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  • il y a 3 jours
Avec François-Xavier Bellamy, député européen et Vice Président exécutif des Républicains

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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-05-04##

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News
Transcription
00:01Sud Radio, l'invité politique de Sud Radio ce matin, c'est François-Xavier Bellamy, député européen, vice-président des
00:13Républicains.
00:13Bonjour François-Xavier Bellamy, Jean-Luc Mélenchon, officiellement candidat 2027, secret de polichinelle, vous vous y attendiez j'imagine ?
00:23Oui, le mot qu'on puisse dire c'est que la désignation ne semble pas être un grand exercice de
00:30démocratie interne.
00:31On nous reproche parfois à droite que le débat est un peu trop vif, mais au moins il y a
00:35un vrai débat,
00:36et au moins pour nous, chez nous, ce sont nos adhérents qui ont tranché, et c'est avec un référendum
00:41interne que notre candidat Bruno Retailleau a été désigné, un large référendum.
00:45Voilà, je crois qu'on peut être heureux d'être un vrai parti démocratique.
00:48Jean-Luc Mélenchon dit que chez lui c'est carré, chez vous c'est pas forcément le cas.
00:52Quand vous voyez par exemple Laurent Wauquiez qui déambule avec le Premier ministre Sébastien Lecornu, main dans la main, au
01:01Puy-en-Velay, c'est un peu bizarre quand même.
01:03Il devrait être avec Bruno Retailleau, celui que vous soutenez.
01:06Il est évidemment totalement engagé dans notre famille politique, et s'il recevait le Premier ministre, c'est pour défendre
01:12le travail du Premier ministre.
01:13Il vous fait des mauvaises manières, c'est un affichage qui est quand même gênant pour vous, non ?
01:17Je vois pas le problème, c'est quand même normal d'être capable, le Premier ministre se déplace dans le
01:22pays, c'est tout à fait naturel.
01:24Et en l'occurrence, pour défendre ce combat que nous avons porté, que les députés et les républicains ont porté
01:29à l'Assemblée Nationale avec Laurent Wauquiez,
01:30que Bruno Retailleau a défendu également, de pouvoir faire en sorte que ceux qui veulent travailler aient le droit de
01:35le faire, en particulier le jour de la fête du travail.
01:38C'est quand même insensé qu'aujourd'hui, le grand combat de la gauche qui prétend défendre les travailleurs, soit
01:41de leur interdire de bosser, même quand ils sont volontaires pour cela.
01:45Encore une fois, on rappelle qu'il ne s'agit pas d'abroger un jour chômé, il s'agit juste
01:49de faire en sorte qu'on laisse ceux qui le veulent ouvrir ce jour-là.
01:52François-Xavier Bellamy, Bruno Retailleau l'a dit à Cholet, c'était vendredi, il veut faire du travail, puisque vous
01:58l'évoquez à l'instant, une priorité nationale.
02:01Il veut inciter à produire plus. Quand vous voyez le meeting de Jordan Bardella avec Marine Le Pen à Macron,
02:09pour la France du travail,
02:11au fond, vous dites la même chose avec le Rassemblement National. Les deux revendiquent le travail désormais.
02:16Mais le problème, c'est ce que chacun fait.
02:18Vous êtes sur les mêmes messages.
02:19Le problème, c'est ce que chacun fait. Vous savez, à l'Assemblée Nationale, quand les députés, les républicains ont
02:24déposé un amendement
02:25pour proposer que le RSA soit conditionné à 15 heures de travail par semaine.
02:31pour faire en sorte que les gens qui perçoivent ce soutien de la Solidarité Nationale soient réellement reconduits vers un
02:37emploi.
02:38Eh bien, qui a voté contre cet amendement ? La France Insoumise et le Rassemblement National.
02:42Et le grand problème, c'est qu'aujourd'hui, il y a manifestement un désaccord de fond avec le Rassemblement
02:47National sur ce sujet.
02:49C'est que précisément, nous croyons à la nécessité de rendre leur salaire aux gens qui bossent.
02:54Et pour ça, faire en sorte qu'on laisse massivement la dépense sociale.
02:58Non, non, non. Mais c'est massivement la dépense sociale, ça n'est pas vraiment le programme du Rassemblement National.
03:03Au contraire, quand il s'agit de défendre le RSA, le Rassemblement National est là.
03:06Quand il s'agit de défendre pendant des années la retraite à 60 ans, le Rassemblement National était là.
03:11Et pour faire la réforme des retraites courageuse et difficile, il a fallu que les parlementaires, les républicains,
03:17permettent qu'enfin, nous fassions en sorte de sauver notre système de retraite.
03:20Il faudra aller beaucoup plus loin, il faudra faire beaucoup plus.
03:23Mais encore une fois, nous, notre vision, elle est très claire.
03:25Et quand, avec sa proposition sur le travail gagnant, Bruno Retailleau a proposé de baisser massivement les charges qui pèsent
03:31sur le travail.
03:33Le corollaire de ça, c'est qu'il faudra plafonner tous les revenus de l'aide sociale à 70%
03:38du SMIC.
03:39Et là-dessus, je ne suis pas sûr qu'on ait le Rassemblement National sur la même ligne.
03:42Vous verrez que le RN va défendre le travail comme Sarkozy l'a fait pour la campagne de 2007, pendant
03:47cette campagne de 2027.
03:49Vous avez entendu Gabriel Attal sur...
03:50Non, mais encore une fois, il ne s'agit pas de faire des belles promesses en disant qu'on défendra
03:53le travail.
03:53Oui, mais les électeurs vont être sensibles à ce message.
03:56Qui fait quoi ?
03:56Qui fait quoi ?
03:57Alors, vous avez entendu Gabriel Attal sur BFM.
03:59Il y a un besoin de clarification, dit-il, de la ligne des républicains.
04:04L'ancien Premier ministre cite Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Jean-François Copé, voire Gérard Larcher qui serait un peu sur
04:10ses marques à lui.
04:11Oui, mais il dit, il y a Bruno Rutaillot et vous-même, François-Xavier Bellamy, ceux qui tiennent la ligne
04:16de LR, avec lesquels Gabriel Attal a des différences.
04:19Il cite l'Europe, l'État de droit, l'écologie et le rapport à l'extrême droite.
04:24Que lui répondez-vous ce matin ?
04:25D'abord, je ne me sens pas comptable d'une clarification que je devrais à Gabriel Attal.
04:31Si quelqu'un doit rendre des comptes au pays aujourd'hui, c'est plutôt Gabriel Attal,
04:36qui a porté au pouvoir et soutenu l'élection et la réélection d'Emmanuel Macron,
04:40qui a accompagné ces deux quinquennats, qui en a été ministre et premier ministre,
04:44et qui donc est comptable du bilan qu'il laisse aujourd'hui.
04:47C'est peut-être lui qui devrait clarifier sa responsabilité dans ce bilan désastreux dont nous héritons
04:52et qui va profondément marquer malheureusement le pays.
04:56Maintenant, il va falloir réparer les dégâts.
04:58Et je crois que quand on a été à ce point engagé dans l'action conduite au cours des dix
05:04dernières années,
05:05quand on est à ce point comptable du bilan, on devrait commencer par montrer un peu plus d'humilité.
05:09Pour le reste, que Gabriel Attal ait le sentiment d'avoir des désaccords avec moi ou avec Bruno Retailleau,
05:15et c'est parfaitement normal.
05:16Enfin, je vais dire par là que je n'appartiens pas de toute évidence.
05:19Il y a une vraie hostilité de sa part, lui, il est candidat quand même du bloc centre,
05:23comme d'ailleurs Édouard Philippe,
05:25il y a une vraie hostilité de la part de Gabriel Attal à votre égard.
05:29Il le dit régulièrement.
05:30Ses soutiens le disent aussi.
05:32Il veut une clarification.
05:33Je n'ai d'hostilité envers personne.
05:35J'aime le débat public, j'aime le pluralisme,
05:37et je crois que la démocratie, c'est du clivage.
05:39Et c'est pour ça que je n'ai jamais cru ou en même temps.
05:41Et je pense que la noblesse de la démocratie, ça consiste à tenir sa ligne,
05:45et chacun m'accordera.
05:46Je crois que, pour ma part, je ne change pas.
05:49J'essaye de tenir avec constance le chemin des convictions que je n'ai jamais cessé de défendre.
05:53Tout ce que je constate, c'est qu'en effet, du point de vue des convictions,
05:56je ne suis pas du même camp que Gabriel Attal.
05:58Moi, par exemple, je n'appellerai jamais, jamais, à voter pour la France insoumise.
06:02Moi, je ne crois pas que la France insoumise puisse être un rempart pour la République,
06:06comme Gabriel Attal l'a prétendu en 2024.
06:09Donc ça, ça fait partie de son héritage à lui, ça, à vos yeux.
06:12Mais c'est de toute évidence, encore une fois, un engagement qui nous distingue manifestement.
06:17Ça ne veut pas dire que je sois hostile à qui que ce soit.
06:19Je pense que la démocratie, ça consiste à assumer paisiblement ses désaccords.
06:23Mais en l'occurrence, je ne suis pas de la même famille politique que Gabriel Attal.
06:26C'est pas suétement clair.
06:29Et à l'élection présidentielle, je crois que nous ne portons pas, pour l'avenir du pays, le même projet.
06:34Pour ma part, je ne crois pas un instant qu'en 2027, le grand sujet soit comment continuer le macronisme.
06:39Je pense qu'en 2027, le grand sujet, c'est comment sortir de là le plus rapidement possible.
06:44Comment préparer une alternance qui permette, en effet, à la France de retrouver l'espérance dont elle a tellement besoin.
06:50Et pour ça, il faudra des ruptures claires sur le plan migratoire, sur le plan de la sécurité.
06:54Il faudra des ruptures claires sur le plan de la dépense sociale, sur le plan de la manière justement dont
07:00on récompense le travail,
07:01dont on travaille pour qu'il soit de nouveau correctement rémunéré dans ce pays.
07:05Il faudra une rupture claire sur la manière dont on perçoit l'identité et la défense, la transmission de notre
07:11héritage.
07:11Qui vous reproche une forme d'indulgence à l'égard du Rassemblement National ?
07:14Regardez par exemple LR qui a suspendu tous les ministres qui sont restés au gouvernement, qui sont membres des Républicains.
07:22Et cette indulgence, il n'y a pas eu de suspension pour le général Gomart, votre collègue eurodéputé,
07:29qui avait soutenu plutôt Éric Ciotti, qui a soutenu Éric Ciotti à Nice.
07:34On ne va pas revenir indéfiniment sur...
07:36Ce qui vous est reproché, c'est une espèce d'indulgence avec LR.
07:40Je viens, Jean-François Akhili, de vous expliquer quels étaient mes désaccords profonds avec le Rassemblement National,
07:45par exemple sur la question du travail.
07:47Vous savez, Marine Le Pen a un point commun avec Emmanuel Macron.
07:49Emmanuel Macron disait qu'il était en même temps de droite et de gauche, et je n'ai jamais cru
07:53où en même temps.
07:54Eh bien Marine Le Pen, elle dit qu'elle n'est ni de droite ni de gauche, et elle le
07:57montre sur cette question du travail.
07:58Vous l'avez entendu ces derniers jours, est-ce que le Rassemblement National a une ligne claire
08:01sur la question de la fiscalité qui est déjà écrasante dans ce pays ?
08:04On a le sentiment qu'ils sont aujourd'hui incapables de le dire clairement quand il s'agit de parler
08:09de nos grandes entreprises.
08:10qui aujourd'hui font face à la menace de cette taxation nouvelle inventée par le Parti Socialiste.
08:16Donc on a des désaccords très clairs avec le Rassemblement National,
08:19et c'est la raison pour laquelle Bruno Retailleau est candidat.
08:21Et il sera candidat pour incarner une ligne de droite,
08:24parce qu'il y a dans ce pays une gauche qui s'assume,
08:26et il faut qu'il y ait une droite qui s'assume aussi de manière claire.
08:29Et ça, malheureusement, ce n'est pas le Rassemblement National qui le fait.
08:32Donc, nous allons incarner nos idées, nous allons les défendre paisiblement.
08:36Et j'observe que, encore une fois, le président de la République,
08:40et peut-être Gabriel Attal reprend cette vieille tactique,
08:42rêve de se retrouver tout seul en face du Rassemblement National.
08:45Eh bien non, il y a une proposition politique de droite,
08:47et ma conviction profonde, c'est que c'est celle qui est capable de rassembler demain tous les électeurs,
08:52pas seulement les électeurs de droite, mais tous les électeurs français qui veulent préparer l'alternance.
08:56Donc, ni macroniste, ni arène, c'est un peu la ligne désormais de M. Bruno Retailleau.
09:02Non, mais on ne se définit pas par ce qu'on n'est pas, on se définit par ce qu
09:06'on propose.
09:07Et la proposition qu'on fait, manifestement, c'est celle dont le pays a besoin.
09:10Vous avez vu le baromètre de l'ambition présidentielle,
09:11l'IFOB fiduciale pour le Figaro et Sud Radio, rendu public ce matin,
09:15qui donne pléthore de candidats, à droite comme à gauche,
09:19avec un Rassemblement National, les deux, qui caracole loin en tête.
09:22Bruno Retailleau gagne trois points et se hisse à la cinquième place des souhaits.
09:27Souhaitez-vous qu'il soit candidat à l'élection présidentielle ?
09:31Il est à 28%. Il a 11 points sur la certitude qu'il va se présenter,
09:35donc il progresse, mais il y a toujours ce problème de trop de candidats.
09:40C'est Valérie Pécresse, dans une tribune au Figaro ce matin,
09:42qui réclame une candidature unique.
09:44Elle parle d'expérience, elle dit, ça ne s'improvise pas en trois mois.
09:49Elle a raison ?
09:50Elle a raison, bien sûr, de dire qu'il faut...
09:52Comment vous allez faire pour vous départager ?
09:53Elle a raison de dire qu'il faut surtout ne pas trop tarder à se lancer dans cette campagne,
09:59parce que la France a besoin d'un vrai débat, ouvert, transparent,
10:02sur les grands choix d'avenir qui l'attendent en 2027.
10:05Et c'est parce que Valérie Pécresse a tiré la sonnette d'alarme
10:08sur le fait qu'il ne fallait pas tarder,
10:10que nous avons organisé, conformément à ce que Bruno Retailleau,
10:13comme président du parti, avait promis aux adhérents,
10:16nous avons organisé ce référendum interne pour désigner notre candidat.
10:19Nous n'avons pas attendu décembre prochain,
10:22et Valérie Pécresse a parfaitement raison de dire que ce calendrier avait été un fière pour elle comme candidat.
10:27Il ira au bout, Bruno Retailleau, à vos yeux.
10:29Il ne s'arrêtera pas en chemin, il n'y aura pas de...
10:31Et si Edouard Philippe poursuit aussi,
10:33ni l'un ni l'autre ne sera au deuxième tour.
10:35Mais attendez, vous savez, une campagne présidentielle,
10:38c'est justement l'occasion d'un débat ouvert devant les Français.
10:41Aujourd'hui, ce débat, il commence à peine.
10:44Ne faites pas comme si nous étions à 15 jours de l'élection présidentielle.
10:48Il y a un an devant nous.
10:48Mais ça passe vite.
10:49Et moi, je ne crois pas un seul instant que l'affiche que nous constatons aujourd'hui,
10:55où fleurissent tant de candidatures,
10:57soit celle à laquelle nous assisterons à la veille de l'élection.
11:01Il va y avoir beaucoup de chemin entre-temps.
11:03Et je pense que le plus tôt possible, le débat pourra s'engager, le mieux ce sera.
11:06En tous les cas, pour ce qui nous concerne,
11:08on ne peut que nous reconnaître que nous poussons nos idées dans le débat,
11:13que nous sommes clairs sur notre projet.
11:14Et à quel moment ça se décidera ?
11:15Chaque matin, avec Patrick Roger, nous posons la question
11:18à quel moment ça va se décider dans le camp de la droite et du centre,
11:22savoir qui, au fond, va représenter cette famille élargie ?
11:26Quand ?
11:26C'est l'automne ? C'est Noël ? C'est à quel moment ?
11:29Nous, on a désigné notre candidat maintenant, encore une fois.
11:33On verra comment les choses vont s'organiser
11:35dans la manière dont le débat va s'engager.
11:37Mais je crois que ce qui est certain,
11:39c'est qu'en tous les cas, on ne peut pas faire campagne
11:42en restant silencieux, absent, lointain, distant.
11:45La campagne, elle suppose de s'engager de manière claire.
11:47C'est ce que Bruno Retailleau va faire.
11:49Et j'espère que tous ceux qui prétendent être candidats à l'élection présidentielle
11:52auront la même loyauté vis-à-vis du débat public.
11:54Question de l'actualité, les carburants, Sébastien Lecornu,
11:57qui encourage, vous évoquiez les entreprises à l'instant,
12:00Total Energy a un plafonnement généreux des prix à la pompe.
12:04Il faut y aller ?
12:05Total Energy plafonne déjà ses prix à la pompe.
12:08Qu'est-ce que vous dites qu'il faut laisser tranquille
12:10Patrick Pouyanné, Total Energy, dans cette histoire ?
12:12Ils font ce qu'il faut ?
12:13Non, non.
12:13En fait, ce qui est très intéressant dans la situation qu'on vit,
12:16c'est qu'elle nous permet, malheureusement,
12:18de toucher du doigt la réalité de ce que c'est qu'un pays surendetté.
12:22Dans un monde normal, dans un pays normal,
12:24si tout allait bien pour la France,
12:25on devrait pouvoir aider aujourd'hui les Français
12:28qui ont du mal à faire leur plein.
12:30On devrait pouvoir faire baisser les taxes sur le carburant.
12:34Le problème, c'est que ça coûte extrêmement cher.
12:36Et certains, aujourd'hui, le promettent.
12:39Certains disent qu'on pourrait mettre 15 milliards d'euros aujourd'hui
12:42pour aider tous les Français à acheter leur essence à la pompe.
12:46La vérité, c'est que la France n'en a plus les moyens.
12:48Et là encore, je repose la question à ceux qui ont dirigé ce pays pendant si longtemps.
12:52Aujourd'hui, où est passé l'argent ?
12:54Vous avez d'autres pays en Europe, l'Allemagne, l'Italie,
12:56qui aident les automobilistes,
12:59qui aident leurs citoyens à affronter le prix de cette crise.
13:04Aujourd'hui, la France ne touche pas le plus.
13:05Donc, pas touche à Total Énergie,
13:07et c'est au gouvernement de balayer devant sa porte ?
13:09C'est ce que vous dites ce matin ?
13:10Il faut évidemment soutenir de manière ciblée
13:12ceux qui en ont le plus besoin.
13:14Je pense aux agriculteurs, je pense aux pêcheurs,
13:16je pense aux entreprises de transport,
13:18je pense aux infirmières qui ont besoin de se déplacer
13:20pour aller chez leurs patients.
13:21Il faut aider les professions les plus touchées.
13:23Mais encore une fois, je le redis,
13:25ne soyons pas démagogues.
13:27Aujourd'hui, ceux qui promettent qu'on pourrait soutenir
13:29tous les Français avec le levier fiscal,
13:32en réalité, prennent le risque de faire courir aux pays
13:35en plus d'une crise des carburants, une crise de la dette.
13:35Donc, Sébastien Lecornu est un peu démagogue quand il dit ça.
13:37Alors, finalement, c'est un peu de la démagogie.
13:39Non, non, Sébastien Lecornu, il fait ce qu'il peut,
13:41c'est-à-dire qu'il explique que ce sont les entreprises elles-mêmes
13:43qui devraient baisser leurs prix.
13:44La vérité, c'est qu'il ne le fait que parce que l'État n'a plus les moyens
13:47de faire baisser ses taxes.
13:48Et le vrai sujet, encore une fois,
13:51c'est un sujet de responsabilité de ceux qui nous ont gouvernés
13:54et qui, pendant des années, nous expliquaient
13:55que ce n'était pas grave d'être endettés,
13:57que ce n'était pas grave de dépenser toujours plus,
13:59que les taux étaient bas et qu'on était même absurde
14:01de tirer la sonnette d'alarme sur le niveau de l'endettement.
14:04Aujourd'hui, la vérité, c'est que nous payons les pots cassés
14:06de cette politique totalement inconséquente.
14:08En tous les cas, François Gévé Bellamy,
14:09en conclusion de cet échange,
14:12Jean-Luc Mélenchon, je referme là-dessus,
14:14candidat, vous craignez, vous, une campagne violente
14:17dans les semaines, les mois qui viennent ?
14:19Oui, bien sûr, parce qu'on voit que le climat de violence politique
14:21s'est installé dans le pays
14:22et que la France Insoumise, au lieu de tenter de corriger
14:27cette violence,
14:28ne cesse de l'attiser.
14:30Et on le voit, malheureusement,
14:32depuis des semaines.
14:32On a quand même vécu dans notre pays
14:34des élections municipales marquées par
14:36la mort d'un jeune homme,
14:38quelles que soient ses opinions politiques,
14:39le fait de tuer, en pleine rue,
14:42parce qu'il y a un désaccord politique,
14:45ça devrait être un signal d'alarme
14:47pour toute la classe politique française.
14:49Et en particulier, ça aurait dû être
14:50un signal d'alarme pour la France Insoumise,
14:52dont vient le député qui a fondé la milice
14:55qui a tué, en pleine rue, à Lyon.
14:57Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'aujourd'hui,
14:59on a le sentiment que la France Insoumise
15:00et Jean-Luc Mélenchon lui-même
15:01choisissent la surenchère
15:03plutôt que de tenter,
15:04par tous les moyens possibles,
15:06d'empêcher cette violence de se développer
15:08dans le débat politique français.
15:09Merci à vous, François Gévé Bellamy.
15:11Merci François Gévé Bellamy.
15:13On va commenter dans un instant
15:15ce qui a été dit,
15:16notamment Jean-Luc Mélenchon.
15:17Est-ce qu'il a raison d'ailleurs
15:18de se lancer un an avant l'élection ?
15:20Et que pensez-vous du mode de désignation ?
15:23Ah oui, on l'a commenté,
15:25il est unique.
15:27Donc il n'y a pas de vote.
15:28Et puis en même temps,
15:29vous l'avez vu,
15:30il y a le rapport de Charles Aloncle
15:31sur l'audiovisuel public
15:33qui est dévoilé.
15:34Il y a les propositions,
15:35quelques propositions,
15:36chocs qui sont dévoilées
15:38dans le Figaro.
15:38Qu'en pensez-vous ?
15:39Il y a notamment la fusion
15:40des chaînes.
15:41Tiens, François-Xavier Bellamy,
15:43qu'est-ce que vous en pensez
15:44la fusion des chaînes ?
15:44Par exemple, France 2, France 5,
15:46France Info, France 24
15:47et supprimer quelques chaînes
15:49et faire des économies,
15:50mais pas de privatisation.
15:51Je n'ai pas encore pu lire
15:53le rapport de Charles Aloncle
15:54qui vient d'être publié.
15:56Mais je voulais juste te dire une chose,
15:57c'est que je pense
15:58que c'est une excellente chose
15:59qu'il ait été publié.
16:00Ça aurait été catastrophique
16:02que ce rapport soit empêché
16:04d'être construit par les Français.
16:06C'est une fusion de certaines chaînes
16:07ou pas, public ?
16:08Mais pourquoi pas ?
16:09Encore une fois,
16:09il faut que je lise le rapport.
16:11Le fait est qu'aujourd'hui,
16:13l'audiovisuel public va mal
16:14du point de vue budgétaire,
16:15c'est certain,
16:15et donc il faudra redresser la barre.
16:17C'est absolument nécessaire.
16:19Et le fait que ce rapport
16:20ait pu être publié
16:21est un signe
16:21que notre démocratie est vivante.
16:23Et ça, je crois
16:24que c'était fondamental.
16:25Allez, on va voir ça en détail,
16:26alors que la ministre de la Culture
16:27et de l'Audiovisuel
16:28va recevoir justement aujourd'hui
16:30les deux patronnes
16:30de l'audiovisuel en fait public,
16:32Sibylle Veil
16:32et Delphine Ernot
16:34pour le plan de com'
16:35pour les années qui viennent.
16:368h34 sur Sud Radio.
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