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Avec Manuel Bompard, député des Bouches du Rhône et coordinateur de la France Insoumise

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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-04-03##

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News
Transcription
00:01Sud Radio, l'invité politique, Maxime Liedot.
00:07Il est 8h14 sur Sud Radio et mon invité politique ce matin, Emmanuel Bompard, bonjour.
00:12Bonjour.
00:12Député de la France Insoumise, des Bouches-du-Rhône et coordinateur de la France Insoumise.
00:16Une semaine sous les projecteurs, un pouveux de parti, un maire, celui de Saint-Denis,
00:20Bali Bagayoko, sur le devant de la scène, un député, Raphaël Arnaud,
00:23qui fait son grand retour à l'Assemblée Nationale après la mort de Quentin de Ranque.
00:26Des députés qui décident de quitter la maison aussi.
00:28Et hier, l'eurodéputé Insoumise, Rima Hassan, qui se retrouve en garde à vue pour apologie du terrorisme.
00:34Tous ces sujets, nous les aborderons.
00:35Mais d'abord, le choc qui touche tous nos auditeurs, le choc à la pompe à essence due à la
00:40guerre au Moyen-Orient.
00:41Des aides du gouvernement qui, visiblement, ne sont pas suffisantes.
00:43Parce que Sébastien Lecornu, le Premier ministre, annonce d'autres mesures en début de semaine.
00:47Est-ce que c'est la bonne direction ?
00:48Bon non, le gouvernement ne fait absolument rien face à ce qui est un état d'urgence social.
00:54Quand vous êtes obligé d'utiliser votre voiture pour aller travailler, pour aller amener les enfants à l'école, pour
00:59aller faire les courses.
01:00Et que vous voyez le prix à la pompe augmenter de 40 ou de 50 centimes.
01:0470 millions d'euros d'aide, Manuel Bompard, ce n'est pas rien.
01:06Si, c'est absolument rien. C'est absolument rien quand vous savez que dans la même période, vous avez chaque
01:11jour, chaque jour, les multinationales du pétrole qui font 12 millions d'euros de sur-profit.
01:18Chaque jour, que depuis la guerre en Ukraine, leurs marges ont été multipliées par 4.
01:23C'est ça qu'il faut que les gens comprennent.
01:24L'augmentation du prix, ce n'est pas une fatalité, ce n'est pas un phénomène naturel.
01:28C'est parce qu'il y a des acteurs économiques qui font de la spéculation, qui profitent de la situation
01:32pour s'en mettre plein les poches.
01:33Et c'est vous toutes et tous qui m'écoutez, qui ont payé la facture.
01:36Mais le gouvernement, face à ces critiques, Manuel Bompard dit, mais 70 millions d'euros, c'est énorme, ça ne
01:41représente qu'un mois.
01:43Et derrière, vous le savez, ça vient même de la bouche du gouverneur de la Banque de France.
01:47Les caisses sont vides, on n'a plus d'argent que d'Agnette.
01:50Précisément pour cette raison, monsieur, que le gouvernement a une chose très simple à faire.
01:55C'est prendre une mesure de blocage des prix.
01:58C'est un article du Code du Commerce qui permet de le faire.
02:01D'ailleurs, vous avez déjà un certain nombre de pays dans le monde qui ont annoncé des mesures de cette
02:06nature.
02:07Des plafonnements de prix, des encadrements de marge.
02:10Ça a été fait en Grèce, ça a été fait en Corée du Sud.
02:12Pour la plupart, c'est surtout une baisse des taxes sur la fiscalité.
02:14Ce que vous ne répondez pas, pardon, excusez-moi, les exemples dont je suis en train de vous parler,
02:18la Grèce, la Pologne, la Corée du Sud, la Hongrie, la Croatie, prennent des mesures de contrôle de prix.
02:23Mais moi, je peux aussi vous citer l'Espagne, l'Italie, le Portugal, la Suède ou Chypre, où c'est
02:27aussi des baisses de taxes.
02:28Il y a les deux écoles, c'est ce que je veux vous dire.
02:30Il y a les deux écoles, effectivement.
02:32Donc maintenant, examinons les deux écoles.
02:33Une des deux mesures, celle que je propose, celle que la France Insoumise propose, bloquer les prix, ça coûte 0€
02:39d'argent public.
02:40Et ça permet immédiatement de ramener le prix au niveau auquel il était avant le déclenchement de la guerre.
02:45Ensuite, il y a ceux qui proposent une autre mesure en France.
02:48Par exemple, le Rassemblement National.
02:49Le Rassemblement National dit qu'il faut renoncer à la TVA sur l'augmentation du prix.
02:54Alors là, il faut que les gens qui nous écoutent comprennent bien.
02:57La TVA sur l'augmentation du prix, c'est 20% de l'augmentation du prix.
03:01Pour être très clair, si la mesure du Rassemblement National était mise en place, au lieu d'avoir 50 centimes
03:05d'augmentation du prix, vous aurez 40 centimes d'augmentation du prix.
03:07Oui, mais la logique fonctionne aussi pour vos idées, Manuel Bompard.
03:11Parce que ce soit le blocage des prix ou le blocage des marques, typiquement le blocage des marges, si le
03:15cours double, les prix doubleront aussi.
03:17Et sur le blocage des prix, vous allez avoir un risque de pénurie avec peut-être cette fois-ci de
03:21véritables distributeurs qui, eux, sont vraiment dans la mouisse totale.
03:25Absolument pas. Il faut bloquer les marges au niveau du raffinage.
03:28Depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine...
03:30Sur le raffinage.
03:31Exactement. Les marges ont été multipliées par 4.
03:34Donc, en fait, aujourd'hui, ce n'est pas vrai de dire que les raffineurs ne peuvent pas réduire leurs
03:39marges.
03:39Ils peuvent réduire leurs marges et comme ils ne veulent pas le faire parce qu'ils profitent de la situation,
03:43il faut que le gouvernement l'impose.
03:45Et si le gouvernement l'impose, l'effet, il est immédiat sur les prix.
03:50Alors, quant à la question de la pénurie...
03:52Enfin, pardon, je vous ai cité un certain nombre de pays qui ont mis en place cette mesure.
03:55Il n'y a pas de pénurie.
03:55Quand la France l'a fait sous le gouvernement de Michel Rocard en 1990, pendant la première guerre du guerre...
03:59C'était le blocage des marges, pas le blocage des prix.
04:01Oui, mais vous pouvez bloquer les prix et encadrer les marges dans le même état d'esprit.
04:06Ce qui permet que, non seulement les prix sont bloqués, mais l'effort repose sur les raffineurs.
04:11C'est ça exactement qu'il faut faire.
04:12Quand on l'a fait en France, il n'y a pas eu de marge.
04:14Quand on a bloqué, il n'y a pas eu de pénurie.
04:16Quand on a bloqué, par exemple, le prix du gel hydroalcoolique en France pendant la crise sanitaire, il n'y
04:20a pas eu de pénurie.
04:21Quand, dans les départements et territoires d'outre-mer, on bloque et on encadre les prix des carburants, il n
04:26'y a pas de pénurie.
04:26Pourquoi il n'y a pas de pénurie ?
04:28Parce que les multinationales dont on est en train de parler, elles préféreront gagner moins en France que perdre le
04:34marché et laisser d'autres acteurs rentrer à leur place.
04:36C'est une évidence.
04:37Donc, maintenant, il faut avoir le courage d'organiser un rapport de force avec ces multinationales et d'arrêter de
04:43les laisser piller les Français.
04:44Et c'est ce que vous demandez au gouvernement, notamment ce matin.
04:46L'actualité politique, c'est aussi ce qui s'est passé hier dans la soirée, à savoir la garde à
04:51vue de l'eurodéputé qui appartient à votre camp, Rima Hassan.
04:54Elle était ciblée par une enquête judiciaire en France pour apologie du terrorisme après avoir tenu des propos considérés comme
04:59une marque de soutien au mouvement islamiste, le Hamas.
05:02Et puis, il y a eu aussi, tout d'un coup, la découverte de drogues de synthèse, ce qui a
05:06amené à une garde à vue.
05:08Réaction ce matin.
05:09Pardon, mais excusez-moi, mais ce que vous dites ne correspond pas à ce qui s'est passé.
05:12Ce qui s'est passé, c'est que Rima Hassan a été convoqué sous le régime de la garde à
05:17vue à propos d'un tweet qu'elle a fait, qui ne concerne pas le Hamas, contrairement à ce que
05:22vous avez dit dans votre question.
05:24Rima Hassan a fait l'objet...
05:26Ça concerne un tweet qui, visiblement, je cite, citait un ancien terroriste et qui parlait de résistance.
05:30Ça ne parlait pas du Hamas, je corrigeais ce qu'il y avait dans votre question.
05:33Maintenant, que les choses soient claires.
05:35Depuis maintenant deux ans, Rima Hassan a fait l'objet de 16 procédures, d'accord ?
05:40À l'heure où je vous parle, 13 procédures sur les 16 procédures ont été classées sans suite.
05:45Rima Hassan fait l'objet d'une persécution judiciaire, d'une persécution politique.
05:51Pourquoi ? Pour le seul tort qu'on lui reproche de prendre la parole et de dénoncer le génocide à
05:57Gaza.
05:58Quant à la question de la drogue, parce qu'hier, pendant toute la journée, Rima Hassan a été salie, insultée,
06:04calomniée, sur à peu près tous les médias.
06:07Ce que je vous dis aujourd'hui, il y aura une conférence de presse cet après-midi, c'est que
06:10Rima Hassan n'avait aucune drogue.
06:13Donc c'est faux.
06:14C'est absolument faux.
06:15Pas de drogue de synthèse, contrairement à ce que dit le parquet, ça n'a jamais existé.
06:18Absolument faux.
06:19Absolument faux.
06:19Et vous le verrez.
06:21Et toutes celles et ceux qui ont participé de cette cabale hier se sont couvertes de honte.
06:24Et le fait qu'il y ait des fuites policières sur la base d'informations mensongères qui sont ensuite utilisées
06:30dans les médias pour salir une personne sans qu'elle puisse répondre,
06:33est une violation du secret de l'enquête, une violation de la présomption d'innocence.
06:37C'est un dysfonctionnement majeur dans un pays et dans un état de droit.
06:40Et toutes celles et ceux qui ont participé à ça, maintenant vont devoir s'excuser et rendre des comptes.
06:44Plusieurs. Essayons de comprendre quand même la colère ce matin que vous tenez ici à ce micro, Manuel Bonpart.
06:51La première chose, Rima Hassan persécuté, notamment par le pouvoir judiciaire et le pouvoir politique.
06:54C'est quoi ? C'est une manipulation ? Il y aurait des politiques qui souhaiteraient faire taire Rima Hassan
06:59?
06:59Il y a en France depuis maintenant plusieurs mois des politiques, effectivement, sous l'influence d'un certain nombre de
07:06réseaux qui essayent de faire taire.
07:10Des réseaux pro-Netanyahou, pro-gouvernement israélien, qui, dès que quelqu'un prend la parole pour défendre le peuple palestinien,
07:17essayent de judiciariser la procédure pour faire passer du soutien légitime et nécessaire et vital au peuple palestinien
07:25pour de l'apologie du terrorisme ou de l'antisémitisme.
07:27On vit ça dans ce pays depuis maintenant plusieurs mois et c'est absolument inacceptable.
07:32Manuel Bonpart, c'est très important ce que vous dites.
07:34Je crois que personne ne reproche à Rima Hassan ou personne ne reproche à qui que ce soit de défendre
07:38la cause palestinienne.
07:38Or, quand pour le faire ?
07:41Elle dit, je cite, elle cite Kozo Okamoto, qui est un terroriste, ancien membre de l'armée rouge japonaise,
07:46qui a été reconnu responsable du massacre de 26 passagers à l'aéroport international Ben Gurion.
07:50Je cite, puisque vous m'avez reproché une exactitude qui n'est pas vraie tout à l'heure.
07:53Ah si, c'est vrai ?
07:54Non, parce que justement, ça faisait pour lui de soutenir...
07:56Oui, bien sûr, parce qu'elle vise, bien sûr que si, ici.
08:00Elle citait, je cite, cette personne en disant, j'ai consacré ma jeunesse à la cause palestinienne.
08:03Tant qu'il y aura oppression, la résistance ne sera pas seulement un droit mais un devoir.
08:07Hier, la cour de cassation...
08:09Donc, elle n'a pas parlé du Hamas, monsieur.
08:10Donc, votre information était fausse.
08:13La résistance, ça fait évocation à quoi ?
08:15A la résistance exemplaire et héroïque du peuple palestinien depuis des années et des années face à la colonisation.
08:23Kozo Okamoto a fait de la résistance exemplaire.
08:25Je ne suis pas en train de vous dire ça.
08:27Je suis en train de vous dire que c'est à ça dont faisait parler Rima Hassan.
08:31Et c'est à ça auquel elle faisait référence.
08:32Et d'ailleurs, elle a le droit de le faire, vous savez pourquoi ?
08:35Vous savez pourquoi ? Parce que le droit international reconnaît la légalité et la légitimité...
08:40Et la cour de cassation ?
08:41Attendez, attendez, attendez.
08:41Oui, mais la cour de cassation, hier, Manuel Bompard...
08:44Le droit international reconnaît la légalité et la légitimité de la résistance du peuple palestinien,
08:48pour utiliser le terme que vous venez d'évoquer.
08:50C'est reconnu par le droit international.
08:52Dans une situation d'oppression, vous avez le droit international qui reconnaît la légitimité de la résistance.
08:58Ensuite, le droit international proscrit, c'est ce qu'on appelle les crimes de guerre.
09:02Et en l'occurrence, puisque vous parlez du Hamas, ils ont fait des crimes de guerre.
09:05Il y a, y compris des mandats d'arrêt devant la cour pénale internationale,
09:09qui visent M. Netanyahou et qui visent les dirigeants du Hamas.
09:11Donc, il faut parler précisément des choses.
09:13C'est pourquoi je vous corrigeais sur votre question.
09:15Mais alors, dans ce cas-là, je me permets aussi d'apporter un élément supplémentaire,
09:17sans qu'on soit trop technique pour ceux qui nous écoutent.
09:19La cour de cassation, hier, a considéré que quand on qualifiait le Hamas de mouvement de résistance,
09:24ce qu'a fait à plusieurs reprises Rima Hassan, pas dans toute cité, mais bien sûr que si,
09:28la cour de cassation, elle dit que c'est de l'apologie du terrorisme.
09:31M. Pardon, excusez-moi, vous avez raison, il faut parler précisément.
09:35Rima Hassan n'a absolument pas dit les propos que vous lui prêtez.
09:39Et Rima Hassan fait partie des gens qui ont dit, après notamment les attentats du 7 octobre,
09:46que ces attentats étaient inacceptables.
09:48Donc, ne dites pas, s'il vous plaît, des choses qui sont inexactes.
09:51En l'occurrence, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, Rima Hassan a fait l'objet de
09:5516 procédures pour des propos,
09:58et dans 13 d'entre elles, ça a été classé sans suite, les trois autres sont encore en cours aujourd
10:03'hui.
10:04Écoutez bien ce dont on est en train de parler.
10:06Ce matin, soutien total à Rima Hassan.
10:08Toujours fierté de la compter parmi vos rangs.
10:09Exactement.
10:10Et, monsieur, quand même, essayez juste de comprendre juste une chose.
10:13Hier, pendant 10 heures, une députée européenne a fait l'objet d'une garde à vue pour un tweet.
10:20Un retweet.
10:22Pendant 10 heures, une députée européenne a fait l'objet d'une garde à vue pour un tweet.
10:25Je pense que ça devrait indigner tout le monde dans ce pays.
10:28Est-ce qu'on peut aussi comprendre, sur ce sujet sensible et légitime,
10:31qui est la cause du peuple palestinien,
10:33que Rima Hassan peut ne pas être la personne la plus adéquate pour la défendre ?
10:37Est-ce que vous, Manuel Bompard, laissez-moi finir la question,
10:40est-ce que vous, coordinateur de la France Insoumise,
10:41vous auriez cité ce tweet de Kozo Okamoto ?
10:44Mais, attendez, monsieur, on a absolument le droit d'être en désaccord
10:48avec les positions qui peuvent être prises par Rima Hassan.
10:50Donc, c'est votre tweet-là ?
10:51Non, non, c'est absolument pas mon cas,
10:53mais on a tout à fait le droit, et c'est le débat démocratique, d'accord ?
10:56Et on combat les positions des uns, des autres,
10:59si on n'est pas d'accord avec elles, politiquement.
11:00Mais on n'instrumentalise pas la justice.
11:03On n'instrumentalise pas la police.
11:05On n'instrumentalise pas la lutte nécessaire et vitale contre l'antisémitisme
11:09pour essayer de faire taire des gens qui prennent la parole
11:12pour dénoncer ce qui se passe à Gaza.
11:13Est-ce que vous pouvez...
11:13Une discussion franche, Manuel Bompard ?
11:15Je suis très, très franc avec vous.
11:16Oui, mais est-ce que vous l'auriez, vous auriez, vous,
11:18cité cette personne, Kozo Okamoto, sur votre compte X
11:21pour défendre la cause du peuple palestinien ?
11:23Mais puisqu'on a une discussion franche, monsieur Rima Hassan,
11:25elle a supprimé son tweet.
11:27Oui, mais elle a supprimé.
11:27C'est bien la preuve qu'elle-même, elle a considéré
11:29que sans doute, il pouvait y avoir une incompréhension sur son tweet.
11:32Donc, je suis d'accord avec le fait qu'elle l'ait fait.
11:34Donc, non, je ne l'aurais pas fait, puisque j'aurais fait comme elle.
11:37C'est-à-dire que si j'avais fait cette maladresse,
11:39je l'aurais supprimée ensuite.
11:40Est-ce qu'il vous arrive de vous interroger,
11:43même si vous nous dites que c'est faux ce matin
11:44de la consommation de drogue, dans les rangs
11:46de la France Insoumise, de votre parti,
11:48Andy Kerbrad, qui avait acheté de la drogue à un mineur,
11:50qui est revenu à la Sardé nationale ?
11:51Regardez comment c'est ignoble ce que vous êtes en train de faire.
11:53C'est-à-dire, sur la base d'une fausse information
11:55qui a été publiée hier,
11:56qui attribue à Rima Hassan une consommation de drogue
11:59qu'elle n'a absolument pas.
12:00Et la démonstration va en être faite.
12:03D'ailleurs, elle l'a dit hier soir,
12:04en sortant de sa gardée.
12:05Il y a une conférence de presse.
12:06J'attends la conférence de presse.
12:07Vous venez ouvrir un sujet sur la question de la cause.
12:10Le parquet a confirmé cette présence de drogue.
12:11Je me base sur les informations que j'ai.
12:12Et là, c'est une question.
12:13Est-ce que vous craignez à un moment l'utilisation de la drogue
12:15dans votre parti ?
12:16Non, le parquet n'a pas confirmé cette présence de drogue.
12:18Le parquet a parlé d'une substance
12:21qui pourrait s'apparenter à de la drogue.
12:24D'accord ?
12:24Donc, faites attention.
12:26Il faut être un peu précis.
12:27Parce qu'après, on salit des gens.
12:28Et puis, une fois que vous les avez salis,
12:29parce que je connais ce type de méthode,
12:31ensuite, évidemment, vous ne corrigerez pas.
12:34Et le mal est fait.
12:35Vous êtes malhonnête sur ça, Manuel Bontard.
12:37Parce qu'à chaque fois qu'il y a eu des imprécisions sur cette antenne,
12:40nous avons été les premiers à corriger.
12:41C'est pourquoi vous devez être extrêmement vigilants.
12:42C'est pourquoi vous devez prendre des pincettes
12:43quand on salit des gens sur la base de sources policières.
12:46Moi, ce que je demande aujourd'hui, c'est simple.
12:48C'est que le ministre de l'Intérieur,
12:50M. Nunez,
12:51le ministre de la Justice, M. Darmanin,
12:53diligent des enquêtes administratives
12:55pour savoir pourquoi on peut suivre la garde à vue d'une personne
12:58quasiment dans un live tweet sur Twitter
13:00sur la base de fausses informations.
13:02Je demande et je vais saisir l'ARCOM
13:04pour que tous les médias
13:06qui ont relayé ces fausses informations
13:08présentent leurs excuses
13:09et soient sanctionnés
13:10parce qu'ils n'ont pas fait preuve de la prudence
13:12et de la déontologie nécessaires.
13:14Parce que je considère que l'honneur d'une personne,
13:17chacun et chacune d'entre vous
13:19devait être extrêmement vigilant
13:21quand vous relayez des accusations à leur encontre,
13:23surtout quand elles sont ensuite démenties le lendemain.
13:25Et en tout cas, on attendra une fois plus
13:26la conférence de presse
13:27parce que pour l'instant,
13:28on fait avec les informations qu'on a.
13:30Non, pas des informations.
13:31Des informations qui nous sont données.
13:32Non, pas des informations.
13:33Des fuites, des sources policières,
13:35ce ne sont pas des informations.
13:36Vous êtes moins en colère
13:37et moins énervé, Emmanuel Bompard,
13:40pardonnez-moi,
13:40quand ces fuites concernent
13:42des adversaires politiques
13:43dans son président de la République.
13:44On vous a rarement entendu hurler
13:46quand c'était des dossiers
13:47concernant Nicolas Sarkozy
13:48ou des pièces concernant Marine Le Pen.
13:52Absolument pas, monsieur.
13:53J'ai toujours défendu
13:54le secret de l'enquête
13:55et le secret de l'instruction
13:56qui sont des principes,
13:56à mon avis,
13:57essentiels
13:58de notre état de droit.
13:59Vous savez,
13:59je vais vous raconter une histoire.
14:00La dernière fois,
14:01pendant la campagne des élections municipales,
14:03on m'a fait pareil.
14:04On m'a posé des questions
14:05sur Sébastien Delogu,
14:06le candidat insoumis
14:07à la tête de liste
14:08de l'élection municipale à Marseille.
14:09On m'a dit
14:10« Oh, il s'est fait livrer
14:11de la drogue à son domicile. »
14:13Deux jours après,
14:13on a appris que c'était des meubles
14:14qui s'étaient fait livrer.
14:15Vous voyez ?
14:16Donc, ça fait deux fois.
14:17Donc, au bout d'un moment,
14:18c'est trop, en fait.
14:19Ça suffit.
14:19Parce que là,
14:20France insoumise,
14:20on a le droit
14:21de ne pas être d'accord avec elle.
14:22On a le droit
14:22de critiquer ses positions politiques.
14:24Pas de problème.
14:25Mais par contre,
14:25on n'a pas le droit
14:26de la salir
14:26et on n'a pas le droit
14:27de le faire
14:28sans respecter
14:29aucune des règles
14:29de la déontologie
14:31et aucune des règles
14:32de l'état de droit.
14:32Donc maintenant,
14:33il faut que ça s'arrête
14:34et il faut que tout le monde
14:34soit vigilant
14:35sur les informations
14:36qui sont relayées.
14:37La France insoumise,
14:38encore une fois,
14:38si vous voulez la combattre,
14:39combattez-la politiquement
14:40mais pas en inventant
14:42des fausses informations
14:42à son propos.
14:43Sujet suivant
14:44qui est en lien,
14:45en tout cas,
14:45si on lit les tweets
14:47de Jean-Luc Mélenchon,
14:48c'est une proposition de loi
14:49qui va débarquer
14:49à l'Assemblée nationale
14:50dans pas longtemps,
14:51la fameuse proposition de loi
14:53Yadan
14:53qui a pour but,
14:54en tout cas,
14:54de répondre à l'explosion
14:56des actes antisémites
14:57et ses formes renouvelées.
14:58Hier,
14:58Jean-Luc Mélenchon
14:59expliquait que
15:00ce qu'on voyait
15:01à propos de Rima Hassan
15:02et le traitement
15:02qui était réservé
15:03à la France insoumise
15:04pouvait être en lien
15:05avec cette loi
15:06ou qu'elle allait s'empirer
15:07si jamais elle était adaptée
15:08comme prévue.
15:08Qu'est-ce qui vous gêne
15:09dans cette loi ?
15:09C'est ce que disent
15:12de nombreuses associations
15:14de défense des droits
15:15de l'homme,
15:15par exemple,
15:16c'est que cette loi,
15:16contrairement à ce qui est dit,
15:18n'a absolument pas
15:19pour objet
15:20de lutter contre
15:21l'antisémitisme.
15:22Si c'était le cas,
15:23évidemment,
15:23je la soutiendrai,
15:24je la prouverai
15:25et je la défendrai.
15:26Cette loi,
15:27elle vise à détourner
15:28l'accusation d'antisémitisme
15:30pour réprimer
15:31les voix qui critiquent
15:32la politique du gouvernement
15:34Netanyahou.
15:35C'est ça l'objectif
15:36de cette loi.
15:36Et donc,
15:37c'est une loi
15:37qui est une loi
15:38extrêmement dangereuse.
15:39Et donc,
15:40moi,
15:40j'appelle toutes celles
15:41et ceux qui nous écoutent
15:41à se mobiliser
15:42pour empêcher cette loi
15:44de pouvoir être votée.
15:45Il y a notamment
15:45une pétition sur le site
15:46de l'Assemblée nationale
15:47qui a déjà été signée
15:48par plus de 100 000 personnes.
15:50Et donc,
15:51il faut encore renforcer
15:52cette mobilisation.
15:53C'est une loi
15:53extrêmement dangereuse
15:54si elle devait voir le jour.
15:55Et ce qu'on a assisté hier
15:57avec la garde à vue
15:59de Rima Hassan,
16:00ce à quoi on a assisté
16:02depuis maintenant des mois
16:03et des mois,
16:04s'inscrit dans cette même logique.
16:05C'est-à-dire,
16:06comme ce que fait Netanyahou
16:07est absolument inacceptable,
16:09on veut empêcher sa critique.
16:10Et bien ça,
16:11c'est pas normal.
16:11Est-ce que vous faites partie
16:13des gens qui ont du mal
16:14à accepter le fait
16:15que ce que disent
16:16beaucoup de spécialistes,
16:17beaucoup de journalistes,
16:17beaucoup de philosophes,
16:18que de plus en plus,
16:19qui plus est après le secteur octobre,
16:21il y a eu une volonté
16:21d'utiliser l'antisionisme
16:23comme antisémitisme.
16:24C'est visiblement
16:25le but aussi de ces lois,
16:26d'arrêter certains
16:27d'utiliser l'antisionisme
16:29comme par avant
16:30à l'antisémitisme.
16:31Vous n'êtes pas d'accord avec ça ?
16:31Absolument pas.
16:33Aujourd'hui,
16:34l'antisémitisme
16:34n'est pas une forme
16:35d'antisionisme.
16:38Si on entend par antisionisme
16:40la critique
16:42de la politique
16:44du gouvernement Netanyahou,
16:45la critique
16:46de la colonisation
16:46en Cisjordanie,
16:48la critique
16:48du génocide à Gaza,
16:50si c'est ça
16:51que vous entendez
16:52par antisionisme,
16:53non seulement
16:53on a le droit,
16:54mais on a le devoir
16:55de dénoncer
16:56cette politique.
16:58L'antisémitisme
16:59c'est s'en prendre
17:00à une personne
17:00en raison
17:01de sa confession
17:02de son origine.
17:03C'est ça
17:03l'antisémitisme.
17:05Et ça,
17:05il faut évidemment
17:06que toutes et tous
17:07le combattent absolument.
17:08Et je le combat absolument.
17:10Mais ça n'a strictement
17:11rien à voir
17:11avec la critique
17:13légitime
17:13nécessaire
17:14et de mon point de vue
17:15indispensable
17:16de la politique
17:17du gouvernement israélien.
17:18Autre projet de loi
17:19qui risque de provoquer
17:20de vifs débats médiatiques
17:21et parlementaires,
17:21c'est la nouvelle loi
17:22sur le séparatisme
17:23annoncée par Laurent Nunes.
17:24On devrait avoir des précisions
17:25dans les prochains jours.
17:26Une démarche prioritaire
17:27dans le contexte,
17:28indique le ministre de l'Intérieur.
17:30C'est votre cas aussi ?
17:31C'était une loi prioritaire ?
17:32Non, absolument.
17:33Pas du tout.
17:34Et je pense que
17:34M. Nunes,
17:35comme tous les gouvernements
17:36précédents,
17:38font du bruit
17:39pour continuer
17:40une politique
17:41qui vise à essayer
17:42de rendre en France
17:44les personnes
17:45de confession musulmane
17:46responsables
17:47de tous les maux.
17:47Et moi,
17:47j'en peux plus de ça en fait.
17:48J'en peux plus de cette ambiance.
17:50J'en peux plus de ce contexte.
17:51On a parlé tout à l'heure
17:52du prix du carburant.
17:53C'est ça les difficultés
17:55auxquelles les gens
17:55sont confrontés.
17:56Il y a une guerre.
17:57C'est ça les problèmes
17:58auxquels on est confrontés
17:59aujourd'hui.
18:00Et cette manière
18:00de, en permanence,
18:01essayer de faire
18:03des musulmans
18:03de ce pays
18:04en quelque sorte
18:07un
18:07un
18:09un
18:09un
18:09un
18:09un
18:09un
18:09un
18:12un
18:12juste avec
18:13ce
18:13musulmane
18:14c'est ce que fait
18:15ce gouvernement.
18:16C'est pas dangereux
18:16ça m'a dit pour pas ?
18:17Non, c'est dangereux
18:17de le faire.
18:18Oui, vous avez tout à fait raison.
18:19C'est pas dangereux
18:19d'utiliser un terme comme ça.
18:20Même si vous êtes énervé
18:21ou en colère
18:22pour chibbol contre
18:23ces musulmans de ce pays.
18:23je suis pas en colère,
18:24je suis très calme,
18:24mais ce que je dis,
18:25je l'assume absolument.
18:27Et oui, je considère
18:28que ce gouvernement,
18:29comme d'ailleurs
18:30les gouvernements précédents,
18:31ont décidé de faire
18:32dans leur politique
18:35des musulmans de ce pays.
18:36Si vous préférez,
18:37on va dire,
18:38de la chair à canon électorale,
18:40vous préférez comme ça ?
18:41Les pouces ?
18:41Moi je préfère rien du tout,
18:42ce sont vos mots,
18:43donc vous dites ce que vous voulez.
18:44Voilà, merci.
18:44C'est-à-dire qu'effectivement,
18:46ils considèrent que
18:47pour essayer
18:48d'attiser
18:50des mauvaises passions
18:51dans ce pays,
18:52s'appuyer sur le racisme,
18:53l'islamophobie
18:54pour essayer de faire grandir
18:55sa politique.
18:55Je trouve ça abject,
18:56je trouve ça honteux
18:57et je pense que ça révulse
18:58des millions de personnes
18:59dans ce pays,
18:59c'est mon cas.
19:00Autre question
19:01et dernier sujet,
19:02c'est le parquet de Paris
19:03qui a annoncé ces dernières heures
19:04l'ouverture d'une enquête judiciaire
19:05justement à propos
19:06des nombreuses
19:07et des nombreuses insultes
19:08qu'a reçues le maire
19:09de Saint-Denis,
19:10Bali Bagayoko.
19:11L'élu avait déjà déposé plainte
19:13notamment ce mercredi
19:14après des séquences
19:15sur la chaîne CNews.
19:16Il a même proposé
19:17de fermer CNews.
19:18Pour vous,
19:19c'est une position
19:19que vous partagez ?
19:20Vous savez,
19:21quand vous avez
19:21une chaîne d'information,
19:22elle a une convention
19:23avec la puissance publique
19:26pour qu'on lui attribue
19:27un canal de diffusion.
19:28Quand elle ne respecte
19:29aucune des règles
19:30de cette convention,
19:31parce qu'elle ne respecte
19:32aucune des règles
19:32de cette convention...
19:33La chaîne,
19:34elle,
19:34dit qu'il n'y a eu
19:35aucune séquence raciste.
19:36Pour vous,
19:36il y a eu des séquences racistes.
19:37Monsieur,
19:37ce n'est pas pour moi.
19:38Quand vous comparez
19:39un maire,
19:39Bali Bagayoko,
19:40maire de la commune
19:41de Saint-Denis,
19:41deuxième commune
19:42d'Ile-de-France,
19:43quand vous le comparez
19:44à un singe,
19:45quand vous le comparez
19:46à une tribu primitive,
19:49vous pouvez dire
19:50ce que vous voulez,
19:51mais ça s'appelle
19:52exactement du racisme
19:53et la défense de CNews
19:54est une défense
19:55absolument pitoyable.
19:56En tout cas,
19:56on augmente
19:56le niveau de sanctions.
19:58Les sanctions,
19:58il y en a déjà eu
20:03pris la diffusion
20:04des programmes,
20:05évidemment.
20:05Sinon,
20:05quoi ?
20:06On considère
20:06que c'est normal
20:07de faire ça ?
20:07Moi,
20:08j'appelle toutes celles
20:08et ceux qui nous écoutent
20:09à venir exprimer
20:10leur solidarité
20:11à Bali Bagayoko
20:12qui a appelé
20:13à un rassemblement
20:14demain à 14h
20:14à Saint-Denis
20:15et je pense que c'est important
20:16d'y être nombreux
20:17et nombreux,
20:17quelle que soit d'ailleurs
20:18son étiquette politique
20:19pour dire que le racisme
20:20n'a pas sa place en France.
20:21Mais pour autant,
20:21vous continuez à y aller ?
20:23Sur CNews ?
20:24Bah, écoutez,
20:25je commence effectivement
20:27à me poser la question.
20:28Vous envisagez
20:29de boycotter la chaîne ?
20:30Ça fait partie
20:31des scénarios, oui.
20:32Mais en fait,
20:33sinon quoi ?
20:34Comme l'État
20:35et l'ARCOM
20:36ne font rien
20:37en attendant
20:38cette chaîne
20:38qui continue à diffuser
20:39et à exister,
20:40à nous salir,
20:41nous les Insoumis
20:42pendant des jours
20:43et des jours
20:43sans qu'on puisse
20:44jamais riposter.
20:45Donc comprenez
20:45qu'on se pose la question
20:46quel est le plus efficace ?
20:47Y aller pour corriger
20:48leurs fausses informations
20:49ou ne pas y aller
20:50et les laisser déblatérer
20:52sur la France Insoumise
20:52sans pouvoir corriger
20:54et faire la contradiction ?
20:55Voilà la question
20:56à laquelle on est obligé
20:58de se poser.
20:58Pourquoi on est obligé
20:59de se poser cette question ?
21:00Parce que l'ARCOM
21:01qui est l'instance
21:02qui devrait pouvoir agir
21:03sur ce sujet
21:03ne le fait pas.
21:04Merci beaucoup
21:05Manuel Bombard
21:05d'avoir été mon invité
21:06ce matin.
21:07Merci beaucoup
21:07député LFI
21:08des Bouches-du-Rhône
21:09et coordinateur
21:10de la France Insoumise
21:10avec une journée
21:11de ce que j'ai compris
21:12bien chargé.
21:13Merci beaucoup
21:13d'être passée
21:14dans le studio
21:14de Sud Radio
21:14ce matin.
21:15Dans un instant,
21:16on retrouve Elisabeth Lévy
21:17et Arlette Chabot
21:18pour le Grand Épaïf.
21:18A tout de suite.
21:19Merci.
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