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  • il y a 5 minutes
Avec Annie Genevard, ministre de l'Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire

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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-02-27##

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News
Transcription
00:00En direct du Salon International de l'Agriculture, depuis le stand de la Coopération Agricole, Sud Radio, l'invité politique,
00:08Maxime Liedot.
00:12Il est 8h14 sur Sud Radio et mon invité politique ce matin, alors que Sud Radio est en direct depuis
00:17le Salon de l'Agriculture jusqu'à 10h.
00:19Et Tani Gennevard, bonjour.
00:21Bonjour.
00:21Ministre de l'Agriculture, de l'Agro-Alimentaire et de la Souveraineté Alimentaire.
00:25Est-ce qu'il faut faire quelques heures et quelques longues heures encore pour que les couloirs de ce salon
00:29regorgent de visiteurs et viennent profiter des agriculteurs, de nos savoir-faire, de nos produits ?
00:34Est-ce qu'au milieu comme ça du fromage, des spécialités régionales et du vin, cette 62e édition n'a
00:39pas un goût amer pour vous ?
00:41Non, pas du tout. D'abord parce que le public est là, certes un peu moins nombreux, encore qu'il
00:46faudra voir à la fin.
00:48Vous savez, on dit souvent dans le monde agricole, c'est à la fin de la foire qu'on compte
00:51les bouses.
00:52On verra bien à la fin de la semaine ce qu'il en est de la fréquentation.
00:55Moi, j'ai vu du monde partout.
00:57Et surtout, c'est un salon d'une très grande qualité.
01:01Où j'ai pu, dans les multiples et très nombreux entretiens que j'ai conduits avec tous les professionnels, voir
01:09des choses absolument formidables.
01:11Mais sur la fréquentation, depuis 7h ce matin, les professionnels ici à Smicro se succèdent.
01:16On parle de moins 25% de fréquentation.
01:18C'est aussi les chiffres que vous avez ?
01:19Alors, c'est le chiffre, en effet, que m'a donné le président du Seneca.
01:24Mais encore une fois, la semaine n'est pas tout à fait achevée.
01:27Et l'an dernier, je me souviens que nous avions eu une très bonne surprise de fréquentation le dernier week
01:32-end.
01:32Et je veux dire à tous nos auditeurs qu'il y a des choses formidables à voir.
01:37Le hall des régions regorge de monde.
01:40Il y a des produits magnifiques.
01:41Il y a des régions enthousiastes qui ont à cœur de présenter ce qu'elles font de mieux.
01:46Donc, il y a moyen de trouver ici toutes sortes de choses à voir.
01:49Il y a des animaux. Il y a plus de 3000 animaux.
01:52Donc, loin du discours ambiant qu'on peut entendre depuis le début de cette semaine,
01:55de la part des syndicats, de la part de certains professionnels, de la part de visiteurs,
01:58de dire que c'est un peu un salon aux allures de fin de règne,
02:01avec des syndicats qui ont boudé le pied-déjeuner traditionnel,
02:04avec une absence de bovins, avec certaines rixes.
02:06Loin de là, c'est un beau salon cette année.
02:08C'est un beau salon.
02:09C'est un beau salon.
02:12Sur la qualité de ce salon,
02:14beaucoup, en tout cas, ont regretté l'absence des fameux bovins,
02:17largement liés à la dermatose nodulaire.
02:20Aujourd'hui, on est censé annoncer, en tout cas,
02:22la dernière zone de surveillance, en tout cas, du côté des Pyrénées-Orientales,
02:26avec une grande levée des restrictions.
02:28Est-ce que c'est toujours d'actualité ?
02:29Oui, bien sûr.
02:30Aujourd'hui, on lève la dernière zone réglementée.
02:32Et donc, c'est une très grande satisfaction pour moi,
02:36pour les éleveurs, pour ce territoire du Sud-Ouest
02:40qui a été frappé par la maladie.
02:42C'est la concrétisation du succès de cette stratégie de lutte
02:46contre cette maladie redoutable.
02:48La dernière levée des restrictions, ça veut dire que,
02:50oui, ça y est, l'épidémie est terminée ?
02:52On peut dire aujourd'hui que l'épidémie de dermatose nodulaire
02:54est terminée en France ?
02:55Ça veut dire que, depuis deux mois, nous n'avons eu aucun cas,
02:58et que la levée de la zone réglementée,
03:01ça veut dire qu'on entre dans un moment
03:03où la vie va pouvoir reprendre son cours normal,
03:07on va pouvoir commercer plus facilement,
03:10bouger ses animaux.
03:11Bon, on demeure sous surveillance, naturellement,
03:14et on revaccinera certaines zones
03:16pour s'assurer, par sécurité,
03:19pour s'assurer que tout est vraiment bien sous contrôle.
03:21Voilà.
03:22Donc, moi, je crois qu'il ne faut pas bouder notre satisfaction.
03:26C'est quand même le fruit de l'esprit de responsabilité des éleveurs.
03:31Et je veux les saluer, les remercier,
03:33et leur dire que cette victoire est aussi d'abord la leur.
03:37On va y revenir dans un instant,
03:39mais par rapport à ce que vous venez de dire,
03:40ça veut dire que, concrètement,
03:42cette fin des sanctions,
03:43ça veut dire à nouveau la liberté de commercer,
03:44ça veut dire à nouveau le déplacement des bêtes,
03:46ça veut dire à nouveau une grande liberté pour les éleveurs,
03:48c'est tout ça que ça veut dire, concrètement.
03:49Oui, oui, la plupart des restrictions sont levées.
03:54Il y a encore quelques contraintes,
03:58disons, des protocoles de bouger des animaux,
04:01notamment pour les marchands de bestiaux.
04:03Mais on peut à nouveau exporter,
04:06on peut à nouveau vendre des animaux,
04:08on peut lever aussi les embargos de vente de fromage à l'étranger,
04:13ça c'est très important.
04:14On exporte entre 5 et 10 milliards
04:16entre les animaux eux-mêmes et leur production,
04:20c'est considérable pour l'économie de la filière
04:23et pour le revenu des éleveurs.
04:25Et par rapport à cette fameuse stratégie
04:28dont vous exprimez une certaine fierté,
04:31beaucoup disent que c'est aussi cette stratégie,
04:33mine de rien, du président de la République, la vôtre,
04:35qui est à l'origine de l'absence de bovins de ce salon
04:38et que, en réalité, cette stratégie n'a quand même pas été la bonne.
04:42Vous n'avez aucun regret sur les choix que vous avez faits
04:44depuis le début de cette épidémie, aucun ?
04:46Alors, il y en avait-il une autre ?
04:48En tout cas, elle a fait ses preuves.
04:51Nous avons dû abattre 0,02% du cheptel bovin français.
04:573 500 bovins sur les 16 millions de terres.
04:59Voilà, sur les 16 millions 4.
05:01Alors, évidemment, pour chaque éleveur, ça a été un drame
05:03parce que, souvent, ça a représenté la totalité de l'abattage de son troupeau.
05:08Mais on a vaincu la maladie.
05:11En acceptant l'abattage, ils ont protégé leurs voisins.
05:14Et moi, je veux dire que ce sont des héros,
05:16les héros du quotidien.
05:18Et je veux leur rendre hommage.
05:20Alors, il n'y a pas de bovins au Salon.
05:22Et c'est vrai que ça manque.
05:23Et sans doute, il y a-t-il là une des explications.
05:24C'est la faute du Président de la République.
05:26Non, mais c'est absurde.
05:27Je crois qu'au contraire, nous avons, à plusieurs reprises, espéré qu'il y aurait des bovins.
05:33On a 2 millions de bovins vaccinés en France.
05:35On aurait pu les amener.
05:36Mais voilà, moi, la décision a été prise.
05:39On ne revient pas dessus.
05:40Je pense que l'an prochain, ils seront là à nouveau.
05:42Et on sera très heureux de les y retrouver.
05:44Vous parliez, dans notre conversation, de chiffres importants
05:47que sont les chiffres, en réalité, des différentes choses
05:50que l'on peut exporter à l'étranger, nous, la France.
05:53Et pourtant, hier, Jordan Bardella et Marine Le Pen,
05:55qui défilait dans ces salons, ont assuré qu'aujourd'hui,
05:59la France était menée une politique de décroissance agricole
06:01qui appelle nos agriculteurs à moins produire dans un contexte international
06:04toujours beaucoup plus tendu.
06:06Est-ce que Jordan Bardella, à tort, quand on voit aujourd'hui,
06:09notamment les chiffres que vous avez, vous-même,
06:10vilipendez, à savoir les chiffres de la balance commerciale agricole
06:13qui ont dégringolé ces derniers mois ?
06:15Oui, je crois que la réhabilitation de l'acte de produire,
06:18c'était l'objet du discours que j'ai prononcé l'an dernier.
06:21Dieu sait que ça m'a valu des commentaires.
06:23Mais oui, on attend de nos agriculteurs
06:26et de nos entreprises de l'agroalimentaire
06:28de produire de l'alimentation.
06:30Sinon, c'est quoi l'alternative ?
06:31C'est dépendre totalement des importations
06:34et manger une nourriture dont on n'est pas maître.
06:37Et ça, c'est pas possible.
06:38Donc, toute la politique que je conduis à la tête de ce ministère
06:43vise précisément à réhabiliter l'acte de production.
06:46Mais est-ce que, précisément, dans ce débat,
06:48est-ce que la taille compte ?
06:49Alors, la taille peut compter.
06:51Bon, là aussi, la gauche me fait un petit procès
06:54dont elle a le secret.
06:57Moi, je viens d'une terre d'élevage
06:59où les tailles des exploitations sont raisonnables, familiales.
07:04C'est un modèle auquel je suis extrêmement attachée.
07:07Mais est-ce qu'il est crédible, ce modèle ?
07:08Parce que, quand on regarde en France,
07:09la moyenne, en réalité, de la taille des exploitations
07:11sur les dernières années, c'est 69 hectares,
07:14ce qui est considérable.
07:15Et est-ce que ce mythe, un peu,
07:17de la petite exploitation féminale,
07:19est-ce qu'elle est réaliste ?
07:20Est-ce qu'il est réaliste, ce mythe ?
07:21Alors, il y a toutes sortes de systèmes
07:23qui coexistent, en réalité.
07:25Vous avez des exploitations de taille modeste.
07:28En moyenne, une exploitation bovine,
07:32c'est 70 animaux.
07:34Voilà, c'est une taille qui demeure modeste
07:37et le modèle familial perdure.
07:38Mais, à côté de cela,
07:40si on veut produire davantage,
07:42on ne peut pas, je dis simplement,
07:43de permettre aux exploitations
07:45de produire davantage si elles le veulent.
07:47Je vous donne un exemple,
07:48pour sortir de l'exemple bovin.
07:52Les poulaillers, vous savez qu'on a besoin
07:53de poulaillers, on manque d'œufs.
07:56Eh bien, un poulailler de 20 000 poules,
07:59ça n'est pas viable économiquement.
08:00On ne fait pas vivre un exploitant
08:02et encore moins une famille.
08:03Sur ce sujet, Annie Gennebard,
08:05on en parle depuis le début de cette matinale
08:06en direct, depuis le Salon de l'agriculture,
08:07à 7h.
08:08Beaucoup nous disent, oui, très bien,
08:09mais nous, quand on veut construire un poulailler,
08:11on a la justice, on a les habitants
08:13et on a les écolos qui sont contre nous.
08:14En Gironde, quand on construit une ferme de saumons,
08:16ils sont contre nous.
08:17Dans le Limousin, quand on construit
08:18une grande ferme de 2100 bovins,
08:20ils sont contre nous.
08:21Est-ce qu'on n'a pas un problème en France ?
08:22Parce que produire et appeler à produire,
08:24c'est vrai, mais dans les faits,
08:25on n'y arrive pas.
08:26Alors, vous avez tout à fait raison.
08:27C'est pour ça qu'on essaie de...
08:30Enfin, on modifie la réglementation
08:32qui pèse sur l'installation,
08:34l'agrandissement, la modernisation
08:35des bâtiments d'élevage.
08:37Aujourd'hui, c'est vrai,
08:38ils sont entravés.
08:39Donc, j'ai pris...
08:40Par qui ?
08:41Ils sont entravés par une réglementation
08:43dont on cherche à se sortir.
08:45Quand on regarde, par exemple, ici,
08:46que ce soit l'opposition à la ferme de saumons,
08:48l'opposition de la ferme de 2100 vaches
08:50dans le Limousin,
08:50il y a aussi la justice qui joue un rôle.
08:52Est-ce que, trop souvent,
08:53la justice ne prend pas le parti écologiste
08:55qui vient ralentir ?
08:56Écoutez, on est dans un état de droit.
08:58Les décisions de justice s'appliquent.
09:00Quelquefois, on les regrette.
09:02En tout cas, il faut...
09:02C'est votre cas, vous ?
09:03Vous regrettez certaines décisions de justice ?
09:04Je regrette certaines décisions
09:06qui peuvent compromettre
09:07des projets économiques.
09:09Alors, le modèle de la ferme à 2000 vaches,
09:11j'y crois modérément,
09:12parce qu'en réalité,
09:14ça n'a jamais vraiment pris dans notre pays.
09:16En revanche, vous voyez,
09:18chaque fois qu'un porteur de projet
09:21veut installer un poulailler,
09:23quand il a l'autorisation,
09:25c'est la population qui s'oppose à cela.
09:28Donc, il faut qu'on réacclimate les Français
09:30à l'idée qu'on peut avoir,
09:32sur le territoire de sa commune rurale,
09:35un poulailler qui soit propre,
09:37qui n'émette pas d'odeur,
09:38qui soit utile,
09:39qui respecte le bien-être animal.
09:42Vraiment, je pense qu'il y a
09:44à retisser ce lien de confiance
09:45entre les Français
09:46et leurs agriculteurs.
09:48Autre sujet des agriculteurs
09:50dont on a beaucoup parlé ici
09:51sur Sud Radio,
09:51y compris le week-end dernier,
09:53il y a pratiquement une semaine,
09:54alors que certains agriculteurs
09:55ont actuellement les pieds dans l'eau,
09:57certains se préparent quand même
09:58à affronter la sécheresse
09:59dans quelques mois,
10:00parce qu'ils sont dans l'incapacité
10:02de la stocker.
10:02C'est l'exemple à Sainte-Solines.
10:04Précipitation record,
10:05niveau d'eau record,
10:06mais ils sont dans l'incapacité.
10:07Dans la matinale de Patrick Roger
10:08lundi dernier,
10:09un jeune agriculteur,
10:1022 ans,
10:10nous expliquait
10:11« Mais moi, je veux me battre
10:12en réalité pour mon agriculture.
10:13Je ne peux pas stocker l'eau
10:15parce que les bassines sont entravées,
10:16parce que la justice
10:17prend des décisions. »
10:18Qu'est-ce qu'on fait pour eux ce matin ?
10:19Alors, le cas de Sainte-Solines
10:21est un peu particulier.
10:22Vous savez qu'il y a
10:23une grosse charge émotionnelle
10:24autour de ce projet.
10:25Et puis l'affaire est pendante
10:26en justice.
10:27Donc là,
10:28on ne peut pas...
10:29C'est un cas particulier.
10:31Mais sur la question
10:31du stockage de l'eau,
10:33d'abord,
10:34il faut dire
10:35que le stockage de l'eau
10:36est nécessaire.
10:37Vous avez vu
10:37les masses d'eau
10:38qui sont tombées
10:39ces dernières semaines.
10:41Ça rend absurde
10:43l'interdiction du stockage
10:45ou la mise en cause
10:46du stockage de l'eau.
10:47Je veux rappeler
10:48qu'en France,
10:49on irrigue très peu
10:50par rapport à un pays
10:51comme l'Espagne.
10:52L'Espagne,
10:53par exemple,
10:5450% de ses eaux excédentaires
10:55l'hiver
10:56pour irriguer 20%
10:57de sa surface agricole.
10:58Nous, on en stocke
10:58uniquement 1%
10:59pour irriguer 6%.
11:00Oui, exactement.
11:01C'est ridiculement peu.
11:03Il y a...
11:04L'eau agricole
11:06est nécessaire
11:06à la production alimentaire.
11:08Sans eau,
11:08on ne produit pas.
11:09Mais Annie Genepard,
11:10est-ce que c'est nécessaire
11:10au point, par exemple,
11:11d'inscrire cette urgence
11:12concernant l'eau
11:13dans la future loi
11:14d'urgence agricole ?
11:15Alors, déjà,
11:16on avait inscrit
11:17des éléments
11:17dans la loi du plomb
11:18et dans la loi
11:19d'orientation à l'avenir
11:20en plaçant l'eau agricole
11:21d'intérêt majeur
11:22dans les zones
11:23de déficit hydric.
11:24Maintenant,
11:25il faut passer au fer.
11:26Et ça fait 2 ans
11:27que j'apporte
11:29des financements
11:30à des projets hydrauliques
11:31pour stocker l'eau,
11:33rénover les...
11:34Est-ce qu'il faudrait
11:34en faire mention
11:34dans la loi
11:35d'urgence agricole ?
11:35Alors,
11:36il y aura des mesures
11:37concernant l'eau
11:38et l'eau agricole.
11:40Moi,
11:40je voudrais dire
11:41à tous ceux
11:42qui nous écoutent
11:43que le stockage
11:44de l'eau,
11:44à un moment
11:45où on a
11:47des désordres climatiques
11:48qui nous amènent
11:49beaucoup d'eau
11:50en hiver,
11:51il faut en stocker
11:51un peu,
11:52raisonnablement,
11:52sinon elle part à la mer.
11:54Voilà,
11:54donc c'est le bon sens.
11:56Vous savez,
11:56quand les agriculteurs
11:57prônent le bon sens,
11:58c'est vraiment
11:59quelquefois
11:59ce qui nous manque
12:00singulièrement
12:01dans ces questions.
12:01Vous l'avez publié
12:03sur votre compte Twitter
12:04il y a quelques heures,
12:05Annie Gennevers,
12:05la France,
12:06c'est bio.
12:07Petit jeu de mots
12:07donc par rapport
12:08à l'agriculture biologique.
12:09Les Français,
12:10en réalité,
12:11aiment de plus en plus
12:11consommer ces produits bio,
12:13mais la France,
12:13on consomme de moins en moins.
12:15Est-ce que sur ce dossier,
12:16on est suffisamment à jour ?
12:17Alors,
12:18l'agriculture biologique
12:19est une des grandes politiques
12:21de mon ministère
12:22et bien sûr,
12:24à titre personnel,
12:25je fréquente
12:27les magasins bio
12:28depuis toujours.
12:30Donc,
12:30nous soutenons le bio.
12:33Près de 700 millions d'euros
12:35d'argent public
12:36chaque année
12:37lui sont consacrés.
12:38Cette année,
12:39en 2026,
12:40j'ai préservé le budget,
12:41je l'ai même augmenté
12:42d'un million
12:42pour l'agence bio.
12:44Donc,
12:45le budget est là.
12:46J'ai rencontré hier
12:48le nouveau président
12:49de l'agence bio.
12:50Nous sommes convenus
12:51de travailler davantage ensemble.
12:53Voilà.
12:55Il n'y a pas d'inquiétude
12:56à avoir quant à la production
12:57du bio en France ?
12:59C'est plus difficile
13:01de cultiver en bio.
13:02C'est plus exigeant.
13:04Donc,
13:04tout le monde n'y va pas.
13:05Mais ce que je ressens
13:06dans les nouvelles générations,
13:07c'est qu'ils sont très attentifs
13:10à produire
13:11tout en respectant
13:12au mieux l'environnement.
13:13Ça,
13:14c'est vraiment
13:14une tendance lourde.
13:15Et c'est la raison
13:16pour laquelle
13:17il faut pouvoir,
13:18il faut que nos exploitations
13:20agricoles
13:20et nos entreprises
13:22agroalimentaires
13:22aient une bonne viabilité économique
13:24pour pouvoir financer
13:25les transitions climatiques
13:27et environnementales.
13:28C'est fondamental.
13:30Agriculture
13:30et respect de l'environnement
13:32vont évidemment de pair.
13:33Et le respect de l'environnement
13:34va évidemment de pair.
13:36Beaucoup de commentateurs
13:37avisés
13:37et de personnels attentifs,
13:39de professionnels attentifs
13:40ont remarqué
13:40que lors de votre conférence
13:41de presse lundi dernier,
13:42vous n'avez pas eu
13:43des mots
13:44sur l'environnement.
13:45Est-ce que vous êtes
13:45ministre de l'Agriculture
13:46qui l'aime l'environnement ?
13:48Mais l'environnement
13:49est indice.
13:50Les questions environnementales
13:51sont indissociables
13:52des questions agricoles.
13:54C'est un faux procès
13:54qu'on vous fait ?
13:55C'est évidemment
13:56un faux procès.
13:58Du reste,
13:59toutes les politiques
14:00qui visent
14:01à économiser
14:02les produits
14:04phytopharmaceutiques,
14:05qui visent
14:05à permettre
14:06le stockage
14:07de l'eau dans le sol,
14:08qui visent
14:09à promouvoir
14:11tout ce qui est bon
14:12à la fois
14:13pour l'environnement
14:13et pour la production
14:15agricole,
14:16a tout mon soutien
14:17naturellement.
14:18Mais vous savez,
14:21quand on aborde
14:22les choses
14:22sous l'angle
14:23idéologique,
14:24généralement,
14:24c'est plutôt
14:25une entrave aux solutions
14:26qu'autre chose.
14:27Parce que c'est ce qui se passe
14:28aujourd'hui
14:28quand on essaie
14:29de mettre
14:29de l'environnement
14:30sur les questions
14:31agricoles,
14:31c'est souvent
14:32de l'environnement
14:33idéologique ?
14:34Moi, je trouve
14:35qu'il y a sur ces questions
14:36beaucoup de radicalité.
14:37Et ce n'est pas comme ça
14:39qu'on va résoudre
14:40les problèmes.
14:40Mais je compte
14:41beaucoup sur
14:42les nouvelles générations
14:43pour dépasser
14:44ces clivages
14:44qui sont finalement
14:45stériles.
14:46et ce que j'observe
14:48chez les jeunes
14:48agriculteurs,
14:49c'est l'envie
14:50de tourner la page
14:51de tous ces débats
14:53qui les enferment
14:54en réalité
14:55alors qu'ils ont
14:56envie de se projeter
14:56dans l'avenir,
14:57qu'ils ont envie
14:57de créer de la valeur,
14:59qu'ils ont envie
14:59de faire vivre
15:00leur territoire.
15:01Il y a énormément
15:01d'énergie
15:02chez les jeunes
15:03agriculteurs
15:03avec leurs plans
15:05et contrats d'avenir.
15:07Ils se placent
15:08déjà dans cette
15:09perspective de demain.
15:11Et demain,
15:12votre grand combrasse
15:12ce sera la fameuse
15:13souveraineté alimentaire.
15:14Vous êtes souvent
15:16venu en parler ici
15:17au micro de Sud Radio.
15:18La fameuse
15:18souveraineté alimentaire,
15:19ça veut dire aussi
15:19pour beaucoup de Français
15:20peut-être même
15:211 ou 2 euros de plus.
15:23Est-ce que pour justement
15:24faire ce grand réveil
15:25de la souveraineté alimentaire,
15:26il faut mettre
15:27une pression amicale,
15:28certes,
15:28mais pression quand même
15:29sur les consommateurs ?
15:30Je crois que la souveraineté alimentaire,
15:32c'est véritablement
15:33l'affaire de tous.
15:34Depuis le producteur
15:36jusqu'au distributeur
15:38et au consommateur.
15:39Parce que,
15:40in fine,
15:40c'est le consommateur
15:41qui est prescripteur.
15:42C'est lui qui va déterminer
15:43l'acte d'achat.
15:44Et c'est une grande politique
15:45parce que j'ai annoncé
15:47deux choses
15:48très importantes
15:49durant ce salon.
15:50C'est les conférences
15:51de la souveraineté alimentaire
15:52ont achevé
15:53la première partie
15:54du travail
15:54en fixant une trajectoire
15:56sur 10 ans.
15:57Voilà ce qu'il faut faire
15:58en 10 ans
15:59pour reconquérir
16:00filière par filière
16:01de la souveraineté alimentaire,
16:03c'est-à-dire la capacité
16:04à produire l'alimentation
16:05dont on se nourrit.
16:06Maintenant,
16:06c'est une phase territoriale
16:08qui va s'engager.
16:09Les régions vont se saisir
16:11de ce plan
16:11qui,
16:12pour faire des poulaillers,
16:14qui pour agrandir
16:15des porcheries
16:16ou des bâtiments
16:17d'élevage,
16:18qui pour réimplanter
16:20des cultures
16:20plus adaptées
16:21aux changements climatiques.
16:22Et dans quelques mois,
16:25on aura un plan
16:26qui sera décliné
16:28avant la fin de l'année,
16:29région par région.
16:30Puis ensuite,
16:31on passera
16:31au contrat,
16:33au plan
16:33et au contrat d'avenir.
16:34Donc ça,
16:34c'est fondamental.
16:35la deuxième mesure
16:36très importante
16:37que j'ai annoncée
16:38pendant ce salon,
16:39c'est le plan dédié
16:40aux femmes en agriculture
16:41parce que le renouvellement
16:43des générations,
16:44c'est l'autre enjeu
16:47vraiment déterminant
16:48qu'on va avoir
16:48à relever.
16:49Et les femmes
16:50y auront toute leur place.
16:51Elles sont aujourd'hui
16:52un quart
16:53des chefs d'exploitation.
16:54Demain,
16:55elles seront plus nombreuses.
16:56Elles ont envie
16:57de prendre des responsabilités.
16:58Elles ont beaucoup de talent.
16:59Et il ne s'agit pas,
17:00évidemment,
17:01de faire une guerre des genres.
17:02Mais elles ont toute leur place
17:04dans le monde agricole
17:05comme elles l'ont toujours eue.
17:06Mais là,
17:06elles y vont
17:07avec un statut
17:08des idées,
17:09l'envie d'entreprendre
17:10et l'envie
17:10de peser
17:11sur les choix agricoles
17:12de la France.
17:13Annie Gennevar,
17:14ministre de l'agriculture,
17:15une dernière question
17:15concernant la loi agricole
17:17qui est aussi un enjeu
17:17de ce salon.
17:19Beaucoup évoquent
17:20une arrivée
17:21avant la fin de l'été.
17:22Est-ce qu'on est sûr ?
17:23Est-ce que vous pouvez dire
17:23au micro de Sud Radio ce matin
17:24que oui,
17:25la loi agricole arrivera
17:26fin mai ?
17:28Alors,
17:29la loi agricole...
17:30La loi d'urgence agricole.
17:31La loi d'urgence agricole.
17:33D'abord,
17:33j'ai fait de ce salon
17:35l'ultime round de consultation.
17:37Qu'est-ce que les gens
17:38attendent de cette loi ?
17:39Parce que c'est une loi
17:40qui vise...
17:40Ce n'est pas le grand soir
17:42législatif de l'agriculture.
17:44On sort de la loi
17:45d'orientation agricole.
17:46On sort de la loi
17:47du plomb menonville
17:48qui visait à lever
17:49les entraves.
17:50C'est une loi
17:50qui est faite
17:51pour des questions ponctuelles,
17:52répondre à des sujets précis,
17:55des difficultés
17:56qui se posent à eux.
17:57Et le calendrier
17:58a été fixé
17:59par le Premier ministre.
18:00J'espère qu'on tiendra
18:02le calendrier.
18:03Mais il appartient...
18:05Le calendrier,
18:07c'est si possible
18:07une adoption
18:08avant la suspension
18:09parlementaire estivale.
18:11Mais ça dépendra
18:12beaucoup des parlementaires.
18:13Moi, je serai prête.
18:14On sera prêt
18:15à fournir un texte
18:16au Parlement.
18:17Après, il appartiendra...
18:18Vous dites ce matin
18:19aussi aux parlementaires
18:21prenez votre responsabilité.
18:23Si vous voulez
18:23une loi d'urgence agricole
18:24votée avant
18:25la suspension parlementaire,
18:27prenez votre responsabilité.
18:27Le texte sera présenté
18:29tout début avril
18:30au Conseil des ministres.
18:32Après, ce sera
18:33l'affaire du Parlement.
18:34Et si les parlementaires
18:36multiplient
18:37les amendements
18:37d'obstruction,
18:39eh bien,
18:39ils s'en expliqueront
18:40auprès des agriculteurs
18:42à qui ils disent
18:44régulièrement
18:45combien ils sont proches d'eux
18:46et combien ils les comprennent.
18:47Et qu'est-ce que vous répondez
18:48à Marc Fénaud,
18:48qui était notre invité
18:49au micro de Jean-François Aguilly
18:50cette semaine
18:51et qui a dit
18:51en réalité,
18:52on devrait commencer déjà
18:52par appliquer
18:53tous les décrets d'application
18:54des lois d'urgence
18:55de 2023, 2024 et 2025
18:57qui n'ont toujours pas été appliquées.
18:59Alors, Marc Fénaud,
19:00qui a été ministre,
19:01connaît bien ce sujet.
19:03Vous savez,
19:03les parlementaires ont voulu,
19:05dès lors qu'une loi est votée,
19:07qu'on lance des consultations publiques
19:08sur la loi du plan Menonville,
19:1020 000 contributions.
19:12Pour dépouiller 20 000 contributions,
19:14il faut un peu de temps.
19:15Ensuite, il y a le temps
19:15du Conseil d'État.
19:17Donc, tout ça,
19:18c'est un temps classique.
19:19C'est un temps classique.
19:20Et puis,
19:23bon,
19:24voilà,
19:25c'est le déroulé normal
19:27de l'application d'une loi.
19:30Moi aussi,
19:31je trouve que c'est trop long.
19:32Mais je dis aux parlementaires,
19:34si vous voulez que ce soit plus rapide,
19:35eh bien,
19:36prenez des dispositions
19:37pour qu'on puisse comprimer,
19:39par exemple,
19:40le temps de la consultation publique.
19:42Est-ce qu'il faut qu'il soit aussi long ?
19:43Je ne le pense pas.
19:44Donc, peut-être aussi
19:44un chantier à venir
19:45dans les prochains mois.
19:46Merci beaucoup,
19:46Annie Gennevard,
19:47d'avoir été avec nous
19:48au stand de Sud Radio
19:49en direct depuis le Salon de l'Agriculture
19:50jusqu'à 10h,
19:51en rappelant naturellement
19:52que vous êtes la ministre de l'Agriculture,
19:53mais aussi de l'agroalimentaire
19:54et aussi de la souveraineté alimentaire.
19:56Merci beaucoup
19:56d'avoir été à ce micro.
19:57On poursuit les débats
19:58avec vous jusqu'à 9h.
19:59Et cette question notamment,
20:00les Français sont-ils responsables
20:02du déclin de l'agriculture ?
20:04C'est ça notre grande discussion
20:05jusqu'à 9h.
20:06A tout de suite sur Sud Radio.
20:06Sous-titrage Société Radio-Canada
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