- il y a 4 minutes
Avec Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Maxime Liedot.
00:06Il est 8h16 sur Sud Radio, mon invité politique, ce matin, et Jean-Philippe Tanguy, bonjour.
00:11Bonjour, merci pour votre invitation.
00:12Merci beaucoup d'être avec nous ce matin, député Rassemblement National de la Somme,
00:16et qualifié aussi de monsieur économie du RN.
00:18Ça tombe bien, on va commencer par cela, avec des taxes sur le carburant,
00:22qui sont toujours un énorme problème pour ceux qui nous écoutent et qui sont certainement en train d'aller au
00:26travail.
00:26Vous, vous ne lâchez pas votre idée, faire baisser la TVA de 20% à 5,5 sur l'énergie,
00:32donc sur le carburant,
00:33et ça ne vous gêne pas d'avoir comme ça une aide indifférenciée ?
00:36Non, pas du tout, parce qu'on voit bien, avec la proposition qu'a faite le gouvernement,
00:41avec des critères cumulatifs, personne ne comprend rien,
00:44vous allez avoir beaucoup de classes moyennes qui ne vont pas voir en bénéficier,
00:47il va y avoir des fraudeurs, puisque c'est un serment sur l'honneur, donc c'est n'importe quoi,
00:51donc on voit bien que les honnêtes gens ne vont pas bénéficier de ces aides.
00:53Au fraudeur, Jean-Philippe Tanguy, quand on voit déjà l'usine à gaz, que ça risque d'aide ?
00:57Non, mais justement, il suffit de cliquer, donc vous allez avoir des honnêtes gens,
01:00des honnêtes gens qui ne vont pas cliquer parce qu'ils sont au-dessus,
01:02ils ne sont pas dans les critères, et qui ne vont pas être aidés,
01:05alors qu'ils en ont besoin évidemment, et puis vous allez avoir des gens qui sont malhonnêtes,
01:07qui vont cliquer pour avoir l'aide alors qu'ils font n'importe quoi.
01:10Donc on voit bien que ce genre de machine à gaz ne fonctionne pas,
01:13et nous on a toujours assumé, d'ailleurs, on n'a pas attendu de contradicteurs,
01:17le fait que ce soit une aide pour tout le monde, voilà.
01:18Et puis, on paie suffisamment d'impôts en France, je le rappelle que l'année dernière,
01:22on a encore une augmentation des prélèvements obligatoires totaux de près de 50 milliards d'euros,
01:28et donc on paie suffisamment d'impôts, il faut massivement baisser les taxes sur le carburant,
01:32la TVA, vous avez raison, mais la hausse est tellement forte,
01:35que Marine Le Pen et Jordan Bardella, depuis 2022, disent aussi,
01:39baisser la TICPE, l'assise sur le carburant, aussi 7 centimes,
01:43donc ça fait en tout une baisse de 40 à 45 centimes qu'on propose.
01:46Mais ça, ça fait partie de la théorie, parce que certains vous disent,
01:49encore faut-il après que, par exemple, les distributeurs, les raffineurs,
01:53répercutent entièrement cette baisse de la TVA sur le prix final.
01:56Tout à fait, on est pour un contrôle des marges temporaires.
01:58Donc ça, ça sera avec le contrôle des marges temporaires ?
02:00Bien sûr, parce que, évidemment, si vous baissez, il peut y avoir des opportunistes,
02:04et des gens qui en profitent pour s'en mettre plein les poches,
02:06donc on a toujours assumé un contrôle des marges temporaires.
02:09L'un ne va pas sans l'autre.
02:09Absolument, j'en profite quand même pour tordre le coup,
02:12espèce de canard insoumis qu'on peut bloquer et geler les prix.
02:16Là, la vérité commence à sortir.
02:18Moi, ça fait presque 5 ans, puisque ça fait 5 ans que les insoumis prétendent
02:22qu'on peut geler le prix du carburant.
02:23Là, on commence à comprendre un peu que c'est un mensonge.
02:26Quand vous importez un produit comme le pétrole,
02:29ou comme les produits pétroliers,
02:30gazole, kérosène, essence, transformé en dehors de France,
02:33vous ne pouvez pas bloquer un prix.
02:34En fait, les insoumis, ils veulent payer la différence aux pétroliers.
02:38Il n'y a aucune alternative.
02:39Mais alors, Jean-Philippe Tanguy, comment expliquez-vous
02:41qu'il y ait autant d'opposition à votre idée qui semble bonne ?
02:44Si on vous écoute, par exemple, que répondez-vous ?
02:46Pour commencer, Raphaël Glucksmann,
02:47qui pense que, et qui assure que, en réalité,
02:50votre mesure est non seulement irréaliste,
02:51elle est ensuite populiste,
02:52et ensuite, elle entraînerait la faillite de l'État.
02:54Rien que ça.
02:55Non, mais je pense que M. Glucksmann n'a jamais fait un plein de sa vie.
02:57Et je le pense sincèrement.
02:58Je pense qu'il n'est jamais à la station de service.
03:00Je pense qu'il ne sait pas ce que c'est
03:01de voir son salaire littéralement passer dans le réservoir.
03:05C'est-à-dire qu'on ne va pas avoir assez d'argent
03:06pour boucler le caddie de l'alimentation.
03:09Donc, en fait, je me fiche un peu de ce que pense M. Glucksmann.
03:11Alors, comme je m'attendais à cette réponse,
03:13je suis allé chercher quelqu'un peut-être de plus légitime
03:15qui est la patronne d'ENGIE,
03:16qui s'appelle Catherine McGregor.
03:17Oui, voilà, pas du faire son pas, souvent, non plus, elle.
03:19Bon, ben, elle dit quand même que
03:20peut-être qu'elle a des compétences plus légitimes que M. Glucksmann
03:23et qui explique que ses solutions et vos idées, notamment,
03:25sont mauvaises pour la France
03:26et qu'on ne peut pas laisser ses idées s'installer
03:29parce que non seulement elles sont mauvaises pour la France
03:30mais aussi pour la sécurité énergétique du pays.
03:33Elle, elle est compétente quand même ?
03:34Oui, techniquement, bien sûr,
03:36mais elle est aussi compétente pour défendre les intérêts d'ENGIE.
03:37Et ce qui est très intéressant dans ses déclarations,
03:39si on les prend dans leur intégralité,
03:42c'est qu'elle précise les mesures du Rassemblement National
03:44avec lesquelles elle n'est pas d'accord.
03:45C'est toutes les mesures de privatisation et libéralisation européennes
03:49du marché de l'énergie.
03:50Pourquoi ? Parce que ENGIE, pour les plus anciens d'entre nous,
03:53dont votre serviteur a connu ENGIE,
03:55qui s'appelait Gaz de France,
03:56qui était une entreprise publique
03:58avec un prix garanti du gaz.
04:00L'Union Européenne, malheureusement,
04:01est venue déréguler tout cela
04:02et ça a créé ENGIE.
04:04Et évidemment...
04:05C'est quoi ?
04:05Elle protège en fait avant tout ses intérêts ?
04:07Oui, oui, mais c'est légitime.
04:08Quand vous êtes un patron ou une patronne,
04:10vous êtes là pour défendre votre entreprise.
04:12ENGIE est née de la privatisation
04:13et de la libéralisation des règles européennes de l'énergie.
04:17Donc elle n'est pas contente
04:17avec les propositions du Rassemblement National
04:20qui sont pour le retour d'une forme de monopole
04:23sur les énergies, le gaz et l'électricité,
04:26pour un prix garanti, un prix public de l'énergie.
04:29Parce que nous, on estime que c'est, comment dire,
04:32un bien de première nécessité et un bien stratégique.
04:34On le voit bien depuis la guerre en Ukraine
04:36et la guerre dans le Golfe
04:38et le contrôle des Trois-Dormuz.
04:40Mais j'ajoute quelque chose,
04:41c'est que ENGIE, comme Total d'ailleurs,
04:44ont bénéficié de ce qu'on a appelé l'AREN,
04:46qui était la spoliation...
04:54pour les donner à des intérêts privés
04:56qui les ont revendus sans avoir mis un centime.
04:59Donc en fait, pendant presque 15 ans,
05:00il y a eu un système mafieux
05:02qui consistait à piquer littéralement l'électricité produite
05:05par EDF pour le revendre aux privés.
05:08Comment ?
05:08Elle protège le système mafieux avec ses déclarations.
05:10Le but est de continuer ça.
05:11C'est fini, mais ENGIE s'est beaucoup enrichie là-dessus
05:13et on s'était opposé à eux là-dessus.
05:15Mais moi, je ne dis pas,
05:17Madame McGregor n'était pas dans le système mafieux.
05:20Elle a profité de ce système qui a été fait
05:21entre la Commission et la France.
05:23Ce que je veux dire par là, c'est qu'il faut se méfier
05:25des déclarations des dirigeants d'entreprises.
05:27Non pas parce qu'ils sont malhonnêtes,
05:29mais parce qu'ils défendent des intérêts
05:30qui sont ceux de leur actionnaire,
05:32qui sont ceux de leur entreprise.
05:33Ça peut être les intérêts de la France,
05:34ça peut être convergent.
05:35Il ne s'agit pas de faire évidemment
05:36une nouvelle guerre des classes,
05:38ça n'a pas de sens.
05:39Mais il faut les prendre avec des pincettes
05:40et il faut toujours avoir un esprit critique.
05:42Alors Jean-Philippe Tanguy,
05:43ça ne va pas ranger vos affaires
05:44puisque passons à ce sujet
05:45qui a quand même occupé beaucoup
05:47l'actualité de cette semaine,
05:48à savoir le rapprochement évident
05:50entre le Rassemblement National
05:51et certains membres du patronat.
05:53Outre le dîner de Marine Le Pen
05:54au début du mois,
05:54il y a eu lundi la convocation
05:56d'une certaine manière
05:57de Jordan Bardella au déjeuner du MEDEF.
05:59On parlait de Catherine MacGregor.
06:01Je ne sais pas si vous voyez ça d'un bon oeil,
06:02mais elle a aussi ajouté
06:03que le RN en réalité a 123 députés
06:05qu'on est obligé d'aller les voir,
06:07je cite, de les éduquer.
06:08Donc en fait, ce qu'a fait Jordan Bardella,
06:09c'est qu'il est un bon élève du MEDEF.
06:11Il est en train de se faire éduquer.
06:13Vous voyez cette attitude assez odieuse,
06:16il faut bien dire,
06:16ces mots qui sont utilisés.
06:20maladroits, il faudra la réinterroger dessus.
06:22Les députés sont les élus de la nation.
06:24Nous sommes,
06:24quelle que soit notre famille politique
06:27élue par le peuple français,
06:28on n'a pas été éduqués
06:29par un certain nombre de gens
06:31qui se diraient
06:31que ce serait tout comme tout le monde.
06:32J'invite aussi ceux qui nous écoutent
06:34à regarder parfois
06:35les résultats des grandes entreprises.
06:37Ils ne sont pas toujours brillants.
06:38Donc moi, je n'ai pas de leçon à recevoir
06:40de grands patronats
06:41plus que les salariés.
06:42Les hommes politiques,
06:43ils doivent écouter tout le monde.
06:44On doit écouter évidemment
06:45les salariés, les employés,
06:47les agriculteurs,
06:47les artisans, les retraités,
06:49les fonctionnaires.
06:50Il n'y a pas quand même un sujet
06:50en trompe-l'œil,
06:52Jean-Philippe Tanguy,
06:53avec une partie de votre famille politique,
06:56et je ne suis pas sûr
06:57que ce soit la vôtre d'ailleurs,
06:58qui a besoin et qui a envie
07:00de se rapprocher de ce patronat-là
07:02et qui constate aujourd'hui
07:03qu'en réalité,
07:04ils vont devoir faire des compromis.
07:06Et donc en réalité,
07:06quand on vante les rapprochements,
07:08c'est surtout pour annoter le programme.
07:10Moi, je ne crois pas.
07:11Moi, je crois que c'est important
07:12de dialoguer avec tout le monde,
07:13de comprendre les réalités
07:15d'un certain nombre de l'entreprise,
07:16parce que je rappelle
07:17qu'il n'y a pas un patronat.
07:18Vous avez les patrons de TPE, PME,
07:20les agriculteurs,
07:21les patrons pêcheurs,
07:23ils sont aussi des patrons.
07:26Vous avez des auto-entrepreneurs.
07:27Il y a une diversité du patronat,
07:29comme il y a une diversité des salariés.
07:31On ne peut pas non plus comparer.
07:32Vous êtes ingénieur
07:33sur une plateforme pétrolière
07:34de Total Énergie
07:36à plusieurs dizaines de milliers d'euros
07:37de salaire,
07:38et tant mieux pour vous.
07:39Vous êtes caissière de Total
07:40sur une station-service.
07:42Ce n'est pas la même vie.
07:43Donc les patrons, c'est pareil.
07:45Entre M. Pouyanné
07:45et un petit pompiste
07:47ou une station-service indépendante,
07:49ce n'est pas du tout la même vie.
07:50Pourtant, vous vous appelez
07:50tous les deux un patron.
07:52Nous, on dialogue avec tout le monde.
07:54On est là.
07:54Et c'est le sens de la démocratie
07:55et de la République
07:56pour essayer de créer
07:57une convergence
07:58de l'intérêt national,
08:00de l'intérêt général.
08:01Et il n'y a pas
08:01à être éduqué
08:02par certains ou d'autres.
08:03Il n'y a pas
08:03à obéir à d'autres.
08:04C'est juste dialoguer
08:05avec tout le monde
08:06et échanger.
08:07Et d'ailleurs,
08:08si vous avez été attentif
08:09aussi au retour
08:10sur les interventions
08:11de Marine Le Pen
08:11et de Jordan Bardella,
08:12ça a été très clair.
08:13C'était,
08:13mais nous,
08:14on a expliqué nos programmes,
08:15on échange,
08:16on essaie d'améliorer
08:16parce qu'on peut toujours
08:17s'améliorer,
08:18mais il ne s'agit pas
08:19de ce que les élus
08:20ont été convaincants.
08:21Je prends l'opinion
08:23par exemple du 16 avril
08:24qui expliquait
08:25que c'était plus
08:26que quelque chose,
08:27c'était des patrons
08:28qui étaient consternés.
08:29On voit même
08:30qu'au sein de ceux
08:31qui sont quand même,
08:31vous parliez,
08:32des salariés à l'instant
08:32proches des salariés
08:33que sont les syndicats
08:34qui sont importants en France
08:35ont du mal aussi
08:36à accepter de vous parler.
08:37Donc, c'est sympathique
08:38de faire de la communication autour,
08:39mais est-ce que vous arrivez
08:40à être crédible ?
08:41Oui, enfin déjà,
08:42c'est beaucoup les journalistes
08:43qui font de la communication autour.
08:44Moi, on m'appelle
08:45toute la Sainte-Lornée
08:45pour réagir à tout ça
08:47et créer aussi
08:48des histoires parisiennes.
08:49Donc, ce n'est pas non plus
08:49le Rassemblement National
08:50qui en parle autant.
08:52Les syndicats de salariés,
08:53c'est très intéressant
08:54parce que c'est exactement
08:54ce que je vous disais
08:55entre la base
08:56et certaines élites.
08:58Le Rassemblement National,
08:59c'est le premier parti
09:00des ouvriers.
09:01Jusqu'à 70%
09:02à certains scrutins,
09:06des professions intermédiaires
09:08et donc, on parle
09:09avec la base.
09:10Moi, mon suppléant,
09:11il a dirigé un syndicat
09:12de salariés
09:12pendant plus de 30 ans.
09:14Mais ça, vous le rappelez
09:15tout le temps,
09:15Jean-Philippe Tanguy.
09:16Par exemple, vous avez
09:18toujours le syndicat,
09:19la CFDT,
09:19qui vous qualifie toujours
09:20le fait de vous parler,
09:21c'est cynique et illusoire.
09:22C'est-à-dire que
09:23si vous avez réussi
09:24à casser un peu
09:24ce plafond de verre
09:25au niveau des patrons,
09:26est-ce qu'au niveau
09:26de ces syndicats,
09:27il n'y a pas encore
09:27un travail monumental à effectuer ?
09:29Non, parce que regardez
09:30Maxime Emblar,
09:30député de la Meuse,
09:32ingénieur nucléaire
09:32qui nous a rejoint
09:33aux dernières élections,
09:35il était adhérent CFDT.
09:36Il a été pourchassé
09:37et viré par Mme Léon.
09:39Parce que Mme Léon,
09:40ce n'est pas une démocrate.
09:41Mme Léon,
09:42elle a une petite pré-bande,
09:43elle se croit supérieure
09:44à tout le monde,
09:45elle fait des leçons de morale
09:45et ça fait bien des années
09:48qu'elle n'a pas vu un atelier
09:49ou qu'elle n'a pas vu une usine.
09:50Ce sont des gens, malheureusement...
09:51Ça ne va pas aider
09:51votre dialogue avec elle, ça ?
09:53Non, mais malheureusement,
09:54elle ne veut pas avoir
09:54de dialogue avec moi.
09:55Et vous savez,
09:56ce qui est très intéressant,
09:56c'est que beaucoup de vos collègues
09:58ont proposé des débats
09:59avec Mme Binet de la CGT,
10:00avec Mme Léon de la CFDT
10:02et elle fuit le débat.
10:03Elle l'avait aussi fuit,
10:04Marine Le Pen leur avait proposé
10:05de débattre
10:06pendant la présidentielle de 2022.
10:08Elles ne veulent pas
10:08parce qu'elles ont la trouille.
10:10Trouille de quoi dans ce cas-là ?
10:11Parce qu'elles n'ont rien à nous dire.
10:13Mme Binet et Mme Léon
10:14n'ont rien à défendre contre nous.
10:16Notre programme correspond
10:17à l'intérêt des travailleurs français
10:18sur les conditions de travail,
10:20sur la sécurité au travail,
10:22sur les droits des salariés,
10:23sur la défense de l'outil de production,
10:25sur le produire en France,
10:26le patriotisme économique.
10:28Elles sont dans l'idéologie.
10:29Elles sont au service
10:30pour la CFDT,
10:31du macronisme
10:32et des socialistes depuis toujours,
10:33pour la CGT,
10:34des communistes
10:35et des insoumis.
10:36Voilà, c'est tout.
10:37Donc il faut arrêter
10:37de se cacher derrière son petit doigt.
10:39Ces deux femmes,
10:40vous savez,
10:40on peut être des hommes,
10:41ne défendent pas les salariés.
10:42Ils défendent une prébande.
10:43D'ailleurs, je mets au défi
10:44de ceux qui s'intéressent
10:45d'aller voir comment elles sont élus
10:46pour comprendre le système électoral
10:47de la CGT et de la CFDT.
10:49Bon courage !
10:50Jean-Philippe Tanguy,
10:51sachant que vous êtes député
10:52RN de la Somme,
10:53certes,
10:53le monsieur économie aussi
10:54du Rassemblement National,
10:56ces derniers jours,
10:57on s'est beaucoup arrêté
10:57sur une proposition
10:59du patronat
11:00mais qui concerne également
11:02beaucoup de métiers.
11:03C'est la nécessité
11:04de régulariser
11:05énormément de personnes
11:07qui sont immigrées en France,
11:08énormément de travailleurs
11:10clandestins notamment
11:10parce que l'activité économique
11:12en a besoin.
11:13C'est ce qui s'est passé
11:13en Italie,
11:14c'est ce qui s'est passé
11:15il y a encore quelques heures
11:16en Espagne.
11:17Est-ce que vous,
11:17si vous accédez au pouvoir demain,
11:19vous pourrez échapper
11:19à cette réalité-là ?
11:20Oui, tout à fait
11:21et ça n'a rien à voir
11:22avec la réalité du travail.
11:23Le chômage en Espagne
11:24est catastrophique
11:25pour les jeunes.
11:26En Italie,
11:27les jeunes ont tellement mal
11:28à accéder au monde du travail
11:29qu'ils vivent chez leurs parents
11:30jusqu'à parfois 30-35 ans
11:32ce qui les empêche
11:33de faire des familles,
11:33d'avoir des enfants.
11:35Donc c'est un piège,
11:36la régularisation des clandestins
11:37est un piège monumental.
11:38C'est contre l'intérêt
11:39des travailleurs.
11:40Aujourd'hui,
11:40ne soutient pas l'économie
11:41en France par rapport
11:41à ce qu'on a.
11:42C'est n'importe quoi,
11:43ça n'a jamais soutenu
11:44l'immigration dans un pays
11:46où il y a du chômage de masse
11:47ne soutient pas l'économie.
11:49L'immigration dans un pays
11:50qui a besoin de bras,
11:52par exemple,
11:52les 30 glorieuses en France,
11:53oui, les migrations
11:54et les immigrés
11:54ont participé
11:55de manière importante
11:57à la richesse de la France
11:58parce qu'on avait besoin
11:59de bras pour nous aider.
12:01Mais aujourd'hui,
12:02le chômage est structurel
12:03en Italie,
12:04en France,
12:04en Espagne.
12:05Faire venir des immigrés
12:07non qualifiés
12:08aggrave
12:08cette situation
12:10du marché du travail,
12:11gèle les salaires,
12:12voire fait baisser
12:13les salaires
12:14et maintenir un chômage
12:15hallucinant.
12:18Vous continuez à renvoyer
12:20ces travailleurs
12:21qui prennent actuellement
12:23des jobs
12:23que les Français
12:24visiblement ne veulent pas prendre.
12:25Vous, vous arrivez au pouvoir.
12:26Pas de réalité économique.
12:28Pas de pragmatisme économique.
12:29Ce n'est pas de réalité économique,
12:30c'est un mensonge
12:30organisé par un certain patronat.
12:32Vous pouvez retrouver
12:33des archives radiophoniques
12:35des années 70.
12:36Vous avez déjà
12:37le lobby
12:39de la restauration
12:40du BTP
12:41qui nous explique
12:42qu'ils ont déjà besoin
12:43de métiers en tension.
12:44Il y a, comment dire,
12:466 millions de chômeurs
12:46en France.
12:47Ils ne demandent qu'aide formée.
12:49Je vous rappelle qu'il y a
12:49le scandale
12:50de la formation professionnelle
12:51plus de 30 milliards d'euros
12:52qui est très mal utilisé,
12:54qui fait des drames humains,
12:55qui fait du gaspillage
12:56d'argent public,
12:57des carrières brisées
12:58alors qu'on devrait
12:59les accompagner.
12:59Et les Français,
13:00ils veulent travailler.
13:01Ils veulent travailler
13:02dans des conditions de travail
13:03dignes.
13:04Prenons la restauration.
13:05C'est sûr que si vous devez
13:07venir faire
13:08une heure de RER
13:09le matin
13:10à 5h du mat,
13:12travailler 4h,
13:13être arrêté 8h,
13:14reprendre 4h
13:15et repartir chez vous
13:16à minuit,
13:16personne ne veut travailler
13:17comme ça.
13:17Et c'est normal.
13:19Donc c'est sûr que si vous devez
13:19devenir des pauvres gens
13:20qui vont accepter
13:21n'importe quelles conditions
13:22de travail,
13:22mettre leur santé en péril
13:24et accepter n'importe quoi,
13:25ce n'est pas comme ça
13:26qu'il y aura du progrès social
13:27et de la prospérité.
13:28Donc il faut des conditions
13:29de travail dignes.
13:30Il faut arrêter
13:30de matraquer évidemment
13:32avec des charges
13:33et des impôts
13:34les entrepreneurs.
13:35Il faut permettre
13:35aux Françaises et aux Français
13:36de travailler
13:37dans de bonnes conditions
13:38et là il n'y aura
13:38pas de problème.
13:39En Picardie,
13:40les gens ils bossent.
13:41Les Français ils bossent dur
13:42contrairement à ce qu'on dit.
13:43Est-ce que c'était
13:44une bonne condition
13:45ça jardinier de la famille Le Pen ?
13:47Non mais
13:48Madame Le Pen
13:49vous savez est très âgée,
13:51je crois qu'elle a 94 ans,
13:53je trouve que
13:53aller lui chercher
13:54des noises là-dessus
13:54ce n'est pas très classe.
13:56Parce que c'est ce qu'on fait.
13:57Le fait de dénoncer
13:58que le jardinier
13:59c'était en situation irrégulière,
14:00c'est une info
14:01qui est sortie hier.
14:03Il faut appliquer la loi
14:04mais est-ce qu'à 94 ans
14:06est-ce que l'épouse
14:09défaite Jean-Marie Le Pen
14:10était au courant
14:11des conditions
14:12de séjour de jardini ?
14:13Je ne sais pas.
14:14Je ne sais pas.
14:15Non.
14:16Par contre il faut le renvoyer
14:17oui évidemment.
14:18Autre sujet
14:19qui concerne là aussi
14:20le travail
14:20c'est l'électrification
14:21massive de la société
14:23qui a été promise
14:24par le gouvernement.
14:25On l'a vu encore
14:26ces dernières heures
14:26par exemple
14:27les aides à la rénovation énergétique
14:28la fameuse
14:30MaPrimeRénov'
14:30ne subventionneront plus
14:31notamment les rénovations globales
14:33qui prévoient
14:33de conserver
14:34un chauffage au gage.
14:35On a également vu
14:36de nouvelles annonces
14:36sur le logement.
14:38Est-ce que tout cela
14:38ça va dans le sens
14:40que vous souhaitez
14:40Jean-Philippe Tanguy ?
14:41Mais encore faut-il avoir
14:42des entreprises françaises.
14:44Vous savez que l'entreprise
14:46française de fabrication
14:47de pompes à chaleur
14:47a été vendue
14:48à des intérêts étrangers
14:49en décembre dernier.
14:51Il n'y a que le Rassemblement National
14:52qui est intervenu
14:53pour demander qu'on garde
14:54ce champion industriel français
14:56qu'on le développe.
14:56Si on va mettre
14:57des milliards d'euros
14:58et il faut le faire
14:59dans la transition énergétique
15:00dans l'indépendance énergétique
15:01il faut que ça aille
15:02des entreprises françaises
15:03il faut faire
15:05toujours les mêmes erreurs.
15:06Souvenez-vous
15:06des subventions
15:07aux panneaux solaires.
15:08Il y avait des fabricants
15:09de panneaux solaires
15:09en France et en Europe.
15:11On fait un chèque public
15:12de 20 milliards d'euros
15:13pour toute l'Europe.
15:14Tout ça va en Chine
15:15parce qu'on a été incapables
15:16de faire...
15:16Enfin incapables,
15:17ils n'ont pas voulu.
15:18Mais ça va changer.
15:19Jean-Philippe Tanguy
15:19on va...
15:20Bien sûr que si
15:21Emmanuel Macron
15:22a annoncé
15:24la méthode Notre-Dame.
15:25C'est révolutionnaire ça.
15:27J'ai été complètement consterné
15:28par ce discours
15:29qui en plus a été relayé
15:30comme si c'était merveilleux.
15:32Donc 150 projets industriels
15:33en France.
15:34Mais il ne faut pas
15:34150 projets industriels
15:35en France.
15:36Il en faut 150 par département.
15:37Il faut tout simplifier.
15:39Et d'ailleurs,
15:39M. Macron s'est contredit
15:40dans son discours
15:41parce qu'il dit
15:41que c'est scandaleux
15:42de devoir mettre
15:436 ans pour faire un poulailler.
15:45Bon ben oui,
15:45mais les poulaillers
15:46ne sont pas dans
15:46ces 150 projets exceptionnels.
15:49Il faut simplifier,
15:51déréguler
15:52l'ensemble
15:53des procédés
15:54en France.
15:55Parce qu'en fait,
15:55c'est de la bureaucratie
15:56dans la bureaucratie.
15:57C'est-à-dire,
15:57il y a des règles bureaucratiques
15:58qui empêchent les gens
15:59de bosser
15:59et d'investir
16:00dans des projets.
16:01Donc on va demander
16:01à la bureaucratie
16:02de choisir parmi
16:03tous les projets en France
16:04des projets
16:04qui ne seraient pas
16:05dans la bureaucratie.
16:06Enfin,
16:06c'est n'importe quoi.
16:07Vous voyez,
16:08on a l'impression
16:08d'être dans
16:09les 12 travaux d'Astérix.
16:10Quand Astérix et Obélix,
16:11ils vont chez les fonctionnaires
16:12qui deviennent fous,
16:13qui deviennent un asile
16:13sur Terre.
16:14Bon ben voilà,
16:15le Macronisme,
16:15c'est l'asile des fous.
16:18Le Macronisme,
16:18c'est l'asile des fous
16:19des 12 travaux
16:21d'Astérix.
16:22Bon,
16:22merci beaucoup,
16:23Jean-Philippe Tanguier,
16:29je fais sa pub,
16:30j'encourage à l'acheter,
16:31à lire,
16:31c'est toujours très intéressant.
16:33Ah,
16:33il n'est pas devenu
16:34un peu infréquentable
16:35ces derniers temps ?
16:36Vous continuez toujours
16:36à trouver de l'intérêt
16:37à sa prise de position ?
16:38Oui,
16:39mais moi vous savez,
16:40je ne suis pas un salaud,
16:40donc je ne renie pas
16:42ma famille politique.
16:43J'ai travaillé avec 10 ans
16:44avec Nicolas Dupoyant,
16:45c'est un honnête homme,
16:46on n'a pas été d'accord
16:46sur la stratégie,
16:47on a des désaccords
16:48parfois sur le fond,
16:49mais c'est un honnête homme
16:49qui d'ailleurs a été
16:50brillamment réélu
16:51avec son équipe
16:52à la mairie d'hier
16:53et je les embrasse tous
16:53parce que je les connais
16:54depuis 10 ans.
16:55Au point,
16:55en espérant que cette réconciliation
16:57va quand même permettre
16:58peut-être une alliance
16:59en 2027,
16:59ce n'est pas interdit ça ?
17:00Mais peut-être,
17:02peut-être.
17:02Vous le souhaitez quand même,
17:03non ?
17:03Oui,
17:04mais peut-être,
17:04Nicolas Dupoyant,
17:05par exemple,
17:05a choisi le Frexit.
17:07Pendant des années,
17:08moi j'étais avec lui,
17:09on n'était pas sur le Frexit,
17:10donc je ne comprends pas
17:11cette prise de position.
17:12Bon,
17:13mais libre à lui
17:14de le faire,
17:15voilà.
17:15On a toujours été
17:16sur une position séguiniste,
17:17Charles-Pascois-Gaulienne
17:19de réforme de l'intérieur
17:20de l'Union Européenne,
17:22de la défense
17:22de la liberté de la France.
17:23Je n'ai pas trop compris
17:24qu'il embraye le Frexit,
17:25mais ça empêche
17:26qu'il est intéressant
17:27à écouter, bien sûr.
17:28Bon,
17:28mais merci beaucoup
17:28Jean-Philippe Dengui
17:29d'avoir été avec nous,
17:30député RN de la Somme,
17:31le monsieur économie du RN,
17:32avec qui on avait donc
17:33énormément de questions,
17:35énormément de sujets
17:36à aborder dans un instant.
17:37Avec vous aussi,
17:37amis auditeurs,
17:380826 300 300,
17:40c'est une petite phrase
17:40du président de la République.
17:41Emmanuel Macron,
17:42il l'a assuré,
17:43non,
17:43je ne ferai plus de politique,
17:45je n'en ai pas fait avant,
17:45je n'en ferai plus après.
17:46Qu'est-ce que vous en pensez ?
17:47Vous, par exemple,
17:48Jean-Philippe Dengui,
17:48qu'est-ce que vous en pensez ?
17:49Il ne fera plus de politique
17:50après 2027,
17:51le président de la République ?
17:52Si seulement,
17:52il n'en avait pas fait avant.
17:54Voilà,
17:54la réponse est donnée.
17:55Arlette Chabot dans un instant,
17:56Emilien Hurtement pour Mayenne
17:57qui nous rejoigne,
17:58et vous,
17:59au standard.
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