- il y a 2 mois
Avec Franck Allisio, député RN des Bouches-du-Rhône
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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-07-21##
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NewsTranscription
00:0012, vous êtes bien sur Sud Radio. Mon invité politique ce matin, c'est Franck Alizio, député Rassemblement National des
00:05Bouches-du-Rhône.
00:05Franck Alizio, bonjour.
00:06Bonjour.
00:07Et merci d'être avec nous au programme. On va parler ce matin de l'interdiction des réseaux sociaux aux
00:11moins de 15 ans, puisqu'il y a du nouveau, un vote attendu.
00:13Aujourd'hui, on parlera également du budget, censure ou pas, de la part du RN et de la présidentielle, mais
00:17d'abord la perpétuité.
00:19Donc pour les violeurs en série de mineurs de moins de 15 ans, la gauche avait supprimé cette mesure de
00:24la loi sur la protection des enfants.
00:25Finalement, il y aura bien un nouveau vote aujourd'hui, puisque le gouvernement a décidé de proposer une seconde délibération
00:32aux députés, à vous.
00:33Est-ce que vous vous félicitez de la décision du gouvernement, Franck Alizio ?
00:37Bien évidemment, et je me scandalise surtout du vote des 41 députés de gauche, principalement à l'EFI, mais vous
00:44avez également des écologistes
00:46qui sont revenus sur cette disposition qui me paraît évidente, évidente.
00:54On ne parle pas de perpétuité incompressible, on parle de perpétuité, c'est-à-dire quelque chose qui serait susceptible
01:01de remise de peine.
01:02On parle de violeurs d'enfants récidivistes, jusqu'où l'idéologie, la folie, le cynisme, je ne sais pas comment
01:11l'appeler,
01:11de l'extrême gauche, de la gauche et de l'extrême gauche dans ce pays, et dans cet hémicycle, va
01:17aller.
01:17Vous auriez pu bloquer la gauche à ce niveau la semaine dernière ? Je regardais, seuls 13 des 122 députés
01:23RN étaient présents,
01:24vous auriez été un peu plus nombreux ? Vous auriez bloqué ce vote de la gauche contre cette perpétuité pour
01:32les violeurs en série d'enfants ?
01:33Un certain nombre de nous avaient une délégation de vote, mais le plus essentiel, c'est d'être là cet
01:38après-midi, d'avoir une délégation de vote et de s'y opposer.
01:41Moi, non seulement je suis pour la perpétuité, mais pour une perpétuité incompressible, une perpétuité réelle.
01:49On est sur quelque chose, on parle de ce qu'il y a de plus sacré, on parle du viol
01:54d'enfants.
01:54Là-dessus, Marine Le Pen a toujours été la première et la plus claire sur ces questions, il y a
02:0110 ans, il y a 15 ans.
02:03Alors, à l'époque où dans les médias, il n'était pas facile de parler de ça, il n'était
02:10pas facile de dénoncer les écrits à l'époque de Frédéric Mitterrand,
02:15les propos à l'époque de Daniel Cohn-Bendit, toute cette forme de permissivité qui nous était héritée de mai
02:2168,
02:22qui avait été écrite de plusieurs fois, notamment dans le journal Libération.
02:27De complicité, vous iriez jusqu'à dire cela ?
02:29Ah, quasiment, oui. En tout cas, une forme de laxisme, de laisser faire, de compréhension.
02:40Les médias, une partie du monde politique a regardé ailleurs.
02:44Marine Le Pen a toujours été très claire, elle a toujours rappelé, vous rappelez certaines émissions qui étaient particulièrement ardues,
02:52où elle se confrontait à Cohn-Bendit et à d'autres sur ces questions.
02:57Il n'y a rien de plus sacré que les enfants, il n'y a rien de plus sacré.
03:02Il n'y a rien de plus ignoble que le viol des mineurs.
03:06Alors, je suis non seulement pour une perpétuité, mais une perpétuité réelle.
03:10Il faut, de manière générale, que dans notre code pénal, c'est dans notre projet, il y ait une perpétuité
03:17réelle,
03:18c'est-à-dire que certaines personnes qui sont un danger public et qui le seront toujours,
03:23ne puissent plus jamais sortir de prison, soient définitivement mis hors de mure.
03:31Hors de mure, exactement.
03:34La gauche qui donc va voter contre cette perpétuité pour les violeurs en série de mineurs.
03:40La gauche qui dénonce une surenchère et du populisme pénal, un manque de moyens pour prévenir la récidive,
03:45puisqu'il en est question, en l'occurrence, parce que ce n'est pas une perpétuité réelle.
03:50Éric Coquerel, l'insoumis, qui déclare que les pédocriminels ne sont pas forcément incurables.
03:55Vous jugez comment c'est ces prises de position à gauche, Franck Elisio ?
03:59Je ne donnerai jamais une seconde chance à des pédocriminels.
04:03C'est clair, cette affaire de donner une seconde chance à des gens qui ont porté atteinte à des enfants,
04:12qui sont des dangers publics, je ne partage pas cette opinion.
04:17Bien évidemment, je ne comprends pas ce qu'ils font intellectuellement.
04:21Certains, chez vous, affirment que la gauche est complice des violeurs d'enfants.
04:25C'est très lourd de dire cela, non ?
04:27En tout cas, un de leurs candidats et un de leurs cadres avait été,
04:31et aujourd'hui, poursuivi pour viol et torture en forme.
04:37Oui, mais attendez, nous on va chercher jusqu'au dernier de nos suppléants
04:42pour vérifier ce qu'il a dit sur les réseaux sociaux il y a 15 ans.
04:45Nous, nous faisons très attention.
04:48Manifestement, là aussi, certains médias ont une grande mensuétude envers l'extrême gauche.
04:55Quand on a eu des personnes comme ça dans ces rangs, on essaie d'être justement exemplaire dans ces votes
05:03et ces prises d'opposition,
05:04ce qu'ils ne sont pas.
05:06Vous l'avez dit, vous voulez aller plus loin avec une perpétuité réelle.
05:09Là, c'est une perpétuité simple avec de possibles remises de peine.
05:13En attendant, en attendant éventuellement d'arriver au pouvoir et de voter cette perpétuité réelle,
05:18est-ce que vous êtes en faveur de la castration chimique pour ces violeurs ?
05:22Ça n'existe pas aujourd'hui dans le droit français.
05:24Est-ce que vous y êtes favorable ?
05:25Tout ce qui peut les mettre hors d'état de nuire,
05:29tout ce qui peut protéger les enfants,
05:32tout ce qui fait que l'on réaffirme sans arrêt que l'on est du côté des victimes,
05:35et non des bourreaux, nous serons pour en tout cas...
05:40Donc, la question, écoutez, à titre personnel, ça ne me choquerait pas,
05:45mais non, la question est à poser à mon président de parti et à ma candidate à l'élection présidentielle.
05:52Mais vous avez un avis personnel et vous nous l'avez donné.
05:54Franck Alizio, député rassemblement des Bouches-du-Rhône, parlons des réseaux sociaux maintenant.
05:58Et de leur interdiction au moins de 15 ans, vote prévu aujourd'hui dans les deux chambres.
06:02Est-ce que le RN votera en faveur de ce texte ?
06:05Oui, nous votera en faveur de ce texte.
06:08Dans le sens où, comment dire, il ne faut pas confondre...
06:12Ce n'est pas la seule raison aujourd'hui
06:15de certaines dérives du côté de la jeunesse,
06:19notamment la délinquance et les criminels mineurs.
06:23Mais on voit bien l'effet néfaste des réseaux sociaux.
06:27D'ailleurs, il n'y a pas qu'en France, dans beaucoup de pays européens,
06:31une telle législation a été prise.
06:33En Australie, une même législation a été prise.
06:36Ça va plutôt dans le bon sens.
06:38Il faut faire attention à ce qu'évidemment,
06:41il n'y ait pas un excès de transparence qui deviendrait liberticide.
06:46Mais, sur le principe,
06:48et là, je pense qu'il y a quand même une unanimité,
06:51quasiment dans l'hémicycle,
06:53sur cette décision.
06:55Un mot, puisqu'on parle des réseaux sociaux,
06:57Franck Alizio, sur ce rapport qui fait polémique,
06:59rapport sur la désinformation au Sénat,
07:02qui propose la création d'un observatoire indépendant.
07:05L'un des auteurs de ce rapport,
07:07Laurent Lafond, centriste,
07:07qui dit qu'il s'agit de lutter contre les ingérences intérieures
07:11sur ces réseaux sociaux.
07:12Est-ce que vous êtes favorable à la création d'un tel observatoire ?
07:15Alors, typiquement, oui, je parlais de dérive liberticide
07:18dont il faut toujours se prémunir dans la loi.
07:22Là, nous y sommes.
07:23Moi, je ne sais pas ce que c'est.
07:25Je ne sais pas si c'est la création d'un ministère de la vérité,
07:29c'est-à-dire le cauchemar, la dystopie d'Orwell 1984,
07:32qui se réaliserait.
07:33C'est ce que vous craignez véritablement ?
07:35Je ne sais pas, par exemple, ce qu'est une ingérence intérieure.
07:38Critiquer le gouvernement, c'est une ingérence intérieure.
07:42Parler d'un sujet, d'un thème,
07:43sur un plateau de radio, de télé.
07:46C'est une ingérence intérieure.
07:48Et puis, qu'en est-il de la liberté d'expression ?
07:51Un chef d'entreprise ne pourrait plus s'exprimer
07:55sur la conduite des affaires de l'État.
07:57Mais ça veut dire que son entreprise elle-même,
07:59du coup, elle ne pourrait pas s'exprimer.
08:01Alors, ça veut dire qu'un média, c'est une entreprise.
08:04Une chaîne de télé, une radio, c'est une entreprise.
08:06À quel moment on va venir contrôler
08:08ce qu'un journaliste dit ou ne dit pas ?
08:10À quel moment un parti,
08:12un parti, c'est une association,
08:13jusqu'où une association peut s'exprimer,
08:15jusqu'où un syndicat peut s'exprimer ?
08:17À partir de là, tout est remis en cause.
08:19On entre dans, véritablement,
08:22une dictature de la pensée.
08:23Et ce serait la fin de la démocratie libérale
08:25telle qu'on l'entend aujourd'hui,
08:27avec une liberté d'expression.
08:29Donc, il faut faire très attention
08:31avec de telles dérives.
08:32Moi, aujourd'hui, je ne sais pas
08:33ce qu'est une ingérence intérieure,
08:36si ce n'est l'opposition, tout simplement.
08:39Et l'opposition, c'est ce qui fonde la démocratie.
08:41Franck Alizio, la loi d'urgence agricole,
08:43elle a finalement été adoptée, ça y est,
08:45hier soir à l'Assemblée nationale,
08:46avec la réintroduction à titre dérogatoire,
08:48c'est ce qui faisait débat,
08:49de deux pesticides, dont l'acétamipride.
08:51C'est une victoire, selon vous,
08:52l'adoption de ce texte ?
08:54En tout cas, on l'a voté,
08:55et ça va dans le bon sens.
08:56Ça aide nos agriculteurs.
08:59Moi, j'ai une règle.
09:00Je ne fais pas monter,
09:02mais que ce soit nos agriculteurs
09:04ou d'autres secteurs d'activité français,
09:06je ne fais pas monter les entreprises françaises,
09:09les agriculteurs français,
09:11les entrepreneurs français,
09:12avec les mains liées sur le ring de la concurrence
09:15et de la compétitivité internationale.
09:17Voilà.
09:17Je n'impose pas à nos agriculteurs,
09:19à nos entreprises,
09:21des règles que les importations,
09:23que les entreprises étrangères
09:25qui viendraient produire,
09:29vendre dans notre pays,
09:30ne seraient pas soumises à ces règles.
09:34Voilà.
09:34Il n'y a pas de concurrence déloyale
09:36et on n'organise pas la concurrence déloyale
09:38contre ses propres entreprises,
09:40contre ses propres agriculteurs.
09:42À partir de là, nous allons voter cette loi.
09:44Franck Alizou, j'aimerais entendre
09:45la position du RN à propos de cette recommandation,
09:48vous l'avez vu, de la Haute Autorité de Santé,
09:50qui recommande de rendre la vaccination
09:52contre la grippe obligatoire
09:53pour tous les professionnels de santé.
09:55Vous y êtes favorable ou pas au RN ?
09:58En pleine canicule,
10:00en pleine saturation de nos hôpitaux,
10:03alors que nos soignants souffrent,
10:06que nos soignants peinent à accomplir
10:09leurs tâches au quotidien.
10:11Venir imposer une obligation vaccinale maintenant,
10:16la réponse est non.
10:18Voilà.
10:18Rien contre la vaccination.
10:21Globalement, toujours plutôt souhaitable.
10:24Une obligation vaccinale avec des sanctions,
10:28ce serait incompréhensible.
10:30Qu'on laisse nos soignants travailler tranquillement.
10:34Leur métier est déjà assez difficile au quotidien.
10:37N'allons pas leur courir après
10:39avec encore des réglementations,
10:41encore des obligations et des sanctions.
10:45Venons-en au budget, Franck Alizio.
10:47Je rappelle que vous êtes député Rassemblement National
10:49des Bouches-du-Rhône.
10:49Un budget 2027 qualifié par le gouvernement
10:51de sauvegarde républicaine.
10:53À quelques mois de la présidentielle,
10:55est-ce que le RN exclut d'ores et déjà
10:56de censurer le gouvernement ?
10:58Vous ne prendrez pas la responsabilité
11:00de faire tomber Sébastien Lecornu ?
11:02Ce budget sera un non-budget.
11:05De même que ce gouvernement est un non-gouvernement.
11:07Vous avez compris que depuis le Cornu 2,
11:11ou je ne sais plus quel numéro,
11:13plus rien ne se fait.
11:14Il ne se passe plus rien.
11:16Ce gouvernement gère les affaires courantes.
11:18On attend un véritable gouvernement.
11:21On attend une véritable alternance.
11:23Il faut que ce budget passe très vite
11:26et que la prochaine majorité
11:29et le prochain gouvernement,
11:31que j'espère diriger par Jordan Bardella,
11:33sous présidence de Marine Le Pen,
11:35fasse à nouveau un véritable budget de rupture
11:40avec tout ce qui se fait depuis 10 ans,
11:42depuis 20 ans, depuis 30 ans dans ce pays.
11:43Vous nous le confirmez, pas de censure.
11:44Ça, c'est non pour le RN à l'automne sur ce budget.
11:48Écoutez, encore une fois, c'est notre groupe.
11:50C'est Marine Le Pen, notre président.
11:52Je ne sais pas, je traduisce ce que vous venez de dire.
11:52C'est Jordan Bardella, notre président de groupe
11:54qui nous prendra la décision.
11:55Donc, collectivement.
11:57Mais aujourd'hui, ce budget n'aura aucune conséquence
12:01puisque ce sera un budget d'affaires courantes.
12:04Ce sera un budget qui va poursuivre le budget précédent.
12:08Le gouvernement n'a plus les moyens
12:09d'appliquer quoi que ce soit
12:11comme réforme ou comme volonté politique.
12:14Voilà, que ce gouvernement se prépare à partir
12:18et que les Français se préparent
12:20à faire un véritable choix en rupture
12:23où, à nouveau, on cherche à créer de la richesse,
12:26à créer de la croissance dans ce pays
12:27où, donc, on baisse les impôts
12:29parce que baisser les impôts,
12:30c'est le meilleur moyen de créer de la croissance
12:33et donc de relancer la machine
12:35et donc de juguler
12:38notre dette et nos déficits.
12:39Justement, la présidentielle, Franck Alizio,
12:42Emmanuel Macron, vous l'avez vu,
12:43qui appelle à se méfier des sondages
12:44prédisant la victoire de Marine Le Pen en 2027.
12:47Ça vous fait réagir ?
12:48Qu'est-ce que vous répondez au chef de l'État ?
12:49Il a tout à fait raison de se méfier des sondages.
12:52Moi-même, je me méfie des sondages.
12:54Les sondages, c'est une photographie,
12:55à un moment donné.
12:57Nous, les sondages nous obligent
12:59parce que faire la course en tête,
13:01pour l'instant,
13:03c'est d'autant plus de responsabilité,
13:06d'autant plus de prudence
13:07et d'autant plus de volonté acharnée
13:10à convaincre les Français.
13:13Donc, vous êtes d'accord, effectivement,
13:15avec ces propos d'Emmanuel Macron ?
13:17Il faut tout le temps être prudent.
13:18Il fallait qu'il le soit également
13:19quand les sondages le servaient.
13:22Nous, on a toujours été très prudents
13:24face aux sondages.
13:27notamment en 2021-2022,
13:29lorsqu'ils nous desservaient.
13:30On garde la tête froide,
13:31on garde le calme des vieilles troupes.
13:33Et puis, les sondages sondent.
13:36Et nous, nous militons.
13:37Nous sommes sur le terrain.
13:39Nous sommes là à convaincre les...
13:40Pas cet été, a priori,
13:41pause du RN pendant l'été.
13:42Pas de meeting,
13:43pas de déplacement prévu.
13:44On n'a toujours pas de programme.
13:45Vous allez laisser quelques semaines de repos
13:47et aux Français,
13:48et à Marine Le Pen,
13:49et à sa future équipe de campagne,
13:52pour pouvoir reprendre du souffle,
13:54s'oxygéner,
13:56ne pas faire de la politique
13:57entre le 1er août et le 15 août.
13:59Ce n'est pas trop demandé,
14:01je pense.
14:02Surtout qu'on va avoir une année
14:04présidentielle très importante,
14:05une année politique très importante,
14:06pour nous,
14:07en tant qu'élus,
14:08en tant que candidats,
14:09mais aussi pour les Français.
14:12Jordan Bardella,
14:12qui plaide pour un gouvernement
14:13d'union nationale
14:14en cas de victoire,
14:15ça reste encore assez flou tout cela.
14:16Il tend la main à qui,
14:18concrètement ?
14:18À Bruno Retailleau, par exemple ?
14:19Mais encore heureux
14:20que ça reste encore assez flou.
14:22On est à plus d'un an
14:23et un gouvernement d'union nationale,
14:24ça va se réfléchir,
14:25ça va commencer à se réfléchir
14:27entre les deux tours
14:27de l'élection présidentielle,
14:29ça va surtout se réfléchir
14:30après le second tour
14:31de l'élection présidentielle.
14:31Vous avez discuté déjà
14:32avec Bruno Retailleau ?
14:34Est-ce que vous seriez d'accord
14:35à discuter avec Bruno Retailleau ?
14:37Je n'en sais rien.
14:39Pour l'instant,
14:39Bruno Retailleau est candidat
14:41à la présidentielle.
14:42Pour l'instant,
14:42Bruno Retailleau a été
14:43le ministre d'Emmanuel Macron,
14:46le ministre qui a participé
14:48à des gouvernements macronistes
14:50qui ont fait du mal au pays,
14:52qui n'ont pris aucune décision
14:54salvatrice pour le pays.
14:55Donc pour vous,
14:56il n'a aucune vocation
14:57à intégrer un gouvernement
14:59d'union nationale pour le Rennes ?
15:00Politique, jamais,
15:02ça n'existe pas.
15:04Il faut réfléchir.
15:04Il faut voir comment
15:05M. Retailleau évolue.
15:07C'est à M. Retailleau
15:08de clarifier sa position.
15:09C'est à M. Retailleau
15:11de dire les choses,
15:12d'évoluer.
15:13Nous, par définition,
15:14nous tendons la main
15:15à tous les Français.
15:16Nous tendons la main
15:17à tous ceux qui veulent
15:18rompre avec le macronisme,
15:20qui maintenant est terminé,
15:22Dieu merci,
15:23et qui veulent s'opposer,
15:27faire barrage à la gauche
15:28et à l'extrême gauche.
15:29Que des personnalités de gauche
15:30pour intégrer ce gouvernement
15:31d'union nationale ?
15:33Encore une fois,
15:34c'est à eux de clarifier,
15:35parce que tous les gens,
15:36toutes les personnes politiques
15:37et non politiques,
15:38vous n'êtes pas opposé
15:38en tout cas sur le principe.
15:39Qui nous rejoindront,
15:40nous rejoindrons sur notre projet,
15:42sur le projet de la candidate
15:43Marine Le Pen,
15:44sur le projet de la présidente
15:45Marine Le Pen.
15:46Une majorité présidentielle,
15:48par définition,
15:49ça dépasse le parti présidentiel
15:52stricto sensu.
15:53Mais à partir de là,
15:54ce serait une union des droites,
15:55ce serait une union nationale,
15:56on est d'accord.
15:57Ce serait une union nationale,
15:58clairement.
15:59Ce serait une union pour la France.
16:00Encore une fois,
16:01on est dans une démarche gaullienne.
16:02Donc des personnalités de gauche
16:04seraient bien venus.
16:05Au-dessus de la droite
16:05et de la gauche,
16:06il y a l'intérêt de la France.
16:08Voilà.
16:09Si demain,
16:10il y a des personnes,
16:11vous savez,
16:11dans nos électeurs,
16:12il y a des gens qui sont venus
16:13de la gauche,
16:14il y a des gens qui sont venus
16:14de la droite.
16:15Moi,
16:15à titre personnel,
16:16je viens de la droite.
16:18Mais d'autres personnes
16:19pourraient nous rejoindre.
16:21on a Laurent Jacobili
16:22qui nous parlait notamment
16:23d'Arnaud Montebourg.
16:24Vous pensez à quelqu'un d'autre ?
16:25Par exemple,
16:25non,
16:25je pense à Arnaud Montebourg,
16:27au Montebourg,
16:27mais on peut en penser
16:28à d'autres personnes.
16:29Vous savez,
16:29moi,
16:29à Marseille,
16:31dans ma liste,
16:32j'avais des centristes.
16:34Dans mes électeurs,
16:35j'avais des électeurs
16:36de gauche.
16:38Donc,
16:39il faut laisser
16:40tous ceux qui veulent nous rejoindre
16:41nous rejoindre
16:41à condition que ce soit
16:43dans la sincérité
16:44et sur des convictions,
16:46c'est-à-dire
16:46sur le projet de Marine Le Pen.
16:47Merci beaucoup,
16:48Franck Alizio,
16:49député Rassemblement National
16:50des Bouches du Rhône.
16:51Merci à vous.
16:52d'avoir été avec nous ce matin
16:53sur Sud Radio.
16:54Je vous souhaite
16:54une très belle journée.