Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 jours
Avec Manuel Valls, ancien Premier ministre

Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr

##L_INVITE_POLITIQUE-2026-03-06##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:01Sud Radio, l'invité politique, Maxime Liedot.
00:07Vous êtes bien sur Sud Radio, il est 8h18 et mon invité politique ce matin, Emmanuel Valls, bonjour.
00:12Bonjour Maxime Liedot.
00:13Merci beaucoup d'être avec nous ce matin avec les frappes israéliennes qui se poursuivent notamment sur Beyrouth Sud au
00:18Liban.
00:19Sixième jour de guerre, l'appel du président libanais à la France, réponse favorable du président français
00:25sur la volonté de stopper Israël notamment dans son incursion terrestre.
00:29Entrée du Hezbollah dans l'engrenage, accueil d'avions américains sur notre sol.
00:33Emmanuel Valls, avec l'ampleur des événements, est-ce que le soutien à cette opération est toujours d'actualité pour
00:37vous ?
00:37Oui, plus que jamais. Nous sommes au sixième jour de guerre, ça n'est pas un jeu vidéo et on
00:43voudrait déjà que cela soit terminé.
00:44La guerre c'est difficile, c'est terrible, il y a des victimes évidemment civiles, il y a des conséquences
00:50économiques, sociales, géopolitiques, nous le savons.
00:54Mais la question qu'il faut poser, est-ce que nous pouvons continuer à accepter de vivre dans un monde
01:01où le régime des Mola, où le régime de Téhéran menace Israël de destruction, menace la stabilité de la région
01:08et nous menace aussi ?
01:09N'oublions jamais que ce régime est au cœur de l'expansion de l'islamisme politique depuis 1979.
01:19Mais beaucoup regrettent en tout cas la position de la France d'un sens ou dans l'autre. Est-ce
01:24que vous, vous comprenez, est-ce que vous saisissez la position de la France dans ce conflit précisément ?
01:28Moi j'aurais souhaité, je l'ai dit, je l'ai écrit, que la France, qu'Emmanuel Macron nous engage
01:34bien davantage aux côtés...
01:37Est-ce que ça veut dire quoi Emmanuel Valls ? Nous engage davantage ?
01:39Mais déjà dans les mots ! Parce que d'un côté il y a des analyses sur le respect ou
01:45non du droit international,
01:47nous soutenons évidemment le président Aoun, l'exécutif libanais face au Hezbollah,
01:55mais il y a souvent des expressions, des phrases où on semble qu'il y a une forme, ce n
01:59'est pas nouveau d'ailleurs,
02:00d'équivalence entre le Hezbollah, organisation terroriste qui nous a frappés,
02:07qui déstabilise depuis des années le Liban, qui menace encore Israël.
02:13Il ne faut pas oublier qu'au cours de ces derniers mois, le Hezbollah s'est en partie reconstitué,
02:18bien sûr avec le soutien et l'aide financière de l'Iran.
02:23Donc il y a souvent dans les propos de la diplomatie française, une équidistance, une équivalence entre le Hezbollah et
02:30Israël qui me gêne.
02:32Et de l'autre côté, nous jouons notre rôle en faisant valoir les accords que nous avons avec un certain
02:39nombre de pays arabes,
02:40je pense notamment à la Jordanie et bien sûr aux Émirats.
02:43Est-ce qu'il n'y a pas un risque comme aujourd'hui, on interroge énormément le ministre des Affaires
02:48étrangères Jean-Noël Barraud,
02:49qui était hier chez nos confrères de TF1 en 20h, pareil pour la ministre des Armées, à un moment que
02:54la France entre en guerre ?
02:56À travers nos accords. Nous sommes d'une manière ou d'une autre en guerre, même si elle est défensive.
03:01Ça a été dit, nous essayons de garder une forme de ligne de crête très française, que d'une certaine
03:08manière je peux comprendre.
03:10Mais nous sommes dans un moment, vous savez, le monde a énormément changé.
03:16Les cartes ont été rebattues.
03:18Je reproche souvent à la diplomatie française de ne pas avoir été assez en soutien,
03:23par exemple aux accords d'Abraham, entre Israël et un certain nombre de pays sunnites,
03:28le Maroc, les Émirats, Oman, etc.
03:32Et puis on n'a pas suffisamment analysé les conséquences du 7 octobre,
03:36de l'attaque terrible, terroriste, effrayante,
03:39ce pogrom à vocation génocidaire contre Israël.
03:43Et à partir de ce moment-là, l'État hébreu a décidé que ce n'était plus possible,
03:47qu'on ne pouvait pas continuer ainsi.
03:48D'où cette guerre sur plusieurs fronts, d'où la volonté d'en finir avec le Hamas
03:53et de frapper le Hezbollah qui menaçait la sécurité du nord d'Israël,
03:57mais aussi les outils, bref, tous les proxys, comme on dit, de l'Iran.
04:01Mais la tête, l'axe chiite, l'axe anti-israélien, est atterrant, était atterrant.
04:11Mais est-ce que ça veut dire que même la diplomatie française aujourd'hui,
04:14le Quai d'Orsay, aurait-il dû, au moins soutenir par les mots,
04:17comme vous venez de l'annoncer, par exemple,
04:19la volonté d'un changement de régime ?
04:20Ce qu'on n'a jamais voulu assumer, mais que d'autres pays ont largement assumé.
04:23Oui, mais ils souhaitaient un soutien politique, diplomatique,
04:28à l'action menée par Israël et par l'Asie américaine.
04:32Nous venons enfin au niveau européen,
04:35beaucoup le demandaient, j'en faisais partie,
04:38de mettre sur la liste des organisations terroristes,
04:40les gardiens de la révolution.
04:42Bon, donc, est-ce que le régime iranien menace notre sécurité ?
04:46Oui.
04:47Est-ce qu'ils étaient, d'une manière ou d'une autre,
04:49en train d'essayer d'obtenir l'arme nucléaire ?
04:53Oui.
04:54Bon, donc, à partir de ce moment-là,
04:56considérer que soit le droit international ou la diplomatie
04:59vont régler la situation en Iran et la relation de l'Iran avec ses voisins,
05:05donc je pense, je l'ai dit, je l'ai écrit,
05:08je regrette que ce n'a pas été fait,
05:09que nous aurions dû assumer une position politique et diplomatique
05:13de soutien à Israël et aux Etats-Unis
05:15pour le changement de régime, bien évidemment.
05:18Et que répondez-vous à tous ceux, en réalité,
05:20dans les médias, mais parmi les politiques,
05:22qui vous expliquent qu'en réalité, ce n'était surtout pas notre affaire,
05:24parce qu'en réalité, le soulèvement devait venir de l'intérieur,
05:27et que comme, par exemple, l'écrit Dominique de Villepin,
05:29ancien ministre de l'Intérieur,
05:31avec le tampon « j'ai dit non à la guerre en Irak en 2003 »,
05:33que cette intervention est illégale, illégitime, inefficace et dangereuse.
05:38Elle me paraît légitime,
05:41vu les menaces que représente le régime iranien,
05:45elle me paraît légitime,
05:48d'autant plus que ce régime massacre son peuple,
05:53et donc, je pense que les comparaisons avec le passé,
05:57avec l'Irak de Dominique de Villepin,
05:59ne sont pas fondées, son discours,
06:00ne me paraissent pas être à la hauteur de l'enjeu.
06:06Elles sont souvent mues, d'ailleurs,
06:08toujours par un anti-américanisme,
06:10par un rejet aussi d'Israël,
06:12et encore une fois, par une incompréhension
06:14de ce qui s'est passé le 7 octobre 2023.
06:16– Le monde a basculé à partir de là, vous nous dites ce matin.
06:20– Qui menace depuis des années l'intégrité du Liban ?
06:23Sinon, le Hezbollah.
06:25Qui exporte le terrorisme, l'islamisme,
06:28l'islam politique partout dans le monde ?
06:30L'Iran, le Hezbollah.
06:32Qui nous a frappés depuis 40 ans ?
06:34– Alors, Manuel Valls, ce que vous dites ce matin ?
06:35– Au Liban et en France, l'Iran et le Hezbollah.
06:38Donc, il y a un moment, il faut savoir…
06:39– Comment expliquez-vous dans ce cas-là ?
06:40– Où sont les menaces et où sont, pardon, Maxime Liedot,
06:43nos intérêts stratégiques ?
06:45Nous avons deux lignes de front.
06:46Une ligne de front qui est en Ukraine.
06:48Les Ukrainiens défendent l'Europe,
06:50notre conception de la démocratie, et meurent pour nous.
06:52Et nous avons une autre ligne de front qui est celle de l'islamisme.
06:55En Europe, bien évidemment, à travers l'action de l'islam politique,
06:59des frères musulmans et les actions terroristes
07:01que malheureusement nous connaissons.
07:03Mais aussi au Proche et au Moyen-Orient.
07:05Notre intérêt stratégique, c'est le soutien à Israël,
07:08qui est par ailleurs un pays démocratique,
07:10la seule démocratie de cette région.
07:12– Mais est-ce qu'il n'y a pas, dans ce cas-là,
07:14pourquoi vous sentez-vous, on va dire, en minorité,
07:16à porter cette voie-là ?
07:18Comment expliquez-vous que beaucoup d'autres,
07:20y compris au Quai d'Orsay, ne l'aient pas compris ?
07:21On était à 7h40 avec Emmanuel Razavi,
07:23qui était capable de parler de complaisance de certaines élites,
07:26qu'elles soient politiques ou intellectuelles,
07:28vis-à-vis de ce régime-là.
07:29Est-ce que, on va dire, cette difficulté à voir la réalité,
07:32avec tout ce que vous venez de décrire,
07:34est-ce que c'est dû à une certaine complaisance française
07:35vis-à-vis de l'Iran depuis des années ?
07:37– Ce n'est pas seulement une complaisance française,
07:39c'est vrai, il y a une complaisance d'un certain nombre
07:40d'intellectuels de gauche,
07:42j'ai écouté l'entretien, Foucault, Sartre, etc.
07:47L'ayatollah Romény a été accueilli en France,
07:50c'était Valéry Giscard d'Estaing, d'ailleurs,
07:52qui était président,
07:53et puis l'administration Carter, à l'époque,
07:56le président a lâché le char pour toute une série de raisons,
07:59mais il y a eu, encore une fois,
08:02souvent, l'anti-américanisme
08:04n'a fait qu'une partie de la gauche,
08:05mais aussi une partie de la droite,
08:07avec des formes de traditions gaullistes,
08:08disent-ils, comme Dominique de Villepin,
08:11les amènent à considérer que l'islam politique,
08:15l'islamisme,
08:17à partir du moment où ils professent
08:18une forme d'anti-impérialisme,
08:20d'anti-américanisme,
08:21a quelque chose de bon.
08:23C'est la fascination, on l'appelait ça,
08:24le tiers-monde, il y a quelques décennies.
08:26Maintenant, on appelle ça le sud global,
08:28passant sur le fait que, par exemple,
08:30l'Inde a une formidable relation avec Israël,
08:33et que les pays du Golfe sont attaqués par l'Iran.
08:37Mais c'est cette confusion politique et intellectuelle
08:41qui fait qu'on a du mal à déterminer
08:46les intérêts stratégiques qui sont les nôtres,
08:48et évidemment avec des opinions.
08:49La nôtre, qui est sans doute majoritairement,
08:51évidemment, défavorable à toute intervention
08:54de notre part aux côtés d'Israël et des États-Unis,
08:56mais enfin, c'est eux qui font le boulot.
08:57Il y a une part d'hypocrisie.
09:00Les Ukrainiens font le boulot face aux Russes,
09:03et les Israéliens, les Américains,
09:04font le job face à l'Iran.
09:07Et je pense que là, nous perdons une forme d'influence,
09:10de capacité à intervenir et à comprendre,
09:13encore une fois, les enjeux du monde.
09:15Je rajoute d'ailleurs l'intention de tous ceux
09:18qui s'expriment ainsi,
09:19que ce qui est en train de se passer est historique.
09:22On verra comment cette guerre s'achève.
09:25Mais ça peut s'achever aussi,
09:27non seulement par le fait que l'Iran retrouve
09:29une forme de démocratie, etc.,
09:31mais par un accord historique approfondi
09:34entre Israël et les pays arabes sunnites.
09:37Et la reconnaissance de ces pays arabes d'Israël
09:42est, de mon point de vue,
09:43la condition pour permettre ensuite
09:45une solution de la question palestinienne.
09:48Donc, on prend les choses à l'envers,
09:50on reconnaît sans condition l'État palestinien,
09:53on ne soutient pas politiquement et diplomatiquement
09:56Israël et les Etats-Unis,
09:58et on ne comprend pas le monde dans lequel nous sommes.
10:00Et donc, autre terrain sur lequel certains estiment
10:03qu'il y a de la complaisance,
10:04c'est la scène politique française,
10:05avec notamment à gauche la direction du Parti Socialiste,
10:08qui après les nombreux dérapages de Jean-Luc Mélenchon
10:10concernant les patronymes juifs de Epstein et Glucksmann,
10:13l'a-t-il plusieurs fois affirmé en meeting,
10:16avec bien sûr des airs antisémites,
10:20certains, enfin la direction du Parti Socialiste,
10:21c'est à affirmer qu'il n'y aurait pas, pour les municipales
10:24qui arrivent dans dix jours,
10:25pas d'accord national au deuxième tour
10:26entre le Parti Socialiste et le parti de Jean-Luc Mélenchon,
10:29la France Insoumise.
10:30Est-ce que pour vous, c'est une bonne voie
10:32ou ça manque encore clairement, on va dire,
10:34de cadre, de clarté ?
10:36Mais certains semblent découvrir
10:37qui est Jean-Luc Mélenchon maintenant,
10:39à partir de ces saillies antisémites
10:41qui rappellent celle,
10:43comme l'a dit d'ailleurs justement Raphaël Guzmane,
10:45qui rappelle celle de Jean-Marie Le Pen.
10:47Pour vous, la comparaison qu'on fait régulièrement
10:49entre les deux hommes aujourd'hui est légitime ?
10:50Oui, elle est tout à fait légitime,
10:52mais Mélenchon est mute déjà depuis plusieurs années,
10:54c'est pour ça que j'avais théorisé
10:56les gauches irréconciliables en février 2016,
10:59par une passion populiste, antidémocratique,
11:01par une passion antisémite,
11:03comme Raphaël Glucksmann,
11:06comme Raphaël Entoven et Richard Malka,
11:08son avocat, l'ont très bien dit,
11:10et par une complaisance,
11:12une passion de la violence
11:13à travers l'accord avec la jeune garde.
11:16Donc il ne peut pas y avoir d'accord,
11:17ni au premier tour, malheureusement il y en a eu,
11:19ni au second tour, bien évidemment.
11:21Mais vous savez que volontairement,
11:21que la formulation est légèrement ambiguë,
11:23parce que localement,
11:24il va en avoir des accords
11:25entre le Parti Socialiste et la France Insoumise.
11:27Il est là le problème,
11:28parce qu'on parle même éventuellement
11:29de désistement.
11:30Mais écoutez, on ne le combat pas.
11:31C'est ce que dit Benoît Payon à Marcel.
11:33Il dit ici, notamment ce matin dans Libération,
11:35il dit, si Sébastien Delogu est devant moi,
11:37je me retirerai, je lui laisse aller la place.
11:38Eh bien, on ne combat pas le Rassemblement National,
11:41on ne combat pas l'extrême droite,
11:43avec un parti.
11:45Avec un parti.
11:46Avec des candidats qui acceptent d'être dirigés
11:50par des expressions,
11:53par un homme,
11:54et parce qu'il n'est pas le seul.
11:56Il y a eu beaucoup d'exemples,
11:56je n'évoque même pas, évidemment,
11:58le cas de Rima Hassan,
12:01par quelqu'un qui a cette passion antisémite.
12:04Ça n'est pas possible.
12:05Dimanche dernier, vous le compariez même
12:06à Soral et Dieudonné.
12:08Pour vous, c'est la même trajectoire ?
12:10Oui, selon la formule,
12:12il se voulait Mitterrand ou Lénine,
12:14et il termine comme Soral ou Dieudonné.
12:17Et donc, c'est ça qui est insupportable.
12:19Et c'est vrai pour les municipales,
12:20et c'est vrai pour les législatives.
12:21La question qu'il faut poser
12:22à la direction du Parti Socialiste,
12:24si demain il y a des élections législatives,
12:25est-ce que vous refait le nouveau Front Populaire ?
12:28Est-ce qu'il y aura de nouveau des désistements
12:31en faveur de LFI ?
12:33Bon, donc, ça, ça n'est pas possible.
12:35C'est moralement, politiquement,
12:39insupportable de penser
12:39qu'il puisse y avoir la moindre complaisance,
12:42au fond, pour un plat de lentilles,
12:44pour des accords électoraux.
12:45Mais pour les prochains mois,
12:47pour les prochaines années,
12:47notamment si on se tourne vers 2027,
12:49on a bien vu hier pour le sondage
12:51IFOP, Fiducial, Sud Radio et El Figaro,
12:53à quel point l'extrême droite,
12:54en tout cas le parti du Rassemblement National,
12:56Marine Le Pen, Jordan Bardella,
12:58caracolé en tête à plus de 36%,
12:59on n'a jamais vu de tels scores historiques.
13:01Comment on fait pour lutter
13:02quand on voit les scores de la gauche
13:03qui, objectivement,
13:04ne dépassent rarement les 10% ?
13:06Comment on fait dans ce cas-là ?
13:07Que fait votre camp ?
13:08Est-ce que vous, par exemple,
13:09Manuel Valls,
13:09en 2027,
13:11vous allez penser à soutenir un candidat
13:13et où se trouve ce candidat ?
13:14Ça va être celui de la clarté.
13:15D'abord,
13:16l'élection présidentielle est dans un an,
13:18il ne m'échappe pas
13:18que la gauche est à moins de 30%
13:20et que le Rassemblement National,
13:22dans les enquêtes d'opinion,
13:24caracole largement en tête du premier tour
13:26avec des scores prévisibles
13:28qu'on n'avait jamais vus.
13:29Mais attendons,
13:30parce que dans le monde qui est le nôtre,
13:32il y a des questions de savoir
13:33quel type de président
13:34pour le monde qui est aujourd'hui.
13:37Mais...
13:37Est-ce que c'est une clarté pour vous,
13:38par exemple,
13:39que ce soit la France Insoumise
13:41et le Rassemblement National,
13:43c'est le même danger
13:45s'ils arrivent à la tête du pays ?
13:46C'est sous des formes différentes.
13:48Moi, je combats le Rassemblement National
13:50parce que ses ambiguïtés européennes,
13:53ses ambiguïtés à l'égard de Poutine,
13:56ses ambiguïtés à l'égard de l'État de droit,
13:58son programme économique et social
13:59qui ressemble d'ailleurs
14:00à celui de Jean-Luc Mélenchon,
14:03tout ça m'amène à le combattre.
14:05Mais il ne suffit pas de combattre,
14:06il ne suffit pas de dire
14:07non, il ne suffit pas de dire
14:08ni ni, comme je le fais,
14:09ni RN, ni LFI,
14:11il faut proposer un projet,
14:12un espoir.
14:13Je pense que la clarté,
14:15le courage à l'égard des alliances,
14:18le courage aussi du discours
14:19qu'il faut tenir aux Français.
14:20Nous sommes en guerre.
14:21Il faut augmenter massivement
14:23le budget de la défense.
14:24Donc, il faut faire des choix
14:25et il faut en même temps
14:26réduire nos déficits et nos têtes.
14:28Mais où se trouve ce courage aujourd'hui,
14:28Manuel Valls ?
14:28Parce que je suis sûr
14:29que la voix vous partait là à ce micro
14:30et j'imagine, en tout cas,
14:33résonne convenablement
14:33à l'oreille de beaucoup de nos auditeurs.
14:35Où est-ce que ça se trouve ?
14:37Pernet, notamment avec François Hollande,
14:38ça se trouve toujours dans cette famille-là.
14:40Ou pour vous, désormais,
14:41le discours de la clarté,
14:42le discours du courage,
14:43ça se trouve ailleurs, je ne sais pas,
14:44chez Édouard Philippe,
14:45chez Gérald Darmanin,
14:46en tout cas, plus à gauche.
14:47Je suis convaincu
14:48qu'il faudra une alliance
14:50entre le centre-gauche
14:52et le centre-droit,
14:53entre des hommes et des femmes
14:54qui ont une certaine idée
14:56de ce qu'il faut faire pour notre pays.
14:57Mais cela passe
14:58par un discours de courant.
14:59On ne peut pas
15:01augmenter les impôts,
15:02augmenter les déficits
15:03et la dette
15:04comme le budget de la nation
15:06nous le propose.
15:07Ne pas réformer
15:08notre système de retraite.
15:10Ne pas dire aux Français
15:11qu'il faut travailler
15:13davantage et plus longtemps.
15:14Ne pas dire aux Français
15:15qu'il faut réformer
15:15en profondeur
15:16notre système scolaire.
15:18C'est ça, moi,
15:18qui m'intéresse.
15:19Je crois que c'est ça
15:19qui intéresse les Français,
15:21en plus,
15:21de répondre à leurs janguages
15:23en matière de sécurité
15:24et d'immigration.
15:25Est-ce que Raphaël Luceman
15:26est suffisamment courageux
15:27et clair ?
15:27Je crois qu'il est courageux,
15:28mais je ne sais pas,
15:29Raphaël Luceman,
15:30Xavier Bertrand,
15:32Édouard Philippe,
15:32et il y en a plein d'autres,
15:33pardon,
15:33je ne vais pas tous les citer,
15:35mais il y a trop de candidats à gauche,
15:36il y a trop de candidats
15:37au centre-droit.
15:38Donc, il faudra que tout cela
15:40converge,
15:41mais pour un projet
15:41pour le pays.
15:43Et je pense qu'on aura
15:43des surprises,
15:44il y aura des évolutions,
15:46mais ce qu'il faut,
15:46c'est parler vrai
15:47au pays.
15:48C'est un slogan
15:49qu'on connaît bien ici.
15:49C'est un vieux slogan
15:50de Michel Rocard.
15:51Donc, il faut parler vrai,
15:53il faut dire la vérité aux Français
15:54sur la situation économique
15:55et sociale
15:56et sur les enjeux politiques.
15:58Nous sommes rentrés
15:58dans un autre monde,
16:00l'histoire est là,
16:01elle s'invite,
16:02donc il faut être
16:02à la hauteur de ce moment-là,
16:04loin de tout pacifisme
16:05et de toute volonté
16:07de ne pas dire
16:08la vérité aux Français.
16:09Et d'éviter
16:10de ne pas se contenter
16:12à ne faire que regarder
16:13passer les trains.
16:14Merci beaucoup,
16:15Manuel Valls,
16:15d'avoir été avec nous
16:16ce matin sur Sud Radio,
16:17ancien Premier ministre,
16:18et merci d'avoir fait preuve
16:19de parler vrai ce matin
16:20au micro de Sud Radio.
16:21Dans un instant,
16:21on va se poser cette question
16:22avec le prix à la pompe
16:23qui augmente.
16:24Est-ce que l'État en profite
16:25pour se gaver,
16:26comme certains le disent,
16:27sur les taxes
16:27sur le prix du carburant ?
16:29En tout cas,
16:29le ministre Roland Lescure le dit,
16:31on ne va pas commencer
16:32à mettre des gendarmes
16:32derrière chaque automobiliste
16:34qui fait le plein débat.
16:35Amis auditeurs,
16:360826 300 300,
16:37Arlette Chabot,
16:38Franck de Dieu jusqu'à 9h.
16:39A tout de suite.
Commentaires

Recommandations