00:00Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Patrick Roger.
00:05Sud Radio vous explique, 7h41, est-ce que la guerre est finie ?
00:10Donald Trump l'a dit cette nuit.
00:12Nous allons aller aux Etats-Unis, nous sommes avec Denis Jacquet,
00:16qui est entrepreneur français vivant à New York.
00:18Bonjour Denis Jacquet.
00:20Bonjour, bonjour.
00:22Très tôt bonjour pour vous aujourd'hui.
00:24Oui, il est tôt parce que vous, il est quelle heure aux Etats-Unis ?
00:28Ah, il est 2h40 du matin.
00:30Il est 2h40 du matin, c'est bien ça.
00:32J'ai une très belle vue, je ne regrette rien.
00:34Bon, merci d'être avec nous.
00:37Parce qu'on sent qu'il y a quand même de la friture au sein du camp de Donald Trump.
00:42Alors, ces derniers jours, il y en a dans son mouvement Make America Great Again
00:48qui ont dit qu'elle n'est peut-être pas utile cette guerre
00:53et on risque de s'enliser comme on l'a fait il y a bien des années au Vietnam
00:57ou encore plus récemment en Irak ou encore en Afghanistan.
01:01C'est probablement pour ça que Donald Trump, hier soir, a dit,
01:06et vous allez l'entendre, la guerre est bientôt finie.
01:09Tiens, on l'écoute Donald Trump.
01:24Bon, grosso modo, il dit, je pense que c'est bientôt terminé, en fait, cette guerre,
01:30évidemment parce qu'il a été aussi assez touché lors d'une cérémonie transfert des corps à la base aérienne
01:35de Dover.
01:36Il a reconnu la lourdeur déjà de ses pertes.
01:39Est-ce que vous sentez qu'il y a une fracture dans l'électorat de Donald Trump à cause de
01:45cette guerre en Iran ?
01:47Denis Jacquet.
01:50Vous savez, les États-Unis ne comprennent pas toujours très bien, comme beaucoup de peuples,
01:57je pense, le fait qu'effectivement on puisse perdre des hommes et des femmes, des soldats américains,
02:03dans une guerre dont ils pensent qu'elles ne les concernent pas directement.
02:06C'est très loin.
02:08Les Américains, sans les pointer du doigt, ne sont pas très forts en géographie.
02:12Et grosso modo, un peu comme les manifestants palestiniens à Harvard,
02:16si vous leur demandiez vraiment où c'était sur une carte, personne n'était capable de le dire.
02:20Donc du coup, ils n'aiment pas ça.
02:22Et il y a toujours eu deux camps, mais ça a toujours été le cas en France aussi.
02:26Moi, je me souviens notamment de Hollande à l'Élysée,
02:28entre le camp droit et le camp de gauche, qui avaient des positions radicalement différentes.
02:32Oui, il y a deux camps.
02:33Il y a ceux qui se disent, tout ça, ça ne nous concerne pas,
02:36on ne devrait pas être le gendarme du monde, on a d'autres chats à fouetter.
02:39Et puis une partie que moi, j'ai encore vue récemment,
02:44j'ai un peu vu les deux d'ailleurs ces dernières semaines,
02:46un peu autour de Marais-Lago,
02:47qui sont effectivement des gens qui disent,
02:51il faut qu'on débarrasse cette tâche immonde qu'est l'Iran aujourd'hui,
02:56pour plusieurs raisons, parce que c'est une puissance nucléaire potentielle,
03:00et l'Iran et la bombe nucléaire, ça serait une catastrophe,
03:04pas seulement pour Israël, mais pour toute la région.
03:07Et puis deuxièmement, parce que quand on est pris d'un peu de justice humaine,
03:10laisser faire les mots-là, qu'on a abrités en France,
03:13que Jimmy Carter a mis en place à l'époque,
03:15et juste nous montre pour l'humanité,
03:17et qu'il faut s'en débarrasser au plus vite.
03:18Oui, mais comment il justifie son action ?
03:21Donald Trump, lui, qui disait, avant tout,
03:23« America first », l'Amérique avant tout.
03:27Et il avait d'ailleurs, dans son mandat, reçu des électeurs,
03:30l'idée qu'il fallait arrêter les guerres sans fin.
03:33Comment il peut justifier, justement ?
03:35Comme vous l'avez dit, c'est ça ?
03:36Il faut chasser les mollas de l'Iran ?
03:40En fait, il y a plusieurs choses.
03:42D'abord, pour moi, à titre très personnel,
03:46ce conflit en Iran, c'est quand même la première victoire,
03:50même si à l'indirect, c'est celle de la fin de l'hypocrisie en Europe,
03:54et notamment en France,
03:55de tous ces étudiants qu'on voyait,
03:57alors à Harvard comme à Sciences Po,
03:59agiter des drapeaux pro-palestiniens,
04:01ou ces perches à celle-ci,
04:04Greta Gunnberg et la honte de Rima Hassan,
04:06qui était effectivement sur un petit bateau large de Gaza,
04:09c'est que quand il s'agit de tuer 40 000 ou 50 000 personnes
04:13en Iran en quelques semaines,
04:14il n'y avait plus aucun de ces petits drapeaux qui s'agitaient.
04:17Donc, c'est la fin de l'hypocrisie.
04:18On sait désormais que le soutien à la Palestine
04:21était un soutien avant tout antisémite.
04:24Maintenant, il y a deux choses très importantes.
04:25Oui, alors ils pouvaient se comprendre.
04:27Certains disaient aussi,
04:28oui, mais il y a aussi un massacre,
04:30donc il faut l'arrêter.
04:32Bon, on ne va pas revenir effectivement dessus,
04:34mais...
04:34Oui, mais au moins, on sait les raisons exactes,
04:37parce que 40 000 personnes qui sont mortes,
04:39pas une personne qui descend dans la rue...
04:41Oui, oui, en Iran, effectivement.
04:43On ne descend dans la rue et pas l'autre.
04:44Revenons sur les Etats-Unis.
04:46Personne pour les soutenir.
04:46Oui, revenons sur les Etats-Unis.
04:48Je pense que, forcément, pour moi,
04:50c'est un petit peu tôt pour faire du littéraire,
04:51mais il y avait Rousseau en France,
04:53il y a quelques années,
04:54qui disait qu'on pouvait toujours opposer
04:57la justice et le droit international.
04:59Je pense qu'aujourd'hui,
05:00tous ceux qui, dans leur canapé,
05:02bien confortablement,
05:03dont personne ne meurt,
05:04se réfugient derrière le droit international,
05:06sont exactement ceux qui ont défendu
05:10la Palestine et Gaza.
05:11Donc, on les connaît,
05:13c'est la LFI, c'est Vipin, etc.,
05:15qui sont du mauvais côté de l'histoire,
05:16Macron y compris.
05:18Et puis, il y a ceux qui ont dit,
05:19aujourd'hui, on est pour la justice,
05:21et Israël et Trump ont choisi
05:24ce mouvement pour la justice.
05:25Et Trump a utilisé ça en disant,
05:27voilà, le droit, aujourd'hui,
05:30c'est plutôt pour les lâches.
05:32La justice, c'est pour ceux
05:34qui peuvent libérer le peuple éranien.
05:35Puis la deuxième chose
05:36pour laquelle il va le justifier,
05:38et qu'il continue,
05:39et c'est pour ça qu'il a prononcé cette phrase,
05:41c'est bientôt fini,
05:42c'est que ça va être très court.
05:43Alors ça, je n'ai aucune capacité
05:45de vous le dire,
05:46si c'est vrai ou si ce n'est pas vrai.
05:47Connaissant les Israéliens,
05:48j'aurais tendance à dire
05:49qu'il y a quand même de grandes chances
05:51qu'ils puissent terminer
05:53ce travail assez rapidement.
05:56Mais la deuxième chose...
05:57Ça a tardé en même temps, en fait,
05:59à Gaza, avec ce que l'on sait.
06:00Donc, ce n'est pas si évident que ça.
06:02Oui, oui, tout à fait.
06:03Moi, à mon avis, en 15 jours,
06:04il ne faut pas rêver.
06:05Ce n'est pas un conflit
06:06qui sera fini dans une semaine.
06:08Donc, je pense que là, effectivement,
06:11lui le justifie ensuite
06:12par des raisons de sécurité,
06:14en disant, en gros,
06:15s'ils ont la bombe nucléaire,
06:17c'est aussi nos soldats, nos bases,
06:19nos pays amis, nos alliés
06:21qui sont en danger,
06:22et c'est notre rôle que de le faire.
06:24Donc, moi, je pense que ça sera
06:25un numéro d'équilibriste
06:26qui sera difficile à tenir
06:28si ça dure plus d'un mois,
06:30un mois et demi ou deux mois.
06:32Et déjà, deux ou trois semaines,
06:33c'est déjà très long.
06:34C'est ça.
06:35Merci, Denis Jacquet,
06:36parce qu'évidemment,
06:37il y a l'éditorialiste Tucker Carlson,
06:39vous savez, qui est dans le camp maga,
06:41qui a dénoncé, justement,
06:42l'attaque dégoûtante et maléfique.
06:44Craignant, dit-il,
06:45que les États-Unis ne s'enlisent
06:47dans un nouveau conflit
06:49de type, ce que je disais tout à l'heure,
06:51Irak ou Iran.
06:53En tout cas, on va voir,
06:54mais il y a eu un échange assez tendu
06:55avec Donald Trump.
06:57Merci, Denis Jacquet.
06:58On vous laisse, évidemment, dormir
06:59puisqu'il est 2h40
07:01et maintenant 3h45 aux États-Unis.
07:05Oui, merci d'avoir été avec nous.
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