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  • il y a 2 semaines
Avec Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement

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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-04-27##

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News
Transcription
00:01Jean-François Aquili
00:02Jean-François Aquili, l'invité politique ce matin de Sud Radio, c'est Vincent Jambrun qui est le ministre en
00:10charge en fait de la ville et du logement.
00:13Bonjour Vincent Jambrun.
00:14Alors vous lancez un plan choc contre la crise du logement, les passoires thermiques, nouveau plan de rénovation urbaine, incitation
00:22au fiscal, on va un peu détailler, à un an de l'élection présidentielle.
00:26La loi sera votée quoi ? Au mieux quand la campagne aura démarré, si elle est votée.
00:30Mais pourquoi avoir attendu si tard pour prendre des décisions si lourdes qui, Vincent Jambrun, ne seront peut-être pas
00:37les choix de celui ou celle qui va succéder à Emmanuel Macron ?
00:41Alors vous savez, je pense que tous ceux qui se présentent à l'élection présidentielle doivent prendre en compte cette
00:46crise du logement qui frappe durement tous nos concitoyens.
00:49Et tout ce qu'on met là en place à travers ce plan logement, cette stratégie de relance, c'est
00:55un projet de loi très complexe.
00:56Oui mais qui arrive à la dernière minute du deuxième quinquennat, vous êtes d'accord avec ça quand même ?
01:00L'honneur d'être nommé il y a six mois et avec le Premier ministre, on a décidé de faire
01:05face à cette crise et de proposer un projet de loi complet à 360 degrés
01:09qui permet de répondre au maximum aux enjeux, produire mieux, plus, faire en sorte de ne pas enlever du marché
01:18les passoires thermiques
01:20mais au contraire d'accélérer leur rénovation et penser aussi sur le long terme avec de la rénovation urbaine.
01:24Parce qu'en fait, quand on parle du logement, on parle des gens.
01:30Certains disent que c'est un ministère très technique le logement.
01:32En fait, on ne parle pas d'urbain, on parle d'humain.
01:34C'est des Français qui ont du mal à se loger, voire qu'ils ne se logent pas du tout,
01:39voire qu'ils sont dans des conditions précaires.
01:40Et donc c'est ça auquel on s'attaque avec le Premier ministre à travers les annonces qui ont été
01:44faites.
01:45Sébastien Lecornu a annoncé, c'était à Marseille, un troisième volet de l'ANRU, c'est la rénovation urbaine.
01:50C'est sur les quartiers, la lutte contre les trafics et l'adaptation au changement climatique.
01:55Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ?
01:57Ça veut dire que vous savez, il y a eu deux volets déjà de ce grand programme.
01:59On dit qu'on a déversé trop de milliards dans les quartiers.
02:02Alors ça, c'est quelque chose que je voudrais battre en brèche.
02:05D'abord, on se souvient, l'Agence Nationale de Rénovation Urbaine, c'est Jean-Louis Borloo, qui est visionnaire,
02:09qui voit, qui comprend que ces grands ensembles construits dans l'après-guerre,
02:13il va falloir à un moment donné les transformer et bien souvent les démolir pour les reconstruire.
02:18L'ANRU, il faut déjà que tous vos auditeurs l'aient bien en tête,
02:21c'est payé à très faible partie directement par l'État.
02:25Tout le reste, 10% historiquement,
02:28le reste, ce sont les bailleurs sociaux eux-mêmes
02:31et surtout, très important,
02:33Action Logement.
02:34Le 1% patronal.
02:35C'est ce qu'on appelait le 1% patronal à l'époque,
02:37dans lequel vous avez le patronat
02:39et les représentants des salariés.
02:41Et ça veut dire que, si ce sont eux les plus gros financeurs,
02:44en plus de la Caisse des dépôts,
02:46à financer ça, c'est bien parce qu'il y a un intérêt,
02:48un intérêt à bien loger les familles françaises,
02:50pour que justement,
02:51le marché de l'emploi se porte bien.
02:53Quand on dit que ça coûte cher, la rénovation urbaine,
02:55ah oui, c'est le premier programme entre 10 et 12 milliards,
02:58le deuxième programme entre 10 et 12 milliards,
02:59et puis il y a le troisième qui vient d'être annoncé,
03:01c'est beaucoup d'argent, mais concrètement.
03:03Et là, vous parlez,
03:04j'ai eu la chance d'être maire pendant 10 ans,
03:06on a eu des programmes de rénovation urbaine,
03:08ça transforme vraiment, vraiment, vraiment la vie des gens,
03:11et c'est ça qui est intéressant là-dedans.
03:14Et par contre, on doit adapter l'outil.
03:17Et la première fois, je le disais à Jean-Louis Borloo,
03:19il dit qu'on casse les grands ensembles d'après-guerre,
03:22le deuxième programme, on s'est dit,
03:23il va falloir peut-être aussi avoir des plans
03:25pour s'intéresser un peu plus au développement économique,
03:28et puis des équipements publics.
03:29Et là, ce qu'a annoncé le premier ministre,
03:30c'est de dire, on ne peut pas faire,
03:32comme s'il n'y avait pas un problème très grave de sécurité,
03:35de narcotrafic.
03:35Vous qui avez connu les émeutes chez vous.
03:37Exactement.
03:38Et donc, l'ANRU doit aussi servir à ça,
03:39quand on vient faire de la rénovation urbaine.
03:42On construit pour casser le narcotrafic, ça veut dire quoi ?
03:43En fait, ça veut dire que dans l'ADN,
03:45quand on vient démolir des bâtiments,
03:47historiquement, l'ANRU regardait l'état du bâtiment,
03:49en disant, est-ce que le bâtiment est en bon état,
03:50pas en bon état ?
03:51C'était ça le critère pour mettre de l'argent pour le démolir.
03:54Aujourd'hui, l'idée, c'est de dire,
03:56non, peut-être qu'on va démolir ce bâtiment
03:57parce qu'il crée une impasse,
03:59parce qu'il crée des goulots d'étranglement,
04:01des zones d'insécurité,
04:03que ça favorise le narcotrafic.
04:04Et d'ailleurs, tu veux dire juste...
04:05En rue, attendu aux villes moyennes,
04:06aux sous-préfectures également.
04:07Exactement, l'idée, c'est que ce soit,
04:08on termine les grands ensembles,
04:10c'est ces grands ensembles d'après-guerre,
04:12de logements sociaux,
04:13mais on ouvre tout de suite le programme
04:15aux villes moyennes,
04:16à la France des sous-préfectures,
04:17pour les accompagner dans la revitalisation
04:19de leur centre-ville comme de leur quartier.
04:21Mais peut-être juste un mot,
04:22François Akkili.
04:23Pourquoi est-ce qu'à chaque fois qu'on amène les grues
04:26qui viennent justement démolir les quartiers
04:28en enrue actuellement,
04:30les voyous, les narcotrafiquants
04:31viennent brûler les engins de chantier ?
04:33Parce que c'est les premiers à être dérangés.
04:35C'est les premiers à être dérangés.
04:36C'est bien la preuve que cette rénovation urbaine,
04:38elle a un impact considérable.
04:40sur la vie des gens et sur leur sécurité.
04:41Donc finalement, Vincent Jombrot,
04:43dans ce que vous dites,
04:43il y a une dimension sécuritaire.
04:45Et quelque part, Bruno Retailleau
04:46n'avait pas tout à fait tort
04:47de la souligner, cette dimension.
04:49Vous qui avez dit,
04:50vous l'avez accusé,
04:51c'était au 4V vendredi,
04:52de vouloir envoyer les chars dans la ville,
04:55le président des Républicains,
04:58il flirte avec le Rassemblement National,
05:00à vos yeux, sur ce sujet-là ?
05:01Soyons très clairs.
05:02Vous l'avez rappelé,
05:03moi j'ai connu des émeutes terribles
05:05dans ma commune.
05:06La sécurité,
05:07pour tous les citoyens,
05:08et particulièrement dans ces quartiers,
05:09elle est fondamentale.
05:11Et qu'on mette tous les moyens nécessaires
05:13pour lutter contre le narcotrafic,
05:14il faut évidemment le faire.
05:16Mais il faut aussi être loin des caricatures.
05:19Et vous savez,
05:19ça me rappelle,
05:20pendant le débat avec Nicolas Sarkozy,
05:22Ségolène Royal avait dit,
05:22je vais mettre un policier
05:24derrière chaque femme
05:25qui rentre seule chez elle le soir.
05:27Alors là, c'est sûr que là,
05:27on sécurise tout le monde.
05:28Mais est-ce que c'est crédible ?
05:29Non.
05:30Pour sécuriser ces quartiers,
05:31il faut mettre des moyens
05:32et des forces de l'ordre,
05:33c'est certain.
05:34Il faut que la justice
05:35soit plus puissante et sanctionne.
05:35Donc là-dessus,
05:36Bruno Retailleau a raison.
05:37Non, mais ce que je veux dire,
05:39c'est qu'il ne faut pas opposer
05:40les solutions court terme
05:41où il faut effectivement,
05:43comme ça a été mis en place
05:44par Gérald Darmanin
05:45avec, vous savez,
05:46ces opérations XXL
05:48pour nettoyer les zones
05:50gangrénées par le narcotrafic,
05:52ça c'est très bien.
05:53Et derrière,
05:53il faut une vision long terme.
05:54Quand les équipes de M. Retailleau
05:56écrivent sur Twitter
05:57que ça va deux minutes
05:59de financer des médiathèques
06:00et des logements
06:01haute qualité environnementale
06:02dans les quartiers
06:03et que ce n'est pas ça
06:03qui apportera une solution,
06:05je pense qu'ils font fausse route
06:06que bien sûr,
06:07il faut des opérations
06:08coup de point XXL
06:08Donc vous êtes en désaccord
06:09avec votre président de la République
06:11qui est là-dessus.
06:11Non, je dis simplement
06:12qu'il ne faut pas mentir aux gens.
06:15D'ailleurs,
06:15les opérations place nette,
06:16la XXL,
06:17ça fait du bien
06:18pendant quelques mois
06:19et puis on voit bien
06:19qu'ensuite...
06:20Et ça revient.
06:20Et ça revient.
06:21Et donc,
06:22il faut des solutions long terme.
06:23La rénovation urbaine,
06:24venir casser les quartiers ghetto,
06:26c'est quelque chose d'essentiel
06:27et c'est essentiel
06:28pour les 5 à 6 millions de Français
06:29qui vivent dans ces quartiers
06:30qui sont des honnêtes gens
06:32et qui doivent être protégés.
06:33C'est une dimensure sociale
06:34finalement du problème.
06:35Vous ne regrettez pas
06:36votre propos sur Bruno Retailleau ?
06:38C'est-à-dire ?
06:38Quand vous dites
06:39qu'il a eu tort
06:40de vouloir envoyer des chars
06:41dans les quartiers.
06:42Non, je n'ai pas dit
06:42qu'il avait tort.
06:43Je dis que j'étais inquiet
06:44de devoir résumer
06:45une politique sur le fond
06:47à on envoie l'armée
06:48dans les quartiers.
06:49Ça, je l'ai dit,
06:50je ne le regrette pas.
06:51Maintenant,
06:52mon sujet n'est pas de dire
06:52qu'il faut être angélique.
06:54Évidemment,
06:55ce n'est pas à moi
06:55après ce que j'ai pu connaître
06:57dans mes quartiers.
06:58Moi, j'ai toujours une politique
06:58très forte et très sécuritaire.
07:00Mais simplement,
07:01ce que je veux dire,
07:01c'est que si on veut
07:02ramener de la prospérité
07:04de la République
07:04dans les quartiers,
07:05il faut marcher
07:06sur les deux jambes
07:06de l'ordre,
07:07mais aussi de l'espoir.
07:09Et on donne de l'espoir
07:09aux gens en leur disant
07:10on va transformer votre quartier,
07:11on va transformer votre environnement.
07:12Vincent Jombrun,
07:13sur le logement social,
07:15le maire va pouvoir choisir
07:16en partie l'attribution
07:17des logements sociaux
07:18qui est dévolu
07:20au préfet d'habitude.
07:22Est-ce que c'est un retour ?
07:23Vous savez,
07:24certains disent
07:24que c'est du clientélisme.
07:25Il y a un risque.
07:26Il faut éviter le clientélisme,
07:27mais il faut aussi inciter les maires
07:29à avoir envie
07:30d'apporter du logement social
07:31dans leur commune
07:32et augmenter l'acceptabilité
07:35des concitoyens.
07:36On a pas mal d'exemples en tête
07:38où des maires disent
07:38mais nous,
07:39on a fait le pari
07:39du logement social.
07:40C'est-à-dire qu'ils vont
07:41devoir trier finalement ?
07:43J'y viens,
07:43mais on sort un bâtiment
07:45de logement social
07:46dans la commune
07:47et puis finalement,
07:48il n'y a pas un habitant
07:48de la commune
07:49qui a pu habiter dedans.
07:50C'est dommage.
07:51Le maire a des entrepreneurs
07:53qui lui disent
07:53moi j'ai besoin de loger
07:54mon apprenti boulanger,
07:56ou mon infirmière
07:57qui vient travailler à l'EHPAD
07:58et hop,
07:59aucun moyen d'agir là-dessus.
08:01Donc l'idée,
08:01c'est effectivement
08:02que le maire ne soit pas
08:03dans une situation
08:03où il choisit madame un tel
08:05dans l'appartement 12B
08:06ou le même étage.
08:06Donc le maire pourra choisir en partie.
08:08Mais il vient critériser,
08:09il vient produire une liste.
08:10C'est ce que j'appelle
08:11le choc de confiance
08:12entre les élus
08:13et les bailleurs sociaux.
08:14Sur les passoires thermiques
08:16que vous avez évoquées,
08:18c'est le retour en arrière.
08:19On pourra maintenant louer
08:20du F ou du G,
08:22c'est le classement DPE.
08:24C'est la négation
08:25de ce qui a été voté auparavant ?
08:27C'est du pragmatisme.
08:29D'abord,
08:31si on prend le contexte,
08:32on a annoncé un plan ambitieux
08:33avec le Premier ministre
08:34de production
08:35de 2 millions de logements
08:36d'ici 2030.
08:37Si d'une main,
08:38vous produisez 2 millions de logements
08:39et que vous en enlevez
08:40700 000 du marché
08:42en même temps,
08:43ce n'est pas comme ça
08:43qu'on résout la crise du logement.
08:45Par rapport au fait
08:45de pouvoir avoir un toit
08:46sur la tête,
08:47on a un enjeu là-dessus
08:48de permettre
08:49de continuer à louer
08:50ces logements.
08:51En revanche,
08:51on ne renonce pas
08:52à l'ambition écologique
08:53puisque l'idée,
08:54c'est au contraire
08:54d'avoir un contrat
08:55avec le propriétaire,
08:57un contrat de confiance
08:57qui dit
08:58oui,
08:58vous pouvez continuer à louer.
08:59En revanche,
09:00vous avez l'obligation
09:01de faire les travaux.
09:03Qui va contrôler tout ça ?
09:03Vous l'avez dit,
09:04il y a une lettre...
09:04Il y a combien de logements
09:05concernés ?
09:06700 000 ?
09:06Entre 650 000 et 700 000.
09:08Qui va contrôler 700 000
09:10travaux dans ces logements-là ?
09:11Pour filmer un bail
09:12avec votre locataire,
09:13vous avez de toute façon
09:14l'obligation de produire
09:15le diagnostic environnemental,
09:17énergétique,
09:17le fameux DPE.
09:18Et donc,
09:19il y a une lettre.
09:19Cette lettre,
09:20elle est F ou G,
09:20on la connaît déjà,
09:21sinon on ne serait pas
09:22en train d'en parler.
09:23L'idée,
09:23c'est que sous 3 ans
09:24pour les habitats individuels
09:26et sous 5 ans
09:26pour les habitats collectifs,
09:28c'est toujours un peu plus long
09:28dans un immeuble
09:29de faire les travaux,
09:31il y a une lettre
09:32conforme à la législation.
09:34Ces lettres,
09:34elles sont...
09:36L'ADEME,
09:37l'agence...
09:38L'ADEME a toutes les lettres
09:40et en l'occurrence,
09:41on peut avoir ce contrôle.
09:43Donc c'est un assouplissement
09:44de ce qui était décidé
09:45de façon un peu verticale auparavant.
09:46Ce que doivent comprendre
09:47ceux qui pourraient se dire
09:48« Ah oui, c'est un recul, etc. »
09:50Non, c'est de manière pragmatique
09:52donner les moyens
09:53aux propriétaires de le faire.
09:54Vous avez beaucoup de propriétaires,
09:56notamment ceux
09:56qui n'ont pas encore fait les travaux,
09:58qui sont plutôt âgés
09:59dans leur profil
10:00et qui n'ont pas
10:01un recours facile
10:02à l'emprunt bancaire.
10:03Si vous allez voir
10:04le banquier à 75 ans passés
10:06et que vous dites
10:06« Mes revenus viennent
10:07de diminuer drastiquement
10:09parce que j'ai même plus
10:11de locataire »,
10:12c'est compliqué.
10:13On a besoin de leur donner
10:14les moyens de rénover.
10:15Cette décision-là
10:16qui est très importante,
10:17700 000 logements,
10:18ce serait une mise en route
10:19immédiate
10:19après un éventuel vote
10:21de la loi.
10:21Vous le prévoyez
10:22pour quand, ce vote ?
10:23Écoutez, le texte
10:24va être présenté
10:25avant l'été au Sénat.
10:26Peut-être si le calendrier
10:28le permet
10:28à l'Assemblée
10:29dans la foulée.
10:30Mais donc,
10:31au plus tard,
10:31à l'automne,
10:32on doit avoir voté
10:33ce dispositif
10:34pour que tout ça
10:36s'applique au 1er janvier 2027.
10:38C'est évidemment
10:38l'ambition que nous portons
10:39aujourd'hui
10:40avec le Premier ministre.
10:40Vous avez décrété,
10:42quand je dis « vous »
10:43avec le gouvernement,
10:43avec Sébastien Lecornu,
10:44un autre dame
10:45de la construction.
10:46Donc, ça serait très rapide
10:47à la rentrée.
10:48Vous vous affranchissez
10:50de certains règlements,
10:52essentiellement.
10:52Les normes,
10:53elles sont ce qu'elles sont,
10:54mais ce sont surtout
10:54les règlements
10:55qui contraignent
10:56la construction aujourd'hui.
10:58Exactement.
10:58Notre-Dame de la construction,
10:59Jeux Olympiques du logement,
11:00en gros,
11:01faire aussi bien
11:02d'un point de vue
11:03performance énergétique
11:04en termes de sécurité,
11:05mais beaucoup plus vite
11:06en termes de normes.
11:07Les Jeux Olympiques,
11:08on les réussit
11:09parce qu'en fait,
11:09on écrase
11:10les procédures administratives.
11:11Aujourd'hui, en France,
11:12vous avez la plupart des projets,
11:13maintenant, en moyenne,
11:14qui prennent 8 à 10 ans.
11:16Mais construire le bâtiment
11:17physiquement,
11:17c'est entre 2 et 2 ans et demi.
11:19Donc, elle est plus vite.
11:19C'est-à-dire que tout le reste,
11:20c'est de la procédure administrative.
11:22Pardon, mais on est en train
11:22d'enlever ça.
11:24Donc, il faut simplifier.
11:25On propose des opérations
11:26d'intérêt local.
11:27Le maire fait la demande,
11:29présente son dossier au préfet.
11:31Le préfet justifie
11:32l'intérêt général.
11:33Et là, hop,
11:34procédure accélérée.
11:35On gagne 2, peut-être 4 ans
11:38sur certaines opérations
11:39parce que ça permet
11:40d'aller beaucoup plus vite
11:41sur les changements
11:42de réglementation,
11:43le plan local d'urbanisme.
11:44Et puis, ça limite aussi
11:45les recours abusifs.
11:47Donc, tout ça va nous faire
11:47gagner du temps,
11:48produire donc plus vite
11:49et mieux du logement
11:50pour répondre à cette crise
11:52qui est une urgence.
11:52Et en fin de quinquennat,
11:53ou en tout cas,
11:54pendant la campagne présidentielle
11:55qui arrive,
11:56Vincent Jombrun,
11:56vous allez faire la campagne
11:57de Bruno Retailleau
11:58parce que vous êtes toujours
11:59membre des Républicains
12:00même si vous êtes suspendu.
12:03Suspendu
12:03et puis on n'a pas vraiment
12:04la possibilité de réadhérer.
12:05Donc, voilà.
12:06Moi, je n'ai pas changé de valeur.
12:07Je n'ai pas changé
12:08de conviction politique.
12:09Mais en l'occurrence,
12:10le parti nous ferme
12:12un petit peu la porte au nez.
12:13Dont acte.
12:15Mais au-delà de ça,
12:16non, moi, je suis...
12:17Vous allez faire sa campagne
12:18ou pas pour Bruno Retailleau ?
12:20Non, au sens où
12:21je ferai la campagne
12:22de ceux qui veulent
12:23faire gagner
12:24le bloc central
12:25et donc se rassembler.
12:27La candidature de M. Retailleau,
12:28elle est légitime.
12:29Il est président du parti.
12:31Il fait sa candidature.
12:32D'autres candidatures
12:33voient le jour.
12:34Et moi, simplement,
12:35je ferai partie
12:36de ceux qui disent
12:36il faut vous parler,
12:38il faut vous rassembler
12:39parce que si on ne fait pas
12:40une candidature
12:41de rassemblement,
12:42alors on sait très bien
12:43à quoi va rassembler
12:43le second tour.
12:44Ce sera Mélenchon Bardella
12:45et moi, ce n'est pas
12:46le scénario que je vise
12:47et donc je souhaite rassembler.
12:49C'est pour ça qu'avec
12:49d'autres collègues ministres,
12:51avec Maude Bréjean en particulier,
12:52on a fédéré
12:54plusieurs parlementaires,
12:55ministres,
12:56dans une tribune
12:56qu'on appelle
12:57la tribune des 90
12:58pour appeler à ce rassemblement
13:00et je continuerai
13:00à m'investir
13:01dans ces initiatives.
13:02Donc pour vous,
13:02Bruno Retailleau,
13:03qui est légitime,
13:04vous le dites,
13:04pour être le candidat
13:05des Républicains,
13:06n'est pas votre candidat
13:08spécifiquement.
13:08C'est une forme de rupture
13:09pour vous quand même.
13:10Vous êtes membre de l'air.
13:11Je vous le dis très calmement,
13:13le candidat que je soutiendrai,
13:14c'est celui qui est capable
13:15de nous faire gagner.
13:16Ce n'est pas forcément
13:17votre candidat.
13:17D'abord, c'est trop tôt
13:18pour arrêter les compteurs.
13:19C'est normal que chacun
13:21se jauge,
13:21se pèse dans l'opinion
13:23et puis ensuite,
13:24on verra qui se rassemble.
13:25Moi, je veux simplement
13:26dire à chacun
13:27vos candidatures sont légitimes.
13:29L'ambition,
13:29ce n'est pas moi
13:29qui voudrais dire le contraire,
13:30vous avez le droit
13:30d'avoir l'ambition,
13:32simplement qu'elle ne vous aveugle pas.
13:33Parce que les aventures individuelles
13:36risquent d'être
13:36l'échec collectif.
13:37Et moi, je me refuse
13:38à cet échec collectif.
13:39L'aventure individuelle,
13:40ce qui serait possible
13:41pour le président des Républicains
13:42qui s'est fait,
13:43on va dire,
13:44désigner candidat
13:45avec son seul parti.
13:46Pour vous,
13:46ça ne suffit pas à droite.
13:47C'est ça que je vous dis
13:48ce matin.
13:49En fait, les valeurs
13:50qui sont les nôtres
13:51et celles d'une droite
13:52de rassemblement
13:53et de gouvernement,
13:55eh bien aujourd'hui,
13:55c'est ça,
13:57ma candidature,
13:58mon candidat,
13:58c'est ça que j'ai envie de défendre.
13:59Tout dernier mot,
14:02Vincent Jeanbrun,
14:04la commission d'enquête
14:04sur le député public,
14:06le rapport à l'oncle,
14:07il y a ce vote
14:07qui arrive aujourd'hui.
14:08Pour vous,
14:09ce rapport doit être
14:11rendu public ?
14:12Bien sûr.
14:12Il y a une obligation
14:14de transparence
14:15dans cette affaire-là.
14:15J'aurais été député,
14:16j'aurais voté
14:17pour sa publication,
14:18même si j'avais été contre
14:19certaines des propositions.
14:20Je ne l'ai pas lu en détail.
14:21Mais ce que je veux dire,
14:22c'est que la commission
14:23a travaillé.
14:24En général,
14:25on ne publie pas
14:26quand il y a des enjeux
14:27de confidentialité stratégique
14:29ou pour ne pas mettre en avant
14:31des cas très individuels
14:32ou particuliers.
14:34On peut regretter
14:35la façon
14:35dont s'est déroulée
14:36cette audition
14:37qui n'a pas toujours
14:38donné une très bonne image
14:39du débat parlementaire.
14:41Mais en l'occurrence,
14:42bien sûr,
14:43il y a une transparence
14:43à avoir.
14:44Merci Vincent Jeanbrun.
14:45Merci.
14:46Je me permets
14:46d'ajouter une petite question
14:47parce qu'on a évoqué
14:48juste avant votre interview
14:50l'édito politique
14:51avec Françoise de Gouas
14:52ce qui se passe
14:52en Seine-Saint-Denis,
14:54le conflit
14:55entre Karim Bouaran
14:56et puis LFI
14:58au sujet
14:58de l'implantation
14:59d'une enseigne
15:01de poulet.
15:01Je ne sais pas
15:01si vous avez vu
15:02cette histoire
15:03mais qui fait
15:04beaucoup causer
15:04à la fois en Seine-Saint-Denis
15:05mais également
15:06dans d'autres villes.
15:07Est-ce que vous,
15:08puisque vous êtes
15:08ministre de la ville,
15:10vous prenez position
15:11sur ce dossier
15:13par rapport à l'implantation
15:14de cette enseigne
15:15ou pas ?
15:16Je n'ai pas assez
15:16le dossier en tête
15:17pour vous répondre
15:18mais pour connaître
15:19le maire de Saint-Ouen
15:20en général,
15:21il y a des positions
15:22plutôt ouvertes
15:22donc je pense
15:24que ce serait intéressant
15:25de regarder ça.
15:25Bon,
15:26voilà évidemment
15:27parce que ça concerne
15:27de plus en plus de villes.
15:29Il y a des associations
15:29de commerçants
15:30qui ont manifesté
15:32l'autre jour
15:32à Boulogne,
15:33Billancourt,
15:34Agnières,
15:34etc.
15:35sur l'implantation
15:36donc de ces enseignes
15:38de poulet,
15:39enseignes effectivement
15:41de consommation rapide,
15:43de malbouffe évidemment
15:44qui posent des problèmes
15:46dans les centres-villes.
15:47On y reviendra.
15:48Merci Vincent Jambrun.
15:50On pourra l'évoquer
15:51dans un instant aussi.
15:52On va revenir
15:52sur la politique du logement
15:53qui a été évoquée
15:55évidemment à l'instant
15:56ainsi que sur le rapport
15:58sur la commission
15:59de l'audiovisuel public.
16:01Est-ce que vous estimez
16:01qu'il doit être publié ou pas ?
16:03Parce que certains s'interrogent.
16:04J'aimerais vous entendre
16:050 826 300 300.
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