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  • il y a 1 jour
Avec Pierre Jouvet, député européen et secrétaire général du PS

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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-03-23##

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Transcription
00:01Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili.
00:07Et Jean-François Aquili, votre invité politique ce matin sur Sud Radio, c'est Pierre Jouvet, député européen et secrétaire
00:13général du Parti Socialiste.
00:15Bonjour Pierre Jouvet.
00:16Bonjour Jean-François Aquili.
00:17Que dites-vous ce matin au vu des résultats de ces élections municipales, de l'alliance entre le PS et
00:23la France Insoumise ?
00:24À ce que je dis Jean-François Aquili, c'est que ce matin il y a 1000 villes de France
00:28qui sont dirigées par des maires socialistes,
00:30que 6 des 10 plus grandes villes de ce pays sont dirigées par des maires socialistes,
00:35et que le Parti Socialiste est la seule formation politique dans ce pays à avoir des maires dans des villages,
00:41et la ville principale de ce pays, c'est-à-dire Paris.
00:44Et ce que je dis aussi, c'est que quand nous avons fait les alliances avec la gauche et les
00:49écologistes au premier tour,
00:50elles nous ont permis d'arriver en tête de ces élections au premier tour et donc de gagner au deuxième.
00:55Et ce que je dis, c'est que hier, c'est une belle victoire pour les socialistes dans le pays.
00:59Et sur un plan emblématique, c'est vrai que c'est le cas à Paris et à Marseille.
01:04Pas d'alliance avec LFI, mais que dites-vous de l'alliance avec la France Insoumise ?
01:08Vous n'avez pas répondu à ma question.
01:09Ce que je dis avec l'alliance avec la France Insoumise, c'est que la France Insoumise, dont on parle
01:14beaucoup,
01:14n'a pas gagné de villes, ou très peu dans le pays.
01:17Et ce que je constate, c'est que là où ils étaient en situation de leadership au deuxième tour,
01:22que ce soit par exemple à Toulouse ou à Limoges, ils ont perdu.
01:26Et que ça doit sans doute les interroger sur la stratégie de conflictualisation
01:30qui est la leur depuis des semaines et des semaines.
01:33Mais ce que je veux vous dire ce matin de manière très claire,
01:36c'est que je crois que dans ce pays, il y a un besoin d'une gauche, d'une gauche
01:40sociale-écologiste,
01:42qui est une gauche non-mélenchoniste, pour l'appeler ainsi,
01:45qui pourra être la seule alternative politique à l'extrême droite,
01:48qui, on le voit, malgré tout, continue de progresser.
01:51Pierre Jouvet, oui, les maires socialistes sont nombreux dans ce pays, au lendemain des élections,
01:57mais je vous citerai Toulouse, Clermont-Ferrand, Brest, Avignon, Limoges, Tulle.
02:02Bon, il y a eu un succès à Nantes, au passage.
02:04Chaque fois que vous avez fait alliance avec LFI, c'était de la défaite.
02:07Vous le reconnaissez ou pas ?
02:09Non, ce que je reconnais, c'est qu'à chaque fois que des maires sortants ou des candidats
02:13ne sont pas en tête dans ces villes au premier tour de l'élection municipale,
02:17ils perdent au deuxième.
02:18Et ce que je crois, c'est que s'il y avait eu alliance ou non avec LFI,
02:21ils auraient malheureusement perdu quand même.
02:23Et je pense qu'une élection, elle doit aussi s'analyser au regard des dynamiques politiques.
02:28Ce que je considère néanmoins...
02:30Vous n'avez pas de regrets ce matin, Pierre Jouvet ?
02:32Vous n'avez aucun regret ce matin ?
02:33Vous dites victoire, tout va bien.
02:35Ce que je considère, c'est que la stratégie d'outrance portée par la France insoumise
02:40et son leader Jean-Luc Mélenchon, donne aujourd'hui, pour la gauche,
02:44un plafond de verre dans un certain nombre d'endroits.
02:46Ce que je considère, c'est que nous devons, aujourd'hui, être très clairs,
02:51comme nous l'avons été avec Olivier Faure, sur le refus des alliances nationales
02:54avec la France insoumise.
02:55Oui, parce que nous avons été clairs.
02:56Il y a eu des alliances locales qui ont pu être faites sur des réalités politiques locales.
03:02Ce qui est certain, c'est qu'au niveau national, nous n'avions pas fait d'alliance au premier tour,
03:05comme nous n'avons pas fait d'alliance au deuxième.
03:07Mais ce qui doit être fait, aujourd'hui, c'est la capacité des femmes et des hommes de gauche,
03:11non-mélenchonistes, appelons-les comme ça,
03:13à se retrouver, à se rassembler, à se parler,
03:17pour incarner ensemble une alternative politique.
03:19J'ai l'impression que vous avez occulté tout ce qui s'est passé ces derniers jours, Pierre Jouvet,
03:22pour essayer d'enjomber la réalité des résultats des alliances, d'accord ?
03:26Et de ce qui va se produire, parce qu'on parle de ça, de la présidentielle de 2027.
03:30En fait, Olivier Faure, c'est celui qui a dit, au soir du premier tour,
03:32c'était clair, pas d'alliance, pas d'accord national avec LFI,
03:36et qui, le lendemain soir, a dit, moi, à Toulouse, je vote pique mal, c'est tout,
03:42je voterai pique mal, c'est tout, sauf la clarté, Pierre Jouvet.
03:45Mais non, Jean-François, parce que nous sommes des hommes de gauche, en l'occurrence,
03:50mais aussi des hommes et des femmes de gauche au Parti Socialiste.
03:52Et quand vous avez un choix entre la droite et la gauche,
03:55ou la gauche et l'extrême droite, vous votez pour la gauche.
03:58Pardon de vous dire que la France Insoumise, dont on parle beaucoup,
04:02n'a pas gagné ses élections municipales.
04:04On voit de manière très claire, aujourd'hui, qui, à gauche, a remporté cette élection municipale.
04:09Et donc, on voit aussi ce que demandent et ce que disent les électeurs.
04:13Mais il n'empêche que je ne peux pas mettre un cas d'égalité entre la droite,
04:17l'extrême droite et la France Insoumise.
04:18Qu'est-ce que vous répondez à Manon Aubry qui dit, ce matin,
04:21ce qui fait perdre les socialistes, c'est leur bilan ?
04:24Son chef, Manuel Bompard, lui a dit, il vous accuse, lui,
04:28et ainsi que les éditorialistes de plateau, je le cite,
04:31de faire porter la défaite des maires socialistes et l'écologiste à la France Insoumise.
04:37Il vous accuse, ce matin, de ça.
04:38Mais peu importe, vous savez, tout ça n'est que de la posture.
04:41Ce que je constate, c'est que pendant une semaine,
04:43on a eu du commentaire sur la France Insoumise,
04:46notamment, qui expliquait que c'était la grande poussée,
04:48que c'était la grande percée.
04:49Quand on arrive au lendemain du deuxième tour d'une élection,
04:52on constate l'effet au réel.
04:54Pour vous, ils ont perdu les élections ?
04:56Écoutez, ils ont gagné 10 villes dans ce pays, la France Insoumise, 10.
05:01Sur les 10 villes qu'ils ont gagnées, ils en ont pris 9 à la gauche.
05:05Donc, pour un mouvement qui dit qu'il veut faire reculer la droite et l'extrême droite,
05:09la réalité, c'est qu'ils ont pu gagner des mairies qui étaient jusqu'à présent,
05:12soit des mairies communistes, soit des mairies socialistes.
05:14Et ce que je vois aussi, c'est que quand ils sont en tête,
05:17comme c'est le cas, par exemple, à Toulouse,
05:18qui est le cas le plus emblématique,
05:20ils arrivent aujourd'hui à être un repoussoir tel
05:23qu'ils font gagner à nouveau Jean-Luc Moudinck.
05:25Par les outrances permanentes de Jean-Luc Mélenchon,
05:28par la stratégie politique de brutalisation,
05:31de hooliganisation de la vie politique qui est la leur.
05:34Et donc, aujourd'hui, Jean-Luc Mélenchon est en train,
05:37est en train, je vous le dis,
05:38de mettre une chape de plomb sur toute la gauche dans ce pays
05:40où on ne peut plus parler d'autre chose que de la France insoumise.
05:43Eh bien, je le dis ce matin à votre antenne de manière très claire,
05:46nous appelons tous les hommes et toutes les femmes de gauche de ce pays
05:50à se rassembler, à se retrouver,
05:52pour construire une alternative politique
05:54qui évite, en 2027, d'avoir l'extrême droite allégée.
05:58Voilà ce que nous devons faire, voilà ce que nous devons construire.
06:00Très clairement, dimanche dernier,
06:02quand il y a eu le soir du premier tour,
06:04je parle du dimanche d'avant,
06:05du premier tour des élections municipales,
06:08qui, à l'état-major du PS,
06:10était favorable à ces accords locaux,
06:13puisque vous vous semblez les marginaliser ce matin ?
06:16Est-ce que, par exemple, des personnalités,
06:18je pense à François Hollande, Boris Vallaud,
06:20Carole Delga, tiens, des grandes figures du PS,
06:22étaient favorables à les accords locaux
06:24avec la France insoumise ?
06:26Qui était favorable ou qui était contre ?
06:28Pour bien comprendre comment ça fonctionne chez vous.
06:30Mais par essence, quand on parle d'accords locaux,
06:32ce sont des accords locaux.
06:34Nous l'avons dit, il n'y a pas d'accord national.
06:35Donc vous n'avez aucune autorité sur le parti, en fait ?
06:37Mais si, nous avons de l'autorité,
06:38mais pardon, Jean-François Quilly,
06:3935 800 communes dans ce pays.
06:42Vous me parlez, et depuis des semaines,
06:44on me parle de 5, 6, 7 accords.
06:47Enfin, Toulouse, c'est pas une petite commune.
06:49Non, mais je veux dire,
06:50non, c'est pas une petite grande ville de France.
06:51Mais il n'empêche, il n'empêche,
06:53que quand vous avez un accord national,
06:55c'est la direction nationale qui fixe les accords nationaux.
06:57Il n'y a pas eu d'accord national.
06:59Il y a eu des discussions qui ont pu être faites au niveau local,
07:01et je le redis.
07:02Celles et ceux qui ont perdu,
07:05hier, je le regrette,
07:06parce que c'était des maires de qualité,
07:08ont fait des choix.
07:09Ils ont perdu aussi,
07:11parce qu'ils n'étaient pas en tête au soir du premier tour.
07:12Mais Olivier Faureté aura été,
07:13au lieu de beaucoup de socialistes,
07:15très ambiguë sur ces questions.
07:16C'est lui, c'est l'homme des alliances législatives.
07:19Vous savez, Jean-François Quilly, je vous en prie.
07:20Je vais pas refaire le pitch de
07:22je vote pique mal ou pas, etc.
07:24Est-ce qu'il peut rester décemment
07:25à la tête du Parti Socialiste, Olivier Faureté ?
07:27Il y a un bureau national demain.
07:28Mais je vais vous dire une chose, Jean-François Quilly.
07:30Est-ce qu'il n'y a pas une contestation
07:30qui va commencer à monter ?
07:31Je vais vous dire une chose.
07:32Les socialistes, pour beaucoup,
07:34devraient dire merci à la stratégie
07:35qui est portée par Olivier Faure depuis 8 ans.
07:37Merci Olivier Faure.
07:37Oui, parce que vous savez,
07:38Olivier Faure, il est arrivé
07:39à rassembler
07:41et à remettre le Parti Socialiste
07:42au cœur de la gauche.
07:43Parce que ce que nous avons fait
07:44par la stratégie portée par Olivier Faureté,
07:46depuis 8 ans,
07:47de remettre le PS au cœur de la gauche,
07:49de faire des accords
07:49avec les écologistes,
07:51avec les communistes,
07:52de manière inédite
07:53à ces élections municipales
07:54au premier tour,
07:55elle permet ce matin
07:56à de très nombreux maires
07:57d'être réélus.
07:58Parce que c'est la dynamique
07:59qui est créée au premier tour
08:00par les alliances
08:01que nous avons constituées
08:02de la gauche non-mélenchoniste
08:04qu'on a appelée
08:05de Ruffin à Glucksmann
08:06qui permet aujourd'hui
08:07de construire une alternative politique
08:09dans ce pays.
08:10C'est ça la réalité.
08:11C'est ça la stratégie qui est portée.
08:12Que vous citez,
08:14elle dit
08:14« déconne pas la gauche ».
08:15Une jolie formule d'hier soir
08:16vous concernant,
08:18il n'a pas tort, non ?
08:19Parce qu'au fond,
08:20vous flirtez avec la France insoumise
08:21depuis les élections législatives,
08:23après la dissolution,
08:24c'est un coup oui,
08:25un coup non.
08:26C'est au gré des défaites
08:27et des victoires.
08:27Non, Jean-François,
08:28c'est une navigation à vue.
08:30Non, c'est très clair,
08:30vous savez,
08:31Jean-Luc Mélenchon
08:32sera candidat à l'élection présidentielle.
08:34Toute la stratégie qu'il porte
08:35n'est faite que pour ça.
08:37Mon souhait,
08:38le souhait d'Olivier Faure,
08:39c'est de construire
08:40une alternative politique
08:41à gauche, écologiste,
08:43avec toutes celles et tous ceux
08:44qui ne veulent pas de la candidature
08:46de Jean-Luc Mélenchon
08:47pour être cette alternative politique
08:49qui permettra
08:50d'être au deuxième tour
08:51de l'élection présidentielle
08:52et de gagner.
08:52Parce que ce que nous avons démontré
08:54hier, une nouvelle fois,
08:55c'est que si ce n'est pas nous
08:57qui sommes devant nous,
08:58les socialistes,
08:59alors c'est la victoire
09:00de la droite
09:00ou de l'extrême droite.
09:01Et ça, je le refus pour mon pays.
09:02qui était prêt à voter
09:04pique mal à Toulouse,
09:05a déclaré hier soir
09:07la provocation,
09:07a dénoncé la provocation
09:09outrancière,
09:10je le cite,
09:10la conflictualisation
09:12à tort à travers,
09:12les dérapages antisémites
09:15sans issue,
09:15une voix sans issue
09:16de Jean-Luc Mélenchon.
09:17Donc tout ça,
09:18vous le réaffirmez ce matin.
09:20C'est un divorce total.
09:21Mais évidemment
09:22que nous le réaffirmons.
09:23Mais comme Olivier Faure
09:24le dit depuis des mois
09:25et comme nous le disons,
09:26nous sommes en train
09:28de préparer
09:31cette alternative.
09:31Mais parce que,
09:32Jean-François Killy,
09:33nous sommes de gauche
09:34et face à la droite
09:35et face à l'extrême droite,
09:36oui, nous voulons battre
09:37la droite et l'extrême droite,
09:39oui, nous le disons
09:39de manière très claire.
09:40Parce que moi,
09:41je sais où est ma famille politique,
09:42je sais quel est mon camp politique.
09:43Emmanuel Grégoire
09:44et Benoît Payan
09:45ont été beaucoup plus clairs
09:46que vous.
09:46Non mais attendez,
09:47Emmanuel Grégoire
09:48et Benoît Payan
09:48ce sont des très grandes victoires
09:49pour les socialistes
09:50et c'est une satisfaction.
09:52Non, elle est fille.
09:53Et c'est une satisfaction.
09:54Mais ils ont pu aussi le faire
09:55parce qu'ils étaient en tête
09:56au premier tour.
09:57Et moi, je suis satisfait
09:58de ce qu'ils ont fait
09:59et de ce qu'ils ont mené.
10:01Mais aujourd'hui,
10:02on ne doit pas passer
10:03notre temps
10:04à nous focaliser
10:05sur ce sujet
10:05de la France insoumise.
10:07Aujourd'hui,
10:07la France insoumise
10:08a perdu aux élections municipales.
10:09Ils avaient perdu
10:10aux élections européennes.
10:11D'élection en élection,
10:12ils ne font que régresser.
10:13Je le dis aujourd'hui,
10:14une offre politique
10:15et alternative
10:15est possible dans ce pays.
10:17La gauche,
10:17ce n'est pas la France insoumise
10:18et nous allons proposer
10:19cette offre
10:20parce que sinon,
10:21ce sera Jordan Bardella
10:22à l'Élysée.
10:22Voilà, nous parlons
10:23de la présidentielle,
10:24de la transition
10:24toute trouvée,
10:25Pierre Jouvet.
10:25Tiens, science-fiction,
10:27politique-fiction,
10:27si M. Mélenchon
10:28de peu se qualifie
10:30au deuxième tour
10:31à l'élection présidentielle,
10:32s'il est arrivé par le passé
10:33avec d'autres candidats,
10:34de peu, de pas grand-chose.
10:35Souvenez-vous,
10:36dans un autre registre,
10:37Jean-Marie Le Pen,
10:38devant son M. Lionel Jospin.
10:40Vous voteriez Mélenchon
10:41au deuxième tour ?
10:41Vous savez quoi,
10:42Jean-François Kili ?
10:43Je vais vous répondre
10:43mais ça n'arrivera pas.
10:44Ça n'arrivera pas
10:45parce qu'aujourd'hui...
10:46Ça, c'est pour esquiver la question.
10:47Non, non, non,
10:47je n'esquiverai pas la question
10:48parce que moi,
10:49face à l'extrême droite,
10:50je n'esquive jamais rien.
10:51Jamais rien.
10:51Vous faites quoi ?
10:52Jamais je n'esquiverai.
10:53Parce qu'on vous poserait la question
10:5450 fois, 100 fois.
10:55Je ne voterai jamais,
10:57jamais pour l'extrême droite
10:59et surtout une chose,
11:00je ferai toute ma vie,
11:01Jean-François Kili,
11:02quel que soit le candidat en face,
11:04barrage à l'extrême droite.
11:05Toute ma vie,
11:06c'est le combat de ma vie.
11:08Et je ferai toujours
11:09barrage à l'extrême droite
11:10dans ce pays.
11:11Donc, vous voteriez Mélenchon.
11:13Je ferai toujours barrage.
11:13Mais ça n'arrivera pas,
11:14cette hypothèse n'arrivera pas
11:15parce que nous allons construire
11:17une alternative différente
11:18et parce que si c'était ça,
11:20et si c'était ça la configuration,
11:22c'est la meilleure chance
11:23de voir Jordan Bardella
11:24devenir président de la République.
11:25C'est pour ça
11:25que je le refuse pour la gauche.
11:27Non, je vous ai répondu très clairement,
11:29je ferai toujours barrage
11:30à l'extrême droite.
11:31Je vous ai répondu
11:32d'une manière très claire.
11:33Et donc, ce que je dis,
11:34c'est que...
11:34Mais ça n'arrivera pas
11:36parce que si ça devait arriver
11:37et si nous n'arrivions pas
11:39à faire cette stratégie
11:40de rassemblement de la gauche
11:41et des écologistes
11:41que nous portons avec Olivier Faure,
11:43alors ce serait le meilleur moyen
11:44de voir l'extrême droite gagner.
11:45Je le refuse pour mon pays,
11:46je le refuse pour mon fils,
11:48je le refuse pour l'histoire
11:49de notre République.
11:53Monsieur Glucksmann,
11:54Raphaël Glucksmann,
11:54ce matin sur France Interdit,
11:56il faut se rassembler
11:57autour d'un projet clair
11:58et il dit,
11:59et non pas autour d'une tambouille.
12:02Ça c'est pour vous ça, la tambouille.
12:03Je ne sais pas si c'est pour nous,
12:04mais qu'on se rassemble
12:06autour d'un projet clair,
12:07oui, nous le disons
12:08depuis de nombreux mois
12:09et je le redis ce matin
12:10à votre antenne.
12:11J'avais déjà eu l'occasion
12:12d'ailleurs de le dire ici,
12:13je réitère ce même appel.
12:14Je souhaite que les hommes
12:16et les femmes de gauche,
12:18écologistes dans ce pays,
12:19qui sont sur la même ligne
12:20que nous portons,
12:21de François Ruffin
12:22à Raphaël Glucksmann,
12:23en passant par Clémentine Autain,
12:25Marine Tondelier
12:26et celles et ceux
12:26qui ne veulent pas
12:28d'une candidature
12:29de Jean-Luc Mélenchon
12:30à l'élection présidentielle
12:31se rassemblent,
12:32travaillent ensemble
12:32pour avoir un candidat
12:34commun de la gauche
12:35et des écologistes
12:35à l'élection présidentielle
12:36pour la gagner.
12:38Donc ça n'arrivera pas,
12:39il va falloir que vous trouviez
12:40un candidat digne de ce nom.
12:41Sinon vous pouvez vous retrouver
12:42avec une finale,
12:43Édouard Philippe,
12:45Jean-Luc Mélenchon.
12:46Édouard Philippe,
12:47tiens, vous voteriez
12:48pour un Édouard Philippe
12:48s'il était face
12:49Serge Jordan Bardella ?
12:50Non mais vous savez...
12:51Bien sûr.
12:52Ah, ça oui.
12:52Mais non mais...
12:53Ah !
12:53Mais non mais je vous l'ai dit...
12:54Non mais je vous l'ai dit...
12:55Non mais quand Catherine Trottmann
12:57s'allie avec Horizon
12:58à Strasbourg,
12:59elle est suspendue.
13:00Je pense qu'elle a fait une erreur.
13:01Elle a été élue.
13:02Mais tant mieux.
13:03Mais je pense qu'elle n'avait pas
13:04besoin de ça pour être élue.
13:05Et je vous dis,
13:06Catherine Trottmann sera
13:07une grande maire de Strasbourg,
13:09j'en suis certain.
13:09Je suis certain qu'elle mènera
13:11une politique de gauche
13:12pour la ville de Strasbourg
13:13et je suis satisfait
13:14de son élection hier soir.
13:16Mais ce que je dis,
13:17c'est qu'elle n'avait pas besoin
13:19de faire ça pour gagner
13:20et c'est dommage.
13:21Mais en tout cas,
13:22moi j'ai toute confiance
13:23dans ce qu'elle va faire
13:24dans les mois et dans les années
13:24qui viennent.
13:25Ultime question, Pierre Jouvé.
13:26Il va falloir que vous trouviez
13:27un candidat digne de ce nom
13:29capable d'affronter ce choc
13:31que sera la présidentielle de 2027.
13:34Est-ce qu'il ne s'appelle pas
13:35au hasard François Hollande
13:37qui déjà, on le sent,
13:40même s'il y a eu une défaite à Tulle,
13:42ce n'est pas intuitu personnel,
13:44mais se positionne déjà
13:45pour être le candidat de la gauche
13:47à la question présidentielle.
13:48Il serait un candidat acceptable ?
13:50Moi, mon candidat sera celui
13:52qui arrivera à rassembler
13:53la gauche et les écologistes
13:55pour nous permettre
13:55d'être en tête de la gauche
13:58au premier tour de l'élection présidentielle,
14:00d'être qualifié au deuxième
14:01et donc ensuite de gagner.
14:03Je mettrai toute ma force,
14:05avec Olivier Faure à la tête du Parti Socialiste.
14:06Oui, avec Olivier Faure
14:07à la tête du Parti Socialiste
14:08parce qu'aujourd'hui,
14:09il a été le seul capable,
14:11quand on était sorti
14:12du quinquennat de François Hollande
14:13et qu'on était totalement mis de côté
14:15par tout le reste de la gauche,
14:16où y compris les électeurs de gauche
14:18ne nous faisaient plus confiance,
14:19de nous remettre au cœur
14:20de la gauche française.
14:21Donc, il y aura une primaire à gauche ?
14:23Je ne sais pas si c'est une primaire
14:25ou quel sera le processus.
14:26Ce que je sais,
14:28c'est que nous devons
14:29toutes et tous nous parler
14:30pour construire cette alternative.
14:31Si vous n'avez pas de primaire,
14:33vous avez multiplicité de candidats.
14:34Je pense que ce serait
14:36la pire des situations
14:37et que j'appelle chacun
14:40à la responsabilité aujourd'hui
14:42pour trouver le meilleur moyen
14:44de départager celui ou celle
14:45qui nous représentera
14:47et qui pourra sans doute
14:48gagner l'élection présidentielle.
14:50Et moi, je veux le dire
14:50aux femmes et aux hommes de gauche
14:51qui nous écoutent,
14:52une alternative peut naître dans ce pays.
14:54Nous devons l'apporter,
14:55nous devons la réussir.
14:56Mais vous ne savez pas comment,
14:56ni quand, ni avec qui ?
14:58Les choses vont se décanter
14:59dans les prochaines semaines
15:00et dans les prochains mois.
15:01Vous le savez très bien,
15:02l'élection présidentielle
15:03est dans un an.
15:04En tout cas, maintenant,
15:05nous devons mettre
15:05toute notre force
15:06et toute notre énergie
15:07à réussir ce rassemblement.
15:08Merci à vous, Pierre Jouvet.
15:09Merci.
15:09Merci, Pierre Jouvet.
15:11On va en débattre, en fait,
15:12dans un instant
15:13avec Françoise Degoy
15:14et Philippe David.
15:15Et puis, vous, évidemment.
15:17Pour vous, d'ailleurs,
15:18qui est le grand gagnant
15:19de ces municipales ?
15:20Est-ce que c'est la gauche ?
15:23Alors, mais dans la gauche,
15:24on l'a bien entendu
15:25avec Pierre Jouvet, en fait,
15:26à l'instant,
15:27il y a d'un côté
15:27les écologistes,
15:28il y a d'un côté LFI,
15:30il y a d'un côté le PS.
15:31Parfois, il y a des alliances.
15:32Parfois, évidemment,
15:33ça ne marche pas.
15:34Est-ce que c'est le RN ?
15:36Est-ce que c'est le LR ?
15:37Le RN qui a perdu
15:38dans des grandes villes
15:40comme Toulon-Marseille
15:42qui a gagné Nice,
15:43mais qui progresse
15:45très fortement
15:46dans une soixantaine
15:47de petites villes
15:48et villes moyennes.
15:49C'est ce que nous allons voir.
15:50Ou est-ce que, finalement,
15:51le grand gagnant,
15:52ce n'est pas l'abstention aussi ?
15:53Quand on regarde, en fait,
15:54les chiffres.
15:55Là, l'abstention
15:56est très, très forte,
15:56notamment dans les grandes villes
15:58et autour des grandes villes.
16:00On en parle ensemble
16:01dans un instant
16:01sur Sud Radio.

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