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  • il y a 6 minutes
Avec Pierre Jouvet, député européen et secrétaire général du PS

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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-06-03##

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News
Transcription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquilly.
00:06C'est l'heure du grand rendez-vous, Pierre Jouvet, député européen, secrétaire général du Parti Socialiste et l'invité
00:11de Jean-François Aquilly.
00:12Messieurs, c'est à vous.
00:13Bonjour Pierre Jouvet.
00:14Bonjour Jean-François Aquilly.
00:15Nous allons évoquer cette double primaire, elle est double désormais à gauche, voulue par Olivier Faure en vue de la
00:21présidentielle.
00:21Mais tout d'abord, celui qui détruit doit payer, c'est ce qu'a martelé hier le Premier ministre Sébastien
00:29Lecornu,
00:30trois jours après les violences urbaines en marge de la victoire du PSG.
00:34C'était aux questions au gouvernement de l'Assemblée Nationale, vous êtes d'accord avec lui ?
00:39C'est un débat qui est vieux comme les violences, j'ai envie de dire, et qui pour l'instant
00:43n'est toujours pas réglé.
00:45La question qui doit être posée, c'est pourquoi aujourd'hui en France, mais aussi parfois ailleurs en Europe,
00:50quand il y a un événement sportif, quand il y a un grand événement, il s'en suit des débordements.
00:55Qu'est-ce qui se passe ? Permettez-moi d'abord de dire ici que je condamne avec la plus
00:59grande fermeté à la fois les violences,
01:01celles et ceux qui s'attaquent aux forces de l'ordre, celles et ceux qui sortent dans la rue et
01:05qui détruisent,
01:06et qui, après une victoire sportive extraordinaire, viennent finalement polluer cette victoire.
01:11Donc là vous êtes d'accord avec le Premier ministre quand il apporte son soutien aux policiers et aux gendarmes
01:15blessés ?
01:15Évidemment, il faut apporter son soutien aux policiers et aux gendarmes blessés qui sont là pour le maintien de l
01:19'ordre.
01:19Et moi je veux dire que les quelques abrutis, par centaines, malheureusement,
01:24oui ce sont des abrutis en vérité, on a vu des images ubuesques,
01:28moi j'ai même vu un ancien député monter sur le capot d'une voiture.
01:31Enfin il y a un moment, excusez-moi, les mouvements de foule doivent permettre et faire réfléchir un peu tout
01:36le monde.
01:36Vous parlez de Karl Olive, le député Kossi.
01:38J'ai vu qu'il s'était excusé, donc je ne veux pas rajouter.
01:40On dirait que c'était un ami qui était dans la voiture.
01:42Un ami ou pas un ami.
01:43Si vous voulez, on est dans un moment où quand il y a des mouvements de foule,
01:46moi je me rappelle quand la France avait gagné en 1998, j'étais sorti dans les rues avec mon père
01:50et on voit que les gens se font parfois entraîner par des mouvements de foule.
01:55Moi ce que je veux dire, c'est qu'on est à quelques semaines de la Coupe du Monde.
01:57J'espère que l'équipe de France de football va être championne du monde.
02:01Tout le monde doit avoir un peu de retenue.
02:02Mais on doit aussi réfléchir aux dispositifs qui doivent encadrer ces grands événements.
02:08Par exemple, pourquoi est-ce qu'il n'y avait pas de cadrage dans une fanzone ?
02:11Pourquoi est-ce que les forces de l'ordre étaient disséminées comme elles l'étaient dans Paris
02:17et dans un certain nombre de villes ?
02:18Pourquoi est-ce qu'on n'organise pas de manière différente par rapport à ce qui peut se passer ?
02:23Je prends l'exemple de l'Italie ou du Royaume-Uni,
02:25de l'accompagnement post-grand événement sportif pour éviter ces débordements.
02:30On ne doit pas simplement, si vous voulez, voir et constater.
02:34Plus de policiers sont en terrain.
02:35On doit regarder aussi des nouvelles techniques.
02:37Par exemple, qu'est-ce qu'ils ont fait les Italiens et les Anglais ?
02:41Ils ont beaucoup travaillé avec les clubs de supporters, par exemple,
02:44pour encadrer justement le post-match.
02:46Ils ont beaucoup travaillé sur l'accompagnement par les fanzones.
02:50Ils font aujourd'hui un travail qui doit être d'accompagnement qui n'est pas fait.
02:54Quand vous avez des bandes de casseurs qui ne sont pas des supporters...
02:57Oui, c'est le problème d'ailleurs.
02:58Qu'est-ce qu'on fait ?
02:59Quand il y a des bandes de casseurs qui ne sont pas des supporters,
03:04comme dans tout maintien de l'ordre,
03:06il faut arriver à les isoler au maximum de la foule des supporters
03:09qui sont là pour fêter une victoire.
03:11Mais la première chose à dire, c'est dénoncer ces violences,
03:14apporter le soutien aux forces de l'ordre
03:16et reprendre aussi dans ce pays la doctrine du maintien de l'ordre,
03:21la doctrine des grands événements sportifs.
03:23Et surtout, permettez-moi un instant, Jean-François Killy,
03:26arrêter ces débats et cette course à l'échalote
03:30que j'entends depuis trois jours sur les plateaux télé de l'extrême droite
03:33qui vient faire un espèce de lien entre l'immigration et des casseurs.
03:37Et je le redis, comme je vous l'ai dit il y a quelques instants,
03:40ces abrutis qui sont venus casser, qui sont venus frapper des forces de l'ordre,
03:43qui ont gâché la fête.
03:45Arrêtons de faire ces liens qui sont insupportables,
03:48Éric Zemmour, à votre classe, lundi matin, a évoqué des hordes arabo-musulmanes.
03:53C'est ce à quoi vous faites allusion.
03:55Oui, mais je fais allusion exactement à ça.
03:57Et quand vous entendez que le Premier ministre lui-même,
03:59pour reprendre ses propos hier à l'Assemblée nationale,
04:01rappelait que près de 90% des personnes qui avaient été interpellées étaient françaises,
04:06tout ça n'a aucun sens.
04:07Pierre Jouvet, il a évoqué autre chose aussi.
04:09Il s'est fâché tout rouge contre une inversion des valeurs,
04:12puisque il s'agit de Clémence Guettet de la France Insoumise.
04:15C'est elle qui avait notamment demandé sur X au ministre de l'Intérieur
04:18de ne pas gâcher la fête une nouvelle fois.
04:20Pas de répression violente, avait-elle dit.
04:22Vous vous démarquez à ce sujet de l'approche de la France Insoumise
04:26par rapport à cette soirée ?
04:28Vous savez, ça aussi, c'est une forme d'hystérisation volontaire du débat.
04:31De la part de l'FI ?
04:32De la part de tout le monde, en vérité.
04:34C'est-à-dire que, bien sûr, quand il y a un événement sportif,
04:37les forces de l'ordre sont là pour faire leur travail,
04:39c'est-à-dire maintenir l'ordre,
04:40et il n'y a pas question qu'il y ait des violences policières.
04:43Vous savez, nos policiers, nos gendarmes, ils sont parfois à bout,
04:45ils ont peu de moyens, ils sont fatigués,
04:47ils sont aussi la cible souvent d'attaques permanentes.
04:51On doit remettre du lien entre les forces de l'ordre dans ce pays
04:55et notre population.
04:56Ce qui n'existe malheureusement plus parce qu'on voit une forme de société
05:00qui se fait face et qui ne sait plus vivre ensemble.
05:03La police n'est pas là pour emmerder les jeunes.
05:06Les jeunes ne doivent pas être là pour frapper sur la police.
05:09Il faut remettre une forme de concorde républicaine dans ce pays,
05:13faire redescendre un niveau de tension permanent.
05:16Et vous savez, cette hystérisation dans le débat depuis trois jours,
05:19telle qu'on la voit sur les plateaux télé,
05:21participe aussi de cette mise sous tension maximale.
05:24Avant la Coupe du Monde qui arrive.
05:25Oui, moi je veux qu'on arrive à apaiser et le débat,
05:28et les solutions, et les propositions dans ce pays.
05:30Vous allez, quand je dis vous, c'est le Parti Socialiste,
05:32parce que vous êtes député européen, mais quand même,
05:34vous allez voter la loi Riposte qui arrive à l'Assemblée Nationale.
05:36Il y aura une session extraordinaire qui permettra d'apporter des réponses opérationnelles,
05:40notamment sur les tirs de mortier, les interdictions de stade,
05:43le protoxyde d'azote, ou encore l'usage de la vidéo algorithmique,
05:47a rappelé Sébastien Lecornu.
05:48Vous allez la voter.
05:49Je ne sais pas si les députés vont la voter.
05:52Je ne sais pas si les députés socialistes vont la voter.
05:55Je ne voudrais pas vous dire de bêtise ce matin.
05:57En tout cas, ce que je redis, c'est que cette proposition de loi,
06:00telle qu'elle est faite, elle doit prendre la vision globale
06:03de la doctrine de maintien de l'ordre, d'approches de sécurité qui peuvent être aussi nouvelles,
06:08et surtout, je le redis, de liens aussi entre la population et les forces de l'ordre.
06:13Et donc, pas de celui qui détruit doit payer par tous les moyens,
06:16y compris par le prélèvement de prestations sociales.
06:19Ça, c'est non.
06:19Vous fermez la porte là-dessus ?
06:20Oui, mais ça, vous savez, ça, c'est des phrases pour essayer de parler
06:25à un certain électorat qui sont, on le sait, totalement inopérantes.
06:29Et je veux même dire que certains qui avaient essayé de le faire
06:32avaient dit aussi eux-mêmes qu'ils n'arrivaient pas à recouvrer les frais.
06:35Donc, tout ça, en vérité, n'a pas bien de sens.
06:37En tout cas, ce qu'il faut, c'est arriver, je le répète,
06:39à retrouver aussi une forme de cohésion dans ce pays
06:41et que chacun soit à nouveau capable de se parler,
06:44capable de vivre ensemble.
06:46Et c'est ça le rôle d'un responsable politique.
06:48En tout cas, c'est celui auquel je m'astreins chaque jour.
06:50On parle de la primaire, juste un mot.
06:51Raphaël Glucksmann, qui, lui, pour endiguer possiblement la violence chez les jeunes,
06:56propose un service civique obligatoire de dix mois, s'il vous plaît, ça ou pas ?
07:00Il n'a pas totalement tort.
07:01Vous savez, ça fait partie des sujets, moi, sur lesquels je réfléchis beaucoup
07:04ces dernières années parce que je me dis
07:06qu'est-ce qui peut permettre à nouveau dans ce pays de faire du lien ?
07:09Je crois que le fait de vivre ensemble,
07:12le fait de se retrouver, de se connaître,
07:15le fait d'apprendre et d'avoir aussi une vision partagée
07:19de ce qu'est la République peut aller dans le bon sens.
07:21Pierre Jouvet, proposition d'Olivier Faure, désormais une double primaire.
07:26Il y aurait une première primaire chez les sociodémocrates,
07:30donc Parti Socialiste et Raphaël Glucksmann de Place Publique.
07:34Vous décidez le candidat pour la présidentielle.
07:37Olivier Faure, apparemment, veut s'aligner désormais,
07:40se porter candidat lui aussi.
07:42Pas encore officiel ?
07:43Vous le confirmez ou pas, ça ? Il y va ?
07:45Je laisserai Olivier Faure s'il doit confirmer une candidature à l'élection présidentielle.
07:50Mais c'est de l'ordre du possible ?
07:51C'est de l'ordre du possible et c'est de l'ordre du légitime.
07:54Quand on est premier secrétaire du Parti Socialiste comme Olivier Faure,
07:57qu'on a redressé un parti politique à partir de 2018
08:01qui était annoncé comme mort,
08:03qu'on est arrivé à restructurer à la fois une pensée,
08:06un projet politique tel que nous le proposons au vote des militants,
08:09ça aura lieu le 25 juin prochain,
08:11qu'on arrive à refixer un cadre,
08:13qu'on rassemble la gauche autour de soi,
08:15qu'on arrive à poser une doctrine et une stratégie politique,
08:19évidemment qu'Olivier Faure est légitime à être candidat à l'élection présidentielle.
08:23Et vous savez, je vais même vous dire,
08:24dans ce moment politique dans lequel nous sommes,
08:27je pense que la personnalité, le tempérament aussi d'Olivier Faure
08:31serait et ferait beaucoup de bien dans le débat politique.
08:35Parce que c'est quelqu'un qui est à la fois mesuré,
08:37avec une grande force de conviction.
08:40Et en tout cas, ce sera à lui de prendre sa décision
08:43dans les prochaines semaines, nous verrons.
08:4525 juin, donc vous consultez les militants...
08:48On vote sur le projet des socialistes,
08:49Vivre Libre,
08:50qui est un projet qui a été proposé par Chloé Rydel
08:53et qui est en débat dans toutes les fédérations,
08:54qui reprend la doctrine socialiste pour le XXIe siècle,
08:58qui pose des questions extrêmement importantes.
08:59Et là, les militants décident s'il y a la double...
09:02Non, non, c'est ce que nous avons dit
09:04depuis de nombreux mois maintenant.
09:06Et finalement, tout le monde est surpris
09:08qu'un engagement soit tenu.
09:10Mais nous avions dit que les militants socialistes
09:12seraient appelés à trancher avant l'été,
09:15c'est-à-dire avant les grandes vacances,
09:16donc avant le 14 juillet.
09:17La date du 9 juillet est aujourd'hui évoquée
09:20sur la stratégie présidentielle des socialistes.
09:23Ensuite, donc, la rentrée, l'automne,
09:25une primaire socialiste, on va dire,
09:27ouverte à place publique,
09:28puis ensuite, celui ou celle qui l'emporte
09:30va concourir contre les autres candidats de gauche
09:33non LFI.
09:35Oui, parce que...
09:35C'est un peu compliqué quand même.
09:37Non, parce que...
09:37Non, vous savez, ce qui est compliqué,
09:39c'est de vouloir accélérer une temporalité
09:41d'élections présidentielles
09:42dans laquelle nous ne sommes pas encore rentrés.
09:45On est dans le temps de la préparation politique
09:48et de la préparation de l'élection présidentielle.
09:50Les socialistes ont amené la cohérence.
09:52Le projet des socialistes, je vous le disais.
09:54Ensuite, la stratégie.
09:56Une ligne politique claire à proposer aux Français.
09:58Quel est l'objectif et quelle est la ligne politique ?
10:00Moi, j'ai déjà eu l'occasion de le dire à votre micro,
10:02Jean-François Kili, je n'ai pas changé.
10:04Moi, je veux qu'au premier tour de l'élection présidentielle,
10:08il y ait un candidat commun de la gauche
10:10et des écologistes qui aille
10:12de François Ruffin à Raphaël Glucksmann.
10:14C'est cette offre politique-là
10:16qui permettra d'être au deuxième tour
10:18de l'élection présidentielle
10:19et de gagner l'élection présidentielle.
10:21Vous dites à Raphaël Glucksmann,
10:22qui réfléchit pendant trois mois,
10:23ou à François Hollande, qui se prépare,
10:24mais on ne sait pas s'il y va,
10:25de venir à la primaire.
10:27Moi, je dis à tous ceux
10:28qui veulent concourir à l'élection présidentielle,
10:30qu'ils sont les bienvenus,
10:32qu'ils sont légitimes
10:33et que le débat politique à gauche,
10:35il se tire toujours vers le haut
10:37dans le débat.
10:39Et on est dans un moment
10:40où, vous savez,
10:41on voit beaucoup de candidats
10:43chaque jour, etc.
10:44Le rôle des partis politiques,
10:45mon rôle, celui du premier secrétaire
10:47du Parti Socialiste,
10:48c'est d'organiser les choses
10:49pour donner de la clarté.
10:50Et quand les Français rentreront
10:52dans ce moment de la campagne présidentielle,
10:54c'est-à-dire sans doute au mois d'octobre
10:55ou au mois de novembre,
10:56quand la vision politique se figera,
11:00qu'il y ait une offre politique
11:01qui soit claire.
11:02Et moi, je souhaite
11:03qu'il y ait un candidat commun
11:04de la gauche et des écologistes
11:05parce que c'est la seule façon
11:06de gagner face à l'extrême droite,
11:09c'est la seule façon
11:10de transformer en profondeur ce pays
11:11et de répondre aux inquiétudes
11:13et aux angoisses
11:14qui sont levées chaque jour.
11:15Vous dites, on voit beaucoup de candidats.
11:16Mathieu Pigasse,
11:17le banquier d'affaires,
11:18qui veut se rendre utile.
11:19Il dit qu'il est prêt.
11:21Et lui, il veut mener
11:22la bataille culturelle
11:23contre l'extrême droite.
11:25Vous le pensez crédible ?
11:26Je pense qu'il a raison
11:27de vouloir porter la bataille culturelle
11:29contre l'extrême droite
11:29et qu'il le fait.
11:30Et je le dis,
11:31une fois encore à votre micro,
11:32toutes celles et tous ceux
11:33qui voudront venir avec nous
11:35dans ce grand moment
11:36à la fois de redressement du pays,
11:38de construction d'une alternative
11:41sociale, écologiste,
11:42qui répondent à la question
11:43du pouvoir d'achat,
11:44qui rompent contre les inégalités.
11:46Oui, ça présente la bienvenue,
11:47mais il faut qu'ils viennent
11:48dans la primaire, c'est ça ?
11:49Oui, que chacun soit libre.
11:51Je ne sais pas si c'est la vocation
11:52de Mathieu Piguez de faire ça.
11:53Là aussi, de la même manière,
11:54vous l'interrogez,
11:55mais en tout cas,
11:56il participe à sa manière
11:57et je crois qu'il apporte
11:59de l'utilité et de la fraîcheur.
12:00Oui, parce que pendant ce temps,
12:01et ce sera la dernière question,
12:02Mélenchon, Jean-Luc Mélenchon,
12:03il a mit le dimanche,
12:04il sera à fond déjà.
12:06Vous serez en train de faire
12:07des une primaire,
12:07deux primaires,
12:08il sera déjà fond,
12:09il sera déjà haut dans les sondages.
12:11Vous ne pensez pas
12:11que vous perdez du temps ?
12:12Il continuera et il sera,
12:13vous savez,
12:14Jean-François Killy,
12:15je vais vous donner
12:16une petite phrase,
12:17si on a une seconde.
12:18Oui.
12:19En mai,
12:20à la même date,
12:21nous sommes le 2 juin,
12:22je crois aujourd'hui,
12:23c'est ça ?
12:23Le 3 juin.
12:24Le 3 juin 2016,
12:28est-ce que vous saviez
12:28où était Emmanuel Macron ?
12:30Il était ministre de l'économie
12:32de François Hollande.
12:34Le 3 juin 2011,
12:38Dominique Strauss-Kahn
12:40était en tête
12:41des sondages de la gauche.
12:42Voilà, la réalité.
12:44Vous voulez dire que tout va
12:45très vite en politique.
12:45Tout va extrêmement vite en politique
12:47et surtout à l'heure
12:48à laquelle nous sommes.
12:49Et je crois qu'on doit arriver
12:50simplement devant les électeurs
12:51avec un projet,
12:53une proposition politique
12:54qui soit crédible
12:55et une capacité d'incarnation.
12:57Il ne sera pas trop tard.
12:57Je crois qu'il ne sera pas trop tard
12:58et je vais même vous dire une chose.
12:59Je crois que la gauche sociale
13:01et écologiste
13:01que je représente
13:02avec le Parti Socialiste
13:03et que nous allons porter
13:04peut être la surprise
13:06de cette élection présidentielle.
13:07Nous ferons tout pour.
13:07Je me permets une dernière question
13:09pour conclure,
13:10Pierre Jouvet.
13:10Combien y a-t-il de candidats
13:12aujourd'hui
13:12pour cette première primaire ?
13:15Parce qu'on a compris
13:16qu'il y aurait deux primaires.
13:17Je ne sais pas.
13:18On verra dans les prochains jours.
13:20C'est tout vite ?
13:21Non, peut-être sans doute
13:22un peu moins quand même.
13:23Il y a Jérôme Gage officiellement ?
13:26Oui, mais ça fait beaucoup
13:26mais peu importe.
13:27Vous savez, le débat,
13:28il y a eu des périodes,
13:30il y a eu des primaires
13:30au Parti Socialiste
13:31où il y avait beaucoup de candidats.
13:32L'offre politique,
13:33elle permet aussi
13:34de tirer tout le monde
13:35vers le haut
13:36et l'essentiel
13:37c'est d'avoir le bon candidat
13:38et ne vous inquiétez pas,
13:39nous serons prêts.
13:41Merci Pierre Jouvet,
13:42merci Jean-François,
13:43Jean-François Aquilic
13:44qu'on retrouve évidemment
13:44tout à l'heure
13:45après 9h.
13:46Dans un instant,
13:47nos éditorialistes
13:47vont nous dire
13:48ce qu'ils pensent
13:48de votre intervention,
13:50M. Jouvet,
13:50et des choix des socialistes.
13:51On évoquera aussi
13:52vos déclarations
13:54puisque vous avez évoqué
13:55les nouvelles techniques
13:56notamment en matière
13:57de sécurité,
13:57des exemples à suivre
13:59anglais et italiens
14:01à propos notamment
14:02des fanzones
14:02ou de l'accompagnement
14:03des supporters.
14:04Et puis dans le quart d'heure,
14:05on parlera également
14:06du hashtag,
14:07le hashtag de Benjamin.
14:08Allez, à tout de suite.
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