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  • il y a 2 jours
Avec Arthur Delaporte, député du Calvados et porte-parole du PS

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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-03-19##

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News
Transcription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili.
00:05Jean-François Aquili, votre invité politique ce matin sur Sud Radio, c'est le porte-parole,
00:09l'un des porte-parole du Parti Socialiste, député du Calvados, Arthur Delaporte.
00:13Bonjour Arthur Delaporte.
00:15Bonjour.
00:15Le Parti Socialiste n'est-il pas en train de perdre son âme ?
00:20Comment justifiez-vous ce matin, Arthur Delaporte, tous ces accords passés avec la France Insoumise ?
00:25Je rappelle, le bureau national du PS qui avait condamné les caricatures complotistes
00:31et les propos antisémites intolérables d'un Jean-Luc Mélenchon et réclamé des clarifications.
00:37Or, ça n'y a rien fait. Il y a tous ces accords sur la table aujourd'hui.
00:40Le Parti Socialiste avait dit qu'il n'y aurait pas d'accord national et il n'y a pas
00:44d'accord national avec la France Insoumise.
00:46Qu'est-ce que c'est qu'un accord national ?
00:48C'est ce qu'on a fait avec le Parti Communiste, avec les écologistes ou dans un certain nombre de
00:52villes de France.
00:52On a décidé, dès le premier tour, de partir ensemble.
00:55Mais on n'a jamais exclu la possibilité d'accords locaux.
00:58Et je vous mets au défi de trouver à aucun moment, dans une de nos communications de bureau national,
01:03l'idée qu'il n'y aurait pas possibilité d'accords locaux avec, évidemment, des conditions.
01:07Cette condition, c'est la clarté sur les valeurs et aussi la capacité, derrière, de travailler ensemble dans le respect
01:12mutuel.
01:12Vous savez comment ça s'appelle ? Ça s'appelle du double langage.
01:15Vous avez Olivier Faure, le dimanche soir, qui dit ce que vous dites là, est-ce qu'il n'y
01:19aura pas d'accord national ?
01:20Et qui, lundi soir, dit, à la même heure, sur les grandes chaînes,
01:25« Ah, si j'étais à Toulouse, je voterais Picmal. »
01:27Ça s'appelle du double langage qui trouble vos électeurs, qui trouble même vos élus.
01:33Jean-François, vous êtes journaliste politique et vous savez très bien que les municipales,
01:37c'est 36 000 élections différentes.
01:38Et que, dans chaque configuration, on peut faire des choix en fonction des personnalités.
01:42Donc, les directions nationales de partis ne servent à rien ?
01:45Qui est un collègue que j'ai appris à côtoyer et à apprécier à l'Assemblée nationale pour son travail,
01:50n'est absolument pas, ni dans l'outrance, ni dans l'excès.
01:53Et c'est quelqu'un de sérieux qui travaille ses dossiers sur le fond.
01:56Et je vais vous dire, face à lui, il a Jean-Luc Moulin, le candidat de la Manif pour tous,
02:00qui a eu sur sa liste des gens qui étaient, justement, opposés au mariage homo-saxiste.
02:05J'imagine, dans votre langue, aujourd'hui, c'est fasciste.
02:08Moi, je sais faire la différence entre la droite et la gauche.
02:10Entre ceux qui s'engagent, comme François Piquemal, pour le droit au logement digne,
02:14et ceux qui livrent la ville aux intérêts des promoteurs immobiliers, comme Jean-Luc Moulin.
02:20Artur de la Porte, il se trouve que je m'attendais à votre réponse ce matin.
02:22Et donc, j'ai patiemment collecté avec Juliette les citations de certains grands socialistes.
02:29Tiens, je cite à Rennes, Nathalie Appéret.
02:31J'imagine que vous la soutenez, elle est de chez vous.
02:34Elle dit, je ne crois pas du tout à ces fusions techniques.
02:38Ce sont des alliances électorales.
02:40On se retrouve tous sur la même liste pour ensuite être dans l'opposition.
02:43Moi, je veux battre la droite à la régulière sur le projet qui est le nôtre.
02:47Ça s'entend, non ?
02:48Bien sûr, ça s'entend.
02:49Ça vient contredire l'histoire de nationale et locale.
02:52Non, mais ça s'entend.
02:53Parce qu'à Rennes, les circonstances sont...
02:56Je ne sais pas si vous connaissez les insoumis de Rennes.
02:59Marie Messmer, notamment, qui est une collègue insoumise.
03:02Je peux vous dire que c'est difficile de travailler avec elle.
03:04Et vous avez, à côté de ça, à Toulouse, un accord équilibré
03:07qui fait que si la ville est gagnée, les socialistes dirigeront la métropole.
03:12Il y aura un partage des responsabilités.
03:15Ce n'est pas du tout la même chose.
03:16C'est la même chose à Limoges.
03:17Donc, vous avez, en fait, des socialistes qui travaillaient ensemble localement avec les insoumis.
03:23Et puis, vous avez dans d'autres départements ou d'autres régions des gens avec qui on ne peut pas
03:25travailler.
03:26C'est exactement ce qu'il y a à Toulouse.
03:26Je vous cite encore quelqu'un d'autre.
03:28Carole Delga, vous la connaissez ?
03:30Je la connais bien.
03:30Présidente de région Occitanie.
03:32Et d'ailleurs, je salue le travail qu'elle fait en région Occitanie.
03:34Et je regrette d'ailleurs qu'elle ait perdue dans son village.
03:36Alors, je suis...
03:37Ah, c'est une petite pique, ça.
03:38Non, je vous le dis.
03:39Oui, ça sent la pique.
03:40Je suis une femme de gauche, sincère et constante dans la clarté de mes engagements.
03:43Tout le monde le sait.
03:44J'ai toujours refusé de m'aller à Jean-Luc Mélenchon.
03:46Je ne soutiens donc pas de tête de liste proche de lui.
03:49Comment vous l'interprétez ?
03:50Que ça sème autant de troubles ?
03:52Vous niez les choses.
03:53Je comprends.
03:53Je vais vous dire une chose.
03:54Je comprends qu'il y ait du trouble.
03:56Parce que, je veux dire, la France insoumise a une stratégie de brutalisation du débat public.
04:01Et, vous le rappeliez à l'instant, Jean-Luc Mélenchon a eu, ces dernières semaines en particulier,
04:06une tendance à flatter des tropes antisémites qui étaient intolérables.
04:12Mais pas que, les socialistes sont des gros cambinards.
04:17Ils ne vont pas nous coûter trop cher à acheter pour le second tour.
04:19Je finis de vous répondre sur Carole Delga.
04:20Mais, Carole Delga, j'attends qu'elle me dise si elle était électrice toulousaine,
04:25si elle voterait Picmal ou Moudinque.
04:26Est-ce qu'elle préfère une ville de droite ou une ville de gauche ?
04:28À un moment, c'est ça la clarté.
04:30Et, moi, je salue le choix des socialistes de Haute-Garonne.
04:34Je pense au président du département de Garonne, Sébastien Vincigny.
04:38Je pense, évidemment, à notre candidat François Briançon,
04:40qui ont fait à la fois ce choix de la responsabilité et ce choix de la nécessité pour la vie
04:44de Toulouse.
04:45Parce qu'il faut arrêter avec cette gestion de la droite à Toulouse.
04:47Vous savez qu'on peut perdre en politique dans la dignité, également.
04:51C'est-à-dire respecter ses propres valeurs et accepter la défaite.
04:53La vie politique, c'est une succession de victoires et de défaites.
04:56Donc, il faut savoir accepter la défaite, mais il faut aussi chercher la victoire.
04:59Écoutez, Arthur Delaporte, les socialistes sont des gros combinards.
05:03Ils ne vont pas nous coûter trop cher à acheter pour le second tour.
05:05Quand ils disent « pas d'accord national », ça veut dire « faites votre tambouille localement ».
05:11Il est intelligent, Jean-Luc Mélenchon.
05:13Il a été au Parti Socialiste, Jean-Luc Mélenchon.
05:15Et il sait très bien, justement, ce que c'est qu'un accord national et ce que c'est aussi...
05:20Alors, lui, il appelle ça de la tambouille.
05:22Moi, j'appelle ça des accords électoraux pour essayer que les villes soient à gauche.
05:25Parce qu'une ville de gauche et une ville de droite, ce n'est pas pareil.
05:27Je vous le dis. Je vous parle de Caen.
05:28Moi, je sais ce que c'est qu'une ville de droite.
05:30C'est une ville qui va vendre la ville aux promoteurs immobiliers,
05:32qui n'a pas grand-chose à faire de, par exemple, la construction de nouveaux logements sociaux,
05:36qui préfère détruire pour reconstruire plutôt que créabilité.
05:39Vous voyez, c'est ça aussi la différence.
05:42Vous supportez ce type écologique.
05:43Qui est-ce qui transforme Paris ? C'est la gauche.
05:44Vous acceptez ce type de déclaration de Jean-Luc Mélenchon à longueur d'année ?
05:49Jean-Luc Mélenchon, là, il faisait de l'analyse politique.
05:51Je suis désolé.
05:52Moi, je ne suis pas d'accord avec la manière dont il parle de nous.
05:55Je ne suis pas d'accord.
05:56Je ne suis pas d'accord avec ça.
05:57Vous n'êtes pas d'accord, vous passez des accords ?
05:59Je vous le dis, on l'a condamné.
06:00Vous êtes en désaccord, vous passez des accords.
06:03Il y a une différence entre ne pas être d'accord avec la personne, avec le mouvement France Insoumise,
06:09et localement, se dire qu'il y a des gens avec lesquels on peut travailler,
06:12qui sont des militants sincères de la gauche,
06:13et qui se disent qu'ils vont s'engager pour transformer les villes.
06:15Il ne faut pas faire des élections municipales, ce qu'elles ne sont pas.
06:18Ce ne sont pas des élections présidentielles.
06:19Deux cas locaux, deux socialistes, pas des moindres.
06:23Je vous citerai M. Emmanuel Grégoire à Paris, M. Benoît Payan à Marseille.
06:29Ils n'ont pas eu besoin d'accord avec l'EFI.
06:31Je vais vous dire, Benoît Payan à Marseille, comme Emmanuel Grégoire,
06:35sont les candidats d'une union de la gauche, dès le premier tour,
06:39avec un bilan qui est exceptionnel, et qui sont aussi le témoin,
06:43parce qu'on parle de la France Insoumise depuis le début,
06:45parce que ça a l'air d'être une obsession médiatique,
06:47de la résistance et de la force des socialistes.
06:48Non, c'est une réalité politique, ce n'est pas pareil,
06:50parce qu'en 2027, ils risquent de vous effacer les tablettes.
06:52Juste, on parle des villes de plus de 100 000 habitants.
06:54Vous me parlez d'effacement, je vous parle de la réalité.
06:56La réalité, c'est que dans les villes de plus de 100 000 habitants,
06:58les socialistes font trois fois plus de voix que les insoumis, en moyenne.
07:03C'est, en moyenne, pour les alliances dans lesquelles les socialistes sont présents,
07:06plus de 30% des voix, c'est moins de 13% pour les insoumis.
07:09Arthur Delaporte, je vais même abonder dans votre sens,
07:11trois fois plus de voix dans les villes de plus de 100 000 habitants,
07:14et au niveau national, c'est neuf fois plus.
07:16Vous pesez neuf fois plus lourd.
07:17C'est même plus que neuf fois plus.
07:19Je vais vous dire, c'est autour de 800 000 à 900 000 voix pour les insoumis,
07:22c'est autour de 9 millions pour les listes soutenues par les socialistes.
07:25On est la principale force territoriale de gauche.
07:28Formidable ! Alors, de quoi avez-vous peur ?
07:30On n'a peur de rien, mais on sait que dans certaines villes,
07:32je pense à Tulle ou à Brest,
07:34l'Union, c'est ce qui permettra de conserver ces villes à gauche.
07:36Je peux vous le dire, la droite, par exemple, dans le Finistère, je la connais,
07:39c'est celle qui sucre le RSA à celles et ceux qui en ont besoin.
07:42C'est ça, la réalité.
07:43Vous avez, d'un côté, à Nantes, c'est la droite manif pour tous,
07:47c'est la droite, finalement, Bruno Retailleau,
07:49c'est la droite qui ne sait pas faire la différence,
07:51je parle de Bruno Retailleau,
07:52entre Éric Ciotti et Christian Estrosi,
07:55l'un qui est l'allié du Rassemblement National,
07:56et pour le coup, des néo-nazis au Parlement Européen,
07:59il faut le dire,
08:00et l'autre qui est, finalement, un républicain,
08:02même si on n'est pas d'accord avec lui.
08:03Alors, vous avez vu ce que votre collègue,
08:05Paul Vannier, député comme vous à l'Assemblée Nationale,
08:08dit de Johanna Roland,
08:10la maire socialiste sortante à Nantes.
08:13Il écrit, numéro 2 du PS,
08:15elle a depuis signé l'accord proposé par notre tête de liste insoumise à Nantes.
08:19Ne croyez jamais un socialiste.
08:21Est-ce que vous allez accepter longtemps
08:23de vous faire humilier pour conserver des postes ?
08:26C'est ma question.
08:27C'est une question que tout le monde se pose.
08:29En fait, Jean-François Quilly,
08:30si vous voulez citer les master trolls insoumis en permanence,
08:33c'est votre responsabilité.
08:34Moi, je ne passe pas mon temps à commenter Paul Vannier.
08:36Non, je cite vos partenaires.
08:37Paul Vannier, il fait trois tweets incendiaires à l'heure.
08:40Je n'ai pas à commenter ses tweets.
08:42Ce que je peux vous dire, c'est que Johanna Roland,
08:44c'est une femme de conviction,
08:45c'est une femme de gauche,
08:46elle est attachée à l'union de la gauche.
08:47Elle sait aussi que les insoumis nantais sont des gens
08:50qui supportent ces politiques,
08:52qui soutiennent ces politiques,
08:53qui, demain, peuvent permettre aussi
08:55à ce que cette ville,
08:56dans laquelle les socialistes ont tant fait,
08:58avec Jean-Marc Ayrault et Johanna Roland,
09:01depuis maintenant près de 50 ans,
09:03transformer cette ville,
09:04eh bien, il faut continuer le travail.
09:05Parce que la transition écologique
09:07que Johanna Roland, elle, porte pour la ville,
09:09qui est une ville modèle,
09:10citée par toutes les expériences d'urbanisme,
09:13d'architecture en France,
09:13oui, ben non, doit continuer sur ce chemin
09:16et ne pas faire le grand bond en arrière
09:18que propose la droite.
09:19Pourquoi sanctionner Catherine Trottmann à Strasbourg
09:21au prétexte qu'elle a accepté
09:23les 5% de chez Horizon ?
09:26Ce sont des fascistes Horizon aussi ?
09:29Mais attendez, Jean-François,
09:30j'essaie de comprendre la dynamique
09:32et la rhétorique de chez vous.
09:34Vous vous transformez en insoumis.
09:36Non.
09:36Nous, moi je ne parle pas,
09:39de socio-fascistes ou de fascistes
09:42quand je parle des autres camps.
09:43Oui.
09:43Oui, et d'ailleurs, je condamne...
09:46Vous condamnez, mais vous travaillez avec...
09:47Langagière, je vais vous dire une chose.
09:50Nous, on est pour, en effet, une clarté.
09:52La clarté, c'est que la gauche et la droite,
09:54ce n'est pas pareil.
09:54La clarté, en acceptant des accords
09:58à l'effet partout,
09:59de gens qui vous insultent.
10:00Et par ailleurs, l'extrême droite
10:01est le pire de tous les maux.
10:03Et donc, ça, ça défend d'une part
10:04le Front Républicain
10:05et d'autre côté, la nécessité
10:07de l'union de la gauche
10:07pour battre la droite.
10:09On a toujours été sur ce principe-là.
10:11Et donc, là, vous avez Catherine Trottmann à Toulouse,
10:13qui a fait un choix, que je regrette,
10:15d'avoir cette alliance.
10:16Figure illustre du Parti Socialiste.
10:18Oui, mais bien sûr,
10:19elle a fait une belle campagne de premier tour.
10:20Elle peut vous faire gagner la ville.
10:21Elle n'avait pas besoin.
10:22Elle n'avait pas besoin,
10:23si elle souhaitait gagner,
10:24de faire cet accord.
10:25Mais si, il y a un accord en face,
10:26elle est fille.
10:26Par principe de clarté,
10:27on ne fait pas d'accord avec la droite
10:29dans les grandes villes françaises.
10:30Attendez, je ne vous laisse pas dire ça,
10:31parce que vous avez en face
10:32la France Insoumise.
10:33Donc, il y a des partenariats partout
10:35qui s'allient avec les écologistes
10:37contre Catherine Trottmann.
10:39Et vous acceptez ça ?
10:40Là, on fait une alliance avec la droite
10:42contre une mère écologiste sortante.
10:43Ça n'a pas de sens.
10:44Les écologistes viennent de nous soutenir
10:46à Lille.
10:47J'espère qu'on va gagner,
10:48parce que c'est aussi cette ville
10:50qui est un symbole
10:51de ce que le socialisme
10:52a pu faire à l'échelle municipale
10:54en termes de lutte
10:54contre les inégalités.
10:55Je pense à Arnaud Deslandes aujourd'hui.
10:57Et je sais que demain,
10:58on aura aussi besoin
10:59des écologistes pour gagner.
11:00On ne peut pas se dire
11:01qu'on fait alliance avec la droite
11:02contre les écologistes.
11:03On va s'entendre sur un fait.
11:04Vous savez qui va trancher ce débat
11:05de ce matin ?
11:06Ce sont les électeurs.
11:06Et moi, je dis aux électeurs une chose.
11:09Regardez ce que les socialistes
11:10ont fait en France,
11:11dans les villes,
11:11à l'échelle municipale.
11:12Merci pour votre confiance.
11:14Merci d'avoir été
11:149 millions d'entre vous
11:15à soutenir la dynamique
11:17que nous portons.
11:18Et je vous attends au second tour
11:19parce que c'est là
11:20où on tranchera les débats.
11:21J'espère que vous ferez barrage
11:22à la droite.
11:22Et vous verrez qu'en 2027,
11:24avec son génie politique,
11:26Jean-Luc Mélenchon,
11:26va vous effacer des tablettes,
11:28mon cher Bertrand de Laporte.
11:29C'est une hypothèse.
11:31Je pense qu'à un moment,
11:32il faut faire de la politique.
11:33Nous, on travaille à l'union de la gauche.
11:34Et je crois que Jean-Luc Mélenchon,
11:35lui, il veut s'imposer,
11:36mais c'est le pire des candidats
11:37de second tour.
11:37Donc, je ne crois pas
11:38à cet effacement.
11:39Il pèse 10 fois moins que vous
11:40et on en parle 10 fois plus.
11:42Arthur Delaporte.
11:42Parce que, vous savez,
11:43aujourd'hui, on donne plus de voix
11:44à la radicalité.
11:45Emmanuel Macron,
11:46en Conseil des ministres,
11:47je le cite,
11:48dénonce les arrangements de partis
11:50et estime que les extrêmes
11:52demeurent dangereux.
11:53On ne peut pas oublier
11:55les principes républicains.
11:56Qu'est-ce que vous répondez
11:57à cette déclaration
11:58du président de la République ?
12:00Il a raison
12:01de dénoncer les dangers
12:04de l'extrême.
12:05Mais, pour le coup,
12:06j'aurais aimé plus de clarté
12:08sur le véritable danger
12:09qui nous guette,
12:10qui est celui de l'extrême droite.
12:12Parce que, quand il dit
12:12les extrêmes, en fait,
12:13il met tout le monde
12:14dans le même sac.
12:15Et, pour le coup,
12:16moi, je le dis,
12:17je ne mettrai jamais
12:18tout le monde
12:19dans le même sac.
12:19Je sais faire la différence.
12:20Je sais d'où vient la menace.
12:21Vous savez, Sarah Knafow,
12:23qui est maintenant
12:23le soutien de Rachida Dati
12:25au Parlement européen,
12:26elle siège dans le même groupe
12:28que l'AFD.
12:29pas pour Dati,
12:29mais pour Paris.
12:29Oui, Sarah Knafow,
12:31elle siège dans le même groupe
12:32que l'AFD.
12:33L'AFD est ostentoirement
12:36néo-nazi.
12:37Donc, il y a un moment,
12:38il faut aussi assumer
12:39d'où l'on parle
12:40et avec qui on fait des accords.
12:41C'est fou que vous revendiquiez
12:42cette clarté,
12:44alors que vous acceptez,
12:45je le répète,
12:46pour une fois,
12:46une fois de plus,
12:47des accords locaux
12:49massifs avec l'AFD.
12:50Massifs, non.
12:51Et vous les refusiez
12:51au niveau national.
12:52Combien de villes ?
12:53Combien de villes ?
12:53Des accords ?
12:54Reconnaissez que c'est spectaculaire,
12:55quand même.
12:56Mais, c'est absolument
12:56pas spectaculaire.
12:57On a à peu près
12:58une dizaine de milliers
12:59de seconds tours,
13:00je n'ai pas les détails,
13:01en France.
13:01On ne va pas refaire
13:02l'interview au départ.
13:03C'est un reniement
13:04de vos déclarations nationales,
13:05d'une quarantaine de cas
13:06au grand maximum.
13:07Donc, franchement,
13:08il faut aussi rester modéré
13:10sur ce type de propos.
13:12Ultime question avec vous,
13:13Arthur Delaporte,
13:14ce matin.
13:14Je vous remercie
13:15d'être là d'ailleurs
13:15pour expliquer ce qui se passe,
13:17ou tenter d'expliquer
13:18ce qui se passe.
13:19Au niveau national,
13:21comment est-ce que
13:21vous allez procéder
13:22après,
13:23on se projette
13:23après les élections municipales
13:25pour désigner votre candidat
13:27à l'élection présidentielle
13:28de 2027 ?
13:28Quelle est l'idée ?
13:29Alors, c'est un travail
13:30qui est en cours.
13:31Nous, avec Olivier Faure,
13:32on porte l'idée
13:32qu'il ne peut pas y avoir
13:34de candidat hors insoumis,
13:37donc de cette gauche
13:38démocratique et écologique,
13:40sans rassemblement.
13:41Donc, pour construire
13:42les conditions
13:42de ce rassemblement,
13:43ça peut passer par une primaire.
13:44On essaie d'y travailler.
13:45Ce qui est sûr,
13:46c'est qu'on n'a pas le choix.
13:48Sinon, tout le monde
13:49sera spectateur
13:50d'un second tour
13:51qui pourrait conduire,
13:53et c'est ce que je combattais,
13:55tous les jours,
13:55à la victoire
13:55du rassemblement national.
13:56Et donc, vous envisagez
13:58de disputer une primaire
14:00avec les partenaires
14:01de la gauche ?
14:01Ça fait partie, en tout cas,
14:03de ce qu'on essaie
14:03de construire,
14:04et donc les prochaines semaines
14:05seront en effet déterminantes
14:06pour cela.
14:08Vous n'avez pas l'impression
14:08qu'un Raphaël Glucksmann
14:09qui veut faire barrage
14:12à LFI
14:12va parler à une grande partie
14:14de nos électeurs ?
14:14C'est ma dernière question.
14:16Vous savez,
14:16pour parler aux électeurs,
14:18il faut aussi être en capacité
14:19d'éviter d'avoir
14:20une autre concurrence
14:21entre Raphaël Glucksmann,
14:22par exemple,
14:23s'il le souhaite,
14:23et le reste de la gauche.
14:25Donc, j'invite Raphaël Glucksmann
14:26à rejoindre une primaire
14:27et s'il est le meilleur
14:28et s'il parle
14:28au plus grand nombre
14:29d'électeurs,
14:30il l'emportera.
14:30Donc, primaire,
14:30nous sommes d'accord,
14:31sans la France insoumise ?
14:32C'est un outil de départage
14:33et c'est une évidence
14:34puisque, par ailleurs,
14:35les insoumis ont décidé
14:36que c'était eux
14:37et personne d'autre.
14:37Donc, avec la France insoumise
14:38pour les municipales partout
14:40mais sans la France insoumise
14:41pour la primaire à la fin.
14:41On n'était pas au premier tour
14:42des municipales
14:43avec la France insoumise.
14:44Merci à vous,
14:45Arthur Delaporte.
14:53C'est une évidence.
14:54Emmanuel Grégoire,
14:55et je ne sais pas
14:56si vous avez regardé hier
14:57le débat,
14:58est clairement au-dessus du lot.
15:00Il a une maîtrise des dossiers.
15:01Ce n'est pas un démagogue.
15:02Et la ville
15:03qui a été transformée,
15:04vous savez,
15:04je remercie sur la radio
15:06de m'avoir payé un taxi
15:06pour venir jusqu'ici,
15:07le chauffeur me disait
15:08les rues aux écoles
15:09dans Paris,
15:10c'est formidable,
15:10ça apaise la ville,
15:11les quartiers ont changé,
15:13les cœurs de quartiers ont changé.
15:14La gauche a transformé Paris.
15:16Écoutez,
15:17la circulation a baissé,
15:19a été divisée par deux,
15:20les pollutions ont été divisées
15:21par cinq.
15:22Moi, je crois que ce bilan-là,
15:23c'est le bilan de la gauche.
15:24Et la dette,
15:24c'est plus 150%.
15:25Vous dites quoi ?
15:26Il y a différents types de dettes.
15:29Je peux vous dire,
15:30et une partie de cette dette,
15:32c'est du capital,
15:34notamment parce que
15:35le logement social,
15:36en 15 ans,
15:37est passé de 8 à 20%.
15:38Mais qui va rembourser ?
15:39Vous savez,
15:40quand on construit
15:40du logement social,
15:41on investit pour la vie
15:42et on investit
15:43pour le pouvoir d'achat des parisiens.
15:44Peut-être que Mme Knafot,
15:45qui soutient Donald Trump,
15:47préfère que les prix
15:48de l'immobilier explosent
15:49et que Mme Dati,
15:50qui refuse l'encadrement
15:51ne vous faites pas
15:52de diversions
15:53que les prix de l'immobilier
15:54explosent.
15:54Qui va payer plus 150% ?
15:57Non, mais c'est vrai.
15:58C'est une dette de Paris.
16:00Je vous ai repris là-dessus
16:02parce que vous avez dit
16:03que c'est un bon bilan.
16:03Vous savez comment est notée
16:04la dette de Paris ?
16:05Elle est mieux notée
16:06de la dette française.
16:07D'accord ?
16:07Pourquoi ?
16:08Parce qu'elle est bien gérée.
16:09Il y a une excellente
16:10soutenabilité de cette dette.
16:11C'est formidable.
16:12C'est d'ailleurs salué
16:13par les cours des comptes.
16:14C'est formidable.
16:15Non, mais vous pouvez
16:16dire ce que vous voulez.
16:17C'est formidable
16:18parce qu'on gère bien des dettes.
16:19Vous savez, quand on est
16:20un ménage...
16:20Attendez, je vais vous dire
16:22un truc.
16:23Quand on est un ménage,
16:24quand on s'endette
16:25pour payer sa consommation
16:27de tous les jours,
16:27ce n'est pas soutenable.
16:28Quand on s'endette
16:29pour s'acheter un logement...
16:30Ah si, c'est soutenable
16:31parce que les banques
16:32vous disent...
16:33Attendez, vous ne dépassez pas
16:34ce taux.
16:35Ne faites pas la pub
16:35pour les crédits à la consommation.
16:37Moi, je vous dis juste
16:38que quand on s'endette
16:39pour son logement,
16:39on investit pour l'avenir
16:40et derrière, à la fin,
16:42on paraît être propriétaire
16:43de son logement.
16:44Là, à Paris,
16:45qu'est-ce qu'on a fait ?
16:45On a acheté des masses
16:47d'appartements et d'immeubles
16:48pour transformer la ville
16:49et pour augmenter
16:50les logements sociaux
16:50et ça, pour le coup, oui,
16:52ça contribue à ce qu'il y ait
16:52de l'endettement
16:53mais à terme, à la fin,
16:54c'est les Parisiens
16:54qui vivront mieux.
16:55Bon, écoutez, nous verrons...
16:57Et ils seront propriétaires.
16:58Et c'est...
16:59Ah ben non,
17:00dans les logements sociaux...
17:01Locataires sur une propriété collective.
17:038h34.
17:03Mais sauf que c'est les citoyens
17:04qui sont la ville de Paris.
17:04On en débat dans un instant
17:05sur Sud Radio.
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