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Avec Christophe Béchu, maire d'Angers et secrétaire général d'Horizons

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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-06-10##

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News
Transcription
00:01Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquilly.
00:07C'est l'heure du grand rendez-vous politique avec Christophe Béchut, maire d'Angers, secrétaire général d'Horizon.
00:12Il est l'invité de Jean-François Aquilly. Messieurs, c'est à vous.
00:14Bonjour Christophe Béchut.
00:15Bonjour Jean-François Aquilly.
00:16La France toujours sous le choc après le meurtre de Liana.
00:20Elle réclame des comptes à la justice.
00:22La France, Sébastien Lecornu, lui, il veut la perpétuité pour les auteurs de viols sur mineurs récidivistes.
00:28Il l'a annoncé, contre 20 ans actuellement.
00:31Le Premier ministre veut également créer un délai maximum de 3 mois d'enquête en matière de violences sur mineurs.
00:36Ouvrir une réflexion sur la prescription des crimes.
00:40Christophe Béchut, que dites-vous de ces annonces de Sébastien Lecornu ce matin ?
00:45Est-ce que c'est la bonne réponse à ce que traverse le pays ?
00:50D'abord, ce que traverse le pays, c'est une immense émotion.
00:55C'est quelque chose d'abominable pour lequel on ne trouve pas de mots.
00:59La violence, elle est rarement supportable.
01:02Quand elle vise nos enfants, elle est insoutenable.
01:06Et quand elle se passe dans un cadre où le déroulement des événements laisse penser qu'il y a eu
01:10plein d'alertes,
01:11plein de warnings, plein de moments où on aurait pu stopper un prédateur
01:15pour lequel il y avait déjà eu des dépôts de plainte,
01:17pour lequel on voyait qu'il y avait des faisceaux de présomption, de malaise de la part d'adultes
01:23expliquant qu'ils n'étaient pas à l'aise quand ils travaillaient avec eux.
01:25Bref, il y a quelle réponse pénale par rapport à des choses de ce type
01:30et comment on évite que ça se reproduise ?
01:32Parce que la perpétuité réelle, c'est bien.
01:34C'est la même question qui est posée.
01:35Mais si je peux me permettre, la perpétuité, l'imprescriptibilité,
01:38c'est une fois que les choses ont eu lieu.
01:40Et je pense qu'il y a deux débats.
01:41Il y a quelle réponse on apporte d'abord avant que ça arrive
01:45et quelle réponse ensuite quand les faits sont avérés ?
01:50Moi, je vais vous faire, si vous voulez bien, une confidence.
01:55Il y a 20 ans, quand j'ai commencé ma vie politique,
02:00j'ai été élu président du département et quelques semaines après,
02:03a commencé un procès de pédophilie dans lequel...
02:05Celui du réseau pédophile d'Angers à l'époque, oui, il y a 20 ans.
02:0945 enfants, victimes, 67 adultes, dont tous ont été déclarés coupables.
02:17Des parents qui prostituaient leurs enfants pour des jambes de voiture,
02:21pour des cartouches de cigarettes.
02:24Des familles qui vivaient dans des appartements avec des voisins
02:28qui étaient visités par des travailleurs sociaux,
02:29qui avaient des enfants qui étaient scolarisés.
02:31Et une mise à jour d'une forme de silence
02:39pas délibérée, pas complotiste,
02:41mais des gens qui se taisaient parce qu'ils étaient globalement mal à l'aise
02:44et parce qu'on n'osait pas dire.
02:47Dans ce département, le choc absolu que ça a provoqué
02:51nous a conduit, par exemple, à mettre en place des procédures de signalement partagé,
02:56de secrets professionnels partagés,
02:58parfois dans des zones peut-être un peu crises.
02:59Il y a 20 ans, vous faisiez des propositions en ce sens.
03:02Il y a 20 ans, dans le Maine-et-Loire,
03:04on a par exemple mis en place le recueil de la parole de l'enfant avec la justice.
03:08À l'hôpital, pour qu'au moment où on constate,
03:11pardon de le dire,
03:12mais des lésions sexuelles ou des choses de ce type,
03:16on enregistre tout de suite la parole de l'enfant
03:18pour éviter qu'en multipliant les prises de parole,
03:21il finisse par se contredire.
03:22Et donc que cette manière de prendre en cause,
03:24de tenir compte de la parole de l'enfant,
03:26de ne pas la remettre en cause,
03:28elle soit entre guillemets « sanctuarisée ».
03:29Et donc, mon émotion, par rapport à cette affaire Diana,
03:32par rapport à tout ce qu'on découvre,
03:35elle vient rejoindre à la fois des choses que j'ai pu traverser.
03:39J'ai été pendant 4 ans le président du 119,
03:41le numéro pour l'enfance maltraitée.
03:43Ce sont malheureusement des sujets que je connais
03:45et sur lesquels je veux dire très bien pour la réponse.
03:47Mais vous dites quoi ?
03:48Que rien n'a bougé depuis 20 ans ?
03:50On est toujours au même constat, Christophe Béchut ?
03:53Ce que je crois...
03:53J'entends ce que vous dites, mais...
03:54Ce que je crois, c'est que, malheureusement,
03:57dans une société qui vieillit,
03:59et qui se préoccupe davantage de la fin de vie
04:00et de l'âge de la retraite,
04:03que de l'enfance,
04:04de l'entrée dans la vie active,
04:06de la santé mentale de nos adolescents,
04:07on a d'abord un problème de priorité.
04:10Ensuite, parce que je ne veux pas rester dans des généralités,
04:15je me réjouis du fait que le Premier ministre
04:22multiplie un certain nombre de choses
04:23qui pourraient être mises en place
04:25ou qui pourraient être votées
04:26avec un texte qui est déjà dans les tuyaux du Parlement.
04:28Mais ce que je dis, c'est
04:29n'ayons pas une approche qui se fasse uniquement
04:32avec un angle pénal,
04:33et j'allais dire sur les derniers mètres
04:36des calvaires d'une partie de ces enfants.
04:38Faisons en sorte, bien en amont,
04:40de changer notre regard à la fois
04:41sur la parole des enfants,
04:43sur la manière de l'accompagner
04:44et sur la façon d'assumer
04:47un principe de précaution
04:49bien plus précoce.
04:51Quand vous dites, écoutez la parole des enfants,
04:53Christophe Béchut, le Président de la République a dit
04:55qu'on ne parle pas d'un manque de moyens.
04:57Il y a un manque de moyens dans ce pays, quand même.
05:00Mais on ne peut pas nier
05:02qu'il y a un manque de moyens.
05:04Emmanuel Macron, quand il a dit ça
05:05depuis le Monténégro ?
05:06Ce que je veux dire, c'est que
05:08quand le Président de la République dit ça,
05:10il veut rappeler que depuis qu'il est Président,
05:12les moyens ont augmenté de 40%,
05:13qu'il y a eu près de 2000 recrutements
05:15de magistrats et de greffiers.
05:16Oui, mais ça partait de loin.
05:18Mais c'est ce que j'allais dire.
05:19Le sujet, ça n'est pas seulement ce que vous avez créé,
05:21c'est d'où vous partez et où vous en êtes.
05:23Et on a un sujet aujourd'hui
05:25qui est que le nombre d'affaires
05:27rapporté au nombre de magistrats
05:28pose un problème.
05:29Alors, entendons-nous,
05:31il peut aussi y avoir d'autres moyens
05:32que l'augmentation pure des moyens.
05:34Il y a la priorisation,
05:35mais pas seulement.
05:36Est-ce que garder des juges
05:37d'application des peines,
05:38600 magistrats qui regardent
05:41dans le détail
05:43quelle modalité d'application
05:44d'une peine décidée
05:45par un juge du siège
05:47doit être mise en œuvre
05:48alors que ça n'existe nulle part en Europe,
05:50est-ce qu'il faut garder des juges
05:51d'application des peines
05:52ou est-ce qu'on pourrait tout de suite
05:54les redéployer
05:55sur une partie des moyens ?
05:56Dans quelle mesure ?
05:58Demain, la numérisation,
06:00les moyens, y compris informatiques,
06:02pas seulement les moyens humains,
06:03y compris l'IA,
06:04peuvent permettre
06:05de faire en sorte,
06:06en numérisant toute une partie
06:07des process,
06:08de faire en sorte de gagner
06:10en vitesse, en célébrité,
06:11en intelligence.
06:12Il y a moyen de répondre
06:13aujourd'hui à la demande,
06:15si je puis dire.
06:16Non, ce que je dis,
06:16c'est qu'il y a un problème de moyens,
06:18il ne faut pas se cacher
06:19derrière son petit doigt,
06:20mais il y a en parallèle
06:20un problème d'organisation.
06:22Et il y a des opportunités
06:23de réorganisation
06:24rendues possibles par l'IA,
06:26par le numérique,
06:26ou tout simplement
06:27par un benchmark
06:28avec ce qui se fait
06:29dans d'autres pays.
06:29Arrêtons de penser
06:30qu'au motif qu'on est français,
06:32on aurait raison
06:33contre le reste du monde.
06:33Vous voulez dire quoi ?
06:34Que notre système judiciaire
06:35aujourd'hui,
06:35il est vieux,
06:36il est obsolète,
06:36il est dépassé
06:37et on pourrait tout de suite
06:38le transformer là ?
06:40Ce que je veux dire,
06:41c'est que le sujet
06:42qui se pose,
06:43c'est pas seulement
06:44de regarder à la marge
06:45ce que nous pouvons changer,
06:47mais d'assumer,
06:48de regarder en profondeur
06:49la manière dont on fonctionne,
06:51y compris nos habitudes.
06:52Cet exemple des juges
06:53d'application des peines,
06:54je le trouve révélateur
06:54parce que 600 magistrats
06:56qui passent après des juges
06:57qui ont déjà examiné
06:58les affaires
06:59pour savoir si on va mettre
06:59un bracelet,
07:00comment les choses vont se passer,
07:01alors que le juge
07:02qui décide de la peine
07:03pourrait tout de suite
07:04décider de son application,
07:05c'est ce que font tous nos voisins
07:06et ça nous permettrait
07:07d'avoir immédiatement
07:07des magistrats pour juger
07:08et je pense que ce serait
07:09plus efficace,
07:10ça fait en tout cas partie
07:11des propositions d'Edouard Philippe,
07:12des propositions d'Horizon,
07:14en considérant
07:14qu'il y a un sujet de justice,
07:16il y a un sujet de moyens,
07:17mais il y a aussi
07:18un sujet d'organisation.
07:20Christophe Béchut,
07:20vous gérez le périscolaire
07:22en tant que maire d'Angers,
07:23il y a à Paris
07:25132 animateurs suspendus,
07:27dont 52 pour suspicion
07:28de VSS,
07:29les violences sexuelles
07:30et sexistes.
07:31La sénatrice LR,
07:33Agnès Évenne,
07:34demande la création
07:35d'une commission
07:36d'enquête parlementaire
07:37sur ce qui s'est passé à Paris,
07:39elle dénonce
07:39une omerta absolue,
07:41un dysfonctionnement systémique,
07:43vous souhaitez
07:43que cette commission
07:44puisse établir la vérité ?
07:46Je veux dire,
07:47dans le temps que nous traversons,
07:49tout ce qui concourra
07:50à la transparence
07:50est nécessaire.
07:51Et je vous avoue
07:52que cette situation parisienne,
07:54elle me sidère.
07:56Je vais vous donner
07:57l'exemple d'une ville,
07:58la mienne,
07:58où certes,
07:59on n'est que 160 000 habitants,
08:01l'équivalent
08:02d'un gros arrondissement parisien,
08:04mais ça fait 5 ans,
08:06chez moi,
08:07que quand on recrute quelqu'un,
08:09on partage son profil
08:11avec la préfecture.
08:12Ça fait 5 ans
08:13qu'on a fait en sorte
08:14de déprécariser
08:17le corps des animateurs
08:18pour à la fois les former,
08:19pour mieux savoir
08:20qui on recrute.
08:22Et ça fait 5 ans
08:23qu'au moindre signalement,
08:26dans la demi-journée,
08:29l'animateur qui est mis en cause
08:31est immédiatement retiré
08:33de l'école
08:33et du périscolaire.
08:34J'ai beaucoup de mal à comprendre
08:35que dans une ville comme Paris,
08:37on est attendu aussi longtemps
08:38pour systématiser
08:40des procédures
08:40qui,
08:40dans un certain nombre
08:41de villes de province,
08:42en tout cas au moins la mienne,
08:43sont déjà appliquées
08:44depuis des années.
08:45C'est ça aussi
08:46le principe de précaution.
08:47Christophe,
08:47disons les choses clairement,
08:49Emmanuel Grégoire
08:50appelle à ouvrir
08:50un débat national
08:51sur les violences
08:52faites aux enfants.
08:53Il y a une gêne
08:54avec l'actuel maire de Paris
08:55qui fut le premier adjoint.
08:57Encore une fois,
08:59et là je vous parle comme maire,
09:00j'ai beaucoup de mal
09:01à comprendre
09:02qu'encore aujourd'hui
09:03en 2026,
09:05une ville comme Paris
09:06en soit à se demander
09:07si ses procédures
09:08sont adaptées
09:09alors même qu'il y a eu
09:10des affaires
09:10qui ont éclaté
09:11au cours de ces dernières années
09:12et que dans beaucoup
09:13d'autres villes de France,
09:14ça fait des années
09:15qu'on applique
09:16des procédures systématiques
09:18de signalement,
09:19de précaution, etc.
09:20Et je pense que là-dessus,
09:21le maire de Paris,
09:22au-delà de la transparence
09:23de qu'est-ce qu'on a décidé
09:24la semaine dernière
09:25et qu'est-ce qu'on a décidé
09:26ces dernières semaines,
09:26ne peut pas faire l'économie
09:28d'un véritable examen
09:29de ce qui s'est passé
09:29ces dernières années.
09:31la manière dont, peut-être,
09:34des alertes de la part
09:35de collectifs ou de parents
09:36n'ont pas été écoutées.
09:38Je le redis,
09:39ce qui est présenté aujourd'hui
09:40comme une espèce de nouveauté
09:41et comme un truc très efficace,
09:43ça fait des années
09:44que dans beaucoup de villes,
09:45dont Angers,
09:46on l'applique
09:46sans se poser de questions
09:47et sans en faire la pub.
09:49Christophe Béchut,
09:50parlons de politique
09:50à présent,
09:522027,
09:52que se passe-t-il
09:53dans le bloc central ?
09:55Il va y avoir aujourd'hui
09:56un déjeuner,
09:57nous l'avons appris,
09:58du comité de liaison
09:59qui réunit Horizon,
10:01Renaissance,
10:02le Modem,
10:03l'UDI,
10:04les Républicains également.
10:06Alors,
10:07je crois que vous êtes
10:07un peu en colère ce matin
10:09parce que vous avez appris
10:11tout cela dans la presse
10:13et notamment que Renaissance,
10:15votre partenaire,
10:17souhaite proposer
10:19un calendrier
10:20pour une éventuelle primaire
10:21pour désigner
10:22un candidat unique
10:24du bloc central.
10:25Vous savez,
10:26Jean-François Kéli,
10:28parler de l'affaire Liana,
10:29de la protection
10:29de l'enfance,
10:30de la jeunesse,
10:31c'était parler de politique,
10:32sans doute avec un grand pays
10:33et d'un sujet
10:33qui ne va pas disparaître
10:34d'ici la présidentielle.
10:35Tout est politique
10:35Christophe Béchut.
10:36Et quand on juxtapose,
10:38j'allais dire,
10:39un sujet comme celui-là
10:40qui nous alerte tous
10:41avec la cuisine
10:42ou la tambouille politicienne
10:43qui peut exister,
10:45il y a forcément un contraste.
10:46Et effectivement,
10:47moi,
10:48voir que,
10:50alors que tout le monde sait
10:51qu'une primaire
10:52n'est pas possible,
10:55certains,
10:56pour assurer,
10:57entre guillemets,
10:58leur pub,
10:59pour laisser penser
10:59en termes de com,
11:01qu'ils sont prêts
11:02à tout
11:02pour qu'on se mette
11:03d'accord,
11:05font comme si
11:06le sujet
11:07était encore sur la table.
11:08Je trouve que ce n'est pas
11:09la hauteur des enjeux.
11:10Je vais préciser ma pensée.
11:12Pour qu'il y ait une primaire,
11:13il faut être d'accord
11:15sur qui y participe,
11:16sur quelles sont les idées
11:17et sur le fait de savoir
11:18si on va tous être d'accord.
11:19Et je vais aller vite,
11:19mais dans le bloc central,
11:20les LR considèrent
11:21qu'on ne peut pas faire
11:21une primaire avec Renaissance,
11:22Renaissance considère
11:23qu'on ne peut pas faire
11:24une primaire avec LR,
11:25nous, on considère
11:26qu'il faut discuter
11:26avec les uns
11:27et avec les autres
11:27et à la fin,
11:28les Français regardent
11:29tout ça en se disant
11:30comment,
11:31en tout cas pour une partie
11:32d'entre eux,
11:32vous nous évitez un match
11:34RN-LFI
11:35qui serait un cauchemar absolu
11:36dans lequel,
11:37à la fin,
11:37on aurait à choisir
11:38entre la peste et le choléra.
11:40Si dans le bloc central,
11:41si auprès des modérés,
11:42on ne comprend pas
11:43qu'à la fin,
11:44il faudra qu'un candidat,
11:45on a un problème,
11:46mais si on pense
11:47que c'est par une primaire
11:47qu'on va le régler,
11:48on ment aux gens.
11:49Donc pas de primaire
11:50pour Edouard Philippe ?
11:50Non, et s'il y a
11:51un comité de liaison,
11:52je vais vous dire un truc,
11:52c'est précisément
11:53pour qu'on soit capable
11:54de se parler,
11:55de faire en sorte
11:56qu'on ne se trompe pas
11:57d'adversaire,
11:57qu'on se rappelle
11:57que ce sont les extrêmes
11:58qui sont des adversaires
11:59et pas les uns ou les autres
12:00et en attendant
12:01que chaque candidat,
12:02au lieu de dire du mal
12:03de celui qui est à côté,
12:05démontre aux Français
12:06comment d'abord
12:06il rassemble sa propre famille
12:07et ensuite comment
12:08il va prétendre
12:08rassembler la totalité
12:09des Français.
12:10Parce que sur des sujets
12:11comme la protection de l'enfance,
12:12sur des sujets
12:13comme ce qui nous attend
12:14en termes de transition écologique,
12:15en termes de redressement budgétaire,
12:17il va falloir rassembler
12:17tout le pays
12:18et pas seulement une partie
12:19de tout cela.
12:19Bien sûr,
12:20on ne peut pas vivre plus longtemps
12:21sans travailler plus longtemps.
12:22Ça veut dire quoi ?
12:23On ne peut pas avoir
12:233000 milliards de dettes
12:25sans faire en sorte
12:25de faire des efforts.
12:29Françillon,
12:30Gabriel Attal le bouscule.
12:31Vous êtes d'accord ?
12:31Il vient le bousculer aujourd'hui.
12:33Mais ce que je veux dire
12:34c'est qu'à la fin
12:35les Français jugeront
12:35je considère que le calme
12:37dans cette histoire...
12:38À quel moment
12:39pour vos électeurs,
12:40pour le bloc central,
12:41pour tous ceux
12:42qui ne veulent pas
12:42d'une finale
12:44annoncée dans les médias
12:45et ailleurs,
12:46RN, LFI,
12:47à quel moment
12:48ces deux candidats-là
12:49et les autres
12:50vont-ils se parler
12:51et dire bon,
12:52allez,
12:52on va vers l'un,
12:53on va vers l'autre,
12:54on se met ensemble.
12:55À quel moment ça se passe ?
12:56D'abord je dis à tous ceux-là,
12:56le 5 juillet
12:58à l'Adidas Arena
12:59venait assister
13:00au premier grand meeting
13:01d'Edouard Philippe.
13:01Ensuite,
13:02de manière plus structurelle,
13:04c'est à partir de l'automne
13:05que les choses vont se décanter.
13:06On saura le 7 juillet
13:08quand la justice
13:08aura pris sa décision
13:09si c'est Marine Le Pen
13:10ou Jordan Bardella
13:11qui est le candidat
13:13du Rassemblement National.
13:14C'est globalement
13:14à partir de la fin des vacances
13:15qu'on entrera
13:17dans un automne
13:17où les Français
13:18vont commencer
13:18à s'intéresser à tout ça.
13:19Mais moi,
13:20vous savez,
13:20je pense une chose,
13:21je pense que si les candidats
13:22ne sont pas responsables,
13:23les électeurs le seront pour eux.
13:24n'oublions pas
13:25qu'il y a 5 ans,
13:26Mme Hidalgo
13:27et Mme Pécresse
13:29ont subi le fait
13:30que leurs propres électeurs
13:31les ont quittés
13:32pour justement éviter
13:34ou pour faire en sorte
13:36d'assumer un vote utile.
13:38Ça arrivera bien plus vite
13:39cette fois-ci.
13:39Vous voulez dire
13:39que s'il y a
13:40multiplicité des candidats
13:42à la fin,
13:42le vote utile
13:43se fera au premier tour ?
13:44Je pense qu'il se fera
13:45bien en amont.
13:46Il y a 5 ans,
13:47l'hypothèse
13:48d'un Mélenchon Le Pen
13:50est arrivée
13:51deux mois
13:51avant l'élection
13:53présidentielle.
13:54Là, on est 12 mois avant
13:55et tout le monde mesure
13:57que c'est possible.
13:59Cette simple possibilité
14:01aujourd'hui,
14:02elle conduit
14:02des quantités
14:03d'électeurs
14:03à nous interpeller
14:05en disant
14:06surtout
14:07ne faites pas n'importe quoi.
14:09décision à l'automne.
14:09Pas de primaire
14:11et décision à l'automne.
14:12Et c'est à l'automne
14:13que les choses
14:14se déclanteront
14:14et ça vaudra
14:15partout
14:16et dans toutes les familles.
14:17Ultime question,
14:18Christophe Béchut
14:19au maire d'Angers.
14:21Rien à voir,
14:21mais deux villes
14:23annoncent des couvre-feux
14:24pour la Coupe du monde
14:25de football,
14:25Clermont-Ferrand
14:26et désormais
14:27ce sera Jean-Luc Moudinck
14:28à Toulouse.
14:29Et vous ?
14:30Écoutez,
14:31on n'en est pas là.
14:32Ce qui est certain,
14:32c'est que...
14:33Après ce qui s'est passé
14:33en marge du PSG ?
14:35Je l'avais parfaitement compris.
14:36Nous allons nous organiser
14:37une fanzone
14:38dans un lieu sécurisé
14:40qui n'est pas immédiatement
14:41dans le centre-ville
14:42qui n'en est pas loin
14:43mais qui a l'avantage
14:43d'être clos
14:44et qui nous permettra
14:45d'accueillir plusieurs milliers
14:45de personnes.
14:46On va évidemment
14:47être très attentif
14:48à ce qui se passe
14:48et je n'hésiterai pas
14:49en fonction de l'évolution
14:50à la suite des premiers matchs
14:52à prendre des décisions
14:53qui seront appropriées.
14:54La sécurité
14:54et le maintien de l'ordre
14:55c'est une priorité.
14:56C'est même la première
14:57des libertés.
14:58Merci Christophe Béchut.
14:59Merci Christophe Béchut.
15:00Vous étiez l'invité
15:01de Jean-François Aquilis
15:02ce matin
15:03et je retiens cette idée
15:04qui est celle d'Horizon.
15:05600 juges
15:06d'application des peines
15:07dites-vous
15:08qui pourraient être
15:10redéployés
15:10notamment dans la question
15:12de ces fameux moyens
15:13dont on parle
15:13en tous les cas
15:14en matière de protection
15:16de l'enfance.
15:16On parle aussi
15:17d'un parquet spécial
15:18qui pourrait être dédié
15:20à l'enfance
15:22et aux violences
15:23faites aux femmes.
15:24Merci à vous deux
15:24d'avoir été
15:25en notre compagnie
15:26et chers auditeurs
15:27vous pouvez nous appeler
15:28au 0826 300 300
15:30sur cette idée
15:31et sur bien d'autres.
15:33A l'instant
15:34j'apprends que
15:34le parquet de Nanterre
15:36requiert la mise en examen
15:38et la détention provisoire
15:39de Patrick Bruel
15:40pour viol
15:41et tentative de viol.
15:43On en parle
15:43dans une seconde
15:44avec nos débatteurs.
15:45A tout de suite.
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