- il y a 2 semaines
Avec François-Xavier Bellamy, député européen et vice-président exécutif des Républicains
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NewsTranscription
00:00Jean-François Aquili, votre invité politique ce matin sur Sud Radio, c'est François-Xavier Bellamy.
00:08Bonjour à vous François-Xavier Bellamy, député européen, vice-président exécutif des Républicains.
00:14Nous allons évoquer ce qui se passe avec Rachida Dati à Paris, ces municipales qui arrivent.
00:19Mais tout d'abord avec vous François-Xavier Bellamy, vous avez signé cette tribune dans le Figaro.
00:25Vous dites qu'en notre système de santé est menacé d'asphyxie, la paresse politique propose aux patients d'en
00:33finir.
00:33Il est question de l'aide à mourir, ça y est. Le texte a été voté en deuxième lecture à
00:40l'Assemblée Nationale.
00:41C'est un jour particulier pour vous ?
00:43C'est un jour particulier pour la France. Ce n'est pas le dernier jour parce que ce texte a
00:48encore beaucoup de chemin à faire avant de rentrer dans notre droit.
00:50Et je crois qu'il est encore temps d'éveiller les consciences des Français sur ce qui se joue aujourd
00:55'hui.
00:56Parce que cette loi nous engage tous. La question de la mort fait partie de chacune de nos vies.
01:01Chaque personne sur Terre.
01:03D'abord la mort de nos proches, de ceux que nous aimons et puis notre propre mort à nous.
01:07Nous serons tous un jour en fin de vie. Nous vivrons tous l'expérience de la maladie.
01:13Nous vivons tous l'expérience de la dépendance.
01:15Parce que moi je ne crois pas qu'il faille mourir dans la dignité avant d'être devenu dépendant.
01:20La dépendance c'est la condition humaine. Nous sommes tous dépendants de ceux qui nous entourent.
01:24D'une manière plus ou moins palpable, plus ou moins visible.
01:27Mais ce que vivent les personnes qui portent un handicap, ce que vivent les malades, ce que vivent nos aînés,
01:33ceux qui sont dans le plus grand âge, c'est au fond la condition humaine elle-même, l'expérience de
01:38la dépendance.
01:39Et je crois qu'il y a une forme de très grand danger dans l'idée que parce que quelqu
01:44'un souffre, cela justifie de le tuer.
01:47Parce que c'est de ça qu'on parle.
01:48Parce que quelqu'un souffre, il faudrait mettre fin à sa souffrance en mettant fin à sa vie.
01:53Mais moi je crois que cette loi est d'autant plus absurde qu'elle arrive au moment où nous en
01:57avons le moins besoin.
01:58Parce qu'aujourd'hui nous vivons ce que ceux qui nous ont précédés n'ont pas eu la chance de
02:02vivre.
02:02Nous vivons une époque où la souffrance n'est pas une fatalité.
02:05Nous savons soigner.
02:06C'est pour ça que tous les médecins qui travaillent en soins palliatifs, tous les soignants, sont dans leur écrasante
02:11majorité opposés à cette loi.
02:13Parce qu'ils savent que soigner c'est possible quand on veut.
02:15Et la question qui se pose à notre pays aujourd'hui c'est, voulons-nous soigner ?
02:19Voulons-nous reconstruire le système de santé qui fera qu'à la demande, qui s'exprime parfois au cœur de
02:25la maladie,
02:26la demande d'en finir, nous répondrons par le soin plutôt que de répondre par le fait d'aider à
02:30mourir ?
02:31Sujet de société profond.
02:33François-Xavier Bellamy, vous dites que ce n'est pas fini.
02:35C'est-à-dire que la droite républicaine au Sénat est liée majoritaire, bataillée de nouveau, ça se finit là,
02:42comme ça ?
02:42Le Sénat a rejeté cette proposition de loi.
02:45Le Sénat a rappelé que le devoir d'un pays c'est d'aider à vivre et pas d'aider
02:50à mourir.
02:51Et moi je voudrais dire un immense merci aujourd'hui, je ne suis pas parlementaire à l'Assemblée ou au
02:56Sénat,
02:56je voudrais dire un immense merci à tous les députés, tous les sénateurs de droite, mais plus largement de tous
03:02les bancs.
03:02Parce qu'il y a eu des parlementaires de gauche, il y a des parlementaires de tous les camps qui
03:07disent aujourd'hui leur inquiétude devant cet agenda.
03:12Et moi d'ailleurs je voudrais ce matin saisir cette occasion pour demander à toute la gauche où elle a
03:18bien pu passer.
03:19Parce que, pardon mais est-ce que les français savent que dans ce texte par exemple, il est question par
03:26exemple de pénaliser ce qui s'appelle grossièrement le délit d'entrave.
03:32C'est-à-dire que si quelqu'un autour de vous dit qu'il voudrait mourir, aujourd'hui vouloir le
03:38convaincre de vivre, de retrouver le sens de la vie, ce serait faire entrave à cette loi.
03:45Aujourd'hui il est question d'expliquer qu'en 48 heures vous devez pouvoir avoir, le délai de réflexion 48
03:53heures, vous devez pouvoir avoir déjà l'injection létale.
03:57Le droit protège les consommateurs, vous avez 14 jours si vous achetez n'importe quel produit dans un supermarché, vous
04:02avez 14 jours pour vous rétracter.
04:04En deux jours, en revanche vous serez mort.
04:06Donc on protège mieux le consommateur ordinaire que celui qui demande la mort.
04:11Et pardon, dernier élément qui m'a beaucoup marqué dans ce débat, c'est qu'un amendement a été déposé
04:16par des parlementaires qui tentent d'alerter sur le risque de cette dérive,
04:19en disant que la mort ne devrait jamais devenir un business, que l'euthanasie ne devrait jamais se faire à
04:25but lucratif.
04:25Et bien ce sont des parlementaires de gauche qui ont voté contre ça.
04:28Ce sont des parlementaires de gauche qui disent lutter contre les profits, contre le capitalisme,
04:33qui ont voté pour que la mort puisse devenir une activité lucrative.
04:36Mais où est la gauche aujourd'hui ? Il faut défendre les plus faibles, les plus fragiles, les plus vulnérables.
04:41C'est eux qui, comme le disait très bien Philippe Juvin, comme le rappelait Elisabeth Lévy,
04:45c'est eux qui demain seront envoyés à l'euthanasie parce que notre système de santé n'aura pas été
04:49reconstruit pour pouvoir prendre soin d'eux.
04:51Et bien la gauche doit aujourd'hui se réveiller pour défendre les plus vulnérables.
04:55Pour finir, juste un mot, pas sûr que la loi soit votée avant l'été ? C'était prévu comme
04:59tel ? Pas sûr ?
05:01Là aussi, quelque chose d'incroyable. J'ai passé ma journée hier au salon de l'agriculture.
05:05Les agriculteurs attendent avec impatience la loi d'urgence qu'on leur a promise.
05:09Une loi qui, en urgence, pourrait débloquer des éléments fondamentaux pour faire vivre notre modèle agricole.
05:14Bon, cette loi, manifestement, elle a disparu. Il faut croire que l'agriculture n'est plus une urgence.
05:18En revanche, la fin de vie, c'est une urgence absolue. Et pour les gens qui la défendent, il faudrait
05:22aboutir le plus rapidement possible, le plus vite possible.
05:25Mourir peut attendre, je crois. Et aujourd'hui, la vraie question qui se pose, c'est est-ce qu'on
05:30veut travailler à cette question de manière digne, responsable, sérieuse ?
05:34Ou bien est-ce qu'on veut aller le plus rapidement possible, comme si c'était l'urgence absolue dont
05:38le pays a besoin ?
05:39Moi, je crois que l'urgence absolue, c'est de reconstruire les soins palliatifs, de reconstruire notre système de santé,
05:43et de faire que tous les Français demain aient la certitude que, quand ils seront malades, la santé de notre
05:48pays prendra vraiment soin d'eux,
05:50plutôt que de faire en sorte que, le plus vite possible, on les pousse vers la sortie.
05:53François-Xavier Bellamy, dans 18 jours, le premier tour des élections municipales,
05:55Rachida Dati, qui démissionne du ministère de la Culture, vous dites quoi ? Il était temps, enfin ?
06:03Le plus important, c'est d'abord qu'à Paris, il puisse y avoir l'alternance dont les Parisiens ont
06:08tellement besoin.
06:09Tous les Français aiment Paris, tous les Français tiennent à cette ville, tous les Français souffrent de voir ce qu
06:12'elle est en train de devenir.
06:13Vous allez lever sa suspension, j'imagine, chez LR ?
06:16Mais aujourd'hui, encore une fois, le sujet qui intéresse les gens, ce n'est pas les petites affaires des
06:20partis.
06:20Le sujet qui intéresse les gens, c'est comment est-ce que l'alternance est possible à Paris.
06:25Et moi, je suis très surpris de voir qu'aujourd'hui, certains font le choix de menacer la possibilité de
06:31ce changement si nécessaire pour la ville.
06:33Vous pensez qu'il...
06:34Je vois aujourd'hui le parti Horizon, celui d'Edouard Philippe, dont le candidat, semble-t-il, a décidé de
06:41se maintenir quoi qu'il arrive.
06:42Et Bournazel dit non à Dati, mais vous avez vu ce qu'a dit Edouard Philippe, il dit qu'il
06:46fera tout pour l'alternance à Paris.
06:48C'est ce que dit Edouard Philippe, là, désormais, avec un grand rassemblement de la droite et du centre.
06:53Il change de cap, apparemment, il recadre Pierre-Yves Bournazel, que se passe-t-il ?
06:57C'était dans la même journée, donc si quelqu'un comprend quoi que ce soit, il faudra nous expliquer, parce
07:01que c'est difficile à suivre.
07:03Moi, je le crois, encore une fois, la chose qui intéresse les Français, ce n'est pas les petites affaires
07:07des partis.
07:07C'est d'abord qu'on puisse réussir à faire en sorte que la gauche, qui a tellement abîmé Paris
07:12depuis des années, puisse trouver enfin une alternative.
07:17Et que nous puissions retrouver une capitale dont la France soit fière à nouveau.
07:20François-Xavier, pour ça, il faut s'entendre.
07:23Par exemple, Sarah Knafo, qui, à votre place, lundi, disait, moi, je suis pour une alliance avec toute la droite
07:27à Paris, pour essayer de changer la capitale.
07:30Vous dites d'accord ? Vous la croisez au Parlement européen, vous la connaissez bien ?
07:34Vous êtes d'accord pour une alliance avec Sarah Knafo à Paris ?
07:36Mais, on revit ce que j'ai vécu comme candidat à l'élection européenne.
07:39Ceux qui parlent le plus d'union et d'alliance sont ceux qui créent des chapelles supplémentaires.
07:44Vous n'y croyez pas ?
07:45Comment ?
07:46Vous n'y croyez pas ?
07:47Encore une fois, je le redis, le sujet pour moi, c'est le soir du premier tour,
07:50de tout faire pour que Paris puisse connaître l'alternance.
07:53C'est la seule chose qui compte, c'est la seule chose qui intéresse les Parisiens.
07:55Et au-delà des Parisiens, qui intéresse tous les Français.
07:58Parce que Paris, vous savez, ces dernières années, est le symbole de ce que beaucoup de métropoles en France ont
08:02vécu.
08:03Une forme de barricade qui prive la ville de tous ceux qui habitent autour d'elle.
08:09Moi, je suis comme beaucoup de Français, j'habite autour de Paris, j'habite en banlieue.
08:12Et on voit à quel point, quand Paris se confisque aux Français,
08:15quand Paris devient une ville seulement pour les Parisiens,
08:18quand il devient impossible d'y rentrer, d'y accéder, d'y travailler,
08:22en fait, c'est toute la ville qui se dévitalise.
08:23Et c'est ce qu'on est en train de connaître aujourd'hui.
08:25L'Ordati, Knafo, Bournazel, il faut que tout le monde s'assemble à vos yeux, vous,
08:29pour que la victoire soit vous, c'est ça ?
08:32La seule question qui va se poser, et qui est extrêmement simple,
08:37la seule question qui va se poser, c'est qui veut l'alternance à Paris,
08:40ou qui veut défendre sa petite chapelle ?
08:42Et là, on verra bien qui a le sens de l'intérêt commun.
08:44François-Xavier Bellamy, vous avez vu ce qu'a dit Marine Le Pen,
08:47c'était chez nos conférences de BFM TV hier soir.
08:50À la question, y aura-t-il des alliances de deuxième tour municipale
08:53entre le RN et vous, les Républicains ?
08:56Réponse de Marine Le Pen, nous analyserons au cas par cas.
09:02Simultanément, Marine Le Pen dit aussi que le RN se maintiendra partout
09:05où il a été qualifié.
09:06Et donc, c'est là aussi difficile de suivre le raisonnement jusqu'au bout.
09:10La seule question qui se pose...
09:11Elle se pose à Marseille, par exemple, Franck Alizio,
09:14Martine Bassal, une fois de plus, sur Sud Radio, qui avait dit
09:16« Nous verrons bien », vous vous rappelez.
09:19C'est possible désormais de discuter ?
09:21C'est quand même la question qui est posée.
09:23Les électeurs, la réalité, ce sont les électeurs.
09:25Exactement. La réalité, c'est les électeurs qui la décideront.
09:28Et moi, je voudrais dire à tous les électeurs français
09:29qui veulent aujourd'hui que la gauche perde le pouvoir
09:33dans des villes qu'elle a tellement abîmées.
09:34On parlait de Paris, mais ce n'est pas seulement Paris.
09:36C'est Nantes, c'est Grenoble, c'est Strasbourg, c'est Lyon, c'est Bordeaux.
09:41Dans toutes ces villes où il faut qu'aujourd'hui nous permettions l'alternance,
09:46eh bien, les candidats qui peuvent le plus permettre cette alternance,
09:49ce sont les candidats de la droite.
09:51Parce que...
09:52Jean-Jacques Kimi, juste un instant, c'est très important de le comprendre.
09:56Oui, allez-y.
09:57La droite, aujourd'hui, les Républicains sont absolument indéniables
10:01en difficulté dans la vie politique nationale.
10:03On connaît une crise qui est la crise que notre pays tout entier traverse
10:07et on va se reconstruire, on doit se reconstruire pour l'élection présidentielle.
10:10Bien sûr, moi, je n'ai pas de langue de bois.
10:11Mais en revanche, au plan local, nous restons, nous sommes la première force politique locale.
10:16Nous sommes la formation politique qui a le plus grand nombre d'élus locaux en France.
10:20Et nous sommes, avec nos candidats, la formation politique qui peut partout permettre l'alternance.
10:25Au deuxième tour, les candidats qui ont le plus de chances de gagner face à la gauche,
10:28partout dans le pays, sont les candidats de LR.
10:31Partout dans le pays.
10:32Et donc, je le dis à tous les Français, le premier tour n'est pas joué.
10:35Et les sondages sont des sondages.
10:37Partout, si vous voulez que la droite gagne, si vous voulez sortir la gauche,
10:42si vous voulez éviter que la gauche continue d'abîmer nos villes,
10:45alors c'est pour LR qu'il faut voter au premier tour.
10:47Pour les candidats, les Républicains.
10:48Mais quand il s'agit de se parler, à un moment donné,
10:52prenons Marseille, tiens, quittons Paris, prenons Marseille.
10:54À Marseille, c'est très simple.
10:56À Marseille, tous les sondages le confirment d'ailleurs.
10:59La vérité, c'est que le meilleur allié de Benoît Payan,
11:02c'est une qualification du Rassemblement National.
11:06La droite municipale est la force avec Martine Bassal,
11:10qui pourrait le plus gagner au deuxième tour dans un duel face à Benoît Payan.
11:13Vous dites vous, qui a brundi quelque part.
11:15Vous en appelez vos électeurs, puis on verra bien,
11:17et puis vous allez dans le mur après.
11:19Moi, je ne suis pas passionné d'Edic.
11:20Ce que je dis simplement, c'est qu'au deuxième tour,
11:22c'est incontestable, c'est un fait.
11:24La vérité, c'est que ce que Benoît Payan pourrait redouter le plus,
11:26c'est que Martine Bassal se qualifie face à lui,
11:29et qu'un duel les oppose.
11:30Mais est-ce que vous acceptez l'idée du cas par cas de Marine Le Pen ?
11:33Est-ce que vous acceptez l'idée que peut-être, ça et là,
11:36RN et LR pourraient se parler et essayer de transformer les choses ?
11:41Mais encore une fois, je ne vois...
11:42C'est une vraie question qui est posée.
11:44Je ne vois même pas comment la question se pose,
11:46dans la mesure où Marine Le Pen dit que les listes RN se maintiendront
11:50partout où elles seront qualifiées.
11:50Donc vous fermez la porte.
11:51Et je le redis, prenez un...
11:53Donc vous fermez la porte.
11:53Non mais prenons des cas concrets.
11:56Parce que c'est très intéressant de spéculer dans le vide,
11:58mais on voudrait résumer la totalité de la vie politique française
12:02à un éternel deuxième tour.
12:04Le vrai sujet fondamental aujourd'hui,
12:05c'est comment se construisent les offres politiques partout.
12:08Prenez Strasbourg.
12:09Je suis strasbourgeois d'adoption,
12:11j'y passe beaucoup de temps chaque mois
12:13pour aller aux sessions plénaires du Parlement européen.
12:16À Strasbourg, aujourd'hui, vous avez une maire écologiste
12:19qui a dégradé la ville comme jamais dans son histoire.
12:23Face à cette maire écologiste,
12:24la perspective, c'est de voir revenir
12:26la vieille gauche municipale,
12:27Catherine Trottmann,
12:28qui a été élue pour la première fois
12:29quand moi j'avais 4 ans.
12:30En 1989, elle était maire de Strasbourg.
12:33Bon, est-ce qu'on veut choisir entre la nouvelle gauche
12:34ou l'ancienne gauche ?
12:35Non, on veut une vraie alternance.
12:37Eh bien, cette alternance, elle ne sera possible
12:39que si Jean-Philippe Véther, le candidat de LR,
12:41est au deuxième tour.
12:42Et tout le monde le sait, tout le monde le voit.
12:43Et donc moi, je dis à tous les électeurs,
12:45y compris à des électeurs qui sont tentés de voter
12:47pour le Rassemblement National
12:48et qui peuvent avoir légitimement...
12:49Là, il y aurait un cas par cas à appliquer, justement.
12:52Mais je dis aux électeurs, au premier tour,
12:54voter pour les candidats de droite.
12:55On lui dit qu'aux électeurs,
12:55mais il ne faut pas que les décideurs politiques se parlent.
12:58Moi, je crois que...
12:59C'est un peu hypocrite.
12:59Mais là encore, ce qui compte,
13:00ce n'est pas qu'on réunisse des appareils.
13:02Ce qui compte, c'est qu'on réunisse des électeurs
13:04autour de projets clairs.
13:05Il y a des gens qui se présentent, quand même.
13:07Exactement.
13:07Il y a des gens qui se présentent.
13:08Et ce qui compte, c'est que les électeurs aillent soutenir
13:10ceux qui peuvent donner une majorité
13:12à leur volonté de changement.
13:13C'est ça qui peut toujours être.
13:14Vous ne voulez pas franchir le pas.
13:16Vous laissez libre,
13:17mais vous ne franchissez pas le pas officiellement
13:19de « on discute finalement ».
13:20Il y a une digue, toujours.
13:22Encore une fois,
13:23le vrai sujet, ce n'est pas de réfléchir
13:24sur des deuxièmes tours qui n'existent pas encore.
13:26C'est de permettre que l'alternance soit possible.
13:28Et pour que l'alternance soit possible,
13:29il faut qu'au deuxième tour,
13:30partout en France,
13:31il y ait des candidats de droite
13:32qui sont ceux qui peuvent permettre
13:34de construire une majorité politique
13:35dans toutes les villes de France
13:36où ce sera nécessaire
13:37pour le changement indispensable
13:39dont ces villes peuvent avoir besoin.
13:40François-Xavier Bellamy,
13:41il y a le drame national,
13:42la mort de Quentin Doran à Lyon.
13:45Pour Bruno Retailleau,
13:46LFI, ce sont les initiales
13:48de la France indécente, a-t-il dit.
13:50Ce parti n'est plus dans l'arc républicain.
13:53Est-ce qu'il faut le dissoudre,
13:55à un moment donné ?
13:56Quel est votre regard là-dessus ?
13:57Il faut le combattre.
13:58Et il faut le combattre politiquement.
14:00Moi, je crois à la nécessité
14:02de combattre sur le terrain politique
14:03cette force qui, en effet,
14:04a fait le choix de rompre
14:05avec les principes fondamentaux
14:06de notre vie démocratique.
14:08Et vous parliez de digue à l'instant.
14:09Mais la vraie digue, elle est là.
14:11Moi, je n'ai jamais adhéré à l'idée
14:13qu'il pouvait y avoir
14:14un barrage républicain
14:15ou un front républicain
14:16avec la France insoumise.
14:18Cordon sanitaire autour de LFI,
14:19c'est ce que disent certains,
14:20notamment Jordan Bardella.
14:22Cordon sanitaire.
14:23C'est une nécessité absolue.
14:24Mais qui peut ne pas le voir aujourd'hui ?
14:26Et comment pouvons-nous accepter
14:28des leçons de barrage républicain
14:30de la part de gens
14:31qui ont pactisé
14:32et surtout qui sont prêts
14:34à pactiser à nouveau
14:35avec la France insoumise ?
14:37Aujourd'hui, nous le voyons
14:38dans notre pays,
14:39la France insoumise tue.
14:41L'extrême gauche tue.
14:42Parce que cette logique
14:43de brutalisation de la vie politique,
14:45elle conduit à justifier
14:46la mort de Quentin de Roque.
14:47Et après même la mort
14:48de Quentin de Roque,
14:49vous avez aujourd'hui
14:50des ténors de cette formation politique
14:52qui explique que c'était logique.
14:55Et je crois que nous sommes
14:56aujourd'hui en train
14:57de toucher du doigt
14:58ce qu'il y a de plus dangereux
14:59pour la vie démocratique du pays.
15:01Je n'ai jamais changé d'avis.
15:02Je l'ai toujours dit.
15:03Et pour ma part,
15:04j'ai toujours assumé clairement
15:06que je ferai,
15:07à chaque fois que je le devrais,
15:09barrage contre l'extrême gauche,
15:11contre la France insoumise.
15:12Et contre tous ceux
15:14qui sont prêts à s'allier
15:15avec la France insoumise.
15:16Parce que ce qui menace
15:16aujourd'hui ce pays,
15:17ce n'est pas seulement l'extrême gauche,
15:19c'est la tolérance
15:20envers l'extrême gauche
15:20de beaucoup de forces politiques
15:22qui sont prêtes à voter avec elle
15:23quand l'opportunisme l'exige.
15:24Ce n'est plus ce qui était dit,
15:26c'était ce qui était dit
15:27du Rassemblement national.
15:28A vos yeux, désormais,
15:29le vrai danger,
15:30ce n'est plus le RN,
15:31c'est la France insoumise.
15:32Mais le danger prioritaire
15:33pour la France,
15:34évidemment,
15:34c'est la France insoumise.
15:35Dans le discours politique.
15:36Et pardon,
15:37mais tous ceux
15:37qui nous ont expliqué
15:38qu'il fallait faire
15:38des fronts républicains
15:39contre le Rassemblement national,
15:41s'ils ne voient pas
15:41que leur devoir
15:43c'est de lutter
15:43d'abord contre la France insoumise
15:45montre leur incohérence.
15:46Où est l'antisémitisme aujourd'hui ?
15:48Où se trouve l'antisémitisme
15:49qui a été la raison d'être
15:52de ce cordon sanitaire ?
15:54L'antisémitisme,
15:55il est évidemment aujourd'hui
15:56à l'extrême gauche.
15:57Il suffit d'entendre
15:58ce que disent aujourd'hui
15:59les dirigeants
16:00de cette formation politique
16:01pour comprendre
16:01où se trouve
16:02la réalité du danger.
16:04Qu'est-ce que vous attendez
16:04de l'enquête ouverte
16:05par le ministère de l'Intérieur
16:06qui a saisi la justice,
16:07enfin,
16:08la justice qui est saisie
16:09par le ministère de l'Intérieur
16:10sur la possible reconstitution
16:13du groupe d'issue
16:14de la jeune garde
16:15avec un Raphaël Arnaud,
16:16le député Léphi,
16:18qui se tait toujours.
16:19Il ne s'est toujours pas exprimé.
16:21Il était absolument nécessaire
16:23que cette enquête ait lieu.
16:24Nous étions prêts,
16:25nous aussi,
16:26à signaler à la justice
16:27le danger
16:28que représente ce mouvement
16:29qui manifestement
16:30n'a pas cessé
16:31de s'organiser
16:32malgré sa dissolution.
16:34Dissolution prononcée,
16:35rappelons-le,
16:35par Bruno Retailleau.
16:36C'est Bruno Retailleau,
16:37ministre de l'Intérieur.
16:38Veuillez que Bruno Retailleau
16:39n'avait pas attendu
16:40cet événement tragique
16:41pour prononcer
16:42la dissolution
16:43de ce mouvement
16:45violent.
16:46Parce que la jeune garde,
16:47ce n'est pas seulement
16:47la mort de Quentin de Ranque.
16:49La jeune garde,
16:49ce sont des dizaines
16:50d'agressions violentes
16:51au cours des derniers mois.
16:52La jeune garde,
16:52c'est,
16:52on parlait d'antisémitisme,
16:54une agression antisémite
16:55d'une violence inouïe
16:56contre un jeune de 15 ans
16:57dans un métro parisien
16:59frappé parce qu'il avait
17:00le seul tort d'être juif.
17:02C'est ça la jeune garde.
17:04C'est ça l'extrême gauche.
17:04C'est ça la France insoumise.
17:05C'est ça le mouvement
17:06auquel Jean-Luc Mélenchon
17:08a donné un porte-voix
17:10en envoyant Raphaël Arnaud,
17:12premier député
17:12fiché S
17:13pour risque d'atteinte
17:14à la sûreté de l'État
17:15de l'histoire.
17:16Raphaël Arnaud
17:17a été envoyé
17:17à l'Assemblée nationale
17:18par Jean-Luc Mélenchon.
17:19C'est ça le mouvement
17:20auquel Jean-Luc Mélenchon
17:21redit son affection
17:22quelques jours après
17:23la mort de Quentin de Ranque.
17:24Encore une fois,
17:25je le redis,
17:26tous ceux qui dans ce pays
17:27refusent d'ouvrir les yeux
17:28sur la menace
17:29que représente
17:29la France insoumise
17:30montrent par là
17:31qu'en réalité
17:31leur barrage républicain
17:33était d'une hypocrisie sans nom
17:34et qu'il est à géométrie variable
17:36et que,
17:37nous le voyons bien malheureusement,
17:38quand le PS redit
17:39qu'il s'alliera avec l'FI
17:40au cas par cas
17:41dans les étapes qui viendront,
17:42il y a là une forme
17:43de trahison de notre vie
17:44d'émocris.
17:44Vous sauriez,
17:45et cette ultime question
17:46pour une dissolution,
17:48vous savez,
17:48c'est toujours évoqué
17:48de Némésis.
17:50C'est une plaisanterie ?
17:52C'est demandé
17:53par certains leaders de gauche.
17:56Mais c'est une plaisanterie.
17:59C'est l'un contre l'autre.
18:00Mais regardez
18:01ce qui vient de se passer
18:01et regardez à quel point
18:02la gauche est forte
18:03dans la version accusatoire.
18:05Némésis est un mouvement
18:06de militantes féministes.
18:09On peut,
18:09comme n'importe quel mouvement,
18:11être d'accord ou non
18:12avec les thèses
18:12qu'il défend.
18:13Mais Némésis est venu
18:15manifester en marge
18:17d'une intervention
18:18de Rima Hassan
18:19à Sciences Po
18:19avec des slogans,
18:21des pancartes,
18:22avec des manifestantes désarmées.
18:24Et à cause
18:25de cette manifestation,
18:27l'extrême gauche
18:27a tué Quentin Deranque.
18:29Et quelques jours
18:30plus tard seulement,
18:31cette même gauche
18:32a l'indécence
18:33de demander
18:33la dissolution,
18:35non pas du mouvement
18:36qui a tué,
18:37mais du mouvement
18:38qui a été victime
18:39de l'assassinat.
18:40C'est absolument indécent.
18:42Et je crois que,
18:44là encore,
18:45ceux qui sont capables
18:45d'aller à ce degré
18:47d'indignité
18:49montrent à quel point
18:50en réalité
18:50leur front républicain,
18:52leurs indignations républicaines,
18:54sont le masque
18:55d'une hypocrisie
18:55sans nom
18:56qu'il faut maintenant
18:57combattre
18:57avec détermination.
18:58Merci à vous,
18:59François-Xavier Bellamy.
19:01Merci,
19:01François-Xavier Bellamy.
19:02On va y revenir
19:03sur la fin de vie,
19:05en fait,
19:05tout à l'heure
19:06avec Elisabeth Lévy,
19:07Françoise de Gois,
19:08et puis s'interroger
19:09beaucoup aussi,
19:10évidemment,
19:12sur les municipales.
19:14Est-ce qu'il va y avoir
19:14des fronts républicains
19:15et dans quel sens ?
19:16Jusqu'où aller ?
19:17Qu'est-ce que ça veut dire,
19:18d'ailleurs,
19:18aujourd'hui,
19:19le front républicain
19:20et les filles RN,
19:21en fait,
19:21d'un côté,
19:22parce qu'il y a
19:22beaucoup d'alliances
19:22qui auront lieu.
19:24Probablement,
19:25évidemment,
19:25ça a déjà commencé
19:26les tractations.
19:26On en parle
19:27dans un instant
19:28sur Sud Radio.
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