- il y a 11 heures
Avec Serge Papin, ministre des Petites et moyennes entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d'achat
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Maxime Liedot.
00:06Il est 8h18 sur Sud Radio et mon invité politique ce matin est Serge Papin, bonjour.
00:11Bonjour Maxime Liedot.
00:12Ministre des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat.
00:17Des sujets qui sont au cœur de cette crise que traverse la France depuis des semaines et des semaines.
00:23Et beaucoup d'enjeux de tourisme et de pouvoir d'achat bien sûr qui sont une toile de fond permanente
00:27de l'actualité depuis plusieurs années dans ce pays.
00:29Mais d'abord la situation qui inquiète avec ce prix à la pompe et en toile de fond une interview
00:34de quelqu'un qui ne s'exprime pas si souvent que ça.
00:36Il s'appelle Patry Pouyanné et c'est le patron de Total.
00:38Il l'assure, nos profits ne tombent pas du ciel et la non-pénurie en France aura un prix.
00:44Il faut être clair, est-ce que les automobilistes qui nous écoutent ce matin, Serge Papin, doivent s'inquiéter du
00:49prix de l'essence qui pourrait augmenter à nouveau dans les prochaines semaines ?
00:51D'abord moi je veux saluer le travail que fait Total, que fait M. Pouyanné.
00:57Parce que, bon, on a la chance d'avoir une major qui est dans les trois premières majors mondiales.
01:04Je rappelle que Total il est aussi sur les énergies alternatives.
01:07Il est sur l'éolien, il est sur le photovoltaïque, il n'est pas que sur les énergies fossiles.
01:13Et que du coup, il est en train d'ailleurs de changer son image.
01:17C'est-à-dire que Total qui était une enseigne un peu, qui passait pour climaticide,
01:21au fond, elle est en train de devenir une enseigne avec une dimension un peu sociétale.
01:27Parce que, bon, là, il bloque les prix à 2,9 euros le gasoil.
01:34Et il est malin parce qu'il joue sur la fête des maires et la fête des pères.
01:39Mais donc vous faites partie des politiques ce matin de Patrick Pouyanné qui a assumé de dire merci Patrick Pouyanné
01:44?
01:44Alors, écoutez, moi je trouve qu'il fait le job parce qu'il est sur le marché mondial.
01:49Ce qu'il fait, il ne le fait que pour la France.
01:51Je rappelle que les résultats de Total, ce sont des résultats qui sont sur le marché mondial.
01:56Et là, il fait un focus sur la France pour nous aider, aider les citoyens, aider les automobilistes.
02:04Moi, je trouve qu'il fait le job.
02:06Alors, je ne vais pas l'encenser non plus.
02:09Mais bon, en tous les cas, moi, en tant que ministre du pouvoir d'achat, j'apprécie.
02:16Sachant que, pour revenir quand même à ce dossier, la non-pénurie aura un prix.
02:19Vous rassurez, depuis quelques semaines avec le gouvernement sur la non-pénurie.
02:23Mais elle aura un prix, il faut être clair.
02:25Répondez peut-être précisément à tous ceux qui sont en voiture ce matin.
02:28Est-ce que, oui, dans les prochaines semaines, il y a un risque qu'à nouveau le prix de l
02:31'essence flambe ?
02:32Écoutez, on va être sur un scénario qui est plutôt celui d'une crise qui va être dans la durée.
02:42Donc, une crise qui va nous falloir endurer.
02:45Et on a la capacité d'endurer.
02:47C'est une crise de prix, pas une crise de volume.
02:50Une crise de prix, c'est-à-dire qu'on a toujours le produit.
02:53Ce qu'il faut, peut-être, c'est s'attendre à un baril du pétrole qui soit entre 90 et
02:59100 euros.
03:00Donc, il serait à peu près dans la continuité de ce qu'on vit aujourd'hui, comme à la pompe.
03:05Je vais vous dire, moi, mon inquiétude, bon, alors, on aide, bien sûr.
03:08Puisqu'il y a les primes grands rouleurs, c'est quand même pas rien.
03:12Le gouvernement soutient l'activité, soutient le pouvoir d'achat.
03:15Il y a la prime énergie qui est distribuée à 4 millions de personnes.
03:21Il y a, on a libéré les entreprises, on a fait prendre une mesure de liberté.
03:27Les entreprises peuvent, d'une manière défiscalisée, aider leurs grands rouleurs à eux.
03:32Leurs salariés qui font 15, 20 kilomètres pour venir au travail.
03:35600 euros défiscalisés, c'est quand même pas rien.
03:37Donc, on soutient.
03:39Mais bon, voilà, le vrai sujet.
03:43Alors, mon inquiétude, l'inquiétude et puis, on va dire, l'espoir.
03:47Non, l'inquiétude, c'est les produits dérivés du pétrole.
03:50Les fameux plastiques, etc.
03:52Plastiques, les engrais, etc.
03:54Donc, voilà, ça c'est des choses, pour l'instant, pas de...
03:57Tout est sous contrôle.
03:58Mais un risque de...
03:58Mais un risque...
03:59Mais, Maxime Liedot, nous sommes le seul pays à pouvoir nous sortir de la dépendance en Europe.
04:06Pourquoi ?
04:07Parce que nous avons de l'électricité décarbonée, en quantité, en qualité.
04:13On peut lancer, et c'est en route, un plan d'électrification qui va nous permettre de sortir de la
04:21dépendance.
04:22Ça, c'est quand même quelque chose qu'on est les seuls à pouvoir faire de cette manière-là.
04:26Et tout à l'heure, je parlais des grands rouleurs.
04:28Je pense aux aides-soignantes.
04:32Je pense aux aides à domicile, qui sont en première ligne et qui aident les seigneurs, notamment, qui restent chez
04:42eux.
04:42Moi, je peux vous en parler, parce que chez ma mère qui a 94 ans, elle a besoin de ces
04:48gens-là.
04:49Eh bien, on a réservé 15 000 véhicules électriques avec un leasing social qui sera de l'ordre de 50
04:59euros par mois.
05:00Donc, voilà, c'est vers ça qu'il faut aller.
05:02Parce qu'il faut qu'on se sorte de cette dépendance.
05:04Parce que ces crises-là, elles vont durer.
05:07Et du concret, encore un mot quand même sur Total,
05:09parce qu'on voit à quel point, même si cette entreprise modernise son image
05:12et que vous vous dites ce matin au micro-dessus de la radio que Patrick Pouyanné fait le job,
05:16il y a quand même une interrogation qui est en permanence dans le débat public.
05:19C'est de dire, bon, Total, profiteur de crise, profiteur de guerre, disent certains.
05:23En tout cas, il y a un sujet sur les fameux sur-profit Total.
05:26Est-ce qu'il faut aller jusqu'à instaurer cette fameuse sur-taxe ?
05:28C'est votre collègue, ministre Roland Lescure, le ministre de l'économie, il était là.
05:32Et il a dit, il va peut-être falloir envisager une petite taxe à la hauteur des sur-profits
05:36qui ont été réalisés pendant cette crise.
05:38Est-ce qu'elle est votre position, Serge Papin ?
05:40Moi, je ne suis pas favorable aux taxes.
05:42Pourquoi ?
05:43Parce que c'est à partir du moment où Pouyanné, il renvoie son trop-plein, si je puis dire, de
05:51résultats.
05:51On ne va pas lui reprocher de faire des résultats.
05:55Et qu'il le renvoie à l'automobiliste directement.
06:01Comment vous appelez le réflexe de taxes en permanence, Serge Papin ?
06:04Comment même le ministre de l'économie qui dit, peut-être qu'il va falloir l'envisager ?
06:07Moi, je pense qu'à partir du moment où le total fait directement le travail,
06:18pourquoi l'État veut toujours prendre d'un côté pour redistribuer de l'autre ?
06:23C'est un peu ce que j'appelle un peu la stratégie du diché.
06:27À partir du moment où l'entreprise le fait directement.
06:30En fait, il fait le job de l'État.
06:32Je préfère que ce soit l'entreprise qu'il le fasse.
06:34Ce n'est pas le job de l'État, c'est bien.
06:36Il fait son boulot.
06:37Non, mais il fait son boulot de distributeur de carburant.
06:40Il soigne l'image de son entreprise en même temps.
06:43Moi, je trouve que ce gars-là, il fait bien son job de chef d'entreprise.
06:48Il bosse bien pour sa marque.
06:49Donc ça, c'était la parenthèse totale, mais c'est extrêmement relié.
06:52Tout ce que vous nous annoncez, notamment au problème de pouvoir d'achat des Français.
06:55Il faut s'y arrêter, notamment parce que quand on ouvre différents journaux ce matin
06:58et qu'on s'entend CRS à différents dossiers,
07:00on a un nombre de syndicats assez hallucinant qui dénoncent une France des bas salaires dans ce contexte.
07:05Vous qui êtes ministre du pouvoir d'achat, notamment Serge Papin,
07:08comment on fait pour améliorer aujourd'hui le pouvoir d'achat des Français ?
07:12Est-ce que, comme certains le disent, il faudrait revenir à une fameuse prime Macron défiscalisée, notamment ?
07:16Alors, il y a deux choses dans ce que vous dites.
07:18D'abord, je suis assez d'accord pour dire qu'il faudrait augmenter les salaires.
07:24Et donc, les salaires des jeunes.
07:28Je pense à quel âge vous avez, Maxime Liedot ?
07:31Vous me donnez, c'est toujours là.
07:32Moi, j'ai 27 ans.
07:3427 ans, vous voyez.
07:35J'en ai 70.
07:37Vous aviez 27 ans hier.
07:38Voilà, j'appartiens à une génération qui a eu plus, disons, de chance.
07:44On a vécu des 30 glorieux, etc.
07:45Et donc, je vois bien, là, ce qui se passe.
07:48Votre génération, elle a une espèce de double peine.
07:51C'est-à-dire qu'à la fois, elle est dans un contexte un peu difficile.
07:54On le voit, bon, tout ce qu'on a dit.
07:56Puis, en même temps, par rapport à ma génération, qui est celle des retraités,
08:01on lui demande aussi de payer des retraites.
08:04Et il va y avoir de plus en plus de retraités, de moins en moins de...
08:06Alors, comment on fait sur le plan des retraites et sur le plan des salaires ?
08:08Alors, sur le plan des salaires pour augmenter, moi, je pense qu'il faut augmenter le salaire net.
08:13Et il me semble qu'il y aurait besoin, c'est pour ça que je signale retraités et jeunes,
08:17parce qu'il y aurait besoin, comment dirais-je, d'une solidarité transgénérationnelle.
08:21Ça, je le ressens bien parce que j'ai beaucoup de discussions.
08:25Par exemple, tiens, bonne idée, on pourrait par exemple dire,
08:30les jeunes, ceux qui sont en activité, on enlève la CSG, on baisse la CSG.
08:36Et par contre, il me semble, et je pense que les retraités sont prêts à entendre ce discours-là.
08:41Alors, je mets de côté les petites retraites,
08:44mais autrement, on va dire les retraites normatives, voire les autres retraites.
08:47À ce moment-là, on pourrait garder la CSG, des retraités, l'enlever pour les jeunes,
08:52et peut-être même désindexer les augmentations des retraites.
08:56Parce que vous savez, à chaque fois qu'il y a une augmentation des retraites, on le voit bien,
08:59ça va dans l'épargne.
09:01Et donc, ça serait une espèce de vase communiquant, on augmente le salaire net.
09:05Donc, c'est quoi des jeunes entre tel âge et tel âge ?
09:07Non, mais ceux qui sont au boulot aujourd'hui, ceux qui sont au boulot,
09:09pas ceux qui ont 27 ans, il y a aussi ceux qui ont un peu plus.
09:14Mais donc, les jeunes, on va dire, on module la CSG, ça, ça vous paraît quelque chose de crédible.
09:19Et un effort quand même sur les plus hautes retraites,
09:21mais vous le savez, c'est toujours le débat, Serge Papin,
09:23à partir de combien une retraite est estimée comme haute en France aujourd'hui ?
09:26Écoutez, on ne va pas faire le groupe de travail ce matin.
09:29Non, mais vos intuitions, parce que pour que ce soit concret,
09:32ce serait quoi, une haute retraite aujourd'hui ?
09:35Je ne sais pas, il y a des retraites qui sont au-delà de 3 000 euros,
09:39par exemple, par mois, autour de...
09:41Bon, moi je sais en plus, ce que me disent les retraités,
09:45j'en ai discuté aussi avec Michel Picon et Amir de la CPME,
09:50qui sont les organisations professionnelles des petites entreprises.
09:54Si on arrive à... parce que quand on parle au fond,
09:57les retraités, ils seraient d'accord,
09:59mais ils veulent que ça se traduise tout de suite
10:02pour une augmentation de salaire des jeunes.
10:04Vous voyez ce que je veux dire ?
10:05Il ne faut pas qu'ils aient l'impression que ça aille
10:09pour nourrir d'autres sujets.
10:13Et après, pour le revenu,
10:15puisque vous avez dit, vous avez parlé de la prime Macron.
10:18Ça, c'est ce qu'on appelle le partage de la valeur.
10:20Et moi, je crois qu'il faut qu'on pousse aussi les feux
10:22de l'intéressement, de la participation
10:24et de l'actionnariat salarié.
10:27Ça, ça faisait vraiment partie de mes engagements
10:30quand j'ai rejoint le Premier ministre Sébastien Lecornu
10:32pour porter ça, bien sûr.
10:34Et on sent que c'est une conviction, ce matin,
10:36au micro de Sud Radio.
10:37Quand on parle de pouvoir d'achat,
10:38ça se traduit toujours par les achats des Français.
10:39Et on observe, par exemple,
10:41tiens, je prends aujourd'hui les plateformes
10:42que les Français préfèrent pour faire des achats en ligne.
10:44J'observe Amazon en 1,
10:47Leboncoin en 2
10:47et Tému, la plateforme chinoise en 3.
10:50Et ça tombe bien, parce que Tému,
10:51l'Union Européenne a infligé une amende
10:53de 200 millions d'euros.
10:54Franchement, comment on fait pour encourager
10:56les Français à acheter davantage français
10:58et de ne pas aller se ruer
10:59sur ce que Jean-Pierre Coff aurait qualifié
11:02avec des mots vulgaire, on va dire,
11:03d'une certaine façon,
11:04ce qui peut se trouver sur des plateformes chinoises ?
11:06Oui, il disait, Jean-Pierre Coff,
11:07je connaissais bien,
11:10Voilà, c'est ça, je crois que c'était ça.
11:11Eh bien, d'abord, stratégie défensive et offensive.
11:16Défensif, il faut qu'on se batte
11:17contre les plateformes chinoises
11:18qui vendent des produits illicites,
11:20qui vendent des produits dangereux,
11:21qui ne respectent pas nos normes.
11:23Je vous donne un chiffre,
11:24on a fait un prélèvement de 700 produits
11:26par la DGCCRF.
11:2870% ne respectent pas nos normes,
11:3145% sont même dangereux.
11:33Donc voilà, c'est bien que l'Europe agisse
11:36de ce côté-là, enfin, si je puis dire,
11:38et nous, on muscle le jeu aussi
11:40au niveau de la France.
11:41Il y a une attention toujours particulière
11:42sur cette plateforme chinoise.
11:43Exactement.
11:44Et par contre, le Made in France accessible,
11:46c'est possible.
11:47Maxime Nido, c'est possible.
11:49Je visitais la semaine dernière
11:52le slip français.
11:53Ils font du jean,
11:54ils font du t-shirt,
11:56etc.
11:57Qui sont accessibles.
11:58Ils travaillent à Aubervilliers,
12:00ils font bosser.
12:01Il y a huit nationalités
12:02qui bossent là-bas.
12:03Ils leur apprennent le français.
12:06Ils vont sur le partage de la valeur.
12:07Ils vont aller chercher de l'argent
12:11sur le second marché.
12:13Ils veulent investir, etc.
12:15Formidable.
12:16Non mais, il y a plein d'exemples
12:18comme ça.
12:19Donc on continue à croire
12:20sur le Made in France à fond.
12:21Oui, et c'est accessible.
12:22Les Français en ont envie.
12:23Et on le peut, vous savez,
12:24grâce à la robotisation,
12:26grâce à l'intelligence artificielle,
12:27on peut avoir des coûts de production
12:28pour les PME françaises
12:30qui soient les mêmes
12:31que les Chinois.
12:31Donc on a des opportunités formidables.
12:33Serge Papa,
12:34encore quelques questions
12:34avec des réponses
12:35les plus efficaces
12:36et les plus brèves possibles.
12:37On a eu notamment
12:38des discussions
12:39entre des patrons
12:39de grands groupes
12:40de centres de distribution
12:42sur la fameuse
12:44inflation alimentaire.
12:45On a un ordre de grandeur.
12:46Que choisir nous dit
12:46que l'inflation en mai
12:47va se stabiliser
12:48à un niveau proche
12:49de celui d'avril,
12:50c'est-à-dire près de 3%.
12:51C'était quand même
12:52un niveau inédit depuis un an.
12:53Est-ce qu'on a un ordre de grandeur
12:55pour les prochains mois ?
12:56Pour l'alimentaire ?
12:57Oui, pour l'alimentaire.
12:57Pour l'alimentaire,
12:58ça n'a pas bougé pour l'instant.
13:00L'alimentaire,
13:00ça n'a pas bougé.
13:01Pour l'inflation de manière générale,
13:01quand on parle de pouvoir d'achat ?
13:01Oui, moi, écoutez,
13:02j'ai l'inflation,
13:04pour l'instant,
13:04j'ai l'INSEE,
13:05qui est quand même
13:05un organisme référent.
13:08On dit deux.
13:09Pour le quart d'heure,
13:10on dit deux.
13:11Pour l'inflation alimentaire,
13:12pas de risque particulier ?
13:13Pas de risque particulier.
13:14Il y aura peut-être
13:15des ajustements à faire.
13:16On en conviendra
13:17à fin juin.
13:18Je reverrai les parties prenantes.
13:26Michel-Édouard Leclerc,
13:27il faut le nommer.
13:28C'est quoi ?
13:28C'est pour l'instant
13:29des précisions
13:29qui ne sont pas ajoutées ?
13:31Oui, Michel,
13:33il conjugue les paradoxes.
13:34Parce qu'à la fois,
13:34il dit,
13:35je suis un discounter,
13:36je me bats,
13:37et grâce à moi,
13:38les prix ne vont pas bouger.
13:39Bon, il fait son boulot.
13:40Il a toujours dit ça.
13:42Puis de l'autre côté,
13:42il dit,
13:43pourquoi il va y avoir
13:44une inflation de 4% ?
13:46Donc, je pense qu'à un moment,
13:47il se contredit.
13:47Les calculs ne sont pas bons,
13:48comme disait.
13:48Non, oui, voilà.
13:50Bon, moi, en tous les cas,
13:51les chiffres que j'ai
13:52pour l'instant,
13:53c'est qu'il y a une inflation
13:54de 2,2.
13:56Et c'est l'inflation
13:57à aujourd'hui.
13:58Et l'INSEE ne prévoit pas
13:59d'inflation,
14:01comme en 2022,
14:02sur les produits alimentaires.
14:03Rien à voir.
14:04Et quand on parle des distributeurs,
14:05en toile de fond,
14:05depuis plusieurs jours,
14:06il y a eu ce fameux rapport
14:07sur la marge des distributeurs.
14:08Hier, c'est l'association
14:09Que Choisir Ensemble,
14:10enfin, l'ancienne,
14:12UFC Que Choisir,
14:13qui dit qu'il y a en moyenne
14:14une marge de 81%
14:16plus élevée
14:16sur les produits bio.
14:18Est-ce que là,
14:18il faut faire quelque chose,
14:19Serge Papin ?
14:20Il y a une péréquation
14:20des marges qu'il faut revoir.
14:22Moi, je vais vous dire,
14:23j'avais eu cette phrase
14:24dans le temps,
14:24je disais,
14:25c'est le coco de Pimpol
14:26qui finance le collat d'Atlanta.
14:28Ce qui veut dire,
14:28pourquoi ?
14:29Parce que les produits
14:29plutôt transformés,
14:31plutôt les plus connus,
14:32ceux qui sont issus
14:33du marketing,
14:34de la com,
14:35ils sont l'objet
14:35de la guerre des prix.
14:36Donc, il n'y a pas de marge.
14:37Donc, il faut bien
14:38qu'à un moment,
14:39ils soient compensés
14:39par les produits moins connus.
14:41Sur le bio,
14:42ça en fait partie,
14:43c'est comme les fruits
14:44et légumes, etc.
14:45Moi, je serais favorable
14:45à ce que les distributeurs
14:47diminuent la marge
14:48de ce côté-là.
14:49Et par contre,
14:49il faudrait peut-être,
14:50s'ils veulent compenser,
14:51qu'ils augmentent un peu plus
14:51la pâte à tartiner
14:53ou le collat.
14:54Ça fait partie
14:55des décisions à prendre.
14:55Merci beaucoup, Serge Papin.
14:57Merci à vous.
14:57Beaucoup de Français
14:58commencent à ajuster le budget
15:00pour éventuellement
15:00pouvoir partir en vacances.
15:02Un mot,
15:02puisque vous êtes aussi
15:03le ministre du tourisme.
15:05Est-ce qu'on parle souvent
15:05des emplois
15:06pour voir cet été ?
15:07Est-ce que tout le monde
15:08est au taquet ?
15:08Tout va bien ?
15:09Ou est-ce qu'il y a
15:09quelques chiffres affolants ?
15:11Profiter de la France,
15:12déjà,
15:12parce que c'est le plus beau
15:13pays du monde.
15:14C'est le plus beau.
15:15Et moi,
15:16je suis ministre du tourisme
15:17et évidemment,
15:17je suis sensible aussi
15:18à l'emploi.
15:18Il nous manque,
15:19dans le tourisme,
15:2161 000 emplois
15:23là tout de suite.
15:23Pour cet été,
15:24pour la saison.
15:24Pour là,
15:25maintenant, à date.
15:26Et les emplois
15:26dans les trois ans
15:27qui viennent dans le tourisme
15:28en France,
15:28qui est le premier pays
15:31le plus fréquenté au monde,
15:33c'est 350 000 emplois
15:34dans les trois ans.
15:35Donc, on se bouge
15:35et on travaille cet été,
15:36vous le dites.
15:37Oui.
15:3761 000 emplois
15:38encore à pouvoir
15:39d'ici cet été.
15:39Je pense aux jeunes,
15:40aux saisonniers.
15:41Merci beaucoup,
15:42Serge Pavard,
15:42d'avoir été avec nous.
15:43Beaucoup de sujets abordés
15:44et merci d'y avoir apporté
15:45quelques réponses claires.
15:46Ministre des Petites
15:47et Moyennes entreprises,
15:48du commerce,
15:49de l'artisanat,
15:49du tourisme
15:50et du pouvoir d'achat,
15:51vous revenez quand vous voulez
15:52pour essayer de nous éclaircir
15:53sur cette situation.
15:54Vous nous l'avez dit,
15:54qui va durer.
15:55Merci beaucoup dans un instant.
15:56Bien volontiers.
15:57A bientôt.
15:578h34, ça sera le grand débrief
15:58de la matinale
15:59avec Arlette Chabot et Franck de Dieu
16:00et vous, bien sûr,
16:00amis auditeurs.
16:010 826 300 300.
16:03A tout de suite.
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