- il y a 3 mois
Avec François Xavier Bellamy, député européen et vice-président des Républicains
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Maxime Liedot.
00:06Il est 8h17 sur Sud Radio et mon invité politique ce matin est député européen et premier vice-président des
00:11Républicains.
00:12Bonjour François-Xavier Bellamy.
00:13Bonjour.
00:13Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
00:15Beaucoup de questions à voir avec vous et à aborder, surtout au lendemain d'un vote qu'on a qualifié
00:19d'historique au Parlement européen
00:20qui concerne des questions d'immigration.
00:22Beaucoup de critiques de la gauche et beaucoup de spécialistes de ces questions-là expliquent déjà que ce seront de
00:26toute façon des mesures infaisables.
00:28On y reviendra, mais d'abord l'actualité internationale, on l'a appris il y a quelques minutes seulement avec
00:32des négociations
00:32qui seront repoussées entre l'Iran et les États-Unis qui devaient se tenir à Genève.
00:37Pour autant, une semaine française.
00:38Est-ce qu'avec le G7, Donald Trump à Versailles, est-ce que vous diriez ce matin, pardonnez-moi, François
00:44-Xavier Bellamy,
00:45que la semaine écoulée est l'illustration de la puissance diplomatique française qu'Emmanuel Macron a su faire rayonner à
00:50nouveau ?
00:51C'est incontestablement un succès diplomatique pour la France et pour Emmanuel Macron.
00:55Je ne suis pas un soutien du président de la République, mais il faut reconnaître que quelque chose est réussi.
01:00Et de fait, le G7 à Evian a été, je crois, vraiment une réussite de ce point de vue-là,
01:06bien préparée,
01:06qui a permis d'avoir à la fin, ce qui est, je crois, la première fois depuis que le président
01:11Trump a été réélu,
01:12une déclaration commune.
01:14Dans la période que nous vivons, c'est évidemment un moment important.
01:17L'accord avec l'Iran, lui, pour le coup, porte avec lui sa part de soulagement, bien sûr,
01:22mais aussi d'inquiétude, parce qu'en réalité, je pense que personne ne doit être dupe.
01:27La vérité, c'est que le régime iranien n'a pas changé et que ses intentions restent les mêmes
01:32et que cet accord lui accorde malheureusement la bulle d'oxygène dont il avait besoin
01:37pour pouvoir survivre, reconstruire ses capacités,
01:41continuer de soutenir les organisations terroristes comme le Hezbollah ou le Hamas,
01:45qu'il porte la boule de bras, et qui sont en réalité ses bras armés.
01:50Et moi, je pense aujourd'hui à tous ceux qui doivent vivre avec beaucoup d'inquiétude cet accord.
01:55Je pense bien sûr au peuple iranien, en premier, qui reste sous le joug de ce régime totalitaire, islamiste.
02:00Je pense aussi au peuple libanais, qui voit avec inquiétude la perspective d'un désarmement du Hezbollah,
02:08pourtant absolument indispensable, sans doute être aujourd'hui malheureusement repoussé.
02:12Mais nous continuerons de nous battre pour cet objectif, parce que le Liban ne retrouvera pas la paix,
02:17la région ne retrouvera pas la paix, sans le désarmement des milices iraniennes
02:21qui aujourd'hui sèment la terreur partout autour de l'Iran.
02:24Mais François-Xavier Bellamy, quand on vous entend, on a l'impression que vous imputez quand même
02:26une partie de la situation dans la région à justement ce régime terroriste, à ces régimes armés.
02:32Est-ce qu'il n'y a pas pourtant une part à imputer tout simplement à Donald Trump ?
02:35Après tout, c'est lui qui a provoqué cette guerre, c'est lui qui rend un détroit qui était parfaitement
02:39gratuit,
02:39certainement payant dans les prochaines semaines.
02:41Et c'est lui qui visiblement accepte de poser un genou à terre en laissant justement ces trous d'air
02:46dans l'accord.
02:47Oui, cet accord, je le dis, il porte avec lui sa part d'inquiétude,
02:50mais la vérité c'est que cette inquiétude provient du fait que le régime iranien est un régime intrinsèquement terroriste.
02:56Mais pas de responsabilité du président américain dans le sein ?
02:59Le président américain, je pense, je ne suis pas un citoyen américain,
03:03donc ce n'est pas mon rôle de juger la politique américaine.
03:06C'est une situation internationale où l'Europe en plus va certainement jouer une petite part,
03:09donc c'est intéressant de vous entendre sur la responsabilité de celui qui est censé encore être notre allié.
03:13Moi, il me semble qu'en tous les cas, il faut que tout le monde soit très lucide,
03:15et c'est ça notre rôle, c'est de protéger la France et les Français contre les risques qui sont
03:21aujourd'hui devant nous,
03:22parce que la vérité c'est que cet accord, en réalité, n'est pas la fin des hostilités,
03:27il n'en est que la suspension.
03:29Il n'y aura pas de paix, il n'y aura pas de sécurité, il n'y aura pas de
03:33stabilité,
03:33tant que le régime iranien restera l'auteur de cette déstabilisation massive,
03:38qui touche d'ailleurs, je citais le Liban, on peut citer bien sûr Israël avec le Hamas,
03:43mais qui touche aussi tous les pays du Golfe,
03:45qui sont les premiers, je crois aujourd'hui, inquiets des conséquences de cet accord.
03:49Ça, c'était pour l'actualité internationale.
03:51Revenons maintenant à une autre actualité importante,
03:53c'est l'actualité européenne où vous jouez un rôle important, François-Xavier Bellamy.
03:56Votre historique cette semaine au Parlement, sous votre houlette notamment,
03:59parce que vous en avez été un des architectes,
04:01le Parlement a approuvé mercredi le règlement sur le retour de migrants déboutés du toit de rassil,
04:06une réforme qui inclut la possibilité pour ces pays membres,
04:09dont la France, de conclure des accords pour installer les fameux hubs
04:12qu'on appelle en réalité des centres de restantion hors des frontières de l'Union Européenne.
04:16Derrière l'idée, c'est quoi ?
04:18C'est que la France, elle, puisse avoir les moyens d'installer un hub ?
04:21L'idée fondamentale, c'est de sortir de l'impuissance actuelle en Europe
04:25sur l'immigration illégale.
04:26Ce n'est pas seulement des personnes qui sont déboutées du droit d'asile,
04:29c'est des personnes qui sont arrivées illégalement en Europe,
04:32c'est des personnes qui sont restées au-delà de leur titre de séjour
04:35et qui se maintiennent sur notre sol sans y avoir le droit.
04:39Aujourd'hui, ces personnes-là, elles peuvent s'établir durablement en Europe.
04:43Le monde entier sait parfaitement que si vous arrivez à rentrer
04:46ou à rester illégalement en Europe, vous ne serez jamais expulsés.
04:49Est-ce que c'est la bonne solution ?
04:50Je vous pose cette question, François-Xavier Bellamy,
04:52parce qu'il suffit qu'on se tourne un peu vers nos voisins,
04:54on s'attarde un peu sur l'Italie,
04:55qui était censée être une sorte de précurseur dans le domaine.
04:58Elle a tenté des hubs avec l'Albanie, ça a été un échec.
05:00Elle tentait complètement autre chose.
05:02Elle tentait précisément de construire des centres
05:03pour y placer ceux dont elle examinait la demande d'asile.
05:07Nous, nous parlons ici, non pas de gens qui demandent l'asile,
05:09nous parlons de gens qui sont illégalement présents sur le sol de nos pays.
05:13Et cette immigration illégale, je le redis aujourd'hui,
05:15elle est l'occasion d'une immense impuissance pour l'Europe et pour la France.
05:18En France, les Français le savent bien,
05:20moins de 10% des OQTF, des obligations de quitter le territoire,
05:24sont réellement mises en œuvre.
05:25Et pourquoi ?
05:26Une des raisons, pas la seule,
05:28et une des réponses dans ce texte, pas la seule,
05:30mais une des raisons majeures,
05:31c'est le fait qu'il y a des pays de départ
05:33qui refusent de reprendre leurs propres ressortissants.
05:35En France, prenez par exemple le cas très connu de l'Algérie,
05:39le régime algérien refuse de reprendre ses citoyens
05:42qui sont illégalement présents sur le sol de nos pays.
05:44Donc l'année dernière, juste l'année dernière, en 2025,
05:47juste sur une année,
05:4951 000 Algériens en situation irrégulière
05:52ont été interpellés en France.
05:54Donc la bonne solution, c'est les centres de rentrée chez lui.
05:57Les centres de rétention, donc hors des frontières de l'Union,
06:00est-ce que pour autant, dans ce contexte,
06:01vous ne craignez pas ce que votre camp reproche suffisamment,
06:04on va dire, à des institutions, on va dire, supranationales ?
06:07On pense parfois au Conseil constitutionnel,
06:08au Conseil d'État qui pourrait quand même mettre un tampon,
06:10un veto sur certaines expulsions vers ces centres de rétention.
06:13Mais là, c'est du droit européen.
06:15Pendant très longtemps, on nous a expliqué
06:16qu'on n'avait pas le droit d'avoir une volonté migratoire plus ferme
06:19parce que l'Europe l'empêchait.
06:21Maintenant, c'est terminé.
06:22Avec ces centres de rétention en dehors de nos frontières,
06:25nous créons surtout une dissuasion.
06:27Parce qu'aujourd'hui,
06:28pour les citoyens de ces pays qui refusent de coopérer,
06:31si vous êtes illégalement en France,
06:33vous savez que vous n'avez aucune chance d'être expulsé.
06:35Donc pourquoi est-ce que vous repartiriez de vous-même ?
06:37Demain, avec ces centres de retour en dehors de nos frontières,
06:40vous risquez d'être reconduit dans un pays où vous n'avez pas de lien particulier.
06:44Il y a beaucoup plus de chances que vous repartiez de vous-même
06:46dans votre pays d'origine.
06:47Et c'est évidemment le but,
06:49que plus personne ne puisse rester illégalement sur le sol de nos pays.
06:52Plus personne.
06:53Et c'est ce qui va se produire dès maintenant.
06:55Parce que c'est un règlement et ça s'applique dès maintenant.
06:57Et ma question, elle est très simple.
06:58Est-ce que la France va créer un centre de retour ?
07:02Puisque ces centres sont créés par le droit européen,
07:04puisque ce texte a été approuvé par 26 pays européens sur 27,
07:08des pays de couleur politique d'ailleurs très différents.
07:11Aujourd'hui, il faut maintenant seulement la volonté politique nécessaire
07:15pour aller au bout de la logique et faire en sorte que,
07:17en créant ces centres...
07:18Vous pensez qu'actuellement la volonté politique n'existe pas ?
07:20Oui, ce que je constate, c'est que le ministre de l'Intérieur a déclaré
07:23que la France n'allait pas créer de centre de retour.
07:26Mais le problème que nous avons avec un régime comme le régime algérien,
07:30le problème que nous avons avec l'immigration irrégulière,
07:33il est massif en France.
07:34Et donc, à partir d'aujourd'hui,
07:37il ne sera plus possible de dire que c'est de la faute de l'Europe,
07:40de la faute de la Constitution,
07:41de la faute des institutions supranationales,
07:44que nous ne sommes plus capables d'agir.
07:46Aujourd'hui, tous les moyens d'agir sont dans les mains de l'État.
07:49Il ne manque que la volonté politique pour le faire.
07:51Si cette décision fait autant polémique,
07:52c'est que vous êtes en grande partie critiqué par la gauche
07:55et l'extrême-gauche.
07:56On vous accuse en réalité de vous réjouir
08:00d'une organisation de déportation massive.
08:02Je cite là Manon Aubry.
08:04On vous reproche également d'être une sorte d'ice made in Trump,
08:07un peu à la française.
08:08On vous accuse d'être la honte.
08:10Et Rima Hassan, notamment, a déclaré
08:12que ces politiques migratoires stigmatisantes
08:14ne répondent en rien aux causes profondes
08:15des migrations et des déplacements forcés.
08:17Vous êtes donc la honte du Parlement européen,
08:19François-Xavier Bellamy.
08:20Je crois que nous sommes la fierté d'une institution européenne
08:23qui, pendant trop longtemps, malheureusement,
08:25n'a pas été capable d'agir.
08:26Ça fait huit ans que la révision des textes existants sur le sujet
08:30était bloquée.
08:31Et nous avons débloqué ce sujet.
08:33Je l'ai fait en proposant un texte
08:35qui a permis de construire une majorité
08:37qui, aujourd'hui, fait le travail indispensable
08:40pour rendre à nos pays la maîtrise de leurs frontières.
08:43Alors, je vois bien que la gauche,
08:45que l'extrême-gauche,
08:47veulent détruire nos frontières,
08:49veulent déconstruire la possibilité
08:51pour nos démocraties de dire
08:52qui a le droit ou pas d'arriver sur notre sol.
08:55Et je vois bien cette fuite en avant délirante
08:58qui, d'ailleurs, n'est pas partagée
08:59par toute la gauche en Europe.
09:00Il y a des socialistes européens
09:01qui ont soutenu ce texte
09:02dans les pays nordiques,
09:04en Europe centrale et orientale.
09:05Vous parlez de fuite délirante, François-Xavier Bellamy.
09:07Pardon, est-ce que ce n'est pas non plus
09:08une fuite délirante sur un sujet aussi grave,
09:10quand bien même c'est une victoire politique pour votre camp,
09:11d'avoir des applaudissements,
09:13des députés européens qui se lèvent au cri
09:15des « renvoyez-les »,
09:17des députés réjouis
09:18comme s'ils applaudissaient un match de foot ?
09:19Est-ce que ça, c'est digne de cette préoccupation,
09:22de cet enjeu ?
09:23Moi, je crois que derrière la question migratoire,
09:25il y a une question qui est bien souvent tragique
09:27et qui touche des vies humaines.
09:28Et donc, je ne prends pas ce sujet à la légère.
09:30Mais c'est pour ça aussi qu'il faut agir.
09:32Et je crois que vous savez que...
09:33Mais cette attitude-là, François-Xavier Bellamy,
09:34vous les assumez,
09:35ces applaudissements, ces cris de joie,
09:37ces touristes heureux ?
09:39Ce qui est grave aujourd'hui,
09:40c'est que l'immigration illégale
09:41cause tant de drames.
09:42Tant de drames dans nos pays,
09:43mais aussi tant de drames
09:44pour les personnes concernées
09:46par ces routes de l'exil
09:48sur lesquelles tant de vies sont perdues aujourd'hui.
09:51S'il y a tant de morts en mer Méditerranée,
09:53s'il y a tant de gens qui sont broyés
09:55par le business sordide des passeurs,
09:57qui sont les mafias les plus criminels d'Europe aujourd'hui,
09:59c'est à cause de cette idéologie
10:01que la gauche voudrait nous imposer.
10:02C'est à cause de cette impuissance
10:03que nous subissons depuis trop longtemps.
10:05C'est parce que l'Europe
10:06ne maîtrise pas ses frontières.
10:07Le jour où le monde entier saura
10:10qu'on ne peut s'établir en Europe,
10:13que si on y a été légalement autorisé,
10:15ce jour-là,
10:16il n'y aura plus un mort en mer Méditerranée.
10:18Il n'y aura plus un euro
10:20pour le business des passeurs.
10:21Il n'y aura plus de traite d'êtres humains
10:22à nos frontières.
10:23Et moi, oui, je suis fier
10:25de préserver des vies humaines.
10:27Et je crois que cette gauche
10:28qui ne sait que répéter des vieux slogans
10:30sans considérer sa propre complicité
10:33avec les tragédies d'aujourd'hui,
10:34cette gauche-là, en réalité, irresponsable,
10:36elle aurait conduit l'Europe
10:37à un blocage
10:38qui aurait duré encore très longtemps
10:40si son veto s'était imposé.
10:42Et moi, je suis fier
10:43d'avoir rompu avec ce veto,
10:44d'avoir affronté
10:45le politiquement correct
10:46pour aller au bout
10:47de ce travail absolument indispensable.
10:48Et tirons justement
10:50les conséquences
10:50de ce qui s'est passé aussi
10:51d'un point de vue politique
10:52dans ce Parlement européen
10:53pour ensuite arriver
10:53à la politique française.
10:54Si cet accord a été voté,
10:56et tout le monde le constate,
10:57c'est quand même
10:57par une réunion de force
10:58assez impressionnante
10:59entre la droite
11:00et l'extrême droite.
11:01Beaucoup vous reprochent
11:02d'avoir certes fait passer ce texte
11:03et on entend votre,
11:04en tout cas, votre bonheur
11:05ce matin d'avoir brisé
11:06quelques tabous
11:07au point de vous allier
11:08avec l'extrême droite,
11:09la plus extrême droite,
11:10c'est-à-dire l'AFD par exemple
11:11en Allemagne
11:12qu'on sait que c'est un parti
11:13quand même largement néo-nazi.
11:14On ne va pas revenir
11:15sur toutes les déclarations
11:16qu'on fait polémiques.
11:17Ça, vous qui êtes en plus
11:18philosophe, politique désormais
11:19depuis quelques années,
11:20ça ne vous pose pas
11:20de problème intellectuel.
11:21Vous savez,
11:21quand on vote un texte
11:22au Parlement européen,
11:23ce texte, il passe
11:24avec les voix des parlementaires
11:26qui ont été élus
11:27par les citoyens
11:28et ces votes,
11:29d'une certaine manière,
11:30sont décomptés
11:31sans qu'on trie
11:32les parlementaires
11:32en fonction de leurs étiquettes.
11:34Moi, ce qui m'étonne le plus,
11:35en fait,
11:36c'est le sens de la question
11:37que vous posez,
11:38ce qui m'étonne le plus,
11:39c'est justement de voir
11:40une gauche
11:41qui dit qu'elle défend
11:42le droit d'asile
11:43mais qui refuse
11:44de faire une différence
11:45entre ceux qui ont
11:45le droit d'asile
11:46et ceux qui ne l'ont pas.
11:47Ce qui m'étonne le plus,
11:48pardon, pardon, pardon,
11:49c'est de voir des députés
11:49macronistes
11:50qui parlent en permanence
11:51de défendre l'état de droit
11:53mais qui finalement,
11:54en refusant de voter ce texte
11:56et pour beaucoup d'entre eux
11:57en votant contre ce texte
11:58comme les députés
11:59mélenchonistes,
12:00ces députés macronistes
12:01protègent
12:02un état de non-droit.
12:03Un état dans lequel
12:04c'est la situation actuelle.
12:06Les décisions de nos juridictions,
12:07les décisions de nos états
12:08ne sont jamais suivies des faits.
12:10Et donc, oui, bien sûr,
12:12il faut remettre le droit
12:12à l'endroit
12:13et nous l'avons fait
12:14avec ceux qui ont accepté
12:15de nous suivre
12:16sur la base du texte
12:17que j'ai proposé.
12:18Je n'ai pas inventé
12:19de position nouvelle.
12:20Vous savez, moi, je suis le seul.
12:21Vous n'êtes pas l'architecte
12:22d'un rassemblement des droites
12:23en Europe et en France.
12:24Nous, nous sommes les seuls
12:25à avoir été constants.
12:26Ce que je défends aujourd'hui,
12:27c'est ce que je défendais
12:28dès ma campagne de 2019.
12:29François-Xavier Benhamy,
12:30le fait d'être l'architecte
12:32entre la droite
12:32et l'extrême droite européenne
12:33et en France.
12:34Ça, vous refutez ce terme ?
12:36Ce texte, il a été approuvé
12:37par 26 états sur 27
12:39de couleurs politiques
12:39très différentes,
12:40y compris des socialistes,
12:41y compris des gouvernements
12:42en coalition
12:43avec des députés
12:44alliés des macronistes.
12:45C'est une chose très étrange,
12:46d'ailleurs,
12:47que la moitié du groupe
12:48des macronistes
12:48a soutenu ce texte
12:49et eux ont refusé
12:50de le voter.
12:51Et c'est à eux
12:52qu'il faut poser cette question.
12:53Qui veut prendre
12:54ces responsabilités
12:55face à l'immigration illégale ?
12:56Et vous savez,
12:57les groupes qui sont
12:58sur notre droite,
12:58je pense au Rassemblement National,
12:59quand ce texte est sorti
13:00pour la première fois,
13:01Marine Le Pen a dit
13:02qu'il s'agissait
13:03d'un projet mortel
13:04pour l'Union Européenne.
13:05Ils se sont ralliés à vous.
13:06C'est notre texte
13:08qui aujourd'hui a permis
13:08de faire ce résultat
13:10qui est très largement applaudi
13:11par le gouvernement français
13:12comme par Marine Le Pen
13:14et par Jordan Bardella.
13:15Donc moi, je suis fier
13:16parce que c'est nous
13:17qui apportons les solutions.
13:18Je ne fais pas de célébration
13:20parce que je mesure
13:21la dimension tragique
13:22de la question migratoire,
13:23je le redis.
13:24Mais aujourd'hui,
13:24justement,
13:25notre but,
13:25c'est de mettre fin
13:26à une tragédie,
13:28c'est de mettre fin
13:28à l'inquiétude des Français,
13:30c'est de mettre fin
13:30à l'impuissance de nos démocraties,
13:32c'est de mettre fin
13:33au business des patients.
13:34C'est ce que nous avons réussi
13:35et je refuse les mauvais procès
13:36qui nous sont faits aujourd'hui.
13:38Quittons le terrain européen
13:40pour revenir sur le terrain français
13:41avec la politique,
13:42avec parfois les mêmes
13:42préoccupations politiques en interne,
13:44mais demain,
13:44ce sera le meeting de Bruno Rotaillot
13:46avec attendu au premier rang
13:47notamment ce qu'on appelle
13:48certains chapeaux à plumes
13:49de la droite.
13:50Le but, c'est quoi ?
13:51C'est de montrer que Bruno Rotaillot
13:52n'est pas parfois
13:53le candidat,
13:54parfois intégriste,
13:55parfois un peu rabougri
13:56qu'on décrit,
13:56c'est au contraire
13:57le candidat de l'ouverture à droite.
13:58Mais vous plaisantez ?
14:00Qu'est-ce qui vous fait
14:01prononcer un mot comme ça ?
14:03C'est souvent l'image
14:04qu'on a de Bruno Rotaillot
14:05en disant que c'est le Sénat,
14:06la Vendée,
14:07l'héritier de Filipe Sénat.
14:09Vous vous rendez compte
14:10d'où on en est arrivé ?
14:11Je dis que c'est certain
14:11que Bruno Rotaillot,
14:13c'est une figure politique
14:14qui a le courage
14:15d'assumer ses convictions
14:16depuis toujours,
14:17celle d'une droite
14:17claire, ferme,
14:18paisible, sérieuse,
14:19qui veut produire
14:21des réponses
14:21aux problèmes des Français.
14:22Et c'est peut-être pour ça
14:23qu'il est tellement combattu.
14:24C'est parce que justement,
14:25il est la seule,
14:26je le crois profondément,
14:28la seule alternative crédible
14:30pour sortir de la faillite
14:31du macronisme
14:32et du socialisme.
14:33La seule alternative,
14:35elle est portée
14:35par Bruno Rotaillot
14:36et par notre famille politique
14:37et cette aventure-là,
14:39elle commence demain
14:39et elle ira bien sûr au bout
14:41et elle gagnera,
14:42j'en suis convaincu,
14:42parce que les Français
14:43veulent aujourd'hui
14:44des responsables politiques
14:45qui ne leur racontent pas
14:46n'importe quoi,
14:47qui ne font pas assaut
14:49de démagogie
14:49ou de communication,
14:50qui ne se renie pas
14:51tous les jours,
14:52qui ne se contredisent pas
14:53tous les matins
14:53et qui, à la fin,
14:55permettent de compter
14:56sur l'action courageuse
14:58et solide
14:58dont on aura besoin
14:59pour relever ce pays demain.
15:00Quand vous dites
15:00la candidature ira jusqu'au bout,
15:02c'est pour répondre
15:02aux nombreuses rumeurs
15:03de dire qu'il pourrait se rallier
15:04par exemple derrière
15:05un Édouard Philippe,
15:06c'est ça qui vous inquiète ?
15:07Je comprends bien
15:08l'intérêt qu'a Édouard Philippe
15:09de raconter ça,
15:09mais la vérité c'est que...
15:10C'est Édouard Philippe
15:11qui raconte ça ?
15:12J'imagine que pour lui,
15:13ça doit être plaisant
15:14d'imaginer qu'un jour
15:15il connaîtra les ralliements
15:17dont il aurait besoin
15:18pour pouvoir sortir
15:19du déclin sondagier
15:21qu'il connaît
15:21depuis quelques semaines,
15:22quelques mois.
15:23Non, la vérité c'est que
15:24la vraie question de 2027
15:26va être
15:26est-ce qu'on continue
15:27le macronisme
15:28où est-ce qu'on en sort ?
15:29Et je crois que les Français
15:30voudront sortir du macronisme,
15:32sortir du en même temps,
15:33sortir de l'ambiguïté.
15:34Je le redis,
15:35c'est très simple,
15:36sur la question
15:36de l'immigration illégale
15:37qui est un sujet central
15:38pour les Français.
15:39Vous avez aujourd'hui
15:40le gouvernement
15:41qui dit qu'il soutient ce texte,
15:42c'est député qui vote contre.
15:43C'est ce en même temps
15:44dont les Français
15:45ne veulent plus.
15:46Maintenant,
15:46il faut de la clarté
15:47et c'est clarté,
15:48c'est Bruno Rotailleau
15:49qui la porte.
15:49Est-ce qu'éventuellement
15:50l'alliance est inenvisageable
15:51dans l'autre terme ?
15:52Il y a un moment
15:52puisque vous parlez
15:53de précipitation sondagière.
15:55En réalité,
15:55Edouard Philippe
15:56veut se rallier à Bruno Rotailleau.
15:57Vous fermez la porte
15:57ou vous acceptez
15:58qu'il mette un petit pied dedans ?
15:59Pour le coup,
16:00tous les gens
16:01qui voudront soutenir
16:02l'alternance,
16:02dans un sens
16:03mais pas dans l'autre.
16:04Ce qui m'intéresse,
16:04ce n'est pas les chapeaux à plumes,
16:05ce qui m'intéresse,
16:06c'est les Français.
16:06Quel qu'ait été leur vote passé ?
16:08C'est clair que beaucoup de Français
16:09se sont détournés de la droite.
16:11C'est clair que beaucoup de Français
16:12se sont sentis parfois déçus,
16:13parfois frustrés.
16:14Aujourd'hui,
16:22je pense qu'aujourd'hui,
16:24tout le monde peut constater
16:25que la seule formation politique
16:26qui, je le répète,
16:27au plan européen,
16:28c'est parfaitement clair,
16:29mais c'est vrai aussi
16:29au plan national,
16:30la seule formation politique
16:31qui a la clarté nécessaire
16:33aujourd'hui
16:34autour de Bruno Rotailleau
16:35qui lui n'a jamais varié,
16:36Bruno Rotailleau
16:37qui n'a jamais changé,
16:38la clarté nécessaire
16:39pour avoir le courage
16:40qu'il faudra demain
16:41pour agir,
16:42pour réformer le pays,
16:42la seule formation politique
16:43qui peut faire cela,
16:45c'est la nôtre.
16:46François-Xavier Bellamy,
16:46député européen
16:47et premier vice-président
16:48des Républicains,
16:48une dernière question.
16:49Vous avez été,
16:50et vous êtes, j'imagine,
16:51toujours un peu prof de philosophie
16:52et philosophe dans l'âme.
16:53Si je vous propose le sujet,
16:54siffier la Marseillaise,
16:55c'est un droit à la réplique populaire,
16:56qu'est-ce que vous répondez ?
16:58Ceci n'est pas un sujet.
17:00C'est la déclaration,
17:01pour remettre dans le contexte,
17:02du maire de Seine-Saint-Ni,
17:03Baligayoko, exactement.
17:06Il n'y a, je crois qu'en France,
17:08qu'on peut imaginer
17:09qu'un maire de la République
17:11qui porte l'écharpe tricolore
17:13donne une justification
17:15au fait de siffler
17:16l'hymne national.
17:18C'est le signe profond
17:20que la France insoumise
17:22aujourd'hui
17:23choisit en réalité
17:25de combattre
17:25contre la France elle-même,
17:28contre ceux qui nous réunissent.
17:29Et je pense qu'il y a
17:30dans cette déclaration
17:31quelque chose qui est bien sûr
17:32d'une immense gravité.
17:33Merci beaucoup,
17:34François-Xavier Bélami,
17:35député européen
17:35et premier vice-président
17:36des Républicains
17:37d'avoir été avec nous ce matin,
17:390826 300 300,
17:40dans un instant,
17:40parce que je ne sais pas
17:41si vous l'avez remarqué,
17:42il fait chaud, très chaud,
17:43et à chaque fois,
17:44c'est comme quand il y a
17:45beaucoup de pluie,
17:45on s'interroge
17:46sur la capacité de l'État
17:47à absorber tout ça,
17:48des hôpitaux qui ne fonctionnent pas,
17:50des épreuves justement
17:51du bac qui sont décalées.
17:52Est-ce que la France
17:53peut encore vivre normalement
17:54dès que la température
17:55dépasse 30 degrés ?
17:56C'est la question certes
17:57un peu provoquante,
17:58mais qu'on va poser ce matin
17:59avec vous à mes auditeurs
18:00au 0826 300 300.
18:01A tout de suite.
18:01Sous-titrage Société Radio-Canada
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