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  • il y a 5 minutes
Avec Sandrine Rousseau, députée écologiste de Paris

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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-06-30##

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News
Transcription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili.
00:06Il est 8h16, soyez les bienvenus, c'est le moment du grand rendez-vous politique.
00:10Sandrine Rousseau, députée écologiste de Paris et l'invité de Jean-François Aquili.
00:14Sandrine Rousseau, Jean-François Aquili, c'est à vous.
00:16Bonjour Sandrine Rousseau.
00:17Bonjour.
00:17Et bienvenue. Faut-il saluer la gestion de la canicule par le gouvernement ?
00:23Oh, vous riez.
00:24C'est dingue.
00:27Je pense que, question plus incongrue, je ne m'y attendais pas, non, vraiment pas la saluer.
00:31La seule annonce qui a été faite, c'est quand même de continuer les soldes.
00:34C'est-à-dire qu'il y a eu zéro annonce, il y a eu zéro gestion.
00:36Je pense qu'il n'y aurait pas eu de gouvernement, que la situation n'aurait pas été pire en
00:40réalité.
00:41Je vous cite quand même ce qu'il dit Sébastien Lecornu.
00:43Allez-y.
00:44Bon, allez, l'ensemble de la chaîne, dit-il, a tenu, je vous la fais courte, donc plutôt satisfait.
00:50C'était la réunion de crise sur la canicule.
00:52Oui, c'est scandaleux, c'est scandaleux.
00:53Donc vous ne dites pas bravo ce matin.
00:54C'est scandaleux.
00:56On ne connaît pas encore les taux de mortalité, mais il s'annonce historique.
00:59C'est scandaleux, il y a des gens qui sont morts.
01:01Et moi, je pense, et je vais le proposer à mon groupe tout à l'heure,
01:04que nous devrions déposer une motion de censure.
01:06Parce que ce n'est pas possible de gérer aussi mal une crise.
01:09Une motion de censure, là ?
01:10Une motion de censure du gouvernement.
01:12Parce que là, il y a eu probablement 10 000 morts, peut-être.
01:16On va voir les chiffres qui vont sortir, je n'en sais rien.
01:19Mais le nombre de morts, en tous les cas, se compte parmi les.
01:21Le premier bilan qui fait effet de 1 000 morts, vous le pensez sous-évalué pour l'instant ?
01:26Je pense qu'il y a des morts immédiates et puis il y a des morts décalées.
01:30C'est-à-dire qu'il y a des morts dans les 2 ou 3 jours qui suivent le pic
01:32de canicule.
01:34Et là, on a vraiment un gouvernement qui est aux abonnés absents.
01:38D'ailleurs, même la ministre de l'écologie n'était nulle part.
01:40Elle était nulle part pendant la crise de la canicule.
01:43La seule réponse, ça a été d'acheter quelques climatiseurs.
01:46Parce que là, les premiers climatiseurs arrivent dans les hôpitaux à partir de ce week-end.
01:50Oui, après la canicule, c'est super.
01:50Mais vraiment, on se rend compte, on avait la prévision du pic de canicule.
01:56Qu'est-ce qui a été fait ? Qu'est-ce qui a été anticipé ?
01:58Qu'est-ce qui a été fait pour protéger les personnes les plus vulnérables ?
02:02Parce que j'ai entendu aussi que Sébastien Lecornu disait que la mortalité essentielle
02:06s'était faite pour les personnes les plus isolées.
02:09Mais qu'est-ce qu'on a fait pour aller chercher...
02:12À domicile, essentiellement, plus que dans les EHPAD, dit-il.
02:15En même temps, ils sont en train de faire s'effondrer tout le réseau associatif.
02:19Donc évidemment qu'il y a de plus en plus de personnes isolées.
02:21Donc évidemment qu'il y a de plus en plus de vulnérabilités.
02:24Et en fait, les climatologues préviennent de la catastrophe depuis maintenant des dizaines d'années.
02:30Et là, on est dans un pic caniculaire.
02:32Sébastien Lecornu est le Premier ministre qui nous envoie le plus vers une économie et une société de guerre.
02:37Il vote des budgets de 36 milliards supplémentaires pour l'armée.
02:42Il prépare les hôpitaux, etc. à une situation de guerre.
02:46Il y a 10 jours de canicule et on n'est pas en capacité de gérer.
02:49Mais c'est vraiment de l'incompétence.
02:50Qu'est-ce qu'il fallait prendre comme décision ?
02:52Je me permets d'insister parce que je pense que là,
02:55un gouvernement qui gère aussi mal quelque chose qui est prévu
02:58et qui génère autant de morts,
03:01alors il ne mérite pas de rester au gouvernement.
03:03Donc là, vous allez retourner à l'Assemblée nationale, où il fait chaud d'ailleurs, également.
03:07Oui, mais il fait moins chaud que bien ailleurs.
03:10Bon, bon. Et vous allez proposer une motion de censure, un dépôt de motion de censure.
03:14Oui, je vais le proposer à mon groupe.
03:15Après, on verra si mon groupe souhaite la porter ou pas.
03:19Mais moi, je pense que là, ça permettrait de poser le rapport de force
03:23vis-à-vis d'un gouvernement qui n'a aucune espèce d'annonce.
03:26parce qu'on a déjà eu un pic de canicule en mai.
03:28C'est-à-dire que ce n'est pas le premier, en plus, dans l'année.
03:31Et pour autant, les gens, dans ma circonscription, ont souffert,
03:35mais dans toute la France, ils souffrent le martyr.
03:38Mais quelle décision fallait-il ?
03:40Enfin, il faut comprendre ce qui s'est passé, là.
03:41Après le mois de mai, quelle décision vous auriez prise, vous,
03:44si vous aviez été en possibilité de le faire ?
03:47Mais on a des plans grands froids.
03:49Il faudrait que nous ayons des plans grands chauds
03:52où il aurait fallu recenser les espaces frais,
03:57avoir une cartographie des vulnérabilités,
04:01développer et débloquer un plan d'urgence
04:04de mise en place de volets, par exemple,
04:06mais aussi de brasseurs d'air dans les hôpitaux,
04:09et qu'on fasse, en très peu de temps,
04:12une espèce de rattrapage d'années d'inaction.
04:16Et là, on n'a rien eu.
04:17Aujourd'hui, si vous habitez dans une bouilloire thermique
04:20avec votre famille,
04:21moi, vraiment, j'ai des immeubles sur ma circonscription
04:23de 36 étages, il n'y a pas un volet face à Sud,
04:27il n'y a pas un volet, il y a des familles entières
04:29qui sont dedans, il y a des personnes malades,
04:31il y a des personnes âgées.
04:32Ces personnes ont souffert, mais vitalement,
04:35j'ai envie de dire.
04:36Et tout ça, on a un Sébastien Lecornu
04:39qui dit, je dirais que tout va bien,
04:42que tout a tenu.
04:43Mais qu'est-ce qui a tenu ?
04:45Rien n'a tenu.
04:46On a eu des coupures d'électricité massives,
04:48on a eu des hôpitaux qui n'ont pas été en capacité
04:50de gérer les afflux,
04:51on a eu des immeubles dans lesquels
04:54il y a eu des personnes mortes,
04:55il y a des maisons isolées en ruralité
04:57qui ont vu leurs propriétaires mourir
04:59dans l'indifférence générale.
05:00Qu'est-ce qui a tenu ?
05:01Rien n'a tenu.
05:03Rien n'a tenu.
05:03Vous évoquez l'absence de Monique Barbu,
05:06la ministre de la Transition.
05:09Quand elle fustige, vous savez,
05:11le fait que certains réclament la clim partout,
05:13elle dit, elle a cette citation,
05:14elle dit qu'il faut forcément, bien évidemment,
05:17qu'il y ait de la clim pour que les gens ne suffoquent pas,
05:19mais ce n'est pas l'adaptation au changement climatique.
05:22Vous validez cette réponse qu'elle fait là,
05:25aux débotés ?
05:25Mais si on met de la clim partout
05:27et si notre seule réponse à la canicule
05:29est de la clim partout,
05:30alors nous aggravons la situation.
05:32Oui, évidemment qu'il faut qu'il en ait,
05:33il ne faut pas que les gens meurent,
05:34c'est évident.
05:35Dans les hôpitaux, il faut qu'il y en ait.
05:36Dans les EHPAD, il faut qu'il y en ait.
05:37Dans les crèches aussi, dans les écoles.
05:41Mais encore une fois,
05:41à condition qu'on ait vu tout le reste avant,
05:43c'est-à-dire dans les écoles par exemple,
05:45il faut avoir toute une politique
05:49de plantation d'arbres,
05:51de végétalisation, d'isolation.
05:53Sortir du minéral.
05:55Sortir du tout minéral,
05:56sortir du tout béton
05:57et penser la résilience et la résistance
06:00de nos espaces de vie.
06:01Et une ville comme Singapour,
06:04par exemple, avait tout climatisé
06:05et puis ils sont revenus
06:05sur de la toute climatisation
06:07pour faire de la toute végétalisation
06:08parce que c'était plus efficace.
06:10Et donc, moi je voudrais
06:12qu'on pense le rafraîchissement
06:14mais pas uniquement la climatisation.
06:16C'est-à-dire comment on fait pour rafraîchir ?
06:18Et oui, il faut des solutions majeures,
06:20il faut un plan vraiment d'urgence,
06:21de rafraîchissement,
06:22mais ça ne passe pas nécessairement
06:26et uniquement par la climatisation.
06:28Et si on ne fait que de la climatisation,
06:31alors on va empirer le problème.
06:33Une ville comme Paris
06:34est un des îlots de chaleur
06:35les plus intenses au monde.
06:37C'est une des villes
06:37les moins résistantes
06:39aux pics de chaleur.
06:41Si on fait de la climatisation,
06:42ça va exploser.
06:43Il n'y aura plus rien
06:45qui sera vivable dans Paris.
06:46Donc en fait,
06:47il va falloir nous penser
06:48d'autres solutions
06:49que juste la climatisation
06:50qui est une réponse technosolutionniste
06:55à un problème
06:56qui est un problème
06:56de mode de vie
06:57et de consommation
06:58et de production.
06:59Vous rejoignez l'esprit
06:59de cette pétition
07:01qui est partie sur change.org.
07:03Pas de volet,
07:04pas de loyer.
07:05Vous êtes d'accord avec ça ?
07:07C'est un collectif de militants
07:09et d'associations
07:09qui proposent
07:10de suspendre le loyer
07:12quand il n'y a pas
07:13ce qui est fait pour...
07:14Il faut une révolte citoyenne
07:18contre l'inaction
07:19parce qu'on ne va pas
07:20se laisser mourir
07:21par l'inaction
07:22et l'incompétence
07:23des gouvernements
07:25qui se succèdent
07:25et sont incapables
07:26de prendre en compte
07:27la question climatique.
07:28Ce n'est pas possible.
07:30Et encore une fois,
07:31toutes les données le disent.
07:32Le GIEC montre
07:34que le réchauffement climatique
07:35c'est certes un réchauffement
07:36de température moyenne
07:39mais c'est aussi
07:40des pics extrêmes
07:42dans des proportions
07:43que nous n'avons encore
07:44jamais connues.
07:45Et donc,
07:45des pics de chaleur,
07:47des pics de froid
07:47et il faut qu'on s'adapte
07:49à tout cela.
07:49C'est-à-dire qu'il faut
07:50qu'on anticipe.
07:51Ce n'est pas quand on est
07:52au milieu de la canicule
07:53qu'on a les meilleures solutions.
07:55Donc, l'anticipation
07:56ça nécessite.
07:57Franchement,
07:57dernière question là-dessus
07:58pour la prochaine
07:59climatisation.
08:00La prochaine canicule,
08:01pardonnez-moi,
08:02qui est envisagée
08:03par Météo France
08:04une possibilité
08:04que ce soit à partir
08:05de lundi prochain.
08:06Nous ne sommes pas prêts
08:07de fait.
08:08Qu'est-ce qui a changé
08:09depuis la dernière ?
08:11Donc, ce sera un nouveau
08:12choc à vos yeux.
08:13Mais oui, absolument.
08:15Et c'est dramatique
08:15parce que là,
08:16je ne suis pas sûre
08:17que les corps affaiblis
08:20soient en capacité
08:20de supporter
08:21un nouveau pic de chaleur
08:22comme on l'a connu
08:23la semaine dernière.
08:24Et c'est extrêmement inquiétant.
08:25Mais c'est vraiment
08:26extrêmement inquiétant.
08:27Donc, laissez-nous faire.
08:28Sandrine Rousseau,
08:29votre réaction ce matin
08:30c'est un tout autre sujet.
08:31Pas que.
08:32Le dénouement
08:32pour l'A69,
08:34le Conseil d'État
08:35qui valide
08:36l'autorisation environnementale
08:37de cette autoroute
08:38entre Toulouse et Castres
08:39qui est contestée
08:40par les écologistes.
08:41C'est un feu vert définitif
08:43grosso modo.
08:44Sauf si cela aboutit
08:45au niveau européen
08:46éventuellement.
08:47Et ça dit tout.
08:48Ça dit tout.
08:49On est en sortie
08:50de pic de canicule.
08:51On va vers un autre pic de canicule.
08:53Le réchauffement climatique
08:54est hors de contrôle.
08:56Et qu'est-ce qu'on fait ?
08:57On valide des autoroutes.
08:59Super.
08:59J'ai envie de vous dire
09:00le monde va très bien.
09:02Validons des autoroutes,
09:03mettons des clims
09:04et puis accélérons
09:05l'effondrement de ce monde.
09:07Je veux dire,
09:07tant qu'on y est,
09:08autant y aller franchement.
09:09Pour vous,
09:10elle ne sert à rien ?
09:11Mais elle ne sert à rien.
09:11Il y a déjà une départementale
09:13qui existe
09:13qui est absolument parallèle
09:15au tracé de cette autoroute.
09:17Donc, il n'y a absolument
09:18pas besoin de route.
09:20On est dans quelque chose
09:21qui fait plaisir
09:23à un industriel
09:24alors que sur le tracé
09:26de cette autoroute,
09:27il y a des milieux naturels protégés,
09:29il y a des terres agricoles,
09:30il y a des arbres,
09:31il y a tout ce qui nous permet
09:33de vivre
09:34et de penser notre avenir.
09:36Et là,
09:36on est en train
09:37de tout bétonner.
09:38Une fois que vous avez bétonné,
09:40une fois que vous avez construit
09:41une autoroute
09:41sur des milieux naturels,
09:42c'est irratrapable.
09:44Et là,
09:44qu'est-ce qu'on fait ?
09:45On accélère
09:47la destruction
09:47de ce qui est absolument
09:49indispensable à notre vie.
09:50Mais on est dans un monde,
09:51enfin vraiment,
09:52je ne sais plus comment le dire,
09:53mais on est dans un monde
09:54qui marche sur la tête.
09:56Sandrine Drousseau,
09:56je vous sens en colère.
09:57Mais ce n'est pas très en colère,
09:57c'est que
09:58à quel moment on réagit ?
10:00Comment on sort de la casserole
10:02qui est en train
10:04de bouillir
10:04et de nous tuer ?
10:06Quand est-ce qu'on le fait ?
10:07Et quel est le moment
10:09où on réagit ?
10:10Là, la 69,
10:11c'est typique.
10:12C'est-à-dire,
10:12pourquoi
10:14tout le monde politique,
10:15tout le monde économique
10:16est en incapacité
10:18de réagir
10:18sur un projet
10:20aussi inutile
10:21et aussi absurde
10:22que la 69 ?
10:23C'est un des trucs
10:24les plus faciles à arrêter.
10:25Pourquoi on ne le fait pas ?
10:26Pourquoi on n'y arrive pas ?
10:27Là, c'est quasiment au bout.
10:28Il faut aller au bout,
10:28pour le coup.
10:29Mais non.
10:30Non ?
10:30Il faut arrêter.
10:31Le moindre mètre carré
10:33de terre sauvée
10:34est un mètre carré
10:34de terre sauvée.
10:36Sandrine Drousseau,
10:37un mot sur la fin de vie.
10:38S'il y a ce vote
10:39aujourd'hui,
10:40dans l'hémicycle,
10:41l'adoption définitive
10:42fixée au 15 juillet.
10:43Vous êtes une partisane
10:44de la loi.
10:45Là, pour le coup,
10:46vous avez l'impression
10:47que ça va au bout ?
10:49Oui.
10:49Alors, je dois dire
10:50que la loi a encore
10:52été un peu affaiblie.
10:55Le droit,
10:55c'est un peu amoindri
10:57par rapport à la précédente lecture.
10:59Donc là,
10:59on est dans une loi
11:01qui n'autorisera
11:02que des cas vraiment
11:03très restrictifs
11:05d'aide à mourir.
11:06Moi, je suis pour cette loi
11:07parce que je pense
11:08qu'elle est attendue
11:09par nombre de personnes
11:11qui souffrent
11:13énormément
11:13en fin de vie
11:14et qui souhaitent
11:16pouvoir disposer
11:17de leur corps
11:18dans les derniers instants.
11:19Maintenant,
11:20on va voir
11:21ce que donne le vote
11:22tout à l'heure,
11:22mais je ne vois pas
11:23comment cette loi
11:25est repoussée
11:25alors même qu'il y a
11:27encore moins d'accès
11:28à l'aide à mourir
11:29que dans la précédente lecture.
11:31Mais oui,
11:31ce sera une loi importante
11:32et je pense aux malades
11:34de Charcot,
11:34je pense aux gens
11:35qui ont le cancer,
11:37je pense à toutes ces personnes
11:38qui, aujourd'hui,
11:40écoutent nos débats
11:40et moi,
11:41j'ai énormément de messages
11:42de personnes
11:42qui écoutent nos débats,
11:43qui commandent
11:44ce que l'on dit
11:44dans l'Assemblée
11:45et je voudrais leur dire
11:46que nous pensons à eux
11:48et que oui,
11:49peut-être que cette loi
11:50pourra enfin être appliquée
11:51avant la rentrée.
11:53Sandrine Rousseau,
11:54un conseil fédéral extraordinaire
11:55chez Les Verts ce mardi,
11:56vous y participez,
11:58j'imagine,
11:59pour débattre
12:00de la stratégie présidentielle,
12:02je ne me trompe pas.
12:03Vous ne voulez pas,
12:04c'est ce que j'ai bien compris,
12:05que Marine Tondelier
12:06fasse cavalier seule
12:07pour cette élection de 2027,
12:09elle qui démarre
12:10son Tour de France
12:12en campagne,
12:14vous ne l'en voulez pas ?
12:14Déjà,
12:15ce conseil fédéral
12:16a été obtenu
12:18vraiment par
12:20l'association des oppositions
12:21pour obtenir
12:22qu'il y ait au moins
12:22un petit débat démocratique,
12:23mais j'appelle vraiment
12:24tous les militants écologistes
12:26à ne pas voter
12:26pour la candidature
12:28de Marine Tondelier
12:30en tant que candidate
12:31à la présidentielle
12:33pour les écologistes.
12:34Il y a trop de candidatures
12:35à gauche
12:36et là,
12:36il y a un impératif,
12:37c'est que la gauche
12:38gagne cette élection
12:39et pour cela,
12:40une des conditions
12:41est d'arriver au second tour
12:42et pour arriver au second tour,
12:43il ne faut pas multiplier
12:44les candidatures
12:45donc on arrête
12:45avec ce délire
12:46qui consiste à se dire
12:47qu'on est tous légitimes
12:48à partir...
12:49C'est ce que vous lui dites
12:50ce lendemain ce matin,
12:51Marine Tondelier,
12:52vous dites quoi ?
12:52Vas-y, arrête !
12:53J'appelle surtout
12:53les écologistes
12:54à voter contre,
12:55là on va avoir
12:55une consultation
12:56qui est une espèce
12:57de sondage d'opinion,
12:58tout ça est vraiment
13:01très obscur
13:02pour toute personne
13:03qui n'est pas dans ce parti
13:04et même pour les personnes
13:04qui sont dans ce parti
13:05mais vraiment,
13:06je vous invite
13:07à vous opposer
13:08à ce qu'il y ait
13:09une candidature supplémentaire
13:10et qu'on devienne
13:10un petit peu sérieux
13:11dans cette élection présidentielle
13:15et qu'on fasse en sorte
13:15que la gauche
13:16ait une chance
13:17parce que là,
13:17on le voit,
13:17ça devient vital.
13:18Que la gauche
13:19ait une chance,
13:19c'est-à-dire qu'il n'y ait
13:20qu'une seule candidature
13:21à gauche qui pèse...
13:22Moi je voudrais
13:23qu'il n'y en ait qu'une seule
13:24mais évidemment
13:25que là on est mal parti
13:26donc qu'au moins
13:26il y en ait le moins possible.
13:28C'est la seule candidature
13:29à gauche.
13:29Par contre,
13:30on négocie
13:30les conditions programmatiques
13:31et les conditions
13:32d'accord législatif.
13:34Ce pourrait être
13:34Jean-Luc Mélenchon
13:35cette seule candidature,
13:36lui qui a démarré
13:37sa campagne.
13:37Mais aujourd'hui
13:37c'est le mieux placé.
13:38Moi je veux bien
13:39qu'on critique non-stop
13:40Jean-Luc Mélenchon.
13:41Je vais vous dire
13:42c'est un programme de rupture.
13:44Voilà.
13:44Il est le mieux placé
13:45aujourd'hui à gauche.
13:47Je voudrais au moins
13:47qu'on discute avec eux.
13:49Au moins qu'on discute avec eux.
13:50Vous êtes prête
13:50à rejoindre cette candidature
13:52?
13:52Non, la question
13:53c'est pas de rejoindre.
13:54Moi je voudrais
13:55surtout avoir un parti
13:56qui comprenne la situation
13:58et qui soit à la hauteur
13:59de ses responsabilités
14:00dans le moment.
14:00Et j'ai l'impression
14:01que nous n'y sommes pas
14:02tout à fait.
14:02Vous êtes sur la scellette
14:03chez les écologistes
14:04du fait de votre positionnement.
14:06Vous dites
14:06ne dispersons pas nos voix,
14:08nos forces
14:09parce que nous serons
14:10disqualifiés de deuxième tour.
14:11C'est ce que vous répétez
14:12ce matin.
14:13Et clairement
14:13Jean-Luc Mélenchon
14:14a démarré sa campagne.
14:15Il est en dynamique.
14:16Ça monte.
14:16Vous êtes plutôt proche
14:18de ses idées.
14:18Pourquoi est-ce que
14:19vous ne le rejoignez pas ?
14:20Mais c'est pas...
14:21Mais parce que je suis écologiste
14:22et qu'en fait...
14:24Mais d'une façon
14:24ou d'une autre
14:25le rejoindre.
14:25Je ne vois pas
14:26au nom de quoi
14:28le fait d'avoir
14:29une attitude
14:31responsable à gauche
14:32conduirait à quitter
14:33son parti.
14:34C'est insensé
14:35comme situation.
14:36Ou que les écologistes
14:36le rejoignent.
14:38C'est ce que j'espère.
14:39C'est ce que j'espère.
14:40C'est que les écologistes
14:41aient une dynamique
14:42qui permettent
14:43d'entrer en négociation
14:44avec LFI
14:44et de soutenir
14:47la candidature
14:48qui aujourd'hui
14:49a le plus de chance.
14:50Encore une fois,
14:51il y a des critiques
14:52à accorder
14:53à cette candidature.
14:54J'en suis bien consciente.
14:55Mais à un moment,
14:56il faut juste
14:57être raisonnable.
14:58Et là,
14:58nous n'avons pas le temps
14:59et nous n'avons pas
15:00le luxe
15:01et nous n'avons pas
15:02le privilège
15:03d'avoir,
15:05encore une fois,
15:06de multiples candidatures
15:07qui dispersent les voix,
15:09qui font exactement
15:09ce qui s'est passé
15:10en 2022,
15:11qui produisent
15:13le même effet
15:13que ce qui s'est passé
15:14en 2017.
15:15On les a déjà faites
15:16ces erreurs-là.
15:17Pourquoi on continue ?
15:19Parce qu'on sera comptable.
15:20On sera comptable
15:21de cet échec.
15:21Vous savez que vous êtes
15:23sur la scellette
15:23comme Yannick Jadot,
15:24mais de l'autre côté.
15:25Oui, ce qui est d'ailleurs dingue.
15:26Pardon de le poser.
15:27Vous êtes sur la scellette,
15:28vous êtes menacée d'exclusion.
15:28Pardon de poser
15:29le fait que c'est quand même
15:30étonnant qu'un parti
15:32se dise que la meilleure solution
15:34dans le moment,
15:35ce soit de virer Jadot d'un côté,
15:36Rousseau de l'autre.
15:38Je veux dire,
15:38mais c'est un parti
15:41qui va extrêmement mal
15:42quand on est obligé
15:43d'user de l'intimidation
15:45et de l'autoritarisme
15:46en lieu et place
15:47d'un vrai débat politique
15:49au fond et d'un vote
15:50des militants
15:51avec des alternatives.
15:51Je sais que Jacques
15:53m'autorise peut-être.
15:54Même s'il peut choquer
15:56Jean-Luc Mélenchon,
15:57regardez sa prise de position
15:59sur le 7 octobre récemment.
16:01Mais bien sûr qu'il peut choquer.
16:02Évidemment qu'il peut choquer.
16:03Il met en doute
16:03le caractère terroriste
16:05de l'attaque du Hamas.
16:06Non mais évidemment
16:06que c'est une candidature
16:08qui a des faiblesses,
16:13mais c'est aussi
16:14la candidature
16:15qui aujourd'hui
16:16est le plus en dynamique
16:18et donc à un moment,
16:19et qui propose par ailleurs
16:20un vrai programme de rupture.
16:22Et je ne minimise pas
16:22les difficultés de soutien
16:24à cette candidature.
16:25Je dis juste que précisément
16:26ça devrait faire partie
16:27de la discussion.
16:27Et négocier avec lui.
16:28Ça devrait faire partie
16:29de la discussion.
16:30Pour poursuivre
16:32cet entretien
16:33de Jean-François
16:34avec vous Sandrine Rousseau,
16:35une toute dernière question.
16:36Pourquoi vous ne créez pas
16:37une branche écologiste
16:39à l'intérieur
16:39de la France Insoumise
16:40puisque vous êtes menacée
16:41dans votre propre parti ?
16:42Je veux bien
16:43qu'on se dise
16:44que c'est facile
16:45de changer de parti.
16:46Moi j'ai toujours été écologiste.
16:48Je veux dire,
16:48je suis chercheuse
16:49en économie
16:51sur les questions écologiques.
16:52Je n'ai adhéré
16:53qu'à ce parti.
16:54Permettez quand même
16:55que j'essaye
16:56de me battre
16:56à l'intérieur de ce parti
16:57autant qu'il est possible
16:58de le faire
16:59pour que nous n'allions pas
16:59dans le mur
17:00et que nous ne nous enfoncions pas
17:02derrière une stratégie
17:05de personnification
17:06à outran
17:07sans démocratie.
17:08Ce qui est absolument
17:08à l'inverse
17:09de l'histoire de l'écologie.
17:10Merci Sandrine Rousseau
17:11et on l'a compris,
17:12vous allez proposer aujourd'hui
17:13à votre groupe
17:14une motion de censure
17:16compte tenu
17:17d'une surmortalité
17:18qui devrait être annoncée.
17:19Elle est déjà là
17:20puisqu'il y a déjà
17:21un millier de morts supplémentaires
17:22par rapport
17:23aux vagues précédentes
17:25et par rapport
17:25aux chiffres
17:26habituels.
17:28Vous également
17:29dénoncez
17:29une forme d'impréparation.
17:30Vous appelez
17:31à un plan grand chaud
17:32comme il y a des plans
17:33grand froid,
17:34la mise en place
17:34de volets,
17:35des brasseurs d'air
17:36et puis,
17:36vous l'avez dit,
17:37vous appelez
17:38à discuter
17:39avec Jean-Luc Mélenchon.
17:40Il est 8h33
17:41sur l'antenne
17:42de Sud Radio.
17:43Merci Sandrine Rousseau,
17:44merci Jean-François.
17:44Vous revenez évidemment
17:45tout à l'heure.
17:46On va poursuivre
17:47la discussion
17:47tout à l'heure
17:48avec nos débatteurs
17:49dans le grand débriefing.
17:51Soyez les bienvenus
17:52sur Sud Radio.

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