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  • il y a 4 minutes
Avec Sarah El Haïry, Haute-commissaire à l'Enfance et ancienne ministre

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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-04-21##

Catégorie

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News
Transcription
00:01Sud Radio, l'invité politique, Maxime Liedot.
00:07Votre invité politique ce matin sur Sud Radio, Maxime Liedot, c'est Sarah El Haïry, hôte commissaire à l'enfance
00:13et ancienne ministre.
00:14Bonjour Sarah El Haïry.
00:15Bonjour.
00:15Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
00:17Les institutions, elles restent sourdes, c'est de l'immobilisme criminel.
00:21Ces mots viennent de Camille Kouchner qui avait ému la France entière il y a 5 ans après avoir écrit
00:25son livre Família Grande
00:26qui dénonçait en réalité l'inceste dont avait été victime son frère par le politologue Olivier Duhamel.
00:31Est-ce que c'est vrai ? Est-ce qu'en effet les institutions restent sourdes en France
00:35et que l'État est en réalité et peut être accusé d'immobilisme criminel sur ce sujet ?
00:39Toutes les 3 minutes, il y a un enfant dans notre pays qui est victime de violences sexuelles.
00:42C'est ça la réalité.
00:4370% de ces violences, elles sont à la maison.
00:46C'est un père, c'est un beau-père, c'est un voisin.
00:48C'est en réalité l'entourage le plus proche.
00:50Mais ces derniers mois, ces dernières années, les silences commencent à se briser.
00:55Et c'est la plus grande des armes.
00:57Des lois ont avancé bien sûr, une imprescriptibilité glissante, la civise, des recommandations, des UAPED
01:03pour mieux qualifier et accueillir les enfants qui ont été victimes.
01:06Mais soyons très clairs, dans toutes les classes, des enfants aujourd'hui ont connu des violences sexuelles
01:11ou malheureusement ont connu des violences tout court.
01:14Et c'est les premières fêlures dans leur vie.
01:17Alors l'essentiel c'est quoi ?
01:19Commencer à protéger plus fort, plus vite, en faisant des contrôles d'honorabilité sur les antécédents.
01:24C'est ce qu'on a fait.
01:25Et d'ailleurs j'ai trouvé plus de 4800 personnes dans la petite enfance et la protection de l'enfance
01:29qui n'auront plus accès à nos enfants.
01:31Mais qu'est-ce que vous répondez ce matin à Camille Kouchner qui dit
01:33les institutions elles restent sourdes, c'est de l'immobilisme criminel.
01:36Elle, elle ne dit pas comme vous que depuis quelques semaines, quelques mois,
01:39certes la parole se libère mais dans les actes, aujourd'hui la France reste aveugle
01:43face à quelque chose qui ressemble à un système réellement de prédation.
01:46La réalité, les premiers prédateurs c'est qui ?
01:48C'est ceux qui touchent les enfants.
01:50Ceux dont on doit engager la responsabilité c'est qui ?
01:53C'est ceux qui abusent de leur confiance.
01:55Ceux qui utilisent des systèmes aujourd'hui connus et reconnus
01:57qui mettent la culpabilité sur les épaules des enfants
02:00pour les faire taire, pour en abuser,
02:03pour utiliser malheureusement toute leur candeur, toute leur douceur
02:07et la retourner contre eux.
02:09C'est ça la réalité.
02:10Par contre est-ce que oui il faut briser ?
02:11Briser les silences, briser les tabous ?
02:13Bien sûr.
02:13Plus on entendra en réalité des hommes et des femmes
02:16assumer la fermeté la plus claire pour dire jamais auprès de mes enfants
02:21il y aura finalement le moindre risque.
02:24Aujourd'hui c'est plus la question de la confiance qui se pose,
02:26c'est la question de l'exigence.
02:28Et ça veut dire formation bien sûr des policiers et des gendarmes,
02:30ça veut dire plus de moyens pour les procédures judiciaires.
02:34On sait aujourd'hui à quel point c'est difficile.
02:36C'est pour ça qu'il y a un UAP par juridiction.
02:38Sarah Ellary, est-ce que ça veut dire qu'en France, en revanche,
02:41on peut avoir le droit de se poser cette question,
02:43d'avoir l'impression d'assister à un système qui se protège ?
02:45Quand on voit par exemple l'affaire Matzneff,
02:47l'affaire de la rue du Bac,
02:48l'affaire en effet dénoncée Camille Kouchner
02:51sur le politologue Olivier Duhamel,
02:53quand on voit l'affaire Epstein,
02:54quand on voit le péri-scolaire,
02:55où en fait dès que ça éclos tout le monde dit
02:56« Ah mais on savait, est-ce qu'en France il n'y a pas des gens
02:58qui se protègent sur ces scandales ? »
03:00Ah mais ce qui est certain,
03:01c'est qu'aujourd'hui,
03:02et il faut le rappeler à votre antenne,
03:03il y a un délit de non-dénonciation
03:05quand on parle des enfants.
03:06Quand on est témoin, on est complice.
03:08Quand on se tait, on est responsable.
03:11Même si je ne retournerai jamais la charge.
03:14Le premier des responsables,
03:15c'est celui qui va abuser des enfants,
03:17qui va toucher.
03:18Mais les enfants ont toujours parlé.
03:19Mais est-ce qu'il y a un système d'hommes
03:20qui se protègent sur ces sujets ?
03:21Sarah Ellary, répondez franchement.
03:23Non mais très franchement,
03:23bien sûr qu'aujourd'hui,
03:25on voit,
03:25moi en tout cas à mes yeux,
03:26quand je lis « Les hommes de la rue du Bas »,
03:28bien sûr que ça donne cette réalité-là.
03:31Est-ce qu'aujourd'hui,
03:32d'un système qui se protège ?
03:33Non, est-ce qu'aujourd'hui,
03:34il y a, je pense,
03:35une prise de conscience
03:37de à quel point c'est massif ?
03:39C'est le massif qui compte.
03:40Pendant longtemps,
03:41on a imaginé que c'était quelque part,
03:43chez les maisons,
03:44chez les uns, chez les autres.
03:45En réalité, c'est tous les milieux sociaux.
03:46C'est tous les territoires.
03:47Et tous nos enfants
03:48peuvent être face à des prédateurs.
03:49Justement, face à ce phénomène,
03:50un rapport parlementaire propose
03:52de mettre fin à la prescription
03:53pour tous les crimes commis sur les mineurs,
03:54aux pénales et aux civils.
03:56Est-ce que vous y êtes favorable ?
03:58La fameuse imprescribilité.
04:00Le garde des Sceaux s'est exprimé
04:01également il y a quelques jours
04:03sur le sujet.
04:03Moi, je pense que c'est une très bonne chose.
04:07Tout ce qui permettra de protéger,
04:08même si on avait commencé à avancer
04:10avec la prescribilité glissante.
04:11C'est-à-dire que si on a été victime
04:13dans son enfance,
04:14on peut aller, en réalité,
04:15jusqu'à 30 ans après les faits
04:17pour déposer plainte,
04:18soit 48 ans.
04:19Donc, vous y êtes favorable ?
04:20Oui, tout ce qui permettra
04:21de protéger plus nos enfants
04:22et d'aller chercher des condamnations.
04:24Je ne veux juste pas qu'il y ait...
04:25Parce qu'on sait que ça va être long
04:27et que parfois, les preuves manquent,
04:29que ça ne crée pas, finalement,
04:31une sorte d'espoir plus fort encore.
04:35Les preuves, aujourd'hui,
04:36manquent dans le temps.
04:37Mais les enfants parlent.
04:39Il faut les croire,
04:40il faut les aider,
04:40il faut les accompagner.
04:41Est-ce qu'au vu de l'urgence du sujet
04:42et surtout, malheureusement,
04:43de la fréquence à laquelle on apprend,
04:45je ne compte même plus
04:46le nombre de livres
04:47qui sont sortis les dernières semaines
04:48ou qui s'apprêtent
04:49à sortir sur ces sujets-là,
04:50est-ce qu'il faut avancer
04:51sur ce sujet avant 2027 ?
04:53Est-ce que vous demandez,
04:54par exemple, au Gardesso,
04:54à Emmanuel Macron,
04:55vous demandez de dire
04:56oui l'imprescriptibilité
04:57avant la fin de l'année 2027 ?
04:59Moi, ce qui compte aujourd'hui,
05:00pour moi,
05:00c'est de protéger les enfants.
05:01Aujourd'hui.
05:02On le fait comment ?
05:03On le fait en faisant de la prévention,
05:05en vérifiant les antécédents judiciaires
05:06de ceux qui travaillent
05:07auprès des enfants
05:08dans tous les secteurs.
05:09On harmonise.
05:10Ce n'est pas normal
05:10qu'aujourd'hui,
05:11un prof de musique chez vous
05:12ne soit pas vérifié.
05:14Il arrive dans votre maison,
05:15il enseigne la guitare à vos enfants,
05:17vous ne savez pas
05:17s'il a été condamné ou pas.
05:23La protection de l'enfance
05:24dans l'ensemble des secteurs.
05:25Ça, c'est le premier point.
05:26Mais avant 2027,
05:27Sarah El-Hari, oui.
05:28Bien sûr.
05:29Il faut surtout aussi
05:30permettre aux enfants,
05:32avec l'enseignement,
05:33pour le coup,
05:34avec Evars,
05:35en allant un peu plus loin
05:36sur la formation
05:37et le recueil de la parole
05:38pour le coût des enfants.
05:39Plus de 70% des professionnels
05:40disent
05:41je ne sais pas quoi faire
05:42quand j'ai une info.
05:43Dire à toutes les personnes
05:44qui sont témoins,
05:45vous avez vu les horaires
05:46de ces dernières semaines,
05:47qui sont témoins,
05:47qui ont un doute de quelque chose,
05:49d'appeler le 119.
05:51C'est comme ça
05:52et osent parler
05:53parce que c'est ça.
05:54On est mal à l'aise
05:55quand on croit avoir
05:56entendu quelque chose.
05:57Eh bien, aujourd'hui,
05:58on a besoin
05:59de la mobilisation
05:59de tout le monde.
06:00Sarah El-Hari,
06:01vous êtes haute commissaire
06:02à l'enfance.
06:02Vous parlez justement
06:03des victimes.
06:03On ne se souvient même plus
06:05de ce projet,
06:05le fameux Conseil des victimes.
06:07Qu'en est-il de sa création ?
06:08Le but était de créer
06:09un conseil consultatif
06:10de victimes,
06:11des survivants,
06:12de violences subies
06:12durant l'enfance.
06:13Ça avait été promis
06:14même par François Bayrou
06:15et vous l'appelez
06:15de vos voeux.
06:16Où est-ce qu'on en est ?
06:17C'est même moi
06:17qui mène les concertations.
06:18J'ai consulté d'abord
06:19les victimes elles-mêmes
06:20parce qu'en fait,
06:21on ne va pas construire
06:22un collège pour le coup
06:23ou un conseil sans eux.
06:24Le conseil des personnes
06:25victimes dans leur enfance
06:26aujourd'hui est en finalisation.
06:29On a consulté,
06:30j'ai consulté d'abord
06:31effectivement les victimes
06:32puis les collectifs
06:33pour le coup de victimes,
06:34les associations
06:35qui les accompagnent
06:36et puis finalement
06:37toutes ces institutions
06:37et ces personnalités
06:39qualifiées du monde
06:39de la santé,
06:40du monde de la justice,
06:42du monde de la police
06:43et de la gendarmerie
06:44mais aussi en réalité
06:45des instances internationales,
06:46pour construire ce conseil
06:48des personnes victimes.
06:49Pourquoi ?
06:49Quand est-ce qu'il verra le jour ?
06:50Il verra le jour
06:51dans les prochains mois
06:52tout simplement parce que...
06:53Avant la fin de l'année ?
06:54Dans les prochains mois
06:55tout simplement parce que
06:56j'ai d'abord consulté
06:58et je veux le construire
06:59avec elles.
07:00La pire des choses,
07:01c'est de faire des choses
07:02descendantes
07:03sans être enraciné
07:05dans la réalité
07:06et les besoins
07:07des victimes elles-mêmes.
07:08Nous avons besoin d'elles
07:09pour les politiques de prévention.
07:10Moi, ce que je souhaite,
07:11c'est qu'on arrête
07:12de compter les enfants victimes
07:14toutes les minutes.
07:15C'est ça.
07:16Et ça se fait avec elles.
07:17Sarah El Haïry,
07:18justement, vous parliez
07:18de personnes victimes,
07:20d'être ancrées dans la réalité.
07:21Il y a un fait divers
07:22qu'on a appris
07:23il y a quelques semaines
07:23qui a interpellé
07:25la France entière.
07:25Ça se passait à côté
07:26de Toulouse,
07:27un jeune enfant
07:28d'à peine 10 ans
07:29qui a été retrouvé
07:29dans une camionnette.
07:30Il avait quand même
07:31disparu de la circulation
07:32pendant près d'un an.
07:33Il était enfermé
07:34dans une camionnette.
07:35Pas de nouvelles,
07:35pas de signalement.
07:36On l'a retrouvé
07:36dans un état déplorable.
07:38Il est encore hospitalisé.
07:39Beaucoup de nos auditeurs
07:40nous ont appelé
07:40la semaine passée
07:41en disant
07:42comment les autorités
07:44n'ont pas pu
07:44à un moment
07:45s'apercevoir
07:45de la disparition
07:46de cet enfant
07:46qui était quand même
07:47inscrit à la mairie,
07:48qui était inscrit à l'école.
07:49Sarah El Haïry,
07:50comment vous l'expliquez ?
07:51Là, à chaque fois
07:51qu'il y a pour le coup
07:52des failles,
07:52il faut ouvrir des enquêtes.
07:53Les enquêtes sont ouvertes
07:54pour comprendre
07:55où est-ce que ça a manqué.
07:56Mais je vais être très claire.
07:57Et la famille ?
07:58Et celui qui l'a mis
07:58dans la camionnette ?
08:00Moi, je veux bien.
08:00Mais il y a un moment,
08:01il y a des responsabilités
08:02de l'organisation publique,
08:04de l'institution,
08:05de l'État,
08:05bien sûr qu'il faut aller
08:06les chercher.
08:07Mais bon sang,
08:08il y a des familles,
08:09il y a des amis.
08:10On ne peut pas tous
08:11fermer les yeux
08:11et faire comme s'il ne se passait rien
08:13et quelqu'un n'avait pas
08:14disparu des radars.
08:15Et c'est là où,
08:16je suis désolée,
08:16quand on a l'impression
08:17qu'il se passe quelque chose
08:18de pas normal,
08:19de pas bien pour un enfant,
08:20on prend son téléphone,
08:21on appelle le 119
08:22et du coup,
08:22ça enclenche les enquêtes sociales.
08:24Mais on ne peut pas faire
08:24comme si c'était mal
08:26ou que finalement,
08:27l'enfant est la propriété
08:28de ses parents
08:29et donc dans le fond,
08:30tout ce qui se passe autour
08:31ou la porte fermée
08:32ne nous concerne pas.
08:34Non, ça nous concerne,
08:35ça nous concerne tous
08:36et c'est comme ça qu'on protège.
08:37Quelque chose qui nous concerne tous
08:38et de plus en plus,
08:39c'est aussi tout ce qui se passe
08:40sur le numérique.
08:44Et on a eu l'occasion également
08:45de le lire,
08:45c'est Gisèle Pellicot
08:46qui était victime
08:47d'un immonde engrenage,
08:49le tout à cause d'un site coco
08:51et la justice française
08:52avait réussi à le faire fermer.
08:53Pour le dire brièvement,
08:54c'était le site sur lequel
08:55le mari de Gisèle Pellicot,
08:57Dominique Pellicot,
08:57se rendait justement
08:58pour trouver les agresseurs
09:00de sa femme
09:00qu'il arrivait à droguer
09:02pour qu'elle se fasse violer
09:03en toute impunité.
09:04Ce site a été réouvert
09:06en France,
09:06il y a quelques jours.
09:07Ça veut dire qu'on est impuissant,
09:08qu'on n'y arrivera jamais.
09:10Moi, je ne fais pas partie
09:11de ceux qui considèrent
09:11qu'on est impuissant.
09:12Jamais.
09:13Mais comment vous appelez ça alors ?
09:14On les traque.
09:14On les traque,
09:15on ne les lâche pas.
09:16Il faut dire les choses
09:16telles qu'elles sont.
09:17Aujourd'hui, il se passe quoi ?
09:18Le numérique,
09:19c'est de la prédation nouvelle
09:20en plus,
09:21qui se démultiplie,
09:22qui n'a plus de frontières.
09:23C'est ça la réalité.
09:24Et derrière ça,
09:25c'est des milliards en réalité
09:27d'argent
09:27avec les grandes plateformes
09:29du numérique,
09:30avec l'économie de l'attention.
09:31Et donc,
09:32quand il y a un marché,
09:33il y a des gens derrière.
09:34Sauf que ça,
09:35ça tombe sous le coup de la loi.
09:36Coco,
09:37il est cité,
09:37ce site était cité
09:38dans plus de 23 000 procédures pénales.
09:40Ça veut dire qu'il y a eu
09:41des guets tapants homophobes,
09:42qu'il y a eu des violences
09:43faites sur des femmes,
09:43il y a eu de la soumission chimique,
09:45il y a eu des images
09:45et des vidéos pédocriminelles.
09:47Moi, je suis très simple
09:48et très claire sur l'action.
09:49Il faut engager la responsabilité
09:50de tout le monde.
09:51Celui qui achète
09:51la poube est pédocriminelle,
09:53celui qui commande
09:53un viol à distance.
09:54Celui-là est responsable.
09:55Vous pensez qu'à un moment ou un autre,
09:56Coco Lant,
09:57puisque malheureusement
09:58sa nouvelle forme
09:59arrivera à être fermée
10:00dans les prochains jours,
10:00dans les prochaines semaines.
10:01Vous êtes sereine ?
10:02Non, non.
10:02Pour le coup,
10:03je ne suis jamais sereine
10:04tant que ce n'est pas fait.
10:05Et je vais vous dire,
10:05quand on réussira pour le coup
10:06à fermer celui-là ou un autre
10:08en fonction des procédures,
10:10j'enclasse systématiquement
10:11des procédures
10:12à l'encontre des sites
10:13qui me sont signalés.
10:14Je vais dire,
10:15il y en a 10 qui se créent
10:16derrière 10.
10:17Et c'est pour ça
10:18que je vais aller chercher
10:18la responsabilité,
10:20même finale,
10:21de celui qui utilise ce site.
10:23Celui qui l'héberge,
10:24celui qui le produit,
10:25celui qui en tire des bénéfices,
10:26celui qui met de la publicité dessus
10:28et enfin,
10:29le dernier,
10:29celui qui commande,
10:30celui qui commande
10:31des violences faites sur des enfants
10:32ou celui qui diffuse
10:34des images ou des vidéos.
10:35Voilà la réalité.
10:36Si on ne va pas chercher
10:37toute la chaîne,
10:38alors, dans le fond,
10:38on se trompe.
10:39Vous parliez des chiffres
10:40absolument immondes
10:41et absolument effarants
10:42dans le nombre d'enquêtes
10:43dans lesquelles
10:44se sont retrouvées
10:45ce site Coco.
10:48Autre chiffre
10:49que vous avez annoncé
10:49en fin de semaine dernière,
10:51c'est 4 800.
10:524 800,
10:52ça correspond au nombre
10:53de personnes
10:53qui ont été écartées
10:54des secteurs
10:55de la protection
10:55de l'enfance
10:56et de l'accueil,
10:57notamment quand on a vu
10:58leurs antécédents judiciaires.
11:01Est-ce que depuis
11:01que vous avez mis
11:02l'attestation d'honorabilité
11:04en cours,
11:05est-ce qu'il faut attendre
11:06en réalité,
11:06est-ce qu'il faut étendre
11:07cette attestation d'honorabilité
11:09absolument
11:09à tous les secteurs
11:11qui travaillent
11:12avec des enfants ?
11:13Jusqu'au baby-sitter
11:13qui vient garder
11:14un moment notre mot.
11:14Soyons très clairs,
11:15personne n'est obligé
11:16de travailler avec un enfant.
11:17Si on n'a rien à craindre,
11:18alors on va chercher
11:19ce certificat d'honorabilité.
11:20Moi je ne veux pas
11:21demain que des parents
11:22employeurs me disent
11:23vous saviez qu'il avait
11:24été condamné,
11:25nous n'avions pas accès
11:26à cette information.
11:27C'est aussi simple que ça.
11:28Et il se trouve
11:29que le garde des Sceaux
11:29Gérald Darmanin
11:30et la ministre Stéphanie Riste
11:31vont présenter un texte
11:32dans les prochaines semaines
11:33permettant d'élargir
11:35ce certificat d'honorabilité.
11:36J'ai toujours appelé
11:37de mes voeux
11:38quelque chose d'assez simple.
11:39Mais oui,
11:40soyons très clairs.
11:42Aujourd'hui,
11:43moi ce que je veux
11:43c'est protéger l'enfant
11:44quel que soit le statut
11:45en réalité de l'employeur.
11:46On ne peut pas considérer
11:47qu'à l'ins,
11:48entre 8h30 et 16h30
11:50il est en réalité élève
11:52et puis ensuite
11:53il est bénéficiaire
11:54d'une assaut
11:54et puis finalement
11:55l'employeur
11:55c'est vous,
11:56c'est pas l'assaut.
11:57Enfin non,
11:57c'est n'importe quoi.
11:58En fait,
11:59un enfant,
11:59quand il a des adultes
12:00autour de lui,
12:01qu'il soit bénévole
12:02ou qu'il soit professionnel
12:03doivent être contrôlés.
12:05Parce que quand il y a
12:05des prédateurs,
12:06ils bougent.
12:07Et si on sait,
12:08parce qu'ils ont été inscrits
12:09dans le FIGIIS,
12:10le FIGIIS
12:11c'est des procédures
12:11qui sont en cours.
12:12FIGIIS judiciaire
12:13automatisé
12:13des auteurs
12:13d'infrastions sexuelles
12:14ou violentes.
12:15Alors il faut permettre
12:16à cet adulte
12:17de ne pas,
12:17en tout cas,
12:18être au contact
12:19des enfants.
12:19Vous mettez sur la table
12:20un sujet particulièrement sensible,
12:23le fait que ces prédateurs
12:24bougent.
12:25Je pense à ces mères
12:25qui écoutent souvent
12:26sur Sud Radio,
12:27qui sont souvent
12:27sur cette antenne
12:28et qui dans ces cas-là
12:29nous disent
12:29mais nous,
12:30on n'a pas accès
12:30à ce fameux fichier judiciaire
12:32automatisé des auteurs
12:33d'infrastions sexuelles
12:34ou violentes
12:34ou alors dans des cas
12:35très précis,
12:36est-ce qu'il faudrait
12:37généraliser l'accès
12:37pour les mères
12:38quand un prédateur
12:39arrive dans leur commune ?
12:40Je vais aller plus loin.
12:41Que tu sois mère,
12:42moi je suis une élue locale,
12:44au quotidien,
12:44je suis chez moi,
12:45je suis à Nantes.
12:46Que tu sois mère
12:47ou que tu sois papa ou maman
12:49qui embauche une baby-sitter,
12:51tu dois avoir le droit
12:52de demander un certificat
12:52d'honorabilité.
12:53Ce certificat d'honorabilité
12:55vérifie le FIGIIS
12:56et vérifie les antécédents judiciaires.
12:58Toute personne
12:59qui doit à un moment
13:00mettre entre les mains
13:01d'un adulte un enfant
13:02doit avoir la garantie
13:03qu'il n'y a pas eu
13:04de condamnation.
13:05y compris les mères
13:06qui le demandent.
13:07Bien sûr,
13:07mais c'est un accès indirect
13:08puisque le certificat d'honorabilité
13:09permet en réalité
13:10de dire oui ou non.
13:12Et donc dans le fond,
13:13toute personne
13:13qui a vocation
13:14à mettre en protection,
13:16en confiance un enfant
13:17dans une structure
13:18ou à la maison
13:19doit pouvoir y accéder.
13:20Et autre question
13:21puisqu'on a parlé
13:22des horreurs généralement
13:24commises sur nos enfants,
13:25sur ceux qui vont
13:26en réalité,
13:27nos mères et qui vont
13:28occuper les heures d'après,
13:29le monde d'après.
13:30Vous, vous avez une idée,
13:31c'est-à-dire au même titre
13:33que dans l'écologie,
13:35on flèche
13:35et on oblige
13:36les entreprises
13:36à regarder attentivement
13:37ou par l'argent
13:38ou notre épargne
13:38quand on veut,
13:39on veut, on va dire,
13:40le faire fructifier,
13:41on est fléché
13:42vers des entreprises.
13:42Vous vous dites,
13:43on doit faire ça également,
13:44par exemple,
13:44pour le secteur de l'enfance,
13:45on ne doit pas donner
13:46de l'argent,
13:47de l'épargne
13:47à des entreprises
13:48qui font du mal à nos gosses.
13:49Exactement.
13:50Moi, je dis une chose
13:50très simple.
13:51Aujourd'hui,
13:51on a l'impact carbone
13:52à tous les épargnants,
13:54à tous les grands-parents
13:55qui mettent de l'argent
13:56de côté pour leurs petits-enfants
13:57demain ou dans des assurances-vie,
13:59à tous les investisseurs,
14:00qu'ils soient institutionnels
14:01ou privés.
14:02Il est temps,
14:02il est temps de construire
14:04l'impact enfance.
14:05Finalement,
14:06cette information
14:06qui va nous permettre,
14:07si oui ou non,
14:07on finance de l'économie
14:08de l'attention,
14:09cette prédation numérique
14:10qui capte le cerveau
14:11de nos enfants
14:12et qui les enferme
14:12dans des algorithmes.
14:13Ces entreprises
14:14qui parfois,
14:15oui, font du mal.
14:19que ça serait un droit
14:20de pouvoir savoir
14:21si oui ou non,
14:22la planète que je protège,
14:23finalement,
14:24est-ce qu'elle protège
14:25aussi les enfants
14:26qui doivent y vivre ?
14:27C'est quand même
14:27la première des briques.
14:28Attention à nos mômes,
14:29on ne met pas l'argent
14:30dans les entreprises
14:30qui peuvent leur faire du mal.
14:31Si on construit une planète
14:32plutôt sûre pour eux
14:33pour demain,
14:33c'est quand même mieux
14:34qu'eux soient en bonne santé
14:35et qu'ils puissent en bénéficier.
14:36Et vous en avez fait l'annonce
14:37ici sur Sud Radio.
14:38Merci beaucoup,
14:39Sarah El Haïry,
14:39d'avoir été mon invité,
14:41haute commissaire à l'enfance
14:42et ancienne ministre
14:43pour nous avoir éclairé
14:50sur les personnes
14:53qui travaillent avec les enfants.
14:56Ce certificat d'honorabilité,
14:58est-ce que c'est une bonne idée
14:59ou pas, évidemment ?
15:010826 300 300,
15:03les professeurs,
15:04mais également les assistants
15:07qui travaillent avec ces enfants,
15:09que ce soit l'école maternelle,
15:10bien sûr,
15:11mais aussi les garderies,
15:13bien sûr.
15:14Est-ce qu'il faut
15:15ce certificat d'honorabilité ?
15:17Vous pouvez réagir ?
15:180826 300 300.
15:20Parmi les autres sujets,
15:21il y a tout l'enjeu aussi
15:22de ce procès
15:24qui s'ouvre aujourd'hui
15:25à peau très attendu,
15:26la santé mentale
15:27et la responsabilité
15:29de ces actes
15:30avec cet adolescent
15:31qui avait tué sa professeure.
15:33Ça pose un problème aussi,
15:34d'ailleurs,
15:34sur les expertises psychiatriques
15:37puisqu'il y a eu
15:38trois expertises.
15:39La première disait
15:40que finalement,
15:40il y avait une responsabilité
15:42pleine et entière.
15:42Ensuite,
15:43bah oui,
15:44un peu de discernement
15:45et puis la troisième,
15:46non,
15:46totalement,
15:47effectivement.
15:47Donc,
15:48on n'arrive pas
15:49à véritablement comprise.
15:50Là aussi,
15:51j'aimerais que vous réagissiez
15:53et puis,
15:53dans un instant aussi,
15:55est-ce que les patrons
15:56ont raison
15:56de discuter avec Bardella ?
15:58Il y avait la rencontre,
15:59en fait,
15:59hier.
16:000826 300 300
16:01et puis,
16:02évidemment,
16:03Elisabeth Lévy
16:04et Françoise de Goa,
16:05comme chaque matin,
16:06dans un instant.
16:06C'est parti.
16:07C'est parti.
16:07C'est parti.
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