- il y a 23 heures
Avec Pierre-Yves Bournazel, secrétaire général adjoint d'Horizons et ancien candidat à la mairie de Paris
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NewsTranscription
00:01Maxime Liedot
00:02Il est 8h16 sur Sud Radio et mon invité politique ce matin, Pierre-Yves Bournazel, bonjour !
00:07Bonjour !
00:07Secrétaire général adjoint du parti Horizon, le parti d'Edouard Philippe, pour ceux qui n'auraient pas forcément la référence,
00:13ancien candidat à la mairie de Paris. Est-ce que je dois ajouter traître à la fin de la présentation
00:17?
00:17Pourquoi vous reprenez les mots de Madame Dati, c'est ça ?
00:19Vous avez beaucoup d'humour ce matin !
00:21C'est en tout cas comme ça qu'elle vous a qualifié dans un entretien en Figaro,
00:24en disant que vous avez fait preuve de trahison, de basse manœuvre et vraiment d'une rupture d'engagement.
00:29Est-ce que c'est vraiment comme ça que vous regardez dans la glace le matin ?
00:32Pas du tout, et écoutez, je pense qu'après une défaite, il faut un peu de décence et un peu
00:37de recul sur l'événement,
00:39et je laisse Madame Dati à sa rancœur.
00:42J'ai fait mon devoir.
00:44Il n'y a pas beaucoup de gens qui font leur devoir en politique, malheureusement.
00:47J'ai fait mon devoir.
00:49J'ai consulté au soir du premier tour mes colistiers, 162, mes têtes de liste d'arrondissement,
00:54les partis qui m'avaient apporté leur soutien,
00:57et ils souhaitaient majoritairement une fusion avec Madame Dati.
01:01Et donc, je suis allé voir Madame Dati,
01:03je lui ai imposé un certain nombre de sujets sur la table,
01:07notamment les valeurs, la clarté vis-à-vis d'extrême droite,
01:11le refus d'alliance avec Madame Knafow,
01:13je lui ai parlé du périscolaire,
01:15c'est important, la sécurité de nos enfants,
01:18et une nouvelle gouvernance plus apaisée.
01:21Et ainsi, j'ai pu organiser, pour le collectif, une fusion.
01:26J'ai fait mon devoir.
01:28Et c'est vrai que je n'ai pas souhaité être numéro 2,
01:30comme elle me le proposait de sa liste,
01:32parce que je voulais être clair,
01:34vis-à-vis de mes engagements,
01:35et cohérent avec mes valeurs.
01:37Et c'est quand même ma liberté personnelle,
01:39de ne pas figurer sur une liste.
01:40Si j'avais fusionné, ou si je mettais ma vue,
01:42j'aurais gardé mon mandat.
01:43Est-ce que vous comprenez, Pierre-Yves Bournazel,
01:45que pour beaucoup de gens qui nous écoutent,
01:46beaucoup de Parisiens aussi,
01:47qui avaient voté pour vous,
01:49ne comprennent pas comment tout d'un coup
01:50on puisse faire alliance,
01:51et que, visiblement, dans le taxi,
01:53en direction d'un studio télé,
01:55on se désiste en étant numéro 2,
01:57sans consultation, sans rien.
01:58Qu'est-ce qui s'est passé à ce moment-là ?
01:59Je ne me désiste pas dans un taxi,
02:00ma décision est prise depuis très longtemps.
02:02Je voulais être maire de Paris.
02:03Et personne n'était au courant, Pierre-Yves Bournazel ?
02:04Je voulais être maire de Paris.
02:07Oui, je porte un projet dans cette campagne.
02:10Un projet solide, un projet financé.
02:12J'ai mené une campagne de projet.
02:14Pas d'attaque personnelle,
02:15pas de virulence, pas de violence,
02:17pas de brutalisation.
02:18J'ai défendu une cohérence,
02:19j'ai défendu des valeurs,
02:20et les Parisiens ont voté.
02:22En démocratie, il faut respecter le vote.
02:25Et les Parisiens, ils n'ont pas souhaité
02:26me confier la mairie de Paris.
02:28Et je le respecte, c'est la démocratie.
02:30Et j'ai organisé une fusion
02:33pour permettre à l'alternance
02:35de pouvoir se faire.
02:37Et je ne suis pas servi.
02:38Parce qu'en fusionnant,
02:40en étant numéro 2,
02:42j'aurais gardé mon mandat.
02:43Ou en me maintenant,
02:44j'aurais gardé mon mandat.
02:44J'ai fait le choix du collectif.
02:46Vous parlez de valeur, Pierre-Yves Bournazel,
02:47que pour beaucoup,
02:49il y a en tout cas un manque de cohérence
02:51entre le fait tout d'un coup
02:52de prévenir ces policiers.
02:53Mais alors, pourquoi aller au 20h,
02:55annoncer d'abord à la télévision
02:56plutôt qu'aux équipes,
02:57que ce soit les vôtres
02:58ou Rachida Zézi,
02:59que vous ne vous maintenez pas
03:00en tant que numéro 2 ?
03:01Ça, c'est une annonce surprenante.
03:02Quand on est un chef,
03:03on prévient ses troupes avant.
03:06Probablement.
03:06J'ai fait mon devoir
03:07pour le collectif.
03:08Vous n'avez pas de votre sortie
03:08en tant que numéro 2,
03:09c'est ça qui a surpris.
03:10Mais c'est ma liberté personnelle.
03:12Mais quand on est chef d'équipe,
03:14quand on est chef dans la vie,
03:14il faut prévenir ses troupes, non ?
03:15J'ai prévenu mes équipes
03:17que nous allions nous rassembler
03:19et que nous allions faire en sorte
03:22de nous battre sur des valeurs
03:24et sur un projet.
03:25Mais la liberté personnelle,
03:26vous savez que c'est important.
03:27On ne peut pas vous forcer
03:28d'être numéro 2.
03:29Ça change, c'est vrai.
03:30Les gens aiment bien se servir
03:31et aller à la gamelle.
03:32Moi, je n'ai pas la gamelle.
03:33Je garde ma liberté de ton,
03:34mon indépendance d'esprit.
03:36Je suis cohérent avec mes engagements
03:37pris devant les Parisiens,
03:39cohérent avec mes valeurs.
03:40Et ça, c'est important.
03:41Parce que moi, justement,
03:43je me regarde dans la glace.
03:44Justement, vous parliez des engagements
03:46durant toute la campagne
03:47et vous en aviez surpris plus d'an.
03:48Vous avez assuré que vous ne vous rallierez pas
03:52ni à Mme Dati, ni à M. Grégoire.
03:55Actuellement, à un moment,
03:56il y a une fusion.
03:57Pourquoi, alors que vous venez de le développer,
03:59vous aviez la volonté d'être maire de Paris,
04:00vous avez accepté cette fusion ?
04:02C'était quoi ?
04:02C'était la demande d'Edouard Philippe avant tout ?
04:04Je l'ai accepté
04:05parce que c'était une demande
04:06de la majorité de mes colistiers
04:08et qu'une municipale,
04:09ce n'est pas une présidentielle,
04:10ce n'est pas un homme ou une femme seule
04:12face à son destin.
04:13C'est une équipe.
04:14Et moi, j'ai consulté,
04:15j'ai écouté mes équipes,
04:17j'ai écouté mes têtes de liste
04:18dans les arrondissements,
04:19j'ai aussi écouté, effectivement,
04:20les partis politiques
04:21qui me soutenaient.
04:22Vous avez écouté Edouard Philippe ?
04:22Et j'ai pris Edouard Philippe,
04:24Gabriel Attal,
04:25tous les partis qui me soutenaient
04:26et mes 162 colistiers à Paris,
04:28ils mettent 17 têtes de liste
04:29dans les arrondissements.
04:30Et j'ai pris cette décision
04:31parce que c'était leur souhait.
04:33J'ai fait mon devoir,
04:34j'ai accompli un devoir,
04:36j'ai permis une fusion
04:37pour permettre à l'alternance
04:39d'avoir plus de chances de réussir.
04:40Et pour ce qui me concerne,
04:42j'ai considéré qu'après 18 ans de mandat,
04:44mon devoir s'arrêtait là
04:45et que pour moi,
04:46une page se tournait
04:47et je l'ai fait dignement et proprement.
04:49Et aujourd'hui,
04:50elle s'est tournée
04:51avec Emmanuel Grégoire.
04:53Aujourd'hui,
04:53s'il n'y a pas eu
04:54une véritable alternance,
04:56vous estimez qu'aujourd'hui,
04:58les derniers jours de campagne,
05:00les dernières heures de campagne,
05:02il n'y a pas eu d'alternance
05:03à cause de Rachida Dati.
05:04Vous lui imputez
05:05sa propre défaite sévèrement.
05:06Écoutez,
05:07je n'avais aucune part
05:07de responsabilité.
05:08Je n'aurais pas parlé de ça,
05:09mais au vu de la virulence
05:11des attaques
05:12de Mme Dati cette semaine,
05:14moi,
05:14je la laisse,
05:15comme je l'ai dit,
05:16à sa rancœur et à sa haine.
05:17Ce n'est pas un sujet pour moi
05:19et je ne mets pas
05:20sur le plan personnel.
05:21Je qualifie juste les faits.
05:23Mme Dati avait
05:23la meilleure configuration possible.
05:26Je n'étais plus candidat
05:26et Mme Knafo n'était plus candidate.
05:28Elle était seule
05:29face à deux candidatures de gauche
05:31dans une triangulaire,
05:32ce qui est très favorable.
05:33Elle a été soutenue
05:34par tout l'appareil de l'État.
05:36Elle a été maintenue ministre
05:37qu'à trois semaines de l'élection.
05:41Écoutez,
05:42il faut savoir tirer
05:43les leçons de ses échecs.
05:44Il faut se regarder
05:46et puis prendre un peu
05:47de recul sur l'événement.
05:48Et je note que malheureusement,
05:50Mme Dati ne l'a pas fait.
05:52Donc,
05:53si j'avais un conseil
05:54à lui donner,
05:54c'est de prendre le temps
05:56de réfléchir
05:56aux raisons profondes
05:57de la défaite.
05:58Je note aussi
05:58simplement des faits.
06:00Quand on compare
06:01ses résultats
06:02dans les arrondissements
06:02avec ses propres
06:03têtes de liste
06:04d'arrondissements,
06:04il y a des écarts considérables.
06:05Ça veut dire que le candidat
06:07qu'elle soutient,
06:07par exemple,
06:08dans le 17ème,
06:09fait beaucoup plus qu'elle
06:10dans ce même arrondissement.
06:12Florence Berthoud,
06:13que j'ai soutenue,
06:13qui était la tête de liste
06:14du rassemblement
06:15au second tour
06:16dans le 5ème,
06:17fait 12 points de plus
06:18dans les mêmes bureaux de vote
06:19que Mme Dati.
06:20Donc, factuellement,
06:22il faut peut-être l'analyser.
06:23Est-ce que vous,
06:24vous avez analysé
06:25avec le recul
06:26que vous semblez avoir,
06:26en tout cas plus
06:27que Rachida Dati
06:28de ce qu'on comprend ce matin,
06:29est-ce que vous avez compris
06:30pourquoi elle avait perdu ?
06:32Je crois que,
06:34moi,
06:34je pense que
06:35elle est trop clivante.
06:37Je pense qu'elle est
06:38souvent agressive.
06:40Et je crois que
06:41pour rassembler,
06:42il faut parler
06:43à des Parisiennes
06:43et des Parisiens,
06:44à des citoyens
06:45qui ne sont pas toujours
06:45d'accord avec vous
06:46et qui ne sont pas forcément
06:48de votre sensibilité
06:48politique nationale.
06:49Et c'est ce qui a manqué.
06:51Et c'est comme ça
06:52que j'imagine
06:54que vous avez eu du mal
06:54à voter pour elle.
06:56Mais ce n'est pas
06:56le sujet.
06:57Moi, j'ai organisé
06:59la fusion
07:00parce que c'était
07:00le choix de mes colistiers
07:01pour permettre
07:03d'accomplir mon devoir.
07:04Mais on vous sent bien
07:05aussi heurté
07:06et agacé
07:07par, même aujourd'hui,
07:09ce que vous semblez
07:10animer le sentiment
07:11presque de vengeance
07:11de Rachida Dati
07:12à votre égard.
07:13J'imagine à quel point
07:14ça va être compliqué
07:14après de mettre
07:15un bulletin Rachida Dati
07:16dans l'urne.
07:17Non, mais moi,
07:17je n'ai pas de problème.
07:19Je ne mets pas
07:19sur le plan personnel,
07:20il n'y a pas de vengeance,
07:21il n'y a rien.
07:21Moi, j'ai aimé
07:22être conseiller de Paris.
07:24J'ai aimé servir
07:25la ville que j'aime, Paris.
07:26Je respecte profondément
07:27les Parisiennes
07:28et les Parisiens.
07:29En 18 ans,
07:29j'ai reçu en tête à tête
07:30dans ma permanence
07:31plus de 10 000
07:31Parisiennes et Parisiens.
07:33Et j'ai tourné une page
07:34parce que j'ai respecté
07:36mes engagements
07:36vis-à-vis des Parisiens
07:37et j'ai respecté
07:39mes valeurs.
07:40J'ai accompli mon devoir
07:41pour le collectif
07:42et je ne me suis pas servi
07:44pour l'occasion.
07:45Et j'étais clair.
07:46Et cette clarté,
07:47je pense,
07:48elle est importante
07:49pour la suite
07:49parce que si une page
07:50se tourne,
07:51le livre n'est pas fini.
07:54Donc, vous avez réussi
07:55à voter pour elle
07:55pour essayer
07:56de porter l'alternance
07:57à Paris ?
07:57J'ai des combats à mener,
07:59j'ai des valeurs
08:00et ces valeurs,
08:01elles restent intactes
08:02et j'ai de l'énergie,
08:03de l'enthousiasme
08:04pour que ça prenne
08:05d'autres formes
08:05parce que face à la montée
08:07de l'extrémisme politique
08:08dans notre pays,
08:09je pense qu'il est important
08:11d'être au rendez-vous.
08:12Mais,
08:14parce que ça fait plusieurs fois
08:15que vous insistez,
08:15c'est quoi ces valeurs
08:17qui étaient à ce point
08:18incompatibles avec
08:18Rachida Dati ?
08:19Parce que ça fait plusieurs fois
08:20que vous évoquez le mot valeur.
08:21C'était quoi les valeurs
08:21profondément ?
08:22Nous avons des façons différentes
08:24de faire de la politique.
08:24Ça avait été exprimé
08:26mais si, c'est important.
08:27La relation à la démocratie
08:29ou au débat public,
08:30je vous l'ai dit tout à l'heure.
08:31Elle avait des problèmes
08:31avec la démocratie,
08:32Rachida Dati ?
08:33Je considère qu'elle a
08:34une démarche plivante
08:35et une démarche agressive
08:36et que ce n'est pas
08:37ma conception de la politique.
08:39Bon, ça ne m'a pas empêché
08:40d'accomplir mon devoir
08:41pour le collectif
08:42et dans l'intérêt général.
08:43J'ai défendu l'intérêt général.
08:44C'est-à-dire qu'on a accompli
08:46le devoir,
08:47ça veut dire quand même
08:47voter pour quelqu'un
08:48avec qui on n'a pas
08:49tout ce que vous décrivez là ?
08:50Mais la vie n'est pas
08:52exactement ce que vous souhaitez.
08:54Et la vie politique,
08:55c'est aussi ça.
08:55Et c'est la raison pour laquelle
08:56c'est pour ça
08:57que j'ai accompli mon devoir
08:59et accomplir mon devoir,
09:00c'est de permettre
09:02une fusion
09:02pour permettre
09:04à l'alternance
09:04d'avoir une chance
09:05de réussir.
09:05Mais accomplir le devoir,
09:06ça veut aussi dire
09:07mettre un bulletin
09:08Rachida Dati dans l'urne ?
09:09Mais je vote
09:09et le vote est secret.
09:10Vous savez qu'on n'a pas
09:11le droit de dire
09:11pour qui on vote.
09:12Mais pour beaucoup encourager.
09:14Vous, on va dire
09:14qu'avec votre conscience,
09:16vous n'avez pas eu de mal
09:16à mettre un bulletin
09:17Rachida Dati dans l'urne ?
09:19J'ai accompli mon devoir.
09:21Ça veut dire ce que ça veut dire.
09:22Vous parliez depuis le début
09:23de cette conversation
09:24Pierre-Yves Bournazel
09:25et vous l'évoquiez aussi
09:26dans une tribune
09:27du point des valeurs
09:28du combat
09:29qui est important
09:30pour les prochaines années.
09:30Et vous dites
09:31refuser l'extrémisme.
09:33Aujourd'hui,
09:33on a l'impression
09:34que le mot extrémisme
09:34est devenu une ponctuation.
09:35C'est quoi d'abord l'extrémisme ?
09:37C'est quoi l'extrémisme
09:37aujourd'hui en France ?
09:38C'est qui ?
09:39L'extrémisme,
09:40c'est par exemple
09:44la France insoumise
09:45lorsque M. Mélenchon
09:48tient des propos antisémites
09:50par exemple.
09:52Et lorsque je vois
09:53que M. Olivier Faure
09:54condamne ses propos,
09:56les qualifie d'antisémites
09:57et quelques semaines après
09:58fait des alliances
09:59dans certaines villes
10:00avec LFI,
10:01je dis que ce sont
10:01des accords de la honte
10:03et qu'il est urgent
10:04d'établir
10:05un cours d'an sanitaire
10:06avec l'extrémisme politique
10:07en l'occurrence
10:07celui de la gauche là.
10:09Mais de la même façon
10:10pour moi reconquête
10:11et le Rassemblement National
10:12c'est l'extrémisme politique.
10:13Donc ça va de l'extrême droite
10:15à l'extrême gauche.
10:16Mais bien sûr,
10:17et ils ont le droit
10:18d'être candidats.
10:19Moi je respecte,
10:20je suis pour la pluralité,
10:21mais j'ai le droit aussi
10:22de vouloir combattre
10:23l'extrémisme politique
10:24et je veux combattre
10:25le populisme,
10:25je veux combattre
10:26l'illibéralisme
10:27qui me semble
10:28des poisons
10:29et de venins
10:30pour notre société
10:30parce que l'extrémisme politique
10:32nous conduit toujours
10:33à l'abîme.
10:34C'est toujours la division,
10:35c'est toujours pointer
10:37l'autre en ce qu'il est
10:39dans les responsabilités
10:40qu'il porterait
10:41dans les maux
10:42de notre société.
10:43Et je crois
10:43que notre société
10:44a besoin d'apaisement,
10:45de rassemblement
10:46d'un cap,
10:46d'une vision.
10:47Et je crois
10:48que notre société
10:49a besoin d'être rassemblée
10:50et je pense
10:50que les extrêmes
10:51divisent,
10:52fracturent
10:53et c'est important
10:54de rétablir
10:54les cordons sanitaires.
10:55C'est ce que je dis
10:56et c'est ce que je pense.
10:56Les cordons sanitaires
10:57justement face à l'extrémisme,
10:58on sait à quel point
10:59ça a été important
11:00ces deux dernières semaines
11:01déjà par exemple
11:01dans le cadre des municipales
11:02que ce sera important
11:03également dans les prochaines échéances
11:04c'est-à-dire
11:05l'élection présidentielle
11:07en 2027.
11:08Est-ce que le communisme
11:08est un extrémisme ?
11:10Le communisme
11:11est un extrémisme.
11:12C'est une question ?
11:13Oui, c'est une question.
11:14Oui, c'est plutôt proche
11:15de l'extrême gauche.
11:16C'est la gauche plus radicale.
11:18Est-ce que ce n'est pas incohérent
11:18aujourd'hui
11:19de signer les tribunes ?
11:20Nos combats
11:20valent plus qu'aux nos mandats,
11:21c'est ce que vous dites
11:22dans le point.
11:22On sent aussi
11:23que la ligne d'Edouard Philippe
11:24c'est cette volonté
11:26mais quand lui
11:27vote communiste
11:28aux élections législatives
11:29pour empêcher
11:29le rassemblement national
11:30est-ce qu'il n'y a pas
11:31un deux poids deux mesures
11:32où vous parlez de votre mandat
11:33mais on peut se dire
11:34à l'échelle nationale
11:35l'Edouard Philippe
11:35ça ne glisse pas
11:36d'aller battre
11:37le rassemblement national
11:38avec un autre extrémiste
11:39et ce n'est pas incohérence.
11:41L'histoire de la ville du Havre
11:43et l'histoire particulière
11:45faisait qu'il y a eu
11:46un choix qui a été fait
11:47et que le danger en 2024
11:49c'était la victoire
11:50du rassemblement national
11:52et pas du parti communiste
11:53en France.
11:53Donc c'est une première chose.
11:56Ensuite, moi je combats
11:57l'extrémisme politique
11:58je combats cette forme
11:59de radicalisation
12:00du débat public
12:01parce que ça abîme
12:02le débat public
12:03et ça divise les français
12:04et qu'à un moment donné
12:05je pense qu'il faut
12:06être clair sur les valeurs
12:06il faut être clair sur les alliances
12:08comme je l'ai demandé
12:09tout à l'heure
12:10je pense qu'Olivier Fort
12:10doit clarifier vis-à-vis
12:12de LFI sa position
12:12et ses alliances
12:13parce qu'avoir fait
12:14des alliances dans les villes
12:15c'est inacceptable
12:16des accords de la honte
12:17avec les insoumis
12:18et avec celles et ceux
12:19qui tiennent des propos
12:20antisémites
12:21et qui divisent
12:21la société française.
12:22Mais de la même façon
12:23lorsque M. Bruno Retailleau
12:25président de LR
12:26n'est pas capable
12:27de choisir entre
12:27un candidat de droite modérée
12:29à Nice
12:29et un candidat d'extrême droite
12:30pardon
12:31mais ça nécessite
12:32une clarification
12:33une clarification
12:34une clarification idéologique
12:35une clarification sur les valeurs
12:37et une clarification
12:37sur les alliances
12:38et quand on est clair
12:39et bien au moins
12:40après on peut débattre
12:41mais il faut savoir
12:42où on est
12:43et pour ma part
12:44je serai toujours du côté
12:45de celles et ceux
12:46qui chercheront
12:47à rassembler les français
12:48et qui combattront
12:49l'extrémisme politique
12:50d'où qu'ils viennent.
12:51Mais pourtant
12:51Bruno Retailleau
12:52ce matin accorde
12:53un grand entretien au Figaro
12:54et il balaye d'un revers de main
12:56ceux qui appellent
12:57au rassemblement des droites
12:58il assure que lui
12:59en tout cas
12:59n'y a jamais cru
13:00que ça n'a jamais été
13:01sa volonté
13:02qu'à Nice
13:02ça a été quelque chose
13:03il a surtout critiqué
13:04la campagne délétère
13:05vous estimez
13:06qu'encore aujourd'hui
13:06il y a une véritable ambiguïté
13:08de Bruno Retailleau
13:08quant à ses volontés
13:10d'alliance avec l'extrême droite ?
13:11S'il veut bien clarifier
13:11je n'ai pas lu l'interview
13:12tant mieux
13:13et je vais m'en réjouir
13:15ça veut dire
13:15que notre combat
13:16porte ses fruits
13:18mais il y a eu
13:18des ambiguïtés
13:19lorsque M. Wauquiez
13:21également
13:22propose une primaire
13:24allant
13:26du centre
13:27jusqu'à l'extrême droite
13:28de Gérald Darmanin
13:29à Sarah Knafo
13:29jusqu'à Zemmour
13:31et Knafo
13:31pardon
13:31ça ne va pas du tout
13:32non plus
13:33c'est-à-dire que même
13:34le fait que ces derniers
13:35puissent apporter
13:36leurs idées
13:37dans un grand débat
13:38dans une grande primaire
13:39pardon
13:39ils ont droit
13:40d'avoir leurs idées
13:41c'est normal
13:41mais débattons des idées
13:43moi je suis prêt
13:43à avoir un débat
13:44avec Mme Knafo
13:44ou M. Desmour
13:45débattons d'idées
13:46contre les idées
13:47pour vous la droite
13:48et tout comme ce fut le cas
13:49par exemple
13:50avec Rachida Dati
13:51à un moment
13:51avec Sarah Knafo
13:52en général
13:52la droite n'est pas claire
13:53avec ça
13:54et je pense que
13:55le parti Reconquête
13:56est un parti d'extrême droite
13:58donc c'est leur droit
13:59mais l'extrême droite
14:01je la combat
14:02et donc je ne fais pas
14:03une primaire
14:03avec l'extrême droite
14:05regardez
14:05on ne fait pas une primaire
14:06ça veut dire que vous souhaitez
14:07une primaire
14:07vous en tout cas
14:08non non
14:09je ne souhaite pas spécialement
14:09une primaire
14:10parce que je pense que
14:10ce n'est pas le meilleur
14:11moyen de désigner
14:12parce que ça amène souvent
14:13les gens
14:14à plutôt s'attaquer personnellement
14:16plutôt qu'à défendre
14:17des projets et des idées
14:18parce que dans le Figaro
14:19ce matin
14:19quand il y a une majorité
14:20de français qui souhaitent
14:21qu'Edouard Philippe
14:22précisément participe
14:23à cette grande primaire
14:24de la droite éducante
14:24oui mais les sondages
14:25on leur fait dire
14:25beaucoup de choses
14:26et même à la veille
14:29des élections municipales
14:30ils se sont largement
14:31plantés sur les résultats
14:32donc vous savez
14:33les sondages
14:33sur une volonté
14:34c'est souvent sur la volonté
14:35un peu plus précis
14:36moi je préfère
14:37sur ces français
14:37je crois que l'élection
14:39présidentielle
14:39c'est la rencontre
14:40d'une femme
14:41ou d'un homme
14:42avec le peuple
14:42et je crois que
14:44le candidat
14:44ou la candidate
14:45doit aller sur le terrain
14:47à l'écoute des français
14:48porter une vision d'avenir
14:49pour le pays
14:50amener des réponses
14:51très solides
14:52notamment sur les bascules
14:53géopolitiques
14:54pour protéger
14:54les intérêts
14:55de la France
14:55et de l'Europe
14:56nous protéger
14:57parce que nous sommes
14:58en danger
14:58face à l'agressivité
15:00des hyperpuissances
15:02on le voit
15:02avec la guerre
15:03sur le sol européen
15:04l'agressivité
15:05de la Russie
15:06qui fait la guerre
15:07à l'Ukraine
15:07et qui accélère
15:09d'ailleurs
15:09on le voit
15:09ces derniers jours
15:10on voit ce qui se passe
15:11au prochain Moyen-Orient
15:12on voit l'agressivité
15:13sur le plan économique
15:13de la Chine
15:14on voit l'agressivité
15:15idéologique de Trump
15:16contre les intérêts européens
15:18donc ce qui compte
15:19c'est la dimension
15:20de l'homme d'État
15:21mais comment on départage
15:22à ce moment-là
15:22il faut que les hommes
15:23et les femmes d'État
15:24se parlent
15:25s'entendent
15:25et je crois
15:26qu'Édouard Philippe
15:27est un homme d'État
15:28je crois qu'il a
15:29une grande capacité
15:30rassemblée
15:30il est solide
15:31sur les valeurs
15:32il a la solidité
15:33aussi de l'expérience
15:34il a une vision d'avenir
15:35et je pense qu'il va faire
15:36la démonstration
15:37de sa capacité
15:38à unir
15:38et pourtant
15:39certains disent
15:40que notamment pour gagner
15:42alors ça se fera
15:42avec Édouard Philippe
15:43et toutes les qualités
15:44que vous le louez à l'instant
15:45mais ça se fera aussi
15:45parce que Bruno Retailleau
15:46se rangera d'ailleurs
15:47Édouard Philippe
15:48est-ce que ça
15:48ça fait partie
15:48des hypothèses crédibles
15:50peut-être des hypothèses
15:50que vous souhaitez
15:51très bien
15:51si les gens sont clairs
15:52sur les valeurs
15:53dans le respect
15:54des valeurs républicaines
15:55le rassemblement
15:56doit être large
15:57oui bien sûr
15:58bien sûr
15:58est-ce que ça
15:59c'est une hypothèse
16:00à laquelle vous vous préparez
16:01qui vous semble totalement crédible
16:03si demain
16:03comme le semble faire
16:04Bruno Retailleau
16:05ce matin dans le fil
16:05je pense qu'il y a des hommes
16:07et des femmes
16:08de la gauche républicaine
16:10sociale-démocrate
16:11des hommes et des femmes
16:11de la droite républicaine
16:12de la droite libérale
16:13et du centre
16:14qui peuvent très bien
16:15converger
16:16parce que justement
16:17ils ne craignent pas
16:18l'étiquette macroniste
16:19vous ne craignez pas
16:20l'étiquette macroniste
16:20Bruno Retailleau
16:21affirme que
16:21tous ceux qui auront
16:22à un moment
16:23eu l'étiquette macroniste
16:24sur le front
16:24seront discrédités
16:26est-ce que ce n'est pas
16:26quelque chose
16:26qui vous fait peur ?
16:27Non mais
16:28l'étiquette macroniste
16:29Emmanuel Macron
16:30va accomplir
16:31sa dernière année
16:32de mandat
16:33puis va venir
16:34le temps
16:34de l'élection présidentielle
16:36et là
16:36nous sommes dans
16:37une nouvelle histoire
16:38c'est la préparation
16:39des années 2030
16:40c'est de nouveaux enjeux
16:42une page là aussi
16:43va se tourner
16:44et c'est normal
16:45et chacun fera
16:45le bilan
16:46avec les points positifs
16:47et les points négatifs
16:48mais là
16:48c'est une autre affaire
16:50qui commence
16:51c'est une autre élection
16:52ce sont de nouveaux enjeux
16:53Le temps du macronisme
16:55est terminé
16:55Une page se tourne
16:57de toute façon
16:57c'est normal
16:58comme à la fin
16:59de chaque mandat
17:00ça a été le cas
17:02pour Jacques Chirac
17:03ou pour François Mitterrand
17:04le président de la République
17:05ne peut pas se représenter
17:06la constitution
17:07limite à deux mandats consécutifs
17:09donc il va y avoir
17:10un grand débat
17:10et moi je souhaite
17:11que ce soit un débat
17:12sur la vision d'avenir
17:13de la France
17:14un débat sur les projets
17:16comment on assure
17:17la sécurité de notre pays
17:18face à un monde
17:19en danger
17:20et un monde de guerre
17:20comment on assure
17:21la sécurité des français
17:22sur le plan intérieur
17:23comment on assure aussi
17:25la sécurité
17:26sur le plan social
17:27la question du pouvoir d'achat
17:29la question du mérite
17:30la question du travail
17:31qui doit mieux rémunérer
17:33la question de l'école
17:34qui est une question importante
17:35la question de l'éducation
17:36et bien c'est de ça
17:37dont il faut parler
17:38dans l'élection présidentielle
17:39dans la carte et des valeurs
17:40et donc justement
17:40ça sera aussi par une annonce
17:41le 12 avril
17:45une annonce d'Edouard Philippe
17:46je le laisse juge
17:48de ces annonces
17:48il y a une réunion
17:49mercredi prochain
17:49c'est ça
17:50normalement
17:50horizon
17:51vous êtes bien renseigné
17:52il y a des réunions
17:53toutes les semaines
17:53à horizon
17:53parce que ça bosse
17:54j'imagine que ça bosse
17:56mais d'ici la fin avril
17:57en tout cas
17:57il y a une volonté
17:58d'accélérer
17:58après la victoire du Havre
18:00de se déclarer
18:00en tout cas
18:01un peu plus officiellement
18:01Edouard Philippe est un homme
18:03légitime
18:04et par le suffrage universel
18:05il s'est présenté
18:06à l'élection municipale
18:08du Havre
18:09les Havrais et Lavrais
18:10lui ont confirmé
18:12leur confiance
18:13il est candidat
18:15à l'élection présidentielle
18:16il est à l'écoute
18:17des français
18:17il travaille
18:18il y a un projet massif
18:19il faut le laisser
18:21aller à la rencontre
18:22des français
18:23éviter les commentaires
18:24et évidemment
18:25il y aura des moments
18:26et des séquences
18:27importants dans cette élection
18:28il est juge
18:29de son calendrier
18:30Pierre-Yves Bournazel
18:31merci beaucoup
18:31d'avoir été l'invité
18:32de Sud Radio ce matin
18:33secrétaire général
18:33adjoint d'Horizon
18:34donc ancien candidat
18:35à la mairie de Paris
18:36et désormais donc
18:37précisément concentré
18:38sur le combat
18:39à la présidentielle
18:40qui a commencé
18:41et ça on l'a bien senti
18:42merci beaucoup
18:42d'être venu du côté
18:43de Sud Radio ce matin
18:44dans un instant
18:44le grand débrief
18:45Arlette Chabot
18:46Franck de Dieu
18:47et cette question
18:48étiquette Macronie
18:49sur le front
18:49d'un candidat en 2027
18:50va forcément le discréditer
18:52ça se passe au 0826 300 300
18:55sur le site
18:55et les réseaux sociaux
18:56à tout de suite
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