- il y a 13 minutes
Avec David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
---
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://www.dailymotion.com/video/x75yzts
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##L_INVITE_POLITIQUE-2026-07-31##
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
---
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://www.dailymotion.com/video/x75yzts
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##L_INVITE_POLITIQUE-2026-07-31##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:01Il est bientôt 8h12, vous êtes bien sur Sud Radio, mon invité politique ce matin, c'est David Amiel, ministre
00:06de l'Action et des Comptes Publics.
00:07David Amiel, bonjour.
00:08Bonjour.
00:09Et merci d'être avec nous. Le tout dernier budget de l'ère Emmanuel Macron sera présenté dans deux mois,
00:13quasi tout pile, en Conseil des Ministres.
00:15Ce budget, il aura des conséquences directes, très concrètes pour les Français, pour les entreprises.
00:19Qui va payer ? Qui sera épargné ? Vous nous le direz dans un instant.
00:22Mais d'abord, quelques mots sur ces incendies. Le gouvernement qui a multiplié les annonces ces derniers jours en direction
00:28des entreprises sinistrées, chômage partiel, report de cotisation, aide financière exceptionnelle pour les indépendants.
00:34Combien ça va coûter à l'État et comment vous allez financer l'ensemble de ces aides, David Amiel ?
00:38D'abord, la priorité absolue, évidemment, des derniers jours, des dernières semaines, encore un moment à 7h, c'est de
00:44tout faire pour combattre les feux.
00:45Et pour protéger les populations, protéger les villes, protéger les sites industriels, les activités économiques.
00:53Et vous me permettrez à ce micro de rendre hommage à l'ensemble des agents publics.
00:57Il se trouve que je suis un ministre de la fonction publique aussi, qui ont été mis à rude épreuve
01:02et qui se sont considérablement mobilisés.
01:04Évidemment, les agents publics présents dans les départements les plus concernés, la Gironde, le Var, les Landes, tous ceux qui
01:11ont été affectés par les incendies, la Seine-et-Marne.
01:13Mais aussi les agents publics de toute la France, qui sont venus apporter leurs concours et leurs renforts.
01:18Et j'avais demandé, moi, dans mon ministère, évidemment, à ce que des autorisations spéciales d'absence soient accordées à
01:24tous les fonctionnaires qui souhaitaient,
01:26parce qu'ils sont sapeurs-pompiers volontaires, souhaitaient pouvoir prêter aux mains fortes, qu'ils puissent le faire.
01:31Ensuite, il y a évidemment le moment de la reconstruction.
01:34Il va venir.
01:35C'est la raison pour laquelle, à Bercy, on se mobilise depuis le début de la crise, à la fois
01:40pour répondre aux urgences immédiates et pour préparer cette deuxième phase,
01:44avec une mobilisation des assureurs, qui va être extrêmement importante.
01:48Assureurs pour les activités économiques.
01:50Les délais de déclaration des sinistres ont été éclatifs jusqu'au 31 août.
01:55C'est évidemment très important que ne s'applique pas le délai traditionnel des cinq jours pour des personnes qui
01:59sont dans une situation dramatique.
02:02Très important aussi que les assurances puissent prendre en charge le relogement pour les personnes qui ont été amenées à
02:08se déplacer dans le cadre des assurances habitations.
02:10Donc, il y a ce volet de mobilisation des assureurs.
02:13On a évidemment donné consigne aux URSAF, vous le rappeliez, de pouvoir procéder à des décalages des paiements de cotisations
02:22et autres.
02:23C'est évidemment extrêmement important.
02:24Combien de temps pour avoir une idée, pour être concret ?
02:26Ce sera discuté entreprise par entreprise selon leur situation, mais dès aujourd'hui, elles peuvent faire leur demande.
02:32Sur le site de l'URSAF.
02:33Et évidemment, ce sera regardé avec la plus grande bienveillance et l'accompagnement le plus maximal.
02:41Donc, cet accompagnement-là de la situation économique qui se fait, évidemment, il se fait en lien aussi avec les
02:45collectivités locales.
02:46Une estimation sur ce que ça va coûter à l'État, qui s'engage justement pour l'ensemble de ces
02:52sinistrés ?
02:52Non, il est trop tôt pour pouvoir faire un bilan parfaitement chiffré.
02:57Dans tous les cas, ce qui est très important, je le dis, c'est que ce soutien immédiat par les
03:02assurances et par les décalages de trésorerie, de cotisations, puis c'est fait.
03:07Le budget de la sécurité civile qui est passé de 450 à 800 millions d'euros en 10 ans, est
03:12-ce qu'il augmentera bien en 2027 ?
03:14On parle d'une hausse de 80-83 millions d'euros. Vous confirmez à ce niveau ?
03:19Alors, je confirme que le budget de la sécurité civile continuera à augmenter dans le budget 2027.
03:24Le réglage sera évidemment fait dans les prochaines semaines et vous avez raison de le rappeler.
03:29Je vous en remercie parce qu'on a entendu beaucoup de fake news dans les médias à ce sujet.
03:33Le budget de la sécurité civile a considérablement augmenté ces dernières années avec un quasi doublement sur 10 ans.
03:39Et moi, je suis toujours un peu étonné quand j'entends des responsables politiques aller sur des plateaux de télévision
03:45qui se sont opposés à toutes les augmentations de ce budget.
03:49Vous pensez à qui, par exemple ?
03:49Je pense aux élus de la France Insoumise, par exemple.
03:52Ils ont voté la censure de tous les budgets qui prévoyaient une augmentation du budget de la sécurité civile.
03:59Ils ont voté contre la loi d'orientation et de programmation du ministère de l'Intérieur
04:03qui prévoyait une augmentation du budget de la sécurité civile.
04:06Ils ont censuré les budgets qui créaient le fond vert.
04:09Et donc, cette hypocrisie-là, je pense qu'elle est effectivement très grave.
04:14David Amiel, ministre de l'Action et des Comptes Publics, je le rappelle,
04:16avant de passer au budget, à quelques mots, sur la facturation électronique.
04:19À partir du 1er septembre, ce sera obligatoire pour toutes les grandes entreprises,
04:23les ETI également, les entreprises de taille intermédiaire.
04:25Certaines sont inquiètes puisque ça va arriver très vite.
04:28Est-ce qu'il y aura une forme de tolérance à partir du 1er septembre ?
04:31D'abord, c'est un chantier extrêmement important.
04:33Ce service à faire quoi, la facturation électronique ?
04:36À faire ce qui a été fait, d'ailleurs, dans nos pays voisins.
04:38Je pense à la Belgique, je pense à l'Italie.
04:40C'est-à-dire de pouvoir chasser davantage les fraudeurs
04:44en embêtant moins l'immense majorité de nos entreprises.
04:49Parce que grâce à la facturation électronique,
04:51en matière de TVA, on va pouvoir lutter contre la fraude à la TVA
04:54en ayant beaucoup moins recours à des contrôles intrusifs, lourds,
04:59pour les entreprises.
05:00Ça va être un gain de temps considérable.
05:02Les organisations professionnelles, et je les remercie,
05:05sont d'ailleurs très mobilisées pour soutenir la facturation électronique
05:08parce que ça va aussi permettre de réduire les coûts,
05:11de réduire les délais de paiement,
05:12dont on sait que c'est une plaie pour énormément de petites
05:15et moyennes entreprises, pour énormément d'auto-entrepreneurs.
05:19Et donc, au fond, la facturation électronique,
05:21ce sera pour les entreprises la même modernisation
05:24que ce que le prélèvement à la source l'a été pour vous et moi.
05:29Avec des déclarations pré-remplies.
05:31Déclaration de TVA pré-remplie, c'est une évolution à venir.
05:36La première étape, effectivement, c'est la facturation électronique.
05:39Donc, rentre en vigueur au 1er septembre,
05:42bien sûr, dans une période de tolérance et de bienveillance
05:44pour les entreprises de bonne foi,
05:46qui auraient des difficultés dans la mise en oeuvre.
05:48Parce que, comme pour tous les changements,
05:49il y a des craintes,
05:52et elles sont parfaitement entendables.
05:55Et donc, évidemment, tout cela sera pris en compte.
05:58Mais c'est un chantier, je le dis, extrêmement important.
06:01Et dès le 2 septembre,
06:04c'est-à-dire dès cette première étape de la facturation électronique,
06:06je lancerai une deuxième très grande étape de modernisation
06:10pour nos entreprises,
06:11qui est effectivement le pré-remplissage des déclarations de TVA.
06:14Parce que ça évitera, pour beaucoup de chefs d'entreprise,
06:18beaucoup de PME,
06:19d'avoir à passer des heures, parfois même des jours,
06:22avec leur expert comptable ou tout seul,
06:24à remplir à la main des documents,
06:26à n'en plus finir.
06:27Je pense que ce que nous disent tous nos chefs d'entreprise,
06:30c'est qu'on n'en peut plus de la paperasse.
06:32Et à l'heure du numérique,
06:33à l'heure des systèmes d'information,
06:35c'est insupportable.
06:36Je pense que chacun a vu
06:37ce que le prélèvement à la source
06:38avait permis de simplifier pour l'impôt sur le revenu.
06:41L'objectif s'est mis en place pour quand,
06:44sur cette déclaration de TVA pré-remplie ?
06:46Vous lancez le prochain 2 septembre ?
06:48Vous lancez le chantier maintenant,
06:49dans les prochaines années,
06:50mais la facturation électronique,
06:51ce sera dès le 1er septembre 2026.
06:55L'INSEE qui a annoncé hier
06:56que la croissance avait été de 0,2%
06:59au deuxième trimestre de cette année.
07:02Pas de récession, c'est un soulagement ?
07:05Ah bah oui, c'est un soulagement
07:06que ne soyons pas en récession, évidemment.
07:08Ça montre d'ailleurs que malgré des chocs extérieurs importants,
07:14parce qu'on parle là du deuxième trimestre,
07:16donc les mois d'avril, de mai, de juin,
07:20ceux où les prix du baril du pétrole étaient extrêmement élevés.
07:24Donc ça montre que chef d'entreprise,
07:26tissu économique français est résistant.
07:30Et tout ça, effectivement, est plutôt une bonne nouvelle.
07:33Il faut rester quand même très vigilant, évidemment,
07:35pour le reste de l'année.
07:36David Amiel, vous êtes le monsieur budget du gouvernement.
07:39Pour 2027, vous parlez d'un budget de sauvegarde républicaine.
07:42On comprend qu'il faudra faire des économies importantes.
07:44Oui ou non, est-ce que l'année prochaine sera une année blanche ?
07:48C'est-à-dire, je précise, gèle les prestations sociales,
07:50les pensions de retraite, du barème de l'impôt sur le revenu ?
07:53Alors, il y a plusieurs questions.
07:54D'abord, est-ce que l'année 2027
07:58peut être une année où on se croise les bras
08:01sur la réduction du déficit ?
08:02Ça, la réponse, elle est non.
08:04Parce qu'il faut bien le comprendre,
08:05l'inaction, ce ne serait pas la stabilité.
08:08L'inaction, ce serait le décrochage.
08:11Si rien ne se passe,
08:13le déficit français passerait
08:15de 5,1% du produit intérieur brut,
08:19c'était son niveau, en 2025,
08:22à près de 6% en 2027,
08:26à près de 7% en 2030.
08:28Ce serait une véritable explosion du déficit.
08:31Objectif, 35 milliards d'euros d'économie l'an prochain.
08:35J'ai eu l'occasion de dire que la France était assise
08:38sur un baril de poudre en parlant de sa dette publique.
08:41Il est urgent d'éteindre la mèche.
08:43Et c'est la raison pour laquelle ce budget 2027,
08:47malgré l'élection présidentielle,
08:49doit pouvoir continuer à réduire le déficit.
08:51Il faut d'ailleurs qu'en 2026,
08:53on soit le plus proche possible des 5% de déficit public.
08:58Il faut qu'on fasse le maximum pour être en dessous des 5% en 2027.
09:02C'est vital.
09:03Pourquoi ?
09:0335 milliards d'euros d'économie.
09:05Je repose ma question.
09:06Est-ce qu'on aura une année blanche ?
09:07Est-ce qu'on pourra se priver d'une année blanche l'an prochain ?
09:10Le débat sur les augmentations,
09:13les indexations automatiques,
09:16indifférenciées,
09:16il faudra effectivement qu'on l'ait.
09:18Parce qu'à chaque fois qu'on augmente de manière automatique et indifférenciée,
09:25parce que les situations sont très différentes dans ce que vous évoquez,
09:29mais à chaque fois qu'on le fait de manière automatique et indifférenciée,
09:32ça se fait au détriment d'autres investissements indispensables,
09:36des investissements dans l'avenir qui ont été trop sacrifiés depuis des décennies.
09:41Et dans le budget,
09:42dans les premiers éléments de budget que j'ai pu présenter,
09:45le 15 juillet à l'Assemblée nationale,
09:48il y a deux budgets
09:51qui augmentent de manière la plus importante.
09:54C'est la défense et l'écologie.
09:56Ce n'est pas le plus facile électoralement,
09:58parce que ce sont des dépenses pour l'avenir,
10:00ce ne sont pas des dépenses pour la prochaine élection,
10:02ce sont des dépenses pour la prochaine génération.
10:04Mais justement,
10:05si on veut pouvoir
10:08offrir à nos enfants
10:10un avenir
10:12meilleur que celui que nous-mêmes avons connu,
10:14on voit bien que sur ces défis,
10:15vous travaillez sur ce projet,
10:18de loi de finances,
10:19le budget 2027,
10:20est-ce que vous allez proposer très concrètement une année blanche ?
10:23Ce n'est pas tout à fait clair.
10:27On procède par étapes.
10:29La première étape,
10:30c'est le budget de l'État.
10:32C'est ce que j'ai pu présenter le 15 juillet.
10:35Il y a déjà les informations,
10:36notamment le ministère de la Défense et de l'Écologie.
10:38C'est très important de le rappeler,
10:40avec un effort colossal des ministères.
10:43Or, Défense,
10:44le budget des ministères,
10:45il augmentera quatre fois moins
10:47que le niveau de l'inflation.
10:49C'est un effort colossal
10:50et qui va avec une réorganisation profonde
10:52de l'État.
10:53Parce qu'avant de demander des efforts aux Français,
10:55il faut évidemment que l'État
10:56balaie devant sa porte.
10:58Et c'est le cas aussi de réformes structurelles.
10:59Je vous donne d'ailleurs un exemple.
11:01Un exemple.
11:02Quand j'ai été nommé ministre de l'Action
11:04et des Comptes Publics,
11:05je me suis interrogé
11:06sur la politique immobilière de l'État.
11:09Combien coûte tel bâtiment,
11:11son entretien, sa rénovation ?
11:12Est-ce qu'on peut mieux faire ?
11:13Est-ce qu'on peut mutualiser ?
11:14Vous savez la réponse qu'on m'a donnée ?
11:16Allez-y.
11:17On ne sait pas.
11:18Parce qu'aujourd'hui,
11:20dans l'État,
11:21on ne sait pas,
11:22niveau global,
11:23ce que coûte ne...
11:25Ah non.
11:26Ça, le temps des audits,
11:27des rapports, etc.
11:28On en a plein les armoires.
11:29La question, c'est de le mettre en œuvre.
11:31Donc ce qu'on a fait,
11:32c'est qu'on a adopté,
11:33et je remercie des parlementaires
11:34de droite comme de gauche
11:35qui se sont engagés au-dessus.
11:37C'est une proposition de loi
11:38à l'heure du groupe Renaissance
11:39pour réorganiser les États.
11:42On crée une structure sière
11:45unique, professionnelle,
11:45pour piloter notre politique immobilière.
11:47Il y aura une première étape.
11:48Évidemment, ça se mettra en place
11:49sur plusieurs années.
11:51C'est une grande réforme structurelle.
11:52Première étape en 2027.
11:54Pareil, je vous donne un autre exemple
11:55de modernisation important.
11:56L'intelligence artificielle.
11:58Elle ne peut pas être partout
11:59sauf dans l'État.
12:00On voit très bien
12:01les gains de productivité
12:02très importants
12:03que ça permet de créer.
12:04Au mois d'avril,
12:06vous n'aviez pas,
12:07quand vous étiez agent de l'État,
12:09accès aux outils
12:10d'IA sécurisés souverains
12:11que vous,
12:13que ceux qui nous écoutent,
12:14peuvent avoir
12:15dans leur poche,
12:16sur leur téléphone portable.
12:16Depuis le mois de juin,
12:18on a ouvert à tous les agents
12:19de l'État
12:20un agent conversationnel,
12:22en gros,
12:23KGPT,
12:23mais avec Mistral,
12:24pour que ce soit sécurisé,
12:26souverain, français, protégé.
12:28Un outil de transcription,
12:29parce que vous, comme moi,
12:30on a vu beaucoup
12:30de fonctionnaires,
12:31d'agents
12:32qui passaient beaucoup de temps
12:33à taper à la main
12:34des choses que les gens disent
12:35à l'oral.
12:36Et je pense que ce n'est pas
12:36vraiment la raison
12:37pour laquelle ils ont rejoint
12:38le service public
12:39et c'est plutôt démoralisant.
12:40On a un outil de transcription
12:41qui est ouvert
12:42à tous les agents de l'État.
12:44Vous, comme moi,
12:45on a vu très souvent
12:46à des guichets
12:46du service public,
12:48des personnes qui parlent
12:49des langues étrangères,
12:50un agent qui, parfois,
12:51ne la connaît pas,
12:51qui a besoin d'appeler
12:52un collègue,
12:53on a compris l'idée.
12:56Le temps passe,
12:57oui ou non,
12:58s'il vous plaît,
12:58réponse courte.
12:59Est-ce que vous envisagez
13:01de diminuer le remboursement
13:02de certains médicaments
13:04jugés peu efficaces ?
13:05Oui ou non ?
13:06Oui, c'est effectivement
13:07partie de ce qui est travaillé,
13:11mais je voudrais vous dire
13:12d'abord pourquoi
13:13pourquoi ?
13:14Parce qu'on a besoin
13:15d'investir dans l'hôpital.
13:17On a, à minima,
13:19besoin d'investir
13:193 milliards d'euros supplémentaires
13:21l'année prochaine
13:22dans notre hôpital.
13:23Et je crois qu'on a vu
13:23au mois de juillet
13:26à quel point
13:27les hôpitaux
13:27qui avaient été
13:28encore une fois
13:29très sollicités...
13:30Les petits hôpitaux,
13:31Philippe Gévin propose
13:32justement de les fermer,
13:33les tout petits hôpitaux.
13:34Ne mélangeons pas tout.
13:35D'abord, l'hôpital.
13:36Le temps passe,
13:36je pense que ceux
13:38qui nous écoutent
13:38veulent savoir.
13:40C'est du quotidien,
13:40c'est du concret.
13:41Je pense que ceux
13:42qui nous écoutent,
13:42ils veulent d'abord savoir
13:44pourquoi est-ce que
13:46toutes les femmes
13:46et tous les hommes politiques
13:48défilent au micro
13:49en faisant des annonces
13:50dont ensuite
13:51ils ne voient jamais
13:52la couleur.
13:53Et la raison,
13:54c'est que quand on fait
13:54des promesses
13:55et qu'on ne dit pas
13:55comment on les finance,
13:58on se moque des gens.
14:00Donc, il faut pouvoir
14:01investir davantage
14:02dans l'hôpital.
14:03Il faut continuer
14:03à le moderniser,
14:04il faut continuer
14:05à soutenir les soignants,
14:06il faut continuer
14:06à l'équiper
14:07plus de 3 milliards d'euros.
14:08Et donc, ça implique
14:09effectivement
14:10de faire des choix.
14:10C'est la raison
14:11pour laquelle
14:13ma collègue
14:14Stéphane Iriste
14:14a annoncé
14:15le relèvement
14:16des plafonds
14:17des franchises médicales
14:19et des participations
14:20forfaitaires.
14:21Aujourd'hui,
14:22à 50 euros par an,
14:23passerait à 100 euros.
14:2418 millions
14:25de Français
14:26ne sont par définition
14:28pas concernés.
14:28Mais c'est vrai
14:29que c'est un effort
14:30pour un certain nombre
14:30d'entre eux.
14:31Par exemple,
14:31si vous consommez
14:3260 boîtes
14:33de médicaments par an,
14:35c'est une augmentation
14:36de 2 euros par mois.
14:37et c'est vrai
14:38que ça veut dire
14:40réorganiser
14:40entre l'assurance maladie
14:41obligatoire
14:42et les complémentaires
14:43les remboursements
14:44pour que les médicaments
14:45les moins efficaces
14:46soient davantage pris en charge
14:47par les complémentaires
14:48et permettre à la sécurité sociale
14:52d'investir
14:52dans les médicaments innovants
14:54et dans l'hôpital.
14:55Oui ou non,
14:55le crédit d'impôt recherche
14:578 milliards d'euros par an.
14:58On rabote ou pas ?
14:59Oui ou non ?
15:00C'est ce que vous allez proposer ?
15:01Il y a un travail
15:03qui est en cours
15:04pour pouvoir rendre
15:06tous nos dispositifs
15:07les plus efficaces
15:10possibles.
15:10Donc,
15:11on rabote ?
15:12Vous proposerez de raboter ?
15:13Il y a un travail
15:14qui est en cours
15:14avec les organisations patronales
15:16pour savoir
15:16quels sont les outils
15:17les plus efficaces
15:18pour soutenir la compétitivité
15:19dans la période.
15:20À nouveau,
15:20à chaque fois,
15:21il y a des choix à faire.
15:22Ce travail-là,
15:23il est en cours.
15:23David Amiel,
15:24un mot sur la présidentielle.
15:26Vous pensez quoi
15:26de Sébastien Lecornu ?
15:28Votre collègue,
15:28je ne sais pas si vous avez vu
15:29du logement,
15:30Vincent Jambras,
15:30déclare qu'il fera
15:31un excellent candidat
15:32du rassemblement
15:33pour 2027.
15:34Vous êtes d'accord avec lui ?
15:36Sébastien Lecornu
15:37est d'abord un Premier ministre
15:38aujourd'hui pleinement à la tâche.
15:40Vous savez,
15:40quand je me projette
15:41vers l'élection présidentielle,
15:43moi ce qui est vrai,
15:43ce qui m'inquiète,
15:45c'est au fond
15:46qu'on voit se mettre
15:48mécaniquement en place
15:48un boulevard
15:50pour l'extrême droite.
15:51Et chaque jour qui passe,
15:52vous savez souvent,
15:52les hommes et les femmes politiques
15:53vont au micro
15:54et disent
15:55les sondages,
15:56ça ne veut rien dire.
15:56Bon d'abord,
15:57ils disent ça souvent
15:57quand les sondages
15:58ne les arrangent pas.
15:59Parce que quand un sondage
16:00est favorable,
16:01là on s'en prévaut plutôt.
16:03Moi j'observe les sondages
16:04et ce que je vois,
16:05c'est que dans plein
16:06de configurations,
16:07aujourd'hui,
16:08au second tour,
16:09Marine Le Pen
16:10gagne l'élection présidentielle.
16:11Alors ça ne veut pas dire
16:11que ce sera le cas.
16:12Sébastien Lecornu
16:13peut être une solution.
16:14Ça ne veut pas dire
16:15que ce sera le cas
16:18au printemps prochain.
16:19Mais ça veut dire une chose,
16:20ça veut dire que
16:21dans les forces modérées,
16:24bloc central,
16:25gauche,
16:25social-démocrate,
16:26droite républicaine,
16:27il faut qu'on se réveille.
16:29Et il faut notamment
16:30qu'on puisse porter
16:31des projets,
16:32des idées
16:32qui donnent envie
16:33aux Français.
16:34Parce que si on y va
16:35et des personnalités
16:36qui donnent aussi envie
16:37aux Français,
16:38Sébastien Lecornu,
16:38je repose ma question,
16:39est-ce que Sébastien Lecornu
16:40peut être une option
16:41intéressante ?
16:42Mais toutes les options
16:44par définition
16:46sont intéressantes.
16:47Moi j'ai eu
16:47l'occasion
16:49de le dire,
16:50je soutiens
16:51la candidature
16:52de Gabriel Attal
16:53qui est le président
16:53de mon parti,
16:55j'ai aucun doute
16:55qu'à la fin
16:56tout le monde
16:57se rassemblera.
16:58Mais ce qui compte
17:00aujourd'hui,
17:00c'est le projet
17:01qu'on est capable
17:02de porter.
17:03Parce que si on fait
17:04une campagne
17:04uniquement sur un vote
17:06barrage,
17:06le barrage
17:07prend l'autre
17:07de toute part
17:07et on le perdra
17:08en 2017.
17:08Le gouvernement
17:09qui gèle les avoirs
17:09de la chroniqueuse russe
17:10Xenia Federova
17:11pour six mois,
17:12vous confirmez ?
17:13Oui,
17:14je le confirme
17:14et c'est complémentaire
17:16avec les mesures
17:17d'expulsion
17:18qui ont été prises
17:19par le ministre
17:19de l'Intérieur
17:20Laurent Nunez.
17:20Je pense qu'il faut
17:21être évidemment
17:22intransigeant
17:22sur les principes.
17:24On a en France
17:25des visas talents,
17:26on n'a pas
17:26des visas poutines.
17:27Donc à partir du moment
17:28où des personnes
17:29alimentent une propagande
17:30qui est contraire
17:31aux intérêts fondamentaux
17:32de la nation,
17:32ils n'ont rien à faire
17:33en France.
17:33Un grand merci
17:34David Amiel,
17:35je rappelle à la ministre
17:35de l'Action
17:35et des Comptes Publics
17:36d'avoir été avec nous
17:37ce matin sur Sud Radio.
17:38Je vous souhaite
17:38une excellente journée.
Commentaires