- il y a 5 semaines
Avec Robert Ménar, maire de Béziers et auteur de "Lettre à Clara" (Éditions Télémaque),
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NewsTranscription
00:01Maxime Liedot
00:02Maxime Liedot, votre invité politique ce matin sur Sud Radio, c'est Robert Ménard, le maire de Béziers.
00:08Bonjour Robert Ménard.
00:09Bonjour.
00:10Merci beaucoup d'être à Sud Radio ce matin.
00:11Vous publiez Lettre à Clara, un livre où c'est une grande discussion, un grand plaidoyer en réalité à votre
00:19fille
00:19qui, on va dire, semble prendre des directions politiques opposées aux vôtres et on aura l'occasion d'y revenir.
00:25Mais d'abord, l'actualité, notamment internationale, et c'est certainement à l'homme qui a participé à ce qu
00:30'est RSF aujourd'hui,
00:31que je vais m'adresser ce matin.
00:33Un deuxième militaire français de la Finule a été tué au Liban après notamment les attaques qui ont eu lieu
00:39au Hezbollah.
00:40Ce soldat, c'est Anissé Girardin.
00:43Beaucoup se posent la question de savoir si la France doit changer son attitude dans le conflit, s'engager davantage.
00:48Comment vous regardez-vous ?
00:49D'abord, quand je vois ça et que vous savez, il a dit un joli mot, le chef des latins,
00:56il est mort pour la France.
00:58Et moi, cette expression-là, je l'ai dit et la redit tout au long de l'année, comme tous
01:05les maires en bas, au pied des monuments morts.
01:09Et là, ça résonne pas comme un truc qui te ramène 50 ans avant, mais comme quelque chose qui arrive
01:14aujourd'hui.
01:15Et donc, je pense aux familles, d'abord, d'abord.
01:17Je le fais tout le temps et je vous dis pas comme ça pour faire un effet de manche ou
01:22je sais pas quoi, pas du tout.
01:23Mais parce que je sais, parce que je viens, je suis né en Algérie, que je sais ce que c
01:27'est mourir et tout ça autour de soi, de voir des gens mourir autour de soi.
01:31Je veux juste dire ça, il faut le dire, il faut le dire.
01:34Ensuite, pardon, mais il faudrait peut-être dire plus...
01:37Alors maintenant, c'est un peu plus expliqué, c'est le Hezbollah.
01:41Alors, je veux bien que le chef de l'État explique que c'est pas les Français qui sont visés,
01:46mais enfin, c'est des Français en l'occurrence.
01:47Et d'où ma question, est-ce que vous pensez que ça fait le deuxième soldat mort à cause du
01:51Hezbollah ?
01:52Est-ce qu'il faudrait que la France riposte ? Est-ce qu'il faudrait qu'elle s'engage davantage
01:55face au Hezbollah ?
01:55Parce que surtout que la France, elle se trompe pas d'ennemi et que le chef de l'État, M.
01:59Macron,
02:00oublie pas qu'il n'y a pas comme ça, d'un côté Israël et d'un autre côté le
02:04Hezbollah,
02:04et que tout ça, au fond, on renvoie dos à dos l'un et l'autre.
02:07Vous trouvez que c'est ce qu'il a fait depuis le début du contexte ?
02:10Renvoyer dos à dos le Hezbollah, l'Israël ?
02:12Il menace, il dit oui, il faudra peut-être étudier l'accord, vous savez, entre l'accord économique entre l
02:18'Union Européenne et Israël.
02:20Mais ça va pas bien, la tête.
02:22Vous, contrairement à Manon Aubry, qui était notre invité en début de semaine,
02:24vous dites pas qu'il faut mettre fin à tous ces accords, c'est n'importe quoi.
02:27L'Europe, je cite, est responsable de génocide en gardant ses liens avec Israël via cet accord.
02:31C'est une vraie saloperie. C'est sous le prétexte de mort qui existe, sous le prétexte de victime d
02:40'une guerre,
02:41sous le prétexte, attendez, moi je défends pas le régime israélien en voyant ce qu'est M. Netanyahou,
02:48mais ça, ça justifie pas les propos qui remettent en cause un pays,
02:54dont je vous rappelle que, contrairement à nous, il vise tous les jours sa survie.
02:58Nous, on commente ici, alors, qu'est-ce qui se passe ? Est-ce que Netanyahou est bien et pas
03:03bien ?
03:04Est-ce qu'il se passe ceci ou cela ?
03:05Attendez, eux, c'est une question de survie.
03:07Et Robert Ménard, que répondez-vous à ceux qui observent ce qui se passe actuellement au Liban
03:11et qui disent, en réalité, ce qui se passe au Liban, ça va être un nouveau Gaza ?
03:14Attendez, c'est surtout à s'interroger sur un État libanais
03:18qui est incapable de mettre au pas le Hezbollah.
03:21Il y a eu des engagements qui ont été pris.
03:23Le Hezbollah, il fallait le désarmer et tout.
03:25Alors, vous me direz, c'est plus facile à dire, je suis d'accord qu'à faire,
03:28parce que l'armée libanais, je ne sais pas ce qu'elle pèse à côté du Hezbollah.
03:31Sûrement pas la même chose, mais c'est d'abord, eux, les principaux responsables.
03:35Et pour faire revenir la France, en gros, dans les intervenants de ceux qui pourraient peser au Moyen-Orient,
03:44le chef de l'État se sent obligé de jouer contre Israël, je trouve que c'est un peu dégueulasse.
03:49La journaliste, notamment une journaliste libalaise, Amal Khalil, tuée notamment par une frappe israélienne, c'était hier.
03:55J'imagine que le cofondateur de Reporters sans frontières que vous êtes observe toujours ces drames avec une émotion singulière.
04:00Absolument, j'ai passé ma vie à défendre des journalistes, à les sortir de prison,
04:05et à dénoncer des gens qui visaient les journalistes, qui tuaient les journalistes volontairement.
04:10Je ne suis pas sûr que l'armée israélienne tue les journalistes volontairement.
04:14Et je rappelle, incidemment, sans que ça excuse, on verra ce qui se passe, de quelque manière que ce soit,
04:19quel est le seul pays du Moyen-Orient où la presse est libre ?
04:22Quel est le seul pays ? Israël, bien sûr.
04:25La guerre dont on vient de parler, ses conséquences avec, on le sait en France,
04:30des difficultés à trouver de l'argent, notamment pour venir en aide aux plus démunis,
04:34ceux notamment qui ont besoin de mettre de l'essence au quotidien dans leur voiture.
04:37L'idée est de donner une aide à près de 3 millions de travailleurs dépendants.
04:42Vous, Robert Ménard, qui avez tant plaidé, qui plaidait depuis tant d'années pour le fameux bon sens,
04:46quand vous voyez l'usine à gaz qu'on est en train de mettre en marche pour avoir accès à
04:49ces aides,
04:50comment vous les regardez ?
04:51Écoutez, doublement, oui, on est les spécialistes au monde, au monde.
04:55Tout à l'heure, j'entendais Elisabeth Lévy.
04:59Moi, pour construire une école, il faut des années, pardon, entre la paperasse, les autorisations et tout.
05:04Une fois, j'ai obtenu le fait que ces règles n'étaient pas appliquées,
05:08en un an et demi, on a construit une école.
05:10Je vous garantis qu'elle est aussi bien que les autres.
05:12Donc, je suis d'accord avec vous.
05:13Donc, vous êtes en accord avec le chef de l'État quand il dit qu'il faut maintenant activer les
05:16projets façon Notre-Dame,
05:18c'est-à-dire mettre par terre tout ce qui est contraignant, les normes, les accès ?
05:21Nous, on est en train de monter une usine pour fabriquer des outils, des appareils qui permettent de fabriquer de
05:30l'hydrogène.
05:31Mais attendez, vous n'imaginez pas ce que sont les autorisations.
05:34Je pense que personne, il faudrait expliquer, c'est tellement ubuesque,
05:37ce que sont les autorisations environnementales, les autorisations diverses et variées,
05:42pour construire enfin cette putain d'usine que tu as envie de construire,
05:47qui va donner du boulot aux gens de chez toi.
05:49Bien sûr qu'il a raison, mais pour revenir à votre question qui concernait...
05:54Non, qui concernait, vous l'aviez parfaitement,
05:56parce que c'était la question qui concernait la volonté d'Emmanuel Macron de balayer les règles.
06:00Non, absolument, mais sur l'essence, puisque vous avez du boulot.
06:04Bien sûr que ça va être sûrement une usine à gaz, mais en même temps, je vais vous dire quelque
06:07chose,
06:08je pense qu'aujourd'hui, dire qu'il faudrait baisser l'essence pour tout le monde,
06:12c'est se foutre du monde.
06:14C'est pas réaliste.
06:16Qui, ici, autour de cette table, va dire
06:19« Ah, ce serait pas bien de payer 50 centimes ou 30 centimes le litre d'essence, au moins ?
06:26»
06:26On est tous d'accord.
06:27La seule chose qu'il faut faire, une fois que tu dis ça, c'est de dire
06:30« Tu les sors d'où, l'argent ? »
06:32Si ça te coûte un milliard ou plus d'un milliard par mois, qu'est-ce que tu ne fais
06:37pas pour faire cette économie-là ?
06:39Sauf que les politiques, et de droite, de la droite comme de la gauche, sont très très forts pour les
06:45dépenses,
06:45mais beaucoup moins pour dire « Tiens, on va serrer la ceinture à tel ou tel. »
06:49Ça, on va y venir. On a vu la crise internationale, la crise politique en France,
06:52mais il y a aussi parfois les crises personnelles.
06:54C'est ce dont vous faites état dans votre livre « Lettres à Clara », Robert Ménard, c'est aux
06:57éditions Télémac.
06:58On s'aperçoit notamment que votre fille, on le comprend, on le sous-entend, c'est parfaitement expliqué.
07:03Vote Mélenchon.
07:04Pourquoi tout d'un coup le mettre par écrit et en faire un livre ?
07:07Les disputes autour du déjeuner le dimanche midi ne suffisaient plus ?
07:11Non, parce que, pardon, il n'y a plus de disputes, parce qu'on a essayé d'enlever tous les
07:14sujets qu'on n'allait pas aborder.
07:16Il n'y a plus de disputes chez les Ménards. Vous parlez de quoi ? Vous parlez plus de politique
07:19?
07:20On peut parler d'autre chose, de la politique. Par exemple, il n'y a qu'ici où on parle
07:23de politique tout le temps.
07:24Moi, je connais plein de gens qui vivent sans jamais parler de politique et qui sont sûrement aussi heureux que
07:28nous.
07:28Voir plus heureux.
07:29Oui, au peut-être plus heureux. Vous avez raison.
07:31Non, c'est juste que tu t'aperçois au fur et à mesure.
07:34Moi, je vois évidemment mes enfants, moi, régulièrement. Ils ont chacun leur vie. Ils ne vivent plus à la maison
07:39et tout.
07:39Et tu te dis, le jour de Noël, et surtout ma femme, Emmanuelle, qui me dit, alors, tu ne parles
07:44pas de ça, de ceci, de cela, de cela.
07:46Tu ne vas pas nous pourrir le repas de Noël, le seul où tu as envie qu'on n'en
07:50parle pas.
07:51Alors, ça te fait sourire, mais moi, ça ne me fait plus sourire, parce que j'ai envie de parler
07:54de ça avec ma fille.
07:55Parce que j'ai envie, moi, j'aime ma fille.
07:58C'est la plus belle chose qui me soit arrivée, c'est la naissance de ma fille, parce que j
08:02'avais presque 50 ans.
08:03Et elle était moins con qu'à 20 ans, quand même.
08:06À 50 ans, les garçons, il faudrait leur interdire d'avoir des enfants avant 40 ans.
08:09Avant, c'est des gamins insupportables.
08:11Et donc, je ne plaisante même pas.
08:13Le pire, c'est que je ne plaisante même pas.
08:15Et donc, voilà, c'est le plus beau canon de Noël.
08:17Je sais comment je l'aime, je sais comment elle m'aime.
08:20Mais je sais aussi la difficulté que j'ai à parler avec elle.
08:24Alors, je me suis dit, peut-être, c'est parce que quand tu parles comme ça, de vive voix,
08:29tu ne mesures pas forcément les mots, le choix des mots.
08:33Oui, et puis tu peux dire ce que tu regrettes 5 minutes après l'avoir dit.
08:36Avant d'écrire ce livre, Robert Ménard, vous n'êtes pas dit, peut-être que ce que pense ma fille,
08:41peut-être qu'elle s'est construite en opposition à tout ce que j'ai pu dire, moi,
08:44à tout ce que j'ai pu penser, moi, à tout ce que j'ai pu faire comme provocation.
08:46D'ailleurs, vous en parlez dans le livre des nombreuses provocations sur lesquelles vous êtes largement revenu.
08:51Est-ce que vous n'êtes pas dit, peut-être que ma fille est comme ça parce que c'est
08:53la fille de Robert Ménard ?
08:54Oui, ou parce que c'est juste la fille d'un papa.
08:57Moi, j'ai tellement fait chier mes parents quand même, je m'en souviens, un tout petit peu.
09:02Mais en même temps, je me semble-t-il, pourquoi deux choses, deux bémols à ça ?
09:08Parce que je crois que, je ne sais pas si c'est un gouffre, un fossé, ça reste à prouver.
09:13Aujourd'hui, dans nos générations, aujourd'hui, en 2026,
09:17c'est plus important, par exemple, plus profond que les désaccords que j'ai avec mes parents,
09:21qui sont des désaccords, il faut bien que tu te construises contre ton père.
09:24Mon père, il avait une putain de sacrée personnalité.
09:28De temps en temps, quand même, t'as juste envie d'exister.
09:30Il y a ça, et il y a que, je me dis, il ne faut pas laisser se faire ça.
09:38Je veux rattraper ça.
09:39Vous auriez été plus rassuré si, tout d'un coup, au détour d'un dîner ou d'un déjeuner,
09:42votre fille, vous avez annoncé qu'elle votait Jordan Bardella ?
09:45Vous auriez été moins paniqué ?
09:47Oh, je ne sais pas.
09:48Je plaisante.
09:49Ça vous aurait inquiété ?
09:50Non, attendez, elle a le droit de voter pour qui elle veut, ce n'est pas le problème.
09:54Tant qu'elle vote à Béziers pour sa mère et pour son père, ce qu'elle fait, donc, il n
09:58'y a pas de choses.
09:59Non, mais ce n'est pas ça.
10:01Moi, je n'ai pas envie qu'elle ait de moi l'image que les gens de la France insoumise
10:06disent
10:07ou entretiennent de son papa.
10:09Non, je ne suis pas homophobe.
10:11Non, je ne suis pas xénophobe.
10:13Non, je ne suis pas raciste.
10:15Non, je ne suis pas nafremachiste.
10:17Ça, c'est la propagande de la France insoumise.
10:19Vous êtes toujours revendiqué, et on le voit depuis des années dans les médias, Robert Ménard, en réalité, comme un
10:24homme libre.
10:24Vous avez décidé de soutenir, d'arrêter de soutenir, de participer parfois à des campagnes,
10:29tout en disant à chaque fois que, en réalité, vous, partir seul pour aller conquérir le pays, aller conquérir les
10:34électeurs,
10:35ça ne vous était jamais passé par l'esprit parce qu'il fallait un grain de folie.
10:38Quand vous voyez aujourd'hui le nombre de candidats, vous vous dites quoi ?
10:41Qu'ils ont le grain de folie ? Ou qu'au contraire, c'est quand même un peu inquiétant ?
10:44Écoutez, ce matin, un copain m'a envoyé une liste des photos des gens qui ont annoncé qu'ils seraient
10:50candidats à l'élection présidentielle.
10:51Combien il y en a ?
10:5336 !
10:54Il y a la liste complète.
10:55Il y en a 36 qui ont dit qu'ils allaient ou qu'ils y réfléchissaient ou qu'ils se
11:00préparaient.
11:00Enfin, vous voyez les formules et tout.
11:02Tu as vraiment envie de mettre ton nom après 36 ?
11:05Ça ne rime à rien.
11:06Sur la notion de folie, Robert Ménard, c'est intéressant quand même.
11:09Quand vous voyez qu'il existe des personnalités quand même très raisonnables.
11:12Par exemple, il y a Bruno Rotailleau ce matin dans Le Parisien.
11:14David Lysnard, que vous connaissez aussi très bien.
11:17Est-ce qu'il y a un grain de folie nécessaire, par exemple ?
11:19Ou en tout cas, une assurance d'eux-mêmes que je n'ai pas.
11:23Une assurance d'eux-mêmes que je n'ai pas.
11:24Et en même temps, je suis en train de changer d'avis.
11:26Je me dis peut-être qu'on peut être chef de l'État sans être à ce point assuré surtout
11:33d'avoir raison.
11:34Moi, quand je vois où nous a amené M. Macron, il est sûr de lui tout le temps, sur tous
11:39les sujets.
11:40Et il est formidablement sûr de lui.
11:41Et il est formidablement capable...
11:43Un homme comme Bruno Rotailleau vous dit,
11:44tiens, peut-être qu'il a encore la capacité de douter de certaines choses qu'il veut pour le pays.
11:47Ça peut me rassurer.
11:48Je l'espère.
11:49Je pense qu'on n'a pas besoin de quelqu'un qui a réponse à tout.
11:52Je pense qu'on n'a pas besoin de quelqu'un qui sait tout.
11:55Je pense qu'on n'a pas besoin de quelqu'un qui a toutes ces qualités-là.
11:59On a juste besoin de quelqu'un qui a une toute petite qualité.
12:04Qui a le courage.
12:06Le courage et l'honnêteté.
12:08Et aimer les gens, vous dites aussi.
12:09Comment ?
12:09Aimer les gens, vous dites.
12:13Aimer et avoir le courage, une fois qu'on a pesé le pour et le compte du décision,
12:17de prendre une décision et de s'y tenir.
12:19Avant qu'on puisse dialoguer avec les auditeurs, Robert Ménard,
12:22vous dites aimer les gens.
12:23Il n'y a pas très longtemps, pour Valeurs Actuelles, vous avez dit
12:26le problème d'Éric Zemmour, c'est qu'il n'aime pas les gens.
12:28Et vous confessez volontiers dans votre livre que si vous aviez été électeur à Paris,
12:31vous auriez voté Sarah Knafo.
12:33C'est-à-dire que Sarah Knafo, pour vous, a un rapport aux gens
12:35beaucoup plus facile, beaucoup plus sain.
12:36Elle aime les gens, contrairement à Éric Zemmour ?
12:38Écoutez, je pense qu'Éric, il a plein de qualités.
12:41Moi, j'étais ami avec Éric, pas copain, ami, c'est pas pareil.
12:45C'est plus le cas ?
12:46Bien sûr que non, c'est plus le cas.
12:47Enfin, Éric, il était bon pour faire des éditeaux.
12:50Il n'est pas bon pour aller voir les gens, prendre la peine d'écouter tout le monde,
12:55être sensible aux gens.
12:56Il y a 7% des Français qui ont voté pour lui quand même.
12:58Vous dites que ce n'est pas fait pour quand même.
12:59Attends, les limites, les 7%, leurs limites, c'est ça.
13:03C'est qu'il faut être attentif aux gens.
13:05Vous pouvez dire la même chose qu'Éric dit sur un certain nombre de questions
13:09sur l'immigration, par exemple, puisque c'est un des thèmes.
13:12Mais tu peux avoir de l'empathie pour les gens.
13:14Moi, je combats sans arrêt l'immigration clandestine.
13:19En plus, j'en paye le prix, ou je vais en payer le prix
13:22sur cette histoire de mariage que je refuse de faire avec une OQTF.
13:26D'une part, mais en même temps, quand je rencontre quelqu'un dans la rue chez moi
13:30qui est en situation illégale, je suis officier de police judiciaire comme maire.
13:34Vous croyez que j'appelle la police ?
13:36Mais bien sûr que non.
13:37J'essaie de comprendre ce qu'il vit.
13:39Je me dis, est-ce que moi, je ne ferais pas un petit peu la même chose
13:41si je n'étais pas dans sa situation ?
13:43Voilà, il faut juste être attentif aux gens.
13:45Vous ne pouvez pas décrire la France comme un truc catastrophique.
13:49D'abord, ce n'est pas que vrai.
13:51Dire, il n'y a pas d'horizon.
13:53Mais enfin, les gens, ils vont se suicider.
13:54Vous avez envie, vous, que tout le monde se suicide.
13:56J'ai juste envie de donner un peu d'espoir aux gens.
13:58Quand tu es maire, tu peux au moins les aider sur quelque chose.
14:01Et un peu d'espoir pour réfléchir à 2027 par moment ?
14:04Vous ?
14:04Je réfléchis comme tout le monde, oui.
14:07Allez, justement, dans un instant, évidemment, vous parlez des gens.
14:09Les gens sont les auditeurs, évidemment, qui vous écoutent.
14:13Bien sûr, qui sont des électeurs, qui sont des auditeurs
14:15et qui vont vous poser quelques questions
14:17puisque vous nous faites l'amitié de rester jusqu'à encore une dizaine de minutes,
14:23une bonne dizaine de minutes.
14:24Donc, les auditeurs peuvent vous interroger en direct,
14:26évidemment, sans filtre, parlons vrai, sur Sud Radio,
14:29avec Maxime Liedot, qui est toujours là, bien sûr.
14:31Robert Ménard, jusqu'à 9h moins le quart.
14:33Et ensuite, il y aura un petit débrief entre les deux,
14:36Elisabeth Lévy et Françoise Degoy, bien sûr.
14:41Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger.
14:45Et Robert Ménard, qui est encore avec nous pendant une dizaine de minutes
14:48pour répondre aux questions d'auditeurs, Maxime Liedot,
14:51et puis de quelques questions.
14:53Dans un instant, c'est Frédéric qui va vous poser une question.
14:56Juste une autre, là, liée à l'actualité.
14:58Puisque nous allons recevoir tout à l'heure,
15:00de 10h à 11h, Robert Ménard, Charles Aloncle.
15:03C'est le rapporteur sur la commission de l'audiovisuel public.
15:07J'imagine que vous avez suivi ça,
15:09parce que vous êtes à la fois politique,
15:10vous vous intéressez aussi à l'audiovisuel.
15:12Il y a une interrogation, d'ailleurs.
15:13Est-ce que son rapport va être rendu public ou pas ?
15:16Est-ce qu'il doit être rendu public ?
15:18Et qu'est-ce que vous en avez pensé de cette commission ?
15:20S'il n'était pas rendu public, vous savez ce que ça veut dire ?
15:23Ça veut dire quoi ?
15:24On te jette la transparence à la figure sur tous les sujets.
15:28Il faut tout se dire absolument sur tout.
15:30Et là, il y a une enquête.
15:32Combien, ils ont été plus de 70 ?
15:34Oui, bien sûr, beaucoup de personnes.
15:36Interroger tout.
15:37Pardon, le service public, moi, je me fous des finances de Sud Radio.
15:40Pardon, je suis très méchant de vous dire ça.
15:42Mais je ne me fous pas des finances du service public,
15:45parce qu'entre vous et France Inter,
15:47il y a une putain de sacrée différence.
15:49C'est que vous, vous me demandez.
15:51Moi, je ne vous donne pas de l'argent tous les ans
15:52pour faire de la radio.
15:54Non, je ne comprends pas.
15:55Et donc, je suis en droit d'avoir une question.
15:58Ce garçon, on ne sait pas...
15:59Alors, il a bien mené ces débats, lui, puisqu'il était le rapporteur.
16:03Alors, il y avait d'autres députés, mais lui-même, Jean-Lalocque.
16:05J'ai même signé un texte de soutien,
16:08ça ne m'avait pas tous les matins à son regard.
16:09Et on s'est appelé, on doit se voir et tout.
16:12Il a fait son boulot.
16:13Moi, j'ai...
16:14Alors, vous n'êtes pas obligé de partager son opinion.
16:16Ce n'est pas une histoire de partager son opinion.
16:18Il a interrogé les gens qu'il fallait interroger
16:21sur le ton qui est le sien.
16:22En plus, ni vous, ni moi n'allons lui donner une leçon de morale
16:24parce que, quand même, de temps en temps,
16:26vous êtes capables de poser des questions désagréables aux gens.
16:29Il les pose.
16:30Maintenant, ce que j'ai envie de savoir,
16:32c'est qu'est-ce qu'on fait de ça ?
16:33Est-ce que c'est vrai qu'il y a de l'argent
16:35qui est jeté par la fenêtre ou pas ?
16:37Est-ce que c'est...
16:38Qu'est-ce que vous en pensez, vous, alors, justement ?
16:40Il y a de l'argent jeté par les fenêtres ou pas ?
16:42Honnêtement, j'ai vu un certain nombre de contrats,
16:44vu de l'extérieur.
16:45Tu dis, c'est beaucoup d'argent,
16:47mais en même temps, j'en sais rien.
16:48C'est pour ça que j'ai envie de lire.
16:50Est-ce que, oui ou non, le service public est pluraliste ?
16:53Là, j'ai tout de suite la réponse parce que je...
16:55C'est quoi la réponse ?
16:56Bien sûr que non.
16:58Enfin, attendez.
16:59Pardon, c'est quand même dingue.
17:01Moi, je ne vous demande pas d'être pluraliste.
17:05Je demande qu'il y ait un pluralisme de médias.
17:09Moi, CNews, vous pouvez vomir tous les matins CNews,
17:11vous avez le droit.
17:12Moi, c'est un certain nombre de mes copains,
17:14donc je ne vais pas dire ça.
17:15Mais je ne suis pas d'accord avec ce qu'ils disent,
17:16mais je suis tout le temps, ce qu'il y a tout le temps,
17:18mais je suis ravi qu'il y ait une télé comme ça.
17:22Moi, je me suis battu...
17:25Je me suis battu 25 ans pour qu'on fasse ça.
17:28Et c'est gros con de reporter à ce frontière aujourd'hui.
17:31Ouh là !
17:31Non, mais attendez.
17:32Attendez, attendez.
17:34C'est quand même assez lourd, ça, ce que vous dites.
17:36Attendez, je l'ai créé, cette association.
17:39Je l'ai défendue.
17:40Et aujourd'hui, la seule chose qu'ils trouvent à faire,
17:42c'est aller chercher des poux dans la tête de CNews
17:45en disant, ah oui, peut-être que vous ne recevez pas
17:47assez de gens de ceci ou de ça.
17:49C'est peut-être vrai.
17:50Mais je m'en contrefous que ce soit vrai.
17:52Ce que je veux, c'est avoir le choix d'un certain nombre de médias.
17:55J'écoute Sud Radio parce que vous êtes comme vous êtes.
17:57Je ne vous demande pas d'être comme France Inter.
17:59Moi, je n'ai rien contre le fait que, je ne sais pas,
18:01entre CNews et J-Suite,
18:03les différents médias, donc je n'ai pas ce problème.
18:05Entre CNews et BFM, ce n'est pas la même chose.
18:07Mais j'ai envie d'avoir les deux.
18:10Sauf que le service public, lui,
18:12lui, il vit de mon argent,
18:14enfin de notre argent.
18:15Et lui, il doit assurer le pluralisme à l'intérieur de ses entêtes.
18:17Il doit rendre des comptes, c'est ce que vous dites.
18:19Frédéric est avec nous de Blagnac.
18:21Bonjour Frédéric.
18:23Oui, bonjour, bonjour.
18:24Bonjour Robert Ménard, bonjour à tous.
18:25Bonjour.
18:26Alors, Robert Ménard vous écoute.
18:27Votre question.
18:27Alors, moi j'ai une question simple à vous poser.
18:30Bon, d'abord, félicitations pour votre élection à Béziers.
18:32Merci.
18:32Si vous êtes réélu avec autant de scores,
18:34c'est que je pense que les citoyens de Béziers
18:36sont contents à chaque fois de votre mandature.
18:38bien qu'on vous qualifie parfois d'un courant de droite forte,
18:42si je puis dire.
18:43Moi, j'ai une question à vous poser.
18:44On a à chaque fois, on nous annonce, je dirais,
18:47des boulevards pour des élections présidentielles,
18:50notamment pour la droite.
18:52Aujourd'hui, on a pléthore de candidats
18:54qui peuvent éventuellement se positionner.
18:57Vous, votre position,
18:58est-ce que vous êtes favorable à l'union des droites ?
19:01Est-ce qu'on doit avoir un candidat unique ?
19:03Ou est-ce que vous...
19:04Quelle est votre position en la matière ?
19:05Est-ce que ça doit se faire ?
19:06Est-ce que ça ne peut pas se faire ?
19:08Et comment on peut éventuellement avoir un candidat
19:10qui rassemble l'ensemble des Français à ce niveau-là ?
19:13D'abord, moi, j'ai plaidé.
19:15J'ai des plaidés depuis des années et des années
19:18pour l'union des droites.
19:19Mais ça va.
19:19Au bout d'un moment,
19:21l'entêtement, ça finit par être de la connerie.
19:23Parce que jamais ils se mettront d'accord.
19:26Ils ne sont même pas foutus de se mettre d'accord
19:28sur la méthode.
19:29Alors, après, il faut d'abord...
19:31Comment on le choisit ?
19:32Ils ne sont pas d'accord.
19:33Alors, pour se mettre d'accord sur un nom...
19:35Vous, vous auriez été d'accord pour une grande primaire à droite ?
19:37L'idée de Laurent Wauquiez de faire de CNAFO à Gérald Darmanin,
19:40ça vous séduisait ?
19:41Dans l'absolu, oui.
19:42Mais, un, ils ne seront pas d'accord.
19:45Deux, vous les voyez se ranger comme un seul homme
19:48derrière celui qui aurait gagné.
19:49Parce que le principe d'une primaire,
19:52c'est qu'on se met tous autour de la table,
19:54on vote, on décide.
19:55Celui qui gagne, on est d'accord avec lui.
19:57Mais ça ne marchera jamais.
19:59Et vous savez pourquoi ça ne marchera jamais ?
20:00Parce qu'il y a un truc qui s'appelle les partis politiques.
20:04Moi, je ne l'ai jamais pensé avant...
20:05Ou avec autant ?
20:06Tiens, je n'en ai pas 50 certitudes.
20:08Mais cette certitude-là...
20:09Aujourd'hui, ceux qui nous empêchent d'avancer,
20:13je parle de ce courant gros de droite...
20:14Les partis politiques, pas à droite comme à gauche, d'ailleurs.
20:16La gauche, je m'en contrebalance un petit peu.
20:18S'ils ne s'entendent pas, c'est leur affaire.
20:20Vous venez de la gauche, non ?
20:21D'accord, mais j'ai le droit de ne pas me soucier aujourd'hui
20:23de savoir qui sera leur candidat.
20:25Sur la droite, je me soucie, et on n'y arrivera pas.
20:28Et pour répondre à la dernière partie
20:30de la question de notre éditeur,
20:32c'est qu'il faut aller chercher des gens en dehors des partis.
20:36Aujourd'hui, moi, je suis très copain
20:37avec Bruno Retailleau, copain.
20:39J'ai de l'estime, et je crois qu'elle est réciproque,
20:41et on se parle et tout.
20:43Mais la dernière fois que je l'ai vue,
20:44je lui ai dit, mais tu ne pourras jamais
20:46t'en sortir avec ton parti.
20:48En plus, les LR, ils sont un parti.
20:51Il me dit, oui, mais il faut, c'est utile,
20:53un parti, j'y arriverai tout.
20:55Tu n'arriveras rien du tout,
20:56parce qu'ils lui feront la guerre,
20:58parce qu'ils préfèrent le tuer...
20:59Vous avez vu la théorie de Jordan Bardella
21:01sur Bruno Retailleau ?
21:02C'est de dire que, comme il n'y arrivera pas seul à un moment,
21:04il ira rejoindre Édouard Philippe.
21:05Est-ce que c'est crédible, ça ?
21:07Écoutez, moi, je lui ai posé encore cette question-là,
21:09il m'a certifié que non.
21:11Jamais.
21:11Mais attendez, Bruno...
21:14Ah oui, mais alors, ça veut dire qu'à la droite,
21:15il y aura une dispersion des voix, forcément,
21:17s'il y a Édouard Philippe d'un côté,
21:19Bruno Retailleau de l'autre...
21:20Donc, c'est un boulevard pour le Rassemblement National,
21:23de l'autre côté, quoi.
21:24Ah oui, mais moi, je ne souhaite pas
21:26qu'on ait, demain, le seul choix
21:28qui soit le nôtre,
21:29que ce soit, d'un côté, le Rassemblement National
21:31avec Jordan Bardella,
21:32et de l'autre côté, Jean-Luc Mélenchon.
21:34Je ne veux pas me retrouver dans ce choix.
21:35Vous éliminez Marine Le Pen, là.
21:36Attendez, elle n'est pas éliminée, encore.
21:37Ou Marine Le Pen.
21:38Le Rassemblement National au sens large.
21:40Il est casse-pieds, là, ce matin.
21:41Alors, Marine Le Pen, ou Jordan Bardella,
21:44et de l'autre côté...
21:45Mais je n'ai pas envie de me retrouver devant ce choix-là.
21:47Mais en même temps, je vais vous dire
21:48que si j'étais contraint de choisir,
21:51je n'hésiterais pas une seconde
21:52à voter pour le candidat du Rassemblement National,
21:54comme ça, ça m'évite de donner...
21:55Et vous voyez, ces dernières heures et ces derniers jours,
21:57il y a eu beaucoup de bruit autour des réunions
21:59entre les patrons et certains membres
22:01du Rassemblement National.
22:02On pense, évidemment, au dîner avec Marine Le Pen
22:04et des grands patrons.
22:05Jordan Bardella, qui était en début de semaine
22:06avec le Ménèvre.
22:08Beaucoup de patrons s'en émeuvent,
22:09on va dire, en privé,
22:11du manque de niveau économique.
22:12Vous, qui avez quitté la campagne la dernière fois
22:15avec des désaccords avec Marine Le Pen.
22:18Et ces questions-là,
22:19est-ce que vous comprenez les patrons
22:20qui sont inquiets du niveau économique
22:21de l'un et de l'autre ?
22:22Attendez, d'une part,
22:23je suis très très content
22:24qu'on puisse discuter
22:26entre patrons et Rassemblement National.
22:28Ce n'est pas le diable,
22:29le Rassemblement National,
22:30il faut juste se calmer deux minutes,
22:31ils ne sont pas en dehors.
22:32Comment ça s'appelait ?
22:33L'arc républicain.
22:35Ce truc de débile profond,
22:36de l'arc républicain.
22:38Il y en a avec qui tu pourrais parler,
22:40d'autre part.
22:40D'une part, mais enfin, attendez,
22:42sur les questions économiques et sociales,
22:45le programme aujourd'hui
22:47du Rassemblement National,
22:48j'ai essayé d'être pas très...
22:50c'est une...
22:52c'est pléthore d'âneries.
22:54Et encore aujourd'hui ?
22:56J'aurais pu dire pire que...
22:57Ah oui, Robert Ménard, encore aujourd'hui.
22:59Enfin, attendez,
22:59aujourd'hui, vous ne croyez pas sérieusement
23:01que la France,
23:02elle peut être le seul pays d'Europe
23:04où on n'allonge pas
23:07les années de travail ?
23:08Pourquoi ils le défendent alors ?
23:09Comment ?
23:09Pourquoi ils le défendent alors ?
23:11Là, ça s'appelle de la démagogie.
23:13Évidemment, c'est plus facile
23:14à dire aux gens,
23:15écoute, je voudrais que...
23:16on va te permettre de partir à 60...
23:18C'était 60 ou...
23:20Maintenant, c'est 62 ans
23:21que de lui dire
23:22« Attends, avec la situation qu'elle
23:23va falloir travailler plus longtemps. »
23:24Il y a une question de Jean-Pierre,
23:25dernière question,
23:25puis on va vous laisser.
23:26Il y a une question de Jean-Pierre
23:27qui nous a laissé ça.
23:28Il dit
23:29« Que pense Robert Ménard
23:30de tous ces élus de la République
23:31qui se servent de leur mairie
23:33comme tribune personnelle
23:34en mettant des drapeaux, etc.,
23:36étrangers ou pas ? »
23:38Qu'est-ce que vous en pensez ?
23:38Parce que vous êtes vous-même maire aussi.
23:41Il y en a qui enlèvent
23:41le drapeau européen,
23:43qui mettent un drapeau palestinien,
23:44d'autres un drapeau de l'Occitanie,
23:48par exemple,
23:48à Carcassonne.
23:49Enfin, attendez,
23:51mon Patrick,
23:51ce n'est pas la même chose.
23:52Moi, d'abord,
23:53je n'imaginerais pas une seconde
23:56d'enlever le drapeau européen.
23:57Moi, je suis européen
23:58jusqu'au bout des ongles.
23:59Vous le gardez ?
23:59Absolument.
24:00Enfin, attendez,
24:01au nom de quoi ?
24:01Ah, il y en a un.
24:02Oui, j'ai vu.
24:03C'est la règle.
24:04Mais Carcassonne ?
24:05Vous voulez que je parle
24:06de Carcassonne ?
24:07Non, non.
24:08Si, si, pour qui ?
24:08Qu'est-ce qu'il y a Carcassonne ?
24:11Ce qui se fait que demain,
24:13je vais à Carcassonne
24:14parce que l'équipe de rugby,
24:15la mienne,
24:16joue contre Carcassonne
24:17et j'espère qu'on va
24:19leur foutre une raclée.
24:20Bon, d'accord.
24:21Mais ça n'arrête avec la politique.
24:22Les amis Carcassonne
24:22qui nous écoutent
24:23espèrent l'inverse.
24:24Bon, mais juste d'un mot
24:26sur le drapeau.
24:27Non, moi,
24:28je me suis servi
24:29de la façade
24:31de l'hôtel de ville
24:31comme un porte-drapeau
24:34puisqu'il y a eu longtemps...
24:36Il n'y avait pas
24:37le drapeau ukrainien
24:38mais le portrait
24:40des phrases soutenant l'Ukraine.
24:42Ensuite,
24:42il n'y avait pas le portrait
24:43du drapeau israélien.
24:43C'est une tribune un peu personnelle, ça.
24:46Attendez,
24:46parce que vous,
24:49entre le Hamas
24:50et Israël
24:52et les otages israéliens,
24:54vous dites
24:55que je vais en mettre
24:55la moitié de ça.
24:56Non, mais peu importe le...
24:57Non, mais je vais en mettre
24:58la moitié.
24:58Et non, moi,
24:59j'avais les portraits
24:59des otages israéliens
25:01et j'étais content.
25:02Et oui,
25:03et je fais ça.
25:03Parce que oui,
25:04je fais de la politique.
25:05Donc, c'est une tribune personnelle, quoi.
25:07Mais pas personnelle.
25:07Parce que tous les électeurs
25:09ne sont pas forcément d'accord.
25:11Vous ne les avez pas consultés pour ça.
25:12Et quand les gens votent pour moi,
25:12vous croyez qu'ils ont,
25:13un, le sentiment
25:15qu'ils votent
25:16pour un truc pro
25:18un bonhomme comme moi,
25:19pro, je ne sais pas,
25:20Hamas, pro Esbola.
25:21Vous savez,
25:22ils ne sont pas abrutis,
25:23les électeurs.
25:23Ils savent ce que je pense
25:24et je ne m'en cache jamais.
25:25Alors, ça va bien.
25:27Merci, Robert Ménard,
25:28maire de Béziers
25:29qui était l'invité
25:29de Sud Radio
25:30et de Maxime Liedot
25:31et auteur aussi de ce livre.
25:32Lisez-le
25:32parce que c'est très instructif.
25:34Lettre à Clara,
25:37pourquoi tu votes
25:38pas forcément pour mon camp ?
25:40Pourquoi tu votes
25:41et les filles ?
25:42Dis-moi,
25:43explique-moi,
25:44etc.
25:45Et puis voilà.
25:45Et puis,
25:45au fil du temps,
25:46ça évolue aussi,
25:47évidemment.
25:48Il faut que je n'essaie pas.
25:49Voilà, c'est ça.
25:50Il est 9h moins le quart.
25:52Dans un instant,
25:52Elisabeth Lévy,
25:53Françoise Degoy,
25:54bien sûr.
25:55On continue ensemble.
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