- il y a 9 minutes
Avec Franck Allisio, député RN des Bouches-du-Rhône
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NewsTranscription
00:01Jean-François Akili
00:02Jean-François Akili, votre invité politique ce matin sur Sud Radio, c'est Franck Alizio, député RN des Bouges Jaunes
00:09et qui était candidat à la mairie de Marseille, qui a perdu donc la mairie ce week-end.
00:15Qu'il ne l'a pas gagné, parce qu'il ne l'avait pas, qu'il ne l'a pas
00:17gagné face à Benoît Payan ce week-end.
00:20Bonjour Franck Alizio.
00:21Bonjour Franck Alizio.
00:22Nous allons évoquer justement l'après-municipale et votre échec à Marseille.
00:25Mais tout d'abord, que dites-vous de ces images qui choquent sur les réseaux sociaux,
00:31ces maires ou ces élus, souvent de droite, parfois socialistes,
00:34qui quittent leur mairie, battus donc sous les huées, sous les colibés,
00:39ça se passe à Saint-Denis, à Mantes-la-Jolie, également au Blanc-Ménil, à Vauvelin.
00:44Que dites-vous ce matin ? A qui la faute ?
00:46Je dis que LFI n'est pas un parti comme les autres.
00:50Je dis qu'on l'avait dit, notamment au moment de l'affaire Raphaël Arnaud,
00:55dans les dernières semaines de la campagne de 2024, lors de la dissolution,
01:00notre candidate face à Raphaël Arnaud, à Avignon, ne pouvait plus faire campagne les derniers jours.
01:05Ne pouvait plus faire campagne parce qu'elle était menacée, agressée, harcelée.
01:09Elle ne pouvait plus faire campagne.
01:11La police elle-même lui avait dit éviter, grosso modo, de faire campagne et de sortir.
01:15Au début de la campagne à Marseille, au mois de juillet, moi-même j'avais été intimidé gentiment.
01:21J'étais en train de manger une pizza sur une terrasse tranquillement en plein Marseille.
01:24Il y avait une vingtaine de LFI qui étaient venus me faire une forme de point face à moi
01:32pour m'insulter, pour me dire qu'ils savaient où j'habitais.
01:35Je me rappelle, on sait où tu habites, on sait qui tu es.
01:39À Marseille, on n'a pas l'habitude d'être impressionné, donc ça n'a pas beaucoup impressionné.
01:43Mais vous voyez, à Marseille, un exemple.
01:45Je peux faire campagne de partout, dans les quartiers nord, dans les cités, de partout.
01:48Il n'y a pas de soucis.
01:49Il n'y a qu'un quartier où on ne peut pas aller, où on nous le déconseille.
01:52C'est la plaine qui est le fief antifa.
01:56J'aime pas le terme antifa parce que moi je crois dans la formule attribuée à Churchill
02:01qui dit que les fascistes de demain s'appelleront eux-mêmes antifascistes.
02:05C'est exactement ce qui arrive.
02:06Ce parti et ces gens sont violents, antisémites et antirépublicains.
02:13Et ils le sont de plus en plus.
02:15Et ils déborderont un jour M. Mélenchon qui sera victime de sa propre créature.
02:20Mais vous redoutez d'un mot la gestion de ces villes en question ?
02:23Où on a assisté à ces scènes ?
02:25Oui, parce que je pense qu'ils vont échapper à leur créature.
02:28Je pense qu'ils ne sont pas faits pour gérer les villes.
02:32Ils ne sont pas faits pour exercer le pouvoir dans l'intérêt général.
02:38Vous savez, on dit genre je serai le maire de tous les Marseillais.
02:41Là, ils ne seront pas, non, ce sera un petit clan
02:45qui exercera le pouvoir avec violence, sans discernement
02:50et pas du tout dans l'intérêt commun.
02:52Franck Alizio, le RN conquiert près de 70 villes petites et moyennes
02:56mais échouent à Marseille, à Toulon, à Nîmes.
03:00Pourquoi le RN n'y arrive pas dans les grandes villes ?
03:03Et au fait, pourquoi votre défaite à Marseille ?
03:07Écoutez, moi déjà je ne crois pas.
03:09J'entends une petite musique depuis quelques jours sur le plafond de verre.
03:12Moi, le plafond de verre, on m'en parle depuis que je suis au RN depuis 10 ans.
03:17Or, depuis 10 ans, on est passé de 2 députés à 140 députés
03:22avec nos alliés de l'UDR.
03:24Mais le simple fait qu'aujourd'hui, il y ait l'UDR avec nous et Éric Ciotti,
03:27c'est la preuve qu'il n'y a pas de plafond de verre.
03:28C'est votre lot de consolation dans les grandes villes, c'est Éric Ciotti.
03:31Oui, enfin, il y a des symboles quand même.
03:34Mais pourquoi vous échouez dans les grandes villes ?
03:37Tarascon chez moi, c'est vrai, mais Carcassonne est un beau symbole.
03:42Écoutez, une grande alternance, comme nous l'incarnons,
03:46elle se fait par étapes.
03:48Quand je suis arrivé à la tête du RN dans les bouches du Rhône,
03:52il n'y avait plus de députés.
03:54Je crois qu'il n'y avait jamais eu de députés, d'ailleurs, de mémoire,
03:56dans les bouches du Rhône, sauf à la proportionnelle.
03:58Il n'y avait jamais eu de députés.
03:59Aujourd'hui, 11 députés sur 16 dans les bouches du Rhône sont Rassemblement National.
04:03La moitié des Marseillais ont un député Rassemblement National.
04:06Deux mairies de secteur sont Rassemblement National.
04:09La progression est énorme.
04:10Alors, évidemment, il manque la dernière marche.
04:12Mais elle arrive, cette dernière marche.
04:14Vous voulez dire quoi ?
04:15Que le coup d'après, c'est dans 6 voire 7 ans ?
04:18Oui, et puis j'espère de 2027 avec Marine et Jordan, surtout.
04:23J'espère pour le pays.
04:26Mais vous parliez du plafond de verre.
04:28Est-ce que ce n'est pas un plafond de verre double épaisseur en ce qui vous concerne ?
04:31C'est-à-dire que vous n'avez pas le soutien de la droite républicaine ?
04:33On va y venir largement.
04:34Mais également, vous avez toutes ces villes,
04:38désormais toutes ces banlieues également,
04:40dans les grandes métropoles, qui ne veulent pas du Rassemblement National.
04:44Non, il n'y a pas de surmobilisation, honnêtement,
04:48d'un électorat, de ce qu'on appelle les quartiers nord,
04:51chez nous, à Marseille.
04:53Je crois qu'il y a une surmobilisation du système,
04:56d'un vieux système vermoulu.
04:57Quand, au second tour, vous avez le retrait d'un côté de M. Delogu,
05:02le maintien de l'autre, de Mme Bassal, la candidate macroniste LR,
05:06vous avez des combines d'appareils.
05:08Elle a bandeau, Martine Bassal, parce qu'elle pèse 5 points à la sortie,
05:11vous les ajoutez à votre score, vous n'arrivez pas à rejoindre M. Payan ?
05:14Oui, parce qu'évidemment, les trois quarts des électeurs LR m'avaient déjà rejoint,
05:18et je les en remercie, et ils ont eu ce courage.
05:21C'est une affaire de dynamique aussi.
05:25C'est une affaire de dynamique.
05:27On aurait trouvé un point d'accord avec Martine Bassal,
05:30on aurait pu fusionner, mais moi j'ai tendu la main du début,
05:32à la fin de la campagne, vous le savez, vous avez pu le voir,
05:36sur vos ondes, justement, elle avait d'ailleurs dit, on verra,
05:42elle avait dit qu'elle avait des valeurs en commun avec nous,
05:45après elle a reculé, c'est bien dommage,
05:48parce que cette dynamique, l'union, je l'ai faite très large,
05:51on est parti avec des éléments de reconquête,
05:54on est allé jusqu'à des centristes,
05:55on avait une vingtaine d'élus LR sur notre liste,
05:58elle était très très large cette union,
05:59il fallait juste la mener à son terme avec quelques symboles,
06:04ça ne s'est pas fait cette fois-ci,
06:05ça se fera la prochaine fois.
06:06Vous dites vieux système vermoulu,
06:08Franck Alizio, vous y mettez dedans également Bruno Retailleau,
06:12parce qu'au fond, il a été clair dans cette campagne des municipales,
06:15c'est non à l'extrême gauche,
06:17mais il a dit aussi contre le Rassemblement National,
06:20il y a eu une barrière entre vous et lui.
06:23Malheureusement, oui, évidemment que je vais Bruno Retailleau.
06:26Il est vermoulu Bruno Retailleau.
06:27C'est la raison pour laquelle Jordan Bardella s'est adressé à lui entre les détours,
06:32en lui disant, mais si vous êtes cohérent,
06:35au moins retirez votre candidate,
06:37on pourra toujours trouver un moyen de s'entendre,
06:42mais il n'a pas voulu.
06:43Le Nini, c'était intéressant, c'était sympa,
06:46quand j'étais à l'UMP il y a vingt ans,
06:48maintenant le Nini s'est complètement dépassé,
06:50il n'y a pas de Nini.
06:52Nicolas Sarkozy lui-même dit qu'à un moment donné,
06:55il faut s'entendre, il faut travailler ensemble.
06:58Il le dit subtilement, il le dit diplomatiquement,
07:01mais il le dit, M. Retailleau parle comme il y a vingt ans,
07:05il fait perdre du temps à la France,
07:07il fait perdre du temps aux Français,
07:08et le temps en ce moment est précieux.
07:10Nicolas Sarkozy disait pour la campagne 2007
07:11qu'il allait chercher les électeurs de Jean-Marie Le Pen,
07:14raisonnable, palais dingue,
07:15il ne s'adressait pas à l'appareil.
07:17Donc il n'y a pas de différence avec Bruno Retailleau aujourd'hui,
07:20en quelque sorte.
07:20Franck Alizio, vous venez de l'UMP,
07:22qu'est-ce qui bloque au fond ?
07:24Vous connaissez la droite de l'intérieur,
07:26vous venez de là,
07:28qu'est-ce qui coince aujourd'hui ?
07:29Quelques chapeaux à plumes,
07:30quelques chapeaux à plumes, c'est tout.
07:31C'est-à-dire ?
07:32Parce que M. Retailleau et quelques-uns qui...
07:34Vous savez, quand,
07:36lors de la dissolution,
07:38c'est le pire symbole,
07:39oui, quelques grands élus déconnectés du terrain,
07:42vivant, enfermés dans un QG à Paris,
07:48lorsque, lors de la dissolution,
07:50M. Muselier, que j'ai connu au RPR,
07:53que nous étions tous les deux au RPR,
07:55moi tout jeune, lui un peu moins jeune,
07:57nous étions tous les deux au RPR,
07:59à la dissolution, il a appelé à voter
08:02pour le candidat soutenu par LFI
08:04et par la jeune garde,
08:06et par la jeune garde,
08:07face à notre candidat, à nous,
08:10RN, mais qui venait de LR.
08:12Vous voyez, le niveau de trahison,
08:14les électeurs n'en peuvent plus,
08:15c'est la raison pour laquelle
08:16la majorité des électeurs LR
08:17ont voté, pour moi,
08:18lors de leur aventure à Marseille.
08:21La droite traditionnelle,
08:22d'où vous venez,
08:23a trahi, vous dites ?
08:24Malheureusement, oui, évidemment.
08:26Évidemment.
08:27Elle a trahi les électeurs,
08:28et c'est pour ça que les électeurs
08:29partent de plus en plus,
08:30et là, c'est terminé.
08:32Vous l'avez vu à Nice,
08:33mais même à Marseille,
08:34les 40%, évidemment,
08:35que c'est pour une bonne partie
08:37des électeurs LR.
08:38La majorité des électeurs
08:39de Nicolas Sarkozy
08:40qui ont voté pour Nicolas Sarkozy
08:41au premier tour en 2007,
08:42je le dis toujours,
08:43ont dû voter pour moi
08:44lors des élections à Marseille,
08:47et pour nous, en général,
08:48aux municipales de partout en France.
08:50Ça veut dire que la boucle est bouclée.
08:52Voilà.
08:52Ça veut dire qu'aujourd'hui,
08:53nous sommes ce grand mouvement
08:55de rassemblement populaire
08:57qui est la véritable alternance,
08:59qui est fondée sur des valeurs
09:01de patriotisme,
09:03d'autorité,
09:04de méritocratie.
09:05Bref, les valeurs
09:06qui ont toujours été les miennes,
09:07qui ont fait que je suis entré en politique
09:09il y a maintenant 20 ans.
09:10C'est celle du RPR,
09:11c'est celle du gaullisme,
09:12c'était celle de l'UMP à la grande époque.
09:14Mais la mue n'est pas faite
09:15au Rassemblement National,
09:16Franck Alizio,
09:17pas encore,
09:18et ses résultats le prouvent.
09:19Ce matin,
09:20Laurent Wauquiez
09:21resserre,
09:22réitère sa proposition
09:23d'une grande primaire à droite
09:24de Darmanin
09:25à Knafo.
09:27Vous n'en êtes pas,
09:28dans l'esprit de la droite classique,
09:30vous n'êtes pas éligible
09:31à une grande primaire.
09:32Enfin,
09:33à quoi ça ?
09:34Cette primaire est quand même hallucinante.
09:36Donc,
09:36ils vont désigner un candidat
09:37pour faire 10%.
09:39Pour faire 10%.
09:40Mais encore une fois,
09:41les électeurs ne suivront pas.
09:42C'est ce que Bruno Retailleau
09:43appelle l'autre voie.
09:44Mais s'ils ont...
09:45Mais s'ils ont...
09:46Enfin,
09:47c'est la peur pour leur poste.
09:49C'est la peur pour leur poste.
09:51Or,
09:51je leur dis,
09:52pour la France,
09:54il y aura de la place
09:55pour tout le monde,
09:57si on veut,
09:57aller sur un projet.
09:58Ce projet,
09:59c'est le nôtre,
09:59c'est celui que l'on porte
10:01parce que c'est celui
10:02qui est entendu par les Français
10:04parce qu'il se base
10:05sur les mêmes constats
10:06que font les Français
10:06avec des solutions
10:08de bon sens
10:08en matière de sécurité,
10:10d'immigration,
10:10d'économie.
10:11Franck Alizio,
10:12j'entends vos arguments.
10:13J'aimerais que vous n'esquiviez pas
10:15ce matin cette question
10:16qui est posée
10:16à l'ensemble des responsables
10:18du Rassemblement National.
10:19Vous le savez,
10:20Jordan Bardella
10:21qui sera vraisemblablement
10:22le futur candidat
10:24en 2027-ci,
10:26Marine Le Pen est empêchée
10:27quand la décision
10:28de la Cour d'appel
10:29tombera en juillet.
10:30Il dit
10:31union des droites.
10:32Au fond,
10:33il dit la même chose
10:33que certains leaders
10:34de droite classique.
10:36Marine Le Pen dit
10:37désolé,
10:38ni droite ni gauche,
10:39pas d'union des droites.
10:41Comment est-ce que vous tranchez
10:42ce débat
10:43qui est important
10:44au sein du Rassemblement National ?
10:46Je le tranche
10:46comme un gaulliste.
10:48J'ai appartenu
10:48à une famille politique
10:49et le RPR
10:51et pour une bonne partie
10:52du temps l'UMP
10:53qui ne s'est jamais reconnu
10:55qu'elle n'a jamais voulu
10:55s'identifier de droite.
10:57Pourquoi ?
10:57Parce que le général de Gaulle
10:59a fait un leg politique,
11:00c'est de dire que
11:01les partis,
11:02ce sont les partis
11:03mais au-dessus
11:03il y a la France.
11:04La droite et la gauche
11:05c'est fort sympathique,
11:06c'est un glivage politique,
11:07il vaut ce qu'il vaut
11:08mais au-dessus
11:09il y a la France.
11:10Lorsque vous aspirez
11:12à être le président
11:13de tous les Français
11:14ou la présidente
11:15de tous les Français
11:15comme l'aspire Marine
11:17et Jordan,
11:18eh bien,
11:18vous vous adressez
11:19à tous les Français
11:20et vous faites
11:21ce que le RPF
11:22a été le premier parti gaulliste,
11:23un rassemblement
11:24du peuple français.
11:25Donc, au-dessus de la gauche
11:26c'est la droite.
11:27Moi, à titre personnel,
11:29ma sensibilité
11:29elle est de droite populaire
11:31mais je me retrouve
11:32tout à fait
11:32dans ce qu'avait été
11:34le RPR
11:34ou le gaullisme hier,
11:35ce qu'est aujourd'hui
11:36le RN,
11:36c'est-à-dire un parti
11:37qui transcende
11:38les clivages
11:39pour rassembler
11:40le plus largement possible.
11:41C'est Marine Le Pen
11:42qui, à vos yeux,
11:43a la bonne lecture aujourd'hui ?
11:44Mais Jordan,
11:45il dit la même chose.
11:46Il dit la même chose.
11:47Il dit, c'est l'union.
11:48Non, non, non.
11:49Il dit la même chose.
11:50Je l'écoute assez souvent
11:51et je lui parle assez souvent.
11:53Il dit,
11:54il ne fait pas...
11:54C'est l'union de tous les Français.
11:56Voilà.
11:56C'est l'union de tous les Français.
11:58Alors, évidemment,
11:59oui, nos valeurs
12:00sont très, très, très largement partagées
12:02par les électeurs de droite
12:03et tant mieux.
12:05Et tant mieux.
12:06Est-ce que vous ne souffrez pas
12:07encore aujourd'hui,
12:08Franck Aliziot,
12:08d'une image sulfureuse ?
12:10Regardez Marine Le Pen
12:10qui est allé hier à Budapest
12:12apporter son soutien
12:13à son ami,
12:13je cite,
12:14Victor Orban
12:15qui est confronté
12:16à des élections législatives
12:18en Hongrie.
12:19La Hongrie,
12:20et c'est le Washington Post
12:21qui le révèle,
12:21qui, depuis des années,
12:23fait fuiter des données
12:24sensibles à Moscou
12:25entre le ministre
12:26des Affaires étrangères
12:27vers M. Lavrov,
12:28donc une Hongrie
12:29très proche de la Russie.
12:30Est-ce que cette image-là,
12:32est-ce que c'est...
12:33Vous n'en souffrez pas ?
12:34A-t-elle eu raison
12:35d'aller serrer la main
12:37à M. Orban hier ?
12:38Mais,
12:38encore une fois,
12:40comment dire,
12:40il est le leader,
12:43le dirigeant
12:44de la Hongrie
12:45maintenant depuis 15 ans,
12:46je crois.
12:47J'étais au Quai d'Orsay,
12:48j'étais arrivé au Quai d'Orsay
12:49en cabinet avec Pierre Lelouch
12:51lorsqu'il a été,
12:51pour la première fois,
12:53élu en Hongrie.
12:55C'est...
12:56On travaille avec les gouvernements,
12:58on travaille avec les gens
13:01qui ont la confiance
13:02de leur peuple.
13:03Il a la confiance
13:04du peuple hongrois
13:05depuis 15 ans.
13:07Moi, après,
13:07je ne sais pas
13:08les infos,
13:09les révélations
13:10des uns ou des autres.
13:11Moi, ce que je vois,
13:12c'est qu'aujourd'hui,
13:13Victor Orban
13:14est l'incarnation
13:15de son pays,
13:16est l'incarnation
13:18de ce qui n'est pas
13:19la gauche
13:19en Hongrie
13:20aujourd'hui,
13:21au sens plus large.
13:22et à partir de là,
13:25on travaille
13:26avec tous ceux
13:27qui y ont la confiance
13:28de leur peuple.
13:30Vous l'assumez ce matin,
13:31Franck Alizio.
13:32Question,
13:32je rebondis sur ce que vous disiez
13:33au début de l'interview.
13:35Reconquête,
13:36Sarah Knafow,
13:37vous avez vu le résultat à Paris.
13:39Est-ce qu'il ne serait pas temps
13:40aujourd'hui,
13:41pour vous,
13:42si vous voulez avoir
13:42une sorte de réserve de voix,
13:45quelque part,
13:46pour la présidentielle,
13:47de finir par parler
13:49à Reconquête,
13:50à Mme Knafow ?
13:51Vous seriez pour
13:52un dialogue avec elle,
13:53notamment ?
13:54Les dialogues d'appareils,
13:56les tambours d'appareils...
13:56Non, je parle de personnes
13:57qui ont eu un succès à Paris,
13:58là où votre candidat
13:59fait un point et demi.
14:00Les tambours d'appareils,
14:02les Français n'aiment pas ça.
14:05Je laisse mes responsables,
14:09en l'occurrence,
14:09Marine et Jordan...
14:10Votez en touche.
14:12Non, je ne vote pas en touche,
14:13et je complète en disant
14:14qu'à Marseille,
14:15entre hommes et femmes,
14:16entre Marseillaises et Marseillais,
14:17de bonne volonté,
14:18nous avons réussi
14:19à nous accorder,
14:20y compris avec
14:23des hommes et des femmes
14:25venus de Reconquête.
14:26Donc, c'est la preuve
14:27que c'est possible.
14:28Maintenant,
14:28il faut que ça soit
14:29dans les deux sens.
14:30Voilà.
14:31Il ne faut pas
14:31qu'il y ait une partie
14:33qui joue contre son camp.
14:36Mais c'est possible
14:36dans les deux sens.
14:37Dernière question,
14:38Franck Alizio,
14:39Marine Le Pen,
14:39donc fixée sur son sort
14:40le 7 juillet prochain
14:41dans l'affaire
14:42des assistants parlementaires
14:43du Rassemblement National.
14:44Franchement,
14:45vous espérez
14:45qu'elle sera soulagée,
14:47qu'elle pourra se présenter ?
14:48Je l'espère du fond du cœur.
14:51Le lien que j'ai avec Marine
14:53et qu'on a tous
14:54avec Marine
14:55est particulier.
14:58Elle est celle
14:58qui nous a menés
14:59où nous sommes
15:00aujourd'hui.
15:02Je souhaite évidemment
15:03qu'elle soit candidate
15:04à la présidentielle
15:05comme nous le souhaitons tous.
15:07Jordan Le Pen
15:07parce qu'elle a l'expérience
15:09parce qu'elle a plus d'expérience
15:09que Lombardella.
15:11C'est une vraie question
15:12que même vos électeurs
15:14se posent.
15:15Non.
15:15Jordan fera un bon candidat
15:18et un bon président
15:19si jamais le destin
15:22le met dans cette position.
15:24Mais Marine, évidemment,
15:25est notre candidate naturelle.
15:27Elle a l'expérience.
15:28C'est factuel.
15:29C'est empirique.
15:29Oui, elle a l'expérience.
15:31Et elle a ce lien
15:32très particulier
15:34avec les Français
15:35qu'il faut avoir
15:36quand on se présente
15:37à une présidentielle
15:37la rencontre d'un homme
15:39et d'un pays et d'un peuple.
15:41Là, c'est la rencontre
15:41d'une femme
15:41et d'un pays et d'un peuple.
15:43Merci à vous, Franck Alizio.
15:44Merci, Franck Alizio,
15:46d'avoir été sur Sud Radio
15:47ce matin.
15:48Nous allons poursuivre.
15:50Vous pouvez réagir
15:51à ce qui a été dit
15:51par Franck Alizio.
15:53Bien sûr, notamment aussi
15:54en début d'interview
15:55tout à l'heure
15:56sur ces scènes
15:57assez hallucinantes
15:58dans des mairies.
16:00Je pense, en fait,
16:01en Seine-Saint-Denis,
16:03en région lyonnaise.
16:05Avec des sifflets,
16:07des insultes même
16:08par moment.
16:09Qu'en pensez-vous ?
16:10Vous pouvez réagir.
16:12Éric Revelle,
16:13Elisabeth Lévy
16:14et vous au 0826 300 300.
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