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  • il y a 12 heures
Avec Sébastien Chenu, député du Nord, vice-président du RN et vice-président de l'Assemblée

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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-05-27##

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News
Transcription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Patrick Roger.
00:07Il est 8h17, l'invité politique ce matin, c'est Sébastien Chenu, député du Nord, vice-président du Rassemblement National,
00:14vice-président de l'Assemblée Nationale.
00:17Bonjour Sébastien Chenu.
00:18Bonjour Monsieur.
00:19On va parler industrie automobile, on va parler immigration, course à la présidentielle, retraite, fin de vie, il y a
00:25beaucoup de sujets sur la table, peut-être d'autres.
00:28Et commencez aussi par ce coup de chaud.
00:30Ce coup de chaud, c'est la France qui est touchée évidemment par la vague caniculaire.
00:35Est-ce qu'au sein du RN, là je parle au sein du RN, pas forcément les électeurs potentiels ou
00:41pas, est-ce qu'on est inquiet par le changement climatique ?
00:44Et qu'est-ce que vous répondez au climato-sceptique ?
00:46Nous avons acté qu'il y a un changement climatique.
00:50On peut discuter sur la part de l'homme dans ce changement climatique, mais c'est une réalité de voir
00:54qu'effectivement, les records de chaleur sont battus,
00:57qu'il y a une hausse des températures année après année.
01:00Et donc ce changement climatique, il est une réalité.
01:03Ce en quoi, moi je ne remets pas en cause d'ailleurs ce que dit le GIEC.
01:07Je pense que c'est une base de travail.
01:09Oui, au sein du RN, on n'a pas toujours eu ce discours.
01:13Si ?
01:13Écoutez, si. Moi je crois que Marine Le Pen l'avait déjà dit, mais en tous les cas, qu'est
01:18-ce qu'on en tire comme conséquence ?
01:20Oui, c'est ça.
01:20Est-ce qu'on en tire comme conséquence qu'il faut une écologie punitive ou une écologie pragmatique ?
01:25Sur les vagues de chaleur, nous ça fait longtemps, enfin longtemps.
01:28Déjà dans le programme de 2022 au présidentiel, Marine Le Pen avait proposé un grand plan de climatisation de l
01:33'ensemble des services publics.
01:34Les hôpitaux, bien entendu, les EHPAD, bien entendu, mais aussi tous les services qui accueillent du public et qu'on
01:40financerait, évidemment, par exemple, en supprimant les ARS.
01:43Voyez-vous, d'un côté, on est pour la suppression des ARS, des hôteliers.
01:48Si on supprime les ARS, ça va financer la climatisation ?
01:51Ah bah, vu ce que ça coûte, en tous les cas, rien que le coût de gestion des ARS, on
01:54est capable de monter un grand plan de financement de climatisation dans le pays.
01:58Mais alors Sébastien Chenu, qu'est-ce que vous feriez si vous étiez au pouvoir, là, justement ?
02:01Parce que la clim, d'accord, mais la clim, c'est sur les conséquences, c'est pas forcément sur les
02:09causes.
02:09D'accord, bien sûr, mais là, j'allais dire, c'est une position pragmatique sur, effectivement, vous l'avez dit,
02:14les conséquences pour répondre, évidemment, à ces hausses de chaleur qu'on a dorénavant, de plus en plus tôt dans
02:19l'année et chaque année.
02:21Maintenant, quelle écologie, en réalité ? Quel est le rapport à l'écologie ?
02:24Nous, on est pour que l'écologie ne soit pas punitive et qu'elle permette de la croissance.
02:28Donc, par conséquent, on pense qu'il faut, aujourd'hui, permettre aux agriculteurs, par exemple, d'avoir des capacités de
02:36rétention de l'eau.
02:38Nous, on est en train de travailler, en ce moment, j'étais hier soir à l'Assemblée nationale, sur la
02:42loi agricole.
02:43Et on considère que le stockage de l'eau est un enjeu principal, majeur, de l'eau qui tombe du
02:48ciel.
02:49Stocker l'eau qui tombe du ciel est un enjeu majeur.
02:51Et qu'il y ait un cycle, qu'elle repasse, etc.
02:53Parce que, par contre, c'est contesté par certains, en disant, on l'utilise pour des cultures, pour faire de
02:59l'agriculture intensive.
03:00Mais on peut, ensuite, regarder la façon dont elle est utilisée, mais le stockage de l'eau est un enjeu
03:04qui est devant nous.
03:05Hélène Laporte, députée du Lot-et-Garonne, mène les débats au nom du groupe Rassemblement National, principalement avec un certain
03:13nombre de collègues.
03:13Mais, effectivement, sur ces enjeux-là, nous avons des positions très précises.
03:17Mais, alors, on peut accélérer, mais comment on finance ? Parce qu'il paraît qu'il n'y a plus
03:22d'argent dans les caisses.
03:23Comment on peut financer le plan pour faire face à ces changements climatiques, quoi ?
03:29Vous avez raison. Il y a des choix à faire.
03:32Et, en fait, nous, on répète toujours qu'on ne veut pas redresser et réformer le pays à périmètre constant.
03:38On voit un gouvernement qui ne veut toucher à rien.
03:40Ils ne veulent pas toucher à la contribution à l'Union Européenne, ils ne veulent pas toucher à l'immigration,
03:43ils ne veulent pas toucher aux agences d'État.
03:46Par exemple, l'éolien.
03:47Les subventions à l'éolien, de mémoire, je crois que c'est 7 à 9 milliards par an de subventions
03:51publiques à l'éolien et au solaire.
03:53Grosso modo, on subventionne souvent des panneaux solaires chinois, des éoliennes qui défigurent nos paysages.
03:59Je suis nordiste et picard de naissance.
04:02Je peux vous dire que, lorsque vous montez vers le Nord, le problème, c'est que cette énergie intermittente, comme
04:08son nom l'indique, ne fonctionne pas tout le temps, qu'elle coûte très cher.
04:11Elle peut venir en soutien.
04:13Vous êtes contre les éoliennes ou pas ?
04:16Moi, je suis contre le fait de couvrir nos paysages d'éoliennes.
04:19D'abord, pour des raisons aussi esthétiques.
04:21Des éoliennes qui défigurent les paysages, je pense que c'est épouvantable.
04:24Je pense que l'éolien en mer fait des dégâts énormes, notamment dans les sols et pour les poissons.
04:30Si vous étiez au pouvoir, vous démonteriez les éoliennes ou pas ?
04:33Nous, ce qu'on avait demandé, c'est de faire un moratoire sur l'éolien.
04:36On arrête.
04:36On arrête déjà de subventionner de l'éolien.
04:39Et ensuite, lorsqu'elles arrivent à un moment...
04:42Une éolienne de mémoire, je ne veux pas dire de bêtises, ça doit durer entre 10 et 15 ans.
04:45Eh bien, on les fait démonter par ceux qui les ont posées.
04:48Voilà.
04:48Et on n'en remonte pas d'autres.
04:50Donc, je vous disais...
04:51Ah ben, donc, pas de mix énergétique, alors.
04:53Mais on peut en avoir un certain nombre.
04:54Mais là, vous avez des paysages qui sont couverts d'éoliennes.
04:57Donc, ce n'est pas la peine d'en ajouter dans les Hauts-de-France.
04:59On en a assez.
05:00Et au bout de 10 à 15 ans, je pense qu'il en faut moins.
05:02Et nous avons un subventionnement qui est bien trop important pour l'éolien.
05:06Je vous ai dit entre 7 et 9 milliards.
05:08Ben, voyez-vous, ces sommes-là, nous les réorientons.
05:10Comment vous faites si demain, il y aura moins d'hydrocarbures ?
05:14Mais on développe le nucléaire, monsieur.
05:16Alors, le nucléaire, oui.
05:17On développe le nucléaire.
05:18Vous savez qu'il y a eu beaucoup d'aller-retour dans la politique d'Emmanuel Macron.
05:21Un coup, il était pour.
05:22Un coup, il était contre.
05:23Enfin, il a d'abord plutôt été contre.
05:25Et puis maintenant, il est pour.
05:26Eh bien, nous, nous considérons qu'il faut développer le nucléaire.
05:29Voilà.
05:29Non, c'est priorité si vous étiez au pouvoir pour le nucléaire.
05:35Je le dis aussi, c'est une ligne, par exemple, le développement du nucléaire
05:38que nous avons en commun avec certaines forces de gauche
05:42qui ne sont pas alignées tous ensemble.
05:44Les écolos ne sont pas d'accord avec les communistes.
05:46Oui.
05:46Sébastien Chaudet, je voudrais faire une petite parenthèse.
05:48Vous avez attaqué, notamment, vous dites qu'il faut faire des économies, etc.
05:53La ministre déléguée aux partenariats internationaux, elle dénonce des propos cyniques et dangereux
05:59que vous tenez sur l'aide au développement, notamment.
06:03Qu'est-ce que vous lui répondez ?
06:05Non, mais nous, nous considérons qu'il y a des pays qui n'ont pas besoin qu'on les aide.
06:07Est-ce qu'on a besoin d'aider la Chine, par exemple ?
06:10Est-ce qu'on a besoin d'aider...
06:13C'est parce qu'on avait de la coopération.
06:14D'accord, justement, on peut se poser la question.
06:16Mais j'ai un peu l'impression que se poser la question sur le sens qu'on a de nos
06:21coopérations
06:21avec certains pays est impossible.
06:23On ne peut pas poser la question et ensuite en tirer un certain nombre de conséquences.
06:27Nous avons un partenariat, des partenariats aussi de coopération,
06:31qui coûtent plusieurs milliards de mémoire, avec l'Algérie.
06:34Est-ce que ce n'est pas un outil qui nous permettrait de faire un bras de fer avec l
06:38'Algérie
06:38et de faire pression, finalement, sur ce régime ?
06:41Parce que moi, je parle de l'Algérie, du régime algérien.
06:43Je ne comprends pas avec le peuple algérien.
06:45Eh bien, de faire pression sur ce régime pour obtenir la libération de Christophe Gleize,
06:49pour obtenir qu'ils reprennent leurs délinquants étrangers.
06:52Voyez-vous ?
06:53Je pense que les outils de coopération...
06:54Est-ce que vous allez jusqu'à couper l'aide au développement ?
06:57Dans certains pays, oui.
06:58Dans certains pays, mais globalement...
06:59Je pense qu'avec la Chine, la Chine n'a pas besoin que la France la subventionne.
07:02Je suis désolé, l'argent que nous déversons sur la Chine est totalement inutile.
07:07Ça a été réduit un peu.
07:08D'accord, mais vous, vous iriez beaucoup plus loin.
07:10C'est ce que vous dites à la ministre déléguée au partenariat.
07:13Mais j'aimerais qu'elle me dise en quoi l'argent des Français doit être utilisé pour développer la Chine.
07:20Bon, on lui reposera en fait la question.
07:22Elle vous répondra peut-être, évidemment.
07:25L'immigration.
07:26Vous avez vu tous les candidats ou présupposés candidats.
07:30Gabriel Attal, donc lui, il a dit qu'il veut donner la priorité à l'immigration du travail.
07:36Gérald Darmanin n'est pas candidat, mais il peut l'être, sait-on jamais.
07:39Mais il veut un moratoire de trois ans sur l'immigration.
07:42Édouard Philippe en parle, même Raphaël Glucksmann en parle.
07:45Face à tout cela, finalement, qu'est-ce que le Rassemblement National peut proposer, en fait, aujourd'hui ?
07:50Parce que certains disent, et des spécialistes, que l'immigration zéro, c'est intenable.
07:54Non, mais ces gens-là sont des hypocrites.
07:56Les Darmanin, les Attal, les Philippes, ils ont fait l'inverse de ce qu'ils proposent aujourd'hui aux Français.
08:00Ils ont été, ou ils sont encore, en ce qui concerne Gérald Darmanin, aux manettes, aux responsabilités, comme ils nous
08:06aiment à dire.
08:07Et ils ont fait l'inverse.
08:09Gérald Darmanin, c'est 150 000 délivrances de droits d'asile, titres de droits d'asile par an.
08:16C'est-à-dire que Gérald Darmanin, il a fait pire que les gouvernements de gauche.
08:20Vous avez plusieurs sources d'immigration.
08:22Vous avez le droit d'asile.
08:23Avec Gérald Darmanin, par exemple, mais c'est pareil avec les autres, il a considérablement augmenté.
08:28La demande a augmenté.
08:29Je vous rappelle que dans d'autres pays, je pense par exemple au Danemark, le droit d'asile a baissé
08:32de 90%.
08:33Qu'est-ce qu'on ferait ?
08:34Parce que la réponse, c'est qu'est-ce qu'on ferait ?
08:35Eh bien nous, nous ferions en sorte que le droit d'asile soit demandé dans les pays d'origine.
08:39Et qu'on n'attende pas que les gens arrivent sur le territoire français, fassent une demande de droit d
08:43'asile, soit ou acceptée ou déboutée.
08:46Mais finalement, personne ne repart jamais.
08:47Donc vous avez le droit d'asile.
08:48Vous avez le regroupement familial, les réunifications familiales.
08:52Elles ont été ouvertes sous Emmanuel Macron.
08:55Elles ont été élargies.
08:56Elles existaient déjà.
08:57Elles existaient déjà.
08:58Ça fait quand même 40 ans.
08:59Et elles ont été élargies.
09:00Vous pouvez désormais, lorsque vous êtes réfugié, faire venir beaucoup plus de monde.
09:04On reviendrait là-dessus.
09:05Mais pour revenir sur tout ça, parce qu'on peut parler aussi, évidemment, des clandestins dont on n'arrive pas
09:09à dénombrer le nombre exact dans notre pays.
09:12On peut parler des étudiants étrangers qui ont augmenté de 70% pour un coût d'un milliard d'euros
09:17par an, en termes de logement, en termes de bourse.
09:20Eh bien, que faut-il faire ?
09:21Il faut aujourd'hui constitutionnaliser le droit des étrangers, savoir ce qu'on peut faire, c'est-à-dire combien
09:27de temps quelqu'un a le droit d'entrer,
09:28sous quelles conditions il a le droit de se maintenir dans notre pays, etc., et le faire à travers un
09:32référendum.
09:33Je vous donne un exemple, juste, Patrick Roger.
09:35Au Canada, qu'on cite souvent comme un exemple de pays qui gère son immigration,
09:41dans les temps d'une économie particulièrement dynamique, ils accueillent jusqu'à 300 000 étrangers avec des diplômes, avec des
09:48métiers, avec un compte bancaire rempli.
09:50Nous accueillons, alors que nous sommes dans la crise, bientôt en récession, probablement, en tout cas, on est à 0
09:56% de croissance,
09:57nous accueillons 600 000 étrangers par an, la majorité ne travaille pas et qui viennent...
10:04Certains travaillent aussi parce qu'on en a besoin dans les restaurants, dans les cuisines, dans les boulangeries, etc.
10:10Non, non, monsieur Roger.
10:11Non, monsieur Roger.
10:12Demandez à les patrons.
10:13Non, non.
10:14Pour le travail, il y a beaucoup d'endroits, beaucoup de secteurs.
10:16Ça fait 30 ans.
10:17Sur les chantiers, mais est-ce que vous êtes allé dernièrement sur un chantier ?
10:21Est-ce que vous avez vu, en fait, quelle est la main-d'oeuvre utilisée ?
10:25Monsieur Roger.
10:25Non, mais vous y êtes allé ou pas ?
10:26Oui, mais bien sûr, j'en vois dans ma circonscription des chantiers.
10:29J'ai des yeux comme vous pour voir.
10:30Mais je ne vous dis pas qu'il n'y en a pas aujourd'hui, je vous dis qu'il
10:34n'en faut pas.
10:35Pourquoi ?
10:35Ça fait 30 ans qu'on nous dit qu'il y a des métiers en tension.
10:40Que dans la restauration, dans les chantiers, c'est des métiers en tension.
10:42Ça fait 30 ans qu'on ouvre les vannes de l'immigration et que les métiers sont toujours en tension.
10:46Donc, le problème, il est quoi ?
10:47Le problème, il est salarial.
10:49Il est dans le fait qu'on ne traite pas les questions de transport et de logement.
10:52Et que, du coup, on fait venir des gens qui acceptent d'être payés pas cher,
10:55qui acceptent d'être payés au black,
10:56qui acceptent de faire deux heures de transport ou d'être très mal logés.
10:59Parce qu'effectivement, ces métiers ne sont pas attractifs.
11:01Et bien, le jour où vous rendez ces métiers attractifs,
11:03on a un problème salarial dans le pays,
11:04où vous traitez la question des transports et du logement,
11:07j'avoue que c'est plus difficile de traiter la question des transports et du logement.
11:09Et du coup, l'éducation et l'orientation, là, parce qu'évidemment...
11:12Évidemment, et ça, ça fait partie de notre programme aussi.
11:14Bon, juste en conclusion sur ce sujet.
11:16Donc, l'immigration zéro, c'est impossible, alors ?
11:19Un moratoire sur l'immigration, oui.
11:21Un moratoire sur l'immigration.
11:22On arrête les entrées, déjà.
11:24On arrête le flux.
11:25Parce qu'aujourd'hui, 600 000 personnes qui sont sur notre territoire,
11:28on arrête.
11:29Je vous ai parlé, évidemment, des regroupements, des réunifications familiales,
11:32je vous ai parlé du droit d'asile, je vous ai parlé des étudiants.
11:34On arrête le fait de faire entrer des gens sur notre territoire.
11:39Et ceux qui y sont, de façon illégale, ont vocation à repartir chez eux immédiatement.
11:44Bon, alors, il faudra organiser, en fait, aussi tout ça, quoi.
11:48Mais ça coûte de l'argent.
11:50Oui, non, mais enfin, à repartir aux frais des pays qui doivent les reprendre.
11:53Évidemment, l'Algérie, le fait de revoir les accords de 68, qui est une priorité.
11:58Je vous rappelle que M. Philippe a vu deux fois Téloune, qui n'a jamais ouvert le dossier,
12:01et que maintenant, lorsqu'il fait une conférence de presse, il nous dit qu'il faut revoir les accords de
12:0568,
12:05qui nous lient à l'Algérie.
12:06Et ces gens, je vous disais, pour rebondir sur le début de notre conversation,
12:10les Darmanin, les Philippe, les Attal, sont des hypocrites.
12:12Bon, Sébastien Chenu, cette campagne, elle va être violente, ou pas dans cette campagne pour la présidentielle ?
12:17Là, j'ai vu les échanges entre Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, sur des tweets, sur des montages, etc.
12:23Qu'est-ce que vous répondez, d'ailleurs ?
12:24Jean-Luc Mélenchon dit qu'il va porter plainte contre un montage qui est fait de lui,
12:30par, notamment, le Rassemblement National, et puis publié dans un tweet par Marine Le Pen.
12:36Non mais, Jean-Luc Mélenchon conflictualise tout ce qu'il peut, c'est sa boussole.
12:40Il a considéré qu'il fallait rendre la vie politique, la vie sociale insupportable,
12:45et tout ce qu'il peut conflictualiser.
12:47Quand vous pensez que les députés à des filles disent à l'Assemblée Nationale
12:50que le canon français est une menace pour la France,
12:53à un moment, il va falloir aussi atterrir.
12:55La menace, c'est l'insécurité, c'est la montée du chômage, c'est l'immigration.
12:59Ça, ce sont des menaces que vivent les Français.
13:02Dire que le canon français des banquets dans lesquels des Français mangent et chantent
13:05sur de la musique française, c'est une menace pour notre pays.
13:08À un moment, il va falloir atterrir et arrêter de tout conflictualiser.
13:11Bon, Raphaël Glucksmann, alors, il attend, il patiente.
13:14Qui est-ce ?
13:15Qui est-ce ?
13:16Mais moi, je ne sais pas ce que...
13:18Cette espèce de tocade qui existe à Paris pour Raphaël Glucksmann,
13:21dont je n'entends jamais parler, d'ailleurs, dans ma circonscription,
13:24parce que Raphaël Glucksmann, c'est un poète.
13:26Enfin, c'est quelqu'un qui commence une phrase le lundi,
13:28qui la termine le vendredi,
13:29qui ne parle jamais des sujets des Français.
13:31Il dit qu'il voudrait un nouveau contrat patriotique.
13:34Mais qu'est-ce que ça veut dire encore, ce blabla ?
13:35C'est quoi, un nouveau contrat patriotique ?
13:37Qu'est-ce que c'est ?
13:38Pour vous, Glucksmann, c'est du blabla.
13:41Oui, oui, c'est totalement du blabla.
13:42C'est un truc qui plaît à quelques intellos parisiens.
13:46C'est un poète, Raphaël Glucksmann.
13:47Mais moi, je ne comprends pas son verbiage, là.
13:49Un nouveau contrat patriotique.
13:50Qu'est-ce que c'est ?
13:51Qu'est-ce que ça veut dire ?
13:52Bon, écoutez, il vous répondra,
13:54si c'est un poète qui se déclare à la présidentielle.
13:56Oui, oui, je suis curieux.
13:57Il ne faut pas qu'il commence sa phrase assez tôt,
13:58parce qu'on est déjà mardi,
13:59s'il ne la termine que vendredi.
14:00Bon, dites donc, vous n'y allez pas.
14:02On n'est jamais prédit, pardon.
14:03Et puis hier, Sébastien Cheneu,
14:05au sein du Rassemblement National,
14:08évidemment, vous êtes tendu vers le 7 juillet,
14:11puisque ce sera la décision de Marine Le Pen.
14:14Est-ce qu'en attendant, il y a deux lignes, quand même, au sein du RN ?
14:18Non, il n'y a pas deux lignes sur l'économie, sur les retraites.
14:21Non, il y a une ligne plus libérale portée par Jordan Bardella,
14:24et puis une ligne un peu plus traditionnelle.
14:25Les dernières fois que nous nous sommes présentés devant les Français,
14:28les dernières élections, la dissolution des élections européennes,
14:31il n'y avait bien qu'un programme.
14:32Il était bien défendu, ce programme,
14:34et par Jordan Bardella, et par Marine Le Pen.
14:37Donc, c'est toujours pareil.
14:38Un programme, et aujourd'hui, une candidate Marine Le Pen,
14:41et un président de parti qui prendrait la relève
14:43si Marine Le Pen était privée de cette élection par la justice,
14:46eh bien, qui défendrait le même programme.
14:48Il n'y a toujours eu qu'un programme, chez nous.
14:50Bon, mais le programme peut être ajusté.
14:52Ah, mais le candidat à la présidentielle...
14:53Par exemple, Marine Le Pen, elle a parlé de la cistana,
14:56qu'il faudrait revoir, remettre en cause,
14:58alors qu'elle n'en parlait pas aussi fréquemment auparavant.
15:00Oui, mais je crois qu'elle a raison,
15:01mais je crois que les Français qui font beaucoup d'efforts...
15:03Il y a un petit tournant libéral, alors ?
15:04Le mot libéral, à mon avis, est mal adapté,
15:07mais on a toujours à cœur d'avoir en tête la justice sociale.
15:11La justice sociale, c'est aussi le fait que des Français
15:14qui se lèvent, qui bossent, qui font des efforts,
15:16ou qui en ont fait toute leur vie et qui sont en retraite,
15:17ou qui voudraient travailler,
15:18parce qu'il y a aussi beaucoup de gens qui sont privés d'emploi,
15:20qui aimeraient travailler,
15:21eh bien, ne soient pas les vaches à lait
15:23de ceux qui ont décidé d'en profiter.
15:25Bon, juste un dernier mot,
15:26la fin de vie des organisations lance un appel
15:29auprès de Sébastien Lecornu
15:30pour une audition d'urgence plus large.
15:34Ils disent qu'il y a un manque de garde-fous.
15:37Quelle est votre position, vous ?
15:38Moi, j'ai considéré, à titre personnel,
15:40qu'il fallait une loi sur la fin de vie,
15:42qu'il fallait encadrer des pratiques
15:44qui pouvaient parfois être douloureuses
15:46ou amener des gens à quitter leur pays
15:48pour aller mourir à l'étranger.
15:49Moi, j'ai voté cette loi.
15:51Je pense que les garde-fous existent.
15:53J'espère qu'ils ne seront pas démontés
15:56à l'occasion du prochain débat,
15:58auquel cas, je reverrai ma position,
16:00mais j'ai considéré qu'il fallait quand même
16:01une loi pour encadrer tout ça.
16:02Oui, pour la fin de vie, bien sûr.
16:05Merci Sébastien Chenu
16:06d'avoir répondu à toutes les questions
16:09avec Franchise, je l'espère.
16:12En tout cas, évidemment.
16:13Vous allez pouvoir réagir.
16:160826 300 300.
16:17Vous avez la parole.
16:18Nous allons débattre avec Éric Revelle,
16:20Elisabeth Lévy et vous, évidemment.
16:23notamment sur...
16:24Tiens, c'est vrai que je n'ai pas posé la question
16:27à Sébastien Chenu.
16:29Le congé climatique.
16:30Marine Tondelier dit
16:31qu'il faudrait un congé climatique.
16:33Vous êtes favorable à ça ou pas à vous ?
16:35Moi, je pense que Marine Tondelier
16:36devrait se mettre en congé politique.
16:38Voilà.
16:39Ah, d'accord.
16:40Elle demande un congé climatique.
16:41Vous lui dites de se mettre un congé politique.
16:44Ce matin, vous êtes en forme, Sébastien Chenu.
16:48Décidément, les oreilles doivent siffler.
16:50Et puis, on reviendra aussi
16:51sur l'encadrement des loyers.
16:52Ça ne marche pas vraiment.
16:54C'est l'effet contraire,
16:54même ce que disait Elisabeth Lévy tout à l'heure.
16:57Nous en parlerons.
16:57Et l'immigration ?
16:58Immigration zéro ou pas ?
16:59Moratoire, est-ce que vous êtes favorable ?
17:010826 300 300.
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