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  • il y a 11 minutes
Avec Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale,

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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-03-25##

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Transcription
00:00Jean-François Aquili.
00:02Et Jean-François Aquili, votre invité politique ce matin sur Sud Radio, c'est Yael Broun-Pivet, la présidente de
00:07l'Assemblée Nationale.
00:08Bonjour Yael Broun-Pivet.
00:10Bonjour.
00:11Soyez la bienvenue, nous allons évoquer avec vous la reprise des travaux parlementaires après la parenthèse des élections municipales.
00:17Quels sont les textes prioritaires à l'Assemblée d'ici 2027 ?
00:21Vous savez, il y a ceux qui vous disent, ce sera une année perdue, nous verrons avec vous.
00:25Mais tout d'abord, Yael Broun-Pivet, le climat politique, que dites-vous de ces maires ou ces élus sortant
00:31battus dans certaines mairies,
00:34chahutés, hués, insultés, conspués dans plusieurs villes ?
00:37Question de Vaud-en-Velin, Creil, Saint-Denis, Le Blanc-Ménil, Mante-la-Jolie.
00:41C'est un pur scandale, c'est un pur scandale déjà humain, parce que lorsqu'on est élu, on donne
00:49de sa vie, on donne de son temps, on donne son énergie.
00:52Pendant six ans, on se dévoue quand on est maire, mais quand on est parlementaire également, corps et âme, pour
00:58exercer son mandat pour ses concitoyens.
01:01Et voir que cet engagement total est ainsi conspué, hué, ça fait peur à voir.
01:11Et ça m'inquiète, ça m'inquiète, parce que vous savez, une démocratie, pour qu'elle fonctionne, elle a besoin
01:16d'électeurs et elle a besoin d'élus.
01:17Ça marche sur deux jambes. Et si les élus, on les conspue de la sorte et on les traite de
01:23la sorte, il n'y aura plus personne demain pour briguer des mandats et pour exercer la chose publique.
01:29Et dans ce cas-là, notre démocratie, elle sera morte.
01:31Et donc faites attention, prenez garde lorsque vous traitez les gens comme ça, parce que déjà demain, c'est vous
01:36qui serez traité comme ça.
01:37Et la démocratie est en danger. Donc prenons garde collectivement, respectons les électeurs et respectons les élus, ceux qui s
01:46'engagent.
01:46Disons les choses clairement, Yael Brun-Pivet, dans chaque cas, la mairie a été remportée par LFI ou par des
01:51listes d'hiver gauche soutenues fortement par la France insoumise.
01:54Est-ce que vous demandez ce matin, solennellement, à Jean-Luc Mélenchon et aux leaders insoumis de condamner ces violences
01:59?
01:59Alors moi, depuis longtemps, je ne demande rien et n'attends rien de Jean-Luc Mélenchon. Vous savez quel est
02:04mon rapport à ce sinistre personnage.
02:07En revanche, je vois la France insoumise, depuis des années, agir à l'Assemblée nationale.
02:14Je ne cesse de prononcer des sanctions à leur encontre parce qu'ils ont des comportements inacceptables et il ne
02:22faut pas laisser passer.
02:23Donc ça ne m'étonne pas, malheureusement, mais il faut absolument que tout le monde soit finalement assez réaliste et
02:32vigilant et qu'on ne se trompe pas sur effectivement qui sont les fauteurs de troubles.
02:39Parmi les réactions, il y a celle de Gabriel Attal.
02:41Telle est la rançon de la violence promue à chaque instant par la France insoumise, écrit-il sur X.
02:48Il dit que notre démocratie, notre République, nos élus locaux méritent mieux que la brutalité.
02:53Les torrents de haine promus par Jean-Luc Mélenchon et ses alliés, Gabriel Attal.
02:57Vous ne regrettez pas, Yael Brown-Pivet, aujourd'hui, au vu de ce qui se passe, d'avoir, quand je
03:01dis d'avoir, c'est le camp du Président de la République,
03:04entre autres, a appelé à voter LFI aux dernières législatives pour faire barrage au Rassemblement national.
03:09Quand on voit ce qui s'est passé là ?
03:11Alors, aux dernières élections législatives, en 2024, nous avons fait un barrage républicain à l'endroit du Rassemblement national et
03:19je ne le regrette absolument pas.
03:21Après, moi, j'ai toujours été très vigilante sur les appels à voter la France insoumise.
03:28Je n'ai pas appelé globalement à voter pour la France insoumise.
03:32J'ai soutenu, ça et là, des candidats valeureux, tel ma vice-présidente Caroline Fiat, qui a malheureusement perdu.
03:38Mais l'appel à voter d'une façon globale pour la France insoumise, ça, ça n'est pas possible et
03:43envisageable.
03:44Vous estimez toujours, aujourd'hui, le RN plus dangereux que les filles ?
03:48Parce que, je vous ai entendu sur BFM TV, pardonnez-moi, vous avez dit, élection après élection, le RN est
03:52obligé de faire le ménage dans ses rangs.
03:54Il reste en dehors du champ républicain, avez-vous dit ?
03:56Alors, en fait, il faut se méfier des deux extrêmes. Et moi, je suis une modérée, je suis une centriste.
04:02Et donc, forcément, les deux extrêmes, ce n'est pas ma tasse de thé, que ce soit l'extrême gauche
04:06ou l'extrême droite.
04:07Alors, après, j'entends bien, est-ce qu'on met un Seigne égal ou pas ?
04:10Mais en fait, ils représentent pour moi, tous les deux, un danger pour notre République, un danger pour nos valeurs.
04:16La France insoumise, ça n'est plus à démontrer.
04:18On voit que c'est un parti qui entraîne du désordre, du chaos, qui se joue de toutes les règles
04:25les plus élémentaires de la vie en commun.
04:30Le même combat, c'est le combat contre les extrêmes. Ça, c'est très clair.
04:35Mais pas pour les mêmes raisons. Le RN est plus polissé à l'Assemblée nationale, tout le monde le constate.
04:41En revanche, les idées qu'il charrie sont tout aussi nauséabondes à mes yeux.
04:45Et je les combats de la même façon. Moi, je suis une modérée, radicalement modérée.
04:50Avant de parler des textes, où est passé, au fait, vous êtes la patronne de l'Assemblée, jusqu'à preuve
04:55du contraire.
04:55Où est passé Raphaël Arnaud ? C'est la conséquence de l'assassinat, du meurtre de Quentin de Ranque à
05:01Lyon.
05:02Où est-il ? Il n'a pas fait son retour dans l'hémicycle. Est-ce qu'il est souhaitable,
05:06ce retour ?
05:06Écoutez, alors moi, je ne l'ai pas revu jusqu'à nouvel ordre.
05:12Parce qu'il y a une reprise, quand même.
05:13On a repris les travaux hier, effectivement, après des semaines de suspension pour les élections municipales.
05:18Parce que j'avais beaucoup de parlementaires qui étaient engagés sur le terrain pour les élections municipales.
05:22Près de 80 parlementaires étaient candidats. 38 ont été élus.
05:27Et donc, il fallait faire campagne.
05:29Nous sommes avant tout des hommes et des femmes politiques.
05:32Raphaël Arnaud, écoutez, il peut juridiquement faire son retour.
05:35Puisqu'il a un mandat qui n'a pas cessé.
05:38Et moi, je n'ai pas le pouvoir d'empêcher Raphaël Arnaud de revenir siéger dans l'hémicycle.
05:43En revanche, je trouve qu'à titre personnel, moral, il est difficile de représenter la nation
05:50lorsque l'on a ce type de comportement.
05:54Et lorsqu'on s'entoure de personnes qui ont maille à partir.
06:00Il n'a plus sa place dans l'Assemblée nationale, selon vous ?
06:01Parce qu'il se tait pour l'instant. Il s'est silencie.
06:04Écoutez, c'est à lui de le décider s'il reviendra et s'il exprimera des votes dans l'hémicycle.
06:10En tout cas, moi, personnellement, j'estime qu'on peut difficilement représenter les citoyens et la nation
06:15lorsque l'on a ce type de comportement.
06:17Vous avez vu que vous a été reproché de la minute de silence pour Quentin Doran
06:20qui a eu les révélations sur Mediapart et les autres. Vous regrettez ?
06:23J'ai vu. Alors, c'est toujours très difficile de prendre ce type de décision sur les minutes de silence.
06:29C'est une décision, et c'est important que vos auditeurs l'entendent,
06:33qui a été prise collectivement avec les 11 présidents de groupe.
06:36C'est un président de groupe, celui de l'UDR, qui l'a sollicité.
06:39Et moi, je n'ai pas le pouvoir de voter.
06:42J'ai interrogé les présidents de groupe politique
06:44et tous les 11 présidents de groupe ont accepté de faire cette minute de silence.
06:49Et nous l'avons faite.
06:50Maintenant, effectivement, lorsqu'on regarde le profil de Quentin Doran,
06:54effectivement, si on avait su, à ce moment-là, qu'il avait ce profil-là,
06:59je pense que, probablement, que la décision n'aurait pas été la même.
07:04Voilà. Et que nous ne l'aurions pas faite, en tout cas, effectivement.
07:09Je pense qu'aujourd'hui, on peut regretter d'avoir eu cette minute de silence.
07:14Compte tenu du personnage, maintenant, ce que nous ne pouvons pas regretter,
07:18c'est la condamnation de la violence en politique.
07:21On ne peut pas accepter cette violence.
07:23Et surtout, moi, je suis maman.
07:25J'ai cinq enfants. J'ai des enfants qui s'intéressent à la politique.
07:28Et donc, je ne peux pas tolérer que dans notre pays,
07:31nos jeunes se retrouvent dans la rue et se tapent dessus pour des opinions politiques,
07:36jusqu'à la mort.
07:37Ça n'est pas acceptable dans une démocratie.
07:39De la même façon, nous avons ouvert cette émission sur la violence en politique
07:43vis-à-vis d'anciens élus.
07:45Enfin, il faut qu'on calme tous le jeu.
07:48Nous ne pouvons pas tolérer cette montée inexorable de la violence.
07:52Yael Broun-Pivet, la fin de vie, l'examen des deux propositions de loi sur l'aide à mourir
07:56et les soins palliatifs, reporté au mois de mai au Sénat.
08:00Est-ce que vous avez été prévenu ?
08:02Je sais que vous tenez beaucoup à ce texte.
08:04Qui freine ? Est-ce que c'est Gérard Larcher ?
08:06Est-ce que c'est la majorité à l'air sénatoriale ?
08:09Vous avez vu ce que dit Politico ?
08:12Au fond, les sénateurs de droite hostiles au texte, je lis, ne voulaient pas débattre
08:17de l'aide à mourir les 1er et 3 avril, pile pendant la semaine sainte qui précède Pâques
08:22dans la tradition chrétienne.
08:24Moi, je suis très déçue et depuis ce nouveau report, j'ai reçu beaucoup de témoignages
08:29de personnes qui sont vraiment dans la souffrance et qui attendent ce texte depuis des années.
08:34Donc, moi, je ne comprends pas ce report, je le désapprouve profondément.
08:39L'Assemblée nationale s'est exprimée à deux reprises récemment, très largement.
08:44Nous représentons la nation, nous représentons les citoyens.
08:46Le peuple français attend dans une grande majorité ce texte.
08:51Il nous faut avancer, il faut arrêter de tergiverser, il faut arrêter de traîner les pieds.
08:55Moi, je suis une très grande défenseuse du bicamérisme et je défends le Sénat.
08:58Mais là, il faut arrêter, il faut avancer et on ne peut pas utiliser des artifices,
09:05quels qu'ils soient.
09:06Vous l'avez dit, Gérard Larcher ?
09:07Je l'ai dit hier soir à Gérard Larcher, puisque je l'ai vu à l'Elysée,
09:10nous avions une réunion avec le président de la République et le Premier ministre.
09:13Je lui ai dit ce que je pensais de cet énième report.
09:17Moi, j'ai un engagement très clair vis-à-vis des Français, vis-à-vis des parlementaires.
09:21Ce texte doit être voté avant l'été 2026 et je mettrai tout en œuvre pour qu'il le soit.
09:29Je n'en peux plus de ces tergiversations sur ce sujet.
09:34Avec une procédure accélérée éventuellement ?
09:36Ce n'est pas une procédure accélérée, c'est une procédure normale.
09:39Mais il faut absolument aboutir, les Français l'attendent.
09:43Et vous savez, quand on fait de la politique, si on n'est pas à l'écoute du peuple,
09:46si on n'est pas à l'écoute de ce que demandent les concitoyens, on ne sert à rien.
09:50Et donc là, moi j'ai un engagement très clair, les Français l'attendent et nous devons voter ce texte.
09:55Autre engagement, vous avez rappelé votre statut de maman ce matin.
10:00La protection de l'enfance, il y a ces révélations accablantes, à Paris notamment.
10:07Là aussi, il faut voter cette loi ?
10:11Alors là aussi, moi je me bats pour...
10:14Il y a un calendrier qui est improbable.
10:16Alors enfin, enfin déjà, ce texte est mis à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale.
10:20Nous avons eu une commission d'enquête, nous avons une délégation aux droits des enfants
10:24que j'ai créée à l'Assemblée nationale avec l'accord de l'ensemble des groupes politiques.
10:29C'est une préoccupation majeure.
10:30Ça fait des mois que nous demandons l'inscription d'un texte sur l'aide sociale à l'enfance.
10:34Nous avons enfin obtenu gain de cause.
10:37Vous savez, les enfants qui sont confiés à l'aide sociale à l'enfance,
10:40c'est près de 400 000 enfants qui, sur une année, sont à l'aide sociale à l'enfance.
10:45Et l'enfant, la République est un parent défaillant.
10:48Nous ne nous occupons pas bien de ces enfants.
10:51Et au-delà du scandale démocratique républicain,
10:55c'est aussi quelque chose qui est dramatique pour la vie en société.
11:00Figurez-vous que un tiers des enfants délinquants, un tiers des mineurs délinquants
11:08sont des enfants qui sont passés par l'aide sociale à l'enfance.
11:11Un tiers.
11:12Alors quand on parle de la délinquance des mineurs,
11:16et que j'entends certains dire qu'il faut enlever l'excuse de minorité,
11:21il faut sévérité, sévérité, sévérité.
11:23Oui, il faut sanctionner.
11:25Mais occupons-nous aussi de ces enfants avant qu'ils ne deviennent délinquants.
11:29Et quand ils nous sont confiés, quand ils sont confiés à l'État,
11:32eh bien c'est à l'État de faire son boulot.
11:34Et donc l'aide sociale à l'enfance doit être profondément réformée.
11:38Et ça ne peut plus attendre.
11:39Et ça c'est un enjeu transpartisan.
11:41Moi j'entends ceux qui disent que 2026 on ne fera rien à l'Assemblée nationale.
11:45Eh bien moi ma responsabilité en tant que présidente de l'Assemblée nationale,
11:48c'est de faire de cette année utile,
11:50aide sociale à l'enfance, aide à mourir,
11:52loi de programmation militaire, sécurité du quotidien.
11:55Nous avons beaucoup de sujets qui peuvent rassembler les élus de tous les bords.
11:59L'aide sociale à l'enfance, c'est un travail transpartisan que nous pouvons mener.
12:03Et nous pouvons aussi montrer le meilleur visage de l'Assemblée nationale sur ces sujets-là.
12:06Vous avez établi les priorités avant 2027.
12:08D'un mot sur le scandale du périscolaire à Paris,
12:11est-ce que vous pensez qu'il faudrait une commission d'enquête parlementaire,
12:13comme il y a eu pour Betaram ?
12:14Pourquoi pas ?
12:15Franchement, il y a eu manifestement des dysfonctionnements.
12:19Les commissions d'enquête, ça sert à ça.
12:20J'ai entendu, vous savez, sur l'affaire Epstein,
12:23qu'on voulait une commission d'enquête pour essayer de traquer les coupables.
12:26Ce n'est pas le boulot du Parlement, ça c'est le boulot de la justice.
12:29En revanche, le boulot du Parlement, c'est de dire,
12:31il y a eu des dysfonctionnements, il y a eu des retards,
12:34il y a eu des alertes qui n'ont pas été entendues.
12:36Là, oui, le Parlement peut faire son travail d'enquête.
12:39Donc, dans ces conditions, sur l'affaire à Paris et sur l'affaire Epstein,
12:43s'il s'agit de pointer des dysfonctionnements,
12:45il faut que l'Assemblée nationale et le Sénat fassent leur travail.
12:48Il ne faut pas confondre les deux,
12:50mais quand il y a manifestement des problématiques de fonctionnement,
12:54l'Assemblée nationale a toute sa place au travers de ces commissions d'enquête
12:57et donc, sur ces sujets-là, évidemment, commissions d'enquête.
13:00Il nous reste quelques secondes avant de donner la parole aux auditeurs.
13:02Une commission d'enquête, vous dites très bien.
13:052027, la présidentielle, vous l'avez évoquée à l'instant.
13:08Vous avez vu ce que dit Rachida Dati dans le Figaro battu à Paris.
13:11Donc, elle dit que la division des forces du centre de la droite a été mortifère.
13:15Elle dit aussi que dès l'instant où Gabriel Attal n'a pas souhaité nous soutenir au premier tour,
13:19il a acté la division et en cela, il a accéléré le risque de l'échec.
13:24Donc, elle pointe le patron de Renaissance, en l'occurrence.
13:30C'est le syndrome de la division, c'est ce qui guette votre camp ?
13:33Alors, il y a deux écueils qu'il faut éviter.
13:38On l'a vu dans ces élections municipales,
13:39mais que ce soit à Paris, que ce soit sur les ralliements France Insoumise, PS, etc.
13:46Ça ne marche pas.
13:47Donc, je crois que les Français, ils veulent deux choses.
13:49Ils veulent de la clarté et donc de la clarté sur la ligne,
13:52sur ce que l'on porte et effectivement de l'union.
13:55Et c'est à ça qu'il faut qu'on travaille.
13:57Donc, moi, j'entends beaucoup un candidat, un candidat, un candidat.
13:59Oui, un candidat, mais sur un projet aussi.
14:02Ça ne peut pas être un candidat sur mille et un projets qui nous divisent.
14:06Moi, je viens de la social-démocratie.
14:09Donc, moi, je suis à nouveau très centriste, très marcheuse.
14:12Moi, je crois dans le dépassement des clivages.
14:14Je crois dans le rassemblement des forces.
14:16J'appelle à cela depuis des années.
14:18C'est à cela que j'oeuvre à l'Assemblée nationale.
14:20Le camp des modérés doit se mettre à table et travailler ensemble.
14:25d'Edouard Philippe et Olivier Faure, en passant par les marcheurs,
14:30les démocrates, les sociodémocrates et effectivement la droite républicaine,
14:35la droite gaulliste.
14:36Tout cela doit pouvoir se rassembler et travailler ensemble
14:39autour de grandes lignes de force d'un projet.
14:42Allez, avant de passer le relais aux auditeurs, juste un mot.
14:44Une femme candidate, il y a le programme privé.
14:46Il n'y a que des messieurs quasiment qui se présentent.
14:47Il n'y a que des messieurs, ça, je vous le confirme.
14:51Vous pourriez être, vous, une candidate ?
14:53Il pourrait y en avoir plein.
14:54Il pourrait y avoir aussi...
14:55Non, mais moi, je note surtout qu'effectivement, il n'y a pas de femmes.
14:59Elisabeth Borne a été Première ministre, elle n'est jamais citée.
15:03Nous avons des femmes de valeur dans la majorité,
15:07moi y compris, mais je ne vais pas me mettre dans ce lot-là personnellement.
15:11Mais en tout cas, il y a des femmes de valeur.
15:13Elles pourraient être regardées, on ne s'en occupe pas.
15:16C'est, comme d'habitude, un boys band.
15:19Et ça suffit, là aussi, ça suffit.
15:22Franchement, je peux vous dire que quand on est femme et qu'on fait de la politique,
15:25on en a un peu marre de ces clubs de mecs qui trustent toutes les places du pouvoir.
15:31Moi, je me suis battue comme une dingue pour réussir à être présidente de l'Assemblée nationale.
15:35J'exerce cette fonction maintenant depuis quatre ans.
15:38Ce qui est sûr, c'est que je suis convaincue que cette année est décisive pour l'Assemblée nationale,
15:43elle est décisive pour les Français.
15:44Et moi, mon job, c'est d'être à l'Assemblée nationale.
15:46Merci.
15:47Allez-y, avant de donner la parole aux auditeurs.
15:50Allez-y, présentez-vous.
15:51Mais ce n'est pas le sujet, on est en mars.
15:54Non, mais attendez.
15:56Vous ne pouvez pas dire, il y en a marre de ces boys band.
15:58Je rappelle quand même que lors des précédentes présidentielles,
16:01il y avait toujours une femme en finale.
16:02C'était Marine Le Pen.
16:03Et auparavant, il y avait Ségolène Royal.
16:05Il y a eu Ségolène Royal.
16:06On a eu des candidats.
16:07Allez-y.
16:09Pourquoi vous n'y allez pas, Yael Brot-Divet ?
16:10Mais parce que c'est aujourd'hui, je crois profondément...
16:12Il faut y aller, il faut doubler les mecs.
16:14Alors, les boys band, comme vous dites, non ?
16:16Écoutez, en tout cas, s'il y a une envie de femme,
16:19c'est intéressant parce que je crois qu'il y a certains
16:21qui disent qu'il y a un plafond de verre
16:23et que les Français ne sont pas prêts pour voter
16:25pour une femme à la présidentielle.
16:27Moi, je ne crois pas.
16:28Je pense qu'effectivement, ils sont prêts.
16:30Mais je pense qu'aujourd'hui, le sujet, c'est d'abord
16:33qu'est-ce qu'on présente comme souffle, comme envie,
16:36comme programme aux Français.
16:38Et c'est à ça qu'il faut qu'on travaille aujourd'hui
16:39dans le camp des modérés à nouveau.
16:41En tout cas, ce qui est sûr...
16:43Vous vous y pensez quand même le matin,
16:45de temps en temps ?
16:46En prenant un petit café, vous vous y pensez ?
16:48Il y a un truc qui m'obsède.
16:49Il y a un truc qui m'obsède.
16:50Et je ferai tout, tout, pour que ça n'arrive pas.
16:54Je ne veux pas que mon pays tombe aux mains des extrêmes
16:56parce que ça n'est pas notre pays.
16:58Et que ce soit l'extrême gauche ou l'extrême droite,
17:01je crois que ça serait mortifère.
17:04Et moi, je vais consacrer ma vie politique à cela.
17:08Oui, avant de donner la parole aux auditeurs pour leurs questions,
17:10si justement vous aviez le choix entre...
17:13Si on arrive aux extrêmes, c'est-à-dire LFI face au RN...
17:18Mais nous n'y arriverons pas.
17:19Nous n'y arriverons pas.
17:21Mais nous ne nous retrouverons pas dans cette situation-là.
17:26Vous voteriez blanc ?
17:27Mais nous ne nous retrouverons pas dans cette situation.
17:30Mais si nous y sommes...
17:31Nous n'y serons pas parce que nous sommes nombreux dans notre pays.
17:36Que nous fassions de la politique ou que nous soyons simples citoyens
17:39à ne pas vouloir nous retrouver dans ce match-là.
17:42Et donc, il n'arrivera pas.
17:43Bon, mais si jamais il arrive...
17:44Parce que nous oeuvrerons justement pendant un an pour que ça n'arrive pas.
17:48Parce que nous ferons des choses utiles pour nos compatriotes.
17:50Et parce que nous construirons un projet qui montre qu'il y a mieux que ces deux extrêmes-là.
17:55Allez, dans un instant, avec Jean-François Aquili, vous allez répondre aux auditeurs
17:59qui nous appellent au 0826 300 300.
18:01Merci, Yael Broun-Pivet, qui reste présidente de l'Assemblée Nationale avec nous.
18:05Jusqu'à 9h moins le quart, 9h moins 10 à peu près.
18:10Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Patrick Roger.
18:15Il est 8h37 sur Sud Radio avec Yael Broun-Pivet, la présidente de l'Assemblée Nationale,
18:20qui est avec nous jusqu'à, je le disais, encore une bonne dizaine, deux minutes.
18:23C'était Jean-François Aquili et Julien, 0826 300 300, 0826 300 300.
18:29Julien de Chambéry qui veut poser une question très concrète, je crois, sur l'Assemblée Nationale.
18:35Bonjour Julien.
18:37Oui, bonjour à tous.
18:38Bonjour Madame la Présidente.
18:39Bonjour Monsieur.
18:40Bonjour.
18:41J'ai une question à poser, c'est par rapport au fonctionnement de l'Assemblée Nationale,
18:46puisqu'il y a quand même un grand débat à chaque fois concernant le 49-3.
18:50Donc, Monsieur le Premier ministre avait indiqué qu'il n'allait pas recourir au 49-3.
18:54Et il s'avère que, bien sûr, vu la configuration de l'Assemblée Nationale,
18:57il a été obligé de le faire adopter dans le cadre, je pense, des discussions budgétaires.
19:03La question, c'est, vu que c'est un outil constitutionnel,
19:06pourquoi promettre de ne pas recourir au 49-3,
19:09puisque, vu la configuration de l'Assemblée Nationale,
19:11il ne faut pas sortir de Saint-Cyr pour constater que, de toute façon, il y a blocage
19:14et que, pour des projets de loi structurants, on aura forcément besoin d'un 49-3.
19:18Donc, pourquoi avoir fait une promesse qui, de toute façon, n'était pas tenable,
19:22sauf, peut-être, pour s'assurer la voix du Parti Socialiste
19:24qui sert un peu de béquille au gouvernement ?
19:28Voilà, c'est la question que je voulais poser.
19:29Je veux pour tout vous dire, moi, je suis maire de ma commune depuis le 15 mars dernier.
19:33Moi, c'est 49-3.
19:35Bravo.
19:35Dans ma commune, je n'aurai pas de 49-3, ça passera par de la concertation,
19:39par, pourquoi pas, des référendums citoyens pour faire aboutir les projets.
19:43et soit, on a un 49-3, un outil constitutionnel,
19:46et on explique qu'on l'utilise parce que, parfois, on n'a pas le choix.
19:49J'ai envie de dire, soit, on se tait et on explique que,
19:53on ne fait pas de choses pour Metz en disant qu'on n'allait pas recourir
19:56quand c'est pour le faire trois mois plus tard.
19:57Ça sent le terrain, ça sent le vécu.
19:59Mais, moi, je suis comme vous, monsieur le maire,
20:01pour faire fonctionner l'Assemblée Nationale en interne,
20:04je n'ai pas de 49-3 et je suis obligée de trouver des majorités,
20:08de compromis, de consensus, et ça passe, effectivement, par du dialogue.
20:10Donc, on a ça en commun.
20:12Enfin, après, pourquoi il avait renoncé à l'utiliser ?
20:15C'était, effectivement, pour engager la discussion avec l'ensemble des forces politiques
20:20et sur le texte relatif au budget de la Sécurité Sociale.
20:24Ça a marché, puisqu'on a obtenu un vrai vote,
20:27ce qui n'était pas arrivé depuis un petit moment.
20:29Mais on a, en fait, une difficulté structurelle dans notre pays.
20:33C'est qu'on peut, et on est, je crois, le seul pays presque au monde
20:37à être dans un système institutionnel tel que celui-ci,
20:40c'est-à-dire qu'on peut gouverner sans avoir de majorité.
20:43Dans plein d'autres pays, ils sont obligés d'aller chercher une majorité
20:47et de constituer ce qu'on appelle des coalitions.
20:49Nous, on peut avoir un gouvernement ultra minoritaire,
20:52et c'est ainsi que l'a voulu De Gaulle,
20:54quelques outils pour, justement, permettre à ce gouvernement minoritaire d'avancer,
20:58tel que le 49-3.
21:00Alors, après, la question, c'est est-ce qu'il faut le supprimer, etc.
21:04Je pense que si on supprime le 49-3,
21:06il faut obliger le gouvernement à constituer une majorité
21:08pour pouvoir avancer à l'Assemblée Nationale.
21:10C'est le pendant.
21:12Mais, effectivement, les Français...
21:14Ça pourrait être une solution, alors, de supprimer ?
21:15Ça pourrait être une piste, de supprimer, mais...
21:17Puisqu'on parle de beaucoup de réformes, en fait.
21:19Mais d'obliger le gouvernement à constituer une majorité,
21:22c'est-à-dire, en fait, comme en Allemagne, en Espagne, au Portugal, etc.,
21:26arriver devant l'Assemblée Nationale,
21:28au début, une fois qu'il est nommé par le Président de la République,
21:31et dire, voilà, j'engage la responsabilité de mon gouvernement,
21:34je demande un vote de confiance.
21:36Et on ne pourrait gouverner que si on a réussi à constituer une majorité
21:41autour de soi pour pouvoir gouverner.
21:44C'est ce qui se passe dans les autres pays.
21:45C'est pour ça qu'il constitue des coalitions.
21:47Nous, nous n'avons pas ce système-là.
21:49Mais ce que j'entends sur le 49-3, et je l'ai entendu partout,
21:52à chaque fois que je me déplace en France,
21:54c'est que les Français ne comprennent pas cet outil.
21:57et ils ne l'acceptent plus.
21:59Donc, ce qui était acceptable en 58, etc.,
22:02quand ça a été créé, ne l'est plus aujourd'hui, démocratiquement.
22:04Et vous l'avez dit, M. le maire,
22:06référendum citoyen, consultation, etc.
22:09Il faut qu'on évolue vers un système
22:11beaucoup plus coopératif
22:13entre les différentes personnes
22:14et entre les différents partis politiques.
22:16Et nous n'y sommes pas aujourd'hui,
22:17mais je crois qu'il faut qu'on y travaille collectivement.
22:19Laurent à Bordeaux pour une autre question
22:22à Yaël Braun-Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale.
22:26Merci, Julien.
22:26Bonjour, Laurent.
22:28Oui, bonjour.
22:29Bonjour, madame la présidente.
22:30Bonjour, monsieur.
22:31Bonjour.
22:32Oui, donc, moi, j'étais plutôt sur une question
22:34sur la confiance que les Français peuvent avoir
22:36envers l'Assemblée nationale et les députés.
22:41comment, enfin, quand on voit l'ambiance
22:44et puis le, excusez-moi du temps,
22:47la bordélisation à laquelle on assiste
22:50dans cette Assemblée,
22:53où on sent qu'il est incapable,
22:55qu'on est incapable de prendre des décisions sereinement
22:59et puis d'une manière réfléchie,
23:03comment on peut restituer cette confiance
23:06et obliger les députés,
23:10pour instituer cette confiance,
23:11à respecter les institutions et la République ?
23:15Oui, bonne question.
23:17C'est une question extrêmement importante.
23:20Moi, je vois bien, effectivement,
23:21que les scènes de bordel, bazar,
23:25elles détruisent, elles sapent la confiance
23:26des citoyens envers l'institution
23:27et envers le personnel politique d'une façon générale
23:30et ils mettent tout le monde dans le même sac,
23:32alors qu'effectivement, le bazar,
23:33il vient plutôt quand même d'un camp.
23:36Et donc, c'est un vrai problème.
23:38Après, on est dans une démocratie
23:39et donc, dans une démocratie,
23:41les députés, les élus,
23:43ont le choix de leur mode d'expression
23:45et ils ont le droit d'être un peu radicaux
23:48dans leur façon de faire
23:49et on voit qu'il y a de la radicalité dans notre pays,
23:51on la voit tous les jours s'exprimer
23:53et il est plutôt sain qu'elle s'exprime à l'Assemblée nationale.
23:56Oui, mais parce qu'il ne faut pas plus de fermeté.
23:58Après, il y a des règles.
23:58Mais alors, c'est ce qu'on me dit,
23:59plus de fermeté.
24:01Mais, figurez-vous, moi, je le rappelle toujours,
24:03je suis depuis 4 ans présidente de l'Assemblée nationale.
24:06J'ai, en 4 ans, plus sanctionné les parlementaires
24:10que tous mes prédécesseurs additionnés depuis 1958.
24:15Donc, c'est dire que la fermeté, je l'ai.
24:17Quand il faut sanctionner des comportements
24:19qui dévient de nos règles et tout ça,
24:22je n'hésite pas, je n'ai jamais la main qui tremble
24:24et je ne l'aurai jamais.
24:25Parce qu'il va de la vie de notre institution
24:28et du respect qu'on a.
24:29Après, on a des parlementaires
24:31qui, parfois, sont complètement débordants
24:34et complètement en dehors des clous.
24:36Mais dans ces cas-là, vous savez, monsieur,
24:37la meilleure sanction, c'est les urnes.
24:40C'est vous qui l'avez.
24:41Ne les réalisez pas pour vous représenter.
24:44Et ça, c'est les citoyens.
24:45C'est la sanction dans une société démocratique.
24:48Mais à ce jour, ces parlementaires,
24:50ils ont été élus.
24:51Après, je voulais juste rajouter un tout petit truc,
24:53très rapidement.
24:54En fait, regardez,
24:56c'est comme un iceberg, l'Assemblée nationale.
24:58On voit la bordélisation,
24:59c'est la partie émergée de l'iceberg.
25:01Il y a quand même tout le reste,
25:03tout ce que vous ne voyez pas,
25:04mais qu'on ne vous montre pas aussi,
25:05sans vouloir accuser quiconque,
25:07c'est les dizaines et des dizaines de textes
25:09que l'on vote.
25:10On a parlé de l'aide à mourir.
25:12On a voté une loi agricole.
25:15On a voté un registre national contre le cancer.
25:17On a voté le remboursement des soins de suite
25:19contre le cancer du sein, etc.
25:21On a voté des dizaines et des dizaines de textes
25:23de façon transpartisane,
25:25dans un moment de calme dans l'hémicycle.
25:27Mais c'est vrai que ce qui fait le buzz,
25:29ce qui fait l'audience,
25:31c'est le bordel à l'Assemblée nationale.
25:32Mais heureusement,
25:34il faut quand même être plus nuancé que cela.
25:36L'Assemblée nationale aussi,
25:37qui est devenu le théâtre de discussion
25:40avec les commissions d'enquête parlementaire,
25:42qui n'existaient pas auparavant.
25:43Est-ce que vous êtes toujours favorable
25:45à ces commissions d'enquête parlementaire ?
25:47Et est-ce que le rapport sur l'audiovisuel
25:50aura bien lieu sur l'audiovisuel public ?
25:53Parce que certains disent que ça pourrait être enterré.
25:54Alors, les commissions d'enquête,
25:56c'est quelque chose de fondamental dans une démocratie.
25:58C'est la capacité...
25:59Même si vous avez refusé Epstein, par exemple ?
26:01Mais en fait, il y a eu un grand malentendu là-dessus.
26:03Moi, j'ai été...
26:04Déjà, ce n'est pas à moi.
26:06On me prête beaucoup de pouvoir,
26:07mais moi, je ne peux pas dire oui, non,
26:09sur une commission d'enquête,
26:10sur une mission, etc.
26:11Le Parlement, les groupes politiques
26:13à l'Assemblée nationale ont ce pouvoir-là.
26:15Et l'Assemblée dans son vote.
26:17Moi, je ne l'ai pas.
26:18Ce n'est pas moi qui suis la grande ordonnatrice de tout ça.
26:21Ce que j'ai dit, j'ai rappelé les règles.
26:24Et dans une démocratie,
26:25nous avons besoin de règles et d'un cadre.
26:27Ce que j'ai dit, c'est que la commission d'enquête Epstein,
26:30telle qu'on me l'a demandé,
26:31telle qu'on l'a demandé à l'Assemblée,
26:32c'était rechercher les personnes
26:34qui sont coupables de crimes, etc.
26:37Mais ça n'est pas le travail de l'Assemblée,
26:39c'est le travail de la justice.
26:41Moi, j'ai écrit au garde des Sceaux,
26:42qui m'a répondu en me disant
26:43« Oui, il y a une dizaine d'enquêtes
26:46qui sont ouvertes sur les faits
26:48de pédocriminalité, etc. »
26:50Ce dont je me réjouis.
26:51Il ne faut pas laisser passer ces faits-là.
26:53La commission d'enquête,
26:54elle vient pour dire
26:55qu'il y a eu des dysfonctionnements.
26:57Si, par exemple, dans l'affaire Epstein,
26:59il y a des soupçons
27:01où on pourrait se dire
27:03« On a enterré l'affaire, etc. »
27:06Là, bien sûr, bien sûr
27:07qu'il faut une commission d'enquête.
27:09Ça, et ça peut arriver.
27:10Il faut le demander sous cet angle-là.
27:13Pas sous l'angle,
27:14on va se transformer en procureur de la République.
27:15Et sur l'audiovisuel public,
27:16certains disent que ça dure trop longtemps.
27:19Alors, une commission d'enquête,
27:20il y a des règles.
27:21C'est un cadre.
27:22C'est six mois.
27:23Donc, elle va se terminer au bout des six mois.
27:25Et concernant le rapport,
27:27c'est à la commission de le décider.
27:29C'est démocratique.
27:30Donc, c'est les membres de la commission
27:31qui décident de la publicité ou pas.
27:33Moi, personnellement,
27:34je trouverais quand même dommage
27:35qu'au bout de six mois de travail,
27:37il n'y ait pas de rapport à la fin.
27:38Ça serait quand même assez aberrant
27:40parce que nos travaux sont publics
27:41et il faut qu'on tire des conclusions.
27:43Ce, d'autant plus que dans le rapport,
27:45il peut y avoir des expressions
27:46des membres de la commission d'enquête.
27:48Ça n'est pas uniquement la vision d'un seul.
27:50C'est la vision de toutes les personnes
27:52qui ont participé à la commission d'enquête.
27:53Donc, c'est important qu'il y ait
27:55une conclusion à cette commission.
27:57Merci beaucoup.
27:58C'est la conclusion aussi
27:59de votre intervention
28:00et de votre interview.
28:02Merci à vous.
28:03Yannine Brounne-Pivet,
28:04présidente de l'Assemblée nationale,
28:05d'avoir joué le jeu aussi en direct
28:06avec les auditeurs.
28:07Et vous reviendrez pour ça
28:08parce que Sud Radio, évidemment,
28:10nous vous donnons la parole.
28:11On va débriefer aussi
28:11dans un instant 0826 300 300.
28:14Merci beaucoup.
28:14Sous-titrage Société Radio-Canada
28:15Sous-titrage Société Radio-Canada
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