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  • il y a 1 jour
Avec Philippe Brun, député PS de l'Eure

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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-04-22##

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News
Transcription
00:01Sud Radio, l'invité politique, Maxime Liedot.
00:07Votre invité politique ce matin sur Sud Radio, Maxime Liedot, c'est Philippe Brun, député socialiste de l'heure.
00:12Bonjour Philippe Brun.
00:13Bonjour.
00:14Merci d'être avec nous ce matin.
00:15On va forcément revenir aussi sur ce qui s'est passé hier au Parti Socialiste
00:19avec l'annonce de ce nouveau programme qui est censé garnir et exciter vos troupes pour 2027.
00:25Mais d'abord les annonces du Premier ministre concernant les conséquences de la guerre aux Moyennes et au Proche-Orient.
00:29Aide supplémentaire pour les agriculteurs, les routiers, les taxis, les VTC dans le BTP.
00:34Au final, moins de 3 millions de Français aidés après deux mois de guerre.
00:37C'est donc tout ce que la France peut faire.
00:39Oui, c'est tout à fait insuffisant.
00:41La réalité c'est que le gouvernement aujourd'hui est en train de se refaire une santé financière sur le
00:45dos des Français qui travaillent.
00:47Je rappelle que dans le milieu rural, le trajet des missiles travail moyen c'est 50 km.
00:50Dans ma circonscription c'est 60 km.
00:52Ce n'est pas 3 millions de Français qu'il faut aider, c'est 50 millions probablement.
00:56Les gens qui tous les jours prennent leur voiture pour aller travailler
00:58puisque c'est comme ça que notre urbanisme est fait.
01:00On a fait des grands lotissements en périphérie des villes.
01:02Et j'en prenne leur voiture le matin pour aller travailler.
01:04Moi je suis élu d'une France qui ne peut pas vivre avec une essence à plus de 2 euros
01:07le litre.
01:08Et 2,50 euros le litre du gasoil c'est juste impossible.
01:12Le baril a dépassé les 100 dollars hier.
01:14Il faut donc prendre des mesures d'urgence.
01:17Et je crois maintenant qu'il faut baisser les taxes.
01:20Il faut y aller.
01:20Je rappelle que...
01:21Vous c'est votre ligne, baisser les taxes assurément.
01:23Il faut baisser les taxes.
01:24On le voit bien, le gouvernement gagne de l'argent.
01:27Au mois de février, chiffre publié par le gouvernement hier,
01:29ils ont gagné 2 milliards de plus en TVA que prévu.
01:32Et si on regarde l'augmentation des prix et ce que rapporte habituellement la TVA,
01:36on a une cagnotte d'environ 2,5 à 3 milliards que pourrait se faire le gouvernement cette année.
01:41Philippe Brin, si on est franc ce matin, en réalité, l'État a peut-être gagné 2 milliards,
01:44donc 1 milliard de plus ou un peu plus, a récupéré un peu d'argent sur la TVA.
01:48Mais quand on voit les conséquences de la crise,
01:50moins de consommation, en réalité avec une croissance qui va baisser,
01:53on ne peut pas dire que le gouvernement fait de l'argent dessus.
01:55C'est malhonnête ça.
01:56Eh bien alors, si le gouvernement ne veut pas faire baisser la croissance alors qu'il baisse les prix,
02:00les conséquences de la hausse des prix seront moindres si on baisse les taxes dès maintenant.
02:05Donc plutôt que de faire le pompier ensuite en disant
02:07il n'y a pas assez de croissance parce que les gens ne sont pas pris leur voiture pour aller
02:09travailler.
02:10Et puis ils vont moins consommer, c'est une habitude classique, c'est un cercle inférieur.
02:13Alors évitons cela et baissons dès maintenant les prix.
02:16En nous inspirant de Lionel Jospin, qui avait mis ça en place,
02:19c'était à l'époque la TIPP flottante,
02:21mettons en place une taxe flottante sur le carburant,
02:23le gouvernement ne sera pas perdant.
02:25On touchera juste autant de TVA qu'on en touche d'habitude,
02:27seulement on en touchera proportionnellement moins afin de pouvoir faire baisser les prix.
02:31Est-ce que vous n'êtes pas inquiet en tant que député aussi, Philippe Brin,
02:34de la manière dont ces aides vont en réalité être attribuées
02:37quand on voit que ça va être sous condition de revenu de kilomètre,
02:40qu'on va faire attention à qui, à quand, à quel métier, etc.
02:43Est-ce que ce n'est pas uniquement une machine à gaz dont la France a le secret
02:46et qu'il y a en fait à chaque fois le problème qu'on met quelque chose en place ?
02:50Oui, là on a décidé de dégainer les serfas pour que ça coûte le moins cher possible.
02:55Donc les gens disent qu'on a un énorme pouvoir d'achat.
02:57Pour vous, c'est une technique du gouvernement de faire des petites aides extrêmement
02:59pour que moins de personnes le touchent.
03:01C'est comme ça que fonctionne Bercy.
03:02Quand vous voulez enterrer une aide,
03:05vous la noyez de serfas et à la fin personne ne la demande.
03:08Vous pensez vraiment qu'ils pensent comme ça ?
03:10Évidemment, mais c'est comme ça que ça fonctionne.
03:11C'est la manière administrative qui fonctionne dans notre pays.
03:13Donc la bureaucratie française,
03:15quand vous voulez enterrer une aide, vous mettez des serfas.
03:17Donc là, il va falloir remplir son serfas.
03:19Sur les 3 millions, vous en avez seulement 1,5 million
03:21qui vont prendre la peine de le faire jusqu'au bout.
03:23Et dans le même temps, il y a des centaines de milliers,
03:25je dis même des millions de Français
03:26qui sont joués dans une très grande difficulté.
03:28Moi, je pense à l'ouvrier intérimaire qui gagne 1700 euros par mois,
03:31qui travaille à 70 kilomètres de chez lui.
03:32Moi, je ne sais pas comment il va faire avec une essence,
03:34un gasoil à 2,30 euros le litre.
03:36Moi, je pense à l'infirmière libérale.
03:38Je ne sais pas comment elle va faire avec un gasoil à 2,30 euros le litre.
03:41Il faut que le gouvernement comprenne aujourd'hui
03:42qu'il y a toute une France qui est en train de décrocher là,
03:44qui a attendu que les aides arrivent,
03:46donc que les gens ne se sont pas mobilisés pour l'instant,
03:48parce que les aides ont été promises.
03:49Et là, cette France-là, elle est en train de décrocher définitivement.
03:52Elle a vécu la hausse des prix alimentaires gigantesques,
03:5425% sur les 3 dernières années.
03:56Elle a vécu la hausse du prix de l'énergie,
03:58plus 50% depuis 2021.
04:01Et là, aujourd'hui, cette explosion des prix,
04:02les salaires n'ont pas suivi.
04:04Donc maintenant, il faut comprendre que le pouvoir d'achat,
04:06c'est le sujet central aujourd'hui dans la vie des Français
04:09et que ça va avoir des conséquences en cascade
04:11sur la consommation et sur notre économie.
04:13Et on y reviendra maintenant.
04:14On sait que les caisses de l'État sont vides
04:15et que le gouvernement, visiblement, en a conscience
04:17puisqu'il a assuré qu'il est en train de rechercher
04:196 milliards d'euros d'économies sur les dépenses
04:21qui pourraient être réalisées en 2026
04:22pour compenser le coût de la guerre.
04:244 milliards d'euros notamment sur l'État
04:26et 2 milliards d'euros dans la fameuse sphère sociale,
04:29tout en assurant, selon M. Hamiel,
04:32qui est le ministre des Comptes Publics,
04:33que les assurés sociaux ne seront pas impactés
04:36par ces décisions.
04:37Est-ce que vous lui faites confiance sur cet élément-là ?
04:40De toute façon, il ne peut pas faire grand-chose
04:41puisque tant qu'il n'y a pas de vote à l'Assemblée nationale,
04:44vous ne pouvez pas changer beaucoup de règles
04:46en cours de route.
04:48Ce chiffre de 6 milliards est pour moi
04:49une forme d'écran de fumée
04:50pour justifier l'absence de mesures concrètes
04:54en vérité du gouvernement
04:55sur la question de l'explosion des prix des hydrocarbures.
04:57On dit qu'il y a 6 milliards d'économies à faire
04:59et ça évite, ça permet de répondre aux oppositions
05:01quand elles demandent des mesures
05:03pour le pouvoir d'achat.
05:04Mais ce chiffre-là, il n'est étayé par rien.
05:06Moi, j'étais présent à ce fameux comité d'alerte.
05:09On nous a donné un PowerPoint avec Einstein.
05:11Il n'y a même pas un tableau
05:12qui explique comment on arrive à 6 milliards.
05:13On additionne les choux, les carottes.
05:16On ne nous a rien transmis
05:17à la Commission des finances de l'Assemblée,
05:18chargée pourtant de contrôler le budget de l'État.
05:20On a beaucoup, beaucoup de documents.
05:21Ce qu'on voit plutôt,
05:22c'est que la TVA a rapporté
05:242 milliards de plus au mois de février.
05:26Et ça, on le voit,
05:27et ça, c'est très clair et c'est concret.
05:28Et toutes ces questions-là, forcément,
05:30elles amènent à un enjeu
05:31qui est déjà en train de se préparer,
05:32notamment pour vous
05:33qui aviez déjà assuré, on va dire,
05:35le budget dans les dernières négociations.
05:37On sait que là, déjà,
05:38on est en train de le préparer,
05:39en train de se poser de grandes questions.
05:41On sait que l'année 2027
05:42est aussi un enjeu important.
05:44Est-ce que vous pensez
05:45qu'on va devoir, on va dire,
05:47regarder la même série à nouveau
05:48avec des discussions insupportables
05:50entre les forces politiques
05:51négociées pendant des mois ?
05:52Ou est-ce qu'il y a un moyen
05:53de faire différemment ?
05:55Il y a absolument un moyen
05:55de faire différemment.
05:56Mais il est clair que les forces politiques
05:58auront des projets à faire valoir.
06:01Nous, par exemple,
06:03on va d'abord porter, je pense,
06:04la question du pouvoir d'achat.
06:06Je sais ce que je vous dis depuis tout à l'heure,
06:07il faut que ça se traduise dans le budget.
06:09Et il faut qu'on fasse...
06:09Mais donc ça veut dire
06:10reprendre les négociations,
06:11reprendre les négociations
06:12immédiatement avec le gouvernement Le Cornu ?
06:13De toute façon,
06:14il faut un budget à la France.
06:16Bon, donc soit les négociations
06:17sont fructueuses,
06:18et nous, évidemment,
06:18qu'on entrera dans un cycle de négociations,
06:20soit elles ne le sont pas.
06:21Et donc, il faut qu'on arrive
06:23à nous assurer d'une possibilité
06:24que le pays ne s'effondre pas
06:25si la France n'a pas de budget
06:27en fin d'année.
06:28C'est pour ça qu'aujourd'hui,
06:29on réfléchit à voir
06:29comment on peut faire, éventuellement,
06:31si jamais ça se passait mal,
06:32pour vivre sans budget
06:33pendant six mois
06:34jusqu'au mois de juillet
06:35après l'élection présidentielle.
06:36Vous travaillez sur ça,
06:37notamment une loi spéciale
06:38qui permettrait, on va dire,
06:39d'atteindre cet objectif
06:41que vous décrivez là.
06:41C'est une initiative
06:41que j'ai prise personnellement
06:43avec un certain nombre de juristes,
06:44de constitutionnalistes
06:44qui m'accompagnent,
06:46et donc on travaille
06:46sur le scénario
06:48où on n'arriverait pas
06:49à se mettre d'accord.
06:50Le meilleur scénario,
06:51c'est celui où on arrive
06:51à se mettre d'accord.
06:52Imaginons qu'on n'arrive pas
06:52à se mettre d'accord,
06:53bien que le pays
06:54ne s'effondre pas pendant six mois
06:56et qu'on puisse recruter
06:56les profs au mois de mars,
06:58qu'on puisse payer nos munitions,
07:00acheter nos missiles,
07:01et puis ensuite,
07:02après l'élection présidentielle,
07:03qu'on puisse adopter un budget.
07:04Il y a l'idée aussi,
07:05selon François Hollande,
07:06pour éviter de fatiguer
07:08les Français
07:08avec ces discussions budgétaires,
07:09de faire une très courte
07:10discussion budgétaire
07:11pour ensuite enclencher
07:12un 49.3.
07:13Est-ce que ça,
07:14ça n'est pas tout simplement
07:15du bon sens politique ?
07:16Est-ce que ce n'est pas
07:16une direction
07:17que vous,
07:18vous devez regarder ?
07:19Ce serait le meilleur scénario.
07:21Mais ça nécessiterait,
07:22évidemment...
07:22Le meilleur scénario ?
07:23Ce serait le meilleur scénario.
07:23Courte discussion budgétaire,
07:2549.3.
07:25Le mieux, ce serait ça.
07:26Évidemment,
07:26ce serait le plus lisible,
07:27c'est ce qui rassurerait le plus
07:29les acteurs économiques,
07:30les Français qui travaillent
07:31et qui n'ont pas envie d'avoir ce...
07:33Et puis, on va être
07:33dans la campagne présidentielle.
07:34On ne va pas faire
07:35six mois de porte qui claque,
07:37de menaces de censure
07:38en pleine campagne présidentielle
07:39où là, les Français
07:39ont besoin d'avoir
07:40des projets concrets
07:41pour les dix ans qui viennent
07:42et sortir du millimètre
07:44de la taxe sur les fenêtres,
07:46de la taxe...
07:46Ce que vous dites,
07:46Philippe Brun,
07:47pardonnez-moi,
07:47c'est très intéressant
07:48sur notamment
07:48les menaces de censure,
07:50c'est-à-dire tout le théâtre,
07:51toute la comédie humaine
07:52qu'on a eue.
07:52Est-ce que vous,
07:53ça veut dire que ce matin,
07:54vous dites ici,
07:55à ce micro,
07:56pour les prochains mois,
07:57il ne faut plus retomber sur ça ?
07:58Est-ce que vous dites
07:59à Olivier Faure,
07:59à Boris Vallaud,
08:00à tous vos partenaires
08:01en disant,
08:01il ne faut plus brandir
08:02la menace de censure
08:03dans tous les sens ?
08:04La menace de censure,
08:05c'est ce qui nous permet
08:05d'avoir gain de cause.
08:07Je rappelle que sans menace
08:07de censure,
08:08il n'y a pas suspension
08:08des réformes d'air 13,
08:09sans menace de censure,
08:10il n'y a pas...
08:10Mais là,
08:11le contexte a changé,
08:11vous avez obtenu des victoires.
08:13Il n'y a pas...
08:14Sans les menaces de censure,
08:15demain,
08:15il n'y aura pas les mesures
08:16pour pouvoir d'achat
08:17pour les gens qui bossent,
08:18qui travaillent dur,
08:19il n'y aura pas ces mesures-là,
08:21elles ne seront pas prises en compte
08:21par le gouvernement.
08:23Mais est-ce que vous dites
08:24quand même calmant
08:24les menaces de censure ?
08:26Je ne dis pas ça,
08:27ce que je dis simplement,
08:28c'est que si on veut
08:29se mettre d'accord,
08:30il faut le faire en amont,
08:31et si on veut le réussir
08:32en amont,
08:33alors le gouvernement
08:34doit faire des concessions
08:36significatives
08:36en direction des Français
08:37qui travaillent.
08:37Vous parliez des concessions
08:39significatives,
08:39encore un seul mot,
08:40parce que vous l'avez évoqué,
08:41les fameuses embauches de profs,
08:42il y en a un qui est
08:43le rapporteur du budget
08:44qui s'appelle Philippe Juvin,
08:45qui donne une interview
08:46au Figaro ce matin
08:46et qui l'explique,
08:47écoutez, moi j'ai des solutions
08:48pour le budget,
08:49on doit utiliser
08:50la fameuse technique
08:50du rabot dans les dépenses publiques,
08:52on doit notamment
08:53faire en sorte
08:54de bloquer
08:55ces 4500 recrutements
08:56de professeurs.
08:57Tiens, par exemple,
08:58en disant que
08:58quand on voit la démographie
09:00qui baisse,
09:00les besoins sont moindres,
09:01ça, ça fait partie des choses
09:02sur lesquelles nous devons
09:03nous attaquer à ces enjeux.
09:04Est-ce que vous le rejoignez sur ça ?
09:05Non, mais c'est très déconnecté.
09:07Philippe Juvin,
09:07lui, est élu des Hauts-de-Seine,
09:08d'une ville très aisée.
09:10Je vais vous parler
09:10de la ruralité.
09:12Il est rapporteur du budget quand même.
09:13Oui, les 4500
09:15postes de profs supprimés,
09:16moi, c'est des classes
09:17qui ferment en milieu rural.
09:18Vous allez me dire,
09:19alors, ils étaient 25,
09:20ils n'étaient pas à 40 par classe,
09:22certes,
09:22mais aujourd'hui,
09:23est-ce que vous croyez
09:24que quand vous habitez
09:24dans une commune rurale,
09:25vous pouvez faire faire
09:2720 ou 25 kilomètres
09:28à un gamin le matin
09:28pour aller à l'école ?
09:29Alors, c'est possible
09:30quand il est au collège.
09:31Aujourd'hui,
09:31les collégiens de ma circonscription,
09:32ils font une heure,
09:33une heure et demie de bus par jour.
09:34Moi, j'estime que
09:35quand on est à l'école maternelle,
09:37on a le droit d'avoir
09:37une école près de chez soi.
09:38C'est très déconnecté,
09:40en vérité,
09:40ce que dit Philippe Juvin,
09:41parce que la suppression de postes,
09:43c'est très compliqué à faire
09:44quand vous êtes dans une France
09:45qui est majoritairement rurale.
09:46Et on voit à quel point
09:47ces discussions budgétaires
09:48auront des conséquences,
09:49en effet,
09:49sur la vie des Français,
09:50parce que les professeurs
09:51et les classes,
09:52forcément,
09:52ça concerne énormément parents.
09:54Et ceux qui nous écoutent,
09:55autre actualité,
09:55ça vous concerne,
09:56Philippe Brun,
09:57c'est le programme économique
09:58du Parti Socialiste,
09:59près d'un an de travail
10:01sur l'idée de redonner
10:02une dimension
10:03au Parti Socialiste.
10:04Ça s'appelle même
10:04un nouveau socialisme
10:05pour le XXIe siècle
10:07ou l'idée de vivre libre.
10:09Et hier,
10:10quand même,
10:10lors d'une réunion,
10:11il n'y a pas eu de vote
10:12sur ce projet,
10:12notamment parce qu'il y a eu
10:13une opposition
10:14à ces propositions.
10:15C'est quoi le problème ?
10:16C'est parce que c'est
10:17une jeune femme brillante
10:18qui a eu le malheur
10:19de déranger les vieux éléphants ?
10:21Non, je ne crois pas.
10:22Le programme est intéressant.
10:24Il y a beaucoup de choses,
10:25évidemment,
10:25que je partage,
10:26que nous partageons.
10:27Il n'est pas financé.
10:29Donc, c'est des propositions...
10:30A vous, c'est ça
10:30qui vous a dérangé ?
10:30C'est des propositions
10:31qui sont mises
10:32dans le débat interne
10:33du parti.
10:34Il y a une présentation,
10:35mais je rappelle
10:35qu'il n'est pas définitif du tout.
10:37Et donc là,
10:37on a un parti démocratique,
10:38donc dans les fédérations,
10:40dans tous les départements,
10:40on va débattre,
10:41l'amender.
10:42Et j'espère
10:43qu'on aura un beau programme
10:44à présenter
10:45la version définitive
10:46dans un mois et demi
10:47une fois qu'on l'aura votée.
10:48Mais c'est ambitieux,
10:49quand même,
10:49l'idée de vivre libre,
10:50cette notion de liberté.
10:52L'auteur de ce programme
10:53qui s'appelle
10:54Chloé Ridel,
10:55qui est notamment
10:55une eurodéputée,
10:56précise que c'est ambitieux
10:58pour le Parti Socialiste
10:58de se réapproprier
10:59cette idée de liberté.
11:00Ça veut dire tellement de choses.
11:02La droite et l'extrême droite
11:03n'ont plus la possibilité
11:04d'être les seuls propriétaires
11:06de ce mot-là.
11:07Ça vous plaît ?
11:07Il faut tout reprendre
11:08à la droite et à l'extrême droite,
11:09notamment tout ce qu'ils nous ont pris.
11:11Ils nous ont pris la laïcité,
11:12ils nous ont pris la défense du travail,
11:13ils nous ont pris la défense
11:14du service public,
11:15ils nous ont pris la défense
11:16de la République,
11:17rendez-vous compte.
11:17Alors il faut qu'on reprenne tout
11:18et qu'on prie la notion de liberté.
11:20Ça, ça vous va ?
11:21Il y a aussi quand même
11:22quand on se plonge
11:23avec Juliette
11:24qui prépare les interviews politiques
11:25avec moi,
11:25on s'est plongé
11:26dans ces 50 pages
11:27de programmes présentés,
11:28on s'est aperçu notamment
11:29qu'il y avait des phrases
11:30assez étonnantes,
11:32notamment l'ennemi
11:33qui est l'oligarchie économique
11:35et financière.
11:36Vous êtes à deux doigts
11:36de dire que l'ennemi
11:36c'est la finance, là, non ?
11:37Non, l'oligarchie c'est vrai,
11:39vous n'êtes pas concerné
11:40puisque vous êtes une radio
11:42avec un actionnaire
11:44qui est indépendant,
11:45mais la vérité c'est qu'il y a
11:47peu de radios comme les vôtres
11:48et qu'aujourd'hui,
11:50regardez l'emprise
11:51de Vincent Bolloré
11:52sur l'ensemble des médias français,
11:53sur le monde de l'édition,
11:54ça fait beaucoup de bruit.
11:55Vous attardez notamment
11:55sur les médias
11:56en disant qu'il va falloir
11:57revoir certaines règles
11:58de l'ARCOM
11:59et se pencher sur ce monopole,
12:01ça veut dire que vous,
12:02des médias ou des groupes
12:03qui existent
12:04comme celui d'Incent Bolloré,
12:05pour vous,
12:05ça nuit à la démocratie,
12:06c'est un problème
12:06qu'il va falloir régler ?
12:07Évidemment, mais il faut découper
12:08ces groupes en morceaux.
12:10C'est ce qui s'est passé
12:10aux Etats-Unis,
12:11il y avait la Standard Oil
12:14qui possédait l'ensemble
12:15des stations-service
12:16et de la production d'essence
12:18et puis un jour,
12:19on a fait une loi
12:20et puis on a découpé
12:22en plusieurs majors pétrolières.
12:23C'est un peu la même chose.
12:24On ne devrait pas permettre
12:26une telle concentration
12:27aujourd'hui de médias
12:28et de l'édition
12:29aux mains d'un seul homme.
12:31D'ailleurs,
12:32il a le droit
12:32d'avoir un projet idéologique,
12:33il est actionnaire,
12:34un actionnaire peut avoir
12:35un projet idéologique.
12:36Enfin, si,
12:37c'est la même idéologie
12:37qui est diffusée partout...
12:38Ça veut dire que Mathieu Pigasse aussi,
12:40qui est l'opposé
12:40de Vincent Bolloré,
12:41quand il a dit groupe de médias,
12:42il devra aussi découper
12:43ses groupes de médias, lui ?
12:44Oui, sont tout petits,
12:44ces médias ?
12:45Quelle est l'audience
12:46comparée de Nova
12:47et de CNews
12:48et d'Europ1 ?
12:51Si on se penche
12:51dans les détails
12:51des audiences,
12:52visiblement,
12:53la radio que vous citez
12:54progresse largement.
12:55Nova progresse.
12:56Enfin, on est quand même
12:57très très loin
12:57des médias
12:58de Vincent Bolloré
12:59aujourd'hui.
13:00Il y a aussi
13:00une question importante
13:02quand on voit
13:04l'ambition que vous portez,
13:06c'est qu'on se demande
13:06mais qui va le porter
13:08quand on voit
13:08les candidats à gauche,
13:09on voit Raphaël Glucksmann,
13:10on voit Boris Vallot,
13:11on voit Olivier Faure,
13:12on voit François Hollande
13:13qui se prépare.
13:14Et Olivier Faure
13:15quand même
13:15qui ne donne pas l'impression
13:16de beaucoup
13:17cheffer de ce parti.
13:17Est-ce que vous dites
13:18ce matin Olivier Faure,
13:19il faut prendre une décision,
13:20il faut établir des règles,
13:20il faut qu'on s'en sorte là,
13:21sinon on va finir
13:22écrabouillé ?
13:23Oui, nous on propose
13:24d'ailleurs qu'on désigne
13:25très vite le candidat
13:26parce que maintenant
13:27ça suffit.
13:28LR a désigné son candidat,
13:30M. Rotaio pour meilleur
13:31et pour le pire.
13:33L'extrême droite
13:33a son candidat,
13:34très clairement.
13:34Jean-Luc Mélenchon
13:35est également candidat.
13:37Nous, il faut qu'on vote
13:38très vite.
13:39Donc on dit
13:39au mois de juin
13:40faisons un vote
13:41pour au moins
13:42savoir qui est
13:43le chef des socialistes
13:44pour aller à la bataille.
13:45Après on discutera...
13:45Parce que vous ne savez pas encore ?
13:46Aujourd'hui Olivier Faure
13:47c'est quand même
13:48le patron du parti social.
13:49Vous pourriez dire
13:50un peu comme Bruno Rotaio.
13:51C'est un peu votre Bruno Rotaio.
13:52Olivier Faure,
13:53il est à la tête du parti,
13:54c'est lui qui doit partir
13:55pour l'élection présidentielle.
13:56Oui, en tout cas
13:56ça ne se passe pas comme ça.
13:57On a statutairement un vote
13:58et donc il y aura
13:59je crois plusieurs candidats
14:00et on propose
14:01qu'il ait lieu en juin.
14:02Ensuite la personne
14:03qui soit désignée
14:04aille construire
14:04une grande coalition
14:05qui aille de Glucksmann
14:06à Ruffin
14:07pour aller ensemble
14:07à la bataille.
14:08Ce qui veut dire
14:08et ce sera ma dernière question
14:09que la fameuse primaire
14:11en octobre prévue
14:12je crois le 5 octobre
14:13on met une croix dessus
14:14c'est terminé ?
14:14La primaire ça peut être
14:15une bonne idée
14:16si Glucksmann est dedans
14:17et si Roussel est dedans.
14:18Enfin c'est pas une primaire
14:19de la gauche
14:20si vous n'avez pas
14:20le parti communiste français
14:21et si vous n'avez pas Glucksmann.
14:23Donc une véritable primaire.
14:24Ce qu'il faut
14:25c'est avoir
14:25un rassemblement
14:27qui fasse toute la gauche
14:28Glucksmann, Roussel, Ruffin,
14:30pour avoir ce grand rassemblement
14:32ça ne marche pas
14:33avec la primaire
14:33parce qu'il y en a deux
14:33qui ne veulent pas y participer.
14:35Alors nous on propose
14:35plutôt une coalition
14:36désignant un candidat socialiste
14:38qui participe ensuite
14:38à cette coalition.
14:40Et ce sera ma dernière question
14:40quand on voit
14:41le petit trou de souris
14:42que vous avez
14:42celui qui a déjà fait ça
14:44Monsieur 3%
14:44François Hollande
14:45il va récidiver
14:46vous le savez.
14:47Oui
14:48il va récidiver.
14:50En tout cas
14:50il dit qu'il se prépare
14:52il est député aujourd'hui
14:54et je crois que
14:55sa voix est importante
14:56dans le débat
14:57elle est utile
14:58et moi j'invite
14:59tous les gens
15:00qui veulent être candidats
15:00à la présidentielle
15:01à se préparer sérieusement
15:03parce que je pense
15:03qu'on a besoin
15:04d'avoir des candidatures
15:05sérieuses
15:06et à présenter aux militants.
15:07Merci beaucoup Philippe Brun
15:08député PS
15:09de l'heure d'avoir été
15:09avec nous ce matin.
15:10Merci Philippe Brun
15:11Alors vous allez réagir
15:120 826 300 300
15:14Est-ce que le gouvernement
15:15justement en fait suffisamment
15:16sur la hausse des carburants
15:18ou alors
15:19comme le dit Philippe Brun
15:21ça suffit
15:22les feuilles servent pas
15:23pour pouvoir déclarer
15:24etc.
15:24s'y retrouver
15:25J'aimerais vous entendre
15:260 826 300 300
15:28il y a d'autres sujets
15:29sur la table
15:30comme par exemple
15:31Thomas Porte
15:31cette déclaration
15:32qui est beaucoup commentée
15:33sur les réseaux sociaux
15:34où le député
15:35de la France Insoumise
15:36dénonce le manque
15:37de mixité
15:38dans le rugby
15:40lui qui a joué
15:41en fait au rugby
15:41dans le sud-ouest
15:420 826 300 300
15:44l'immigration
15:44avec la décision
15:45de l'Espagne
15:46de régulariser
15:47500 000 clandestins
15:48c'est pas anodin
15:49parce qu'évidemment
15:50ensuite ils peuvent
15:51traverser aussi
15:52la frontière
15:52j'aimerais vous entendre
15:53sur ce sujet
15:54et puis
15:55ce qui a été décidé
15:56en Grande-Bretagne
15:57est-ce qu'un jour
15:57ça viendra en France
15:59interdire à vie
16:00la vente de cigarettes
16:02à toute une génération
16:03les jeunes britanniques
16:05nés après 2008
16:06et bien ne pourront
16:07jamais acheter
16:08légalement
16:08du tabac
16:09c'est ce qui a été décidé
16:10en fait hier
16:11en revanche
16:11pendant ce temps-là
16:12la drogue circule toujours
16:13et là on a du mal
16:14évidemment
16:14à y faire face
16:150 826 300 300
16:171
16:172
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16:172
16:172
16:173
16:17Sous-titrage Société Radio-Canada
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