, évidemment.
15:30Vous êtes déçu justement
15:31parce que vous êtes
15:32dans le classement
15:33de Paris Match
15:35Sud Radio
15:36IFOP
15:37Fiducial
15:37Vous êtes 50ème
15:38Vous vous rendez compte
15:3950ème sur 68 millions
15:41c'est magnifique
15:41donc la progression
15:42est fulgure
15:43non mais
15:43c'est pas important
15:44ce que je veux dire
15:44c'est qu'à un moment donné
15:46c'est la proposition
15:47qui crée la dynamique
15:48c'est une question de dynamique
15:50et lorsque l'on est
15:51je me sens aligné
15:52entre ce que je dis
15:52ce que je fais
15:53ce que j'ai fait dans ma vie
15:54ce que je suis
15:55et j'ai envie
15:56j'ai un âge
15:57où je ne veux plus
15:59aller vers des personnalités
16:01qui ne feront pas
16:02ce qu'elles ont dit
16:02je ne supporte plus
16:03le marketing politique
16:03je ne supporte plus
16:04le prêt-à-penser
16:05je ne supporte plus
16:06tous ces trucs là
16:07et ce qui m'importe moi
16:08c'est que mes enfants
16:09puissent se projeter en France
16:10que la France retrouve sa grandeur
16:12et qu'on retrouve notre liberté
16:13de notre responsabilité
16:14vive nouvelle énergie pour la France
16:15merci à vous
16:16allez on parle de tout cela
16:18dans un instant
16:18sur Sud Radio
Commentaires

Recommandations