- il y a 10 minutes
Avec Philippe Tabarot, Ministre des Transports
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NewsTranscription
00:01Sud Radio, l'invité politique, Maxime Liedot.
00:08Il est 8h19 sur Sud Radio et mon invité politique ce matin est Philippe Tabarro, ministre des Transports. Bonjour.
00:13Bonjour Maxime.
00:14Beaucoup de sujets à voir avec vous, sécurité dans les transports, véhicules électriques, ambition du gouvernement,
00:20également des questions sur naturellement le prix des carburants, mais également sur l'électrification du pays,
00:26promis par le Premier ministre fin de semaine dernière, Sébastien Lecornu.
00:29Mais première question, quand même, cette nouvelle qui est tombée hier, non pas la fermeture,
00:34mais la transition du site de Stellantis à Poissy, 90 ans d'histoire.
00:39Comment le ministre des Transports que vous êtes a absorbé une telle nouvelle ?
00:42Écoutez, c'est jamais une bonne nouvelle je dirais, mais c'est mon collègue de l'industrie qui suit ce
00:48dossier tout particulièrement.
00:50On a dans notre pays une mutation dans l'industrialisation, des emplois se créent, d'autres évoluent, mutent.
00:59Bien sûr, la mauvaise nouvelle sur ce site historique de Poissy, c'est le fait que certaines personnes vont partir
01:05à la retraite de manière anticipée.
01:08Les bonnes nouvelles, c'est que plus de 100 millions vont être investis de nouveau dans le site.
01:13Ce n'est pas la fermeture d'un site, c'est simplement une transformation, une mutation.
01:17Il y a des emplois qui se créent dans notre pays, sur certains secteurs et sur certaines filières, et d
01:24'autres qui sont en pleine mutation.
01:27Je ne peux pas vous dire, et je pense bien sûr aux personnes qui travaillent sur le site et aux
01:32personnes qui ont travaillé sur le site,
01:34qui gardent un attachement profond par rapport à leur histoire personnelle, à l'histoire de leur entreprise.
01:40Mais les choses évoluent. L'objectif principal, c'est de laisser le moins de personnes au bord du chemin, bien
01:47sûr.
01:48Donc, quand, notamment la direction précise qu'il n'y aura pas de départ contraint, vous, le ministre des Transports,
01:53vous êtes confiant ?
01:54Vous faites confiance à Stellantis pour que personne ne soit laissé sur le bord ?
01:57Avec mon collègue de l'industrie, on est particulièrement vigilants sur ces sujets.
02:02L'idée aussi, c'est de pouvoir rapidement permettre aux personnes qui travaillent dans cette production de retrouver une utilité
02:10dans le secteur.
02:12Et là, on voit que c'est une mutation qui va plutôt sur les pièces détachées que sur l'assemblage,
02:18comme c'était le cas avant.
02:20Même si les missions sont différentes, elles doivent rester au service du pays, et en l'occurrence de l'industrie
02:26automobile.
02:27Il y a aussi une véritable question qui se pose, alors qu'on parle d'électrification, alors qu'on parle
02:32de renouveau de l'industrie automobile, de réindustrialisation.
02:35Est-ce que la fermeture d'un site comme ça n'est pas totalement contre-productive ?
02:40La mutation d'un site comme ça décide de se créer en permanence, quasiment mensuellement, sur ces questions d'électrification.
02:49Le tout, c'est de pouvoir avoir une politique publique qui soit cohérente, sur du moyen et surtout sur du
02:54long terme.
02:55De dire que demain, si comme l'a souhaité le Premier ministre à travers le plan pluriannuel de l'électrification,
03:01on avance sur cette filière de l'électrique, on va probablement en reparler,
03:07qui va permettre à notre pays de se décarboner, de lui donner une souveraineté
03:11qui est indispensable dans la période que l'on traverse, avec une électricité qu'on produit nous-mêmes,
03:17qu'on exporte eux-mêmes et à bas coût pour des raisons historiques.
03:22Pour toutes ces raisons, je pense qu'il est vraiment indispensable de pouvoir donner cette lisibilité
03:29et que les industriels s'organisent en fonction de ce qu'ils sont en train de faire.
03:33Donc la filière automobile a encore de l'avenir en France ?
03:35Parce que quand on voit 36 000 emplois de moins, par exemple, qu'il y a 20 ans chez Renault,
03:3946 000 emplois de moins qu'il y a 10 ans, on peut se dire, on peut le dire,
03:42le ministre des Transports que vous êtes peut encore le dire,
03:44oui, la France est encore aujourd'hui le pays où on peut construire des bagnoles.
03:47Oui, elle a de l'avenir et de manière quelque peu différente,
03:50et notamment par rapport, quand on est dans un pays où le Premier ministre annonce
03:54qu'il y aura un million de véhicules électriques supplémentaires dans les années à venir,
03:58ça veut dire, bien sûr, des sites qui vont ouvrir, qui ont déjà ouvert sur les gigabatteries,
04:05sur toutes ces questions qui font que c'est une mutation,
04:08une mutation qui est quelquefois difficile par rapport à des emplois qui étaient des emplois historiques,
04:13mais il y a de l'avenir dans ce secteur.
04:15Les Français vont être amenés à électrifier leurs usages et notamment dans leur mobilité,
04:20dans leurs déplacements, on a également beaucoup qui se fait sur les recharges,
04:25il y a une production, et ces productions dont je vous parle,
04:28ce sont des productions principalement françaises, accessoirement aussi européennes,
04:32et qui nous rendent beaucoup moins dépendants d'autres pays,
04:37au niveau souveraineté, qui sont des pays notamment qui nous ont vendu des énergies fossiles
04:43pendant un certain nombre d'années, et on s'est rendu compte avec le temps,
04:46à la fois que ça polluait beaucoup, et puis que ce n'étaient pas forcément nos amis au niveau de
04:52la politique internationale,
04:53et bien souvent, on avait pris nos distances avec ces différents pays qui nous ont approvisionnés pendant tellement d'années.
05:00Justement, Philippe Tabarro, ministre des Transports, allons-y, changement des usages,
05:04changement aussi des achats avec l'électrification du pays, on le voit,
05:07l'enjeu de demain, c'est la voiture électrique, on l'a entendu et le gouvernement l'a annoncé,
05:12un nouveau leasing social pour plus de 50 000 foyers modestes,
05:15mais on sait que la voiture électrique ne convient pas à tout le monde,
05:18que ce soit sur son prix, sur sa durée,
05:20et il y a aussi notamment tous ces problèmes de recharge électrique qui ne sont pas suffisants.
05:23Est-ce que le gouvernement va prendre ce sujet à bras-le-corps ?
05:26Deux types de mesures, à la fois aider à l'acquisition,
05:29parce qu'un véhicule électrique est encore plus cher qu'un véhicule thermique,
05:34donc aide à l'acquisition, vous l'avez dit,
05:36soit de location longue durée à travers ce leasing social,
05:38qui fonctionne bien pour les personnes qui ont les plus faibles revenus,
05:42de 1 à 5 déciles, 100 000 déjà dans notre pays,
05:4650 000 supplémentaires qu'on annonce pour les mois à venir et qui sont prêts,
05:51les guichets vont être ouverts très prochainement,
05:54une aide également pour les gros rouleurs,
05:56et je pense notamment aux infirmières, aux aides-soignants,
06:00avec une aide à l'acquisition à plus de 8 000 euros,
06:05on voit qu'à l'acquisition c'est toujours plus cher,
06:07mais après il y a l'usage,
06:09et c'est là qu'on doit agir,
06:11l'usage d'une voiture électrique est trois fois moins lourd financièrement
06:16qu'un véhicule thermique,
06:18mais il faut réussir la question de l'approvisionnement,
06:21et l'approvisionnement ce sont les recharges,
06:23les recharges fonctionnent plutôt bien sur des courtes distances,
06:27on est un des pays, ou le pays européen,
06:29où il y a plus de recharges chez les particuliers,
06:32dans le cadre privé, dans certaines copropriétés,
06:35même si on peut faire mieux encore,
06:37aux alentours de 2,8 millions de recharges.
06:41Mais le trou dans la raquette, je dirais,
06:44il est sur le réseau structurant,
06:46et ça c'est de la responsabilité de l'État,
06:48à la fois les routes nationales, les autoroutes.
06:51Aujourd'hui, environ 4 500 recharges sur le réseau dont je vous parle,
06:56l'objectif c'est qu'en moins de 8 années,
06:59passer à 22 000 recharges,
07:01pour qu'en dehors des...
07:03D'ici à 2035, c'est ça l'idée.
07:05Exactement, en dehors des courtes distances,
07:08je dirais, du quotidien,
07:11dans les villes ou dans les métropoles,
07:15on puisse aussi, sur de la moyenne et sur de la longue distance,
07:19pouvoir utiliser un véhicule électrique,
07:21c'est aujourd'hui le frein.
07:22Avec ce plan sur les recharges,
07:24on doit pouvoir combler ce déficit et faire que...
07:27Avec l'idée de doubler, donc, d'ici 2035.
07:30Plus que de doubler, de multiplier par 5,
07:32qu'aujourd'hui, on est à 4 500,
07:34monté à plus de 20 000 à 22 000, très exactement,
07:38parce qu'on voit que c'est un frein.
07:40Il y a le frein à l'acquisition,
07:41mais il y a aussi le frein, ensuite,
07:43au niveau des recharges,
07:45et c'est un stress
07:47quand vous n'avez pas de recharge à proximité.
07:50C'est une fluidité également.
07:52Il faut de la disponibilité,
07:54que la tente ne soit pas trop longue,
07:55avec des recharges qui soient des recharges rapides.
07:57Là, on parle des véhicules légers, des particuliers,
08:00mais je n'oublie pas les artisans,
08:01notamment à travers les véhicules utilitaires légers,
08:05ce qu'on appelle les vules.
08:06C'est 10% du marché aujourd'hui.
08:08On doit pouvoir augmenter,
08:10dès nos artisans, nos commerçants,
08:12à faire également cette transition,
08:14et puis les poids lourds.
08:15Les poids lourds, c'est presque inexistant
08:16dans notre pays au niveau électrique.
08:18Philippe Tabarro, justement,
08:19beaucoup aujourd'hui de ceux dont vous parlez,
08:21que ce soit les artisans, les commerçants,
08:22ceux qui sont sur la route,
08:23aujourd'hui n'ont pas encore de voitures électriques.
08:25Ils ont, on va dire, la bonne vieille bagnole.
08:27Ils mettent donc de l'essence, du diesel, du gazole,
08:29et on sait que dans les aides qui avaient été annoncées par l'État,
08:32sur les fameux 70 millions d'euros,
08:3450 millions d'euros avaient été réservés pour les routiers.
08:36Est-ce qu'aujourd'hui, tout le monde a touché ce qu'il fallait ?
08:39Est-ce que, quand on voit la situation,
08:40le mois prochain, cette aide sera reconduite ?
08:42Oui, on s'est mis en...
08:45Enfin, on a été en discussion pratiquement quotidienne
08:48avec le transport routier,
08:50parce que je rappelle que le transport routier
08:52se fait principalement par...
08:53Le transport de marchandises se fait principalement
08:56par la route dans notre pays,
08:57à hauteur de 90%,
08:59même si je me bats pour le transport fluvial,
09:01pour le fret également,
09:03parce que mettre des camions sur des trains
09:06ou des chargements, ça a du sens aussi,
09:08on souhaite le développer.
09:09Mais aujourd'hui, ça se fait par la route,
09:12d'où la difficulté des entreprises de transport.
09:15On a beaucoup travaillé ensemble,
09:16on a trouvé un plan qui a satisfait tout le monde,
09:19qui est ciblé sur les petites entreprises,
09:22sur les moyennes entreprises
09:24et sur les entreprises à taille intermédiaire.
09:28On avait quelques divergences sur les modalités,
09:32elles sont aujourd'hui réglées.
09:34On a signé, j'ai signé un décret avec eux hier
09:38pour qu'elles soient utilisables
09:39dès le début de la semaine prochaine
09:41et qu'elles soient le cas échéant
09:42si la crise continue, durable et renouvelable.
09:46Donc, on peut envisager en mai
09:47une reconduction de ces aides
09:49parce qu'on est déjà presque à la fin du mois,
09:51ça semble être la piste naturelle des choses.
09:52Bien sûr, l'idée c'est de sortir de cette difficulté,
09:56c'est de les aider de manière indirecte aussi
09:57à la trésorerie,
09:59un certain nombre de reports
10:00des échéances fiscales,
10:02des échéances sociales.
10:04Bref, on est à leur côté.
10:05Il y a aussi une autre solution
10:07en plus de ces aides
10:08qui ont été apportées par le gouvernement,
10:10ces 70 millions.
10:11Il y avait aussi,
10:12en tout cas c'est ce qui se murmurait
10:13dans les derniers jours,
10:15c'est le fameux blocage des marges.
10:17En tout cas,
10:18est-ce que ça,
10:19ça reste une piste crédible ?
10:20On l'avait beaucoup annoncé
10:22en début de semaine.
10:23Est-ce que là, c'est toujours les cas ?
10:24Est-ce que oui ou non,
10:24il y aura le blocage des marges
10:25des distributeurs ?
10:26Mes collègues Bréjouan et Papin
10:28travaillent sur ce sujet.
10:30Je n'ai pas les dernières informations,
10:31c'est à eux de vous les donner.
10:33Je reste moi vraiment dans mon couloir.
10:36Mon couloir,
10:36c'est d'aider mes transporteurs routiers,
10:39c'est d'électrifier au maximum
10:41nos pratiques pour le futur.
10:43Pour le reste,
10:44ils feront le cas échéant des annonces,
10:46mais ce sera à eux de le faire
10:47avec bien sûr
10:48le ministre de l'Économie,
10:49Roland Lescure.
10:50Votre cadre et en tout cas vos sujets,
10:52c'est notamment la sécurité
10:53dans les transports.
10:54Vous l'annonciez en février,
10:56une véritable volonté en tout cas
10:57de plus de sécurité,
10:58de plus de sûreté
10:59avec des agents justement,
11:00notamment de la SNCF
11:01et de la RATP
11:03qui vont pouvoir,
11:03à titre expérimental,
11:05je cite,
11:05être équipés de pistolets
11:06à impulsion électrique.
11:08Ça y est,
11:09ça fait deux mois
11:10après cette annonce.
11:10Est-ce que vous avez
11:11des modalités à annoncer ?
11:12Combien d'agents aujourd'hui ?
11:14Dans quelle gare ?
11:15Est-ce qu'il y aura
11:15une arrivée progressive ?
11:16Est-ce que vous êtes confiant ?
11:17Est-ce que tout roule ?
11:18Oui, j'ai porté,
11:19vous l'avez dit,
11:19cette loi sur la sûreté
11:20dans les transports
11:21comme sénateur
11:22puis comme ministre.
11:23Il faut la faire voter.
11:25La loi,
11:25on l'a fait.
11:26Il faut ensuite,
11:28et c'est une nouvelle bataille
11:29dans notre pays,
11:30c'est d'avoir les décrets
11:31d'application.
11:32Je les ai eus
11:32sur les caméras piétons,
11:34par exemple,
11:34je les ai eus
11:35sur l'éviction
11:36d'indésirables
11:37dans certaines gares
11:38sur la possibilité
11:39de fouiller
11:41certains usagers
11:42des transports en commun
11:44qui semblent détenir
11:46une arme
11:46de pouvoir aller
11:47sur le parvis
11:48plus largement
11:49que dans la simple station.
11:50Et puis,
11:50vous l'avez dit,
11:51pour des agents
11:52qui sont formés
11:54spécifiquement pour ça,
11:55possibilité d'utiliser
11:56des pistolets
11:57à impulsion électrique,
11:59les fameux tasers,
12:00on va l'expérimenter
12:01environ sur 10 à 15%
12:03des effectifs
12:04et concrètement,
12:05ça va se faire
12:05dans les jours qui viennent.
12:07Je me rendrai sur le terrain
12:08pour vérifier ça
12:09de manière concrète.
12:10Par exemple,
12:11dans des gares parisiennes,
12:12que ce soit la gare
12:14d'Austerlitz,
12:16que ce soit
12:17également en province,
12:19parce que je n'oublie pas
12:20qu'il y a d'autres
12:21gares en province
12:22qui ont besoin
12:23de ces dispositifs,
12:24que ce soit
12:25à Marseille-Sachat,
12:27que ce soit
12:27à Lyon-Pardieu,
12:28sur l'ensemble
12:29du territoire,
12:31expérimentation,
12:31pour trois ans.
12:32Tout à fait.
12:33Et si ça fonctionne bien,
12:35on va essayer
12:35de le généraliser
12:36après cette période
12:38de tests
12:39qui est indispensable
12:40pour que cela
12:41puisse rentrer
12:42dans le droit français.
12:43Et votre espoir de ministre
12:44sur la généralisation
12:45d'ici la fin de l'année,
12:46cette généralisation,
12:47vous l'espérez peut-être ainsi ?
12:48Écoutez,
12:48en tout cas,
12:48toutes les mesures
12:49qui peuvent aider
12:50à ramener de la sûreté
12:52dans nos transports,
12:53il y a 100 000 faits
12:54d'agression par an
12:57qui touchent principalement
12:58les femmes
12:58et j'ai beaucoup travaillé
13:00sur ces sujets,
13:01qui touchent les adolescents aussi,
13:04avec du racket
13:05qui peut être régulier.
13:07On a des agents
13:07qui aujourd'hui
13:08sont compétents,
13:09il faut leur donner
13:10les moyens nécessaires
13:11tout simplement
13:12de faire leur travail,
13:14de protéger les usagers
13:15et quelquefois
13:16de se protéger eux-mêmes.
13:18Ils sont en première ligne,
13:19ce sont des héros du quotidien,
13:21je le dis très clairement aussi,
13:22il faut les aider
13:23à faire leur boulot.
13:24Et votre priorité en ce moment,
13:26le gros dossier
13:26que vous portez,
13:27c'est la fameuse loi cadre
13:28avec l'ambition en tout cas
13:29de mettre le paquet
13:30sur le ferroviaire.
13:31On parle beaucoup
13:31du désir de train des Français.
13:33Est-ce que vous allez y arriver ?
13:35Et est-ce que surtout,
13:36la France a aujourd'hui
13:37les moyens
13:38de combler ce désir
13:39de train des Français ?
13:40Parce que quand on voit
13:40les finances publiques,
13:41ce n'est pas la chose
13:42la plus évidente.
13:42On va y arriver.
13:43Je sors d'heures et d'heures
13:45de débat au Sénat,
13:46c'était la première étape.
13:47Le texte a commencé sa vie
13:49par le ventaire au Sénat.
13:50Il partira, je l'espère,
13:52dans les semaines
13:53et dans les mois à venir
13:54à l'Assemblée.
13:55Il a eu un vrai consensus
13:57au Sénat.
13:58Je suis fier
13:59que de manière transpartisane,
14:01on ait pu parler
14:02de ces sujets,
14:03que pendant 14 heures
14:04au Sénat,
14:04on ait parlé
14:05exclusivement de transport.
14:07Le transport,
14:07c'est le quotidien
14:08des Français.
14:09C'est une de leurs priorités.
14:10Dans le débat politique,
14:11on n'entend pas
14:12parler de transport.
14:15J'enlève Sud Radio,
14:16bien sûr,
14:16qui m'offre la possibilité
14:17d'en parler aujourd'hui
14:18et je vous en suis
14:20infiniment reconnaissant.
14:21On doit trouver
14:22des financements,
14:23mais pas que pour l'année à venir,
14:25pour les 10,
14:25pour les 20,
14:26pour les 30 prochaines années.
14:28Investir dans nos infrastructures,
14:30c'est indispensable
14:31parce que sinon,
14:32on met en insécurité
14:34les usagers
14:34et puis on ne peut pas
14:35augmenter l'offre.
14:36Et vous l'avez dit,
14:37les Français veulent plus
14:38de transports en commun
14:39que jamais.
14:40Mais ça veut dire que
14:40sur les fameuses lignes
14:41dont on parle souvent,
14:42la fameuse notamment
14:43ligne à grande vitesse,
14:44par exemple Bordeaux-Toulouse,
14:45est-ce que là,
14:46on arrivera à trouver
14:46des financements ?
14:47La priorité est à la régénération.
14:49Il y a 4000 kilomètres
14:52de voies ferrées
14:53qui menacent de fermer
14:54dans notre pays.
14:55Il y a une dette grise
14:55qui s'est accumulée.
14:57Priorité,
14:58régénération et modernisation
14:59et parallèlement,
15:00bien sûr,
15:01financement d'un certain nombre
15:03de nouveaux projets
15:04pour désenclaver
15:05des territoires
15:06qui ont été quelque part
15:07de la hausse du prix
15:07de certains péages.
15:08Est-ce que c'est le cas,
15:09Philippe Tabarro ?
15:09Non, les péages suivront,
15:11je dirais,
15:12l'évolution habituelle,
15:13mais l'idée,
15:14c'est le fléchage
15:15de ces péages.
15:16Aujourd'hui,
15:16ces péages ne vont pas
15:19exclusivement vers le transport.
15:20C'est ramener
15:21les produits du transport
15:22vers le transport
15:23et c'est de récupérer
15:242 milliards et demi
15:26de ces produits du péage,
15:271 milliard et demi
15:28pour le réseau ferroviaire
15:29et 1 milliard
15:30pour le transport en commun.
15:32Et je ne vous dis pas
15:32que sur une année,
15:33mais sur les 10,
15:3520, 30 prochaines années.
15:36Merci beaucoup,
15:37Philippe Tabarro,
15:37d'avoir été mon invité politique
15:39ce matin sur Sion Radio.
15:40Vous avez essayé,
15:41vous en tout cas,
15:42de reprendre votre carte
15:43chez les Républicains
15:44ou pas du tout ?
15:45Non, je ne l'ai pas essayé,
15:46mais j'ai cru comprendre
15:47que des collègues ont essayé
15:48et que ça ne s'est pas
15:49très bien passé.
15:50Donc vous n'avez pas envie
15:50d'essayer,
15:51vous n'allez pas tenter ?
15:52Non, d'autres ont été avant moi,
15:53donc je vais attendre
15:54avant de retenter le coup.
15:56C'est ça.
15:56Mais vous souhaitez quand même
15:57que Bruno Rotaillot
15:58parte en tant que candidat
15:59à l'élection présidentielle ?
16:00Qu'il fasse ce qu'il doit faire,
16:01on va voir ce que les militants
16:02décident,
16:03c'est aux militants encore
16:04de décider.
16:05Comme je l'ai dit,
16:07je souhaite que notre famille politique
16:08puisse retrouver de l'apaisement.
16:10On en plaisante,
16:11mais sincèrement,
16:12ça n'a pas beaucoup de sens
16:13de ne pas réintégrer
16:14des personnes
16:15qui travaillent
16:16pour le pays.
16:18Et je pense que
16:19les ministres
16:21qui sont issus
16:22des Républicains
16:22au sein de ce gouvernement
16:24font le job
16:25et montrent que les Républicains
16:26sont mieux dans l'action
16:27que dans le commentaire.
16:28Merci beaucoup Philippe Tabarro
16:30d'avoir été avec nous
16:30ministre des Transports
16:31ce matin avec les annonces
16:33et d'avoir pris le temps
16:34d'avoir détaillé
16:35toutes ces choses
16:36qui concernent en effet
16:37le quotidien des Français
16:38et on continuera
16:39à en parler ce matin
16:40parce que notamment
16:40le groupe Total Energy
16:41avec ses 200 stations-service
16:42face à la hausse
16:43des prix du carburant
16:44où il demande des aides.
16:45Merci beaucoup
16:45d'avoir été avec nous ce matin.
16:47les...
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