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  • il y a 1 jour
Avec Antoine Léaument, député LFI de l'Essonne

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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-03-20##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:01Sud Radio, l'invité politique
00:06Maxime Liedot
00:07Il est 8h16 sur Sud Radio et mon invité politique ce matin
00:10et Antoine Léaumant, bonjour
00:12Député La France Insoumise de l'Essonne
00:14et proche aussi de Jean-Luc Mélenchon
00:15Dernier jour, ça y est, de campagne municipale
00:18score serré, liste en tête, duel au coude à coude
00:20dans certaines villes, on en parlera
00:21et des villes donc prêtes à être dirigées
00:23par des personnalités issues de votre camp
00:25La France Insoumise, est-ce que ce matin
00:27c'est le bon moment pour dire merci
00:29les socialistes ? Non, c'est le bon moment
00:31pour dire merci à celles et ceux qui nous ont fait confiance
00:33d'abord, parce que
00:35celles et ceux qui ont résisté à la campagne
00:37de diabolisation qu'a subie la France Insoumise
00:40dans les dernières semaines de campagne
00:41je pense qu'ils ont la tête dure et la tête bien faite
00:43donc merci à nos électrices et à nos électeurs
00:46je leur dis de rester
00:47mobilisés pour le second tour et je dis
00:49aussi aux abstentionnistes, à celles et ceux qui ne sont
00:51pas allés voter au premier tour, que c'est eux qui peuvent
00:53faire la différence, parce qu'en fait dans cette
00:55élection municipale, comme dans beaucoup d'élections
00:57et bien ils peuvent décider d'une
00:59bascule dans un sens ou dans l'autre, je peux vous prendre un exemple
01:01très concret, Paris
01:03300 000 électeurs à peu près pour
01:06Emmanuel Grégoire, 200 000 pour
01:07Rachida Dati, 100 000 pour Sofia Chikirou
01:10600 000 abstentionnistes
01:11c'est-à-dire que si les 600 000 abstentionnistes, évidemment
01:13on se dit que ça ne va pas arriver, mais si les 600 000
01:16abstentionnistes décidaient
01:17d'aller voter pour Sofia Chikirou, elles gagnent en faisant
01:19deux fois plus que tous les autres, donc vous voyez
01:21que les abstentionnistes tiennent dans leurs mains les clés du
01:23second tour, et moi je dis à celles et ceux qui n'y sont pas
01:26allés au premier, ce dimanche, votez
01:27Est-ce qu'il n'y a pas aussi un moment d'honnêteté intellectuelle
01:29pour dire quand même, merci aux candidats
01:31socialistes, vous avez réussi à vous hisser au second
01:33tour dans 81 communes, et dans
01:3526 d'entre elles justement, vous parnennez à être
01:37dans un duel décisif en vous alliant au parti
01:39socialiste, sans faire de la politique politicienne
01:41peut-être dire merci à ceux qui n'ont pas écouté
01:43Olivier Faure, Jean-Luc Mélenchon avait raison
01:45Mais je dis ça aux militantes
01:48aux militants socialistes honnêtes, sincères
01:50qui savent que nous sommes dans
01:51une période de l'histoire où il y a une droitisation
01:54de la droite, c'est-à-dire que
01:55Vous dites merci aux militants ? Je dis merci aux militantes
01:58merci aux militants socialistes qui n'écoutent pas
01:59la direction du parti socialiste, parce que la direction du
02:01parti socialiste, elle a emmené la gauche
02:03dans le mur après le mandat de François Hollande
02:05d'ailleurs, M. Macron venait des rangs
02:08de M. Hollande, c'était un ministre
02:10de François Hollande, il ne faudrait pas oublier ça, et donc
02:11il y a une partie de la direction socialiste qui emmène
02:14le parti socialiste dans un mur, et fort
02:16heureusement, je constate que les militantes
02:18les militants, même y compris les cadres
02:20locaux du parti socialiste, ne sont pas prêts
02:22à suivre cette direction-là, et ça
02:24oui, on peut leur dire merci, parce que eux aussi
02:26il faut qu'ils aient la tête dure pour résister
02:28à une direction qui les emmène comme ça
02:29à la catastrophe. Est-ce que néanmoins, on est sûr que ce soit
02:32le bon calcul, d'abord pour les municipales,
02:34mais aussi, on le sait, à partir de dimanche
02:36ce sera une autre campagne qui sera lancée, certainement
02:38celle des présidentielles, quand on voit par exemple ce matin, quand on
02:40ouvre le journal de Figaro, un sondage
02:41au Doxa Pagouane qui nous explique que 67%
02:44des Français sanctionnent en réalité
02:46cette incohérence que vous, vous saluez
02:48en réalité, et même une trahison du parti
02:50Olarose en s'alliant avec votre ortière. Est-ce que vous êtes
02:52sûr que c'est vraiment le bon choix pour
02:54gagner ça ? C'est logique que les gens de droite
02:56disent qu'ils n'aiment pas les alliances entre
02:58le parti socialiste. Là, c'est un sondage qui interroge
03:00tous les Français. Oui, c'est un sondage qui interroge tous les Français, mais
03:02je suis allé regarder le détail du sondage
03:04en regardant les personnes de gauche, parce que c'est ça
03:06qui est intéressant. Évidemment que les gens de droite
03:07ne sont pas d'accord avec des alliances qui permettent à la gauche de gagner.
03:10Ça semble assez logique.
03:12Mais les gens de gauche, vous voyez, il y a quand même
03:14une majorité. C'est une majorité...
03:1653% seulement des sympathisants socialistes.
03:1853% du PS, 58% chez Europe Écologie.
03:20À la France Insoumise, vous voyez, on nous dit
03:22sectaire et borné, je ne sais quoi.
03:24En fait, nous, on est plutôt ouvert à ces alliances,
03:2680%, même si pour certains
03:28insoumis, c'est difficile. C'est-à-dire
03:29se faire insulter sans arrêt par la direction
03:32du parti socialiste, et puis ensuite
03:34être capable de tendre la main à des gens
03:36qui parfois nous ont insultés,
03:37parfois c'est difficile. Mais on a su être
03:39responsable, et je veux dire, on a su être cohérent.
03:42Parce que nous, on a dit, au premier tour, on n'a pas attendu
03:43le deuxième tour pour dire qu'il fallait faire des alliances.
03:45Au premier tour, on a dit, mettez la France Insoumise
03:47en tête, parce que si vous nous mettez en tête,
03:49nous tendrons la main aux autres. C'est exactement
03:51ce que nous avons fait, par exemple, à Trouze.
03:52Avec toujours cette logique de front aussi antifasciste
03:54que vous développez régulièrement.
03:55Mais on voit, regardez, hier, qu'est-ce qui s'est passé ?
03:58Il y a le compte Les Républicains
04:00sur Twitter qui partage le compte du
04:02Rassemblement National en disant, en gros,
04:04qu'ils sont d'accord avec le Rassemblement National.
04:06Monsieur Retailleau entraîne la droite
04:08dans une alliance
04:10avec le Rassemblement National. Il le fait petit à petit.
04:12Il ne veut pas brusquer son électorat
04:14qui serait encore gaulliste et antifasciste.
04:16Mais, en tout cas, il est en train d'essayer
04:18d'emmener la droite dans cette pente-là.
04:20Et moi, je dis aux électeurs, y compris
04:22aux électeurs de droite Les Républicains,
04:24de bien regarder ce qu'est en train de faire leur chef de parti.
04:27Parce qu'il est en train de les entraîner
04:28vers l'extrême droite et qu'on ne peut pas
04:30s'appeler Les Républicains, c'est-à-dire
04:32défendre les valeurs de la République. Ils ont quand même pris
04:34un nom qui, normalement, appartient à tout le monde.
04:36On ne peut pas faire ça quand on va vers l'extrême droite.
04:37Mais, à ceux qui ne sont pas convaincus,
04:39est-ce que vous dites, et vous semblez le refaire ce matin,
04:42que c'est vraiment la lutte contre le fascisme
04:44qui doit, on va dire, motiver certains de leurs votes ?
04:46Parce que c'est les arguments qui ont été employés,
04:49notamment du côté de Nantes.
04:51Quand je regarde, c'est quelqu'un de LR
04:52qui est soutenu, notamment, par Sarah Elralry,
04:55qui vient du Modem.
04:56On ne peut pas dire non plus...
04:57Ça dépend des situations.
04:58Par exemple, à Marseille, je regrette le choix
05:00qu'a fait Benoît Payan.
05:01Moi, j'aurais aimé qu'il y ait une fusion
05:03entre le Parti Socialiste et la France Insoumise à Marseille.
05:06Mais, y compris parce que je pense que c'est une meilleure manière de gagner.
05:09C'est-à-dire que ça donne davantage de force, forcément.
05:11Mais est-ce que la lutte contre le fascisme n'est pas un problème ?
05:13Je regardais sur le site, pour un front antifasciste
05:16au second tour des élections municipales,
05:17c'était dès le 9 mars 2026.
05:19Est-ce que c'est un argument qui tient la route aujourd'hui en France ?
05:21C'est bien sûr un argument qui tient la route,
05:23parce que c'est une menace.
05:24C'est ce que je disais, la montée de l'extrême droite
05:26et la droitisation de la droite vers l'extrême droite,
05:28c'est une menace.
05:29D'ailleurs, on l'a vu dans le reste de l'Europe.
05:30On voit ce qui se passe aux Etats-Unis.
05:32Si les gens ont envie d'avoir quelqu'un qui se comporte comme Donald Trump,
05:35ou en France, puisque c'est M. Bardella a priori le candidat,
05:39M. Bardella disait,
05:40où trouve-t-il toute cette énergie à Donald Trump ?
05:42Plutôt que de résister,
05:44comme normalement on est censé le faire quand on est un patriote,
05:46mais apparemment ils n'ont pas bien compris ce que ça voulait dire être patriote.
05:48Mais je veux vous répondre,
05:49non, ce n'est pas le seul argument pour voter pour nous.
05:51La cantine gratuite pour les enfants,
05:53ça c'est un argument pour voter pour nous.
05:54Le référendum d'initiative citoyenne,
05:56pour par exemple dégager un élu dont on ne serait pas satisfait en cours de mandat,
06:00ça c'est une raison de voter pour nous.
06:01Les transports gratuits, ça c'est une raison de voter pour nous.
06:03Mais Antoine Léomant, pensez aussi à tous ceux qui nous écoutent,
06:06et j'entends, vous êtes un passionné d'histoire,
06:07vous êtes prof de Jean-Luc Mélenchon,
06:09vous avez quand même fait des études,
06:10vous savez le poids des mots.
06:11Aujourd'hui, qui risque, où, dans quelle mairie,
06:14il risque réellement d'avoir un fasciste du côté de Nantes,
06:16du côté de Paris, Marseille ?
06:17Marseille, c'est un risque.
06:18Pour vous, Franck Alizio est un fasciste ?
06:20Mais bien sûr, il est membre du Rassemblement National.
06:22Le parti Rassemblement National,
06:24qu'est-ce que c'est que le fascisme ?
06:25C'est ça qu'il faut peut-être expliquer aux gens,
06:27pourquoi on utilise cette expression-là.
06:30Historiquement, le fascisme, sa logique,
06:32c'est d'essayer de diviser à l'intérieur de la population,
06:34en raison de n'importe quoi.
06:35Ça peut être la religion, ça peut être l'origine,
06:37ça peut être la couleur de peau, ça peut être le genre,
06:38ça peut être l'orientation sexuelle.
06:40Le but, c'est de diviser.
06:41Dans quel objectif ?
06:42Protéger les riches et les puissants.
06:44C'est ça l'objectif du fascisme.
06:46Et on voit qu'aujourd'hui,
06:47il y a des chefs d'entreprise comme M. Bolloré, par exemple,
06:50qui font le jeu du Rassemblement National,
06:52qui ont besoin du Rassemblement National
06:54ou de Reconquête ou des partis d'extrême droite
06:56d'une manière générale,
06:57parce que s'ils ne divisent pas le peuple,
06:59alors ils n'obtiendront pas la victoire aux élections.
07:01Vous diriez qu'ils sont d'extrême droite,
07:02comme vous, vous avez été qualifié par le Conseil d'État
07:03récemment d'extrême gauche,
07:04et donc que c'est la même phase d'une même pièce.
07:06Mais c'est exactement le but de la diabolisation
07:08de nous, la France Insoumise,
07:10le but de la diabolisation...
07:11Par le Conseil d'État ?
07:12C'est quoi ?
07:12C'est le Conseil d'État qui fait contact contre vous ?
07:13Là, vous avez vu ce qu'il dit ?
07:14Il dit, bon, si jamais on n'est pas allié
07:17avec le Parti Socialiste,
07:18alors on est d'extrême gauche.
07:19En gros, il nous place à l'extrême gauche
07:21relativement à la position du Parti Socialiste
07:22qui, lui, accepte de ne pas censurer le gouvernement.
07:24Mais quand vous parlez de...
07:25Juste, la question se pose
07:27de savoir où chacun se situe.
07:30Moi, je ne me considère pas d'extrême gauche.
07:32Je ne considère pas que ce soit d'extrême gauche
07:33de vouloir faire la retraite à 60 ans,
07:35de vouloir augmenter le SMIC.
07:36Ce ne sont pas des mesures d'extrême gauche,
07:37c'est des mesures sociales.
07:38Quand vous parlez tout à l'heure
07:39de fascisme qui divise la France,
07:40beaucoup diraient, pardon,
07:41Jean-Luc Mélenchon, par des prises de parole,
07:43certains candidats, par des prises de parole,
07:44ont divisé la France,
07:45en parlant de Nouvelle-France,
07:47en parlant de créolisation,
07:48en insistant sur les racisés
07:49dans certains coins de France.
07:50Beaucoup se sont dit,
07:51vous excluez une partie de la situation.
07:53C'est vous qui divisez la France.
07:54C'est vous, les naufaux fascistes.
07:56Pas du tout.
07:57Et je veux dire aux personnes qui nous écoutent,
08:00quand on propose d'augmenter le SMIC à 1 600 euros,
08:02ça concerne tout le monde.
08:03Quand on propose de faire la retraite à 60 ans,
08:05ça concerne tout le monde.
08:05Ce que nous disons quand nous parlons de Nouvelle-France,
08:09nous parlons du peuple qui est là aujourd'hui.
08:11Un peuple où les femmes ont pris une place
08:14davantage importante dans la société
08:16et dans la vie politique.
08:17Une place où les jeunes des quartiers populaires,
08:20aujourd'hui, sont la classe sociale ascendante
08:23dans notre pays.
08:24Ce sont eux qui font les études,
08:25qui peinent parfois à trouver des emplois,
08:27précisément parce qu'ils subissent souvent le racisme,
08:29et parfois c'est un racisme géographique.
08:30Vous savez, par exemple,
08:31dans ma circonscription,
08:32il y a plein de jeunes,
08:33ils ont fait les études,
08:34ils ont fait la licence,
08:35ils ont fait le master,
08:35ils ont tout bien fait comme on leur a dit de faire,
08:37et à la fin,
08:38ils ne trouvent pas même un stage,
08:40pas même un stage pour pouvoir commencer à bosser.
08:42Mais elle est où, la Nouvelle-France, par exemple,
08:43dans les instances du Parti de la France Insoumise ?
08:45Elle est où, pardon ?
08:45La Nouvelle-France, dans les instances du Parti de la France Insoumise ?
08:47Mais elle est partout, la Nouvelle-France,
08:48dans les instances du Parti de la France Insoumise.
08:49Mais partout !
08:50Vous êtes blanc, diplômé, j'imagine,
08:53avec un bon salaire ?
08:54Je viens d'une ville rurale,
08:57et précisément, moi aussi,
08:58je fais partie de cette Nouvelle-France-là,
09:00c'est ce en quoi je me reconnais.
09:02C'est-à-dire qu'il y a une génération,
09:04il faut bien comprendre ce que c'est,
09:05ce n'est pas dire que c'est uniquement les personnes
09:08qui subissent le racisme,
09:09ou uniquement les femmes, ou je ne sais quoi.
09:10La Nouvelle-France, c'est le nouveau peuple
09:12que nous avons aujourd'hui.
09:13Un peuple qui est jeune,
09:14un peuple qui est éduqué,
09:16un peuple qui peut être en conquête de l'avenir.
09:18Moi, ce que je veux,
09:19c'est que mon pays rayonne dans le monde,
09:21que mon pays soit un exemple pour le monde entier,
09:24en disant, nous allons faire la bifurcation écologique,
09:26nous allons faire la Sixième République,
09:28nous allons, de nouveau,
09:29être une France qui donne de l'espoir au monde entier,
09:31parce que c'est comme ça que notre pays est grand.
09:34Vous l'avez dit, je suis féru d'histoire.
09:35Ici, on est un pays de révolution.
09:37La révolution de 1789,
09:39la révolution de 1830,
09:40la révolution de 1848,
09:42la révolution de 1871,
09:43et la résistance contre l'Allemagne nazie,
09:46qui a fait le Conseil national de la résistance
09:48et la sécurité sociale.
09:49C'est dans ces grands moments historiques
09:51que la France brille aux yeux du monde,
09:53et je pense que c'est à cette histoire-là aussi
09:55que beaucoup de gens se rattachent dans notre pays.
09:56On peut ouvrir, dès cette année,
09:58une nouvelle page de l'histoire municipaliste
10:01de notre pays,
10:03et une histoire nationale l'année prochaine.
10:05Est-ce que, quand on voit notamment
10:06Sophia Chikirou qui s'est maintenue,
10:08qui ne s'est pas ni désistée,
10:10qui n'a ni rejoint non plus Emmanuel Grégoire,
10:12est-ce que vous n'allez pas, là,
10:13louper une fameuse page d'histoire ?
10:15Parce que, dans les derniers sondages,
10:17notamment celui IFOP Paris Match Radio,
10:19on découvre que le score est de,
10:20en réalité, 44-46,
10:22c'est-à-dire dans la marge d'erreur.
10:24Vous savez très bien que si Rachida Dadi passe,
10:26on vous montrera du doigt.
10:27Non, je pense qu'il faudra montrer
10:29M. Grégoire Dudoit,
10:30puisqu'il a refusé de faire affaire.
10:32Vous n'appelez pas à voter Emmanuel Grégoire ?
10:34Certainement pas,
10:35c'est une candidate au second tour,
10:36j'appelle à voter Sophia Chikirou.
10:37Mais elle n'est pas à 10%,
10:38Sophia Chikirou.
10:39Elle est à 10% selon les sondages.
10:42Elle était à combien, Mme Dati,
10:44selon les sondages, la dernière fois ?
10:45Elle était à 34,
10:46elle finit à 26.
10:47Mme Dati, elle a été surestimée
10:48de 8 points,
10:50quelque chose comme ça.
10:51Mais enfin, là encore,
10:52elle est surestimée, Mme Dati.
10:53Moi, je ne pense pas
10:54que la fusion des droites,
10:54ça donne Knafo plus Bournazel plus Dati
10:57égale 44.
10:58Mais ce n'est pas moi
10:59qui assume le risque,
11:00c'est M. Grégoire
11:01qui assume le risque aujourd'hui.
11:02Moi, je dis aux Parisiennes,
11:04aux Parisiens,
11:05votez pour Sophia Chikirou.
11:06C'est elle qui a été la meilleure
11:07dans le débat.
11:07C'est elle qui est la meilleure
11:09pour cette ville.
11:10Et oui,
11:11elle n'était pas en tête
11:12au premier tour.
11:13Nous avons tendu la main
11:14à M. Grégoire.
11:15Il n'a pas souhaité la saisir.
11:17Ensuite, il se rend compte
11:18d'un seul coup.
11:22au pouvoir dans la ville de Paris.
11:23Eh bien, il faut qu'il convainque
11:24les électeurs de voter pour lui.
11:26S'il veut gagner cette élection,
11:27il doit convaincre les électeurs.
11:28En tout cas,
11:29nous nous faisons campagne
11:29pour gagner.
11:30Et je dis tout mon soutien
11:31à Sophia Chikirou
11:32qui a été vraiment excellente
11:33dans son débat.
11:34Je trouve ça dommage
11:35qu'ils aient tous refusé
11:36le débat de premier tour.
11:37Mais je comprends pourquoi.
11:38Parce qu'ils savaient
11:38qu'ils allaient se faire ratatiner.
11:40Et donc maintenant,
11:41il faut voter Sophia Chikirou
11:42au second tour.
11:42Haute-Ville où il y a
11:43un risque de basculement historique.
11:45En tout cas,
11:45c'est du côté de Toulouse
11:46entre François Picmal
11:47donc de la France insoumise
11:48qui s'est donc allié
11:49à François Briançon.
11:51Et il y a eu un événement
11:52hier peut-être décisif.
11:53Selon un sondage,
11:54en tout cas,
11:54c'est toujours extrêmement serré.
11:55Le maire actuel,
11:56on le rappelle,
11:56c'est M. Moudinck.
11:57Et donc Picmal,
11:58c'est 51-49.
11:59Hier, il y avait un hommage
12:01aux victimes d'Omohamed Merah.
12:03On a entendu,
12:04c'était il y a 14 ans,
12:05dehors LFI,
12:06anti-juif.
12:06Vous n'avez rien à faire ici.
12:08Honte à vous,
12:08le parti de l'islamisme.
12:10Est-ce que c'était déjà
12:11une bonne chose ?
12:11Est-ce qu'il n'y avait pas
12:12un problème de dignité
12:13quant à votre présence ?
12:14C'est en tout cas
12:14ce qu'ont regretté
12:15beaucoup de personnes
12:15à cet hommage-là.
12:16Je veux dire
12:18que la place des élus
12:19de la République,
12:20c'est dans un hommage
12:21aux personnes qui sont visées
12:22par des attentats antisémites.
12:23C'est la place des élus
12:24de la République.
12:25Et je veux dire la honte
12:26qui est celle des personnes
12:27qui perturbent un hommage
12:28qui est rendu par des élus
12:30de la République,
12:30il y en a qui sont
12:31de la France insoumise,
12:31il y en a qui sont
12:32d'autres partis politiques,
12:33à des personnes
12:33qui sont visées
12:34en raison du fait
12:35qu'elles sont juives.
12:36Et je veux dire
12:37une autre chose,
12:37je veux dire à nos compatriotes
12:39juives et juives
12:40que du côté
12:42de la France insoumise,
12:43vous aurez toujours
12:43notre soutien,
12:45notre solidarité.
12:46Je veux dire
12:46que je sais
12:47qu'il y a en ce moment
12:47une diabolisation,
12:49un antisémitisme
12:50qui existe dans notre pays
12:52et que chacun
12:53doit combattre.
12:54Qui existe
12:55de manière très forte
12:56dans notre pays
12:57et qui doit être combattu.
12:59Mais Jean-Luc Mélenchon
13:00s'est déjà expliqué
13:00sur ses propos,
13:01ça ne sert à rien
13:01d'essayer de faire des polémiques.
13:02C'est très intéressant
13:04ce que vous dites.
13:04Comment vous expliquez
13:05à ce point,
13:06notamment dans une campagne municipale,
13:07que cette image
13:09vous colle à la peau ?
13:09Comment vous l'expliquez ?
13:10Qu'est-ce qui s'est passé
13:11ces derniers mois
13:12pour que d'un coup
13:12vous ayez cette étiquette ?
13:13Je vais vous le dire,
13:14c'est très facile.
13:14C'est coller une étiquette
13:17antisémite
13:17sur une partie de la gauche,
13:18c'est essayer de dire
13:20que la gauche
13:20ne serait pas antiraciste.
13:21C'est essayer de dire
13:22que la gauche,
13:23elle aussi,
13:24essaierait de diviser
13:24la population
13:25en raison de la religion,
13:27de la culture,
13:27de l'origine,
13:28de je ne sais quoi.
13:28C'est bien sûr l'inverse.
13:30Nous, notre slogan,
13:31notre nom,
13:32c'est l'union populaire.
13:33L'union populaire,
13:34ça veut dire
13:34faire l'unité du peuple
13:36indépendamment des questions
13:37de religion,
13:37des questions de culture,
13:38des questions d'origine
13:39ou des questions
13:39de couleur de peau
13:40ou de genre
13:41ou d'orientation sexuelle.
13:42Pourquoi nous voulons
13:43cette unité du peuple ?
13:44Parce que le seul moyen
13:45de mettre à bas
13:46le système que nous combattons
13:47qui est un système capitaliste,
13:48c'est précisément finir.
13:50C'est quand même pour comprendre
13:51et qui plus est pour avoir votre avis.
13:53Comment expliquer
13:53que les gens
13:54n'ont donc pas jamais
13:55trouvé d'argument réel
13:56dans la France Insoumise
13:57qu'ont pu instaurer un doute ?
13:58Comment ?
13:59Jamais, par exemple,
14:00des commentateurs,
14:01des journalistes,
14:01des militants,
14:02des citoyens,
14:02des gens qui votent
14:03n'ont pu trouver
14:04dans des déclarations
14:05des personnes
14:06qui appartiennent
14:06à la France Insoumise
14:07un doute concernant l'antisémitisme.
14:09Mais bien sûr qu'ils essayent
14:10de prendre la moindre chose
14:11qu'on fait
14:12pour lui donner une lecture antisémite.
14:13Mais non,
14:14ils y parviennent
14:15puisque précisément
14:16ils arrivent à nous coller
14:17une étiquette d'antisémite.
14:18Mais je le redis,
14:19vous trouverez dans notre programme,
14:21le programme du Nouveau Front Populaire
14:22que nous avons tous défendu.
14:24Vous trouverez dans notre programme
14:25des instruments de lutte
14:26contre l'antisémitisme.
14:27C'est Daniel Obono
14:28qui a déposé
14:28à l'Assemblée Nationale
14:29une proposition de loi
14:31pour lutter contre l'antisémitisme.
14:32C'était un mouvement de révolution.
14:33On ne va pas revenir
14:34sur les jeux de mots
14:35plus qu'en bidule Jean-Luc Mélenchon.
14:37On ne va pas revenir
14:37sur les nombreuses déclarations
14:38qui se relaient l'antisémitisme.
14:40Vous voyez,
14:41il y a une manière
14:41qui est une manière
14:42d'essayer de prendre un mot,
14:44de tirer dessus
14:44et d'essayer
14:45de nous coller une étiquette antisémite.
14:47Vous avez l'issue
14:47la parole libre.
14:50Vous pensez vraiment
14:51que si la France Insoumise
14:52arrivait au pouvoir,
14:53nous menacerions
14:54les personnes juives
14:55dans notre pays ?
14:56Bien sûr que non.
14:57Ce que nous ferons,
14:57c'est que nous augmenterons
14:58le SMIC aussi
14:59pour les personnes juives.
15:00C'est que nous ferons aussi
15:01la retraite à 60 ans
15:01pour les personnes juives.
15:02Vous serez, vous,
15:03la France Insoumise,
15:04aussi un bouclier
15:04contre l'antisémitisme ?
15:05Mais bien sûr que oui
15:06parce que précisément
15:07nous sommes un mouvement
15:08qui est un mouvement
15:08d'unité du peuple.
15:10Un mouvement qui ne trie pas
15:11ni en raison de la culture
15:12ni en raison de l'origine
15:13ni en raison de la couleur de peau.
15:15Un mouvement qui cherche
15:15à unir le peuple
15:17sur une idée simple.
15:18C'est que ici,
15:19c'est la France
15:20et que la France
15:20est un pays
15:21qui peut écrire l'histoire
15:23du monde entier
15:24quand elle est fidèle
15:25aux valeurs de la Révolution,
15:27aux valeurs de la République
15:27et ça tient en une idée simple.
15:29Liberté, égalité, fraternité
15:30pour nous,
15:31c'est un programme de gouvernement.
15:32Et bien justement,
15:33le programme de gouvernement,
15:33ce sera au moment
15:34de l'élection présidentielle.
15:35Vous êtes toujours convaincu
15:36que Jean-Luc Mélenchon
15:37arrivera à s'imposer à gauche.
15:38Est-ce que vous partagez l'idée
15:39comme le fait Marine Tondelier
15:40ce matin dans Libération
15:41d'instaurer une primaire ?
15:43Est-ce que vous y êtes favorable
15:44à cette primaire ?
15:45Non, de toute façon,
15:46les primaires,
15:47ça ne sert jamais à rien
15:48puisque ceux qui s'inscrivent
15:49dans la primaire,
15:50au final,
15:50ne respectent pas
15:51le résultat de la primaire.
15:52Je veux dire,
15:52souvenez-vous de Manuel Valls,
15:54souvenez-vous de M. Dorugi
15:56qui en fait participe à la primaire
15:59puis à la fin,
15:59il ne respecte pas le résultat.
16:00Ce que ça fait,
16:01les primaires,
16:01c'est qu'on se bat entre nous.
16:03C'est-à-dire,
16:03on est de gauche
16:04mais on essaye de se battre
16:05entre nous
16:05pour savoir qui,
16:07en gros,
16:07qui est le plus neutre.
16:08C'est-à-dire
16:13un duel Mélenchon-Bardella,
16:14on l'assume pour 2027
16:15ou pas ça ?
16:16Mais ce n'est pas un duel
16:17Mélenchon-Bardella,
16:18c'est un duel
16:18Sixième République
16:19ou Cinquième République,
16:20retraite à 60 ans
16:21ou retraite à 66 ans,
16:22SMIC à 1600 euros
16:23ou pas d'augmentation du SMIC.
16:24C'est ça,
16:25le duel qui est posé
16:26dans l'élection présidentielle
16:27de 2027.
16:28Jean-Luc Mélenchon
16:29avait dit,
16:30à propos d'Emmanuel Macron,
16:32ça lui avait valu
16:33encore beaucoup de polémiques,
16:34il avait dit
16:34si vous votez Macron,
16:35vous allez cracher du sang.
16:37Je suis désolé,
16:38mais c'est ce qui se passe
16:38en ce moment.
16:39Franchement,
16:39quand on voit
16:40l'augmentation des prix,
16:41tiens,
16:41le blocage des prix
16:42ou pas le blocage des prix ?
16:43Nous,
16:44on propose le blocage des prix.
16:45On a proposé
16:45dès le début
16:46de cette foutue guerre
16:49en Iran
16:49déclenchée par Donald Trump
16:51et au Liban,
16:51et d'ailleurs,
16:52je dis mon soutien
16:52au peuple libanais en particulier,
16:54mais dès le début
16:55de cette guerre,
16:55on a dit qu'il fallait
16:56bloquer les prix.
16:57Pourquoi on ne nous écoute pas ?
16:58Là,
16:58les prix sont en train
16:58d'exploser à la pompe,
16:59le gaz,
17:00l'électricité,
17:00tout explose.
17:01Donc,
17:01il faut écouter
17:02les idées de la France insoumise
17:09tout votre soutien
17:10du côté de Toulouse
17:12pour François Picmal ?
17:13Bien sûr,
17:13j'espère que François
17:14va gagner
17:14et franchement,
17:15quelqu'un qui s'est battu
17:16pour le droit au logement,
17:18y compris en installant
17:18des tentes dans la rue
17:19pour que les gens
17:20puissent avoir
17:21un mini-toie sur la tête,
17:22il faut le faire,
17:23maire de Toulouse,
17:24parce que comme ça,
17:24ils auront un vrai toit
17:25sur la tête.
17:25Dans les dernières heures
17:26de la campagne,
17:26pas de risque qu'on découvre
17:27des brebis galeuses
17:28du côté de la France insoumise.
17:29Non.
17:30Aucune inquiétude.
17:31Concernant Yacine Zegli,
17:32qui est candidat à LFI
17:39en est expliqué lui-même
17:40et ce qui s'est passé,
17:41c'est que c'était il y a 8 ans,
17:42il a été condamné,
17:43son casier judiciaire
17:44a été guidé.
17:45On peut avoir le droit
17:45dans les rangs
17:46de la France insoumise à...
17:47Non, mais monsieur,
17:47écoutez bien ce qu'il a fait.
17:49Il dit,
17:50il s'engage
17:50pour être un maire
17:52qui soit un maire
17:53qui défende
17:53les femmes victimes
17:55de violences conjugales.
17:56Mais est-ce qu'on peut
17:57s'améliorer ?
17:58Est-ce qu'on peut
17:58devenir une meilleure personne ?
17:59Quand on est humaniste,
18:00on pense que...
18:00Si on peut ne pas le faire
18:01avec de l'argent public,
18:01c'est mieux,
18:02non, on peut s'améliorer
18:03sans être maire.
18:03Monsieur,
18:04on peut...
18:04Non, mais attendez,
18:05son casier judiciaire
18:06à l'heure actuelle,
18:07son casier judiciaire
18:08est vierge.
18:08Mais la condamnation existe.
18:09Il n'y a juste pas
18:10d'inscription dans la condamnation.
18:11Non, non,
18:12c'est une décision de justice
18:13qu'il ait un casier judiciaire vierge.
18:16Et monsieur Zegli,
18:17que je soutiens,
18:18se présente
18:19et sera un maire
18:20qui luttera
18:21contre les violences conjugales
18:22et ça fait partie de son programme.
18:23On peut s'améliorer,
18:24on peut faire des erreurs
18:25dans la vie.
18:25Mais quand on est un humaniste,
18:26on considère que les êtres humains
18:28peuvent devenir meilleurs.
18:29Et moi,
18:30c'est ce que je souhaite
18:31pour chacun d'entre nous.
18:32Ce n'est pas ce que tout le monde dit
18:33en tout cas concernant
18:34les violences conjugales.
18:34Merci beaucoup Antoine Néomand,
18:35député LFI de l'Essonne,
18:36d'avoir été avec nous ce matin
18:37sur Sud Radio.
18:38Dans un instant,
18:39c'est le grand débrief.
18:39Arlette Chabot et Marie-Estelle Pêche
18:41de Marianne.
18:41A tout de suite.
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