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  • il y a 3 minutes
Avec David Lisnard, maire de cannes, président de l'AMF, président de Nouvelle Energie et candidat à la présidentielle

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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-06-11##

Catégorie

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News
Transcription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili.
00:06C'est l'heure du grand rendez-vous politique. David Lysnard, maire de Cannes, président de Nouvelle Énergie et de
00:10l'association des maires de France.
00:12C'est l'invité de Jean-François Aquili. Messieurs, c'est à vous.
00:14Bonjour David Lysnard.
00:15Bonjour.
00:16Sur la coupe du monde de football, allez-vous, vous êtes un supporter de l'ice Cannes et un grand
00:22amateur de football.
00:23Est-ce que vous allez instaurer un couvre-feu à Cannes ?
00:27Il y a déjà deux villes qui ont instauré un couvre-feu, Toulouse, Clermont-Ferrand. Est-ce nécessaire ?
00:32Je l'ignore au moment où je vous réponds, puisque je ne sais pas quels seront les renforts de police
00:36nationale qui seront prévus.
00:37J'espère que l'État et la préfecture anticipera mieux que ce que l'on a vécu le soir de
00:41la finale du PSG, y compris dans ma commune.
00:44La police municipale sera mobilisée, mais s'il s'avérait qu'il fallait passer par un couvre-feu, j'en
00:49passerai par là.
00:49Pour l'instant, je ne l'envisage pas.
00:51C'est chaque maire qui, au regard des réalités de sa commune, prend la décision qui est juge la plus
00:57adaptée.
00:58Il n'y a pas de jurisprudence PSG, après ce qui s'est produit le soir de la victoire ?
01:03Non, il y a une prudence, en revanche.
01:04Il y a une prudence.
01:05Il y a une prudence, parce qu'on voit l'accélération des phénomènes et la massification des phénomènes.
01:11Mais il n'y a pas que la Coupe du Monde qui pose problème.
01:13Pour les matchs de l'équipe de France, mais vous avez vu la note que l'équipe a produite,
01:17qui montre que les pouvoirs publics vont suivre les matchs de l'Algérie, du Maroc.
01:23Et après, on vous dit qu'il n'y a pas de lien avec l'immigration.
01:25C'est une évidence qu'il y a un lien.
01:26Autrement, il n'y aurait pas...
01:27Pour vous, il y a un lien.
01:28Ce n'est pas pour moi.
01:29C'est une évidence.
01:30Il faut l'interpréter.
01:32J'ai un ami algérien qui m'envoyait cette nuit les images de la liesse à Alger pour la victoire
01:38du Mouloudia Club.
01:39C'est le PSG d'Alger.
01:40Et c'était, écoutez, une liesse populaire, pas un incident, les gens au milieu de la police, voilà.
01:44Donc, ce n'est pas lié à l'origine.
01:46C'est lié à un phénomène migratoire qui pose problème en France, parce que c'est un phénomène social aussi.
01:50Et on pourrait en parler.
01:52Et puis, c'est lié au fait qu'il y a un effondrement de l'autorité.
01:55Moi, je l'ai vu.
01:56Des ados qu'on connaît, qui font des doigts d'honneur, qui jettent des pierres sur les policiers.
01:59Alors, quand on les attrape, ils se mettent à pleurnicher.
02:01Mais il y a un problème énorme d'autorité qu'on retrouve à l'école, qu'on retrouve dans les...
02:05Mais partout !
02:06Bah oui, pourquoi ça ne se passerait pas à Cannes ?
02:08Enfin, j'ai une vie qu'à...
02:09Non, ce n'est pas seulement un phénomène parisien, on l'a vu dans les îles de France.
02:12Ça s'est passé à Montluçon, ça s'est passé à Pau.
02:16Voilà, c'est une réalité.
02:17Problème d'autorité, vous dites, les ministères.
02:18Mais vous savez, il n'y a pas que la Coupe du Monde.
02:20J'avais une réunion avec mes équipes, il y a quelques heures, avant de faire l'aller-retour à Paris,
02:25pour la fête de la musique.
02:27La fête de la musique, de plus en plus, on a des rixes, des gros problèmes.
02:32Parce que chaque prétexte est bon pour attirer ces voyous qui nous polluent la vie,
02:37ces multirécidivistes qu'on retrouve tout le temps, et ça devient insupportable.
02:40Et vous savez, nous, moi je suis maire, ces réalités, on les vit tous les jours.
02:45Et je crois qu'un des grands mouvements de l'époque, c'est ce qui s'est passé pour l
02:49'IANA,
02:50c'est ce qu'il se passe dans beaucoup de phénomènes, c'est qu'on refuse le fatalisme.
02:54Moi, je refuse la fatalité de l'absurdité technocratique, des émotions à chaque fait tragique,
03:02et des mêmes phrases qu'on entend, la République sera intransigeante, plus jamais ça, j'en peux plus, on n
03:08'en peut plus.
03:08Et il y a plein de maires qui...
03:10Et on est en train de se mobiliser, je vous le dis, et on va se faire entendre, y compris
03:13pour 2027,
03:13et c'est aussi le sens de ma candidature, c'est de faire entendre la voix du terrain,
03:17la voix du bon sens, la voix du refus de la résignation,
03:21la voix d'une sorte d'espérance pour la France, ancrée dans le réel.
03:24La réponse est le choc d'autorité ?
03:26Oui, je me méfie toujours de ces formules, parce que dès qu'on m'a dit choc de simplification,
03:30à la fin c'était plus compliqué, le choc d'autorité ça fait 20 ans je l'entends,
03:33et puis à la fin j'ai les mêmes voies dans la rue.
03:35C'est tout simplement, la réponse c'est la responsabilité individuelle.
03:39C'est le fait qu'on doit assumer ses actes, que lorsqu'on est mineur, soit on assume ses actes,
03:45donc on baisse l'excuse de minorité, comme on le propose avec Alexandre Martin,
03:48le député de Cannes qui fait un super boulot,
03:50soit ce sont les parents qui assument.
03:52Moi, j'ai des enfants, je dois assumer leurs actes tant qu'ils sont mineurs.
03:57Je sais que ce n'est pas toujours facile, mais c'est comme ça,
03:58parce que ce n'est pas à la société et aux autres de payer pour ceux qui n'assument pas
04:03leurs responsabilités.
04:04David Lissner, vous avez évoqué le meurtre de Liana,
04:06Emmanuel Macron a reconnu hier que la question de la confiance dans nos institutions
04:11était posée tout en mettant garde contre toute précipitation.
04:14Il dit attention à la démagogie, dit-il.
04:16Oui, bien sûr.
04:18C'est une grande forme de démagogie que de dire dans ce genre d'événement
04:22attention à la démagogie.
04:23J'ai entendu cette nuit, en regardant l'actualité pour être prêt à vous répondre,
04:28qu'il avait sorti une phrase,
04:30ce qui crie, mais enfin, il n'a pas de gosse.
04:33C'est pour ça.
04:34Bien sûr qu'Emmanuel Macron, parce que quand vous avez des enfants,
04:37que vous voyez que quelqu'un qui a été mis en cause une semaine avant,
04:41neuf mois avant pour un viol avec des éléments,
04:43il ne faut pas le condamner à priorisme,
04:45il faut respecter le droit de la défense, évidemment.
04:47Mais qu'il n'y a pas eu une seule audition, une seule vérification,
04:49et que vous perdez votre enfant qui se fait violer et tuer.
04:52Enfin, vous avez le droit de crier, non ?
04:54Vous avez le droit d'être un peu en colère.
04:56Vous pensez que le président de la République, parce qu'il n'a pas d'enfant,
04:58serait éloigné de cette forme de sensibilisation aux enfants ?
05:01Je n'interprète pas, je dis simplement
05:02que quand vous avez des enfants,
05:04que vous voyez qu'un enfant vient d'être violé et tué,
05:07vous ne pouvez pas dire condamner ceux qui crient et qui expriment une colère.
05:11Ce n'est pas possible.
05:12C'est tout simplement une évidence.
05:14Et en l'occurrence, au-delà de ça,
05:17pour revenir à une réalité politique,
05:19ce fait, il traduit plusieurs choses.
05:21D'abord, il traduit dans ce drame absolu
05:25une perte de responsabilité individuelle.
05:27Les magistrats, qui souvent font bien leur travail,
05:29nous rappellent à juste titre à nos responsabilités individuelles
05:33lorsqu'ils nous condamnent ou lorsqu'ils nous jugent.
05:35Eh bien, ils sont devenus, cette autorité a voulu devenir un pouvoir.
05:38Il n'y a pas de pouvoir sans contre-pouvoir.
05:40Parce qu'un pouvoir sans contre-pouvoir, c'est une dictature.
05:43Donc aujourd'hui, à qui les magistrats rendent-ils des comptes ?
05:47Deuxièmement,
05:48il y a effectivement des problèmes de moyens,
05:50ça a été évoqué,
05:51mais les moyens de la justice ont été multipliés par deux en 20 ans,
05:55c'est encore insuffisant.
05:56Il y a de moins en moins d'affaires qui sont jugées.
06:01La justice, en fait, ce que je veux dire,
06:02c'est que c'est un problème systémique qui révèle
06:05tout l'effondrement de l'État en France.
06:07On n'a jamais autant dépensé d'argent public
06:12et on attend aux urgences plus qu'avant.
06:14On a de moins en moins de policiers la nuit.
06:15Ils sont tous bouffés par des procédures démocratiques.
06:18Et c'est pourquoi, moi, je propose
06:19cette révolution du bon sens,
06:21qui sera celle, on va sauver l'État
06:23en libérant l'État de la bureaucratie.
06:25Pour vous, c'est ce que je propose.
06:27C'est le principal déverrouillage
06:29des problèmes que nous rencontrons aujourd'hui.
06:31Je vous cite Sébastien Lecornu,
06:32qui a reconnu pour la première fois hier un manque de moyens.
06:34Il dit, je vous la fais courte,
06:36les premières remontées
06:38laissent à démontrer qu'il y a eu des dysfonctionnements dans cette affaire.
06:40Mais ce qui ne veut pas dire
06:42qu'il n'y a pas un sujet de moyens
06:43pour l'institution judiciaire,
06:45c'est du bout des lèvres.
06:46Mais écoutez,
06:48ces gens cessent de commenter,
06:50que vite...
06:51Commentent ?
06:51Mais oui, parce que, écoutez,
06:53souvenez-vous Elias,
06:55souvenez-vous Lola,
06:56souvenez-vous Matisse.
06:59Matisse, son meurtrier,
07:01une semaine avant,
07:01avait été arrêté pour des faits de violence
07:03et des faits de vol.
07:04Bien sûr, il ne se passe rien.
07:05Elias, ceux qui l'ont tué,
07:07avaient 19,
07:0919 condamnations jamais exécutées
07:11et étaient dans la rue.
07:12Et à l'époque,
07:13Lola, c'était une OQTF,
07:15bien sûr qui n'avait pas été exécutée,
07:16qui tue Lola.
07:18Qu'est-ce qui se passe à l'époque ?
07:19On a les mêmes déclarations
07:21avec des vibratos dans la voix
07:23et des trémolos dans l'expression.
07:25On a un garde des Sceaux
07:27qui annonce une inspection générale
07:30avec un rapport qui devait être livré
07:32en septembre 2025.
07:33Qu'est-ce qui s'est passé ?
07:35Tout ça, je n'en peux plus.
07:37Je préfère qu'on se thèse,
07:39qu'on respecte le deuil des familles
07:40et puis à un moment donné,
07:41qu'on prenne nos responsabilités.
07:43On va réorganiser le système judiciaire.
07:44On va créer des responsabilités individuelles.
07:47On va retrouver des moyens à l'État
07:48à condition,
07:49à condition
07:50qu'on cesse de bureaucratiser ce pays
07:53parce que les magistrats
07:54sont bouffés par les procédures.
07:56Je rencontrerai,
07:57pour travailler là-dessus
07:58avec le procureur de mon ressort
08:00dans quelques heures.
08:01Donc, si vous voulez
08:03retrouver de la performance publique
08:05qui est au cœur de mon projet,
08:06vous devez mener la mer des batailles
08:08qui n'a jamais été menée,
08:09c'est la réforme de l'État.
08:10J'ajoute, dernier mot, pardon,
08:11que tous ceux qui disent
08:12qu'on manque de moyens,
08:12cette année, ce sont les mêmes
08:14qui ont voté un budget calamiteux,
08:17qui ont abandonné la réforme de retraite
08:18qui nous disait indispensable
08:19il y a quelques mois.
08:20Nous allons payer tous,
08:21en tant que Français,
08:22cette année, 2026,
08:2470 milliards d'euros
08:27d'intérêts de la dette de l'État,
08:29c'est-à-dire 7 fois plus
08:31que pour tout le budget de la justice.
08:33Et vous voyez le Président de la République
08:35qui nous dit
08:35qu'il fait des lois à Notre-Dame.
08:37C'est son dernier truc.
08:37Il a eu une épiphanie
08:39parce qu'il constate
08:40que lorsque l'État
08:41face à ses responsabilités,
08:42c'est pas l'accélérateur,
08:43dossier par dossier.
08:43Mais oui, c'est pas l'accélérateur,
08:44c'est qu'il constate qu'en fait,
08:45cette technocratie
08:46a mis en place un système
08:47qui bloque l'initiative privée
08:49et l'initiative publique.
08:50Donc c'est enjambé la technocratie.
08:52Quand l'État le décide,
08:52qu'il fasse un plan,
08:54une grande loi,
08:55un grand plan Notre-Dame
08:56pour les 30 000 places de prison
08:58qui manquent en France.
09:00Le maire de Grasse
09:01propose d'étendre la prison de Grasse.
09:02Pourquoi c'est toujours pas fait ?
09:03Le maire de Nice
09:04a proposé récemment un site
09:05pour une nouvelle prison.
09:06Je sens votre exaspération.
09:07Oui, parce qu'on a des solutions.
09:08Vous êtes exaspéré.
09:09Parce que la situation,
09:10elle est exaspérante.
09:11Parce qu'elle va se reproduire.
09:12Vous m'intervievez dans 3 mois,
09:14dans 6 mois,
09:14il y aura d'autres faits dramatiques.
09:16Il y aura d'autres expressions
09:18de l'impuissance publique.
09:19Or, il y a des solutions.
09:20Et il faut donner pouvoir
09:21à ceux qui ont des solutions,
09:23les praticiens,
09:24notamment les maires.
09:25Ce qui s'est passé avec le...
09:26On parle des maires, justement.
09:27Ce qui s'est passé
09:27avec le périscolaire parisien,
09:29130 signalements et plus,
09:3152 suspensions pour suspicion
09:33de violences sexuelles.
09:34Est-ce qu'il faut,
09:35comme le propose le député
09:37Pierre Morel,
09:39créer un fichier national
09:40des agresseurs sexuels
09:42sur le modèle des fichiers S,
09:43par exemple ?
09:44Oui, ça ne me paraît pas idiot.
09:45Je crois que c'est le cas
09:47en Grande-Bretagne,
09:48dans certains pays.
09:49Parce qu'on en aurait eu
09:50bien besoin à Paris.
09:51Oui, bien sûr.
09:51Mais vous savez,
09:52le périscolaire,
09:52c'est un problème à Paris.
09:54D'ailleurs, j'ai été surpris
09:55que ça ne fasse pas plus scandale.
09:56Mais c'est vrai
09:57dans beaucoup de communes.
09:57Nous, on fait régulièrement
09:58des signalements aussi.
09:59Moi, je le vois dans ma commune.
10:01Vous pensez qu'il y a eu
10:01un manquement de la mairie de Paris ?
10:02Je ne sais pas.
10:07Ce n'est surtout pas à moi
10:08de le juger.
10:09En tout cas, ce qui est sûr,
10:10c'est que cette affaire,
10:10elle est sordide
10:11et qu'il va falloir identifier
10:12les responsabilités individuelles.
10:13Mais on s'est retrouvés
10:15dans les communes
10:15avec la gestion du périscolaire
10:17depuis une dizaine d'années
10:17et avec l'obligation
10:20de recruter des personnels
10:21dont on n'a pas véritablement
10:23la traçabilité des mœurs
10:25et d'éventuelles condamnations
10:27qui sont très peu formées.
10:29Il y a un problème majeur
10:30sur le périscolaire en France
10:32et qui est à Paris,
10:33mais pas qu'à Paris.
10:34Il y a un contexte national,
10:35David Lissnard,
10:36autour des violences sexuelles
10:37et sexistes sur les enfants,
10:39sur les femmes également.
10:40Patrick Bruel,
10:41qui est mis en examen
10:42de façon multiple,
10:44qui est ressorti libre
10:46sous contrôle judiciaire.
10:48Est-ce que sa place
10:48était en détention ?
10:50Je ne vais pas le dire.
10:51Il y a un juge de la détention
10:52et des libertés
10:53qui a estimé compte
10:54que le fait de le mettre
10:56sous contrôle judiciaire
10:57ne mettait pas en cause
10:59l'éclosion de la vérité
11:00et la procédure.
11:03Ce n'est pas à moi
11:03de commenter ça.
11:04Ça fait partie du droit.
11:05Juste un seul commentaire,
11:07c'est qu'il faut évidemment
11:08que cette procédure aboutisse,
11:10que les femmes
11:11qui ont pu être victimes
11:14soient considérées
11:15comme il convient.
11:16C'est une évidence.
11:17Je constate qu'il y avait
11:18quatre juges d'instruction
11:20dans cette affaire,
11:21vous l'avez constaté,
11:22et que lorsqu'une affaire
11:22est médiatisée en amont,
11:24on ne manque pas de moyens.
11:25En revanche,
11:27Eliana,
11:27elle,
11:28elle est morte
11:29parce que son présumé assassin,
11:32très fortement présumé,
11:33n'avait pas été une seule fois
11:34auditionné après
11:36une mise en cause
11:37sévère et étayée
11:38sur un viol,
11:39sur une fillette.
11:40David Lissnard,
11:40c'est le candidat
11:41à l'élection présidentielle
11:41qui s'est exprimé
11:42tout au long de cet entretien.
11:43On entend bien
11:43votre engagement.
11:44Vous avez rencontré
11:45récemment en débat
11:47Édouard Philippe,
11:49candidat presse.
11:49Regardez ce débat
11:50qui est en ligne.
11:51Présenté comme favori
11:52à droite.
11:53Vous en avez pensé quoi ?
11:55Ça m'a confirmé
11:56dans la légitimité
11:58de ma candidature
11:59et de faire entendre
12:01une voix du terrain
12:02et de dire que
12:04face à la fois
12:05au yaka-faucon
12:07extrémiste
12:09et au conformisme
12:10des technocrates
12:11qui nous gouvernent
12:11depuis des décennies,
12:12on peut proposer
12:14la rupture
12:15avec un système.
12:17Le système est mort.
12:17Le système de l'état-providence
12:18qui reposait sur
12:19une forte démographie
12:21pour pouvoir payer
12:22les retraites
12:22et le système social,
12:23pour une maîtrise
12:24de l'immigration,
12:25on voit bien
12:26que ce n'est plus le cas.
12:27Et sur des gains
12:27de productivité,
12:28il est cuit.
12:28Donc il faut inventer
12:30un état performance,
12:31que l'état
12:32n'inservise plus la société
12:33mais soit au service
12:34de la société,
12:34ne soit plus fort
12:35avec les faibles
12:35et faibles avec les forts.
12:37Et donc pour cela,
12:38il faut un,
12:39proposer,
12:39changer le système,
12:40c'est ce que je propose,
12:41et deux,
12:41changer tous ceux
12:42qui nous gouvernent
12:43depuis dix ans.
12:43Vous n'avez pas eu la sensation
12:44qu'Édouard Philippe
12:44était sur ces bases-là
12:45également ?
12:46Non mais le problème,
12:47c'est que dans les discours,
12:49on entend des choses
12:50qui peuvent être pertinentes,
12:51mais tous les actes
12:52au pouvoir
12:52ont prouvé le contraire.
12:53Enfin, pardon,
12:54mais la fermeture
12:56de Fessenheim
12:57et le lancement
12:58de la fermeture
12:59de 14 réacteurs nucléaires
13:00par Emmanuel Macron,
13:02Édouard Philippe
13:02et Elisabeth Borne,
13:04alors qu'ils avaient
13:04la possibilité
13:05de ne pas appliquer
13:06ce qui avait été négocié
13:07sur un comptable
13:08entre François Hollande
13:09et les écologistes,
13:10fait qu'aujourd'hui,
13:11nous perdons
13:12du pouvoir d'achat.
13:12Nous pourrions payer
13:15moitié prix
13:16de l'électricité
13:17aujourd'hui.
13:18Or, on va avoir
13:18une augmentation du gaz
13:19dans une semaine
13:21ou trois semaines.
13:21Donc, vous jugez
13:22sur les actes
13:22qui ont été accomplis.
13:24Juste, la dernière chose
13:25avec l'accord de Jacques.
13:28Et ensemble.
13:29Bonjour, monsieur.
13:30C'est une dernière question
13:31avec Jacques.
13:32Allez-y, allez-y.
13:33C'est une question.
13:34Ça se décante quand
13:35cette histoire à droite ?
13:36C'est à la rentrée ?
13:37Oui, moi,
13:38ça fait deux ans
13:39que je plaide
13:39pour une grande compétition,
13:41ce qu'on appelle
13:41primaire ouverte.
13:42qui permettrait
13:43non seulement
13:44de comparer
13:45les discours,
13:46mais de comparer aussi
13:46les comportements,
13:47les bilans,
13:48les caractères.
13:50Certains qui étaient
13:51contre sont pour désormais,
13:52je m'en réjouis,
13:53mais il faudrait aller
13:54assez vite.
13:54Autrement,
13:55il va y avoir
13:55une sorte de darwinisme,
13:57de sélection.
13:57Mais ce que je propose,
14:00moi,
14:00c'est une rupture
14:01avec 40 ans
14:02de social-étatisme
14:03que je retrouve partout.
14:05Que je retrouve,
14:05bien sûr, à gauche,
14:06chez les néofascistes
14:07des LFI,
14:08que je retrouve
14:09au RN,
14:11qui sera un parti
14:12de l'impuissance publique
14:13aussi si il gagne,
14:14que je retrouve
14:14dans une grande partie
14:15de LR
14:15et que je retrouve
14:16dans toute la Macronie.
14:17Donc,
14:17j'essaie d'apporter
14:18une autre voie
14:19et qui est une voie
14:20du terrain,
14:20une voie de l'expérience,
14:21une voie de la pratique.
14:22David Lissnard,
14:23vous êtes aussi le seul,
14:24d'une certaine façon,
14:25dans la proposition
14:26pour la prochaine présidentielle
14:27à vouloir argumenter
14:29sur une dose
14:30de libéralisme
14:31parce que vous nous dites,
14:32et vous l'avez dit
14:33au cours de cet entretien
14:34avec Jean-François Aquili,
14:35on n'a plus les moyens
14:36et il va falloir
14:37être un peu inventif
14:38en matière d'argent.
14:39C'est encore un sujet
14:40tabou en France,
14:41ça.
14:41Cette primaire,
14:42elle vous permettrait
14:42de convaincre
14:43sur ce terrain-là ?
14:44C'est la primaire
14:45avec Bruno Retailleau.
14:46Oui,
14:46tous ceux qui veulent venir.
14:47Il faut qu'il y soit.
14:48Bien sûr.
14:49Notre ancien...
14:49Tous ceux qui veulent venir.
14:50D'ailleurs,
14:51ça a peut-être
14:51sa seule chance
14:52de pouvoir gagner
14:53parce que je pense
14:53que c'est mal barré autrement.
14:54Pour revenir à votre question,
14:56moi,
14:56ce que je veux injecter,
14:56c'est une grande dose
14:57de réalisme et d'espérance
14:58et dire que partout
15:00où on a mis de la liberté
15:01c'est pour les créateurs,
15:02pour ceux qui bossent,
15:03pour ceux qui travaillent.
15:04Partout,
15:05on va...
15:05Ce que je propose,
15:06c'est de réduire
15:07toutes ces dépenses sociales.
15:08Absurde.
15:09Tout cela,
15:09je le documente.
15:10Ce n'est pas comme ça
15:11du discours en l'air.
15:12Je montre comment on peut
15:13dès la première année
15:14baisser de 80 milliards
15:15pourtant d'entre 200 et 100 milliards.
15:16Et c'est la vertu
15:16d'une primaire.
15:17Et de rendre la baisse
15:18des dépenses
15:18en pouvoir d'achat.
15:20C'est-à-dire
15:21dépenser moins
15:21pour cotiser moins
15:22pour gagner plus.
15:24C'est tout mon argumentaire.
15:25Ensuite,
15:25de retrouver un ordre
15:28sécuritaire
15:28et un ordre migratoire.
15:30Et troisièmement,
15:30de retrouver une ambition
15:31pour qu'on devienne
15:32une superpuissance éducative,
15:34culturelle, scientifique.
15:35Je passe mon temps
15:36à dire que
15:36le sursaut culturel
15:37et éducatif
15:38va permettre de rassembler
15:39des Français
15:39d'origine diverse
15:40et que,
15:41moi je suis un vrai républicain,
15:43quelle que soit l'origine,
15:43la croyance,
15:44on doit être fier
15:44d'être les dépositaires
15:46d'une grande culture.
15:46Cette ambition économique
15:48par la liberté,
15:49cette ambition sécuritaire
15:50par l'autorité,
15:51cette ambition d'unité
15:52par la culture,
15:53l'instruction publique
15:54et la science,
15:56eh bien je veux l'apporter
15:56avec nouvelle énergie.
15:57Merci David Lissnard
15:59d'avoir été...
15:59C'est mal barré
15:59pour Bruno Retaille,
16:00vous avez entendu.
16:02On va justement
16:02analyser tout ça
16:03dans le prochain quart d'heure.
16:05Merci en tous les cas
16:05David Lissnard
16:06d'avoir été l'invité politique
16:07ce matin de Jean-François Aquilly.
16:09Jean-François,
16:09vous revenez tout à l'heure
16:10évidemment à 9h.
16:11Dans un instant,
16:12Françoise de Goua,
16:13Elisabeth Lévy,
16:13on parle politique,
16:14on parle mondial aussi.
16:15Il y a le sondage,
16:16comment allez-vous vivre
16:17ce mondial,
16:18ce mondial à la sauce Trump.
16:20A tout de suite,
16:20il est 8h34.
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