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  • il y a 7 semaines
Avec Jean-François Loiseau, président de l'ANIA (Association Nationale des Industries Alimentaires)

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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-05-21##

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News
Transcription
00:01Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili.
00:07Jean-François Aquili, votre invité ce matin sur Sud Radio, c'est Jean-François Loiseau,
00:11c'est le président de l'Association Nationale des Industries Alimentaires, l'Agnat.
00:16Bonjour Jean-François Loiseau.
00:17Bonjour.
00:18Et bienvenue, les Français traversent une crise sans précédent,
00:21des prix des carburants qui explosent à la pompe,
00:24une inflation au-dessus de deux points,
00:26un pouvoir d'achat qui se réduit, on va le dire, comme une peau de chagrin,
00:30vous avez décidé de prendre la parole ce matin sur Sud Radio,
00:33vous le patron de l'Agnat.
00:35L'Agnat, l'industrie agroalimentaire, c'est un secteur gigantesque en France, nous sommes d'accord.
00:41L'industrie agroalimentaire, ce sont 23 000 entreprises,
00:45de petite taille, de taille intermédiaire et de grande taille.
00:4998% ce sont ce qu'on appelle des PME,
00:51répartis sur tout le territoire, dans tous les départements.
00:54Et vous êtes le premier employeur industriel de France,
00:57il y a un demi-million de salariés.
00:58Jean-François Loiseau, au passage,
01:01qu'est-ce que vous attendez ce matin des annonces sur le carburant
01:04du Premier ministre Sébastien Lecornu ?
01:06Le problème du carburant, c'est que c'est un moyen absolument obligatoire
01:11pour pouvoir fonctionner tous les jours,
01:13que ce soit pour le travail, le tourisme.
01:15Les taxes sont beaucoup trop élevées,
01:17les taxes sur le carburant, nous le savons,
01:19mais le sujet, au-delà de la guerre au Moyen-Orient,
01:22ce sont les prélèvements sans fin du gouvernement de l'État,
01:27d'une manière générale, d'ailleurs, sur les entreprises,
01:29sur les Français, au travers des carburants,
01:31ou toute autre taxe qui existe.
01:33Donc c'est une machine infernale
01:35qui est absolument inébranlable en France,
01:38mais qu'il faut arrêter.
01:39Il faut arrêter ça.
01:40Il faut moins de taxes sur les carburants,
01:43ou il faut des aides plus généreuses.
01:45Non, mais le problème de l'aide,
01:46c'est que l'aide, il faut bien la financer.
01:47Le problème, c'est que l'État dépense beaucoup trop d'argent,
01:50dépense l'argent qu'il n'a pas.
01:52L'État ne fait pas les efforts suffisants,
01:55les administrations sont trop nombreuses,
01:57que ce soit à Paris ou dans tous les départements.
02:00L'emploi est menacé en France,
02:01et pour autant, nous avons énormément, je dirais,
02:04d'emplois administratifs qui, de toute façon,
02:06seront en risque demain,
02:07parce que l'intelligence artificielle,
02:10l'automatisation feront que nous devons prendre.
02:12Et l'État, et d'ailleurs les futurs candidats
02:14à l'élection présidentielle,
02:16doivent réfléchir plutôt à ce genre de décision à prendre.
02:19Jean-François Loiseau,
02:20la question que chacun se pose ce matin,
02:22c'est qui fait monter les prix ?
02:23Voici ce que dit de vous Alexandre Bompard
02:26dans une interview aux Parisiens aujourd'hui en France.
02:28Ce matin, le patron de Carrefour pointe, je le cite,
02:32le lobby des industriels, c'est vous,
02:34dont le seul objectif est d'accroître leur marge
02:37au détriment des agriculteurs
02:38et du pouvoir d'achat des Français.
02:41Que lui répondez-vous ?
02:42Écoutez, moi j'ai beaucoup de respect pour M. Bompard
02:45et je dirais pour les grands patrons de la grande distribution.
02:48Ils ont fait un travail assez important.
02:51Ce sont de très très grandes entreprises,
02:53il ne faut pas l'oublier.
02:55Leclerc, c'est 50 milliards d'euros de chiffre d'affaires.
02:57C'est 50 milliards d'euros de chiffre d'affaires
02:59et tant mieux pour lui.
03:00Mais là, le vrai sujet, c'est que vous avez aujourd'hui en France
03:03à peu près 400 000 agriculteurs qui restent,
03:0620 000 à 22 000 entreprises que je représente
03:08et 3 à 4 centrales, bientôt 3 centrales.
03:12Donc cette concentration, elle est aujourd'hui extrêmement négative
03:16et elle est néfaste au bon équilibre de la répartition de la valeur.
03:20Nous, ce que nous souhaitons, ce sont des prix justes,
03:23pas des prix exagérément élevés.
03:26Mais compte tenu des discussions commerciales que nous avons eues,
03:31d'ailleurs c'est assez simple,
03:32nous avions demandé à l'occasion de ce qu'on appelle
03:35les négociations commerciales
03:36qui ont eu lieu entre le début du mois de décembre
03:39et la fin du mois de février,
03:41l'espèce de round classique annuel.
03:43Tous les ans, oui.
03:443,2 à 3,5% d'augmentation.
03:47Parce que nous l'avons dit tout à l'heure,
03:49les taxes, les salaires, les assurances,
03:51des risques industriels, etc.
03:53Tout à fait normal.
03:54Nous avons eu 0,05%.
03:57Zéro.
03:58Donc on ne vient de pas dire que ce sont les industries.
04:01Et là, je ne parle pas que des grands groupes,
04:02je parle des PME, des petites boîtes qu'il y a dans tout le pays.
04:04Donc ce n'est pas l'industrie agroalimentaire
04:06qui fait monter des prix.
04:07Ça se saurait.
04:08Et d'ailleurs, c'est l'étude de la Banque de France
04:09qui le dit très bien.
04:11Donc chiffre officiel,
04:133,2 à 3,5% de demande.
04:15Zéro.
04:16Avec malgré tout,
04:17une inflation en 2025
04:18qui était à peu près de 1%.
04:20Donc si ce n'est pas vous,
04:22le profiteur de guerre,
04:23passez-moi l'expression,
04:24Jean-François Lajo,
04:26qui profite ?
04:28C'est la grande distribution à vos yeux ?
04:29La grande distribution,
04:31je ne vais pas la défendre,
04:32mais elle ne fait pas des marges élevées.
04:34Mais in fine,
04:35c'est elle quand même qui fixe les prix dans les rayons.
04:37Donc une fois que les négoces sont terminées,
04:39à la fin du mois de février,
04:41la grande distribution a tout loisir
04:43de pratiquer les prix qu'elle veut
04:45dans les rayons toute l'année.
04:46Il a tort de vous accuser ce matin,
04:48Alexandre Bompard,
04:49lui qui aussi dénonce
04:52une forme de lobby
04:53de l'industrie agroalimentaire
04:56qui pèserait sur le législatif.
05:01Je dirais que c'est l'hôpital
05:02qui se moque de la charité,
05:03parce que du lobbying,
05:05il faut être honnête,
05:06nous en faisons tous,
05:07plus ou moins,
05:08tout le monde.
05:09Je dirais que le lobbying,
05:10c'est le sport national en France.
05:13Mais derrière le mot lobbying,
05:14ce qui coûte,
05:15c'est de défendre
05:15des intérêts justes
05:17et une cause juste.
05:18Moi, je défends la cause
05:19de 23 000 petites, moyennes
05:21et grandes entreprises
05:22implantées sur tout le territoire.
05:24Vous savez,
05:24dans certains départements,
05:25la seule entreprise,
05:27les seules entreprises qui restent,
05:29qui existent encore aujourd'hui,
05:30ce sont les entreprises alimentaires
05:32parce qu'elles transforment
05:33les produits agricoles
05:34en produits, je dirais,
05:36pour l'alimentation.
05:37Dans beaucoup de départements
05:39pauvres, moyens
05:40ou en tout cas très lointains.
05:41Au final,
05:42quand on prend une pomme de terre,
05:44par exemple,
05:44puisque vous parlez de ça,
05:45ce circuit-là,
05:46une pomme de terre
05:48qui va finir dans un paquet de chips
05:49dans une grande surface
05:50de la grande distribution,
05:52au final,
05:53que touche l'agriculteur,
05:54que touche le transformateur,
05:55que touche le distributeur.
05:57Alors,
05:58la question,
05:58elle est très précise
06:00et je n'ai pas les pourcentages.
06:02Ce que nous,
06:03nous pouvons vous dire
06:03de façon très officielle,
06:05c'est qu'il y a eu,
06:06à la suite des états généraux,
06:08ce que l'on appelle
06:08les fameuses lois égalimes.
06:11Et Dieu sait si on en parle
06:12et on en reparle sans arrêt.
06:13Les lois égalimes,
06:14elles ont quelques principes,
06:15je dirais,
06:17inébranlables,
06:18en théorie.
06:19Le premier de ces principes,
06:20c'est la protection
06:21de ce que l'on appelle
06:22la matière première agricole.
06:24c'est-à-dire protéger
06:25les agriculteurs.
06:26Donc, protéger les agris
06:27et c'est normal.
06:29Le médiateur public,
06:31qui est, je dirais,
06:34à la demande du gouvernement,
06:36qui est chargé
06:36de contrôler
06:38les prix,
06:39de contrôler
06:39les relations commerciales,
06:41de contrôler
06:42le dispositif,
06:43il le dit lui-même.
06:44La matière première agricole,
06:46et d'ailleurs,
06:46c'est bien ce que révèle
06:47la commission d'enquête,
06:49la matière première agricole
06:50n'est pas respectée
06:50par la grande distribution.
06:52Donc, la variable d'ajustement,
06:53ce sont les entreprises.
06:54Et je parle encore une fois
06:55de toutes les entreprises.
06:57J'encore en tête...
06:57Donc, dans cette négociation annuelle,
06:59vous êtes un peu les victimes.
07:00Mais nous sommes la variable
07:01d'ajustement.
07:01Vous êtes la variable d'ajustement.
07:03Et il faut protéger
07:04l'agriculteur.
07:04Vous parlez de la commission
07:06d'enquête.
07:06Il se trouve que c'est
07:07une commission d'enquête
07:08sénatoriale
07:09qui rend ses conclusions
07:10ce matin.
07:11Il y a ce soir.
07:12Enfin, elle les rend
07:13officiellement,
07:13elle les officialise aujourd'hui
07:15sur les marges
07:16des industriels,
07:17de la grande distribution.
07:18Qu'est-ce que vous attendez
07:19de ces conclusions ?
07:20Une forme de vérité ?
07:22Mais d'ailleurs,
07:23ces conclusions révèlent
07:24une forme de vérité.
07:26Nous nous y attendions.
07:27C'est-à-dire ?
07:28Qu'est-ce qu'elle dit,
07:28la commission ?
07:29Parce qu'en fait,
07:29cette commission d'enquête,
07:30elle était tournée vers
07:31la grande distribution
07:32et les industriels
07:33pour voir comment étaient
07:35répartis les marges
07:36et qui tiraient un peu
07:36sur la ficelle.
07:37Le verdict est sans appel.
07:39Et moi, je suis sûr
07:40et certain
07:41que la grande distribution,
07:43à coup de lobbying
07:44et peut-être de passage
07:46radio ou télévision,
07:47ils en ont les moyens,
07:48va expliquer,
07:49et va essayer
07:49de se défendre
07:50pour dire tout le contraire.
07:51Mais les faits sont là.
07:52Les faits sont là.
07:53Le rapport de force,
07:55de toute façon,
07:56il est inéductable
07:57et c'est la grande distribution.
07:58Et on ne va pas taper
08:00sur la grande distribution,
08:01nous en avons besoin.
08:02Deux tiers des produits
08:04agroalimentaires
08:04passent par la grande distribution.
08:05Mais vous voulez rétablir
08:06une vérité ce matin.
08:07Il faut que c'est un certain équilibre.
08:09Ça se passe dans les autres
08:10pays d'Europe.
08:11Elle contourne la loi,
08:13la grande distribution,
08:14il y a la loi Egalim,
08:14parce qu'il y a désormais,
08:15elle se fournit
08:17dans des grandes centrales d'achat
08:19européennes.
08:20Alors ça,
08:20c'est un biais
08:21qui a été mis en place
08:22parce que,
08:22voilà,
08:23il y a des avocats,
08:24il y a des juristes
08:24et beaucoup d'enseignes,
08:27enfin les enseignes françaises,
08:29contournent une partie
08:30de la loi
08:30en allant demander
08:32et en exigeant
08:33aux entreprises
08:34d'aller négocier.
08:36Je vais prendre un exemple.
08:37Vous parliez
08:38de la pomme de terre,
08:39des produits laitiers.
08:40cultivés en France,
08:43réglementation française,
08:44masse salariale française,
08:45usines en France,
08:47investissements en France
08:48et je dirais même
08:49distribution en France
08:50puisque c'est le consommateur
08:51français qui va
08:53l'acheter pour le manger.
08:55Eh bien,
08:55la négo commerciale
08:56se déroule
08:57aux Pays-Bas,
08:58en Belgique,
08:59en Espagne,
09:00en Suisse,
09:00loyer.
09:01Et ça,
09:01vous dites ce matin,
09:02il faut que ça cesse ?
09:02Mais c'est scandaleux.
09:03Il faut arrêter cette pratique.
09:04Elle est totalement déloyale.
09:06Et d'ailleurs,
09:07la grande distribution
09:08a augmenté,
09:09je dirais un peu,
09:10la panoplie
09:11des pratiques déloyales
09:13en pratiquant
09:14ce que l'on appelle,
09:15excusez-moi,
09:16c'est un peu technique,
09:16du déréférencement.
09:18Ça veut dire quoi ?
09:19Ça veut dire,
09:19je dis à un industriel,
09:21je dis à mon petit entrepreneur
09:22de charcuterie
09:23ou celui qui fabrique
09:24des yaourts en Bretagne,
09:25eh bien,
09:26je vais arrêter
09:27de te commander des produits,
09:28je vais te déréférencier,
09:29je vais enlever
09:30tes produits de ma gamme.
09:31C'est un levier de menace
09:33dans une négociation.
09:34C'est un sort, levier.
09:35C'est même scandaleux
09:36parce qu'au bout,
09:37vous avez des emplois.
09:38Et là,
09:39vous êtes obligé
09:39d'obtempérer
09:40quand il y a ces menaces
09:41de déferencing ?
09:42Il y a quand même
09:43un commerce
09:43qui est assez libre.
09:44Il y a des outils juridiques
09:46qui doivent nous protéger,
09:47mais pas assez.
09:47Nous, ce que nous demandons,
09:49c'est que l'État
09:49fasse son travail.
09:50L'État doit faire son travail.
09:52Il fait voter des lois,
09:53les fameuses lois et galimes,
09:54eh bien,
09:54qu'il contrôle
09:55si la grande distribution,
09:57et c'est ce que révèle
09:58très bien d'ailleurs
09:59cette commission d'enquête,
10:00c'est que la grande distribution
10:01n'a pas fait correctement
10:03son travail.
10:03Alors moi,
10:04je vais la défendre
10:06indirectement,
10:06deux secondes.
10:07On lui a demandé
10:07il y a 15 ans
10:09de juguler l'inflation.
10:10Je ne sais pas
10:10si vous vous souvenez,
10:11il y avait la fameuse
10:13loi de modernisation
10:14de l'économie,
10:14la LME,
10:15on l'a appelée autrement
10:16pour certains
10:17petits plaisantins.
10:18Mais ça a donné
10:19tout pouvoir
10:20à la grande distribution
10:21pour s'occuper
10:21du pouvoir d'achat
10:22soi-disant.
10:23Mais la partie alimentaire
10:24aujourd'hui,
10:24dans le panier du consommateur,
10:26c'est 12%.
10:26Ce n'est pas 25 ou 30%.
10:28Il y a d'autres choses
10:29qu'on pourrait aussi
10:30juguler et resserrer.
10:31Mais laissons quand même
10:32l'agriculture et l'alimentaire
10:34vivent d'une économie juste.
10:35Et Jean-François Loiseau,
10:36quand vous voyez
10:37Thierry Cotillard,
10:38le patron des Bousquetaires,
10:39on citait Alexandre Bompard
10:40ce matin,
10:41mais éminemment
10:42Michel-Edouard Leclerc
10:43qui est à la tête
10:44de notre enquête
10:46sur les personnalités
10:47Sud Radio,
10:47IFOP,
10:48Fiduciales
10:49pour Sud Radio
10:50et Paris Match,
10:51il vous agace
10:52ces grands patrons-là
10:53parce qu'ils communiquent
10:54bien en fait.
10:54Ils communiquent très très bien.
10:56Ils font passer le message
10:56que eux,
10:58ils sont là
10:58pour protéger les agriculteurs
10:59et c'est vous l'industrie
11:02agroalimentaire
11:02qui faites exploser
11:04les prix.
11:05Ce message passe quand même.
11:08Il y a eu des négociations
11:09internationales,
11:10ce qu'on appelle
11:10les négo-mercosour,
11:12les négociations à l'ENA,
11:14le traité avec le Canada,
11:15l'Australie.
11:16Tout ça,
11:16ça mène quoi ?
11:17Ça mène en fait
11:18que l'Europe importe
11:19de plus en plus
11:19de produits agricoles
11:21et la France aussi particulièrement.
11:22On a importé en France
11:2315 milliards
11:24de produits agroalimentaires.
11:25Donc nous avons
11:26un vrai problème industriel
11:27de répartition
11:29et surtout
11:30de création de valeur.
11:32Donc ces grands patrons,
11:33moi je les respecte
11:34parce qu'ils ont réussi,
11:35ils ont fait,
11:35je dirais,
11:36des parcours formidables.
11:37Michel-Edouard Leclerc,
11:38c'est une saga magnifique.
11:39Mais force est de constater,
11:41force est de constater
11:42qu'ils représentent aujourd'hui
11:44dans ce goulot d'étranglement
11:46une menace
11:47pour l'économie réelle
11:49sur le territoire.
11:50Il ne faut pas oublier
11:51que derrière
11:52toutes nos entreprises,
11:53quelle que soit la taille,
11:54il y a des emplois.
11:55Que va-t-on faire
11:56de l'emploi demain ?
11:58De l'emploi dans ces usines ?
11:59Une menace.
12:00Avec des gens qui travaillent
12:01dès 5h du matin.
12:02Il faut que peut-être
12:03le gouvernement,
12:04il ne reste qu'un an,
12:05intervienne
12:06et rétablisse
12:07ces deux lois égalimes
12:08qui au fond
12:09sont un peu
12:10dans l'impasse,
12:11on peut le dire,
12:12Jean-François Loiseau.
12:13Oui, mais il y a une particularité française
12:14d'ailleurs
12:15qu'aucun pays européen
12:16ne souhaite,
12:17et alors je ne vous parle
12:18même pas des autres pays du monde,
12:19ce sont nos lois
12:20sans cesse françaises.
12:21Sans arrêt
12:22des lois sur des lois.
12:24Encore le égalime 3,
12:26il n'est même pas appliqué correctement
12:28qu'il va falloir se pencher
12:29sur un égalime 4.
12:31Moi ce que je souhaite,
12:31c'est qu'on redonne
12:32du pouvoir d'achat
12:33aux consommateurs.
12:34C'est-à-dire qu'entre
12:35un salaire brut
12:35et un salaire net,
12:36il y a une différence
12:37et ça c'est l'État,
12:38ce sont les charges.
12:39Quand on diminue
12:39les charges des salariés,
12:41ils pourront aller
12:41dans les magasins alimentaires
12:42bien plus facilement.
12:43Toute dernière question,
12:44Jean-François Loiseau,
12:45vous l'évoquiez à l'instant,
12:47cette mauvaise nouvelle,
12:48celle d'une balance
12:49commerciale, agricole
12:49et agroalimentaire négative
12:51en 2025.
12:53Vous incarnez
12:54le fleuron français
12:55de l'agroalimentaire
12:56et aujourd'hui,
12:57c'est déficitaire.
12:59Nous avons un très gros bateau
13:01qui est magnifique
13:01mais il y a des trous
13:02dans la coque.
13:02Mais ça nous le savons
13:03depuis longtemps.
13:04Ça fait longtemps
13:04que nous dérivons
13:06sur une petite piste bleue
13:07et quand vous pensez
13:08qu'aujourd'hui,
13:08alors que nous étions
13:09jusqu'à 10, 12 milliards
13:11d'exportations
13:12de produits agricoles
13:13et agroalimentaires,
13:14nous sommes à l'équilibre
13:15voire même importateurs.
13:17Dans quelques mois,
13:18fin octobre,
13:19début novembre,
13:19il y aura le plus grand
13:20salon international
13:21de l'agroalimentaire.
13:22Ça s'appelle le Cial,
13:23ça lui a vu le peintre.
13:24Je fais de la pub.
13:25Eh bien,
13:26pour la deuxième séance
13:28consécutive,
13:28deuxième salon consécutif,
13:31les entreprises italiennes
13:32seront plus nombreuses
13:33que les entreprises françaises.
13:35C'est scandaleux.
13:36Nous ne bougeons pas assez.
13:38La France,
13:38vous l'avez dit,
13:39c'était le fleuron de l'agro.
13:40Nous étions le troisième
13:41pays exportateur
13:42de produits agro.
13:43En 20 ans,
13:44nous glissons
13:44à la septième place.
13:46Mais il faut
13:46prendre des décisions
13:48radicales
13:48de simplification,
13:50de baisse des coûts,
13:51d'allègement des charges
13:52pour redonner
13:52de la compétitivité
13:53aux entreprises.
13:54Elle ne demande que cela.
13:56Laissons-les tranquilles
13:57de la compétitivité.
13:58Et rétablir l'équilibre,
13:59ce que vous dites ce matin,
14:00Jean-François Lazeau,
14:00avec la grande distribution.
14:02Merci à vous.
14:03Merci.
14:04Jean-François Lazeau,
14:05président de l'Association nationale
14:06des industries alimentaires.
14:08C'est vrai que c'est assez...
14:09Ça interpelle en tout cas.
14:10Évidemment,
14:11quand en France,
14:12dans un grand salon
14:13de l'alimentation,
14:14ce ne sont plus
14:15des entreprises françaises
14:16qui dominent,
14:17mais des entreprises italiennes.
14:19Évidemment,
14:20on mange très bien.
14:20On aime l'Italie.
14:21On aime l'Italie,
14:23évidemment.
14:23Il y a de bons produits
14:24aussi italiens.
14:25Très bons produits.
14:25Mais quand même,
14:27la France,
14:27c'était un peu
14:28l'un des greniers
14:30de l'Europe,
14:32voire du monde,
14:33même évidemment,
14:34avec le savoir-faire.
14:35Pourquoi ?
14:36J'aimerais que vous réagissiez
14:38en fait à ça.
14:39Notamment si vous êtes
14:40dans le secteur agricole.
14:41Comment vous voyez
14:42les choses vous-même ?
14:44Alors,
14:44ce que disait
14:44Jean-François Lazeau,
14:45c'est intéressant.
14:46Pour les entreprises,
14:48évidemment,
14:49ce qu'on demande,
14:51c'est une baisse des charges.
14:52Bien sûr.
14:53Mais alors,
14:53comment faire ?
14:54Évidemment,
14:54baisser les charges
14:55alors qu'on est dans
14:56une situation
14:57aussi peu complexe,
14:59bien sûr.
14:59Mais tout le monde le dit,
15:01mais personne ne le fait.
15:02Évidemment,
15:03sur cette baisse des charges,
15:04là aussi,
15:05j'aimerais vous entendre.
15:06De même que parmi
15:08les questions du jour
15:08que nous allons aborder,
15:090826 300 300,
15:11est-ce que vous comprenez
15:12les maires
15:12qui appellent
15:13Patrick Bruel
15:14à suspendre sa tournée ?
15:16Là aussi,
15:18évidemment,
15:18nous en parlons
15:19sur YouTube,
15:19sur X
15:20et l'ensemble
15:20des réseaux sociaux
15:21et vous pouvez réagir.
15:22je vous remercie pas,
15:22je vous remercie pas.
15:23Merci.
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