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Avec Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer

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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-05-28##

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News
Transcription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili.
00:06Et votre invité politique ce matin, Jean-François Aquili, sur Sud Radio, c'est Naïma Moutchou, donc la ministre des
00:13Outre-mer.
00:13Bonjour Naïma Moutchou.
00:15Bonjour.
00:15Le code noir est en train d'être aboli aujourd'hui à l'Assemblée Nationale.
00:21Nous découvrons que les textes qui régissaient l'esclavage aboli en 1848 n'ont jamais été abrogés depuis.
00:32Oui absolument, c'est vrai.
00:33C'est vrai, ça peut paraître surprenant.
00:35La question mémorielle c'est toujours du temps très très long.
00:38Et on s'est rendu compte effectivement que...
00:39Ça fait 178 ans, c'est très long.
00:42Oui, près de deux siècles.
00:44Alors on a aboli l'esclavage en 1848, mais c'est vrai qu'on a laissé le code noir demeurer
00:48dans notre droit.
00:49C'est-à-dire le code qui avait organisé l'esclavage, organisé l'inhumanité,
00:53qui avait réduit à l'état de bien meubles, comme c'est écrit dans le code noir des hommes, des
00:57femmes et des enfants.
00:58Eh bien le moment est venu, c'est ce matin à l'Assemblée Nationale.
01:01Nous abrogerons le code noir et donc nous ne tournerons pas une page de l'histoire, mais nous la regarderons
01:06en face.
01:06Et c'est ça qui est important parce que nous avons besoin de cette lucidité pour avancer sur ces sujets
01:11importants pour la cohésion de la nation.
01:13Naïma Moutchou, vous dites regarder en face une page de l'histoire, abrogation oui,
01:17mais est-ce qu'il y aura des réparations également ? Est-ce que c'est prévu ?
01:21Emmanuel Macron avait dit que c'est une question sur laquelle il ne faut pas non plus faire de fausses
01:25promesses.
01:25Oui, c'est vrai qu'il faut être sérieux, mais il faut aborder aussi ce sujet avec beaucoup de respect.
01:34L'abolition du code noir, l'abrogation du code noir, c'est aussi la question des descendants d'esclaves,
01:39de ce qui s'est transmis de génération en génération.
01:42Et ce sont aussi des blessures et donc il faut parler de réparation.
01:44Alors la question c'est toujours de savoir comment on répare l'irréparable parce que l'esclavage est un crime
01:48contre l'humanité.
01:49Donc c'est irréparable par nature et par principe.
01:52Mais il faut toujours tendre à la réparation.
01:54Réduire à une logique comptable, de l'aveu même d'ailleurs des descendants d'esclaves,
01:58il y a une forme d'abaissement là-dedans.
02:00Moi je dirais que la réparation c'est d'abord et avant tout ce qu'on fait ce matin,
02:03c'est-à-dire regarder les choses en face, les affronter.
02:06C'est ensuite tout le travail historique qu'on mène.
02:08Travail d'archives, aller chercher les noms.
02:10Vous savez que les esclaves, d'un point de vue juridique, n'avaient pas d'identité, n'avaient pas de
02:14noms.
02:14On est allé chercher les noms.
02:15On va construire un mémorial l'année prochaine où seront inscrits 214 000 noms d'esclaves qu'on a retrouvés.
02:23C'est la question de la transmission à l'école, de cette histoire.
02:25Parce que là aussi, je veux dire, si on doit parler aujourd'hui d'abrogation du code noir,
02:29des conséquences de l'esclavage, il faut qu'on puisse transmettre tout ça à nos enfants,
02:33que ça vive dans la mémoire, dans le récit national.
02:35Une question très précise, est-ce qu'il faut aller plus loin et accéder aux demandes de nombreux collectifs ultramarins
02:41qui réclament ces réparations, donc forcément financières ?
02:46Un aspect financier, oui ou non ?
02:48Le président de la République n'a pas annoncé de réparations matérielles ou financières.
02:51Donc il n'aura pas ?
02:52Il a annoncé que le travail de réparation devait se poursuivre sur le plan mémoriel, sur le plan historique,
02:59sur le plan, encore une fois, de ce qu'on transmet dans les établissements, notamment à l'école,
03:04pour faire que chacun puisse apprendre l'histoire et puisse en tirer les conséquences dans sa propre vie.
03:11C'est le plus important.
03:13Ce sera mémoriel, mais pas financier.
03:15Ce sera mémoriel, ce ne sera pas financier.
03:17Mais ce n'est pas une question qui doit être éludée.
03:20On ne balaie pas ça d'un revers de main, ça reste un débat sérieux.
03:23On aura la question, tout à l'heure d'ailleurs, à l'Assemblée nationale, des députés se sont saisis de
03:27cette question de la réparation financière.
03:29Je pense qu'il faut avancer par étapes.
03:31L'étape que nous passons aujourd'hui, elle est déjà très importante, elle est très symbolique,
03:35elle est probablement historique, et ce sera un moment de cohésion.
03:38Je crois qu'il faut d'abord profiter de cet espace, il est assez rare en politique.
03:43Vous avez vu que le Parlement, dans un autre registre, mais toujours mémoriel,
03:46le Parlement algérien, c'était en mars, qui a retiré l'exigence d'excuses officielles et de réparations généralisées
03:53dans cette loi qui criminalise la colonisation française.
03:56Vous diriez aujourd'hui que dans cet esprit, il y a un pas vers la reconnaissance et l'apaisement,
04:02sachant que certains dénoncent des comportements dans la classe politique néocoloniaux
04:09et des partis racistes héritiers directs de ce passé collectif.
04:13Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ? Est-ce qu'il faut remettre de l'huile sur
04:17le feu ?
04:18Alors, moi je ne suis jamais partisane de remettre de l'huile sur le feu.
04:22Moi je pense aux populations, d'abord.
04:24Vous avez parlé de l'Algérie, je pense au peuple algérien.
04:26Je pense aux rapports que nous avons avec les Algériens.
04:29Ils sont nombreux au sein de la nation.
04:32Les Algériens, les Franco-Algériens, il ne faut pas tout mélanger, il ne faut pas faire d'amalgame.
04:37Les rapports qu'on peut avoir avec le gouvernement algérien, parfois le rapport de force.
04:41D'abord il est historique, il ne date pas d'il y a quelques jours.
04:44Il est normal, il est normal parce que d'abord c'est l'histoire, c'est aussi la mémoire.
04:49Il y a des relations très anciennes, parfois difficiles, nous le savons bien.
04:53Et donc là aussi c'est un sujet qu'il faut affronter.
04:55Pas au détriment, encore une fois, de la cohésion et des rapports que nous avons avec des Français ou des
05:01Franco-Algériens sur ce territoire.
05:04Il faut faire très attention.
05:05Naïma Moutchou, nous allons parler du contexte, le quotidien des Français, confronté à la canicule, à l'inflation, à la
05:11hausse des prix des carburants,
05:12notamment dans les territoires, dans les Outre-mer, dont vous avez la charge.
05:17La réunion interministérielle voulue par Sébastien Lecornu, cet après-midi, vous en êtes ?
05:23Alors, je participe à de très nombreuses réunions dans le cadre de la lutte contre la vie chère ou pour
05:32les réponses à apporter en matière de crise énergétique.
05:35Pas à celle-ci, effectivement.
05:36Pourtant, vous êtes concerné par les Outre-mer. Elle n'arrive pas un peu tard, cette réunion ? Franchement, l
05:40'épisode caniculaire date de plusieurs jours.
05:42Nous touchons presque à la fin de cet épisode-là. Et une réunion pour dire quoi au juste ?
05:47C'est des réunions qui permettent de tirer le bilan, de se projeter aussi, mais parce que des réponses ont
05:51été apportées.
05:53On a déjà tiré les conséquences de précédentes canicules.
05:56Ce n'est pas un phénomène nouveau, malheureusement, puisque nous affrontons désormais le dérèglement climatique de manière régulière.
06:04Il y a une prise de conscience des gouvernements qui nous ont précédés.
06:08C'est de la communication ?
06:10Non, ce n'est pas de la communication. Ce n'est jamais de la communication sur des sujets aussi sérieux,
06:13qui peuvent d'ailleurs attenter à la vie de nos concitoyens.
06:17On l'a vu, les épisodes caniculaires qui ont été très meurtriers.
06:21Donc, non, c'est un sujet que nous traitons avec beaucoup de vigilance.
06:24Le Premier ministre est très engagé sur ces questions.
06:26Mais pour dire quoi ? Soyez prudents ?
06:28Pour regarder ce qui se passe, c'est pour apporter des solutions, pour nous projeter aussi.
06:33Parce que ce ne sont pas des épiphénomènes, on le sait.
06:35Quelque chose qui va revenir, et donc, à l'occasion de ces réunions, ça permet de mettre les choses sur
06:40la table.
06:40Alors, même si vous n'en êtes pas, Naïma Moutchou, qu'est-ce qui est mis en place dans les
06:44territoires d'Otormir,
06:45notamment sur la vie chère et les carburants ?
06:48Les prix sont fixés, sont plafonnés en réalité.
06:53Oui, absolument.
06:53Donc, c'est possible.
06:54C'est un mécanisme un peu particulier dans les territoires ultramarins.
06:57Vous avez des prix plafonnés par le préfet, réglementés.
07:00En réalité, on fixe le prix en fonction du cours, du prix du carburant du mois précédent.
07:06Donc, c'est possible. On peut plafonner.
07:06Ça a été dit non pour le niveau national, mais oui pour les territoires d'Otremers.
07:09Mais vous savez bien que les Outre-mer bénéficient de dispositifs très adaptés.
07:13Les Outre-mer ne peuvent pas être traités comme l'Hexagone.
07:15Ce sont des territoires à part entière, très éloignés, qui n'ont pas les connexions que nous avons, nous, pour
07:20acheminer du pétrole.
07:21La Guyane, c'est très très loin. C'est l'Amérique du Sud.
07:24Le Pacifique, c'est aussi très très loin.
07:25Donc, on a des réponses au plus près de ces territoires, spécifiques, et c'est normal.
07:31Et il faut continuer à le faire.
07:33Si on veut des réponses réalistes, il faut traiter les Outre-mer comme les territoires qu'ils sont.
07:37J'ai vu qu'il y a des mesures pour les piroguiers de Guyane.
07:40Est-ce que ce type d'aide, j'imagine, par rapport au prix du carburant,
07:44est-ce que ces mesures vont être généralisées à l'ensemble des territoires d'Outre-mer ?
07:48Ils sont confrontés à la même difficulté.
07:49On avance par étapes.
07:50Vous savez d'abord que toutes les mesures qui ont été annoncées par le Premier ministre,
07:53les mesures générales, elles s'appliquent également aux territoires ultramarins, bien sûr.
07:57Donc, les aides pour les gros rouleurs, pour les travailleurs modestes,
08:00pour les pêcheurs, les agriculteurs, tout ça a vocation à s'appliquer.
08:02Mais encore, question de plus.
08:05Et cette aide aux piroguiers pour la Guyane,
08:07parce que la pirogue, c'est un moyen de déplacement en Guyane, très fréquent.
08:12Vous avez besoin d'aller travailler, de faire vos courses, d'acheminer des marchandises,
08:17ou de vous déplacer pour un rendez-vous médical, c'est la pirogue.
08:19C'est beaucoup la pirogue.
08:20Est-ce que ça va être généralisé dans tous les territoires d'Outre-mer ?
08:22Non, mais tous les territoires...
08:23Alors, typiquement, la Guyane, ce n'est pas la Martinique.
08:26Non.
08:26Et la Martinique, ce n'est pas la Polynésie française.
08:28Donc, il faut des réponses adaptées.
08:30D'abord, pour la Guyane.
08:32Et puis ensuite, si besoin, pour les autres territoires.
08:34Je l'ai toujours dit.
08:35Je l'ai toujours dit.
08:36Nous serons au rendez-vous sur ces sujets de nos compatriotes ultramarins.
08:40S'il y a besoin d'aller plus loin, le Premier ministre l'a dit et il l'a redit,
08:43il y aura des dispositifs spécifiques.
08:45Naïma Mouchou, Mayotte est confrontée au risque d'Ebola.
08:49En première ligne, doit-on craindre une extension du virus à Mayotte,
08:54mais aussi, on va dire, sur le territoire en métropole ?
08:59Alors, les autorités sanitaires disent que le risque à Mayotte est très faible.
09:04Alors, très faible, ça ne veut pas dire inexistant.
09:06Et Mayotte ne peut pas être regardée comme un territoire d'Hexagone,
09:09ce n'est pas le Val d'Oise.
09:10Mayotte, c'est un territoire qui est très fragile, déjà.
09:12Qui a subi des catastrophes naturelles,
09:16qui subit une pression démographique, une pression migratoire aussi.
09:19Une migration massive, venue d'Afrique ?
09:21Absolument.
09:22Venue des Grands Lacs, venue notamment du Congo, du Rwanda ou du Burundi.
09:26Et donc, on regarde la situation de très près.
09:28Tout un travail a été mené avec l'ARS, avec les services de l'État,
09:31avec le centre hospitalier, pour être prêt, bien sûr.
09:34Mais ce qu'on veut, c'est surtout anticiper.
09:35Donc, vous dites que l'Ebola est circonscrit à Mayotte ?
09:40On sait que Mayotte doit être regardée de manière très particulière.
09:44Donc, c'est sous-surveillance.
09:45C'est sous-surveillance à la fois des autorités sanitaires, mais pas que.
09:48On renforce aussi les dispositifs de flux migratoires.
09:50On a des discussions en ce moment avec le ministère de l'Intérieur
09:53pour renforcer la sécurité, pour renforcer les reconduites à la frontière.
09:57Il y a eu la colère d'Estelle Youssoufa, la députée,
10:01à l'égard de Laurent Nunez à l'Assemblée nationale.
10:03On avait tous suivi cet épisode quand elle le traite de planquée de l'intérieur,
10:07parce qu'il ne répondait pas directement à sa question.
10:10Est-ce qu'au fond, la déferlante migratoire à Mayotte
10:14est un problème que vous prenez vraiment à bras-le-corps ?
10:16Pas d'impression.
10:17Ça continue.
10:19Je peux partager la colère, les inquiétudes de la députée Estelle Youssoufa.
10:23Je n'en partage pas les termes, notamment les termes à l'égard du ministre de l'Intérieur.
10:27Vous les condamnez, ces termes ?
10:29Oui, je les condamne.
10:30Bien sûr que je les condamne, parce que les services sont mobilisés
10:32pour répondre aux immenses défis de Mayotte.
10:35Mayotte, vous l'avez dit, ce sont des flux migratoires hors normes.
10:39Je veux dire, aucun territoire de la République est confronté à ça,
10:41donc il faut y apporter des réponses.
10:42On le fait tous les jours.
10:43Vous avez des forces de sécurité présentes tous les jours
10:46qui démantèlent les réseaux, qui interpellent,
10:48qui assurent la sécurité, qui luttent contre l'habitat informel.
10:51Vous avez tous les jours des reconduites à la frontière.
10:53Il faut amplifier ce mouvement.
10:55Je suis d'accord avec ça.
10:56J'ai fait des propositions au ministère de l'Intérieur.
10:58Nous sommes en train d'en discuter.
11:01Des évolutions sont tout à fait possibles, tout à fait envisageables.
11:05Je veux rassurer les Mahorais.
11:06Je veux dire qu'on les comprend et qu'on ne les abandonnera pas.
11:09Naïma Mouchou, l'immigration au cœur de la campagne présidentielle qui s'ouvre.
11:12Vous êtes un soutien ardent d'Edouard Philippe.
11:16Que dites-vous de la proposition de Gérald Darmanin,
11:19votre collègue du gouvernement, d'un moratoire de trois années sur l'immigration ?
11:24Gérald Darmanin a raison de poser ce sujet sur la table.
11:27Il n'est pas candidat.
11:28Le sujet de l'immigration est un sujet important.
11:31C'est un sujet très clivant, très abrasif au sein de la société.
11:34Il faut apporter des réponses.
11:36C'est ce que nous faisons.
11:38Lui, au gouvernement, moi-même, nous assumons nos responsabilités.
11:41Mais nous sommes lucides aussi.
11:43C'est un immense défi.
11:44Ça fait partie des grands défis à venir.
11:46Il propose un moratoire.
11:47Pourquoi pas ?
11:48Il faut regarder aujourd'hui ce qui est possible de faire.
11:51Edouard Philippe, c'est l'immigration choisie.
11:53Oui, absolument.
11:54Depuis très longtemps, l'immigration choisie.
11:57Sur le modèle canadien.
11:58Mais moi, je trouve sain que dans le débat public puisse coexister un certain nombre de propositions pour les confronter,
12:03pour en parler et pour arriver aux solutions les plus réalistes, les plus efficaces possibles.
12:09Donc, sur le modèle canadien, effectivement, Edouard Philippe propose d'aller vers les quotas.
12:13Des quotas, des filières en tension.
12:14Pouvoir choisir notre immigration.
12:16C'est ce que je porte moi-même à ses côtés.
12:19Mais la proposition de Gérald Darmanin, elle mérite aussi d'être discutée.
12:23Vous avez vu la bagarre qui a démarré déjà.
12:26Ce n'est pas pour la rentrée.
12:26C'est tout de suite.
12:27Vous avez Gabriel Attal qui accélère, qui bientôt va talonner, voire dépasser votre candidat d'Eouard Philippe.
12:32Il y a ce risque-là d'une inversion des courbes d'intention de vote à la présidentielle ?
12:36Je ne crois pas que la présidentielle soit une course médiatique, une course de temps.
12:42Je crois plutôt, justement, que c'est une course au temps long.
12:47Chaque chose est son étape.
12:50Parce que, voyez bien qu'aujourd'hui, les Français ne se posent pas la question de la présidentielle.
12:55Ils sont dans le quotidien.
12:57Ils sont dans la vie de tous les jours.
12:58Ils se posent plutôt la question de la crise des carburants, de l'accès à l'emploi, de l'accès
13:01à la santé.
13:02Donc, voilà, on considère qu'on n'a pas à être dans le commentaire permanent et à faire tous les
13:06jours des meetings, tous les jours des rendez-vous.
13:08Vous avez vu que c'est très visible sur les réseaux sociaux.
13:10Vous avez vu, notamment, la députée du Var Rassemblement National, Doris Lavalette,
13:14qui moque les mocassins que porte Edouard Philippe à sa descente de train à Kiev pour sa visite à Volodymyr
13:22Zelensky.
13:22Vous en pensez quoi, vous, de ça ?
13:23Je pense que c'est de très mauvais goût, oui.
13:25Je pense que c'est de très, très mauvais goût.
13:27Edouard Philippe se déplace à Kiev, rencontre les maires, rencontre Volodymyr Zelensky.
13:33C'est un contexte de crise, c'est un contexte de guerre.
13:35Il prend ses responsabilités.
13:37Il travaille aussi sa stature internationale.
13:41Pendant que le Rassemblement National continue de fricoter avec la Russie.
13:44Bon, écoute, moi je renvoie Laure Lavalette et le Rassemblement National à leurs responsabilités vis-à-vis de la Russie.
13:50Il est pleinement dans sa campagne.
13:52Ultime question.
13:52Que dites-vous ?
13:53Vous avez vu Raphaël Glucksmann qui a fait l'actualité cette semaine, qui dit, au fond, je vous donne trois
13:57mois pour voir, pour convaincre.
14:00Voilà, c'est ce qu'il dit.
14:01Alors, oui, je trouve ça très curieux.
14:04Je trouve ça très curieux, ce préavis de trois mois.
14:07Edouard Philippe, en ce qui le concerne, travaille depuis des années déjà.
14:11Il sillonne le pays, il sillonne l'Hexagone, il sillonne les Outre-mer.
14:14C'est peu de candidats, on a une vision pour les Outre-mer, il en a une.
14:17Il va à la rencontre des gens, il crée ce lien de confiance.
14:19Je veux dire, il n'a pas de doute, lui, sur sa candidature et sur le fait que demain, il
14:22veut être président de la République.
14:24Et rendez-vous à la rentrée avec les concurrents, voir qui sera le premier, qui, au fond, se couchera, derrière
14:29qui ?
14:29Ça, c'est pour l'automne, j'imagine, Naïma Moutchou.
14:32Oui, alors, il y a des candidatures aujourd'hui, diverses et variées.
14:35C'est très bien, ça fait vivre le débat public aussi.
14:37Il y a des sensibilités différentes qui s'expriment.
14:40Mais il y aura, effectivement, le moment du rassemblement dans quelques mois.
14:43Merci à vous, Naïma Moutchou.
14:45Donc, le moment du rassemblement, ce qui veut dire qu'il y a le moment des divisions, quoi, pour l
14:50'instant, en fait.
14:51C'est ce que nous vivons.
14:52Il y a le moment des candidatures.
14:54Oui, oui, oui, c'est le printemps des divisions, avant peut-être l'automne du rassemblement.
14:58Nous, nous verrons.
14:59Allez, vous pouvez réagir 0826 300 300 à ce qui vient d'être dit.
15:03Nous aborderons cette question, en fait, du code noir.
15:06Est-ce que la brocation, qui est normale, alors, évidemment, c'était toujours dans les textes.
15:12C'est ça qui est quand même assez incroyable.
15:14Ce n'est plus dans la réalité.
15:16Est-ce qu'en revanche, ça rouvre beaucoup de choses et de séquences mémorielles sur la réparation ?
15:22Là, j'aimerais vous entendre 0826 300 300.
15:25On va revenir aussi sur l'une des autres questions, en fait, du jour.
15:28Évidemment, c'est la météo, la canicule.
15:30Et il y en a sur les réseaux sociaux qui contestent l'ampleur de cette canicule et de l'importance
15:36que l'on donne.
15:37Nous ne sommes qu'au mois de mai, évidemment.
15:39Et il y a déjà des températures caniculaires qu'on retrouve plutôt au mois d'août.
15:44Est-ce que vous trouvez normal qu'on aille jusqu'à insulter des présentateurs météo, qu'ils soient radio ou
15:50télé ?
15:50J'aimerais vous entendre 0826 300 300.
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