- il y a 12 heures
Avec Éleonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger
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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-06-17##
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NewsTranscription
00:01Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquilly.
00:07Il est 8h17 sur Sud Radio et votre invité politique, mon cher Jean-François,
00:11est ministre délégué en charge de la francophonie, des partenariats internationaux et des Français de l'étranger.
00:16Bonjour Eleonore Carrois et bienvenue.
00:19Versailles, c'est pas du plaqué or, c'est du lourd, c'est extasié Donald Trump avant son dîner ce
00:25soir au château.
00:26« Fallait-il inviter ce président américain qui va déguster à table nos vins et champagnes, qu'il menace de
00:33100% de droits de douane ? »
00:35Déjà, sur son expression qui interpelle, comme des millions de personnes à travers le monde,
00:41il reconnaît les atouts de la France et ce que l'on a d'extraordinaire,
00:44ce qui fait qu'on est la plus importante destination touristique,
00:48ce qui fait qu'aussi, à Versailles, il y a quelques semaines, on avait des investisseurs du monde entier
00:52qui veulent investir en France et qui fait de notre pays, pour la septième année consécutive,
00:56le plus attractif pour les investissements.
00:58Après, sur « Fallait-il l'inviter ? »
01:00Eh bien, nous sommes cette année dans les célébrations du 250e anniversaire des relations entre la France et les Etats
01:06-Unis.
01:07Mais parce qu'en fait, c'est vrai, vous savez, il y avait à New York la patrouille de France,
01:11vous savez, les avions qu'on voit le 14 juillet,
01:12qui justement mettaient aussi en avant cette entente entre les peuples.
01:17Il se trouve qu'il est président des Etats-Unis et qu'il est donc invité au titre de ces
01:21célébrations.
01:21Vous avez vu ce qu'il dit, le président français, qui se trouve être un homme très gentil,
01:25m'a invité à dîner à Versailles, très gentil après l'avoir humilié il y a un an
01:29et puis l'avoir traité un petit peu par le mépris, notamment sur le sujet du détroit d'Hormuz.
01:34Mais prenons la question en sens inverse.
01:37Quel que soit le président des Etats-Unis, il était inconcevable de ne pas célébrer 250 ans ?
01:43Donc peu importe ce que nous pourrions penser d'un Donald Trump.
01:47On est alliés, on n'est pas alignés, on est en train de célébrer d'amitié entre les peuples,
01:53pas entre les hommes, et ça c'est important de le dire,
01:55surtout quand on fait le procès au chef d'Etat, d'être dans la personnification du pouvoir, etc.
02:00Là, l'histoire, c'est l'histoire de deux peuples.
02:02Vous avez vu ce que disent les oppositions ?
02:04Bon, elles sont dans leur rôle, mais il faut définitivement apprendre à vivre sans Trump.
02:08Jean-Luc Mélenchon sur X.
02:09Fabien Roussel qui était à votre place hier matin, le patron du Parti Communiste,
02:12l'a traité de tyran. Est-ce que ça va trop loin à vos yeux ?
02:16Ou est-ce qu'il y a quand même de quoi dire ?
02:19Regardez Trump, en fait.
02:20Est-ce qu'il sort à vos yeux vainqueur de ces 108 jours de guerre contre l'Iran ?
02:25Ce que l'on voit, c'est que les Etats-Unis restent notre allié.
02:29Pour autant, nous sommes en désaccord profond sur un certain nombre de choses,
02:32et nous le disons.
02:33Nous avons un attachement profond multilatéralisme au droit international.
02:37Nous ne sommes pas une puissance qui va commencer une guerre comme ils l'ont fait.
02:43Aujourd'hui, nous sommes dans une attitude tout à fait défensive,
02:46et nous avons envie de réouvrir ce détroit.
02:47J'entends ce que vous dites, mais est-ce que le président Macron,
02:51je vous pose la question, devrait être un peu dans le rapport de force quand même,
02:55avec l'allié américain en question, qui ne nous ménage pas,
02:58plutôt que de l'inviter Champagne à Versailles ?
03:00Aujourd'hui, ce qu'il faut faire, c'est ce qui est utile à la France et aux Français.
03:04Ce qui est utile à la France et aux Français, c'est d'avoir une déclaration en format G7
03:08qui nous permet d'avancer.
03:09C'est travailler sur les grands déséquilibres mondiaux,
03:12c'est travailler sur l'architecture du développement.
03:13Tout le monde nous disait, Trump ne viendra pas à Evian,
03:17votre G7 ne va pas prospérer, il ne se passera rien.
03:19On est d'accord sur les points fondamentaux sur lesquels nous sommes en désaccord.
03:23We agree to disagree profondément.
03:26Pour autant, on travaille ensemble parce que nous sommes toujours alliés,
03:29même si, encore une fois, pas du tout alignés.
03:31Et Léonore Carrois, la ministre déléguée en charge de la francophonie,
03:34va se rendre prochainement au Liban.
03:37Vous y allez.
03:38Pays meurtri, quelle est l'idée ?
03:40C'est rappeler nos liens historiques ?
03:42C'est quand même aussi une forme d'impuissance de la France au Liban.
03:46On n'y arrive pas à les aider.
03:48Aujourd'hui, nous les aidons.
03:50Nous avons envoyé centaines d'aides humanitaires.
03:52Moi, j'y vais justement pour leur donner aussi de l'aide humanitaire qui a été collectée,
03:56pour leur montrer notre soutien profond.
03:59Et puis, justement, pour peser dans ces discussions.
04:02Aujourd'hui, il faut qu'il y ait un accord de paix qui inclut le Liban.
04:06Il faut qu'il y ait un cessez-le-feu qui soit permanent.
04:08Et donc, j'y vais, mais j'y vais avec d'autres ministres,
04:11une européenne et une ministre du Golfe,
04:13pour justement montrer que la France embarque avec elle d'autres ministres.
04:17Elle embarque de l'aide, mais elle ne pèse pas dans la décision politique.
04:20Qui est responsable de ce qui se passe, à vos yeux ?
04:22C'est le Hezbollah ? C'est Benyamin Netanyahou ?
04:25Il y a de toute façon, dans une situation de conflit,
04:28dans une situation de guerre, des responsabilités qui sont multiples.
04:31Lorsque vous avez Hezbollah qui tire sur Israël,
04:33lorsque vous avez Benyamin Netanyahou qui est dans le sud Liban,
04:37vous avez des responsabilités qui...
04:38Vous les renvoyez dos à dos ?
04:40Pas du tout. Pas du tout.
04:41Ne me faites pas dire ce que je ne dis pas.
04:43Vous me demandez qui est responsable en me demandant de vous dire l'un ou l'autre.
04:46Vous citez les deux.
04:46Aujourd'hui, je vous dis qu'il y a des atteintes
04:50et qu'il est important de montrer notre attachement et notre soutien profond
04:54à un pays qui doit retrouver sa souveraineté,
04:56qui doit avoir le monopole des armes,
04:57qui ne peut pas y avoir au Liban des groupes armés qui font la loi.
05:02En réalité, il faut pouvoir redonner à l'État libanais toute sa force.
05:05C'est ce que la France fait.
05:06La France avait organisé cette conférence de soutien à l'armée libanaise
05:10et continue à être en soutien aux autorités libanaises
05:12pour la souveraineté de ce pays qui est un pays, vous l'avez dit, ami,
05:15un pays frère, un pays francophone, historiquement mais toujours.
05:19Et nous sommes attendus.
05:20Et le fait d'y aller est un moment important
05:22et de ne pas y aller seul, d'y aller avec d'autres pays qu'on embarque.
05:25Quel est le montant, Eléonore Carrois, de l'aide financière de la France au Liban aujourd'hui ?
05:30Alors, l'aide financière de la France au Liban, elle est sur de nombreux terrains.
05:33Moi, je vous parlais des centaines d'aide humanitaire,
05:35de 17 millions qui ont été débloquées récemment dans le cadre de cette crise.
05:39Mais en réalité, notre action, elle est multiple.
05:41Elle est à travers le réseau des écoles françaises.
05:43Elle est à travers le réseau des alliances.
05:44Elle se démultiplie dans de nombreux secteurs parce que ce pays est meurtri.
05:48Cela fait des années qu'il y a une succession de crises.
05:50Et aujourd'hui, la France est en soutien au Liban.
05:53Et c'est important de le dire, au soutien à la construction de ce pays et à ses institutions.
05:58Encore un mot, l'accord de paix au Moyen-Orient, c'est du solide à vos yeux.
06:01Celui qui sera signé vendredi.
06:04Vous êtes un peu la ministre des Français de l'étranger.
06:06Tout à fait, la ministre des Français de l'étranger.
06:08C'est le soulagement pour nos ressortissants,
06:10qui sont très nombreux, établis dans le golfe,
06:13qui ont eu une matière à s'inquiéter ces derniers mois.
06:16En tout cas, c'est une avancée positive.
06:19Peuvent dormir tranquilles ?
06:20On voit bien que c'est une avancée positive.
06:22Mais moi, je ne l'ai pas vu, cet accord, et vous non plus, je pense.
06:26Donc, on va voir surtout comment il peut être mis en œuvre.
06:29Moi, j'ai bon espoir.
06:30Je pense que c'est une avancée.
06:31C'est un premier pas.
06:32Maintenant, il faut un cessez-le-feu durable.
06:34Et puis surtout, il faut que cet accord englobe les aspects essentiels de la résolution de la crise.
06:38C'est-à-dire le programme iranien sur le nucléaire,
06:43mais aussi le programme balistique iranien,
06:46mais aussi une résolution de tous les conflits dans la région.
06:48Et c'est pour ça qu'il est très important d'être au Liban, d'y aller, d'y aller
06:52en force avec d'autres pays.
06:54C'est un peu spectatrice dans tout ça, quand même. Il faut le reconnaître.
06:56Alors, pas du tout spectatrice.
06:58Lorsque vous avez 50 pays, organisations internationales,
07:01qui décident de rejoindre votre initiative multilatérale
07:04pour sécuriser l'ouverture du détroit d'Ormouz,
07:07pour permettre justement à la navigation de reprendre,
07:09parce que cette crise, nous ne sommes pas responsables.
07:12Nous n'avons pas initié cette guerre.
07:14Vous parlez des différences avec d'autres pays, avec les Etats-Unis.
07:17Mais nous subissons aujourd'hui les conséquences.
07:19Les Français subissent les conséquences.
07:21Et partout à travers le monde, c'est le cas.
07:22Donc la France est tous spectatrice lorsque, avec le Royaume-Uni,
07:25avec autant de pays,
07:28elle se tient prête, justement, à favoriser la réouverture du détroit.
07:31Et l'honneur Carrois, autre sujet,
07:33l'épidémie d'Ebola qui frappe la RDC.
07:35C'est la République démocratique du Congo,
07:38ce qu'on appelait le Congo Kinshasa, jadis.
07:41D'abord, que fait la France ?
07:43Est-ce que vous suivez cette épidémie de près ?
07:45Et quel type d'aide est envoyée à Kinshasa ?
07:49Alors oui, tout à fait.
07:50J'étais d'ailleurs hier,
07:51j'assistais à une réunion avec de nombreux chefs d'Etat africains,
07:55et puis surtout tous les bailleurs et les organisations multilatérales
07:57qui sont pleinement mobilisés sur cette crise.
08:00Aujourd'hui, ce qu'il faut dire aux Français,
08:02c'est qu'elle est régionale.
08:03Elle est pour l'instant contenue dans un périmètre
08:06entre la RDC et un peu l'Ouganda.
08:08Mais il faut à tout prix éviter qu'elle puisse s'étendre plus largement.
08:13C'est moins contagieux que ne l'était le Covid.
08:15Vous pouvez s'inquiéter ou pas ?
08:16Alors écoutez, c'est beaucoup moins contagieux que ne l'était le Covid,
08:19mais il faut agir pour prévenir cette crise.
08:21Et à tous celles et ceux qui disent
08:23qu'il ne faut pas investir dans le développement,
08:25il ne faut pas investir dans l'humanitaire,
08:26et c'est important,
08:27Je leur dis, sur les sujets de santé,
08:30il faut justement continuer à investir et se protéger,
08:33parce qu'on ne se protège en France
08:34que si on agit typiquement sur le continent africain ou ailleurs.
08:37Justement, c'est Trump, on parlait de lui,
08:39qui a dissous l'USAID,
08:41c'est l'agence américaine de développement international,
08:45sans les coupes budgétaires que ça représente.
08:47La flambée d'Ebola, peut-être, aurait été détectée beaucoup plus tôt.
08:51Il y a un enjeu de détection.
08:52Trump a joué avec le feu avec ça ?
08:54Il y a un enjeu de détection sur le mécanisme qui était mis en place,
08:58et c'est vrai que la coupe drastique de USAID
09:00a créé une forme de déstabilisation.
09:02Aujourd'hui, les Etats-Unis continuent à investir,
09:05et sont d'ailleurs engagés dans Ebola,
09:07et ont demandé à ce que cela soit mis à l'ordre du jour du G7.
09:10Donc on voit bien qu'ils se rendent compte de l'importance,
09:13en quelque sorte, en tout cas,
09:15une prise de conscience de l'importance d'investir dans la santé mondiale.
09:18La France l'a toujours fait,
09:19la France soutient l'OMS,
09:20la France soutient Africa CDC,
09:22qui coordonne justement les politiques en Afrique,
09:24et on le fait, on le fait pour nous aussi.
09:27Alors justement, vous évoquiez l'aide publique au développement,
09:30Eléonore Carrois.
09:31Jordan Bardet, le président du Rassemblement National,
09:33a dit, l'argent public condonne à des Etats étrangers dans l'Algérie,
09:36ça nous coûte 13 milliards, dit-il.
09:38En temps de crise, tout ce qui n'est pas utile est inutile.
09:42Commentaire ?
09:43Alors déjà, c'est faux, ça ne nous coûte pas 13 milliards.
09:45Ça coûte combien ?
09:46Écoutez, l'aide publique au développement au total,
09:48c'est-à-dire l'investissement aussi dans les organisations internationales,
09:52toutes nos contributions, enfin tout ce qui dépend de mon ministère,
09:55c'est 3,7 milliards.
09:56C'est même pas 0,5% du budget de l'Etat.
10:00À l'Algérie, on ne donne pas d'aide publique.
10:01D'où il sort le chiffre 13 milliards d'après vous ?
10:03C'est le montant agrégé de tout ce qu'il y a en stock à l'AFD,
10:08ce n'est pas du tout ce que cela coûte au budget de l'Etat.
10:11Et c'est important parce que ce sont des projets qui s'étalent sur plusieurs années,
10:13et c'est surtout pas, et ça c'est important de le dire,
10:15parce qu'évidemment, on attise des rancœurs, on attise des ressentiments,
10:20il n'y a pas d'aide donnée au gouvernement algérien.
10:23Mais vous comprenez vos opposants qui se sont indignés
10:25quand on a pu apprendre qu'on aide, notamment la Chine, des projets en Chine ?
10:29On n'aide pas la Chine, et ça c'est extrêmement important.
10:31C'est une fausse information ?
10:32C'est une fausse information, on n'aide pas la Chine,
10:33il n'y a pas d'aide publique au développement donnée en Chine.
10:36Il y a eu jusqu'à récemment quand même.
10:37Non, il y a eu des projets de prêts en Chine à des taux de marché
10:41qui sont remboursés, qui rapportent de l'argent à l'AFD,
10:44qui d'ailleurs reversent de l'argent, plusieurs centaines de millions, à l'Etat,
10:48et qui aujourd'hui sont un choix.
10:50On peut se dire qu'on n'a pas à prêter de l'argent à la Chine,
10:52ça c'est un autre débat,
10:53mais de là à dire qu'on donne de l'argent à la Chine,
10:55c'est une fausse information également.
10:56Est-ce qu'il ne faudrait pas, ça a été dit par d'autres,
10:59couper l'aide au développement de pays qui nous sont hostiles régulièrement ?
11:02On parle de l'Algérie, du Niger, du Burkina, du Mali,
11:05et qui posent problème avec les OQTF, vous savez.
11:08Est-ce qu'il n'y aurait pas moyen de pression là-dessus ?
11:10Est-ce qu'il y a un peu de réalisme à avoir là-dessus ?
11:12Mais c'est ce que l'on fait en réalité.
11:13Je veux dire, à un moment donné,
11:14aujourd'hui il n'y a pas d'aide au développement à des pays qui nous sont hostiles.
11:18C'est absolument assumé.
11:19Ce que l'on fait, ce sont des partenariats
11:20qui sont dans notre bénéfice et dans le bénéfice de notre partenaire.
11:23C'est d'ailleurs pour ça, vous le disiez en introduction en me présentant,
11:26le titre de mon portefeuille, c'est
11:28« Partenariats internationaux ».
11:29Avant, on appelait ça « Développement, coopération ».
11:32En fait, on fait des choix.
11:34On a des fonds concessionnels qui sont
11:36moins importants, c'est le cas.
11:38Et puis surtout, on le fait quand on y a un intérêt.
11:40Je vous parlais de la santé mondiale.
11:41Moi, j'aimerais bien que l'on me montre que c'est utile
11:44d'arrêter de financer des programmes de santé
11:46et que ça va protéger les Français.
11:48Ce n'est pas le cas.
11:48Il faut conclure. 3-1 face au Sénégal.
11:51Je ne sais pas si vous avez regardé le match hier soir.
11:53J'avais quelque chose, mais j'ai quand même regardé sur mon téléphone.
11:56Ok, très bien.
11:57C'est bien parti pour les bleus au Mondial.
12:00Que dites-vous des propos du président de l'Assemblée nationale du Sénégal,
12:04ancien Premier ministre Ousmane Sonko ?
12:06C'est au micro de nos confrères de France 24,
12:09qui répond à propos d'un pronostic de match.
12:12Il dit « Ce n'est qu'un match de football,
12:14mais pour avoir une lecture politique de ce match,
12:16quel que soit le vainqueur,
12:17c'est l'Afrique qui aura battu l'Afrique. »
12:21Déjà, ça, c'était avant le résultat.
12:23Donc, on voit qu'il avait peur de perdre.
12:24Mais en tout cas, ce que l'on voit,
12:26c'était qu'on a gagné ce premier match.
12:29Et en réalité, tous les joueurs de l'équipe de France
12:31sont Français, sans aucune distinction.
12:33Et non seulement ils sont Français,
12:34mais ils sont la fierté nationale.
12:37Donc, moi, j'étais très heureuse de voir qu'on avait remporté ce match.
12:39Maintenant, il y en aura bien d'autres.
12:41Et je pense qu'il faut surtout se réjouir de cette première victoire.
12:45C'est quoi ? C'est le nouveau monde contre l'ancien monde ?
12:48Qu'est-ce qu'il a voulu dire ?
12:49Vous ne trouvez pas ce propos scandaleux ?
12:50Je ne suis pas là pour interpréter les propos de Sanko.
12:54Vous ont choqué ces propos ou pas ?
12:55Moi, ce que je vous dis, c'est que vraiment,
12:57tous les joueurs de l'équipe de France sont Français.
12:59Et c'est important de le dire.
12:59Et à ceux qui auraient un doute
13:00et qui voudraient avoir une lecture partielle
13:02ou vous dire que vous êtes moins Français
13:04parce que vous êtes binational,
13:05typiquement le Rassemblement National qui ne cesse de le dire,
13:07eh bien, ils ont tort.
13:08Lorsque l'on est Français, on l'est pleinement.
13:10Moi-même, j'ai plusieurs nationalités
13:12et je suis pourtant 100% Française et fière de l'être.
13:14Ultime question avec l'autorisation de Maxime Liedot.
13:17Est-ce que vous regrettez que le foot français
13:19ne soit pas plus mobilisé
13:20pour la libération de Christophe Gleiz,
13:23détenu en Algérie ?
13:24Je pense qu'on doit tous être mobilisés.
13:26Les footballeurs, là, ils pourraient en profiter, non ?
13:28Écoutez, on peut leur suggérer,
13:30mais tous, en réalité, autant que nous sommes,
13:32on doit être mobilisés pour la libération
13:33de nos concitoyens partout dans le monde.
13:35Il y a évidemment Christophe Gleiz,
13:36mais il y a d'autres Français
13:37qui sont dans des situations extrêmement difficiles
13:38à travers le monde.
13:39Et je profite, vous me posez la question,
13:41pour rendre hommage à nos diplomates
13:43et à toutes celles et ceux
13:44qui sont justement mobilisés
13:45pour permettre qu'ils rentrent à la maison rapidement.
13:48Merci à vous, Eleonore Carroix.
13:49Merci.
13:50Merci.
13:50Merci beaucoup d'être venu dans le studio de Sud Radio ce matin.
13:52Vous êtes la ministre déléguée
13:53en charge de la francophonie
13:54des partenariats internationaux
13:56et des Français de l'étranger.
13:58Dans un instant, ça a été évoqué
13:59dans cette interview politique.
14:00Le dîner Emmanuel Macron-Donald Trump à Versailles,
14:03en grande pompe,
14:04même si le président français, bien sûr,
14:05a assuré que cela n'était en rien un gala.
14:08Est-ce que vous trouvez ça choquant ?
14:09Est-ce que ça vous interpelle ce dîner ?
14:11Venez en discuter avec nous.
14:12Dans la discussion, il y aura aussi
14:13Elisabeth Lévy et Eric Revelle.
14:150826 300 300.
14:16A tout de suite sur Sud Radio.
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