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  • il y a 12 minutes
Les débats de l'été avec Georges Parastatis, Matthieu Juglar, Magali Vicente

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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD_CHRONIQUE-2026-08-21##

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Transcription
00:00:00Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Anthony Martin Smith.
00:00:0510h, passé de 32 minutes sur Sud Radio, merci d'être à l'écoute.
00:00:09Vous réagissez au 0826 300 300 sur les sujets que nous abordons ce matin.
00:00:14Vous avez compris, ils sont légers, ça fait du bien.
00:00:17Au bout d'une semaine d'actualités quand même fortes, denses,
00:00:21parler de choses un peu plus faciles, ça fait du bien.
00:00:25Les débatteurs sont arrivés autour de cette table dans le studio de Sud Radio.
00:00:30Mathieu Juglard, bonjour.
00:00:32Bonjour, vous êtes avocat pénaliste et aussi spécialisé en droit des affaires.
00:00:37Face à vous, quelqu'un que vous connaissez aussi, Georges Parastatis, bonjour.
00:00:41Bonjour, Anthony.
00:00:42Vous aussi, vous êtes avocat pénaliste. Vous êtes spécialisé en droit des affaires, vous ?
00:00:45Pas du tout.
00:00:46Voilà, un truc de moins.
00:00:48Et Magali Vicette, bonjour Magali.
00:00:50Bonjour, Anthony.
00:00:51Comment allez-vous ?
00:00:52Très bien, Ivo.
00:00:53Écoutez, quand je vous vois, je me sens mieux.
00:00:55Mais vu que je ne vois rien, je ne sais pas.
00:00:58Vous devez le ressentir.
00:01:00Je le ressens, mais tout va bien.
00:01:03La question qu'on va se poser, les amis, dans...
00:01:06Maintenant, même pas dans un instant, c'est tout de suite.
00:01:08Le C6 foot.
00:01:09Vous savez, ce football pratiqué par les personnes non-voyantes,
00:01:13qui est aujourd'hui notre équipe de France en Coupe d'Europe,
00:01:17et déjà bien avancée, puisque ce soir, ils rencontrent l'Italie en demi-finale.
00:01:21Est-ce que vous vous habituez à voir sur vos écrans de plus en plus de sport féminin et de
00:01:27sport paralympique ?
00:01:28Est-ce que c'est là le nouvel Eldorado des marques et des médias ?
00:01:32Vous avez été, par exemple, plus de 2 millions à regarder France 2 lundi,
00:01:36sur le premier match de l'équipe de France.
00:01:39Magali Vicente.
00:01:40Le sport féminin, le sport paralympique.
00:01:42Est-ce que c'est le nouvel Eldorado des marques ?
00:01:44Est-ce qu'on se réjouit de voir de plus en plus ces disciplines sur nos écrans ?
00:01:50Alors, le nouvel Eldorado, je ne sais pas encore.
00:01:53On l'a vu avec le Tour de France féminin, notamment.
00:01:56Oui, mais je mettrais un petit bémol.
00:01:58C'est-à-dire que ce qu'on constate, effectivement, et là où on peut être satisfait,
00:02:01c'est que...
00:02:02Qu'est-ce que ça change ?
00:02:03Ça change beaucoup l'imaginaire collectif.
00:02:05Et c'est ça, moi, je pense, le côté réjouissant.
00:02:08C'est que, jusqu'à présent, on avait quand même un sport exclusivement masculin
00:02:12où la représentation, en tout cas l'imaginaire de la performance, du leadership,
00:02:16était exclusivement masculin et passait par la représentation des médias à la télévision.
00:02:21Aujourd'hui, ça change.
00:02:22Et ça, c'est génial pour les jeunes qui regardent la télévision, pour cet imaginaire.
00:02:28C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on n'est plus obligé d'être uniquement un garçon hyper performant pour
00:02:33réussir.
00:02:34Et cette notion de changement de l'imaginaire collectif pour la dimension de performance, de réussite dans la vie,
00:02:40je trouve que c'est génial.
00:02:42Après, un Eldorado, je ne sais pas, parce qu'on voit bien que les marques, aujourd'hui, elles ont changé.
00:02:47Elles sont là pour choisir, aujourd'hui, plutôt des valeurs, plutôt un récit,
00:02:52que la seule publicité et l'audience.
00:02:55Mais il ne faudrait pas que ce soit juste une marque RSE.
00:02:59Il faut qu'il y ait beaucoup plus de profondeur.
00:03:00La responsabilité sociétale des entreprises.
00:03:02Exactement. Et ça, on le verra à terme, comment ça va évoluer.
00:03:06Mais en tout cas, on ne peut que se réjouir.
00:03:08Et moi, la petite parenthèse que je ferai sur la notion de c'est-ci-foot,
00:03:11c'est que ce que j'aime beaucoup, et même au-delà du foot,
00:03:16c'est comment, finalement, le corps peut fonctionner autrement,
00:03:20peut donner, en fait, d'autres capacités, d'autres ouvertures.
00:03:25Et c'est en ça, aujourd'hui, que les médias sont très importants
00:03:27pour relayer, en fait, cette définition de performance,
00:03:30de réussite, de projection et d'imaginaire.
00:03:33Georges Parastatis.
00:03:34D'abord, félicitations à nos bleus et encouragements pour ce soir.
00:03:38Personne ne pense à leur dire félicitations.
00:03:42On est tous là à dire, est-ce que c'est bien pour les marques
00:03:45de faire la publicité, ce qui soit bien.
00:03:47Les félicitations, on les encourage.
00:03:49Et j'espère qu'on aura la victoire ce soir.
00:03:52Deux millions de téléspectateurs qui étaient derrière nos bleus lundi soir.
00:03:55C'est très bien.
00:03:57C'est très bien.
00:03:58Alors, est-ce que c'est un nouvel Eldorado des marques ?
00:04:00Les marques, c'est comme des vautours.
00:04:03Là où ils trouveront l'argent, ils le prendront.
00:04:05Ils tournent comme des vautours.
00:04:07Et puis, dès qu'ils peuvent trouver des Eldorados
00:04:09ou des oasis pour s'empocher de l'argent, ils le feront.
00:04:14On a Paul qui m'écrit et qui dit
00:04:17« Nos bleus, qu'ils soient handicapés ou non,
00:04:21ont le mérite d'avoir tout le soutien de nos autres Français. »
00:04:27Et il a raison, Paul.
00:04:28Mathieu Jugla.
00:04:30Écoutez, je vais sans grande surprise rejoindre mes camarades.
00:04:36L'avocat que je suis va s'effacer un instant devant le président d'association de déficients visuels
00:04:41que je suis également.
00:04:43Et évidemment, je ne peux que me réjouir de ce que
00:04:46un média du service public, un média national,
00:04:51diffuse une compétition de parasport.
00:04:55C'est tout à fait remarquable.
00:04:57Mais est-ce qu'on peut parler déjà de parasport ?
00:04:59Excusez-moi, mais moi, ce terme de parasport,
00:05:02je l'ai toujours dit d'ailleurs sur l'antenne de Sud Radio et dans les médias,
00:05:05me choque.
00:05:06Parce que finalement, c'est du sport.
00:05:08Quand vous transpirez, vous ne paratranspirez pas.
00:05:11Exactement.
00:05:12C'est exactement ça.
00:05:13Vous avez tout à fait raison.
00:05:15C'est évidemment du sport,
00:05:17ce qu'on appelle du parasport,
00:05:18c'est vrai qu'il est pratiqué par des gens
00:05:21dont on n'imagine pas qu'ils pourraient faire du sport.
00:05:23C'est comme le sport féminin.
00:05:25Le sport féminin, on le voit à la télévision depuis un certain temps.
00:05:29Moi, j'ai toujours regardé Roland-Garros.
00:05:30Il y avait toujours des matchs de tennis féminin
00:05:33et depuis que le tennis existe.
00:05:35Et il était diffusé à la télévision
00:05:38au même titre que le tournoi masculin.
00:05:41Donc, je ne pense pas que...
00:05:43Alors, évidemment, il était moins glorifié.
00:05:47Et c'est vrai qu'il suffit de voir le battage médiatique
00:05:50qu'il a pu y avoir autour de la Coupe du Monde masculine de football
00:05:54où nous avons essentiellement brillé par notre ridicule
00:05:57à compter de la demi-finale.
00:05:59Et par rapport à une Coupe du Monde féminine
00:06:02où on parle volontiers des résultats de l'équipe de France.
00:06:06Mais je pense que le sport féminin
00:06:07a tout de même eu ses heures de gloire.
00:06:10On a très souvent parlé de handball féminin.
00:06:13On parle, c'est heureux, de plus en plus de football féminin.
00:06:16On parlait dans les années 90 de Jany Longo sur son vélo, etc.
00:06:20Donc, je pense qu'on est en train de toucher
00:06:23une autre dimension du sport
00:06:25qui est tout à fait bienvenue.
00:06:28C'est un héritage remarquable
00:06:31des Jeux qui se sont déroulés en 2024.
00:06:35Avec cette finale incroyable
00:06:37au pied de la Tour Eiffel.
00:06:39On se rappellera tous, je pense.
00:06:41Moi, j'y étais.
00:06:42J'avais l'impression de revivre 98.
00:06:44Moi, malheureusement, je n'y étais pas.
00:06:45Je n'avais pas de place.
00:06:46Mais je pense qu'on se rappellera tous
00:06:48de ce qu'on faisait
00:06:50pendant cette finale
00:06:51et qui était vraiment
00:06:53un beau match.
00:06:55Enfin...
00:06:55Mais une émotion.
00:06:57Une vraie émotion, une vraie serveur.
00:06:59Il y avait 15 000 personnes dans ce stade
00:07:01et ça a hurlé littéralement
00:07:03au moment où il y a ce but
00:07:06au tir au but, libérateur
00:07:08où l'équipe de France remporte
00:07:10ces Jeux paralympiques.
00:07:12Exactement.
00:07:13Alors maintenant, la grande question,
00:07:16c'est celle de tout ce qui tourne
00:07:18autour du sport.
00:07:19C'est vrai qu'aujourd'hui,
00:07:21on se retrouve avec,
00:07:23peu ou prou le même exercice,
00:07:25football, voyant, non voyant.
00:07:28On n'a pas la même couverture médiatique
00:07:30et encore moins
00:07:31la même couverture marketing.
00:07:33Est-ce que les marques
00:07:35vont s'y attacher ?
00:07:37Alors, les marques,
00:07:39leur rôle, c'est effectivement
00:07:41de gagner de l'argent.
00:07:43Ça l'a toujours été.
00:07:44C'est normal.
00:07:45Ce sont des entreprises.
00:07:46On ne va pas leur jeter la pierre pour ça.
00:07:48Elles sont conçues,
00:07:49elles sont consubstantiellement
00:07:51conçues pour cela.
00:07:53Est-ce qu'elles vont mettre
00:07:56la même énergie,
00:07:58je ne parle même pas
00:07:59de dépenses financières,
00:08:00mais la même énergie
00:08:01dans du cécifoot
00:08:03que dans du football ?
00:08:05Pour l'instant,
00:08:06je n'en ai pas l'impression.
00:08:08Est-ce qu'elles le feront ?
00:08:10Je pense que ça serait souhaitable,
00:08:12mais ça voudrait dire que derrière,
00:08:14il y a une véritable économie
00:08:15du sport et du cécifoot.
00:08:19sur le tour de France féminin,
00:08:20je recevais le président
00:08:21de la Fédération française de cyclisme
00:08:24la semaine passée
00:08:26et qui, lui,
00:08:27nous disait en l'occurrence
00:08:29que les chiffres parlent d'eux-mêmes.
00:08:31On est quand même passé
00:08:32de 1 million de sponsoring
00:08:33à 7 millions
00:08:34en l'espace de 3 ans,
00:08:36ce qui est quand même
00:08:37considérable malgré tout.
00:08:38Donc, on peut espérer
00:08:39voir que le sponsoring
00:08:41va de plus en plus
00:08:42se tourner vers
00:08:43ces nouvelles opportunités,
00:08:45sachant que,
00:08:45quand vous voulez financer
00:08:46de la Ligue 1,
00:08:47et on en parlait
00:08:48il y a quelques minutes
00:08:49avec Mathieu Lorca,
00:08:51économiste du sport,
00:08:52la Ligue 1 coûte.
00:08:55Le modèle économique,
00:08:56d'ailleurs,
00:08:56est très fragilisé
00:08:57avec ses droits télé,
00:08:58etc.
00:08:59Donc, les marques
00:08:59vont peut-être
00:09:00de plus en plus
00:09:00s'intéresser au sport féminin
00:09:02et au sport paralympique.
00:09:04En tout cas,
00:09:04toutes les disciplines alternatives
00:09:05dont on ne parlait pas
00:09:06jusqu'alors.
00:09:07Vous réagissez aux heures 826
00:09:08300-300
00:09:09si vous avez envie
00:09:10de partager avec nous
00:09:12votre passion
00:09:12de tous ces sports,
00:09:13qu'ils soient féminins,
00:09:14qu'ils soient paralympiques,
00:09:16qu'ils soient masculins,
00:09:17qu'ils soient aussi adaptés.
00:09:19Vous savez,
00:09:19le sport adapté,
00:09:20ça touche bien
00:09:21toutes les personnes
00:09:21qui ont un trouble cognitif.
00:09:23Vous nous appelez
00:09:24aux heures 826
00:09:24300-300
00:09:25sur Sud Radio
00:09:26et on se retrouve
00:09:28dans un instant.
00:09:3013h,
00:09:30Anthony Martin Smith.
00:09:3210h passées
00:09:33de 44 minutes
00:09:35sur Sud Radio.
00:09:35merci de votre fidélité.
00:09:37Vous nous appelez
00:09:38comme d'habitude
00:09:39au 0826
00:09:40300-300.
00:09:41Ça réagit aussi
00:09:42sur les réseaux sociaux.
00:09:44On a notamment
00:09:45Jean-Marc
00:09:46qui nous dit
00:09:47que lui,
00:09:48il a regardé
00:09:49les trois matchs
00:09:50de l'équipe de France
00:09:51nos bleus
00:09:52au C6 foot
00:09:53et qu'il a trouvé ça
00:09:54totalement bluffant
00:09:56et qu'il ne serait
00:09:57même pas capable
00:09:58de le faire
00:09:58si on lui bandait les yeux.
00:09:59Bah oui,
00:10:00moi je suis d'accord
00:10:00avec vous Jean-Marc,
00:10:01si on me bandait les yeux.
00:10:02Ah non,
00:10:02c'est pareil.
00:10:04Mathieu Juglard,
00:10:05il y a quelques minutes
00:10:06vous nous disiez
00:10:07que vous n'êtes pas certain
00:10:10mais que vous l'espérez
00:10:11malgré tout
00:10:12que les marques
00:10:13s'emparent de ce sujet.
00:10:15Magali Vicente,
00:10:16vous partagez ce point de vue.
00:10:18Les marques,
00:10:19vous ne pensez pas
00:10:20qu'elles vont s'en emparer ?
00:10:22C'est ce que je disais
00:10:23tout à l'heure.
00:10:23Pour moi,
00:10:24il y a plusieurs questions
00:10:25à se poser.
00:10:25Déjà,
00:10:26c'est pourquoi justement
00:10:27aujourd'hui,
00:10:28et c'est là
00:10:29où on peut se réjouir,
00:10:29pourquoi les marques
00:10:30viennent sur cette nouvelle
00:10:33Eldorado
00:10:33comme c'est intitulé ?
00:10:35C'est parce que quelque part
00:10:37ça répond à une demande
00:10:38et on peut se satisfaire.
00:10:39L'audience,
00:10:39la découverte
00:10:40de ces capacités
00:10:43de dépassement,
00:10:46de puissance nouvelle
00:10:48et de leadership nouveau,
00:10:50ça fait rêver
00:10:51les gens
00:10:52et puis ça ouvre
00:10:54totalement
00:10:54les projections imaginaires.
00:10:56mais ce qui fait,
00:10:58et là je vous rejoins
00:10:59sur ce que vous disiez
00:10:59aussi tout à l'heure
00:11:00Anthony,
00:11:01c'est que quelque part
00:11:02pour que ça devienne
00:11:03un Eldorado,
00:11:04eh bien,
00:11:05quand ce sera un Eldorado,
00:11:06c'est quand on aura fini
00:11:07de mentionner
00:11:08sport féminin
00:11:08et parasport,
00:11:11et sport paralympique,
00:11:13etc.
00:11:13Évidemment,
00:11:14parce qu'on parlera
00:11:15du sport en général.
00:11:16De court.
00:11:17Exactement.
00:11:17Et après,
00:11:18la question à se poser
00:11:19pour les marques,
00:11:20c'est,
00:11:20on le voit bien
00:11:21en communication aujourd'hui,
00:11:22qu'est-ce qui change ?
00:11:24On n'est plus
00:11:24dans une dimension
00:11:25exclusivement marketing.
00:11:27On voit bien
00:11:27que les gens ont besoin
00:11:28et les marques ont besoin
00:11:29aujourd'hui
00:11:30pour s'attirer
00:11:31de l'audience,
00:11:33d'avoir des valeurs,
00:11:35de raconter un récit.
00:11:36Et donc,
00:11:36il faut que ce soit cohérent
00:11:37entre la valeur
00:11:38de la marque,
00:11:39ce qu'elle défend
00:11:40au travers de ses produits
00:11:41et ce que représentent
00:11:42les sportifs en question.
00:11:44Maintenant,
00:11:45l'alerte que je mets,
00:11:46c'est,
00:11:46attention,
00:11:47est-ce qu'il n'y a pas
00:11:48certaines marques
00:11:48qui vont y aller
00:11:49que juste pour,
00:11:51voilà,
00:11:52représenter
00:11:52cette dimension
00:11:53de RSE
00:11:54indispensable aujourd'hui
00:11:55à certaines entreprises,
00:11:56voilà,
00:11:57et est-ce qu'elles le font
00:11:58avec de vraies...
00:11:59La fameuse responsabilité
00:11:59sociétale des entreprises.
00:12:00Oui,
00:12:00est-ce qu'elles le font
00:12:01avec de vraies valeurs ?
00:12:03Et ça,
00:12:03on le sentira,
00:12:04on le verra.
00:12:04Et puis,
00:12:05ça va être aussi
00:12:06aux différents sportifs
00:12:07bien de travailler ça
00:12:09de manière plus cohérente aussi,
00:12:12plus en adéquation
00:12:13avec ce qu'ils ont envie.
00:12:15On voit souvent
00:12:15les sportifs dépassés
00:12:16par ces engouements médiatiques
00:12:18d'un seul coup.
00:12:19c'est peut-être
00:12:20de prendre un petit peu
00:12:21de recul
00:12:21et de se dire
00:12:22qu'est-ce que cette marque
00:12:24elle défend ?
00:12:24Est-ce que c'est en cohérence
00:12:25avec ce que moi
00:12:26j'ai comme valeur ?
00:12:27Et c'est comme ça
00:12:27qu'on va petit à petit
00:12:28faire évoluer
00:12:30cet imaginaire
00:12:31vers de belles valeurs sociétales.
00:12:33J'ai quand même
00:12:34le sentiment
00:12:34que ces entreprises
00:12:37étaient nombreuses
00:12:38sur les Jeux olympiques,
00:12:39les Jeux paralympiques.
00:12:41Ça a été d'ailleurs
00:12:41dénoncé
00:12:42par pas mal d'athlètes.
00:12:43Ensuite,
00:12:44après les Jeux,
00:12:45il y en a beaucoup
00:12:45qui ont lâché l'affaire.
00:12:47Georges Parastatis.
00:12:48Non, non, mais c'est
00:12:48croire que les marques
00:12:50défendent des valeurs,
00:12:51des valeurs humaines,
00:12:52des valeurs
00:12:53de courage,
00:12:55de...
00:12:55Enfin, c'est
00:12:56à Disneyland ça.
00:12:58Ah bah si, moi je vous le dis,
00:12:59non, non, mais là
00:13:00on sent
00:13:01celles qui travaillent
00:13:02pour la communication,
00:13:03pour les dirigeants
00:13:03d'entreprises.
00:13:04Aucune marque
00:13:05ne défend des valeurs.
00:13:06écommunicante politique.
00:13:07Voilà.
00:13:08Aucune marque
00:13:08ne défend des valeurs
00:13:11humaines.
00:13:11Les marques
00:13:12ne défendent que l'argent
00:13:13et leur profit.
00:13:13Vous ne pouvez pas
00:13:15généraliser de la sorte
00:13:15que c'est pas possible.
00:13:17Écoutez, moi je vous dis
00:13:18ce que je pense,
00:13:18vous pouvez penser le contraire.
00:13:20Mais je suis là
00:13:21pour dire ce que je pense.
00:13:22Alors si vous croyez
00:13:23que je pense mal,
00:13:23vous le direz.
00:13:24Ça va me gérer.
00:13:26Mais voilà.
00:13:27C'est à quoi
00:13:27que les marques
00:13:28défendent des valeurs.
00:13:29Il faut dire
00:13:30qu'Adidas défend
00:13:31le courage
00:13:32et l'humanisme
00:13:33dans le tiers-monde.
00:13:35Enfin, c'est à Disneyland
00:13:36comme je vous le dis.
00:13:37Bon, les marques
00:13:38sont là pour se faire
00:13:38de l'argent,
00:13:39ce sont des vautours
00:13:40et s'ils ne gagnent pas
00:13:41d'argent,
00:13:42ils lâcheront
00:13:43le sport paralympique
00:13:45ou le sport féminin
00:13:47ou le sport de handicap.
00:13:49S'ils gagnent de l'argent,
00:13:50ils ne le lâcheront pas.
00:13:51C'est tout.
00:13:52Moi, c'est mon opinion.
00:13:53Égalité, c'est cette.
00:13:54Les marques,
00:13:54elles dépendent
00:13:56des consommateurs
00:13:57entre guillemets
00:13:57et de l'audience.
00:13:58Et donc,
00:13:59c'est la responsabilité collective,
00:14:01j'ai envie de dire aussi,
00:14:02de tout ce que nous sommes,
00:14:03nous tous,
00:14:04dans la façon
00:14:04dont nous regardons les choses.
00:14:05Et elles ont aujourd'hui
00:14:06une obligation,
00:14:07c'est effectivement
00:14:08d'avoir beaucoup plus
00:14:09de valeur et d'authenticité
00:14:10parce que c'est ce que
00:14:11les gens réclament.
00:14:13Dites-moi une marque
00:14:14qui défend une valeur
00:14:14quand on rigole un bon coup.
00:14:17Non, mais allez-y.
00:14:18Des marques qui défendent
00:14:19des valeurs,
00:14:20on en a...
00:14:20Une seule.
00:14:21Une seule.
00:14:22Qui défend une valeur.
00:14:23Quand on rigole un bon coup.
00:14:25Oui, je vous répète.
00:14:26Et pourquoi pas ?
00:14:27Non, non, non,
00:14:27un instant,
00:14:28vous avez...
00:14:28Je veux trouver
00:14:29la bonne valeur.
00:14:29Vous faites comme
00:14:30les politiciens
00:14:31ou les macronistes,
00:14:32on vous demande un exemple
00:14:33et il n'y en a pas.
00:14:34C'est le vide total sidéral.
00:14:35Non, ce n'est pas le vide.
00:14:36C'est parce que je recherche
00:14:37la bonne valeur.
00:14:38Et la valeur,
00:14:39je vais essayer de la chercher
00:14:40au niveau de...
00:14:41On a jusqu'à midi,
00:14:42allez-y.
00:14:43Vous avez des marques
00:14:44par exemple vestimentaires.
00:14:46Je vais prendre l'exemple
00:14:46des marques vestimentaires.
00:14:47Je ne les citerai pas
00:14:48mais il y a quelques marques
00:14:49vestimentaires
00:14:49qui vont avoir des valeurs.
00:14:50Si vous en avez trois,
00:14:51vous pouvez y aller.
00:14:52Comment ?
00:14:52Si vous en avez trois,
00:14:53vous pouvez y aller.
00:14:55Je ne veux pas trop les citer
00:14:56et puis parce qu'elles ne sont
00:14:58aussi pas connues.
00:14:59C'est-à-dire que
00:14:59ce sont des marques
00:15:00qui sont moins connues
00:15:02parce qu'elles vont respecter...
00:15:03C'est incroyable.
00:15:04Oui, mais pardon.
00:15:06Il y a des choses
00:15:06que je n'ai pas envie de...
00:15:07Les marques défendent des valeurs.
00:15:08Moi, je vais vous en citer.
00:15:09Par exemple,
00:15:10vous avez Zalando
00:15:11qui, en l'occurrence,
00:15:13défend l'inclusion.
00:15:15Vous avez Lacoste
00:15:16qui, de son côté,
00:15:17croit au sport
00:15:18mais aussi aux questions
00:15:19d'inclusion.
00:15:19Ce sont des valeurs
00:15:20qu'elles portent.
00:15:21Parce que c'est très tendance
00:15:22et que ça fait de l'argent.
00:15:24Si l'inclusion n'était pas tendance,
00:15:25ils ne défendraient pas l'inclusion.
00:15:26Non, mais l'erreur
00:15:29de Georges
00:15:30qui est une erreur
00:15:30manifestement commune.
00:15:31qui défend aussi
00:15:32les questions d'inclusion.
00:15:33Vous ne pouvez pas dire
00:15:34que les marques...
00:15:34D'accord, mais l'inclusion,
00:15:36une valeur.
00:15:36Non, mais l'erreur
00:15:38que Georges commet,
00:15:40c'est d'opposer
00:15:42argent
00:15:42avec les autres valeurs.
00:15:44Ça n'est pas incompatible.
00:15:46On ne peut quand même pas
00:15:47reprocher à des entreprises
00:15:49de vouloir
00:15:50gagner de l'argent.
00:15:51Non, mais
00:15:51ce n'est pas une valeur.
00:15:52Mais on ne peut pas dire
00:15:54que parce qu'elles gagnent
00:15:55de l'argent,
00:15:57nécessairement,
00:15:57elles refusent
00:15:58toute valeur.
00:15:59Je pense qu'il y a
00:16:00tout de même
00:16:00des entreprises
00:16:01qui ont
00:16:02des valeurs
00:16:03tout à fait honnêtes
00:16:05qui, oui,
00:16:05désolé pour elles,
00:16:06gagnent de l'argent
00:16:07mais enfin,
00:16:08c'est aussi elles
00:16:08qui fournissent
00:16:09la grande majorité
00:16:10du travail
00:16:11et je pense
00:16:12qu'un homme de gauche,
00:16:13comme j'ai l'impression
00:16:13que mon confrère
00:16:15devrait plutôt
00:16:18s'en réjouir
00:16:19à moins qu'il soit
00:16:19dans une logique
00:16:20de cause
00:16:22et dans ces conditions,
00:16:24je ne comprends pas,
00:16:25moi,
00:16:25qu'on vienne
00:16:26aujourd'hui dire
00:16:27« Ah, mais les marques
00:16:28de toute façon
00:16:29sont des salauds
00:16:30et il faut vite
00:16:32ne pas se poser
00:16:33la question. »
00:16:34Moi, j'ai du mal
00:16:34à croire
00:16:35que les marques
00:16:40soient nécessairement
00:16:41les méchantes
00:16:41de l'histoire.
00:16:42Vous cherchez
00:16:43de genre
00:16:44parastatis
00:16:45à les dépendre.
00:16:46Derrière les marques,
00:16:47comme vous dites,
00:16:48il y a des hommes,
00:16:48il y a des femmes
00:16:49qui travaillent
00:16:50et qui ont,
00:16:50eux,
00:16:51individuellement
00:16:51des valeurs.
00:16:52Moi, je suis sûr
00:16:53que si vous discutez
00:16:53avec des chargés
00:16:55de marketing,
00:16:56etc.,
00:16:57oui, certes,
00:16:57ils cherchent
00:16:58le bon coût
00:16:59marketing
00:17:00et le bon coût
00:17:01communicationnel
00:17:01et Magali Vicente,
00:17:03vous pouvez peut-être
00:17:03en témoigner,
00:17:04mais ils ont quand même
00:17:06aussi des valeurs
00:17:07individuelles
00:17:07qu'ils cherchent
00:17:08à transmettre
00:17:09à travers leurs marques.
00:17:10Non, vous ne pensez pas,
00:17:10Georges ?
00:17:11Non, non,
00:17:11mais je ne pense pas
00:17:12du tout.
00:17:13Ce que viennent
00:17:14de faire mes camarades
00:17:16ici sur le plateau,
00:17:17c'est un bon numéro
00:17:18de claquette,
00:17:18mais je n'ai jamais dit
00:17:19que les marques
00:17:21étaient les méchants,
00:17:21que c'étaient les salopards,
00:17:22je n'ai jamais dit ça.
00:17:24Je dis simplement
00:17:25que c'est une vautour
00:17:26quand même,
00:17:26c'est ce que vous avez dit.
00:17:27Une marque n'a pas de valeur,
00:17:29une société d'abord
00:17:30n'a pas de valeur,
00:17:31il n'y a que les hommes
00:17:31qui ont des valeurs.
00:17:33Alors, une marque,
00:17:33si elle ne fait pas de profit,
00:17:35elle ne se lance pas
00:17:36dans un plan.
00:17:37Jamais elle ne se lancerait
00:17:38dans un plan
00:17:38s'il n'y a pas de profit.
00:17:39Je ne dis pas que c'est méchant,
00:17:40je ne dis pas que c'est dégueulasse,
00:17:41mais c'est ainsi.
00:17:42Alors, si vous ne voulez pas
00:17:43voir la vérité en face
00:17:43et si vous voulez faire,
00:17:44comme je dis,
00:17:45des numéros de claquettes
00:17:46partout en disant
00:17:47que les marques
00:17:47ont des valeurs,
00:17:48moi je vais bien,
00:17:50mais à nos âges,
00:17:52on ne va pas se cacher
00:17:53derrière nos petits doigts,
00:17:54mais faites ce que vous voulez.
00:17:55Évitez le terme vautour.
00:17:56Je ne comprends pas
00:17:57ce que c'est cette histoire
00:17:57de gauche ou de droite,
00:17:59sincèrement.
00:18:00C'est-à-dire qu'on ne peut plus
00:18:01avoir des opinions,
00:18:02on est traité de gauche,
00:18:04de droite,
00:18:05dès qu'on a une opinion.
00:18:06Ce n'est pas une opinion,
00:18:07c'est assez manichéen.
00:18:08C'est une taxonomie.
00:18:09C'est assez macroniste.
00:18:10C'est une taxonomie.
00:18:12Bon.
00:18:13Taxonomie,
00:18:13je ne sais pas ce que c'est.
00:18:14C'est une classification.
00:18:16D'accord.
00:18:16Pourtant,
00:18:16je suis grec
00:18:17et je parle grec.
00:18:18Apparemment,
00:18:18c'est un mot grec,
00:18:18mais je ne sais pas ce que c'est.
00:18:19Allez,
00:18:20on pourra revenir au débat,
00:18:21s'il vous plaît,
00:18:22messieurs,
00:18:22plutôt que de la gauche
00:18:23et de la droite.
00:18:25Moi,
00:18:25je ne pense pas
00:18:25que les marques
00:18:26n'ont pas de valeur.
00:18:27Moi,
00:18:27la question que je voudrais
00:18:28vous poser,
00:18:29là,
00:18:30tous les trois,
00:18:30par exemple,
00:18:31sur la médiatisation
00:18:33de ces sports-là
00:18:34et du fait
00:18:35que ça devienne
00:18:36un Eldorado
00:18:37pour les marques
00:18:38et pour les médias aussi,
00:18:40faut-il pas
00:18:41davantage
00:18:41d'individualité ?
00:18:44Est-ce qu'à l'instar
00:18:46de nos bleus
00:18:47dans le football masculin,
00:18:49il ne nous faut pas
00:18:50des Mbappé,
00:18:51il ne nous faut pas
00:18:51des N'Golo Kante
00:18:53ou que sais-je encore ?
00:18:55Il suffit de les payer.
00:18:58Ça va être très simple.
00:19:00Donc,
00:19:01ce n'est pas du sport,
00:19:01c'est du commerce.
00:19:03Oui,
00:19:03mais
00:19:05le problème
00:19:05de Mbappé,
00:19:07N'Golo Kante
00:19:08et autres
00:19:09grands joueurs
00:19:11nationaux
00:19:12dits valides,
00:19:13c'est qu'ils sont payés
00:19:15et même
00:19:16grassement payés.
00:19:17Oui,
00:19:17mais ça ne fait pas
00:19:18deux des personnalités
00:19:21de renom,
00:19:22le fait qu'elles soient
00:19:22largement et grassement payées.
00:19:23Ça aide aussi
00:19:24à ce que vous ayez
00:19:25quelqu'un
00:19:26qui va pouvoir
00:19:27s'exposer
00:19:28dans une publicité.
00:19:29Alors,
00:19:29est-ce que
00:19:30c'est ce que ça doit devenir ?
00:19:32Aujourd'hui,
00:19:33il faut bien se rendre compte
00:19:34d'une chose,
00:19:35c'est que la plupart
00:19:36des athlètes
00:19:38dits en e-sport
00:19:39sont bénévoles.
00:19:43Ils ont un autre métier.
00:19:46Vous êtes spécialiste
00:19:47de la communication.
00:19:48Est-ce qu'il ne nous faut pas
00:19:49plus d'individualité
00:19:50pour drainer
00:19:51justement
00:19:52ces sports alternatifs ?
00:19:54Je pense que oui.
00:19:55Et en fait,
00:19:56au-delà de plus
00:19:57d'individualité,
00:19:58c'est aujourd'hui
00:20:00peut-être
00:20:01un peu plus pousser
00:20:02un certain nombre
00:20:03de sportifs
00:20:04à prendre la parole
00:20:05eux-mêmes
00:20:06sur les réseaux sociaux
00:20:07pour pousser
00:20:07cette notion
00:20:08d'identification,
00:20:09c'est-à-dire
00:20:10qu'est-ce qu'ils représentent eux ?
00:20:12Moi,
00:20:12je crois
00:20:13en l'authenticité
00:20:14et on sait
00:20:14que c'est cette authenticité
00:20:15aujourd'hui
00:20:16qui parle au cœur des gens.
00:20:17Qu'est-ce qui fait
00:20:18que les sportifs
00:20:19vont être suivis
00:20:20sur les différents matchs
00:20:23et les différentes compétitions ?
00:20:24C'est parce que
00:20:25les gens vont s'identifier
00:20:26et ils s'identifient
00:20:27à quoi ?
00:20:27Ils s'identifient
00:20:28aux valeurs de la personne,
00:20:29ils s'identifient
00:20:30à leur discours
00:20:31et ils s'identifient
00:20:31à ce qu'ils représentent
00:20:33parce qu'en fait,
00:20:34on est en train
00:20:35de parler
00:20:35de cette notion d'imaginaire.
00:20:37Quand quelqu'un regarde
00:20:38la télévision,
00:20:38l'image,
00:20:39quand on a la vision
00:20:41de la personne,
00:20:42de ce qu'elle est capable
00:20:43de faire,
00:20:44c'est de la projection,
00:20:45c'est de l'imaginaire collectif
00:20:46et c'est comme ça
00:20:46que fonctionne le cerveau.
00:20:48Donc oui,
00:20:48cette dimension,
00:20:49elle existe
00:20:49et en fait,
00:20:51ce qu'on voit,
00:20:52c'est que finalement,
00:20:52quand les gens,
00:20:53on ne leur donne pas
00:20:54souvent la parole,
00:20:55aujourd'hui,
00:20:55ils ont la capacité
00:20:56de l'apprendre plus
00:20:56sur les réseaux sociaux,
00:20:57c'est de l'apprendre
00:20:59encore plus.
00:21:00Mais ceci dit,
00:21:01on voit bien le souci,
00:21:02c'est qu'on a,
00:21:02et vous l'aviez rappelé
00:21:04tout à l'heure,
00:21:04on a encore un grand nombre
00:21:06de sportifs,
00:21:07qu'ils soient porteurs
00:21:08de handicap ou non,
00:21:09qui sont très isolés
00:21:10et qu'ils ne sont absolument
00:21:12pas ni rémunérés
00:21:13ni suivis par les sponsors
00:21:14pour pouvoir continuer
00:21:15leur sport de haut niveau.
00:21:17On a Jérôme qui nous dit,
00:21:18si c'est pour avoir
00:21:19comme des Mbappé
00:21:21qui gagnent bien plus
00:21:22que le PIB du Togo
00:21:26en un an de travail,
00:21:27merci,
00:21:28mais non merci.
00:21:30Vous voyez Anthony,
00:21:31vous avez un exemple
00:21:32de ce qu'une marque
00:21:33n'a pas de valeur.
00:21:35C'est-à-dire,
00:21:35si une marque s'empare
00:21:36d'une personnalité sportive,
00:21:39on en arrive à quoi ?
00:21:40On en arrive à une société
00:21:41où un papé gagne
00:21:41un million en dix minutes,
00:21:44tandis qu'un pompier
00:21:45va gagner,
00:21:46pour étendre le feu,
00:21:4720 euros en une semaine.
00:21:49Voilà,
00:21:49c'est ça,
00:21:50vos valeurs de marque.
00:21:51Non,
00:21:52parce que c'est très réductif.
00:21:53C'est très réductif.
00:21:56On revient dans un instant,
00:21:57les amis,
00:21:58vous nous appelez
00:21:58au 0826-300-300.
00:22:00Dans un instant,
00:22:00on va parler
00:22:01de ce renoncement
00:22:03de la part du gouvernement
00:22:04qui voulait doubler
00:22:06la franchise
00:22:07sur les médicaments
00:22:08et sur les consultations médicales.
00:22:10Eh bien,
00:22:11il y renonce,
00:22:12mais en revanche,
00:22:13pas sur le fait
00:22:14d'augmenter quand même
00:22:16cette franchise.
00:22:18Reste à charge du patient.
00:22:19A tout de suite.
00:22:21Sud Radio,
00:22:22les débats de l'été,
00:22:2410h-13h,
00:22:25Anthony Martin Smith.
00:22:26Et on est toujours ensemble
00:22:27avec nos débatteurs
00:22:28autour de la table.
00:22:29Georges Parastatis,
00:22:30avocat pénaliste
00:22:31au barreau de Paris.
00:22:32Mathieu Juglard,
00:22:33avocat pénaliste aussi
00:22:35au barreau de Paris
00:22:36et spécialisé en droit
00:22:37des affaires.
00:22:38Magali Vicente,
00:22:39communicante politique,
00:22:40avec la question
00:22:42dans un instant
00:22:42qu'on va essayer
00:22:44d'aborder
00:22:46calmement,
00:22:47si c'est possible,
00:22:48messieurs.
00:22:49sur la sécurité sociale.
00:22:52Doit-on pouvoir choisir
00:22:54de cotiser
00:22:54à la sécurité sociale
00:22:55lorsque la baisse
00:22:57des prises en charge
00:22:58est en croissance permanente ?
00:23:01Le gouvernement
00:23:02a renoncé
00:23:03à doubler
00:23:05la franchise
00:23:06sur les médicaments.
00:23:07Ce fameux reste à charge
00:23:08aux patients
00:23:09qui ne peut même pas
00:23:10être pris en charge
00:23:10par les mutuels,
00:23:12mais par contre
00:23:13n'a pas renoncé
00:23:14à l'augmentation.
00:23:15Donc on ne sait pas
00:23:16sur quoi elle sera indexée
00:23:17cette augmentation.
00:23:18C'est facile de dire
00:23:19nous renonçons
00:23:20au fait de doubler
00:23:21cette franchise,
00:23:22mais si nous ne renonçons
00:23:23pas à une augmentation
00:23:24et qu'au final
00:23:25on en arrive quand même
00:23:26à doubler le tarif,
00:23:28c'est peut-être
00:23:29un effet de manche
00:23:30communicationnel.
00:23:31On va en parler avec vous,
00:23:32Magali Vicente.
00:23:34vous réagissez évidemment
00:23:35au 0826 300 300
00:23:37sur les réseaux sociaux
00:23:37dont on va faire un point
00:23:39dans un instant
00:23:39avec Alexandre Saint-Etienne.
00:23:41Mais ce rendez-vous
00:23:42que nous vous donnons
00:23:43chaque jour désormais
00:23:44à partir de 11h
00:23:45avec Antoine Dizy,
00:23:46vous ne pourrez plus dire
00:23:48qu'on ne vous l'avait pas dit
00:23:49ces fameux discours
00:23:50de l'histoire
00:23:50qui ont une résonance
00:23:52particulière
00:23:52avec notre époque
00:23:54contemporaine.
00:23:55Aujourd'hui,
00:23:56Antoine,
00:23:56vous nous parlez
00:23:57de qui ?
00:23:58De Michel Rocard.
00:23:59Nous sommes en 1988.
00:24:01La France sort
00:24:02d'une élection présidentielle
00:24:03tendue.
00:24:04La Nouvelle-Calédonie
00:24:05vient de traverser
00:24:05des mois de violence
00:24:06et le pays reste
00:24:07profondément divisé.
00:24:08A Matignon,
00:24:09Michel Rocard
00:24:10veut faire du dialogue
00:24:10à sa méthode.
00:24:12Quelques jours après
00:24:12la signature des accords
00:24:13de Matignon
00:24:14sur la Nouvelle-Calédonie,
00:24:15il monte à la tribune
00:24:16de l'Assemblée nationale.
00:24:17Et le 29 juin 1988,
00:24:19il termine son discours
00:24:20par un rêve.
00:24:21Un rêve qui,
00:24:22près de 40 ans plus tard,
00:24:23résonne étrangement.
00:24:24Je rêve d'un pays
00:24:25où l'on se parle à nouveau.
00:24:26Je rêve de villes
00:24:27où les tensions soient moindres.
00:24:29Je rêve d'une politique
00:24:30où l'on soit l'attentif
00:24:31à ce qui est dit
00:24:32plutôt qu'à qui le dit.
00:24:34Je rêve tout simplement
00:24:35d'un pays ambitieux
00:24:37dont tous les habitants
00:24:39redécouvrent le sens du dialogue.
00:24:40Pourquoi pas de la fête
00:24:42et de la liberté ?
00:24:43Aujourd'hui,
00:24:44ces mots semblent presque
00:24:45avoir été écrits
00:24:46pour notre époque.
00:24:47Une société fracturée,
00:24:48des débats de plus en plus violents,
00:24:50des responsables politiques
00:24:50qui peinent à s'entendre
00:24:52et des Français
00:24:52qui ne s'écoutent plus.
00:24:53Michel Rocard
00:24:54rêvait simplement
00:24:55d'un pays
00:24:55qui retrouve le sens du dialogue.
00:24:57En 1988,
00:24:58c'était un espoir.
00:24:59En 2026,
00:25:00c'est peut-être devenu
00:25:01une urgence.
00:25:01Vous mettez autant de gravité
00:25:03presque que son discours
00:25:04J'en ai la chair de poule
00:25:05d'entendre Michel Rocard.
00:25:06Magali Vissane,
00:25:07vous, communicante politique,
00:25:08forcément,
00:25:08j'imagine que ça vous traverse
00:25:11comme moi.
00:25:13Exactement.
00:25:13Il a le ton juste.
00:25:16Vraiment.
00:25:17Et c'est là
00:25:17qu'on se rend compte
00:25:18que la voix
00:25:19et la tonalité de la voix
00:25:21diffusent les émotions
00:25:22et c'est ce qui nous a créé
00:25:24cette émotion-là
00:25:25à la lecture de ces mots.
00:25:27Et oui,
00:25:28les gens ne s'écoutent plus.
00:25:30Et oui,
00:25:30malheureusement,
00:25:31on va avoir besoin
00:25:31de beaucoup plus
00:25:32de prise de conscience.
00:25:34Et aujourd'hui,
00:25:35on aimerait bien revenir
00:25:35à des postures
00:25:36et des leaderships politiques
00:25:38qui soient à la hauteur
00:25:39et qui ne soient plus
00:25:39essentiellement
00:25:40dans la communication permanente
00:25:42et dans le mauvais terme
00:25:43de la communication.
00:25:44Et là,
00:25:44je vais utiliser celui
00:25:45qu'on a utilisé tout à l'heure,
00:25:46c'est-à-dire
00:25:46le marketing
00:25:48communicationnel politique
00:25:50qui, malheureusement,
00:25:51s'est emparé
00:25:52de nos différents politiques
00:25:53et candidats
00:25:54à la présidentielle
00:25:55qui, en fait,
00:25:56sur chaque événement,
00:25:57vont faire des propositions
00:25:58et des surenchères permanentes
00:25:59alors qu'ils ont juste
00:26:00oublié une chose,
00:26:02c'était juste
00:26:02de prendre le temps
00:26:03de dire qu'ils étaient vraiment
00:26:05et ce qu'ils voulaient vraiment
00:26:05et redonner, en fait,
00:26:07beaucoup plus d'espoir
00:26:08à la population.
00:26:09Ils parlent d'espoir,
00:26:09j'ai déjà dit,
00:26:10mais ils n'incarnent pas l'espoir.
00:26:12C'est intéressant,
00:26:12le terme que vous employez,
00:26:13marketing communicationnel,
00:26:15sachant que les deux
00:26:16sont quand même
00:26:16des choses qui sont
00:26:18fondamentalement différentes.
00:26:19Marketing,
00:26:20c'est quand même
00:26:20l'art de savoir vendre
00:26:21à une cible
00:26:22et communicationnel,
00:26:23c'est quand même
00:26:24l'art de faire passer
00:26:25un message.
00:26:26Exactement.
00:26:26Donc, quand on parle
00:26:27de marketing,
00:26:28ça veut dire qu'on cherche
00:26:28à vendre ses idées
00:26:29par la communication.
00:26:31Exactement, en fait.
00:26:32Malheureusement,
00:26:32c'est ce que moi,
00:26:33je remarque le plus en plus,
00:26:34politiquement parlant,
00:26:36c'est cette dimension
00:26:37de je n'ai plus
00:26:39d'authenticité
00:26:40et donc je fais du marketing,
00:26:42c'est-à-dire
00:26:43je cherche
00:26:45comment je vais m'adresser
00:26:46le mieux possible
00:26:47à ma cible
00:26:47et politiquement parlant,
00:26:50on le voit bien,
00:26:51chaque parti va choisir
00:26:52sa cible
00:26:52et va en fait
00:26:53donner des messages
00:26:54qui vont répondre
00:26:55à une cible en particulier
00:26:56et ça ne peut pas fonctionner.
00:26:58Mathieu Juglard,
00:27:00vous qui visiblement
00:27:00avez un regard
00:27:02plutôt de droite
00:27:03si vous qualifiez
00:27:04Georges Parastatis
00:27:05plus à gauche que vous,
00:27:08malgré tout,
00:27:09on peut reconnaître
00:27:10un talent oratoire
00:27:11à Michel Rocard
00:27:12en 1988 ?
00:27:14Oh mais évidemment,
00:27:15évidemment.
00:27:17c'est certes un peu
00:27:19plagié
00:27:19de Martin Luther King
00:27:21Michel Rocard
00:27:22n'en avait sans doute
00:27:23ni le talent
00:27:23ni heureusement
00:27:24pour lui le destin
00:27:27mais ce discours
00:27:28et surtout
00:27:29cette péroraison
00:27:30qu'on entend
00:27:31est tout à fait
00:27:32empreinte de talent.
00:27:34Le talent
00:27:35n'a rien à voir
00:27:35avec le positionnement
00:27:37politique.
00:27:37Jean-Luc Mélenchon
00:27:39est sans doute
00:27:39aujourd'hui
00:27:40l'un des meilleurs
00:27:41sinon le meilleur
00:27:42orateur politique
00:27:43actuellement en exercice.
00:27:45Vous trouvez
00:27:46vous aussi
00:27:46Georges Parastatis ?
00:27:48Jean-Luc Mélenchon
00:27:48est le meilleur
00:27:49orateur ?
00:27:50Oui, oui, je trouve
00:27:50mais peu importe
00:27:51le rapport politique.
00:27:53Il peut toujours rêver
00:27:54M. Rocard
00:27:55c'est fini.
00:27:57Le rêve n'a pas été réalisé
00:27:59et le pays
00:28:00est à terre.
00:28:01Ce qui serait
00:28:02assez drôle
00:28:03et singulier
00:28:03c'est de mettre
00:28:04M. Rocard
00:28:05et M. Macron
00:28:06à côté
00:28:07les deux discours
00:28:09on a quelqu'un
00:28:10qui incarne
00:28:10quelque chose
00:28:12et puis
00:28:12d'un autre côté
00:28:13on aurait un enfant
00:28:14qui parle pour lui-même
00:28:15en train de jouer.
00:28:17C'est assez
00:28:18ça serait assez
00:28:20singulier de le faire
00:28:21et assez symbolique.
00:28:22Allez, on va se tourner
00:28:23du côté des réseaux sociaux
00:28:24de Sud Radio
00:28:24avec vous Alexandre
00:28:26Saint-Etienne
00:28:27ça réagit.
00:28:28Oui, on revenait
00:28:28sur le gouvernement
00:28:29qui renonce au doublement
00:28:30du plafond
00:28:31de la franchise médicale
00:28:32mais pas à son augmentation
00:28:33avec cette question
00:28:34face à la baisse croissante
00:28:35des prises en charge
00:28:36devrait-on pouvoir choisir
00:28:38de cotiser ou non
00:28:39à la sécurité sociale ?
00:28:40Eh bien, vous êtes 84%
00:28:41à nous répondre oui.
00:28:42Ah oui, quand même !
00:28:43Je ne m'attendais pas à ça !
00:28:46C'est une écrasante majorité
00:28:47avec Mittens
00:28:48qui nous dit
00:28:48on aimerait surtout choisir
00:28:49de ne plus cotiser
00:28:50pour ce système
00:28:51si tant est que l'argent
00:28:52va bien là où il doit aller
00:28:53ou encore Sonia
00:28:54qui nous explique
00:28:55on s'en prend toujours
00:28:56à ceux qui cotisent
00:28:57même aux retraités
00:28:58qui continuent à cotiser
00:28:58puisqu'on leur retire
00:28:59de l'argent sur leur retraite
00:29:00mais jamais à ceux
00:29:01qui ne bossent pas
00:29:02et qui ne bosseront jamais
00:29:03et qui nous coûtent un bras.
00:29:04On a d'autres réactions ?
00:29:06Ce sont les principales
00:29:06qu'on a vues pour l'instant.
00:29:07Ok.
00:29:08Merci beaucoup Alexandre Saint-Etienne.
00:29:09Vous continuez sur les réseaux sociaux
00:29:11à réagir.
00:29:12Alexandre vous lit
00:29:13et nous fera un point
00:29:14dans une petite heure je pense.
00:29:16Merci beaucoup Alexandre Saint-Etienne.
00:29:17Justement cette question
00:29:18les amis autour de la table
00:29:21est-ce que l'on doit pouvoir choisir
00:29:23de cotiser ou non
00:29:25à un système
00:29:26comme on vient de l'entendre
00:29:28qui ne nous ressemble plus ?
00:29:30Est-ce qu'on doit pouvoir choisir
00:29:31de cesser
00:29:33de continuer à cotiser
00:29:35à un système
00:29:36qui ne nous prend
00:29:37en charge
00:29:38en tout cas
00:29:38qui nous prend en charge
00:29:39de moins en moins bien
00:29:41ou de plus en plus cher ?
00:29:44Magali Vicente.
00:29:45Eh bien
00:29:46moi je suis stupéfaite
00:29:47aussi de ce résultat
00:29:49du sondage
00:29:49parce que j'imaginais pas
00:29:50qu'il était aussi fort.
00:29:52c'est un signal
00:29:53c'est un signal
00:29:54de la population
00:29:56et c'est un signal aussi
00:29:57politique fort
00:29:58qui a été donné
00:29:59par la ministre de la Santé.
00:30:01Le fait même
00:30:02qu'on se pose la question
00:30:04c'est le résultat
00:30:05que finalement
00:30:06on a un système social
00:30:08qui est beaucoup
00:30:09et beaucoup
00:30:10beaucoup abîmé.
00:30:11Et qu'est-ce qui fait
00:30:12qu'il est abîmé ?
00:30:13Il est abîmé en fait
00:30:13par la confiance en fait
00:30:14que les Français
00:30:15ont en ce système.
00:30:16Pour quelle raison ?
00:30:17Bah encore une
00:30:18c'est qu'il est
00:30:20ressenti comme injuste.
00:30:22Et tout le sujet
00:30:23il est là
00:30:23quelles que soient
00:30:24en fait
00:30:24les politiques publiques
00:30:26quelles que soient
00:30:26les thématiques
00:30:27là on est en train
00:30:28de rentrer à nouveau
00:30:28dans les mêmes débats
00:30:30qu'on a eu l'an passé
00:30:30c'est-à-dire
00:30:31comment le gouvernement
00:30:32va trouver en fait
00:30:33des façons
00:30:33de finalement
00:30:35gagner de l'argent
00:30:36quelque part
00:30:37plutôt que de faire
00:30:38des dépenses
00:30:39de limiter en fait
00:30:40les dépenses de fonctionnement
00:30:40de faire des économies là-dessus.
00:30:42Donc c'est
00:30:42les gens en fait
00:30:43ils en ont marre
00:30:44ils se disent
00:30:44ok c'est un système
00:30:45qui est injuste
00:30:46et donc
00:30:47s'il était juste
00:30:48et si on nous expliquait
00:30:50en quoi il est juste
00:30:50c'est-à-dire
00:30:51comment vraiment
00:30:53il nous garantit
00:30:54ce qui doit être garanti
00:30:55et où passe notre argent
00:30:56et bien là en fait
00:30:57on n'aurait pas 84%
00:30:59aujourd'hui
00:30:59qui auraient réagi
00:31:00de cette manière.
00:31:01Expliquons peut-être
00:31:02ce qu'est cette franchise
00:31:03en tout cas rappelons
00:31:04ce qu'est cette franchise
00:31:05c'est-à-dire que
00:31:06quand vous achetez
00:31:07un médicament
00:31:08il y a globalement
00:31:09un euro
00:31:10qui de toute façon
00:31:11restera à votre charge
00:31:12et qui ne sera
00:31:13ni pris en charge
00:31:14par la sécurité sociale
00:31:15ni par votre mutuel
00:31:17cette franchise
00:31:19était sur les projets
00:31:21du gouvernement
00:31:21et sur sa proposition
00:31:22c'était même
00:31:24ça a essayé de passer
00:31:25en catimini
00:31:26par décret
00:31:26pendant cet été
00:31:28ça aurait dû passer
00:31:29à 2 euros
00:31:30alors
00:31:31chez les consultations médicales
00:31:33chez le médecin
00:31:34etc
00:31:34on serait passé
00:31:36de 2 euros
00:31:36à 4 euros
00:31:37par exemple
00:31:37voire 5 euros
00:31:40c'est
00:31:41pour une personne
00:31:41qui gagne
00:31:426 000 euros par mois
00:31:43ça c'est un argument
00:31:44avancé par le syndicat
00:31:45des pharmaciens
00:31:46ça ne change pas
00:31:47grand chose
00:31:47à la donne
00:31:47mais quand vous gagnez
00:31:481200 euros par mois
00:31:49que vous êtes sur une ALD
00:31:50une affection longue durée
00:31:51donc une maladie chronique
00:31:54et que
00:31:55tous les mois
00:31:56vous devez aller chercher
00:31:57vos médicaments
00:31:58sachant qu'à l'année
00:31:59c'est limité à 100 euros
00:32:00c'est-à-dire qu'au-delà
00:32:02vous aurez plus
00:32:03reste à charge
00:32:04mais
00:32:05ça représente un budget
00:32:06Georges Parastatis
00:32:07mais vous vous rendez compte
00:32:08c'est dégueulasse
00:32:09c'est toujours pareil
00:32:11on essaie de s'en prendre
00:32:12au plus faible
00:32:12c'est un impôt
00:32:13sur la maladie
00:32:14qu'on veut instaurer
00:32:15c'est un impôt
00:32:16sur les maladies
00:32:17les plus graves
00:32:18c'est-à-dire
00:32:19on voulait doubler
00:32:20la franchise
00:32:21vous êtes malade
00:32:22vous devez payer
00:32:23et on se prend
00:32:24au plus faible
00:32:25et toujours
00:32:26pendant les vacances
00:32:27on veut faire passer
00:32:27en catimini
00:32:28des projets de loi
00:32:29par décret parfois
00:32:33au détriment
00:32:34des plus faibles
00:32:35et tout passe
00:32:36dans ce pays
00:32:37tout passe
00:32:37c'est-à-dire
00:32:38en Macronie
00:32:40tout passe
00:32:41c'est-à-dire
00:32:41on peut envoyer
00:32:43les CRS
00:32:43taper sur les pompiers
00:32:44et les mamies
00:32:45qui manifestent
00:32:46dans l'affaire
00:32:48Liana
00:32:48ça passe
00:32:49tu veux faire le plein
00:32:512,30€
00:32:51le litre
00:32:52ça passe
00:32:54faire payer
00:32:55les malades
00:32:56ceux qui ont le cancer
00:32:57doubler la franchise
00:32:58ça peut passer
00:32:59même si on ne double pas
00:33:00la franchise
00:33:00on va augmenter
00:33:01mais tout passe
00:33:02dans ce pays
00:33:02mais jusqu'à quand ?
00:33:03jusqu'à quand
00:33:05les français vont accepter
00:33:06que tout passe
00:33:07c'est scandaleux
00:33:09c'est un impôt
00:33:10sur la maladie
00:33:11moi je trouve ça
00:33:11scandaleux
00:33:12réagissez au 0826
00:33:14300
00:33:14300
00:33:14dans un instant
00:33:15justement
00:33:16on va prendre
00:33:17l'un d'entre vous
00:33:18qui nous appelle
00:33:19ça vous fait beaucoup
00:33:20réagir
00:33:21ce sujet
00:33:21on le voit
00:33:2284%
00:33:23dit
00:33:24globalement
00:33:25oui
00:33:25nous
00:33:26voulurions
00:33:27pouvoir choisir
00:33:28de cotiser
00:33:29ou non
00:33:30à la sécurité sociale
00:33:31c'est aussi
00:33:32vos réactions
00:33:32sur les réseaux sociaux
00:33:33à tout de suite
00:33:34sur Sud Radio
00:33:36Sud Radio
00:33:3713h
00:33:38Anthony Martin Smith
00:33:3911h
00:33:40passé de 17 minutes
00:33:41sur Sud Radio
00:33:41merci d'être
00:33:42bien fidèle
00:33:44à notre écoute
00:33:450826
00:33:46300
00:33:46300
00:33:46on a Zach
00:33:47qui vous attend
00:33:48au standard
00:33:49de Sud Radio
00:33:50justement
00:33:50on va aller
00:33:52tout de suite
00:33:52du côté du standard
00:33:53bonjour
00:33:56ah
00:33:57Marcel
00:33:58vous nous entendez ?
00:33:59pardon excusez-moi
00:34:00j'avais pas votre prénom
00:34:02je suis désolé
00:34:02bonjour Marcel
00:34:03vous allez bien ?
00:34:04oui
00:34:04oui
00:34:07je vais bien
00:34:08alors
00:34:09je précise
00:34:10je vais bien
00:34:11comme un retraité
00:34:11qui a plus de 3000 euros
00:34:13c'est à dire que
00:34:14vous allez la prendre
00:34:16la banane
00:34:17voilà
00:34:18c'est ça
00:34:19je rappelle
00:34:20pourquoi je dis ça
00:34:21il y a une proposition
00:34:22de Bercy
00:34:23pour le budget 2027
00:34:24qui dit que
00:34:26les retraites
00:34:26de 2027
00:34:27pourraient
00:34:28ne pas être
00:34:29indexées
00:34:30sur l'inflation
00:34:31donc en gros
00:34:32vous resterez bloqué
00:34:33et on indexera pas
00:34:35votre retraite
00:34:36et qui ne suivra pas
00:34:37l'inflation
00:34:37donc les prix
00:34:38vont augmenter
00:34:38mais pas vos revenus
00:34:40voilà
00:34:41vous voyez c'est ça
00:34:41mais ce qui se joue
00:34:43c'est quand même
00:34:45la tromperie de l'état
00:34:46quand on vous dit
00:34:47à 60 ans
00:34:48si vous restez
00:34:50jusqu'à 65 ans
00:34:51à 9 mois
00:34:51vous allez avoir
00:34:53la surcote
00:34:53de 25%
00:34:55et on vous dit pas
00:34:56comme vous ne saurez pas
00:34:57augmenter
00:34:57c'est pas la peine
00:34:58de rester
00:34:59partez à 60
00:34:59on vous dit
00:35:00partez à 65
00:35:01voilà l'escroquerie
00:35:05ça c'est le premier point
00:35:06et le deuxième
00:35:07la solidarité
00:35:08non je pensais
00:35:10que vous aviez fini
00:35:10c'est pour ça
00:35:11que j'allais donner
00:35:11la parole à Magali Vicente
00:35:12mais terminez
00:35:14voilà
00:35:15allez-y
00:35:16votre deuxième point
00:35:17et donc
00:35:19le deuxième point
00:35:20c'est pourquoi
00:35:22se fatiguer
00:35:22pendant 35 ans
00:35:24à prendre des cours
00:35:26du soir
00:35:26et à passer des concours
00:35:28et les réussir
00:35:30pour en arriver
00:35:31à être taxé
00:35:33à la retraite
00:35:34ça c'est votre histoire
00:35:35donc l'initiative
00:35:36est stérilisée
00:35:36on vous parle toujours
00:35:38de la promotion sociale
00:35:40moi je suis quelqu'un
00:35:41qui s'est levé
00:35:42entre guillemets
00:35:44à avoir une retraite
00:35:46honorable
00:35:46à la force du poignet
00:35:48et donc
00:35:50cette retraite
00:35:51on va me l'appliquer
00:35:52et donc
00:35:53quand même
00:35:56le discours
00:35:57qu'on fait passer
00:35:58pour les jeunes
00:35:58c'est
00:35:59c'est pas la peine
00:36:00de se fatiguer
00:36:01vous n'aurez plus
00:36:02de retraite
00:36:02ne faites plus rien
00:36:04vous voyez ce que je veux dire
00:36:05c'est démotivant
00:36:07bien sûr
00:36:08et sur cette question
00:36:09précisément
00:36:11du gouvernement
00:36:12qui décide
00:36:13de renoncer
00:36:14à doubler
00:36:15le plafond de franchise
00:36:16sur les médicaments
00:36:17et les consultations médicales
00:36:19mais qui ne renonce pas
00:36:20à son augmentation
00:36:22quand on pose
00:36:23la question
00:36:25pensez-vous
00:36:26que nous puissions
00:36:27choisir
00:36:27de cotiser
00:36:30ou non
00:36:30à la sécurité sociale
00:36:31vous répondez quoi
00:36:32vous ?
00:36:34on n'a pas le choix
00:36:36on a à la fois
00:36:38une économie libérale
00:36:39et à la fois
00:36:40une économie
00:36:42administrée
00:36:42donc on ne nous permettra
00:36:44pas
00:36:45de choisir
00:36:47et donc
00:36:48comme on ne nous permettra
00:36:49pas de choisir
00:36:50le problème est réglé
00:36:52vous êtes à une retraite
00:36:53de plus de 3000 euros
00:36:54par mois
00:36:54donc j'imagine
00:36:55que ça
00:36:56cet effort
00:36:56vous êtes prêt
00:36:57à y consentir
00:36:58mais vous entendez
00:37:00quand même
00:37:00que quelqu'un
00:37:01qui gagnerait
00:37:021200
00:37:021400 euros
00:37:03par mois
00:37:04un euro
00:37:05est un euro
00:37:05enfin de toute façon
00:37:07un euro restera toujours
00:37:08un euro
00:37:09ma fille est titulaire
00:37:11de l'AH
00:37:13elle a 1050 euros
00:37:15et donc je sais
00:37:16ce que c'est
00:37:17si je n'avais pas eu
00:37:18la maison de ma belle-mère
00:37:19pour lui donner
00:37:19elle vivrait dans
00:37:20la pauvreté
00:37:22voilà
00:37:23et donc
00:37:25je sais
00:37:26particulièrement
00:37:27ce que c'est
00:37:28je viens en plus
00:37:30d'une famille de gauche
00:37:31qui a voté
00:37:32François Mitterrand
00:37:33moi personnellement
00:37:34j'ai 72 ans
00:37:35j'ai voté
00:37:35François Mitterrand
00:37:36en 81
00:37:37donc je suis accessible
00:37:39au progrès social
00:37:41mais à condition
00:37:42qui s'accompagne
00:37:43des grands équilibres
00:37:45économiques
00:37:45dès l'instant
00:37:46où vous avez
00:37:47une retraite
00:37:48à 64 ans
00:37:49que tout le monde
00:37:49conteste
00:37:50et que vous
00:37:51ne pouvez pas
00:37:53tout le monde
00:37:53veut la retraite
00:37:54à 60
00:37:55je suis d'une certaine
00:37:57manière un peu
00:37:57d'accord avec
00:37:58ce que le monsieur
00:37:58disait avant
00:37:59tout est permis
00:38:01dans un sens
00:38:02comme dans l'autre
00:38:04on n'a pas
00:38:04les grands équilibres
00:38:05ne sont pas
00:38:07ne sont pas remplis
00:38:08et donc
00:38:10fatalement
00:38:11fatalement
00:38:12les politiques
00:38:12n'ont plus
00:38:13de marge
00:38:13de manœuvre
00:38:14c'est à dire
00:38:15les citoyens
00:38:16demandent toujours plus
00:38:17les politiques
00:38:18ont peur
00:38:19de ne pas être réélus
00:38:20donc ils vont
00:38:20dans le sens
00:38:21des citoyens
00:38:22jusqu'au moment
00:38:23où la banque saute
00:38:24et nous sommes
00:38:25en quelque sorte
00:38:26si on compare
00:38:28l'état
00:38:29à un particulier
00:38:32et bien
00:38:33on est en surendettement
00:38:34voilà
00:38:353200 milliards
00:38:3725-26%
00:38:38avec François Mitterrand
00:38:40à la fin de son mandat
00:38:4054-55
00:38:42les autres
00:38:43comme Macron
00:38:44ont contribué
00:38:45par quoi qu'il en coûte
00:38:46et on a eu Sarkozy
00:38:48qui lui aussi
00:38:48a sa part
00:38:49plus de 25%
00:38:50d'endettement
00:38:51vous vous retrouvez
00:38:52Marcel encore
00:38:52dans les valeurs
00:38:53de gauche
00:38:53d'aujourd'hui ?
00:38:56Non parce que
00:38:57si vous voulez
00:38:58s'il n'y a plus
00:38:59de valeur économique
00:39:00s'il n'y a plus
00:39:02si vous voulez
00:39:04comment dire
00:39:05un déni de réalité
00:39:06en passant
00:39:07de 64
00:39:08on va passer
00:39:09à 60
00:39:10c'est pas concevable
00:39:11par rapport
00:39:12aux 66 ans
00:39:13de tous les
00:39:13de tous les pays européens
00:39:16si on fait
00:39:17un déni de réalité
00:39:18à gauche
00:39:19je ne suis plus
00:39:20de cette
00:39:21de cette gauche
00:39:22de cette gauche
00:39:23oui bien sûr
00:39:23Georges Parastatis
00:39:24vous entendez ce que dit Marcel ?
00:39:26Oui j'entends très bien
00:39:27je le comprends
00:39:28d'ailleurs
00:39:28mais encore
00:39:29il n'est plus
00:39:30dans les valeurs
00:39:31de gauche
00:39:31mais il n'y a plus
00:39:32vraiment de gauche
00:39:33si on dit que le parti
00:39:34socialiste
00:39:34ou les écolos
00:39:35sont de gauche
00:39:36ils ne sont pas
00:39:37de gauche
00:39:37le parti socialiste
00:39:38c'est une danseuse
00:39:39qui se vend
00:39:39au plus offrant
00:39:40c'est quoi la gauche
00:39:42aujourd'hui ?
00:39:43ah ça c'est un autre débat
00:39:45oui c'est un autre débat
00:39:46effectivement
00:39:46on s'écarte
00:39:47d'ailleurs
00:39:48de la question
00:39:49c'est une danseuse
00:39:50on s'écarte
00:39:51d'ailleurs
00:39:51de la question
00:39:52qu'on vous pose
00:39:53aujourd'hui
00:39:54Magali
00:39:55Vicente
00:39:57globalement
00:39:57ce que dit Marcel
00:39:59lui il n'a pas envie
00:40:00de voir
00:40:01ses années de travail
00:40:02et en plus
00:40:02le contrat
00:40:03qu'il a signé au départ
00:40:04sur sa retraite
00:40:05voir que finalement
00:40:07on peut y toucher
00:40:08comme bon nous semble
00:40:10il a sa fille
00:40:11qui est à l'allocation
00:40:12adulte handicapé
00:40:12un euro est un euro
00:40:14disait-il
00:40:14aussi
00:40:15bien sûr
00:40:16en fait pour moi
00:40:17c'est même
00:40:18c'est pas une question
00:40:19de niveau de rémunération
00:40:21voilà
00:40:21qu'on ait les moyens
00:40:23pour consentir
00:40:24à effectivement
00:40:25accepter
00:40:25par défaut
00:40:27en fait
00:40:27les augmentations
00:40:27je dis non
00:40:28parce que
00:40:28ça va au-delà
00:40:30c'est-à-dire
00:40:30qu'on a vraiment
00:40:31aujourd'hui
00:40:32le consentement
00:40:33à la solidarité
00:40:35qui est abîmé
00:40:35parce qu'il n'est plus
00:40:37ressenti comme juste
00:40:38et c'est ça
00:40:39qui crée en fait
00:40:39la frustration
00:40:40il n'est plus juste
00:40:42et surtout
00:40:42il n'est plus transparent
00:40:43et il n'y a plus
00:40:44de contrat social
00:40:45entre guillemets
00:40:46puisque comme il l'a rappelé
00:40:47tout évolue
00:40:49très vite
00:40:49et ce qu'on vous a vendu
00:40:50à un moment donné
00:40:51et bien
00:40:51quelques mois après
00:40:52voire quelques années après
00:40:53ça saute
00:40:54donc la confiance
00:40:55en fait
00:40:56que les français
00:40:57ont en tout
00:40:57le système
00:40:59politique
00:40:59dans tous les signaux
00:41:01et finalement
00:41:01dans toutes les politiques publiques
00:41:02on peut toutes les prendre
00:41:05elle s'est totalement abîmée
00:41:07et aujourd'hui
00:41:08ça va être très compliqué
00:41:08pour le gouvernement
00:41:09de faire en sorte
00:41:10de passer
00:41:10en fait
00:41:11un certain nombre
00:41:11de taxes déguisées
00:41:13puisqu'on voit bien
00:41:14qu'on est exactement
00:41:15dans les mêmes discours
00:41:16dans les mêmes débats
00:41:17ce qui n'a pas été résolu
00:41:18l'an passé
00:41:18et revient en fait
00:41:19sur le tapis cette année
00:41:20parce qu'à un moment donné
00:41:21il faut trouver l'argent
00:41:22voilà
00:41:22et l'argent
00:41:23on ne l'a pas
00:41:23Mathieu Juglard
00:41:26le problème
00:41:29est malheureusement
00:41:30celui du financement
00:41:31de notre modèle social
00:41:33qu'est-ce qu'on est prêt
00:41:34à consentir ?
00:41:36ce qui est certain
00:41:38c'est que
00:41:39ça ne marche pas
00:41:39ce qui est certain
00:41:41c'est que
00:41:41la sécurité sociale
00:41:42est le système
00:41:44le plus cher
00:41:44et le moins efficace
00:41:45entre nous
00:41:46quand on voit
00:41:47les montants
00:41:48des cotisations
00:41:49je pense que
00:41:50tous les auditeurs
00:41:52ont pu regarder
00:41:53leurs fiches de paye
00:41:54et ont dû voir
00:41:55ce que l'URSSAF
00:41:56leur prenait
00:41:58c'est absolument
00:41:59délirant
00:41:59est-ce que vous accepteriez
00:42:01ça
00:42:01ce taux de cotisation-là
00:42:03de la moindre mutuelle ?
00:42:04dans certains pays frontaliers
00:42:05c'est vous-même
00:42:06d'ailleurs
00:42:07qui cotisez
00:42:08au régime
00:42:09auquel vous voulez
00:42:10cotiser
00:42:11exactement
00:42:11et vous avez le choix
00:42:13la Suisse
00:42:13pour pas la Suisse
00:42:14la Suisse
00:42:14l'Allemagne
00:42:15vous avez le choix
00:42:16je ne pense pas
00:42:16que l'Allemagne
00:42:17soit un pays
00:42:17absolument délirant
00:42:18désastreux
00:42:19sur le plan sanitaire
00:42:20ils ont plutôt
00:42:21bien géré
00:42:22leur Covid
00:42:22eux
00:42:24on est avec
00:42:25aujourd'hui
00:42:26un système
00:42:27qui est à bout de souffle
00:42:28mais alors
00:42:29se pose la question
00:42:30je pense
00:42:30de manière plus large
00:42:31de
00:42:32qu'est-ce qu'on fait
00:42:33de notre modèle
00:42:35sanitaire et social
00:42:37comment paye-t-on
00:42:38nos hôpitaux
00:42:39comment paye-t-on
00:42:40nos médecins
00:42:41comment paye-t-on
00:42:43la protection sociale
00:42:44avec de l'argent
00:42:45que pour l'instant
00:42:45nous n'avons plus
00:42:46et qu'il va bien
00:42:47falloir trouver
00:42:47quelque part
00:42:48merci beaucoup
00:42:49comment on fait
00:42:50pour randonner à l'Ukraine
00:42:50merci beaucoup
00:42:52Marcel
00:42:53oui les 90 milliards
00:42:55non mais 90 milliards
00:42:56toutes les semaines
00:42:5710 milliards par-ci
00:42:5711 milliards par-là
00:42:58vous le trouvez
00:42:59merci beaucoup
00:43:00merci beaucoup Marcel
00:43:00de nous avoir appelé
00:43:02au 0826 300 300
00:43:03je vous embrasse
00:43:04très fort
00:43:04prenez bien soin de vous
00:43:05continuez à nous appeler
00:43:06au 0826 300 300
00:43:07merci encore
00:43:08avec grand plaisir
00:43:09merci à vous
00:43:10appelez-nous au 0826 300 300
00:43:12pour réagir
00:43:13dans un instant
00:43:14nos coups de coeur
00:43:15et nos coups de gueule
00:43:16en tout cas
00:43:17de nos débatteurs
00:43:18Magali Vicente
00:43:18vous voulez nous parler
00:43:19des femmes afghanes
00:43:20oui
00:43:21c'est le moment du coup de coeur
00:43:22pas tout de suite
00:43:23dans un instant
00:43:24voilà
00:43:24Mathieu Juglar
00:43:25vous allez nous parler de
00:43:26et bien de toutes les violations
00:43:28de données
00:43:29que nos services publics
00:43:30doivent affronter
00:43:31la France passeport numérique
00:43:33qu'on a l'air de découvrir
00:43:34et vous Georges Parastatis
00:43:36les excuses faites
00:43:37par les membres du gouvernement
00:43:38sur ces fuites
00:43:40la directrice
00:43:41j'aime beaucoup
00:43:42le mot excuse
00:43:43qui se suit de rien
00:43:44dit tout
00:43:44je m'excuse
00:43:45gardez-nous
00:43:46gardez-nous pour un prêt
00:43:47à tout de suite
00:43:48sur Sud Radio
00:43:50Sud Radio
00:43:51Sud Radio
00:43:52les débats de l'été
00:43:5410h-13h
00:43:55Anthony Martin Smith
00:43:56de retour sur l'antenne
00:43:57de Sud Radio
00:43:58avec vous
00:43:59chers auditrices
00:44:00chers auditeurs
00:44:00de Sud Radio
00:44:01merci de votre fidélité
00:44:03vous êtes nombreux
00:44:04et nombreux
00:44:04à vouloir réagir
00:44:05aux heures 826
00:44:06300
00:44:06300
00:44:07je vous propose
00:44:08de prendre André
00:44:09si André est là
00:44:11il voulait réagir
00:44:12juste à ce qu'il s'est dit
00:44:14avant
00:44:14sur le parti socialiste
00:44:16je crois
00:44:16André vous êtes là
00:44:17bonjour
00:44:18oui bonjour
00:44:19allez-y
00:44:19je vous en prie André
00:44:21l'expression
00:44:23que le parti socialiste
00:44:25est une danseuse
00:44:26qui se vend
00:44:27au plus haut franc
00:44:28le danseuse
00:44:30qui se vend
00:44:30c'est un peu
00:44:31suranné tout ça
00:44:33c'est sur quoi ?
00:44:36suranné
00:44:36suranné
00:44:37suranné
00:44:38je maintiens
00:44:39je mange parastatiste
00:44:41je maintiens
00:44:41si ça vous fait mal
00:44:43si la revue
00:44:44je maintiens
00:44:45vous pouvez penser
00:44:46ce que vous voulez
00:44:47si ça vous fait mal
00:44:47tant pis pour vous
00:44:48mais je maintiens
00:44:49André
00:44:49il y a la danse du ventre
00:44:52André
00:44:52allez-y
00:44:53répondez
00:44:54je vous en prie
00:44:55ce monsieur
00:44:56est assez rétrograde
00:44:58pourquoi donc ?
00:45:00depuis quand
00:45:02c'est vrai que les danseurs
00:45:04sont tous des pédés
00:45:06attention quand même
00:45:09cette expression
00:45:10c'est pas
00:45:11de vendre au plus haut franc
00:45:12c'est quoi ?
00:45:13non non mais
00:45:14ça veut dire
00:45:16ce que ça veut dire
00:45:16vous savez pas ?
00:45:17bon
00:45:19c'est lui qui donne
00:45:20le plus de points
00:45:21c'est normal
00:45:23André
00:45:23si je comprends bien
00:45:24vous ça vous blesse
00:45:25parce que
00:45:26vous adhérez
00:45:27quand même
00:45:28aux idées du parti socialiste
00:45:29j'imagine
00:45:30non pas du coup
00:45:31c'est le rapport
00:45:31à la femme
00:45:32d'accord
00:45:33c'est vraiment le rapport
00:45:34c'est vraiment le rapport
00:45:37au fait que
00:45:38ce soit comparé
00:45:39à une danseuse
00:45:40et une danseuse
00:45:41qui se vend
00:45:42au plus haut franc
00:45:43oui
00:45:44et c'est ça qui vous choque ?
00:45:45oui
00:45:46d'accord
00:45:46merci Magélie Vicente
00:45:48d'avoir justement
00:45:49clarifié
00:45:50ce que André
00:45:50voulait dire
00:45:51oui effectivement
00:45:52peut-être que là
00:45:53Georges
00:45:53la comparaison
00:45:54était un petit peu
00:45:55malvenue
00:45:57maintenant
00:45:57si je pense
00:45:59traduire
00:45:59ce que vous racontiez
00:46:00Georges Parastatis
00:46:01c'est que
00:46:02le parti socialiste
00:46:03a peut-être
00:46:05vendu ses convictions
00:46:07notamment
00:46:08avec la MUPS
00:46:09avec la NFP
00:46:10Anthony
00:46:11c'est incroyable
00:46:12il n'y a plus d'humour
00:46:12dans ce pays
00:46:13c'est-à-dire que
00:46:13vous ne pourriez plus
00:46:14inviter sur vos plateaux
00:46:15les Coluches
00:46:16les Pierre Dac
00:46:16il n'y en aurait plus
00:46:17parce que
00:46:18ce monsieur
00:46:20serait froissé
00:46:21à chaque fois
00:46:21qu'il entendrait
00:46:22un Coluche
00:46:22et un Pierre Dac
00:46:23oui mais
00:46:24c'est-à-dire
00:46:24il faut être policé
00:46:26il faut faire des politesses
00:46:30des Proches
00:46:31j'aime bien
00:46:33les Lumont
00:46:34mais pas
00:46:35des phrases
00:46:35de toute façon
00:46:36je comprends ce que vous dites
00:46:37André
00:46:38moi de la même manière
00:46:39lorsque l'on dit
00:46:40lorsque l'on dit
00:46:41vous êtes trop aveugle
00:46:42pour ne pas
00:46:43pour ne pas comprendre
00:46:44ou
00:46:45vous êtes sourd
00:46:46vous faites la sourde oreille
00:46:47etc
00:46:47c'est évidemment
00:46:49des choses
00:46:49qui ont de quoi
00:46:50heurter
00:46:51parce que
00:46:51on utilise
00:46:53la faiblesse
00:46:54ou la minorité
00:46:55qui malheureusement
00:46:57n'a pas
00:46:58tout le temps
00:46:59l'occasion
00:47:00de se défendre
00:47:01et de parler
00:47:01ou même
00:47:02qu'on qualifie
00:47:04que quelqu'un est fou
00:47:04parce qu'il est autiste
00:47:05en tout cas
00:47:06on utilise l'autisme
00:47:07pour qualifier
00:47:07que quelqu'un
00:47:09ne serait pas censé
00:47:10merci en tout cas
00:47:11André
00:47:11de cette rectification
00:47:13sur le parti socialiste
00:47:14c'est vrai
00:47:15qu'on peut reprendre
00:47:15la chanson de Dutron
00:47:17ils ont tellement usé la veste
00:47:18et qu'ils n'ont pu
00:47:19cabisser leurs pantalons
00:47:21lol
00:47:24merci André
00:47:25de nous avoir appelé
00:47:26je vous embrasse
00:47:27très fort
00:47:27et merci
00:47:28d'avoir été vigilant
00:47:30justement
00:47:30à cette analogie
00:47:33Georges Parastatis
00:47:34effectivement
00:47:34qui peut être malheureuse
00:47:36malgré tout
00:47:36Mathieu Juglard
00:47:37sur le fond
00:47:38je crois qu'ils étaient d'accord
00:47:39je crois effectivement
00:47:41qu'ils étaient d'accord
00:47:41sur le fait
00:47:42que le parti socialiste
00:47:45c'est ce que vous vouliez dire
00:47:46Georges Parastis
00:47:47avait vendu son âme
00:47:48au plus offrant
00:47:49c'est ça
00:47:50bon ça vous
00:47:52ça n'engage que vous
00:47:53que de le penser
00:47:53Mathieu Juglard
00:47:55votre coup de gueule
00:47:57oui coup de gueule
00:47:58Anthony
00:47:58tout simplement
00:48:00à propos
00:48:01de ce qui
00:48:02semble être découvert
00:48:03cette semaine
00:48:04à savoir que
00:48:05les serveurs
00:48:06de nos différents ministères
00:48:08sont piratés
00:48:09je dis que
00:48:10ça semble être découvert
00:48:11parce que ça n'est
00:48:12malheureusement pas
00:48:13une nouveauté
00:48:13on l'a vu
00:48:14régulièrement
00:48:15et on le voit
00:48:16régulièrement
00:48:16dans les dossiers
00:48:18on le voit
00:48:19régulièrement
00:48:19dans les médias
00:48:20également
00:48:21alors on a eu
00:48:22des hôpitaux
00:48:22qui avaient été piratés
00:48:23et là
00:48:24d'un seul coup
00:48:24c'est le fisc
00:48:26qui est piraté
00:48:27alors
00:48:27j'avoue que
00:48:29l'exposition
00:48:30du secret des fortunes
00:48:31à tous les cuis d'âmes
00:48:33du monde
00:48:34me dérange
00:48:35et je pense que
00:48:36c'est à l'état
00:48:37de protéger
00:48:39les données
00:48:39qu'il nous demande
00:48:40de lui confier
00:48:41alors je trouve
00:48:42tout de même
00:48:44extraordinairement
00:48:45déplacé
00:48:45de la part de l'état
00:48:47de venir nous présenter
00:48:48des excuses
00:48:49comme s'ils découvraient
00:48:50le problème
00:48:51alors qu'on sait
00:48:52très bien
00:48:52que des fuites
00:48:53de données
00:48:54se produisent
00:48:54très régulièrement
00:48:55qu'il y a
00:48:57des alertes
00:48:58régulières
00:48:58par de nombreux
00:49:00éditeurs
00:49:01de sécurité
00:49:03informatique
00:49:03et également
00:49:04dans les médias
00:49:05également sur votre antenne
00:49:06mais sur toutes les antennes
00:49:07grand public
00:49:08comment peut-on
00:49:09aujourd'hui
00:49:10venir nous dire
00:49:12qu'on découvre
00:49:13qu'il y a
00:49:14que nous sommes
00:49:15une passoire numérique
00:49:16voilà
00:49:17moi ça me
00:49:18ça m'a mis
00:49:18un peu hors de moi
00:49:19je
00:49:21ministère de l'intérieur
00:49:22vol de données
00:49:24au ministère de l'intérieur
00:49:25on l'a découvert
00:49:26effectivement
00:49:26à l'éducation nationale
00:49:27l'éducation nationale
00:49:29quel est le prochain
00:49:30c'est la défense
00:49:31c'est quoi
00:49:32après c'est
00:49:33l'intérieur
00:49:33je crois hier
00:49:34alors l'intérieur
00:49:35on l'a découvert hier
00:49:36mais ça remonte
00:49:37à il y a deux mois
00:49:38alors l'intérieur
00:49:39il faut quand même savoir
00:49:40peut-être
00:49:40pour nos auditeurs
00:49:42c'est que
00:49:43le ministère de l'intérieur
00:49:45tient un certain nombre
00:49:46de fichiers
00:49:46sur des gens
00:49:49ça va du fichier
00:49:51des personnes recherchées
00:49:52au fichier des délinquants sexuels
00:49:54au fichier S
00:49:56etc
00:49:56donc
00:49:57autant vous dire
00:49:58que l'accès
00:49:59à ces données là
00:50:00ça vaut très cher
00:50:01Mathieu Juglar
00:50:02est-ce que c'est
00:50:03le fait
00:50:04que la France
00:50:05soit une passoire numérique
00:50:06parce que j'ai pas l'impression
00:50:07que ce soit une grande surprise
00:50:08pour en tout cas
00:50:09nos auditrices
00:50:10nos auditeurs
00:50:10que davantage
00:50:12le fait
00:50:13de l'apprendre
00:50:13un mois après
00:50:14deux mois après
00:50:15comme là
00:50:15sur le ministère
00:50:16de l'intérieur
00:50:17il n'y a pas
00:50:18il n'y a pas
00:50:18une espèce
00:50:19de
00:50:20de scandale
00:50:21d'état
00:50:22naissant
00:50:22malgré
00:50:23Vicente
00:50:24sur
00:50:24le fait
00:50:26qu'on nous dise
00:50:27bien après
00:50:28ces fuites
00:50:29c'est ce que je disais
00:50:30tout à l'heure
00:50:30on en revient toujours
00:50:31à cette dimension
00:50:32de transparence
00:50:33et de confiance
00:50:33la confiance
00:50:34s'effrite
00:50:35elle l'est effritée
00:50:36elle l'est encore plus
00:50:37aujourd'hui
00:50:37et donc on ne peut pas
00:50:38demander à la population
00:50:39française d'avoir confiance
00:50:40en l'état
00:50:41quand en fait
00:50:42un
00:50:42il n'y a pas du tout
00:50:43de transparence
00:50:44en fait
00:50:44dans les discours
00:50:45et deux
00:50:46on est dans l'incapacité
00:50:48en fait de protéger
00:50:48l'état
00:50:49ne peut plus protéger
00:50:50les français
00:50:51c'est dramatique
00:50:51et forcément
00:50:52la confiance
00:50:53elle est totalement
00:50:54abîmée
00:50:55et moi quand je vois
00:50:56je réagis
00:50:57effectivement comme vous
00:50:58quand je vois
00:50:59les excuses
00:51:00et la façon
00:51:00dont est traité
00:51:01le problème
00:51:01j'ai le sentiment
00:51:03qu'en fait
00:51:04ils ne se rendent pas
00:51:05du tout compte
00:51:05de ce que ça crée
00:51:06chez les gens
00:51:08comme émotion
00:51:09comme frustration
00:51:09comme colère
00:51:10et que c'est minimisé
00:51:12alors qu'en fait
00:51:12c'est vraiment
00:51:14catastrophique
00:51:14le hasard
00:51:15faisant bien les choses
00:51:16Georges Parastati
00:51:16c'était un peu
00:51:17ce que vous vouliez
00:51:17aborder dans votre coup de gueule
00:51:18du jour
00:51:19oui oui
00:51:19les excuses
00:51:20c'est la première fois
00:51:21qu'on entend des macronistes
00:51:22présenter des excuses
00:51:24on arrive au bout de 10 ans
00:51:25ils présentent des excuses
00:51:27première fois
00:51:28mais c'est suivi de quoi
00:51:30parce qu'ils croient
00:51:31qu'ils vont s'en tirer
00:51:31juste avec des excuses
00:51:32ah je m'excuse
00:51:33c'est bon
00:51:33on tourne la page
00:51:34non non non
00:51:35quand vous ne serez plus au pouvoir
00:51:37on verra peut-être
00:51:38de qui est la faute
00:51:39qui est le fautif
00:51:41et ce que juridiquement
00:51:43ou judiciairement
00:51:43on peut faire
00:51:44mais
00:51:45je m'excuse
00:51:46son démission
00:51:48ça ne veut rien dire
00:51:49c'est de la moquerie
00:51:51vous pensez que
00:51:52la directrice de Bercy
00:51:53doit démissionner ?
00:51:54mais pas seulement
00:51:55la directrice
00:51:56le ministre
00:51:57enfin
00:51:57il a dépensé
00:51:59j'ai vu
00:51:591,3 milliard d'euros
00:52:01en 3 ans
00:52:02pour la sécurité informatique
00:52:03pour que
00:52:04ça soit une passoire
00:52:05qu'est-ce qu'ils ont fait
00:52:07des 1,3 milliard d'euros
00:52:08en sécurité informatique
00:52:10en 3 ans ?
00:52:11c'est quand même
00:52:13une grosse somme
00:52:13et on me dit
00:52:14qu'il faut maintenant
00:52:15qu'il faut taxer
00:52:19les médicaments
00:52:20de ceux
00:52:20qui ont une maladie chronique
00:52:22c'est pas le même portefeuille
00:52:23oui mais d'accord
00:52:24mais c'est pas le même
00:52:24mais c'est communiquant
00:52:25tout de même
00:52:26c'est le portefeuille de l'Etat
00:52:41c'est de la moquerie
00:52:42c'est de la non-considération
00:52:43c'est du dédain
00:52:44et du mépris
00:52:45envers les citoyens
00:52:46c'est du mépris
00:52:47envers les personnes
00:52:48c'est du mépris
00:52:49envers les français
00:52:50ce gouvernement
00:52:52il méprise
00:52:53personne ne démissionne
00:52:54de rien du tout
00:52:55surtout qu'il faut voir
00:52:56la banalité
00:52:57de ce piratage
00:52:58enfin c'est quand même
00:53:00un pirate
00:53:00qui a réussi
00:53:01à obtenir
00:53:02les codes d'accès
00:53:03d'un agent
00:53:03pour s'introduire
00:53:04il n'y a pas plus bête
00:53:05que ça
00:53:06il n'y a pas plus bête
00:53:07c'est le coup classique
00:53:08c'est comme si vous donniez
00:53:09des clés
00:53:09au cambrioleur
00:53:11donc c'est le truc
00:53:12le plus nul qu'il soit
00:53:13ça a marché
00:53:15ça a marché
00:53:16ça c'est ce qu'ils vous disent
00:53:17peut-être c'est autre chose
00:53:18vous n'en savez rien
00:53:18peut-être que c'est beaucoup plus grave
00:53:20c'est quelqu'un qui prend les clés
00:53:21ça c'est ce qu'ils vous disent
00:53:22oui mais rien que ça
00:53:24c'est gravissime
00:53:25peut-être alors c'est le moins gravissime
00:53:27si en plus
00:53:28c'est fabriqué
00:53:29c'est encore pire
00:53:30mais je crois que
00:53:32en réalité
00:53:33ça nous interroge
00:53:34et vous avez tout à fait raison
00:53:36chère madame
00:53:37sur le caractère régalien
00:53:39de l'Etat
00:53:40qui n'est plus du tout tenu
00:53:42on en est arrivé là
00:53:44et on nous demande
00:53:45on passe à la facturation électronique
00:53:47début septembre
00:53:47on nous impose de passer
00:53:48on impose aux entreprises
00:53:49de passer à la facturation électronique
00:53:51enfin c'est encore
00:53:52c'est le débat maintenant
00:53:53qui est posé
00:53:53mais quelle confiance
00:53:55on va accorder
00:53:55à ce passage là
00:53:57alors je veux dire
00:53:58si tout aujourd'hui
00:53:59va passer électroniquement
00:54:00l'Etat ne fait plus confiance
00:54:02aux entreprises
00:54:03et avec les fraudes
00:54:05à la TVA
00:54:05etc.
00:54:06parce que c'est ça
00:54:07qui est pointé du doigt
00:54:08dans la mise en vigueur
00:54:10de cette mesure
00:54:11mais par contre
00:54:12les françaises et les français
00:54:14doivent faire confiance à l'Etat
00:54:15c'est ça
00:54:27que l'on cherche à vous pirater
00:54:29même toute entreprise française
00:54:31je crois qu'on sera la raison
00:54:34dans quelques temps
00:54:34les données sont revendues
00:54:35à qui on ne sait pas
00:54:36pourquoi faire
00:54:37on ne sait pas encore
00:54:37et sous quel délai ?
00:54:39et sous quel délai ?
00:54:40ah bah c'est déjà en vente apparemment
00:54:41sur le Darknet
00:54:42oui mais sous quel délai
00:54:44seront-elles utilisées ?
00:54:45c'est ça le problème aussi
00:54:46c'est que
00:54:47pour l'instant
00:54:48on a tous
00:54:49levé le bouclier
00:54:50mais d'ici quelques mois
00:54:51quand on pensera tous à autre chose
00:54:53dans un peu plus d'un quart d'heure
00:54:54justement
00:54:54dans notre service après-vente
00:54:56de la vie quotidienne
00:54:57on va s'intéresser à justement
00:54:58comment éviter ces fraudes
00:55:00comment se prémunir
00:55:02de ces fraudes
00:55:03et puis réagir
00:55:05pour se protéger
00:55:06sur ces vols de données
00:55:07massifs
00:55:08qui sont
00:55:09pas que d'ailleurs
00:55:10chez les impôts
00:55:12vous avez des entreprises
00:55:14qui détiennent
00:55:15vos informations personnelles
00:55:16elles se les font voler
00:55:17en tout cas
00:55:18visiblement
00:55:19on confie nos informations personnelles
00:55:21et personne
00:55:23aujourd'hui
00:55:24mais vraiment
00:55:24personne n'est capable
00:55:25de les garder en sécurité
00:55:27dans un instant
00:55:28sur Sud Radio
00:55:29on va aller du côté
00:55:30des Yvelines
00:55:30au Mureau
00:55:31avec un rodéo urbain
00:55:33qui a une fois encore
00:55:34dégénéré
00:55:35sur une interpellation
00:55:37un refus d'obtempérer
00:55:38un policier a été blessé
00:55:39il a été hospitalisé
00:55:41est-ce que
00:55:42là il ne faudrait pas
00:55:43renforcer
00:55:44les dispositifs
00:55:45d'interpellation
00:55:46que l'on met à disposition
00:55:48de nos policiers
00:55:48faut-il être davantage
00:55:50coercitif
00:55:51on en parle dans un instant
00:55:52ça vous fait réagir
00:55:53sur les réseaux sociaux
00:55:55d'ailleurs de Sud Radio
00:55:56et au 0826 300 300
00:56:00Sud Radio
00:56:0110h-13h
00:56:02Anthony Martin Smith
00:56:04c'est bientôt le week-end
00:56:05les amis
00:56:06ça va nous faire du bien
00:56:07en tout cas
00:56:08de se reposer
00:56:09mais pour l'instant
00:56:10ça nous fait du bien
00:56:11d'être avec vous
00:56:12et au 0826 300 300
00:56:14vous nous appelez
00:56:15vous réagissez
00:56:16et vous êtes déjà
00:56:17très nombreuses
00:56:17et nombreux
00:56:18à vouloir participer
00:56:20notamment à notre
00:56:20Radio Libre
00:56:21tout à l'heure
00:56:22vous avez la parole
00:56:24et vous savez que vous l'avez
00:56:25et vous savez que
00:56:26je vous laisse développer
00:56:27ce que vous avez envie
00:56:28de développer
00:56:28même si on est d'accord
00:56:30ou pas d'accord
00:56:30c'est votre antenne
00:56:32sur Sud Radio
00:56:32on parle vrai
00:56:33et on va continuer
00:56:35de parler vrai
00:56:35avec mes invités
00:56:36autour de la table
00:56:37Mathieu Juglard
00:56:38Magali Vicette
00:56:39Georges Parastatis
00:56:40avec ce sujet
00:56:43que je pose là
00:56:45sur la table
00:56:45sur ce qui s'est passé
00:56:47au Mureau
00:56:48mercredi soir
00:56:50ville dans les Yvelines
00:56:52un rodéo urbain
00:56:53la police intervient
00:56:55puisqu'elle est appelée
00:56:56à intervenir
00:56:57elle cherche à arrêter
00:56:59l'auteur des faits
00:57:00un rodéo urbain
00:57:01sur un scooter
00:57:02et qui finit par
00:57:04lâcher son véhicule
00:57:05finir à pied
00:57:06et fuir
00:57:07parce qu'il n'entend pas
00:57:09obtempérer
00:57:09avec les forces de l'ordre
00:57:10les policiers
00:57:12finissent par
00:57:13le maîtriser
00:57:14sauf que dans
00:57:15l'altercation
00:57:16il blesse
00:57:17un policier
00:57:18au niveau du coup
00:57:19ce dernier
00:57:19est hospitalisé
00:57:22la question
00:57:23qu'on vous pose
00:57:24aujourd'hui
00:57:24sur Sud Radio
00:57:25est-ce qu'il faut
00:57:26renforcer
00:57:27les dispositifs
00:57:28d'interpellation
00:57:29et accepter
00:57:30des méthodes
00:57:31un peu plus coercitives
00:57:32comme en Angleterre
00:57:33où les policiers
00:57:34ont le droit
00:57:35d'aller au contact
00:57:36même du véhicule
00:57:37avec leur propre véhicule
00:57:38ils ont le droit
00:57:39d'aller taper
00:57:39le scooter
00:57:41j'en appelle
00:57:43là aux deux avocats
00:57:44qu'on a autour de la table
00:57:45avocats pénalistes
00:57:46je le précise
00:57:47est-ce que vous êtes
00:57:48favorable
00:57:48ou est-ce que
00:57:49les policiers
00:57:50aient davantage
00:57:51de méthodes coercitives
00:57:52à leur disposition
00:57:53parce que
00:57:53c'est pas le seul
00:57:54refus d'obtempérer
00:57:55qu'on a eu
00:57:5628 000
00:57:56refus d'obtempérer
00:57:59Georges Parastatis
00:58:00Anthony je ne comprends pas
00:58:01votre question
00:58:02elle est claire
00:58:02oui elle est claire
00:58:04est-ce qu'il faut plus
00:58:04de méthodes coercitives
00:58:05mais je ne comprends pas
00:58:06autant que juriste
00:58:07à évoquer à votre question
00:58:08puisque les méthodes
00:58:09coercitives existent déjà
00:58:11quand vous questionnez
00:58:12à savoir
00:58:13s'il faut encore plus
00:58:14vous suboderez quoi
00:58:15est-ce qu'il faut mettre
00:58:16un fusil d'assaut
00:58:17un sniper
00:58:19pouvoir tirer
00:58:21je ne sais pas
00:58:22justement
00:58:22non non mais
00:58:23on ne va pas dire
00:58:24vous pouvez tirer
00:58:25au fusil d'assaut
00:58:26si vous n'avez pas
00:58:26un risque pour vous
00:58:28monsieur le policier
00:58:29je ne comprends pas
00:58:30c'est à dire que
00:58:31là très clairement
00:58:33sur cette situation
00:58:34c'était effectivement
00:58:35comme en Angleterre
00:58:36on n'est pas en train
00:58:37de parler de fusil d'assaut
00:58:38on est en train de parler
00:58:39de moyens supplémentaires
00:58:40de tamponner un véhicule
00:58:42qu'est-ce que vous imaginez
00:58:43comme moyens supplémentaires
00:58:44dites moi
00:58:44je vous dirai
00:58:45si je suis d'accord ou pas
00:58:46aujourd'hui dans l'arsenal
00:58:48dont disposent les policiers
00:58:50visiblement
00:58:50ils n'arrivent pas
00:58:51à s'en sortir
00:58:51sans qu'il y ait
00:58:52un personnel
00:58:53un officier de police
00:58:54qui soit blessé
00:58:55dans les interventions
00:58:57systématiquement
00:58:57on a ces cas
00:59:00à Toulouse
00:59:00avec ces policiers
00:59:02je suis d'accord
00:59:03avec les policiers
00:59:04mais la question
00:59:05est-ce que vous voulez
00:59:06plus de moyens coercitifs
00:59:08quels pourraient être
00:59:09ces plus de moyens coercitifs
00:59:10oui mais c'est pas la question
00:59:10que je pose
00:59:11la question que je pose
00:59:12c'est faut-il en avoir davantage
00:59:14parce qu'aujourd'hui
00:59:15visiblement
00:59:16nos policiers sont démunis
00:59:17comment dans une altercation
00:59:18on arrive à avoir
00:59:19un policier
00:59:20un agent
00:59:21qui vient juste
00:59:22faire son boulot
00:59:23quand vous dites davantage
00:59:24vous suboderez quoi
00:59:25qu'aux moyens
00:59:27parce que les moyens
00:59:28ils existent
00:59:28le principe est simple
00:59:31le policier a le droit
00:59:32ce n'est pas la question
00:59:32que je vous pose
00:59:33la question que je vous pose
00:59:34Georges
00:59:34c'est est-ce qu'il en faut
00:59:36davantage
00:59:36puisque ceux
00:59:37qui disposent aujourd'hui
00:59:39visiblement
00:59:40sont insuffisants
00:59:41puisque à chaque fois
00:59:41vous avez des agents
00:59:43des forces de l'ordre
00:59:43qui sont blessés
00:59:44dans leur intervention
00:59:45ça veut dire qu'a priori
00:59:46ils sont obligés
00:59:47d'aller au contact
00:59:48et que quand ils sont
00:59:48au contact
00:59:49et bien ça ne se passe
00:59:51pas forcément bien
00:59:52pour eux
00:59:52Mathieu Juglard
00:59:53pardon mais alors
00:59:54je ne rejoins pas
00:59:56forcément votre analyse
00:59:57Anthony
00:59:57parce que vous avez
00:59:58deux phases
00:59:58en fait dans ce dossier
00:59:59tel que vous nous le décrivez
01:00:00vous avez d'abord
01:00:01la phase du refus
01:00:03d'obtempérer
01:00:05et apparemment
01:00:06ce n'est pas à ce moment là
01:00:07qu'est intervenue
01:00:08la blessure
01:00:08la blessure
01:00:09elle intervient
01:00:09dans le cadre
01:00:10de ce qu'on pourrait
01:00:11appeler une rébellion
01:00:12c'est à dire
01:00:13au moment
01:00:13de l'interpellation
01:00:15et là il y a un contact
01:00:16entre l'agent interpellateur
01:00:18et l'interpellé
01:00:21il y a manifestement
01:00:22un interpellé
01:00:23qui résiste
01:00:24à son interpellation
01:00:24et c'est là
01:00:25qu'on est dans
01:00:25ce cadre de rébellion
01:00:27et là vous avez
01:00:29une blessure
01:00:30qui intervient
01:00:31donc il faut
01:00:32bien distinguer
01:00:33je crois
01:00:34ces deux notions
01:00:35cela dit
01:00:36alors
01:00:37la question des moyens
01:00:38on la sort
01:00:39à tout bout de champ
01:00:41c'est une question
01:00:42extrêmement dangereuse
01:00:43parce que
01:00:44ce n'est pas le tout
01:00:45d'avoir des moyens
01:00:46il faut aussi
01:00:46savoir s'en servir
01:00:47si vous voulez mettre
01:00:48des flingues
01:00:49dans les mains
01:00:49des policiers
01:00:50allez-y
01:00:51il y aura des morts
01:00:53les anglais
01:00:54les bobby's
01:00:55à Londres
01:00:55ne sont pas armés
01:00:56Londres est une ville
01:00:58qui a certainement
01:00:59des difficultés aussi
01:01:00mais où mine de rien
01:01:02les policiers
01:01:03peuvent faire
01:01:03leur travail
01:01:04donc
01:01:05je pense que
01:01:06la question
01:01:07telle qu'elle est posée
01:01:08de plus ou moins
01:01:10de moyens
01:01:10non
01:01:11mais je peux vous opposer
01:01:12les Etats-Unis
01:01:13Mathieu Juglard
01:01:13aux Etats-Unis
01:01:14ça ne vous viendrait pas
01:01:15une seconde
01:01:16à l'esprit
01:01:17de refuser
01:01:19d'obtempérer
01:01:19avec un policier
01:01:20parce que
01:01:20là vous êtes immédiatement
01:01:22mis en joue
01:01:22vous êtes immédiatement
01:01:24mis en joue
01:01:24mais vous n'êtes que
01:01:25mis en joue
01:01:25vous avez finalement
01:01:27assez peu de tirs mortels
01:01:29de la part d'un policier
01:01:29sauf en quadriposte
01:01:31il y en a pas mal
01:01:32depuis un an
01:01:33il y en a pas mal
01:01:33des morts
01:01:34et nous avons
01:01:35malheureusement
01:01:35pas mal de morts
01:01:37dans le cadre
01:01:38de refus d'obtempérer
01:01:39c'est terrible
01:01:40parce que
01:01:41vous avez souvent
01:01:42des policiers
01:01:43qui pensent
01:01:44ne faire que leur travail
01:01:45et qui vont se retrouver
01:01:46alors on a tous en tête
01:01:48évidemment
01:01:48l'affaire Naël
01:01:50qui est une histoire
01:01:51épouvantable
01:01:51et sur laquelle
01:01:52on n'interviendra pas
01:01:53davantage
01:01:54puisque moi je ne connais pas
01:01:55le dossier plus
01:01:55que ce qui a pu en être dit
01:01:57dans les médias
01:01:59mais on pense tous
01:02:00à ça
01:02:01et à ce que ça peut
01:02:03ce jusqu'où ça peut aller
01:02:06et
01:02:07c'est aller dans l'affaire Naël
01:02:09en l'occurrence
01:02:10parce que
01:02:11il y a aussi une question
01:02:12sur la légitime défense
01:02:13du policier
01:02:14qui n'est pas très claire
01:02:15Magali Vicente
01:02:16non mais d'accord
01:02:16mais un mort c'est toujours de trop
01:02:17bien sûr
01:02:18et quand vous aurez des morts
01:02:19mais ce n'est pas le propos
01:02:19qu'est-ce qu'on fait
01:02:20Magali Vicente
01:02:21non mais alors moi
01:02:22je ne partage pas du tout
01:02:23ce qui a été dit
01:02:24je suis effectivement plus
01:02:27pour plus de moyens coercitifs
01:02:28parce que la réalité
01:02:29concrètement
01:02:30c'est que
01:02:30pour l'instant
01:02:31les policiers sont totalement démunis
01:02:32vous parlez effectivement
01:02:34vous parlez de la partie
01:02:36où en fait
01:02:37ils se sont
01:02:38enfin il y a eu rébellion
01:02:39ok
01:02:40mais avant la rébellion
01:02:41il y a eu un refus d'obtempérer
01:02:42pourquoi aujourd'hui
01:02:43il y a des refus d'obtempérer
01:02:44parce qu'il y a un manque d'autorité
01:02:4528 000 en 2025
01:02:46et ça c'est la réalité
01:02:47c'est à dire que
01:02:48quels sont les moyens
01:02:48aujourd'hui concrets
01:02:49dont bénéficie la police
01:02:51pour stopper les refus d'obtempérer
01:02:53il n'y en a pas
01:02:54voilà
01:02:54et on revient au débat
01:02:55qu'il y a eu cet été
01:02:56justement sur le projet de loi
01:02:58qui était sur la notion
01:02:59de la légitime défense
01:03:00notamment
01:03:00enfin pour les policiers
01:03:01le sujet il est là
01:03:03le sujet il est
01:03:04sur le périmètre
01:03:05de la légitime défense
01:03:06aujourd'hui
01:03:07parce que plus aucun policier
01:03:08ne souhaite aujourd'hui agir
01:03:09sans avoir peur
01:03:10effectivement
01:03:11d'être attaqué
01:03:12sur le périmètre
01:03:13de leur défense
01:03:14on parle quand même
01:03:15d'un rodéo urbain
01:03:16c'est à dire qu'il y a un type
01:03:17avec son scooter
01:03:18qui s'amuse
01:03:19à faire des roues arrières
01:03:20qui met en danger
01:03:21possiblement des familles
01:03:22des enfants
01:03:23qui passent dans le coin
01:03:24et les policiers
01:03:25doivent intervenir
01:03:26pour les mettre en sécurité
01:03:28et puis finalement
01:03:29ils ne peuvent quasiment pas le faire
01:03:31ils sont complètement désarmés
01:03:33ils doivent attendre
01:03:33que le type
01:03:34descende de son véhicule
01:03:35pour pouvoir espérer l'attraper
01:03:38ils ont peur de le faire
01:03:40ils ont peur de le faire
01:03:44parce que si jamais
01:03:45il se passe quoi que ce soit
01:03:46ce sera de la responsabilité
01:03:48ils ont le droit
01:03:49d'interpeller
01:03:49ils ont le droit
01:03:50d'accidenter même son véhicule
01:03:52ils ont le droit
01:03:53de le faire tomber
01:03:53c'est pas dit tout ça
01:03:54avec le risque
01:03:55de prendre une enquête
01:03:56IGPN derrière
01:03:58chaque métier a un risque
01:03:59je veux dire
01:03:59s'ils le font bien
01:04:00ils le font bien
01:04:01et c'est toujours la balance
01:04:03entre
01:04:04est-ce qu'ils ont bien
01:04:05jugé la situation
01:04:06non ce qu'il y a
01:04:07Tristan c'est ça
01:04:07un métier sans contrôle aussi
01:04:10ils peuvent le faire
01:04:11les moyens existent déjà
01:04:12en réalité
01:04:13ce que vous voulez
01:04:14Magali
01:04:14c'est qu'ils peuvent
01:04:15accidenter
01:04:15ou le faire tomber
01:04:16ou lui tirer dessus
01:04:18sans contrôle
01:04:19c'est ça que vous voulez
01:04:19c'est pas le fait
01:04:20de sans contrôle
01:04:21c'est le fait qu'aujourd'hui
01:04:23en fait on dise
01:04:24systématiquement
01:04:25on place la défiance
01:04:26envers le policier
01:04:27mais bien sûr que si
01:04:28ça a été le débat
01:04:29un refus d'obtempérer
01:04:31c'est une défiance
01:04:31c'est pas parce que
01:04:32des non-professionnels
01:04:33font un débat
01:04:34qui est dans les salles
01:04:35d'audience
01:04:35ou dans les tribunaux
01:04:36il n'y a pas un vrai débat
01:04:37sain et normal
01:04:39et il faut qu'il y ait
01:04:41je ne comprends pas
01:04:42que vous dites
01:04:42des mesures supplémentaires
01:04:43lesquelles
01:04:44mais vous allez encore
01:04:45je vais vous demander
01:04:46un exemple
01:04:47et vous n'allez pas
01:04:47pouvoir m'en sortir
01:04:48parce que tout est théorique
01:04:49dans votre discours
01:04:50c'est du politique
01:04:50non c'est pas
01:04:52un discours de politique
01:04:52quel autre moyen
01:04:54coercitif vous pensez
01:04:55laissez réagir
01:04:55Mathieu Juglar
01:04:56mais la véritable question
01:04:58c'est la place du juge
01:05:00finalement
01:05:01on est en train de se dire
01:05:02ah mais les pauvres policiers
01:05:03ils vont vous rendre compte
01:05:04ils vont avoir une enquête
01:05:05mais heureusement
01:05:06heureusement qu'ils vont avoir
01:05:07une enquête
01:05:07est-ce que vous imaginez
01:05:08simplement
01:05:09un seul instant
01:05:10vous confiez
01:05:11une arme
01:05:12une arme par destination
01:05:14éventuellement
01:05:15sans aucun contrôle
01:05:16à quelqu'un
01:05:17et vous voulez maintenant
01:05:18t'interpelle
01:05:19qui tu veux
01:05:21il n'y a pas de contrôle
01:05:22vous parlez d'arme
01:05:22par destination
01:05:23Mathieu Juglar
01:05:24pardon
01:05:24le véhicule
01:05:25le véhicule
01:05:26de l'auteur des faits
01:05:27de ce rodéo
01:05:28c'est une arme
01:05:29par destination
01:05:29mais évidemment
01:05:30et c'est de ça
01:05:48il n'est pas légitime
01:05:49il y a des tas
01:05:51d'interpellations
01:05:51un peu musclées
01:05:52on en voit tous les jours
01:05:54dans les tribunaux
01:05:54correctionnels
01:05:55je peux même vous dire
01:05:57moi je l'ai connu
01:05:58je l'ai vu
01:05:59de mes yeux vu
01:06:01il y a quelques années
01:06:03de ça
01:06:03dans une salle d'audience
01:06:04un prévenu
01:06:05qui s'est fait tabasser
01:06:06par un flic
01:06:07tabasser
01:06:08dans le satellite d'attente
01:06:10par un policier
01:06:12on était
01:06:13mais hors de nous
01:06:14et c'est vrai que
01:06:16s'il n'y avait pas eu
01:06:17de contrôle juridiction
01:06:18mais les bavures existent
01:06:19dans toutes les corporations
01:06:20mais c'est pour ça
01:06:20que vous devez
01:06:22oui
01:06:22vous devez pouvoir
01:06:24contrôler l'application
01:06:25des moyens
01:06:25alors les moyens
01:06:27aujourd'hui
01:06:27et mon confrère a raison
01:06:29ils existent
01:06:30un policier peut très bien
01:06:31aller au contact
01:06:32un policier peut plaquer
01:06:33un type
01:06:34il peut même tirer
01:06:35il peut même tirer
01:06:37si sa vie est en danger
01:06:38et pas si sa vie est en danger
01:06:39si la vie d'autres personnes
01:06:40sont en danger
01:06:41s'il juge que c'est nécessaire
01:06:42et après le juge
01:06:44va contrôler
01:06:44si c'était nécessaire ou pas
01:06:45pardon mais on oublie
01:06:46un élément quand même
01:06:47c'est qu'au sujet des rodéos
01:06:49il y a des consignes
01:06:49il y a des consignes
01:06:50qui ont été données
01:06:51et ça ça fait plus de 15 ans
01:06:52qu'elles ont existé
01:06:53c'est à dire que les consignes
01:06:54qui étaient données
01:06:54pour les rodéos
01:06:55c'était au niveau de la préfecture
01:06:57de dire surtout
01:06:57on poursuit pas
01:06:58parce que derrière
01:06:59en fait on risque d'avoir
01:07:00plus de conséquences à gérer
01:07:02que le fait que vous gériez
01:07:03le rodéo lui-même
01:07:04donc ça c'est une réalité
01:07:06qui fait qu'aujourd'hui
01:07:06les policiers n'ont pas
01:07:07du tout envie
01:07:08et ils ont peur en fait
01:07:10de faire leur job
01:07:11par rapport aux rodéos
01:07:12et ça c'est vraiment
01:07:13une réalité
01:07:14il y a quelques préfectures
01:07:15qui ont donné aujourd'hui
01:07:16plus de transparence
01:07:17en disant
01:07:18bah si ça y est
01:07:18nous on veut
01:07:19allez-y
01:07:19vous pouvez en fait
01:07:21limiter et courser
01:07:22les rodéos urbains
01:07:23mais il y a une généralité
01:07:24aussi
01:07:25une réalité qui existe
01:07:26mais donc la question
01:07:27que vous posez
01:07:28n'est pas celle des moyens
01:07:29elle est celle de leur emploi
01:07:31et elle est celle du courage
01:07:33encore une fois
01:07:34on en revient toujours
01:07:34à la même question
01:07:35de l'état
01:07:37vaste question
01:07:37vaste débat
01:07:38on pourrait passer
01:07:39peut-être une semaine
01:07:40vous continuez de réagir
01:07:41sur les réseaux sociaux
01:07:42de Sud Radio
01:07:420826 300 300
01:07:44la radio libre
01:07:45qui va arriver
01:07:46dans un instant
01:07:46juste avant
01:07:47on va parler
01:07:48de ces fraudes
01:07:49comment s'en prémunir
01:07:50comment réagir
01:07:52lorsqu'on a été victime
01:07:53de fraude
01:07:53on va en parler
01:07:54avec mon invité
01:07:55dans un instant
01:07:56merci beaucoup
01:07:56Mathieu Juglard
01:07:57vous êtes avocat pénaliste
01:07:58et spécialisé en droits
01:07:59des affaires
01:08:00au barreau de Paris
01:08:00merci beaucoup
01:08:01Magali Vicente
01:08:03spécialiste en communication
01:08:05je n'ai pas eu le temps
01:08:05de mon coup de coeur
01:08:06c'est vrai
01:08:07effectivement
01:08:08mais on est parti
01:08:09loin
01:08:10vous reviendrez
01:08:11vous le ferez
01:08:12sur ces voix
01:08:14qu'on n'entend plus
01:08:14les femmes afghanes
01:08:15exactement
01:08:16c'était intéressant
01:08:17oui c'était très intéressant
01:08:18merci beaucoup
01:08:19Magali
01:08:20mais vous voyez
01:08:20on est pris
01:08:22par nos passions
01:08:23et puis en plus
01:08:25on a débattu plusieurs fois
01:08:26Magali et moi
01:08:27et donc aujourd'hui
01:08:28je suis très heureux
01:08:28de le faire avec vous encore
01:08:30Georges Parastatis
01:08:31merci beaucoup
01:08:32avocat pénaliste
01:08:33également au barreau de Paris
01:08:34vous revenez quand vous voulez
01:08:35les amis
01:08:35et puis vous ne bougez pas
01:08:38dans un instant
01:08:38Clément Barguin
01:08:39qui va arriver
01:08:39autour de cette table
01:08:40pour notre midi
01:08:4213h
01:08:42notre face à face
01:08:43aussi avec
01:08:43l'économiste
01:08:45Marc Toiti
01:08:46à tout de suite
01:08:46sur Sud Radio
01:08:48Sud Radio
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