- il y a 3 jours
Avec Elisabeth Borne, ancienne première Ministre, députée du Calvados et auteure de "Réveillons nous!" (Robert Laffont)
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NewsTranscription
00:01Sud Radio, l'invité politique
00:05Jean-François Aquili
00:07L'invité politique de Sud Radio, votre invité, Jean-François Aquili.
00:10Ce matin, c'est Elisabeth Borne, ancienne première ministre, députée du Calvados
00:14et puis auteure de ce livre « Réveillons-nous » aux éditions Robert Laffont.
00:19Bonjour Elisabeth Borne.
00:20Bonjour.
00:20« Réveillons-nous », vous écrivez dans ce livre
00:22« Je me suis autorisé un droit d'inventaire pour dire tout ce qui a marché,
00:28tout ce que nous avons lancé réussi, car curieusement, personne, c'est ce que vous dites,
00:33personne ne défend ce bilan.
00:35À qui pensez-vous en particulier ? »
00:38Non, non, c'est un constat.
00:39C'est un constat.
00:40Je vois que personne, effectivement, ne rappelle que peut-être, par exemple,
00:45sur l'attractivité du pays, la création d'emplois,
00:48il y a des succès, sur la transition écologique aussi.
00:51Et puis, c'est vrai qu'il y a d'autres domaines dans lesquels
00:54on a pu mettre beaucoup de moyens supplémentaires.
00:57Je pense, par exemple, à la création de 15 000 postes de policiers et gendarmes.
01:01Et pour autant, on n'a pas réglé les problèmes de narcotrafic.
01:04C'est un peu comme si la politique n'imprimait plus.
01:07C'est ce qui sort de toutes ces pages que vous évoquez.
01:11En fait, cette politique, tout ce que vous avez mis en place.
01:14Moi, je pensais à Edouard Philippe et Gabriel Attal,
01:16qui sont en rupture aujourd'hui avec Emmanuel Macron.
01:21Est-ce que, pour vous, il y a une forme de risque politique qu'ils prennent,
01:24vos anciens collègues, anciens premiers ministres ?
01:28Je pense qu'on a été aux responsabilités depuis 2017.
01:32Parce qu'eux sont en rupture, pas vous.
01:34Moi, je ne suis pas en rupture.
01:35Je pense que c'est important de dire ce qui a marché.
01:38Et je le disais, par exemple, sur l'emploi.
01:40Et aussi, ce qui n'a pas marché, de comprendre pourquoi ça n'a pas marché.
01:44Ça veut dire aussi qu'il faut de la durée, il faut de la constance dans l'action.
01:49Et c'est vrai que l'instabilité de la fin du quinquennat, depuis la dissolution,
01:53ne donne pas cette capacité à agir dans la durée,
01:57qui est indispensable pour avoir des résultats pour les Français.
02:00Elisabeth Borne, réveillons-nous.
02:01Qui s'est endormi, au fait ?
02:03En fait, c'est d'abord la classe politique,
02:05qui ne prend peut-être pas la mesure de la gravité de la situation au plan international,
02:10avec une multiplication de crises.
02:12Et puis, c'est aussi un appel à la lucidité, précisément,
02:17pour que chacun mesure les défis qui sont devant nous,
02:20et que les responsables politiques se retroussent les manches,
02:24pour s'attaquer aux causes, et pas simplement aux symptômes,
02:27et apporter des vraies réponses aux Français.
02:29Alors, Gabriel Attal va tenir un meeting.
02:32Il est candidat, le 30 mai, Porte de Versailles à Paris.
02:34Le 5 juillet, ce sera Édouard Philippe qui tiendra le sien.
02:37C'est quoi ça ? C'est un concours de muscles ?
02:41Écoutez, je trouve en tout cas qu'aujourd'hui,
02:44les Français peuvent attendre qu'on leur propose des idées,
02:48des pistes d'action, des projets, un projet,
02:50et qu'on a beaucoup d'aventures individuelles, de jeux tactiques.
02:55Peut-être qu'on n'est pas à la hauteur de la situation.
02:57Ce spectacle vous navre.
02:58Parce que vous écrivez, vous dites,
02:59il est absolument nécessaire d'éviter un éparpillement des candidatures
03:03qui éliminerait du second tour de la présidentielle
03:06les forces réformistes, démocrates et humanistes.
03:10Ils prennent un risque, les deux, là ?
03:11Je pense qu'il est certain que si on a une division
03:15au sein du Bloc central, et plus largement,
03:18on a un risque important d'avoir un deuxième tour
03:21entre les deux extrêmes.
03:24Et évidemment, ce n'est pas ce que je souhaite pour mon pays.
03:26Vous parlez d'une erreur profonde, hein ?
03:29Oui, je pense que ce serait évidemment une erreur profonde
03:31d'avoir de la division, d'avoir trop d'aventures individuelles,
03:35plutôt que de se rassembler,
03:38et c'est l'appel que je lance dans ce livre aussi,
03:40de se rassembler de la gauche réformiste à la droite modérée
03:44pour apporter des réponses aux Français.
03:46Et vous savez, moi je croise beaucoup de nos concitoyens
03:50qui ont des difficultés, qui peuvent douter de l'avenir.
03:53Je pense que c'est important de leur dire qu'il y a un chemin.
03:55Ça suppose d'avoir, en effet, des propositions d'action.
03:59C'est ce que je fais dans ce livre,
04:00de mettre sur la table des propositions d'action.
04:02Vous avez claqué la porte des instances dirigeantes de Renaissance.
04:06C'était au début mai.
04:08Qu'est-ce qui vous a agacé, au fond ?
04:13C'est quoi ?
04:14C'est le mythe de l'homme providentiel qui va se présenter.
04:17On va parler des thèmes qui sont dans votre livre, rassurez-vous.
04:20Mais là-dessus, quand même, c'est important.
04:21C'est quoi le mythe de l'homme providentiel ?
04:23Gabriel Attal, ça vous agace ?
04:24En fait, je conçois, pour moi, un parti politique.
04:28C'est un endroit où on débat, on échange sur des idées.
04:32Et donc, il y a des enjeux de méthode avec lesquels je peux ne pas être d'accord.
04:36Et puis, il y a des enjeux de ligne.
04:39Donc, c'est pour ça que moi, j'ai souhaité, effectivement,
04:41me mettre en retrait de ces instances
04:43et me consacrer à un mouvement que j'ai créé,
04:47bâtissons ensemble, précisément pour rassembler.
04:50Avec des, on va dire, des macronistes de la première heure.
04:54C'est le canal historique d'Emmanuel Macron que vous refondez.
04:58C'est comme une ligue dissoute.
04:59Je reste convaincu que les intuitions de départ,
05:03vous voyez, soutenir la création d'entreprises, d'activités, l'innovation,
05:07mais aussi lutter, enfin, se battre pour l'égalité des chances,
05:14affronter les grands défis qui sont devant nous,
05:16la transition écologique, la transition démographique,
05:20la révolution de l'IA,
05:21ça reste des choses pertinentes.
05:23Et puis, bien sûr, porter un projet à l'échelle de l'Europe,
05:26parce que je reste convaincu aussi
05:28que les réponses, elles doivent se bâtir à cette échelle-là.
05:31Parlez bien après du micro, s'il vous plaît,
05:33vous émettez un regret dans votre livre.
05:36Vous dites, je n'ai pas compris la décision de me remplacer
05:39début 2024.
05:40J'avais fait adopter, dans des conditions difficiles,
05:43les textes les plus sensibles du second quinquennat.
05:47Vous avez été retiré trop tôt du pouvoir.
05:50Écoutez, ce n'est pas moi qui en ai décidé.
05:52Ce n'est pas moi qui en ai décidé.
05:54Je dis simplement que pour avoir des résultats,
05:56et je pense que nos concitoyens attendent des résultats,
05:59attendent quand on fait des annonces
06:01que ça se traduise concrètement dans leur vie quotidienne,
06:04il faut du temps.
06:06Il faut de la constance et du temps.
06:08Et je pense que ces dernières années, on en a manqué.
06:10Comment est-ce que vous expliquez, Elisabeth Borne,
06:12que nous en soyons là aujourd'hui ?
06:14Regardez, le pays est menacé par une possible récession,
06:18un chômage au-dessus de 8 %,
06:20c'est l'INSEE qui le dit,
06:22une inflation à plus de 2 points,
06:2470 000 faillites d'entreprises.
06:26Vous prenez votre part dans ce bilan
06:28qui est désormais négatif au bout de presque 10 ans.
06:30Alors je pense que tout n'est pas négatif,
06:32et ça mérite d'être dit.
06:33Le chômage a néanmoins baissé.
06:36Il n'y a jamais eu autant de personnes qui ont un travail.
06:40Le taux d'emploi, comme on l'appelle, a augmenté.
06:43Mais on fait face aussi à des crises.
06:45Et ces crises, il faut absolument agir à l'échelle européenne
06:49pour pouvoir les surmonter.
06:51Ce n'était pas la promesse de départ d'Emmanuel Macron.
06:52Souvenez-vous, ce devait être aujourd'hui,
06:55nous devrions être dans le plein emploi,
06:57dans un pays qui fonctionne.
06:58Ce pays est aujourd'hui dans une voie de blocage.
07:00Vous le sentez quand même, vous le présentez,
07:02vous l'expliquez dans votre livre.
07:04Moi, je le dis, je pense qu'on a vraiment besoin
07:07d'avoir de la durée et de la constance.
07:09On a beaucoup de réformes qui ont été engagées,
07:11qui n'ont pas forcément été au bout.
07:14Je cite par exemple les nouvelles réponses
07:17qu'on peut apporter en termes de garde d'enfance
07:19qu'on a appelé le service public de la petite enfance.
07:22Malheureusement, ça ne s'est pas déployé,
07:24bien que la loi ait été votée en 2023.
07:27Et donc peut-être qu'il faut moins voter
07:29des nouvelles lois et plus se préoccuper
07:31de traduire dans la réalité,
07:34dans le concret que vivent les Français,
07:36les lois qui ont déjà été votées.
07:37Vous parlez de la petite enfance,
07:38vous êtes choqué par ce qui se passe, j'imagine,
07:40dans le périscolaire parisien aujourd'hui.
07:42Nous sommes à Paris,
07:43nous sommes dans les centres de pouvoir,
07:45là où se trouvent tous les médias,
07:46et il y a toutes ces enquêtes en cours.
07:49Comment vous l'expliquez ?
07:50Écoutez, moi je m'explique mal qu'il n'y ait pas plus de rigueur
07:54dans les recrutements de toutes les personnes
07:58qui accompagnent ces jeunes enfants dans le périscolaire.
08:01Il y a normalement des procédures qui existent
08:03pour vérifier qu'il n'y a pas d'antécédent
08:06chez les personnes qu'on recrute,
08:07et je pense que c'est évidemment indispensable
08:09de faire ces vérifications
08:11avant de mettre des animateurs en contact avec des jeunes enfants.
08:15Elisabeth Borne, sur les carburants,
08:16Sébastien Lecornu annonce de nouvelles aides directes ce jeudi.
08:20Total Énergie prolonge son opération spéciale
08:23avec des prix bloqués sur tous les carburants
08:27durant la Pentecôte.
08:28Il faut dire quoi ?
08:29Merci à Patrick Pouyanné,
08:30le patron de Total Énergie,
08:32parce qu'après tout,
08:32c'est une initiative très concrète.
08:34En fait, c'est une initiative très concrète.
08:36On peut avoir beaucoup de propositions
08:39de blocage de prix,
08:41de baisse de la TVA
08:42dont on sait très bien
08:43qu'elles n'auront pas d'impact direct
08:44pour les Français
08:46et qu'elles ne peuvent pas marcher.
08:48Et donc, en l'occurrence,
08:48ce blocage des prix
08:49que pratique Total Énergie,
08:51ça a le mérite d'être une réponse concrète,
08:54de peut-être aussi répondre
08:56à l'inquiétude des Français
08:57qui peuvent craindre
08:58que les prix ne continuent à augmenter.
09:00Donc, c'est une bonne réponse
09:01qui est apportée.
09:02Vous êtes assez critique en creux,
09:04sans le citer,
09:05sans l'attaquer directement
09:06avec le président Emmanuel Macron.
09:09C'est le droit d'inventaire,
09:10Elisabeth Borne,
09:11notamment sur le grand débat
09:12qui a suivi la crise des gilets jaunes.
09:14Vous parlez du renouvellement
09:16des formes démocratiques.
09:17Vous saluez l'initiative,
09:18mais vous dites qu'il a laissé
09:20un sentiment d'inachevé.
09:21Beaucoup de participants
09:22qui ont le sentiment
09:23de ne pas avoir été entendus.
09:26Et vous proposez
09:27deux réformes de la Constitution.
09:29Vous voulez revenir
09:30au septennat non renouvelable
09:32et faire présider
09:34le Conseil des ministres
09:34par le Premier ministre.
09:36C'est quoi ?
09:36C'est un constat d'échec
09:37du fonctionnement
09:38des institutions aujourd'hui ?
09:39C'est trop présidentiel.
09:40Vous voyez,
09:41je pense qu'on finit
09:42par confondre un peu
09:43le rôle du président
09:44de la République
09:44et celui du Premier ministre.
09:46Moi, je pense que c'est important
09:47qu'on ait un responsable
09:49de l'exécutif bien identifié.
09:52C'est important
09:53que ce soit le Premier ministre
09:54puisqu'il est responsable
09:55devant le Parlement.
09:56Si le Parlement n'est pas content,
09:57on peut censurer le gouvernement.
09:59Et donc, je pense
10:00qu'une réforme
10:01telle que je le propose,
10:02effectivement,
10:02un septennat non renouvelable,
10:04un Conseil des ministres
10:06présidé par le Premier ministre,
10:07et puis une dose de proportionnelle,
10:10ça permettrait sans doute
10:11à nos institutions
10:12de mieux fonctionner.
10:13Je crois aussi,
10:14je le disais,
10:15à la proportionnelle,
10:16à une dose de proportionnelle
10:17parce qu'en fait,
10:19je pense que
10:19je reste convaincu
10:21qu'on a besoin de durer
10:22et donc de trouver
10:23des compromis.
10:24Et c'est ce que les Français
10:25attendent de nous,
10:26qu'on se mette d'accord
10:27pour apporter des réponses
10:29aux préoccupations
10:30qu'ils peuvent rencontrer
10:31dans leur vie quotidienne.
10:32Parmi les choses
10:34que vous critiquez,
10:36décision,
10:36la suppression
10:37de la taxe d'habitation,
10:38vous dites qu'elle a profondément
10:40modifié le rapport
10:40entre les citoyens
10:41et leurs communes.
10:42C'est une erreur
10:43de la part d'Emmanuel Macron
10:44d'avoir voulu cette suppression ?
10:45Écoutez,
10:46ce que je constate,
10:47c'est que c'est
10:48plus de 20 milliards d'euros
10:49de recettes en moins
10:51que l'État compense
10:53aux collectivités.
10:54Moi,
10:54je n'ai pas croisé
10:55un Français
10:56qui me dise
10:56merci pour la suppression
10:57de la taxe d'habitation.
10:59Les collectivités,
11:00évidemment,
11:01on compense
11:02les ressources
11:03dont on les a privées,
11:04mais elles n'ont plus
11:06la capacité
11:07à lever cet impôt
11:08et dans une commune,
11:10vous voyez,
11:10tous ceux qui ne sont pas
11:11propriétaires,
11:11les locataires,
11:12ne payent plus d'impôts.
11:13Donc,
11:14c'est un lien
11:14qui se rompt
11:15entre la commune
11:17et une partie des habitants.
11:18C'est une mauvaise décision
11:19à vos yeux,
11:20il ne fallait pas y venir.
11:20En tout cas,
11:21je note que ce n'est pas
11:22une décision
11:22qui a répondu
11:25au problème
11:26de pouvoir d'achat
11:27que rencontrent
11:28beaucoup de nos concitoyens
11:29et que par ailleurs,
11:30ça a privé
11:31les collectivités
11:32d'un levier
11:33pour lever l'impôt
11:34qui est indispensable
11:36pour avoir
11:37une certaine
11:38indépendance,
11:39autonomie d'action.
11:40Elisabeth Borne,
11:41la réforme des retraites,
11:42vous y revenez aussi,
11:43vous l'avez endurée
11:44quand vous étiez
11:45à Matignon.
11:47Vous dites qu'en fait,
11:48il faudrait
11:50encore revenir là-dessus.
11:52Vous parlez de capitalisation,
11:54système à points,
11:55on va revenir
11:56à la case départ,
11:57c'est un ratage ?
11:57Moi, je dis que...
11:59C'est un ratage ?
11:59Je dis qu'on a besoin
12:01dans notre pays,
12:02enfin,
12:02qu'on peut faire le constat
12:03qu'on travaille
12:04moins chaque année
12:05et moins d'années
12:06que nos voisins.
12:07Et si on veut avoir
12:08un modèle social généreux
12:10et je pense qu'on y est
12:10tous attachés,
12:11on a besoin d'avoir
12:13plus de Français
12:14qui travaillent.
12:15Ça peut être
12:15l'accompagnement
12:16des jeunes
12:17pour que l'entrée
12:18dans la vie professionnelle
12:19soit moins compliquée,
12:21ne soit pas un parcours
12:21du combattant.
12:22C'est aussi éviter
12:24que les entreprises
12:24se séparent des seniors
12:26comme elles ont tendance
12:27à le faire.
12:28Ça veut dire,
12:28enfin,
12:29que ceux qui le peuvent
12:30doivent travailler
12:31un peu plus longtemps.
12:32Et donc,
12:33c'est la réforme
12:33que j'avais portée
12:34en 2023.
12:35Une réforme
12:35qui n'a pas abouti,
12:37apparemment.
12:37Qui a été suspendue.
12:39Merci le Parti Socialiste,
12:40vous ne diriez pas ça,
12:41non ?
12:41Écoutez,
12:42je pense que ça n'était
12:43pas effectivement responsable
12:44de laisser croire
12:46aux Français
12:46qu'on peut se passer
12:47pour ceux qui le peuvent,
12:49qui n'ont pas des métiers
12:49trop difficiles,
12:50de travailler
12:51un peu plus longtemps.
12:52D'un mot,
12:53vous en voulez,
12:54Gabriel Attal,
12:55de se lancer comme ça.
12:56Vous êtes en rupture
12:57avec lui.
12:58Vous êtes en froid
12:58avec lui.
12:59Non, non, je n'ai pas
12:59de problème personnel,
13:00je n'ai pas de problème
13:01personnel.
13:01Je pense que c'est important
13:04qu'on sorte des aventures
13:07individuelles,
13:07des jeux personnels,
13:08quels qu'ils soient,
13:09et qu'on puisse se rassembler
13:11pour proposer un projet
13:12aux Français.
13:13Vous êtes comme les autres,
13:15Elisabeth Borne,
13:172027,
13:17vous n'excluz rien,
13:19vous savez,
13:19c'est la formule consacrée
13:20quand nous posons la question
13:21à des personnalités,
13:22parce que quand nous lisons
13:23votre livre,
13:24c'est quand même presque
13:25une sorte,
13:26bon,
13:26il y a le droit d'inventaire,
13:27puis il y a des idées
13:27qui sont mises sur la table,
13:28il y a des projections,
13:29vous avez désormais
13:30un micro-parti avec vous,
13:33vous y pensez vous-même,
13:34parce qu'il n'y a pas
13:35de femmes candidates,
13:36il y a très peu en réalité.
13:37En tout cas,
13:38ce n'est pas le sens
13:39de ma démarche,
13:40moi je pense qu'avant
13:41de parler d'aventures
13:44individuelles,
13:44il faut d'abord
13:45mettre des propositions
13:46sur la table,
13:47et essayer de rassembler
13:48le plus largement possible.
13:50Vous êtes sûr
13:51qu'on a le temps de ça,
13:52parce que regardez
13:52ce qui se passe
13:53avec le Rassemblement National,
13:54vous avez déjà
13:55deux candidats,
13:55soit Marine Le Pen,
13:56soit Jordan Bardella,
13:57très haut,
13:57dans les enquêtes,
13:58vous avez Jean-Luc Mélenchon
13:59qui a le pied à fond,
14:01le pied au plancher,
14:02et ils sont quasiment
14:04éligibles pour la finale,
14:05ces deux-là.
14:06Écoutez,
14:07je pense que
14:07notre responsabilité,
14:09c'est précisément
14:10de se rassembler,
14:11je l'ai dit,
14:12de la gauche réformiste
14:13à la droite modérée,
14:14avec un candidat
14:16qui porte un projet,
14:17qui donne de l'espoir
14:18aux Français,
14:19et en s'attaquant
14:20vraiment aux causes
14:21des difficultés
14:22que rencontrent
14:23nos concitoyens,
14:24c'est comme ça
14:25qu'on peut avancer.
14:26Patrick ?
14:27Oui,
14:27avec des questions
14:28d'auditeurs.
14:29Dans un instant,
14:30Elisabeth Borne,
14:31vous nous faites l'honneur
14:31de rester avec nous,
14:32encore quelques minutes,
14:340826 300 300.
14:36Vous avez entendu
14:37Elisabeth Borne
14:37qui dit
14:38notre modèle social,
14:40qui est généreux aujourd'hui,
14:41peut-être trop d'ailleurs,
14:42est menacé,
14:43si on n'y prend pas garde,
14:45vous l'avez dit,
14:45à plusieurs reprises,
14:47bien sûr.
14:47J'aimerais vous entendre
14:49pour interpeller
14:50l'ancienne Première Ministre
14:51qui écrit ce livre,
14:53Réveillons-nous,
14:550826 300 300.
14:56Vous avez la parole
14:57dans un instant,
14:58évidemment,
14:59nous y revenons.
15:02Le Grand Matin Sud Radio,
15:047h10,
15:06Patrick Roger.
15:07Oui,
15:07encore quelques minutes
15:08avec Elisabeth Borne
15:10qui nous fait le plaisir
15:11de rester avec nous
15:11et de vous répondre
15:12directement à vos questions,
15:140826 300 300,
15:15avec ce livre,
15:17Réveillons-nous.
15:18Elisabeth Borne,
15:19juste d'un mot
15:19avant de prendre Laurent
15:20qui est en ligne avec nous
15:21à Bergerac.
15:23Vous ne dites pas non,
15:24quand même,
15:24parce que tout à l'heure,
15:25Jean-François Acky
15:26vous a dit,
15:26bon,
15:27pour la présidentielle,
15:28il y a une liste de candidats
15:30mais il y a peu de femmes.
15:31Vous ne dites pas non.
15:32Ce que je dis,
15:33c'est qu'on a intérêt,
15:36je pense,
15:36à réfléchir aux législatives.
15:39Vous voyez,
15:39tout le monde vous parle
15:39de la présidentielle
15:41et moi,
15:42je pense que
15:43si on a effectivement
15:44une élection présidentielle,
15:45en 2027,
15:46on aura sans doute
15:47une élection législative
15:49et là,
15:50il faudra qu'on ne se retrouve pas
15:51dans la situation actuelle
15:52avec une assemblée
15:54sans majorité
15:55et donc une difficulté
15:57voire une incapacité
15:58à répondre
15:59aux problèmes des Français.
16:00Non, mais alors c'est ça,
16:01il faut se rassurer.
16:01Non, vous ne dites pas non.
16:02Elle ne dit pas non,
16:03mais je me projette
16:05dans les élections législatives.
16:08Bon, pourquoi pas ?
16:09Plutôt que vous ne dites pas non.
16:11Laurent est avec nous
16:12de Bergerac.
16:12Bonjour, Laurent.
16:14Bonjour.
16:15Elisabeth,
16:16vous écoute.
16:17Oui, la question,
16:19alors ne va pas être
16:19une question économique
16:21ni éducative,
16:23mais plutôt une question
16:24sur la sécurité
16:25de la France,
16:26la sécurité,
16:27je dirais,
16:28intérieure de la France,
16:29car on voit de plus en plus
16:31des problématiques
16:33dans des stades de foot,
16:35dans des quartiers
16:35hypersensibles.
16:38Ça, j'ai 47 ans,
16:40j'ai vu donc la montée,
16:42je dirais,
16:43de l'insécurité dans nos villes
16:45donc au fur et à mesure
16:46des années.
16:48Je trouve qu'à chaque,
16:49je dirais,
16:50élection présidentielle,
16:52on nous promet des choses,
16:52mais on ne va pas jusqu'au bout.
16:54Je trouve que la police
16:57ou la gendarmerie
16:58ont peu de moyens
17:00sur le terrain,
17:01je parle,
17:02parce qu'ils ont
17:02une grosse partie
17:03administrative
17:03et qui prend du temps
17:04pour eux aussi.
17:06Quand ils ont des moyens,
17:07c'est que quand ils ont
17:08des véhicules
17:09à 250 000 km,
17:10je trouve que c'est
17:11quand même énorme
17:12et moi,
17:12en tant que chef d'entreprise,
17:13je ne veux pas de salarié
17:14avoir des véhicules
17:15à 250 000 km.
17:17Si demain,
17:18vous êtes soit
17:19présidente de la République
17:20ou soit députée,
17:23députée,
17:25je voudrais savoir
17:26quel serait votre programme
17:28par rapport à ça
17:29parce que pour pallier
17:31à tous ces problèmes
17:33qui ne donnent pas forcément
17:34une bonne image
17:34mais qui donnent aussi
17:35un ressenti d'insécurité
17:37de vivre en France.
17:38Oui,
17:38la montée de la violence,
17:39quoi.
17:40Donc,
17:40c'est ça.
17:41Oui,
17:42il n'y a pas de doute
17:44sur le fait
17:45qu'il faut plus de moyens
17:46pour nos policiers,
17:47pour nos gendarmes
17:48et plus de policiers
17:50et de gendarmes,
17:50qu'il faut aussi plus de moyens
17:52pour la justice
17:53parce que,
17:54moi,
17:55il se trouve que dans une vie antérieure,
17:56j'ai été préfète
17:57et effectivement,
17:58quand les policiers
18:02rattrapent des malfaiteurs
18:03mais que derrière,
18:04la justice ne suit pas,
18:06c'est extrêmement frustrant
18:08pour tous ceux
18:08qui dépensent beaucoup d'énergie.
18:10Donc,
18:10vous estimez que,
18:12justement,
18:12la justice n'est pas assez ferme ?
18:14Écoutez,
18:14moi,
18:14j'ai fait voter
18:15en tant que première ministre
18:16de loi de programmation
18:18pour garantir
18:19des moyens supplémentaires
18:21à la fois
18:22au ministère de l'Intérieur,
18:23donc les policiers
18:24et les gendarmes
18:25et en même temps,
18:26augmenter de 50%
18:27les moyens de la justice.
18:29Donc,
18:29la première chose,
18:30c'est effectivement
18:31de donner
18:32les moyens suffisants.
18:33C'est le sens
18:33des deux lois de programmation
18:34que j'ai fait voter.
18:36Ensuite,
18:36vous avez vu
18:37qu'il y a
18:37des formes très variées
18:39de délinquance.
18:40Ça va du narcotrafic
18:41et récemment,
18:42on a voté une loi
18:43sur le sujet
18:43qui est un phénomène
18:45qui touche
18:45toutes les villes,
18:46les villes moyennes
18:47comme les métropoles
18:49et on a aussi
18:50toutes les incivilités
18:51du quotidien.
18:52Je pense qu'on a
18:53un texte important
18:53qui va venir en débat
18:55à l'Assemblée Nationale
18:56sur les rêves partis,
18:58sur le projet de loi
19:00porté par Laurent Nunez
19:01et je pense que
19:02c'est important
19:03de s'attaquer
19:04à toutes les formes
19:05de délinquance,
19:06à la fois le narcotrafic
19:07mais aussi
19:08toutes ces incivilités
19:09du quotidien.
19:09Mais est-ce qu'on n'a pas
19:10fermé les yeux
19:10trop longtemps
19:11sur cette montée
19:13de la violence ?
19:15Je rappelle
19:15qu'il y a un ministre
19:17de la justice
19:17que vous connaissez bien
19:18Éric Dupond-Moretti
19:19qui parlait de
19:20sentiments d'insécurité.
19:21Est-ce qu'il avait eu tort
19:22de dire ça en fait
19:23à l'époque ?
19:24Ça peut en effet
19:25être mal compris.
19:26Il y a en effet
19:28des problèmes réels
19:29de sécurité
19:30et il faut
19:31des réponses fermes.
19:33Ça suppose
19:33de donner des moyens
19:34à la police,
19:35à la gendarmerie.
19:37Ça suppose aussi
19:37d'en donner
19:38à la justice
19:38et c'est l'augmentation
19:40de 50% des moyens
19:41de la justice
19:42qui ont été votés
19:42quand j'étais
19:43Premier ministre.
19:44Voilà Laurent
19:45pour la réponse.
19:48Si vous êtes
19:49un jour
19:51présidente
19:52de la République,
19:52vous n'êtes pas
19:53candidate,
19:54mais c'était
19:55ce que disait
19:56Laurent.
19:56Autre question
19:58avec vous,
19:59c'est Diane
19:59Dargelès
20:00sur Mer
20:01qui est avec nous.
20:02Bonjour Diane.
20:03Bonjour.
20:04Bonjour Madame.
20:06Bonjour.
20:07Je voudrais
20:08vous poser
20:09une question.
20:11Ça fait 10 ans
20:12que vous êtes
20:13au gouvernement.
20:14Votre gouvernement,
20:15votre parti,
20:16ça fait 10 ans.
20:17Ça fait 10 ans
20:18que l'insécurité,
20:20je ne veux pas
20:20en parler,
20:21vous venez d'en parler,
20:22c'est simplement
20:23une sensation
20:24que nous éprouvons
20:24français d'en bas.
20:27Sûrement,
20:28vu votre contexte
20:29de 10 ans.
20:30Ça fait 10 ans
20:31que vous y êtes.
20:32On en est,
20:33on est là
20:34actuellement,
20:35mais alors au ras
20:37des pas correctes
20:37question finances.
20:39Vous en êtes responsable,
20:40vous avez 10 ans,
20:41ce n'est pas les autres
20:41partis,
20:41c'est vous.
20:43Vous vous sentez
20:43concerné ?
20:44Le chômage
20:45qui augmente,
20:47vous avez dit
20:47tout à l'heure
20:48que vous avez ça.
20:49Non,
20:50le chômage,
20:50il augmente,
20:51il explose.
20:52L'RSA explose.
20:54On n'a plus de sous.
20:56On ne peut même
20:57plus aller en chercher,
20:58mais vous en donnez
20:5817 à l'Ukraine
20:59et 14 en Afrique
21:00actuellement.
21:02Mais on n'a plus
21:02de sous pour le chômage,
21:03on n'a plus de sous
21:04pour personne.
21:04Alors,
21:05votre question,
21:06Diane.
21:07Vous ne vous sentez pas
21:08un petit peu responsable
21:09de ce chômage
21:10et de tout ce qui se passe
21:11en France ?
21:11Un petit peu,
21:12quand même.
21:12Ce n'est pas une impression.
21:14Diane,
21:15merci pour votre question.
21:16Elisabeth Borne,
21:17vous répond.
21:18Alors,
21:18je pense qu'effectivement,
21:20le chômage remonte.
21:21Je le redis,
21:22il n'y a jamais eu
21:23autant de Français
21:25en emploi
21:25qu'aujourd'hui.
21:27Et évidemment,
21:28tout n'a pas
21:29forcément fonctionné.
21:30Je rappelle qu'on a
21:31traversé des crises,
21:33mais je pense qu'on a
21:34aussi des choses
21:35qui ont avancé
21:36et c'est pour ça
21:36que je revendique
21:37dans ce livre
21:38un droit d'inventaire.
21:39C'est très important
21:40quand on a exercé
21:41des responsabilités,
21:42à la fois de voir
21:43ce qui a pu marcher
21:44et ce qui n'a pas marché
21:47et effectivement,
21:47d'améliorer les réponses
21:49sur les sujets
21:50qui n'ont pas marché.
21:51Mais je peux vous assurer
21:52que mettre des moyens
21:53pour la sécurité,
21:55je pense qu'on l'a fait.
21:56Ça montre que c'est peut-être
21:57pas aussi simple
21:58et qu'il faut faire attention
22:00vis-à-vis des promesses
22:01que certains peuvent faire.
22:03On a l'impression parfois
22:04qu'il y a une baguette magique
22:05pour répondre
22:06aux difficultés des Français.
22:08Moi, je pense qu'il faut
22:09travailler dans la durée
22:11avec sérieux
22:12et c'est le sens
22:13des propositions
22:13que je fais dans ce livre.
22:15Oui, parce qu'avec
22:15Réveillons-nous,
22:16on a l'impression
22:17que justement,
22:18on s'est endormi.
22:19Alors, on s'est endormi
22:20depuis combien de temps ?
22:22Non, je ne dis pas
22:23qu'on s'est endormi
22:24dans l'action.
22:26Réveillons-nous,
22:27c'est de dire
22:28qu'en effet,
22:29avec toutes les crises
22:31internationales
22:32qu'on peut rencontrer,
22:33avec un modèle social
22:34et on en bénéficie
22:36qui coûte
22:36de plus en plus cher,
22:38il faut prendre la mesure
22:39des défis
22:40qui sont devant nous
22:40et apporter
22:41des vraies réponses
22:42en s'attaquant
22:43aux causes
22:44et pas simplement
22:45aux symptômes.
22:46Et donc,
22:46les solutions populistes,
22:48je peux le dire
22:48à madame,
22:49ça ne marche pas.
22:50Quand on vous dit
22:51qu'on a une baguette magique
22:52pour régler les problèmes
22:54de sécurité
22:55ou pour redresser
22:57les finances publiques,
22:58ça ne marche pas.
22:58Il faut des réponses
22:59qu'on puisse débattre
23:01avec les Français.
23:01Est-ce que vous comprenez
23:02les Français,
23:02comme Diane en fait
23:03à l'instant ?
23:04Parce qu'ils se disent
23:05écoutez,
23:05on a essayé
23:06beaucoup de choses
23:07et vous l'avez dit
23:08vous-même,
23:08vous avez essayé
23:09beaucoup de choses
23:09et finalement,
23:11le constat,
23:11la réalité,
23:12c'est que pour l'insécurité,
23:14malheureusement pour l'économie,
23:15que ce soit nos finances
23:16ou le chômage
23:17alors que c'était
23:18l'un des défis
23:19de votre gouvernement
23:20et puis d'Emmanuel Macron aussi
23:22et c'est vrai
23:22qu'à un moment donné,
23:23on avait l'impression
23:24qu'il allait gagner
23:24cette bataille,
23:25on n'a pas réussi.
23:27Comment vous l'expliquez ça ?
23:28Je le redis,
23:30je pense que le chômage
23:31a quand même
23:33significativement baissé,
23:34on a effectivement
23:36aussi des progrès
23:37sur la baisse
23:39des émissions de gaz
23:40à effet de serre,
23:41on a mis beaucoup
23:42de moyens supplémentaires
23:43pour la transition
23:44sur la sécurité
23:46et donc,
23:47il faut aussi
23:48pouvoir agir
23:48dans la durée
23:49et je pense
23:50que c'est très important
23:51qu'on se préoccupe
23:52pas seulement
23:53de faire des annonces
23:54mais de suivre
23:54la mise en oeuvre
23:55très concrète
23:56sur le terrain,
23:57pas de voter
23:58des lois en permanence
23:59mais de s'assurer
24:00que les textes
24:01d'application,
24:02les décrets sont pris
24:03et qu'on suit attentivement
24:05les résultats
24:06qu'on peut proposer
24:07aux Français.
24:08Encore quelques questions
24:09avec vous.
24:10Elisabeth Borne,
24:11j'aimerais connaître
24:11votre position
24:13sur ce qui se passe,
24:14ce n'est pas anodin
24:14à Cannes,
24:15vous savez,
24:16les 600 signataires
24:17contre Vincent Bolloré
24:18qui ne veut plus
24:18travailler avec eux,
24:20vous avez des réactions
24:20à le maire de Cannes,
24:21David Disnard
24:22qui accuse les signataires
24:23de mordre la main
24:24qu'il est nourri,
24:25ils auraient dû aller voir
24:25le film sur Jean Moulin
24:26dit-il.
24:27Vous avez Jean-Luc Mélenchon
24:28qui parle du censeur Bolloré
24:30qui veut démanteler
24:31les monopoles.
24:32Je rappelle que dans votre livre
24:34vous évoquez vous-même
24:35à ce qui concerne
24:36les médias,
24:37la concentration des médias,
24:38autre monopole.
24:39Où est-ce que vous vous situez
24:40dans ce débat à Cannes ?
24:42Alors,
24:43je ne veux pas forcément
24:43entrer dans le débat
24:46précisément
24:46qui se tient à Cannes.
24:47Je dis que
24:48la concentration des médias
24:49c'est un problème,
24:51je dis que
24:51les réseaux sociaux
24:52et les manipulations
24:54d'informations
24:54c'est un problème,
24:55que c'est important
24:56qu'on ait
24:58des médias
24:59variés,
25:00qu'on ait un service public
25:02auquel moi je crois
25:03et je suis attaché
25:04de l'audiovisuel.
25:05Il faut démanteler
25:06les monopoles
25:07comme le dit
25:07Jean-Luc Mélenchon ?
25:08Je ne crois pas
25:10qu'il y ait de monopoles
25:11aujourd'hui.
25:12Je pense que c'est important
25:13qu'on ait une diversité
25:15de médias,
25:16d'informations
25:17et qu'on ait aussi
25:19des règles
25:20qui s'appliquent
25:21sur les réseaux sociaux
25:22où c'est aujourd'hui
25:24disons-le
25:24la loi de la jungle
25:25qui s'impose
25:26sur les réseaux sociaux.
25:27Et les 600 signataires
25:28ils ont tort
25:29ou raison
25:29à vos yeux
25:30de critiquer
25:31la présence
25:32de...
25:33l'appartenance
25:34de Canal Plus
25:36au groupe Bolloré ?
25:37Ils ont raison
25:37ou ils ont tort ?
25:39Honnêtement,
25:40je ne vais pas rentrer
25:40dans le débat
25:41entre ceux
25:41qui ont commencé
25:42par dire
25:43qu'ils ne voulaient
25:44plus programmer
25:45un certain nombre
25:46de personnes
25:47parce qu'elles avaient
25:48critiqué Bolloré,
25:49ceux qui répondent
25:50que du coup
25:50ils boycottent Canal Plus
25:52donc je crois
25:53que ce n'est pas
25:53forcément un débat
25:54au niveau des enjeux.
25:56D'avoir une information
25:58pluraliste,
25:59d'avoir des médias
26:00qui peuvent délivrer
26:02des informations
26:03avec des points de vue
26:05différents,
26:05ça me semble
26:06évidemment essentiel.
26:07Bon,
26:07donc ils n'ont pas
26:08tout à fait raison
26:09d'avoir rédigé
26:11cette pétition
26:12si je vous suis.
26:13Je pense que
26:14chacun peut prendre
26:15ses responsabilités
26:16et aller dans les médias
26:17qui sont variés
26:18aujourd'hui.
26:19Oui,
26:19dernière question
26:20Elisabeth Borne
26:21pour vous ce matin
26:22sur Sud Radio.
26:23C'est Laura
26:23qui nous appelle
26:24de Pau.
26:25Bonjour Laura.
26:26Oui,
26:26bonjour.
26:27Bonjour madame.
26:28Allez-y,
26:29votre question.
26:29Oui,
26:30les femmes ont longtemps
26:31été tenues loin
26:33de la vie politique.
26:34Pensez-vous aujourd'hui
26:35qu'elles ont trouvé
26:36toute leur place
26:36et que pensez-vous
26:37de la parité
26:39homme-femme
26:39aujourd'hui
26:39en politique
26:40et en France ?
26:41Alors je pense
26:41qu'on est loin du compte
26:42aujourd'hui.
26:44Vous savez madame,
26:44on a des listes paritaires
26:46aux élections municipales
26:47par exemple,
26:48mais je constate
26:49que parmi les maires
26:50il y a 80% d'hommes
26:51et puis vous aurez peut-être
26:52vu que pour
26:53les débats
26:54de la présidentielle,
26:56ça ne choque
26:57aucun magazine
26:58d'avoir des unes
27:00dans lesquelles
27:00on vous présente
27:01uniquement des candidats
27:02hommes
27:03et dans toutes les instances
27:05qui se réunissent
27:06pour parler
27:06des prochaines échéances,
27:08on peut noter
27:09qu'il n'y a que des hommes.
27:10Marine Le Pen
27:12qui pourrait être
27:13la présidente.
27:15Et donc je crois
27:16qu'il y a encore
27:17du chemin à faire
27:17pour avoir une véritable
27:18parité en politique.
27:20Oui,
27:21mais ça dépend de vous aussi.
27:23Elisabeth Borne
27:23par exemple,
27:24dans votre camp,
27:26Edouard Philippe
27:26comme Gabriel Attal
27:28y vont,
27:28ils sont candidats.
27:29Vous,
27:30vous hésitez ?
27:31Oui,
27:31mais enfin vous voyez,
27:32je pense qu'Yael
27:34Bronpivet
27:34a eu l'occasion
27:35de le dire,
27:35quand il y a des instances
27:37de coordination,
27:38il n'y a aucune femme
27:39autour de la table.
27:40Donc je pense que ces messieurs
27:41seraient bien inspirés
27:42de remarquer que la moitié
27:44de l'humanité
27:44ce sont des femmes
27:45et qu'il faut leur donner
27:46leur place.
27:48Une femme présidente
27:50il serait temps,
27:50non ?
27:51Franchement,
27:52je pense que ça serait
27:54une bonne chose
27:55pour notre pays.
27:56Alors ensuite,
27:56on verra comment la campagne
27:58avance dans les prochains mois.
28:00Si c'est Marine Le Pen,
28:01c'est une bonne chose ?
28:02Non,
28:02je ne pense pas.
28:03C'est pas n'importe quelle femme.
28:06Merci en tout cas
28:07Elisabeth Borne
28:08d'avoir répondu
28:09avec Franchise
28:10à toutes les questions
28:12par Laura,
28:13Laurent et Diane
28:14qui étaient avec nous
28:15et puis vous
28:16et à Jean-François
28:17qui lit.
28:17Je rappelle votre livre
28:18Réveillons-nous
28:19aux éditions Robert Laffont.
28:21Nous continuons.
28:22Vous pouvez réagir
28:23sur toute l'actualité
28:24comme par exemple,
28:25évidemment,
28:25on l'a évoqué
28:26Canal+,
28:27est-ce que les professionnels
28:28du cinéma
28:29ont raison ou ont tort
28:30de tirer
28:31sur ceux
28:32qui ont parti
28:32les financés ?
28:33Est-ce que vous estimez
28:34qu'une partie du cinéma
28:35français
28:36fait un mauvais procès
28:38à Canal+,
28:38j'aimerais vous entendre ?
28:40N'est-ce que les Marseille
28:40dans l'air
28:40dans les t Livres
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