- il y a 12 heures
Avec David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Maxime Liedot.
00:06Il est 8h19 sur Sud Radio et mon invité politique, ce matin, ministre de l'Action et des Comptes Publics.
00:12Bonjour David Amiel.
00:12Bonjour.
00:13Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
00:14Et bien sûr, il va être question de nombreuses questions qui tournent, qui touchent forcément le portefeuille des Français.
00:20Il y aura des questions autour du budget, des économies qui va devoir faire l'étape, bien sûr, du déficit,
00:25qui reste un sujet de préoccupation majeure, et de l'argent à aller chercher.
00:28Mais d'abord, les Français, lassés de payer, surtout quand il s'agit d'émeutes, notamment à Paris,
00:34mais aussi dans plusieurs villes de France, près de 71, et ça a été le cas à Bordeaux, à Clermont
00:38-Ferrand, à Grenoble, à Angers.
00:39Les dégâts ont été considérables.
00:41Combien Nicolas va encore devoir payer pour réparer les dégâts de ses émeutes ?
00:46On a tous été écoeuré par les émeutes qui se sont déroulées après la victoire du PSG,
00:50qui ont d'ailleurs gâché la fête de très nombreux Français samedi soir.
00:54Il y a eu de très nombreuses interpellations, 900 interpellations environ.
00:58Et donc, il faut évidemment que les casseurs payent.
01:01Ce sera le cas. Il y a différentes manières de pouvoir le faire.
01:04D'ailleurs, consignes ont été passées par le Premier ministre aux différents ministères
01:08pour pouvoir continuer à renforcer ça.
01:10C'est évidemment aux casseurs de payer.
01:12Mais vous êtes ministre de l'Action et des Comptes Publics.
01:14À combien on chiffre les dégâts ?
01:15Les chiffrages sont en cours.
01:17Je ne peux pas vous donner de chiffres ce matin.
01:18Il y a des premiers chiffres notamment qui viennent de contribuables associés
01:21qui chiffrent quand même aux alentours le coût global des violences de ces derniers jours
01:25entre 20 et 60 millions d'euros, dont 10 à 20 millions à la charge directe de l'État.
01:30Est-ce que ce serait dans cet ordre de grandeur ?
01:32Non, mais c'est une affaire trop sérieuse pour qu'on donne ici des approximations.
01:35Il y a des chiffrages qui sont en cours.
01:36Et évidemment, dès qu'ils seront connus, je les rendrai public.
01:38Mais est-ce que ça paraît délirant, ce type de montant ?
01:41Je le redis, les chiffrages sont en cours.
01:42Je ne vais pas commenter des chiffrages qui circulent ici ou là.
01:46On peut comprendre que c'est l'argent des Français.
01:47Ça fait cinq jours qu'on voit des images de dégradation.
01:49Ils pourraient se dire, si jamais je dois sortir un peu d'argent de ma poche,
01:52je vais payer des...
01:53Mais justement, ça ne doit pas être l'argent des Français.
01:54Ça doit être l'argent des casseurs.
01:56Et c'est bien là-dessus que le gouvernement travaille.
01:57Alors justement, si le gouvernement y travaille,
01:59concrètement, comment on va faire payer les casseurs ?
02:01Est-ce que cette idée, à un moment, d'aller couper les aides sociales
02:04ou de taper dans certaines aides sociales des casseurs
02:06est une option réaliste qui est sérieusement étudiée par le gouvernement ?
02:10Non, mais il faut les taper au portefeuille.
02:11Donc d'abord, la première chose, c'est de pouvoir les interpeller.
02:13Et c'était l'enjeu du dispositif policier record
02:16qui avait été mis en place par Laurent Nunez samedi soir.
02:18Je le répétais, 900 interpellations.
02:20Il faut ensuite qu'il y ait des condamnations, des suites judiciaires, c'est le cas.
02:23Et puis ensuite, il faut effectivement que tout ça puisse être saisi.
02:26Et c'est ce qu'on est en train de travailler avec l'ensemble des ministres concernés.
02:31Mais quand le Premier ministre, Sebastian Lecornu,
02:32l'affirme permettre à ses prestations sociales, en dehors du reste à vivre,
02:36de financer justement ces réparations,
02:38est-ce que vous, David Amiel, qui êtes le ministre de l'Action et des Comptes Publiques,
02:41est-ce que ça, c'est à l'étude ?
02:42Oui, bien sûr.
02:43Bien sûr, à la demande du Premier ministre,
02:45c'est de savoir comment est-ce qu'on peut saisir aussi
02:47sur un certain nombre de revenus,
02:49dont les prestations en dehors du reste à vivre,
02:51ce qui a rappelé le Premier ministre.
02:51Et donc, si c'est à l'étude,
02:53est-ce qu'on pourrait, à un moment ou à un autre,
02:56avoir un ordre d'idée de la période à laquelle ça va pouvoir s'appliquer,
03:00cette décision ?
03:00Est-ce qu'on peut se dire, à partir de la rentrée,
03:02oui, ça y est, ce sera appliqué,
03:03et on ira chercher dans chaque émeutier, à un moment,
03:06l'argent, encore plus quand c'est des aides sociales ?
03:08Mais il faut chercher l'argent des émeutiers,
03:10quelles que soient leurs sources de revenus.
03:11Ce que je disais, les casseurs doivent payer,
03:13et c'est bien ce qui est en cours.
03:14Puisqu'on est dans les chiffres et les coûts,
03:16restons-y, nous subissons toujours, ici en France,
03:18les conséquences de la crise au Moyen-Orient.
03:206 milliards d'euros avaient été annoncés dans un premier temps
03:22de ce que ça coûterait à l'État.
03:24Roland Lescure, qui est le ministre de l'Économie,
03:26qui était à ce micro il y a deux semaines,
03:28évoquait un chiffre qui allait forcément évoluer.
03:30On évoquait même le chiffre de 10 milliards.
03:32Est-ce qu'on va atteindre ces environs ?
03:34On sera à plus de 6 milliards d'euros de coût de la crise.
03:37C'est très important d'ailleurs de le dire,
03:38parce que vous vous rappelez,
03:39beaucoup de gens qui ont fait la tournée des médias,
03:41sans doute de vos radios,
03:42pour expliquer que, entre guillemets,
03:45l'État s'enrichissait avec la crise.
03:47En réalité, cette crise appauvrit tout le monde.
03:49Elle appauvrit évidemment les Français,
03:51les entreprises qui sont en première ligne,
03:52et c'est un coût aussi très dur pour les finances publiques.
03:55Donc oui, le coût de la crise sera supérieur à 6 milliards d'euros.
03:58Il faut aider les Français.
03:59Mais quand avec Roland Lescour,
04:01on évoquait ce chiffre de 10 milliards,
04:02est-ce que c'est quelque chose auquel on recette à s'attendre ?
04:04Si vous me permettez de finir,
04:06il faut aider les Français.
04:07Pour les aides qui ont été d'ores et déjà annoncées,
04:10c'est 1,4 milliard d'euros
04:11qui viendront soutenir les travailleurs grands rouleurs.
04:14On a 700 000 personnes
04:15qui ont aujourd'hui demandé ce soutien de 100 euros
04:19parce qu'ils travaillent loin de l'endroit où ils vivent.
04:23Ils ont besoin de leur voiture pour s'y rendre.
04:26C'est les aides vers les transporteurs,
04:27les agriculteurs, le BTP.
04:28Et tout ça sera financé par des économies.
04:31Pourquoi ?
04:32Parce que si on faisait exploser la dette et les déficits aujourd'hui,
04:36ce serait faire exploser les impôts demain.
04:38Et ça, le gouvernement s'y refuse.
04:40Et on va y venir.
04:40Vous venez d'aborder l'aide au carburant.
04:42En effet, vous venez de le citer.
04:44Ce chiffre, 1,4 milliard,
04:46elles vont continuer forcément ?
04:48En tout cas, est-ce que c'est un risque avec la prolongation du conflit
04:51qu'elles se maintiennent, qu'elles se poursuivent, ces aides ?
04:53Et si oui, est-ce qu'on va forcément rallonger derrière les aides ?
04:56Alors, ce 1,4 milliard d'euros,
04:58il prend en compte à la fois les aides qui ont été mises en place
05:01entre le mois de mars et le mois de juin.
05:03Elles ont été prolongées pour l'ensemble de l'été.
05:06Ensuite, on adaptera, évidemment, en fonction de l'évolution du conflit,
05:09pour pouvoir toujours aider les Français qui en ont besoin,
05:12tout en faisant des économies.
05:13Parce que trop souvent, des gens sont venus sur les plateaux de télévision
05:16annoncer des aides tout de suite.
05:18Résultat, la dette, elle explose.
05:19Et ensuite, les mêmes ou d'autres viennent pour augmenter les impôts.
05:23Moi, je refuse de promettre aujourd'hui d'une main
05:25ce que demain d'autres viendraient reprendre de l'autre.
05:28Et c'est la raison pour laquelle, il faut être extrêmement clair,
05:30toutes ces aides seront financées à l'europrès.
05:32David Amiel, ministre de l'Action et des Comptes Publics,
05:35ce n'est pas la première fois que vous prononcez ce mot,
05:36le mot économie, très bien, on coupe où ?
05:38Parce qu'il y a le prix Nobel de l'économie qui parle dans le Figaro ce matin,
05:41qui dit que la voix de la France est totalement étouffée en Europe
05:44parce qu'en réalité, sa situation budgétaire ne lui permet plus d'être crédible.
05:47Où est-ce qu'on fait les économies ?
05:49Philippe Aguillon, que vous citez, a raison.
05:52Et vous savez, en matière de finances publiques, d'économies,
05:55il y a plus de croyants que de pratiquants.
05:57Il y a toujours des gens pour réclamer des économies, en gros,
06:00et pour les refuser dans le détail.
06:02Pour ce qui est de cette année, on a demandé à l'ensemble des ministères
06:05de faire des efforts, parce que dans cette crise qui frappe les Français,
06:10qui frappe les entreprises, l'État aussi doit se serrer la ceinture.
06:13Et donc, tous les ministères feront un peu des efforts,
06:15et puis ensuite, il faudra préparer...
06:17Alors pardon, David Damiel, je ne veux pas vous couper.
06:17Moi, ça fait un an et demi.
06:18Je me souviens même, ministre des Comptes publics,
06:20c'était Amélie de Montchalin, qui est maintenant à la Cour des comptes,
06:22qu'il avait assuré.
06:23Alors, dans le budget, tout le monde fera des efforts.
06:25On ne les a jamais vus, les efforts.
06:26Donc, qu'est-ce qui fait que la parole d'Amélie de Montchalin,
06:28qui n'avait pas été tenue, sera tenue par vous, David Damiel ?
06:31Mais vous avez vu ce qui s'est passé l'année dernière.
06:34Le déficit public, il a été réduit ou pas ?
06:37On va voir ce que sera le déficit public dans quelques temps.
06:39Vous pouvez regarder sur tout ce qui s'est passé,
06:41parce que c'est comme ça, c'est la vérité des chiffres,
06:45c'est que le déficit public de l'année dernière,
06:47il a été considérablement réduit,
06:49il est allé jusqu'à 5,1%.
06:51Et cette année, j'ai d'ores et déjà transmis au Parlement
06:54les décrets d'annulation et de surgel,
06:56c'est la manière technique que ça prend,
06:58qui détaille, ministère par ministère, mission par mission,
07:00les montants.
07:01Le Parlement en a été saisi dès cette semaine.
07:03Il y a eu des très longues auditions
07:04pour pouvoir précisément rentrer dans le détail
07:06et expliquer l'ensemble de ces chiffres.
07:07Donc les données, elles sont noires sur blanc et sur la table.
07:09Le déficit, on vient de l'évoquer,
07:11si on se plonge dans le journal L'Opinion,
07:12ce matin selon les informations du journal,
07:14Bercy a calculé que le trou entre les recettes et les dépenses
07:16pourrait grimper s'il n'y a pas de correction immédiate
07:18jusqu'à 6,2% du PIB en 2027.
07:22Est-ce que vous confirmez cette information ?
07:24Est-ce que c'est un risque qui existe ?
07:25Pour l'année 2027, il faudra continuer à réduire le déficit.
07:29Je veux bien que vous ne répondiez pas aux questions,
07:31pourquoi pas, mais les informations du journal,
07:33c'est un risque.
07:34Est-ce que ce risque de 6,2% du PIB est un risque ?
07:37Les chiffres, les risques pour le déficit en 2027,
07:40ils seront rendus publics.
07:42Et la raison pour laquelle on l'a fait,
07:44c'est qu'on a missionné, et c'est complètement inédit,
07:464 économistes indépendants
07:47qui rendront un rapport indépendant au mois de juillet
07:50et qui montreront précisément ce qui se passe
07:52si on ne fait pas d'économie en 2027, en 2028, en 2029, en 2030.
07:57Et oui, évidemment, s'il n'y a pas de mesure,
07:59le déficit explosera.
08:01En 2027, en 2028, en 2029, en 2030.
08:04Et c'est ça qu'il faut pouvoir mettre dans son lanceur à table.
08:06Et je trouve que plutôt que de venir commenter ici ou là des fuites de presse,
08:10le mieux, c'est qu'on ait un travail fait de manière indépendante
08:14et qui soit rendu public, et ce sera le cas au début du mois de juillet.
08:16Est-ce que vous me permettez quand même de revenir sur ce sujet,
08:19le déficit, est-ce qu'il sera maintenu à 5% ?
08:22Parce que le but de votre gouvernement, depuis qu'il est en place,
08:24c'est d'assurer qu'il sera maintenu autour de ce chiffre,
08:27maintenu à 5%, c'est un engagement, vous le répétez ce matin ?
08:29Oui, la raison pour laquelle on prend ces mesures d'économie,
08:32elles sont difficiles, parce que vous voyez aussi les critiques
08:34qui surgissent ici ou là dans la presse,
08:36c'est de tenir cet objectif de 5% de déficit en 2026.
08:39Et quand, par exemple, Bruxelles anticipe une remontée du déficit
08:41à 5,7% du PIB, vous n'y croyez pas ?
08:44C'est de l'alarmisme ?
08:45Non, mais les projections sont faites dans le cas où,
08:48ce qu'on appelle la politique inchangée,
08:49c'est-à-dire si le gouvernement n'agissait pas,
08:51jusqu'où pourrait monter le déficit ?
08:53C'est la raison pour laquelle le gouvernement agit,
08:55pour éviter ces scénarios catastrophes.
08:56Si je vous pose toutes ces questions,
08:58outre l'intérêt que ça peut avoir sur le plan concrètement économique,
09:01c'est que politiquement, beaucoup de voix encore s'élèvent
09:03sur parfois le manque de sincérité budgétaire
09:05de la part de votre gouvernement,
09:06avec ces nouvelles coupes,
09:08et beaucoup réclament une loi de finances rectificative
09:10pour éviter la catastrophe, on va dire, avant qu'elle n'arrive.
09:13Pourquoi ne pas en débattre ?
09:14Et surtout, pourquoi ne pas faire voter les parlementaires ?
09:16Non, mais ceux qui réclament une loi de finances rectificative,
09:18vous savez pourquoi ils le font ?
09:19Parce que ce qu'ils veulent, c'est augmenter les impôts.
09:21Parce que les mesures d'économie,
09:23on peut les prendre par voie réglementaire,
09:24et c'est celles que nous avons prises.
09:26Ce qu'on ne peut pas faire par voie réglementaire,
09:28c'est-à-dire sans passer par une loi de finances rectificative,
09:30c'est d'augmenter massivement les impôts.
09:32Donc il n'y a pas de hasard.
09:33La raison pour laquelle la France Insoumise, par exemple,
09:35et d'ailleurs ils l'assument,
09:36demande une loi de finances rectificative,
09:38c'est parce qu'ils veulent répondre à la crise
09:39en augmentant massivement les impôts.
09:40Ce n'est pas la ligne du gouvernement.
09:41Mais beaucoup vous répondrez que c'est vous,
09:43en partie, qui avez augmenté les impôts depuis des années.
09:45Ça veut dire que là, pour ce budget,
09:46ça y est, vous pouvez l'assurer,
09:47la main sur la table, vous touchez du bois.
09:49Non, il n'y aura pas d'augmentation d'impôts
09:51sur le prochain budget.
09:52J'ai fait partie d'une majorité
09:54qui a supprimé la taxe d'habitation,
09:57qui a refusé d'augmenter l'impôt sur le revenu.
10:00Donc évidemment, nous n'augmenterons pas
10:01les impôts des classes moyennes
10:03et des classes populaires.
10:04Ça a été notre ligne depuis dix ans.
10:06Nous n'en changeons pas.
10:07Sur ce fameux budget aussi,
10:08puisqu'on parle à la fois d'un refus d'augmenter les impôts,
10:12il y a aussi le sujet des économies.
10:13Ou est-ce qu'on en fait ?
10:14Par exemple, Philippe Aguillon,
10:16il parle de choses qui seraient envisageables
10:19à très très court terme.
10:20Par exemple, le non-remplacement des fonctionnaires.
10:21Est-ce que ça, c'est par exemple une piste
10:23qui est sur la table du gouvernement ?
10:24Je pense d'abord qu'il ne faut pas se tromper de diagnostic.
10:26La raison pour laquelle les dépenses publiques,
10:28elles augmentent depuis 50 ans,
10:29c'est d'abord en raison des dépenses sociales.
10:31Je ne sais pas que depuis 50 ans,
10:32justement, le diagnostic, il a été fait.
10:33C'est pour ça que je le répète.
10:34Vous le connaissez comme moi.
10:36Parce que ce diagnostic, vous avez raison, il est fait.
10:38Vous savez comme moi
10:39que 80% de l'augmentation de la dépense publique
10:41depuis 50 ans,
10:42c'est les retraites et la santé.
10:44Et moi, je ferai la transparence sur ces deux sujets.
10:47Puisqu'on parle en matière de santé,
10:49les Français, ils doivent savoir
10:50où vont leurs impôts, leurs cotisations.
10:53Et donc, je souhaite que
10:55quand on sort maintenant
10:56d'un rendez-vous chez un médecin,
10:58quand on sort d'une pharmacie,
11:00quand on sort d'un centre de santé,
11:01quand on sort,
11:02même si ça prendra plus de temps
11:03parce que les développements informatiques
11:04sont plus longs d'un hôpital,
11:05on puisse reçoivre immédiatement un SMS
11:08qui dise combien ça a coûté
11:09et combien la sécurité sociale a remboursé.
11:12Et cette prise de conscience,
11:13elle est indispensable.
11:14J'y travaille avec ma collègue Stéphanie Ries,
11:17avec la Caisse Nationale d'Assurance Maladie
11:18et il y aura des progrès très concrets
11:19dès les prochains mois.
11:20Donc, ça veut dire qu'actuellement,
11:23vous trouvez que les Français
11:24ne sont pas suffisamment conscients encore
11:26de ce que leur coûte,
11:27par exemple la santé ?
11:28Je pense que les Français en sont très conscients.
11:30Je pense en revanche que la classe politique
11:34fait l'autruche
11:35en matière de dépenses publiques
11:37et refuse de voir la réalité de la situation.
11:41Et moi, je ne serai pas le ministre
11:42qui mettra la poussière sous le tapis,
11:44ni sur les causes de la dépense publique,
11:46ni sur l'état des finances.
11:48Et c'est pour ça que depuis le début de cette crise,
11:50on fait preuve d'une transparence inédite.
11:52Tous les dix jours,
11:53je publie l'état de l'évolution des recettes.
11:56On a eu beaucoup de polémiques
11:57sur les recettes liées au carburant.
11:59Je le fais tous les dix jours
12:01et je continuerai à le faire dans les mois qui viennent.
12:02David Amiel, ministre de l'Action et des Comptes Publics,
12:04encore quand même deux questions sur ce budget
12:06qui forcément intéresse aussi les Français,
12:08même qu'ils ne sont pas la tête dedans.
12:09On parle d'économie, par exemple.
12:11Serge Papin, à ce micro, disait
12:12pour faire des économies,
12:13pour réfléchir sur le budget,
12:15il est aussi ministre du Pouvoir d'Achart,
12:16on a deux pistes.
12:17On peut envisager une baisse de la CSG,
12:19plus envisageable,
12:20et deux, on doit à un moment ou à un autre
12:22s'attaquer à ce que, pour certains,
12:24ce qui est un problème,
12:25c'est-à-dire des trop hautes retraites.
12:27Aujourd'hui, la part de l'argent public
12:29qui va aux retraites est trop importante.
12:30Est-ce que vous le rejoignez sur ces deux points ?
12:32Concernant le diagnostic général,
12:34je le disais,
12:3480% de l'augmentation de la dépense publique
12:36depuis 50 ans,
12:37c'est les dépenses sociales.
12:38Et quand on parle des dépenses sociales,
12:39de quoi s'agit-il ?
12:40D'abord des retraites et de la santé.
12:42J'ai défendu une réforme des retraites.
12:47Il y a de cela quelques années.
12:50Il n'y a plus de majorité au Parlement
12:51pour pouvoir la poursuivre,
12:52mais je ne doute pas que ce sera un débat
12:54dans l'élection présidentielle de 2027.
12:57Et donc, oui, il faut s'attaquer
12:59dans les prochains mois,
13:01mais aussi les prochaines années,
13:02à l'explosion de la dépense sociale
13:04qui n'est pas soutenable.
13:05Et sur les retraites,
13:06est-ce que vous,
13:07qui êtes actuellement ministre
13:09de l'Action et des Comptes Publics,
13:11est-ce que cela vous paraîtrait délirant
13:13qu'on entame une réflexion
13:15sur, par exemple,
13:16les retraites les plus aisées ?
13:17Ça fait partie des débats
13:18qu'on a déjà eus au Parlement.
13:20Donc, à l'évidence,
13:21ce n'est pas...
13:22Mais vous vous rappelez de l'automne dernier,
13:23il y a d'ores et déjà eu des débats,
13:26évidemment qu'ils continueront,
13:27et évidemment,
13:28tous les débats sont légitimes
13:30du moment qu'ils visent
13:31à maîtriser l'explosion
13:32de la dépense publique.
13:33Et sur le budget,
13:34est-ce qu'on pourrait envisager,
13:36est-ce que vous pourriez envisager
13:37de le faire passer,
13:38par exemple,
13:38par ordonnance ?
13:39Vous savez,
13:41le prochain budget
13:43nécessitera un compromis.
13:45Et c'est extrêmement important
13:47de le répéter,
13:47parce qu'on voit bien
13:48la tentation
13:49qu'auront les uns et les autres
13:51de vouloir faire,
13:52au fond de ce dernier budget
13:54du mandat,
13:55un meeting politique,
13:57un tract électoral.
13:58Mais pour ça,
13:59il y a les élections présidentielles.
14:00Les élections présidentielles
14:01permettront à chacune
14:03des forces politiques
14:04de pouvoir faire ratifier
14:06par le suffrage universel
14:07ceux qui le pensent.
14:08On a besoin d'avoir un budget,
14:09parce que si on n'a pas de budget
14:11l'année prochaine,
14:12alors s'il y a une crise,
14:12on ne pourra pas aider les Français
14:13comme on le fait aujourd'hui.
14:14Donc avant tout le compromis
14:15et pour l'instant,
14:16hors de question,
14:16passer par une ordonnance.
14:18Avoir un budget,
14:19réduire le déficit,
14:20voilà nos deux priorités
14:21pour le prochain budget.
14:22Pour régler ses comptes idéologiques,
14:23il y aura une élection présidentielle.
14:24Et hors de question,
14:25pour le moment,
14:26de passer par ordonnance,
14:26cela donnerait trop
14:27la sensation de passer en force.
14:28Mais ma priorité,
14:29c'est aujourd'hui
14:30de pouvoir construire
14:31les conditions politiques
14:33qui permettront d'avoir un budget
14:34et de réduire le déficit,
14:35parce que c'est ce qu'on doit aux Français.
14:37Merci beaucoup, David Amiel,
14:38d'avoir été avec nous ce matin,
14:39ministre de l'Action.
14:40Et des comptes publics,
14:41dans un instant,
14:41retour, bien sûr,
14:42sur cette affaire
14:43qui tient la France
14:43quand même en haleine.
14:45L'affaire Liana,
14:46disparue dans le Gers
14:47il y a pile une semaine maintenant.
14:48Est-ce que vous comprenez,
14:49amis auditeurs,
14:50le sentiment de colère
14:51contre cette justice
14:52que certains accusent
14:53d'être fautifs ?
14:530,826, 300, 300.
14:55Et puis plus largement,
14:56quand on reprend les affaires
14:57qui concernent des mineurs
14:58ces dernières années,
14:58c'était Liana la semaine dernière,
15:01c'était Lola,
15:02c'était China.
15:02Est-ce que l'État
15:03est encore capable
15:04de protéger nos enfants ?
15:05Vous voulez témoigner,
15:06vous voulez s'intéresser à ce sujet ?
15:07Tout simplement,
15:08exprimer votre colère,
15:08vos inquiétudes,
15:09ça tombe bien.
15:10Le standard de Sud Radio
15:10est fait pour ça.
15:110,826, 300, 300.
15:12A tout de suite.
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