- il y a 11 heures
Avec François Ruffin, député de la Somme, président de Debout et candidat à l'élection présidentielle
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NewsTranscription
00:01Sud Radio, l'invité politique, Maxime Liedot.
00:07Il est 8h17 sur Sud Radio et ce matin mon invité politique est François Ruffin, bonjour.
00:11Bonjour.
00:12Député de la Somme, président de Debout et candidat donc à l'élection présidentielle avec un contexte très compliqué depuis
00:18plusieurs semaines,
00:18crise internationale qui continue à provoquer des conséquences financières en France,
00:23travailleurs du pays inquiets, devront-ils travailler désormais le 1er mai ?
00:26Un État qui peine à trouver les bonnes réponses et diagnostique de la gauche et autres sujets d'actualité à
00:31voir avec vous François Ruffin.
00:32Ça fait pour un moment à 15h.
00:34Mais c'est pour ça qu'on a un peu plus de temps et que les auditeurs peuvent déjà vous
00:37interroger au 0826 300 300.
00:39Mais tout d'abord le porte-monnaie des Français qui ne cesse de se percer avec le prix des carburants
00:43dans les stations.
00:44Le Premier ministre qui va certainement prendre la parole en tout cas d'ici la fin de journée.
00:49Hier Roland Lescure, le ministre de l'économie qui l'assure, les marchés sont extrêmement volatiles
00:52mais on devrait constater une petite baisse dans les prochaines heures.
00:57Qu'est-ce que le gouvernement peut faire de plus François Ruffin ?
00:59D'abord très concrètement hier, moi j'étais à Montpellier aux côtés d'un artisan plombier.
01:04Il a fait le plein de son camion boîte à outils, 150 euros.
01:09Et encore, à 150 euros c'est parce que sa carte a bloqué, donc c'était même pas le plein
01:14entier.
01:14Ça veut dire qu'au moins la moitié de sa journée d'hier de boulot a été consacrée à payer
01:19l'essence.
01:20Et pendant ce temps-là, il y en a des profiteurs.
01:23On a eu des profiteurs de la crise Covid, on a eu des profiteurs de la guerre en Ukraine,
01:27on a aujourd'hui des profiteurs de la guerre en Iran.
01:31D'autant la porte-parole du gouvernement l'a assuré encore cette semaine,
01:33il n'y a pas de profiteurs plus que ça dans cette crise ?
01:36Eh bien, ce sont des menteurs. Ce sont des menteurs.
01:39Il y a des profiteurs selon vous, c'est qui des profiteurs ?
01:41Il y a des surprofits qui sont effectués aujourd'hui.
01:44On sait que les pétroliers sont aux alentours de 10 millions d'euros par jour.
01:48Et pour l'État aussi, on est aux alentours de 10 millions d'euros par jour.
01:53Donc, se dire que l'énergie, c'est le sang du pays.
01:57C'est le sang de notre économie.
01:59Et que là-dessus, il y a des vampires qui aujourd'hui viennent aggraver une crise
02:03qui est déjà là et qu'on ne maîtrise pas.
02:06Et en fait, on a un gouvernement qui, à travers ces crises successives, est spectateur.
02:12qui fait des chèques, qui ruine le pays par ce biais-là,
02:15mais qui n'intervient pas pour réguler l'économie,
02:18pour stabiliser dans une situation qui est instable.
02:21Mais François Ruffin, est-ce que ce n'est pas paradoxal de dire qu'à la fois
02:24le gouvernement est inoffensif et à la fois l'accusé de faire des chèques en ruinant le pays ?
02:28Est-ce que ce propos n'est pas contradictoire ?
02:30Je vais vous dire ce qu'il devrait faire plutôt qu'on a eu, vous savez,
02:33pendant des années Bruno Demande, Bruno Demande, Bruno Le Maire.
02:36Maintenant, on a Roland Demande, on a Mode Demande, on a Serge Demande
02:39qui demande à la grande distribution.
02:41Il y a des outils de régulation qui ont existé dans notre pays pendant des décennies
02:46et qui ont montré leur efficacité.
02:48Lesquels ?
02:49Le premier, c'est le contrôle des prix et des marges.
02:52Ça a existé jusqu'en 1986, pendant toute la pré-guerre,
02:56pendant les Trente Glorieuses, à la fois sur l'essence mais sur le reste aussi,
03:00il y avait des personnels qui contrôlaient le fait qu'il n'y avait pas des surcofils,
03:05il n'y avait pas des surmarches qui étaient effectuées et qui régulaient ça.
03:08Mais là, le gouvernement dit, la plupart du temps, on a beaucoup d'équipes
03:11qui justement contrôlent ces prix et je crois que lors des abus,
03:14c'est moins de 6% de toutes les stations contrôlées.
03:17Ça doit maintenant être automatique, le contrôle des marges.
03:20Et je veux dire, aujourd'hui, les pétroliers font du profit,
03:23même sur les réserves stratégiques.
03:25Ils ont acheté le prix de l'essence à 30% moins cher
03:29et ils le revendent au prix du marché d'aujourd'hui
03:31et non pas au prix où ils l'ont acheté.
03:34Donc, il y a évidemment, sans compter le trading de Total,
03:38ça veut dire que quand hier, Boris, l'artisan plombier,
03:41a fait son plein, mais pas son plein, à 150 euros, station Total,
03:45il y en a une partie pour les actionnaires et pour M. Pouyanné.
03:49Deuxième outil de régulation qui a existé brièvement,
03:53mais dont l'utilité, pour moi, pourrait être probante.
03:56La taxe sur les produits pétroliers flottante.
03:59Ça signifie quoi ?
04:00Ça existait en 2000...
04:00On s'en remet au goût du jour.
04:02Et 2002... Je suis pour.
04:03C'est quoi ?
04:04C'est quand le prix du pétrole monte,
04:07on baisse la taxe sur les produits pétroliers.
04:10Quand le prix du pétrole descend,
04:12on augmente cette taxe-là.
04:14Pourquoi ?
04:15De manière à lisser, à stabiliser les prix dans la durée.
04:19Et là, c'est l'État qui verra ses recettes augmenter ou baisser
04:23selon la situation internationale.
04:25Enfin, troisième outil, parce que là,
04:27il va y avoir une inflation sur l'essence,
04:30mais on sait que ça va ricocher sur l'industrie en général,
04:33et qu'on va au moins prendre 2% d'ici le mois de juin.
04:37Il y a eu une perte des salariés pendant les dernières années,
04:40ils ont perdu à peu près 2% de pouvoir d'achat,
04:43parce que leurs salaires n'ont pas suivi l'inflation.
04:45Il y a un outil, je réclame maintenant depuis longtemps,
04:48qui est l'indexation des salaires sur l'inflation.
04:50Et de la même manière, ça a existé pendant des décennies,
04:53ça a existé jusqu'en 1983,
04:55et ça a marqué son utilité.
04:56Donc au moins...
04:57Encore aujourd'hui, quand par exemple,
04:58il y a Sébastien Lecornu, le Premier ministre,
05:00qui prendra la parole en fin de journée,
05:01vous lui dites, écoutez,
05:02si vous voulez vraiment résoudre le problème
05:04avec tout ce qui s'annonce,
05:05avec l'augmentation des prix du carburant,
05:07ayez le courage d'annoncer, par exemple,
05:08l'indexation des salaires sur l'inflation,
05:10surtout quand elle s'annonce à plus de 2% en juin.
05:12Exactement.
05:12Et encore, on est modeste,
05:13parce qu'on pourrait demander l'indexation des salaires
05:16sur les dividendes,
05:17on pourrait demander l'indexation des salaires
05:19sur le patrimoine des grandes fortunes,
05:21et là, on sera à 10, 20, 30% par an.
05:24Mais au fond, nous avons des dirigeants politiques
05:28qui ne veulent pas diriger,
05:29qui ne veulent pas instaurer des instruments de régulation,
05:32parce qu'ils croient au laisser-faire,
05:33ils croient au laisser-faire du marché.
05:34Là, vous trouvez que le gouvernement, aujourd'hui,
05:35ils laissent faire, malgré toutes les mesures,
05:37malgré toutes les réunions.
05:38Mais ils font des réunions.
05:39Ils appellent la grande distribution A.
05:41Ils demandent que.
05:42Mais à un moment, il y a des outils.
05:44Ils laissent faire.
05:44Et les outils, je vous dis,
05:46malheureusement, la crise que nous vivons aujourd'hui,
05:48c'est une crise dans une série de crises.
05:50Tout le monde a bien compris que l'instabilité,
05:53la fin de l'histoire,
05:54qu'on était dans la sécurité, c'est fini.
05:57Et donc, là, je vous ai parlé du court terme,
06:00du moyen terme, de ce qu'il faudrait faire
06:01pour réguler l'économie,
06:03mais il y a avoir une vision pour la suite.
06:05Et la vision, pour la suite,
06:07c'est une sortie des énergies fossiles.
06:09Mais justement, le Premier ministre
06:10devrait annoncer l'électrification du pays.
06:13On vit à un moment
06:14où on a les intérêts qui sont alignés.
06:17Les intérêts de la facture,
06:19pour les Français,
06:20sur l'essence qui est hyper chère.
06:22Les intérêts climatiques,
06:24évidemment, sur les énergies fossiles.
06:26Mais les intérêts aussi
06:27pour le déficit commercial
06:29qui va bondir pour la France.
06:30Et des intérêts de souveraineté.
06:32Donc, très vite, maintenant,
06:34il faut passer à l'électricité.
06:35L'artisan que je voyais hier,
06:36il installe des pompes à chaleur.
06:38Maintenant, la pompe à chaleur
06:39doit devenir la norme
06:41pour passer à l'électricité.
06:43Et on verra ce que dit le Premier ministre
06:45en fin de journée.
06:45Il faut mettre un boost là-dessus
06:48pour que Boris puisse avoir
06:50à l'avenir une voiture électrique.
06:52Autre sujet, précisément,
06:53qui concerne le travail.
06:54Et c'est visiblement
06:55ce qui va occuper les esprits,
06:57dont vous,
06:57puisque vous êtes député
06:58aujourd'hui à l'Assemblée nationale.
07:00Une fameuse proposition de loi
07:01qui propose que la plupart des salariés
07:03soient en capacité désormais
07:04de travailler le 1er mai.
07:06Alors, on sait qu'il y avait des exceptions,
07:07mais il y avait un vrai sujet
07:08concernant notamment
07:09les boulangers et les fleuristes.
07:11Pourquoi empêcher les salariés,
07:13boulangers ou fleuristes
07:14de travailler le 1er mai ?
07:14Est-ce que cette proposition de loi,
07:15vous allez la voter ?
07:16Non.
07:17Pourquoi ?
07:18Je veux dire,
07:19d'abord, la société, pour moi,
07:20ce sont des rythmes.
07:21Et des rythmes.
07:23Et depuis plus d'un siècle maintenant,
07:25depuis 1906,
07:27le 1er mai est chômé.
07:28Il est chômé pour tout le monde.
07:30Le 25 décembre,
07:31c'est le jour des cadeaux.
07:33À la mi-juin,
07:34à 18 ans,
07:35on passe le baccalauréat.
07:36Et je pense qu'une société,
07:37ce sont des rythmes,
07:38ce sont des temps communs
07:39qui n'est pas laissés
07:41seulement à la production
07:42et à la consommation.
07:43Donc,
07:45je suis au fond,
07:46partisan d'une certaine tradition,
07:48d'une forme de conservation.
07:51Mais alors,
07:52François Ruffin,
07:52tout à l'heure,
07:52à 7h10,
07:53on était avec le président
07:54de la Confédération
07:55des boulangeries
07:56de la pâtisserie française.
07:57Il nous disait,
07:57mais aujourd'hui,
07:58par exemple,
07:58un boulanger qui ne travaillait
08:00pas le 1er mai,
08:01c'est un peu son jour de Noël
08:02à lui,
08:02parce que,
08:03peu importe où est l'endroit,
08:04les gens aiment avoir
08:05leurs preuves frais.
08:05Beaucoup se sont même fait pénaliser.
08:07Est-ce que,
08:07rien que pour ça,
08:08vous aimez le travail ?
08:09On est d'accord.
08:09Vous qui défendez le travail,
08:10est-ce que ce n'est pas paradoxal
08:11d'aller amender
08:13juste des salariés volontaires
08:14qui se faisaient payer double
08:15et qui souhaitaient travailler
08:16le 1er mai ?
08:17Écoutez,
08:18le volontariat,
08:19on l'a vu sur le travail
08:20du dimanche.
08:21Ce ne sont pas
08:21les salariés volontaires.
08:23Vous savez,
08:23il y a un lien de subordination
08:25dans l'entreprise.
08:25Et il y a un lien de subordination
08:27en particulier
08:27dans les petites entreprises,
08:30dans le commerce.
08:31Pourtant,
08:31dans la loi,
08:32c'est encadré,
08:32dans cette proposition de loi
08:33François Ruffin,
08:33ça sera une demande écrite
08:34du salarié,
08:36il sera payé double,
08:36tout est cadré.
08:37Je vais vous dire
08:37très concrètement,
08:39chez moi,
08:40Valéau Amiens,
08:41d'accord ?
08:42Jusqu'à maintenant,
08:43il y a l'équipe de nuit
08:45bénéficiée,
08:45elle aussi,
08:46du 1er mai.
08:47Là,
08:47on leur dit
08:48pour la première fois
08:49cette année,
08:50à minuit 2,
08:50vous devez être
08:51sur votre poste.
08:52Le 2 mai,
08:53à minuit 2,
08:54vous devez être
08:55sur votre poste.
08:56Ça veut dire quoi ?
08:57Ça veut dire que
08:58la manière dont on ouvre
08:59la porte
09:00sur le 1er mai,
09:02en vérité,
09:03derrière,
09:04l'objectif,
09:05c'est de s'engouffrer
09:05et c'est de récupérer
09:06aussi cette journée.
09:07Et ça ne vous fond pas le cœur,
09:09vous qui êtes un défenseur
09:10justement,
09:10des usines du territoire,
09:12du Made in France,
09:13de tous ces savoir-faire,
09:15que le boulanger,
09:16lui,
09:16ne puisse pas ouvrir,
09:17par exemple,
09:17avec ses salariés,
09:19son commerce du coin,
09:20mais que le McDonald's
09:21ou l'autre entreprise américaine
09:22de l'autre côté de la rue
09:23puisse ouvrir.
09:24Ça, ça ne vous écheure pas un peu.
09:25Je suis d'accord pour qu'on ferme
09:25le McDo
09:26en face de la rue
09:27et qu'on mette tout le monde
09:28à égalité de ce point de vue.
09:30Ça ne me pose pas
09:30de difficulté.
09:33Normalement,
09:33le 1er mai est chômé
09:35et il devrait être chômé
09:36partout dans le pays
09:37et pour tous.
09:39Comme ça,
09:39c'est réglé.
09:40Surtout à quel point
09:42on a déjà eu,
09:44contre toutes les organisations syndicales,
09:46les deux ans de plus
09:46sur la retraite,
09:47contre les salariés du pays,
09:50contre 80% des Français.
09:53D'accord ?
09:53Aujourd'hui,
09:55on avait promis
09:56un nouveau pacte
09:57de la vie au travail.
09:58Est-ce que vous avez vu arriver
09:59quelque chose ?
09:59Non, mais sur ça,
10:00par exemple,
10:0075% des Français
10:01sont pour qu'on travaille
10:02le 1er mai.
10:02Moi, ce que j'aimerais,
10:03c'est que ça soit 75%
10:04des salariés
10:05et que ça soit 75%
10:06des salariés concernés.
10:07Parce que j'ai vécu
10:08un an aux Etats-Unis,
10:09moi.
10:10Pendant l'année où j'ai vécu
10:11aux Etats-Unis,
10:11oui,
10:12on pouvait aller faire
10:13ses courses
10:13à 2h du matin.
10:14On pouvait aller faire
10:15ses courses l'année.
10:16Ce n'est pas la société
10:16que vous voulez.
10:17Ce n'est pas la société
10:17que je veux.
10:18Je pense que la France,
10:19ce n'est pas ça.
10:20Et la France,
10:21c'est aussi une tradition
10:22et aussi,
10:22c'est une tradition
10:23du mouvement ouvrier.
10:24Et justement,
10:24sur la tradition,
10:25en tout cas,
10:25sur le fameux bien-être
10:27au travail,
10:28il y a un dossier aussi
10:29qui est arrivé hier
10:30à l'Assemblée nationale.
10:31C'est le fameux plan
10:32du gouvernement
10:32pour lutter contre
10:33l'absentéisme au travail
10:34avec une augmentation
10:35des arrêts maladie.
10:37On l'a vu,
10:37et des chiffres
10:38qui sont absolument affolants.
10:40Les indemnités journalières
10:42versées par l'assurance maladie
10:43s'élèvent désormais
10:44à près de 18 milliards d'euros.
10:46D'où le plan du gouvernement.
10:48Est-ce que c'est un sujet
10:49sur lequel,
10:50là, vous dites
10:50bravo au gouvernement,
10:51c'est intéressant
10:52d'aller dire
10:53enfin, attention,
10:54pas de fraude
10:54sur les arrêts maladie ?
10:56Aujourd'hui,
10:5780% des coûts
11:00de l'assurance maladie
11:01se sont sur des arrêts
11:02de plus d'un mois.
11:03Ce sont sur des arrêts
11:04de longue durée
11:05qui ont deux causes
11:06et qui ont explosé
11:07ces dernières années.
11:08Un,
11:09les troubles psychiques,
11:10c'est-à-dire le burn-out.
11:12Deux,
11:12les troubles musculo-squelettiques.
11:14Là-dessus,
11:15rien n'est fait.
11:16Vous avez eu
11:17une multiplication
11:17en dix ans
11:18du nombre de personnes
11:19en situation d'inaptitude.
11:21Il y en avait 50 000
11:21il y a dix ans.
11:22C'est 100 000 personnes
11:23qui aujourd'hui
11:24sont broyées physiquement
11:25ou psychiquement
11:26par le travail.
11:27En vérité,
11:27le travail va mal en France
11:29et il fait mal en France.
11:31Même un ancien ministre
11:32du Travail,
11:33Xavier Bertrand,
11:33avait estimé
11:34que le coût du mal de travail
11:35pour notre pays,
11:36c'était 3-4% du PIB
11:37aux alentours
11:38de 100 milliards d'euros.
11:39Donc,
11:39que le gouvernement
11:40prenne ce sujet,
11:41mais il faut qu'il le prenne
11:42dans le bon sens,
11:43qu'il regarde
11:44la responsabilité
11:45non pas du côté du salarié,
11:47non pas du côté du malade,
11:48mais qu'il le regarde aussi
11:50du côté d'organisation.
11:51Parce que là,
11:5218 milliards,
11:52bien sûr qu'aujourd'hui,
11:53il y a un mal-être au travail,
11:55qu'il y a davantage
11:56de contraintes physiques
11:57qui sont extrêmement poignées,
11:58mais est-ce que ça veut dire
11:58quand même
11:59que dans ces 18 milliards d'euros,
12:01il n'y a pas de fraude ?
12:02Est-ce qu'il n'y a pas
12:02un laisser-aller
12:03quand on voit
12:03que ça a augmenté
12:04de près de 7 milliards
12:05en seulement 10 ans ?
12:06Vous savez,
12:06les petits arrêts maladie,
12:08il y a déjà
12:09les jours de carence.
12:10Les gens ne sont pas payés.
12:11Ils sont déjà finalement
12:12plus...
12:13Un ou deux jours de carence.
12:14Un jour de carence.
12:16Jusqu'à 5,
12:16d'accord ?
12:17Mais ils ne sont pas payés.
12:18Donc le sujet,
12:19c'est les gens
12:19qui ont des burn-out,
12:20est-ce qu'ils font semblant ?
12:22Les gens qui ont
12:22des troubles musculo-squelettiques,
12:24est-ce qu'ils font semblant ?
12:25Les gens qui ont des cancers,
12:26est-ce qu'ils font semblant ?
12:27Je vais vous dire
12:28la plus grande fraude
12:29dans ce pays.
12:30La première cause
12:31d'arrêt maladie
12:32dans notre pays
12:32aujourd'hui,
12:33ce sont les burn-out.
12:35Ce sont les troubles psychiques
12:36liés au travail.
12:37Or,
12:37quand une entreprise
12:38broie en série,
12:39comme Lidl,
12:40mais comme d'autres
12:40que je pourrais nommer,
12:41broie en série ses salariés,
12:43eh bien derrière,
12:44qui paye ?
12:45L'entreprise paye zéro.
12:47Elle paye zéro.
12:49Ceux qui payent,
12:50c'est l'assurance maladie,
12:51c'est vous,
12:52c'est moi,
12:52sur nos cotisations,
12:53c'est socialisé.
12:54C'est 100 000 personnes
12:55qui chaque année
12:56sortent du marché du travail
12:58broyées psychiquement
12:59ou physiquement.
13:00Et c'est là-dessus
13:00qu'il faut bosser.
13:01J'avais posé déjà
13:02une proposition de loi
13:04reconnaissant le burn-out
13:05comme maladie professionnelle.
13:06Pourquoi ?
13:07Pour qu'on ait le principe
13:08broyeur-payeur.
13:09C'est le cas sur les actes
13:10Donc ce serait aux entreprises
13:11désormais de payer ?
13:11Quand une entreprise
13:13broie ses salariés en série
13:14avec un management
13:15qui rend les gens malades,
13:17eh bien c'est à elle
13:18de payer.
13:18Il faut la responsabiliser.
13:20Les grosses entreprises,
13:21justement,
13:21François Ruffin,
13:22vous qui êtes candidat
13:23à l'élection présidentielle,
13:24est-ce qu'on peut faire
13:25sans elles ?
13:26Est-ce qu'on peut faire
13:26sans les grandes entreprises ?
13:28Notamment qui,
13:28on l'a vu cette semaine
13:29via des informations
13:30du Nouvel Observateur,
13:31DIN rencontre
13:32le Rassemblement National.
13:33Est-ce que vous pensez
13:34pouvoir gagner
13:35l'élection suprême
13:36sans les fréquenter,
13:37en les traitant de broyeurs,
13:38en ne respectant pas
13:39ce qu'embauche
13:39des millions et des millions
13:40de salariés dans le pays ?
13:42Toutes les énergies
13:43de notre pays,
13:44tout le capital
13:45de notre pays
13:46doit être mobilisé
13:47dans une direction
13:48qui sont les grands défis
13:49que nous avons à relever.
13:50Nous avons trois défis
13:50à relever.
13:51On a un défi productif.
13:52On ne peut pas être
13:53un grand pays
13:53sans une grande agriculture
13:55et sans une grande industrie.
13:56On a un défi démographique
13:58qui fait qu'il y a
13:59de moins en moins
13:59de personnes
14:00en âge de travailler.
14:01Il y a plus de personnes
14:02âgées dont il faut s'occuper.
14:03On a un défi
14:04qui est le défi climatique
14:06qui suppose
14:07d'à peu près tout changer,
14:08les logements,
14:09les déplacements, etc.
14:10Tout ça doit se faire
14:12avec toutes les énergies
14:12du pays,
14:13avec tout le capital du pays,
14:15avec toutes les entreprises
14:16du pays.
14:16Et évidemment,
14:17la masse des TPE, PME,
14:19elles ont leur rôle à jouer.
14:21Mais les grands groupes
14:23ont leur rôle à jouer aussi.
14:24Ils ont leur rôle à jouer
14:25notamment en ne faisant pas
14:27que la plus-value
14:28soit captée
14:28par les grands groupes
14:29et qu'il n'y ait que les miettes
14:31qui retombent
14:32sur les sous-traitants,
14:32les sous-sous-traitants,
14:33les sous-sous-traitants.
14:34Et moi,
14:35je suis convaincu
14:36qu'à l'intérieur
14:36des grandes entreprises aussi,
14:38il y a des gens
14:38qui ne souhaitent pas
14:39que ne domine seulement
14:40la logique financière
14:41et la logique des actionnaires.
14:43Là,
14:43on a aujourd'hui
14:44des dividendes records.
14:46Tous les ans,
14:46ce sont des dividendes records.
14:48Bernard Arnault,
14:49dans son journal Les Echos,
14:51ils écrivaient
14:51que le dividende
14:52est toujours 18 rois.
14:54Non,
14:54ce qui doit guider
14:55l'entreprise,
14:57y compris les grandes entreprises,
14:58c'est à la fois
14:59le bien des salariés
15:00et c'est le bien
15:01de la société.
15:02Et on y reviendra
15:02avec les auditeurs
15:03dans un instant
15:04au 0826 300 300
15:05et avec Franck Dedieu
15:06et Arlet Chabot.
15:07Petite question
15:08un peu de respiration.
15:09Est-ce que vous avez acheté
15:10votre exemplaire
15:10de Paris Match
15:11cette semaine,
15:11François Ruffin ?
15:12Oui,
15:12je l'ai acheté.
15:13Une petite...
15:14Parce que vous êtes amoureux aussi,
15:15je pense.
15:15Une petite anecdote.
15:16Je l'ai acheté
15:17dans un kiosque ce matin
15:18et la personne
15:19qui me l'a vendu,
15:20Saïd,
15:20était iranien
15:21et il venait de Téhéran
15:23avec son accent
15:24et il m'a dit
15:25surtout n'oubliez pas
15:26les Iraniens.
15:28Nous sommes aujourd'hui
15:29coincés entre les fous d'Allah
15:30et le fou de la Maison Blanche.
15:32Les ennemis de nos ennemis
15:34ne sont pas forcément
15:35nos amis.
15:35Donc voilà,
15:36je passe le message
15:38qu'il souhaitait
15:38qu'il soit passé.
15:41Mais si je vous parle
15:42de Paris Match
15:43c'est parce que c'est
15:43Jordan Bardella
15:44qui officie,
15:45on va dire,
15:46qui officialise
15:46son nouveau couple
15:48avec la princesse,
15:49une des princesses
15:50en tout cas
15:50et vous avez écrit
15:51sur votre comptique
15:51que c'est un message
15:52envoyé aux ouvriers
15:53qui croient tenir
15:53un champion du peuple
15:54mais qui auront
15:55un empresseur.
15:56Le simple fait
15:57d'être en couple
15:58est une oppression.
15:59Ce n'est pas là-dessus
15:59que j'écris.
16:01Paris Match,
16:01Bolloré,
16:02Mini Marchand et compagnie
16:03ont choisi leur poulain
16:03suite de la phrase
16:04c'est un message
16:05envoyé aux ouvriers
16:05qui croient tenir
16:06un champion du peuple
16:07et qui auront un empresseur.
16:09Oui,
16:10ça se voit à travers
16:11les votes
16:11du Rassemblement National
16:13à l'Assemblée.
16:14On a des votes
16:15qui viennent dire
16:15non,
16:16il ne faut pas taxer
16:17davantage
16:18les grands patrimoines,
16:19non,
16:19il ne faut pas taxer
16:20les super profits
16:21et qui finalement
16:23choisissent
16:23de laisser faire
16:24le marché.
16:26Mais quel rapport
16:27avec son couple
16:27François Ruffin ?
16:28Je vais vous le dire,
16:28vous le savez bien
16:29M. Lido.
16:30Ben non.
16:30Mais si vous le savez bien.
16:32Moi je vois deux personnes
16:32amoureuses.
16:33Très bien,
16:34il y a deux personnes
16:34amoureuses,
16:35il y en a une
16:36qui appartient
16:37à la Jet Set,
16:38à l'aristocratie européenne
16:40qui contribue
16:41à défiscaliser
16:42ses impôts
16:43dans des paradis fiscaux.
16:45Voilà,
16:45est-ce que c'est ça ?
16:46Alors qu'on avait
16:47une Marine Le Pen
16:48qui se faisait élire
16:49à un moment
16:51dans les mines
16:52choisissait
16:52d'être la candidate
16:53populaire
16:54et des ouvriers,
16:55eh bien il y a
16:56un changement de nature
16:57quand on fraye
16:58de manière permanente
16:59avec le MEDEF,
17:00quand on choisit
17:02pour toujours
17:03des solutions libérales
17:04et quand on vient...
17:06Donc un couple
17:06traduit forcément
17:07ses idées politiques
17:07ou une trahison à venir
17:09des électeurs ?
17:10Il est évident
17:11que les personnes
17:12qu'on fréquente
17:12ont une grande influence
17:13sur nous,
17:13d'accord ?
17:14Et que quand on baigne
17:15dans le milieu
17:16de l'aristocratie européenne
17:17et de la jet set
17:18qui...
17:19Pour vous une princesse
17:20et la jet set ?
17:21Elle l'est !
17:22Vous savez très bien !
17:23Moi je ne la connais pas
17:24cette personne non plus !
17:25Mais ce n'est pas moi
17:25qui la connais non plus !
17:26Je suis allé à Monaco...
17:27Vous êtes un homme
17:28plein de secrets !
17:29Je suis allé à Monaco aussi,
17:30j'y suis allé au Monaco
17:32yacht show...
17:33La chance !
17:34La chance !
17:34Je le couvrais comme joueur...
17:35Et vous n'avez invité
17:35personne de Sud Radio ?
17:36Et je me souviens
17:37à ce moment-là
17:37d'un yacht
17:39qui s'appelait
17:40le limitless,
17:41le sans limite.
17:42Voilà.
17:42Et ça disait quelque chose
17:43à mon sens
17:44de la psychologie
17:45des élites aujourd'hui
17:46que d'être sans limite,
17:47que d'être dans la démesure.
17:49À là où, oui,
17:50je suis partisan
17:50de rétablir
17:51une relative égalité.
17:53Une relative égalité...
17:54Au moins devant l'impôt.
17:55Au moins devant l'impôt,
17:56on l'a bien compris.
17:57On reviendra
17:58sur cette affaire
17:58de dîner
18:00entre le Rassemblement National
18:01et les grands patrons
18:02mais aussi sur la primaire
18:03de la gauche
18:03qui vous tient à cœur
18:04François Ruffin
18:05et on va en discuter
18:06avec les auditeurs
18:06aussi au 0826 300 300
18:08et en compagnie également
18:10d'Arlette Chabot
18:10et de Franck Daudieu.
18:11A tout de suite
18:11sur Sud Radio.
18:12Le Grand Matin Sud Radio
18:147h-10h
18:16Maxime Liedot
18:170826 300 300
18:19François Ruffin
18:20est resté avec nous
18:21et vous pouvez l'interroger
18:22et lui poser
18:23toutes vos questions.
18:240826 300 300
18:25Vous avez également
18:26le site sudradio.fr
18:27ainsi que l'application
18:28et les réseaux sociaux.
18:29François Ruffin, rappelons-le,
18:30député de la Somme,
18:31président de Debout
18:32et donc candidat
18:32à l'élection présidentielle
18:33avant qu'on aille
18:34notamment interroger
18:35Charline et Xavier
18:36qui ont des questions
18:36pour vous au standard.
18:38Encore un mot quand même
18:39sur l'élection présidentielle
18:40à laquelle vous êtes candidat
18:42vous me le confirmez ce matin
18:43Je vous le confirme
18:44Je vous le confirme
18:44mais au bout d'un moment
18:45il va falloir quand même
18:47réussir à sortir de ce loup
18:48parce qu'il y a tellement
18:49de candidats
18:49personne ne sait
18:50comment ça va se départager
18:51notamment à gauche
18:52est-ce que l'idée
18:53d'une primaire
18:53est toujours crédible selon vous ?
18:54Est-ce que vous y croyez ?
18:56Je la veux
18:57je la souhaite
18:58je l'appelle de mes voeux
19:00mais en attendant
19:01je n'attends pas
19:02en attendant
19:03j'agis
19:03j'avance
19:04et je mène campagne
19:05je ne sais pas
19:06si vous avez vu
19:06cette petite annonce
19:07République cherche président
19:09j'ai eu 5 ans
19:10logé, nourri, blanchi
19:11salaire à déterminer
19:12grande responsabilité
19:13et donc je postule
19:15je suis candidat à ça
19:17et
19:17est-ce que c'est pas naïf
19:18ça concerne ça entre nous ?
19:19je présenterai mon CV
19:20devant les français
19:22je participerai
19:23à des entraînements
19:25d'embauche
19:25parce que finalement
19:26ce seront eux les patrons
19:27et moi l'employé
19:28et dans mon CV
19:31j'ai battu 3 fois
19:32le rassemblement national
19:33dans mon coin
19:34possiblement
19:34ça fait une différence
19:35dans mon CV
19:36j'ai dirigé une entreprise
19:38pendant plus de 20 ans
19:39au budget très serré
19:41et moi jamais
19:41j'ai créé de déficit
19:43contrairement au Mozart
19:44de la finance
19:44dans mon CV
19:46je sais parler anglais
19:47ça peut être utile
19:48par les temps qui courent
19:49donc j'irai présenter
19:50j'irai présenter
19:52ma candidature
19:53devant les français
19:54sur les places d'église
19:55de mairie
19:56mais ça veut dire
19:57qu'avec un projet
19:58si singulier
19:58visiblement une ambition
19:59et un CV qui se défend
20:00est-ce que ça veut dire
20:01que même s'il n'y a pas
20:02de primaire
20:02vous acceptez d'aller
20:03jusqu'au bout du chemin
20:03en disant
20:04moi c'est singulier
20:05j'y vais
20:05j'irai
20:06je souhaite
20:07une primaire
20:08à la fois pour départager
20:10et pour que les gens
20:11aient leur mot à dire
20:12qu'il y ait des millions
20:13de français
20:13qui se reconnaissent
20:14dans la démarche
20:15mais qu'ils soient clairs
20:15j'irai
20:16je serai pour mon premier
20:17entretien d'embauche
20:18le samedi 25 avril
20:20à Lyon
20:21et voilà
20:21j'aurai devant moi
20:23un restaurateur
20:23j'aurai devant moi
20:25une téléconseillère
20:26j'aurai devant moi
20:27la France qui travaille
20:29parce que c'est celle-là
20:29que je défends
20:30moi je veux que
20:31les français vivent
20:32de leur travail
20:32qu'ils en vivent bien
20:33et pas qu'ils en survivent
20:34et qu'ils vivent bien
20:36leur travail
20:36que ça soit pour eux
20:37une source de fierté
20:38et non de souffrance
20:39Est-ce que précisément
20:40quand on a un tel projet
20:41on va jusqu'au bout
20:42est-ce que ça veut dire
20:43s'il n'y a pas de primaire
20:43avec le nombre de candidats
20:44vous assumez de dire
20:45ma candidature est singulière
20:46j'irai jusqu'au bout
20:47J'y vais
20:48J'avance
20:49J'y vais, j'avance
20:50J'y vais, j'avance
20:53J'y vais, j'avance
20:54J'y vais, j'avance
20:54et je fais le pari
20:57que dans notre pays
20:58une gauche
20:59qui parvient à parler aux gens
21:01parce que c'est
21:01une ligne de mes compétences
21:03ça fait 25 ans
21:03que j'échange avec les gens
21:04avec des gens
21:05qui sont d'accord avec moi
21:06avec des gens
21:06qui sont en désaccord avec moi
21:08mais j'arrive à discuter
21:09avec à peu près
21:09tous les français
21:10une gauche qui allie
21:12je dirais
21:13combativité
21:13et humanité
21:15je pense qu'elle a
21:15une grande place
21:17possible dans le cœur
21:18des gens
21:18et dans son pays
21:19et pour aujourd'hui
21:20et pour l'avenir
21:21Et pour terminer
21:21sur cette mécanique
21:22en tout cas
21:23qui dit primaire
21:24dit à un moment
21:24se rassembler
21:25derrière le gagnant
21:25est-ce que vous assumez
21:27avec cette volonté
21:28que vous avez pour la France
21:28de vous dire
21:29peu importe le gagnant
21:31j'irai derrière lui
21:32que ce soit François Hollande
21:33ou Jean-Luc Mélenchon
21:33je suis loyal
21:34je suis loyal
21:35toutes les personnes
21:37de gauche
21:37qui se présenteront
21:38à cette primaire
21:38et quel que soit
21:39le vainqueur
21:40mais ce sera moi
21:41et bien
21:41je me rangerai
21:44loyalement
21:44derrière
21:45vous respecterez
21:46les règles de la primaire
21:47je suis une personne
21:48loyale
21:49voilà
21:49y compris
21:50Jean-Luc Mélenchon
21:50par exemple
21:52je serai loyal
21:53maintenant le souci
21:54qu'on a
21:55vous le savez
21:55c'est qu'un certain
21:56nombre de personnes
21:57Jean-Luc Mélenchon
21:57Raphaël Glucksmann
21:58et des choses
22:00diverses et variées
22:01ne souhaitent pas
22:02qu'il y ait
22:03une manière
22:04de trancher
22:05qui sera le représentant
22:06de la gauche
22:06à l'élection présidentielle
22:08sans doute
22:09parce qu'on a
22:10aujourd'hui
22:10des petits marquis
22:11de la politique
22:12des apparatchiks
22:12et qui veulent passer
22:13par dessus la voie
22:14tout ça
22:15ça fait partie
22:16des petits marquis
22:16des petits apparatchiks
22:17de la politique
22:18maintenant il faut quand même
22:19qu'on laisse
22:21les gens décider
22:22de qui a des chances
22:24de battre
22:25de rouvrir un espace
22:27entre l'extrême argent
22:28et l'extrême droite
22:28et en vérité
22:29ce qu'on voit
22:30aujourd'hui
22:30c'est la fusion
22:31de l'extrême argent
22:32et de l'extrême droite
22:330826 300 300
22:35au standard
22:35on accueille Xavier
22:36bonjour Xavier
22:38bonjour Maxime
22:39bonjour François Ruffin
22:40merci beaucoup
22:41d'être avec nous ce matin
22:41ça concerne le coeur
22:43de votre
22:44en tout cas
22:45de votre ambition
22:46mon cher François Ruffin
22:47parce que c'est une question
22:48mon cher Xavier
22:48concernant la réindustrialisation
22:50de la France
22:50c'est ça ?
22:51exactement
22:52on vous découle Xavier
22:53sur la réindustrialisation
22:54de la France
22:55qui est une nécessité
22:55ça a été dit
22:58la question
22:58c'est de savoir
22:59est-ce que pour
23:00réindustrialiser la France
23:01finalement on va pas
23:01devoir s'affranchir
23:02en partie
23:03des règles européennes
23:05de faire du protectionnisme
23:07comme c'est demandé
23:08depuis longtemps
23:09par beaucoup de français
23:10est-ce que aussi
23:11on a pas besoin
23:13de diminuer
23:14le niveau
23:15des cotisations sociales
23:17je m'explique
23:18on pourrait par exemple
23:19diviser par deux
23:20le niveau des cotisations sociales
23:21pour être plus compétitif
23:22à l'export
23:23et remplacer
23:25le financement
23:25le manque à gagner
23:26pour la sécurité sociale
23:27par une taxation
23:29du capital
23:30des rentes
23:31des super profits
23:32donc voilà un peu
23:34la ligne de conduite
23:35que
23:36donc comment
23:36industrialiser la France
23:38mon cher Xavier
23:38et est-ce que pour
23:39pour se faire
23:40est-ce qu'il n'est pas nécessaire
23:41de si ce n'est
23:42en tout cas totalement sortir
23:43de s'affranchir
23:44de quelques règles européennes
23:46François Ruffin
23:46vous répond
23:47d'abord
23:47on a des dirigeants
23:49politiques et économiques
23:50qui pendant 40 ans
23:51on dit que
23:52l'industrie
23:53s'est dépassée
23:54que ça puait
23:55que ça polluait
23:56qu'il fallait s'en débarrasser
23:57on en revient
23:58heureusement
23:59aujourd'hui
23:59on estime que c'est
24:00une question
24:01de souveraineté
24:02et donc ça change
24:03dans les discours
24:03mais ça ne change pas
24:04dans les actes
24:05puisque pour la première fois
24:06la part de l'industrie
24:07dans le PIB de la France
24:08est passée sous la barre
24:09des 10%
24:10et qu'on est aujourd'hui
24:11à l'égal de la Grèce
24:13c'est une tragédie
24:14que faire pour l'industrie
24:16et si je ne l'improvise pas
24:17d'aujourd'hui
24:18moi ça fait 20 ans
24:19que je me bats là-dessus
24:20et que je le répète
24:22la première chose
24:23Xavier l'a dit
24:24il faut des protections
24:26il faut des taxes
24:26aux frontières
24:27il faut des barrières douanières
24:28il faut des comptes
24:29d'importation
24:29non pas à 20, 30, 40, 50%
24:32sur tous les produits
24:33mais en ciblant
24:34en ciblant
24:35100 produits stratégiques
24:36sur lesquels on veut
24:37reprendre notre autonomie
24:38pour moi ce sont
24:39les médicaments
24:40ce sont les aliments
24:41c'est l'acier évidemment
24:42c'est l'armement
24:43tous les secteurs
24:44on est bouffé
24:44objectivement par la Chine
24:45et les Etats-Unis
24:46au niveau européen
24:47voilà
24:47et là-dessus
24:48si on ne met pas de protection
24:49il n'y aura pas de renaissance
24:50de l'industrie dans notre pays
24:51ce qu'on peut faire
24:52au niveau français
24:53d'abord on peut se battre
24:55au niveau européen
24:55jamais je n'ai vu
24:56une France
24:57qui s'est battue à Bruxelles
24:58jamais
24:59ça n'est pas arrivé
25:00et là encore
25:02on vient de signer
25:03un traité
25:04enfin
25:04madame von der Leyen
25:05avec l'Inde
25:061,5 milliard d'habitants
25:09c'est-à-dire 1,2 milliard
25:11sans doute de travailleurs
25:12et le gouvernement français
25:13l'a laissé passer
25:14donc on se bagarre
25:15maintenant
25:15pour des protections
25:16deuxième chose
25:17on met en place ici
25:18le By French Act
25:20c'est-à-dire que
25:20les collectivités locales
25:22les hôpitaux
25:22les pompiers
25:23doivent pouvoir
25:24acheter des masques français
25:29alors que 99,3%
25:31des masques
25:32sont d'importation chinoise
25:33ensuite
25:33très rapidement
25:34mais on doit
25:35s'appuyer sur les PME
25:36et non pas sur les grands groupes
25:37pour avoir
25:38un retour de l'industrie
25:40dans notre pays
25:40quand on donne
25:411 million d'euros
25:41à une PME
25:42elle crée en moyenne
25:4313 emplois
25:44on donne 1 million d'euros
25:45à un grand groupe
25:45c'est 0,6 emplois
25:46on est dans un rapport
25:47de 1 à 20
25:48donc je dis oui
25:49à des aides publiques
25:50mais je dis oui
25:50à des aides publiques
25:51ciblées
25:52et non pas arrosées
25:53ciblées sur l'industrie
25:54et surtout qu'on est en capacité
25:55de suivre
25:55ciblées sur les PME
25:56et troisième point
25:58il y a la question
25:58de l'énergie
26:00il faut une énergie
26:01qui soit stable
26:02pas chère
26:03et nous avons
26:04en France
26:05la chance
26:05d'avoir de l'électricité
26:06avec une énergie nucléaire
26:08donc on s'appuie
26:10sur le nucléaire
26:10pour s'assurer
26:11qu'elle soit stable
26:12et on s'assure
26:13que le prix
26:14pris à la fois
26:14pour les gens
26:15mais pour les commerçants
26:16pour les artisans
26:16et surtout
26:17pour les industriels
26:18le prix de cette énergie
26:20soit stable
26:21lissé dans la durée
26:22et pas fixé
26:23par des marchés
26:24qui font du yo-yo
26:25et qui introduisent
26:26de l'instabilité
26:27mon cher Xavier
26:27vous avez eu la réponse
26:28de François Ruffin
26:29merci beaucoup
26:29de nous avoir passé
26:30un coup de fil
26:30au 0 826 300 300
26:32les appels en nombreux
26:33dans un instant
26:33on sera notamment
26:34avec Charline
26:34qui visiblement
26:35son métier lui tient à coeur
26:36et elle souhaite
26:37pouvoir en vivre
26:38comme il faut
26:38quand il faut
26:40elle a une petite question
26:41sur ce sujet à vous poser
26:41François Ruffin
26:42vous restez avec nous
26:43jusqu'à 9h
26:43et les auditeurs
26:44continuent à nous appeler
26:45à tout de suite
26:46Le Grand Matin Sud Radio
26:487h-10h
26:50Maxime Liedot
26:530 826 300 300
26:54c'est François Ruffin
26:55qui est notre invité politique
26:56ce matin
26:56et vous dialoguez
26:57et vous interagissez
26:58avec lui
26:58au 0 826 300 300
27:00député de la Somme
27:01président de Debout
27:02et candidat
27:03à l'élection présidentielle
27:04on a quitté Xavier
27:05qui s'interrogeait
27:05sur la réindustrialisation
27:07je vous propose
27:07mon cher François Ruffin
27:08d'interroger
27:09Charline
27:09au 0 826 300 300
27:11bien sûr
27:12en tout cas
27:13de converser avec elle
27:14Charline bonjour
27:15bonjour
27:16bonjour
27:16monsieur Ruffin
27:17bonjour monsieur Liedot
27:18merci beaucoup
27:18d'être avec nous ce matin
27:19ma chère Charline
27:20vous vous êtes fleuriste
27:21et vous avez une question
27:22à poser à François Ruffin
27:23j'imagine
27:24liée au 1er mai
27:26oui je suis fleuriste
27:27et le fleuriste
27:28aujourd'hui
27:28il vit sur des pics
27:29d'activité
27:30vous parlez
27:31de crise nationale
27:32mais aujourd'hui
27:32c'est les fleuristes
27:33qui sont dans la crise
27:34et leurs employés
27:35la crise
27:36et la tradition
27:37enfin la tradition
27:38c'est le 1er mai
27:39et la vente du muguet
27:40ça se fait chez le fleuriste
27:41parce que le fleuriste
27:43je vous rappelle
27:43est collecteur de TVA
27:45la fleur de muguet
27:46est une fleur 100%
27:47produite en France
27:48j'aimerais savoir
27:49ce que vous allez dire
27:50à nos producteurs de muguet
27:52et à nos fleuristes
27:52aujourd'hui
27:54parce que si vous leur
27:55interdisez la vente
27:55aujourd'hui
27:56vous privez
27:57leurs employés
27:58de primes
27:59et de plein de choses
28:01en fait
28:01parce que nous
28:02travaillons sur des pics
28:03d'activité
28:03on a la fête des mers
28:05on a le 1er mai
28:05on a tout un tas de choses
28:06et si on ne travaille pas
28:08plus ces jours-là
28:09et bien c'est une difficulté
28:11pour un métier complet
28:12en fait
28:13et c'est aussi
28:14une grande difficulté
28:15pour nos producteurs
28:15aujourd'hui
28:16les producteurs
28:17ont eu moins de commandes
28:18que les dernières
28:19de vivre dignement
28:20si vous n'êtes pas en capacité
28:21de travailler le 1er mai
28:22et en effet
28:22sur la récolte de la TVA
28:24vous faites allusion aussi
28:24aux nombreux vendeurs
28:25factuellement à la Sauvette
28:26qui eux ne sont pas déclarés
28:28ne touchent pas la TVA
28:29etc.
28:30François Ruffin
28:31qu'est-ce que vous répondez
28:32à notre fleuriste
28:33Charline ?
28:33D'abord Charline
28:34je la remercie pour son travail
28:35je la remercie
28:36de mettre des couleurs
28:37et de la beauté
28:39dans nos vies
28:39et dire que quand même
28:41sur l'essentiel
28:42des fêtes de l'année
28:44sur évidemment
28:44la fête des mers
28:45qui est un dimanche
28:46sur la fête des morts
28:48sur tous ces jours-là
28:49il y a la liberté totale
28:52pour Charline
28:53et pour ses employés
28:55de travailler ces jours-là
28:56et ça fait déjà exception
28:58au code du travail
28:59de ce point de vue-là
29:01maintenant
29:02ce que je proposerais
29:03à Charline moi
29:04c'est qu'il y ait
29:06une hausse du pouvoir d'achat
29:08pour les français
29:08et que du coup
29:10de ce fête-là
29:10ce petit plus
29:12on sait que le resto
29:13c'est le petit plus
29:14le cinéma
29:15c'est le petit plus
29:16les vacances
29:17c'est le grand plus
29:18mais les fleurs
29:19c'est de pouvoir
29:20en apporter
29:21à sa maman
29:22ou à sa famille
29:23ou à son amoureuse
29:24c'est un plus
29:26et bien il faut que
29:27les français
29:28ils aient ce plus-là
29:29ça passe par quoi pour moi
29:30ça passe par une diminution
29:31de la part
29:33du budget des ménages
29:34consacré au logement
29:35en vérité
29:35le grand point
29:36sur le pouvoir d'achat
29:37aujourd'hui
29:38c'est le logement
29:39et ça passe par
29:39l'indexation des salaires
29:41sur l'inflation
29:41dont je parlais
29:42qui fait qu'on n'a pas
29:43que son budget
29:43qui est rogné
29:44et qu'on peut
29:44se payer un resto
29:45se payer un goût
29:46fameux petit plus
29:47et donc pour que
29:48Charline ait beaucoup
29:48plus de clients
29:49et qu'elle ne dépend
29:50pas du 1er mai
29:50du petit plus
29:50Charline est autorisée
29:51me semble-t-il
29:52à travailler
29:52elle le 1er mai
29:53et à faire travailler
29:55éventuellement sa famille
29:57si elle le souhaite
29:58si elle le souhaite
29:59merci beaucoup
29:59j'entends
30:01sa demande
30:02je dis attention
30:03parce qu'en fait
30:04une fois que le pied
30:04est dans la porte
30:05on sait que
30:06ça s'ouvre
30:07et que ça s'ouvre
30:08de manière générale
30:09merci beaucoup Charline
30:10de nous avoir passé
30:10un coup de fil
30:11au 0826 300 300
30:13on accueille désormais
30:14Agnès
30:14bonjour Agnès
30:16bonjour François Ruffin
30:17bonjour à toute l'équipe
30:18merci beaucoup
30:19d'être avec nous Agnès
30:20votre question
30:20pour François Ruffin
30:21alors ma question
30:22je suis formatrice indépendante
30:24et récemment
30:24j'ai vécu une situation
30:25humiliante
30:25j'ai dû dire non
30:26à un client
30:27parce que mon réservoir
30:28était vide
30:28et que je n'avais pas
30:29la trésorerie
30:30pour faire le plein
30:31moi je voudrais savoir
30:32ma question est la suivante
30:34on nous parle
30:34de valeur de travail
30:35mais quand travailler
30:36devient un luxe
30:37qu'on ne peut plus
30:37se payer
30:38qu'est-ce qu'on fait
30:40qu'est-ce qu'on fait
30:40François Ruffin
30:41pour Agnès
30:41qui est formatrice
30:42et qui a connu
30:43une situation humiliante
30:43se priver donc
30:44d'un peu de trésorerie
30:45tout simplement
30:45parce qu'elle n'avait pas
30:46les fonds suffisants
30:46pour payer son plein
30:47qu'est-ce qu'on fait
30:48pour Agnès
30:48tout de suite ?
30:50je dis
30:51j'ai proposé
30:53en tout cas sur l'essence
30:54normalement il devrait y avoir
30:55une régulation
30:56des prix et des marges
30:56et s'assurer
30:57qu'on lisse
30:58autant que possible
31:01le prix
31:01pour
31:02et en particulier
31:03pour les personnes
31:04dont l'utilité
31:06de la voiture
31:06c'est aller au boulot
31:07est-ce qu'il faut
31:08quand on entend
31:08Agnès François Ruffin
31:09est-ce que vous demandez
31:10par exemple à Sébastien Lecornu
31:11qui visiblement
31:12est aussi prudent
31:13sur les annonces
31:13de dire
31:14regardez tous les métiers
31:15qui sont dépendants
31:15du plein d'essence
31:16Agnès visiblement
31:17ne peut même plus
31:18se déplacer
31:18ce que vous leur dites
31:19il faut aussi aider
31:20toutes ces professions-là
31:21il faut les aider
31:22maintenant je ne suis pas
31:22pour les aider par des chèques
31:23M. Lecornu
31:24il n'a pas un petit chèque
31:26à la fin du mois
31:26qui fait un complément
31:27vous n'avez pas
31:28un petit chèque
31:29à la fin du mois
31:30qui fait un complément
31:31moi on me prend les chèques
31:32donc ce que je souhaite
31:35pour Agnès
31:35c'est pour les personnes
31:37auxiliaires de vie
31:38infirmières
31:39libérales
31:40qui ont des tas
31:41de kilomètres à faire
31:42c'est que
31:44le prix de l'essence
31:45soit moins cher
31:46parce que là-dessus
31:47l'Etat ne se fait pas du gras
31:49et les pétroliers
31:50ne se font pas du gras
31:52et donc
31:52qu'on lisse
31:53au maximum
31:55qu'on le stabilise
31:55et que si jamais
31:56on dit qu'il va y avoir
31:57une augmentation
31:58du prix de l'énergie
31:58dans la durée
31:59on l'organise
32:00plutôt que d'être pris
32:02ainsi par le marché
32:03et ça
32:03je le redis
32:04le gouvernement
32:05si je souhaitais
32:06intervenir
32:07et pas laisser faire
32:08mais c'est un changement
32:09de culture
32:09par rapport
32:09à ce qui s'est fait
32:10depuis 40 ans
32:11je vous disais
32:1283 sur l'indexation
32:13des salaires
32:13sur l'inflation
32:1486 sur la libération
32:16des prix
32:16en fait c'est revenir
32:17sur cette histoire-là
32:18et considérer
32:19que pour Agnès
32:20et pour les millions
32:21de personnes dans le pays
32:22mais aussi
32:23c'est les bénévoles
32:24qui ne vont pas aller
32:24faire le déplacement
32:25avec le club de foot
32:26samedi
32:26parce que ça va
32:27leur coûter un plein
32:28et ça va
32:29ils n'en peuvent plus
32:29donc si on veut ça
32:31il faut qu'on ait
32:33une force d'intervention
32:34qui vienne réguler
32:35un marché
32:36qui est aujourd'hui
32:36complètement dérégulé
32:37merci beaucoup Agnès
32:38de nous avoir interrogé
32:39au 0826 300 300
32:41et surtout d'avoir interrogé
32:42François Ruffin
32:43qui était avec nous
32:43une dernière question
32:44parce qu'il nous reste
32:44précisément une minute
32:45on a vu dans la diversité
32:47de nos auditeurs
32:47et des problématiques
32:48quoi qu'on en pense
32:49des gens qui habitaient
32:50dans le centre-ville
32:50d'autres qui n'habitaient pas
32:51en ville
32:52c'est la fameuse
32:52France des bourgs
32:54contre la France des tours
32:55est-ce que ça c'est toujours
32:55qui est
32:56c'est toujours en tout cas
32:57une opposition
32:57qui vous agace
32:59qui n'est pas crédible
32:59mais moi je pense
33:00que les deux vont ensemble
33:02la France des bourgs
33:03et la France des tours
33:03vous savez
33:04il y a même eu un sondage
33:06qui montrait
33:07quelles étaient
33:08les priorités
33:08des français
33:09dans les quartiers populaires
33:10et hors quartier populaire
33:12et les six premiers thèmes
33:13pouvoir d'achat
33:14logement
33:15donc il faut les rassembler
33:16et pas les opposer
33:16et oui évidemment
33:17et de toute façon
33:18nous sommes un peuple
33:19nous sommes la France
33:20et on sait
33:21que face aux défis
33:23que j'ai énoncés
33:23le défi démographique
33:25le défi productif
33:26le défi climatique
33:27si on ne se rétrousse pas
33:28tous les manches
33:28pour avancer dans le même sens
33:30on ne va pas s'en sortir
33:31vous savez c'est
33:31la phrase d'Antoine
33:33de Saint-Exupéry
33:34puisqu'on évoquait
33:35l'amour ce matin
33:36c'est mais ce n'est pas
33:37se regarder l'un l'autre
33:38c'est mais ce n'est pas
33:39se regarder l'un l'autre
33:40c'est regarder ensemble
33:40dans la même direction
33:41et en fait la difficulté
33:43ce qui est vrai pour un couple
33:44s'il n'a pas un projet commun
33:45ne regardez pas comme ça
33:46d'avoir un pavillon
33:49de partir en vacances ensemble
33:51d'avoir un enfant
33:52et bien il va se bouffer le nez
33:53c'est vrai aussi pour un pays
33:54c'est vrai aussi pour une nation
33:55et c'est dangereux
33:56d'essayer de le fracturer comme ça
33:57et oui
33:57mais le problème
33:58c'est que depuis 40 ans
33:59il n'y a pas de direction commune
34:01il n'y a pas de direction commune
34:02et que le marché
34:03la compétitivité
34:04la productivité
34:05tout ça
34:06ce n'est pas du commun
34:07ce n'est pas un défi
34:08qu'on a relevé ensemble
34:09et je suis convaincu
34:11que chez tous les français
34:12qu'ils soient entrepreneurs
34:13qu'ils soient salariés
34:14il y a ce désir
34:15de se retrousser les manches
34:16pour sortir notre pays de l'ornière
34:18Merci beaucoup François Ruffian
34:19d'avoir été ce matin
34:20au micro de Sud Radio
34:21député de la Somme
34:22président de Debout
34:22et candidat à l'élection présidentielle
34:24qui va filer en métro
34:25à l'Assemblée nationale
34:26parce qu'il y a une prise de parole importante
34:27et ce qui va animer aujourd'hui
34:29nos députés
34:29à savoir le 1er mai
34:30ça tombe bien
34:31c'est notre débat avec vous
34:31amis auditeurs
34:320826 300 300
34:34quand on voit le 1er mai
34:35cette volonté en tout cas
34:36de faire travailler
34:37toutes les professions
34:38est-ce que la France
34:38est prête à ça
34:39est-ce que la France
34:40n'a pas un problème
34:40avec le travail
34:41ou l'envie de travailler
34:42ça tombe bien
34:42vous avez la parole
34:440826 300 300
34:44à tout de suite
34:45la France a envie de travailler
34:45mais de bien travailler
34:46dans de bonnes conditions
34:48et François Ruffian
34:48ne pourra pas dialoguer avec vous
34:50figurez-vous
34:50qu'il a effusé son temps de parole
34:51à tout de suite
34:52à tout de suite
34:52à tout de suite
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