- il y a 7 minutes
Avec Stéphane Troussel, président du département de Seine-Saint-Denis et porte parole du PS
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili.
00:06Jean-François Aquili est votre invité politique ce matin sur Sud Radio, c'est Stéphane Troussel.
00:11Stéphane Troussel, président du département de Seine-Saint-Denis et porte-parole du Parti Socialiste.
00:16Bonjour Stéphane Troussel.
00:17Bonjour.
00:18La gauche socialiste a-t-elle déçu les quartiers populaires là où LFI fait une percée dans les villes conquises
00:25aux dernières élections municipales ?
00:27On va parler de ce qui se passe chez vous, notamment à Saint-Denis et la Courneuve.
00:33Alors, ce que je remarque quand même, c'est que si on fait le bilan de ces élections municipales, la
00:38gauche et les socialistes en particulier ont gagné des villes.
00:41C'est 123 villes, c'est au total 800 villes dans le pays.
00:46Il ne s'agit pas de nier un certain nombre de réalités électorales dans certaines villes.
00:51Mais quand je regarde dans mon département les quatre villes qui sont gagnées, par exemple, sur la droite en Seine
00:57-Saint-Denis,
00:58eh bien, c'est des maires socialistes ou des maires citoyens qui ont rassemblé la gauche socialiste, écologiste, communiste.
01:06C'est vrai à René-sous-Bois, c'est vrai à Villepinte, c'est vrai à Blanc-Ménil, c'est
01:12vrai également à Auvergne-Villiers.
01:14Et à l'inverse, les Insoumis en Seine-Saint-Denis, mais comme dans 9 cas sur 10 des villes qu
01:20'ils ont gagnées,
01:21ils ont gagné sur des villes qui étaient déjà à gauche.
01:24Avec un repli identitaire qui s'est exprimé dans ces villes, Stéphane Troussel.
01:29Moi, je n'aime pas cette catégorisation.
01:32Il faut dire que...
01:33Ce ne sont pas des catégorisations, ce sont des faits.
01:34Non, mais il faut dire que la gauche, et les socialistes en particulier, n'ont pas assez tôt donné leur
01:43chance,
01:44donné à voir aussi ce que sont nos territoires, y compris par des incarnations.
01:48Quand Magali Thibault, elle gagne à René-sous-Bois,
01:51eh bien, c'est une jeune femme implantée depuis longtemps, issue d'un quartier populaire de René-sous-Bois.
01:58Quand Mélissa Youssouf, elle gagne à Villepinte...
02:00Stéphane Troussel, je vous interromps, quand vous voyez Ali Diwara, la France insoumise,
02:06qui a sorti, si je puis dire, celui que vous souteniez...
02:09Mais Omarou Doucouré, il est issu des 4000, comme lui, comme la candidate communiste,
02:15comme moi-même, par ailleurs, il y a longtemps, de la cité des 4000.
02:17Quand vous le voyez Ali Diwara remettre l'écharpe tricolore à une élue,
02:21voilée sous les applaudissements, qu'est-ce que cela vous fait, vous,
02:25personnalité socialiste et laïque, par définition ?
02:28Attendez, ne confondons pas tout.
02:30Non mais attendez, ne confondons pas tout.
02:34Le port du voile ne fait pas, ne met pas la distinction entre...
02:37Ça vous a choqué ou pas ?
02:38Attendez, le port du voile...
02:40Jean-François Akili...
02:42Jean-François Akili...
02:44Le port du voile ne fait pas la distinction entre républicain ou non-républicain.
02:50On est laïque dans notre pays,
02:52et un élu, bien évidemment, dans l'exercice d'un certain nombre de missions,
02:56il doit se conformer à ce principe de la laïcité.
02:59Mais encore une fois, le fait de porter un voile pour un élu de la République,
03:04dans un certain nombre de circonstances, ne fait pas la distinction...
03:07Pour vous, donc, c'est acceptable, désormais ?
03:09Mais ce n'est pas une histoire d'acceptable.
03:10Encore une fois, il y a des règles dans notre République.
03:14Et le fait d'être un élu et de porter le voile, encore une fois, ne met pas la distinction
03:19entre le fait que vous êtes respectueux ou non des principes de laïcité.
03:24Moi, je suis pour qu'on applique la laïcité de manière stricte, mais qu'on n'ait pas une extension
03:28permanente de ce que doit être la laïcité.
03:31Donc là, dans l'enceinte de la mairie, qu'une adjointe au maire porte le voile, pour vous, c'est
03:36possible ?
03:37Regardez les textes.
03:38Quand vous célébrez un mariage, vous ne devez pas le faire,
03:42parce qu'en l'occurrence, vous êtes un officier de l'État civil,
03:47et là, vous êtes tenu à ce principe de neutralité.
03:52Ce n'est pas le cas dans les autres usages d'un élu de la République.
03:56Donc, pour vous, c'est acceptable, c'est un virage qui est...
04:00Mais la question n'est pas acceptable ou pas acceptable, Jean-François qui lit.
04:04La règle, c'est d'appliquer les textes, la loi, les principes.
04:09Stéphane Troussel, je voudrais vous faire réagir à ces déclarations qui ont fait couler beaucoup d'encre.
04:13Celle du maire de Saint-Denis, élu au premier tour Bali-Bagayoko,
04:18à propos des agents municipaux, c'est la première déclaration,
04:21qui, quand il dit, celles et ceux, qui pour des tas de raisons, qui peuvent les regarder d'ailleurs,
04:26ne sont pas en phase avec le projet politique, forcément, ils partiront.
04:30Est-ce que c'est une dérive à vos yeux ?
04:32En tout cas, il faut faire attention à la manière dont à la fois il dit et il fera les
04:39choses.
04:40Parce que, bien évidemment, là aussi, il y a un statut de la fonction publique territoriale
04:46avec des agents publics qui ont à la fois des droits et des devoirs.
04:51Le devoir, c'est notamment un devoir de réserve, mais ils ont aussi des droits.
04:57Et donc, les élus que nous sommes, ils n'ont pas à faire preuve d'ostracisme vis-à-vis d
05:07'agents
05:07qui ne partageraient pas la totalité de son point de vue.
05:12Et donc, ils ont des droits.
05:13Comment vous interprétez cette déclaration au juste ?
05:16Bah, écoutez, elle est surprenante, en tout cas, au moins dans sa formulation.
05:20Et donc, les agents de Saint-Denis, mais comme d'autres villes, ils ont des droits.
05:24Ils ont des droits et des devoirs.
05:26Et quand vous voyez le nouveau maire de Saint-Denis qui veut désarmer progressivement,
05:29il commence par les LBD, les policiers municipaux, qu'est-ce que vous dites ?
05:32Bah, un, sur le fond, je ne suis pas d'accord avec lui.
05:35Mais sur la forme, personne n'est totalement surpris puisqu'il l'avait inscrit dans son programme politique.
05:41C'est vrai, et d'ailleurs, c'était la ligne politique de sa formation politique LFI.
05:47Madame Pannot s'était exprimée au cours de la campagne municipale.
05:51J'ai remarqué que d'autres maires insoumis, je pense à celui de Roubaix,
05:55c'était au lendemain de la déclaration de Mathilde Pannot opposée à cette règle.
05:59Stéphane Troussel, est-ce que de fait, vous craignez une montée de la violence à Saint-Denis après tout ?
06:03C'est une ville où le narcos trafic est très présent.
06:07Bah, écoutez, d'abord, on va...
06:09Quel signal s'envoie ?
06:10Je ne suis pas favorable au fait de...
06:14Je pense qu'il y a une attente très forte de nos concitoyens
06:17d'avoir des actions de police municipale qui soient adaptées aux situations locales.
06:23Et à l'évidence, à Saint-Denis et dans d'autres villes,
06:26on a besoin d'avoir une action municipale en matière de police qui soit particulièrement forte.
06:32Je ne crois pas que ce soit la bonne direction.
06:34Mais encore une fois, son programme, il n'y a pas de surprise dans son programme.
06:38J'entends bien, parce que je vous pose la question,
06:39parce que Mathieu Annotin, qui a été battu, que vous soutenez, qui est socialiste, etc.,
06:42avait affirmé que des narcotrafiquants et des dealers tenteraient d'influencer le vote en faveur de M. Bakayoko.
06:47Certains journaux affirment la présence de dealers le soir de l'élection du maire.
06:51Est-ce que c'est une réalité ? C'est Mathieu Annotin qui le disait.
06:56Oui, écoutez, moi, je ne suis pas en mesure de dire cela.
07:00Donc, vous savez, je crois qu'il faut maintenant...
07:03Le débat politique a eu lieu.
07:05Il a été âpre, il a été vif, il a été dur.
07:08La campagne municipale est terminée.
07:11Ce que je souhaite, c'est que nos villes, parce qu'elles sont fragiles,
07:15parce qu'elles affrontent des défis majeurs,
07:17parce que les populations rencontrent des difficultés,
07:19je souhaite que nos villes, la Seine-Saint-Denis tout entière,
07:23elles retrouvent de l'apaisement et de la sérénité.
07:25Elles en ont besoin.
07:26Est-ce que vous y voyez là la marque de Jean-Luc Mélenchon,
07:30de son concept de nouvelle France,
07:33qui peu à peu va s'imposer dans votre département de Seine-Saint-Denis ?
07:36C'est une sorte de laboratoire, quelque part.
07:38Mais Jean-François...
07:39Il y a 2023 qui arrive.
07:402027, vous voulez dire.
07:412025 qui arrive.
07:42Jean-François Aghéli.
07:44Moi, je n'ai pas besoin de Jean-Luc Mélenchon pour dire...
07:47Non, mais je n'ai pas besoin de Jean-Luc Mélenchon
07:49pour considérer que les élus de la République,
07:53dans leur territoire,
07:55il faut qu'ils représentent la diversité sociale,
07:59la diversité d'origine,
08:01d'avoir des élus qui incarnent nos populations.
08:03Ce qui a fait la force des partis de gauche,
08:06c'est quand ils étaient capables d'avoir des élus
08:09issus de l'histoire politique, sociale,
08:12aux origines diverses.
08:14Et donc, moi, je regrette d'ailleurs
08:17que les partis de gauche, on va dire traditionnels,
08:20n'aient pas bien avant été capables de mettre en avant
08:24et de faire émerger une grande diversité d'élus.
08:29Oui, la France...
08:29C'est un peu un ratage du Parti Socialiste,
08:31parce qu'au fond, Jean-Luc Mélenchon...
08:32Mais pas spécialement du Parti Socialiste,
08:34pas spécialement du Parti Socialiste,
08:36de la gauche traditionnelle dans son ensemble.
08:40Et donc, moi, je suis très heureux
08:42quand, encore une fois,
08:43Sofiane Karoumi à Aubervilliers,
08:45Demba Traoré au Blanc-Ménil,
08:47Mélissa Youssouf à Villepinte,
08:50Magali Thibault à Ronny Soubois...
08:52Vous voyez, les noms que je vous ai cités,
08:53ils sont issus soit du Parti Socialiste,
08:57soit des écologistes,
08:58soit de la gauche citoyenne.
08:59Il était temps !
09:00Jean-Luc Mélenchon est en train de jouer
09:02sur une rhétorique identitaire
09:04en vue de 2027, effectivement.
09:06Vous ne le redoutez pas ?
09:07Là-dessus, il va jouer là-dessus ?
09:08À sur fond d'accusations de racisme en permanent ?
09:10On a eu l'antifascisme,
09:12maintenant, il y a le racisme qui arrive.
09:13Mais mon problème avec Jean-Luc Mélenchon,
09:16ce n'est pas celui-là.
09:16Mon problème, d'abord et avant tout,
09:18avec Jean-Luc Mélenchon,
09:19c'est qu'il passe son temps à fracturer,
09:22à opposer, à diviser.
09:23Et que, ce faisant,
09:25il ne permet pas à la gauche de progresser.
09:27Et d'ailleurs, dans ces élections municipales,
09:30c'en est l'illustration.
09:31Les gains qu'ils réalisent,
09:32que la France Insoumise,
09:33elle réalise,
09:34ce n'est pas sur la droite et l'extrême droite.
09:36C'est d'abord sur la gauche.
09:38Or, la gauche, aujourd'hui,
09:39la question, ce n'est pas de se prendre
09:40des parts de marché les uns et les autres.
09:42C'est de progresser.
09:44La gauche, elle fait quoi ?
09:4530-35% dans le pays ?
09:47Est-ce que c'est comme ça
09:48qu'on va battre la droite et l'extrême droite ?
09:50Et donc, oui,
09:51quand les quatre maires élus
09:53que je viens de vous citer,
09:54ils ont gagné contre la droite,
09:55et même contre l'extrême droite,
09:57au Blanc-Ménil,
09:58voilà ce qu'il nous faut.
09:59C'est de faire en sorte de cesser,
10:01de cesser en permanence,
10:03d'opposer, de diviser, de fracturer,
10:05mais d'avoir une gauche qui rassemble,
10:07pas qui s'insulte, pas qui divise.
10:09Alors justement,
10:10la gentrification, par exemple,
10:11est-ce que c'est un problème
10:12pour votre département de Saint-Denis ?
10:14Encore lui, Bali Bagayoko,
10:16qui a accusé son prédécesseur,
10:18Mathieu Anotin,
10:19d'avoir accéléré le mouvement à Saint-Denis.
10:21Sa déclaration, vous l'avez entendu,
10:23ceux qui sont venus sont les bienvenus,
10:25à une condition,
10:26qu'ils participent à la communauté de destin,
10:28Stéphane Troussel,
10:29c'est-à-dire respecter ceux qui ont toujours été là,
10:31qui ont fait l'identité du territoire.
10:34Comment est-ce que vous interprétez cette déclaration,
10:36qui est quand même surprenante ?
10:37C'est surtout que Bali Bagayoko
10:40n'est pas un nouvel élu.
10:42Bali Bagayoko,
10:43il a été maire adjoint
10:45de Patrick Braouzek
10:47et de ses successeurs
10:48pendant près de 20 ans.
10:50Donc, expliquer qu'il y a une forme
10:52de gentrification à Saint-Denis
10:54qui serait le fait
10:55simplement du précédent maire,
10:57ça ne correspond pas à la réalité.
11:00La réalité de l'île de France aujourd'hui
11:03et notamment du Grand Paris,
11:04c'est que, oui,
11:06il y a un certain nombre de phénomènes,
11:08notamment de transformation
11:10aux portes de Paris
11:12avec le développement des transports.
11:14Et de mon point de vue,
11:16le principal risque pour la Seine-Saint-Denis,
11:18ce n'est pas la gentrification.
11:19Le principal risque de la Seine-Saint-Denis,
11:22c'est l'accroissement des écarts
11:23entre des populations
11:26qui vont de mieux en mieux
11:28et à l'autre bout,
11:29des populations qui vivent
11:31de plus en plus mal
11:32avec de la précarisation,
11:34avec de la pauvreté,
11:35avec de l'exclusion.
11:36C'est un échec, ça, selon vous ?
11:37C'est vous qui dirigez le département.
11:38Vous n'avez pas la responsabilité de tout.
11:40J'entends bien,
11:41mais quand même,
11:42ça se passe chez vous.
11:43C'est une forme d'échec.
11:45Notamment dans ce département
11:46de la Seine-Saint-Denis,
11:47mais encore une fois
11:47à l'échelle du Grand Paris
11:48et de l'Île-de-France,
11:50oui, il y a de la ségrégation.
11:53Il y a des inégalités
11:55de plus en plus fortes,
11:57des inégalités territoriales,
11:59sociales, fiscales, financières.
12:00C'est à la fois la région
12:01et le Grand Paris,
12:03c'est à la fois le territoire
12:04le plus riche,
12:05le plus puissant,
12:06mais marqué par les inégalités
12:07les plus fortes.
12:08Est-ce que c'est normal
12:09que chaque soir,
12:10en Seine-Saint-Denis,
12:11il y ait quatre fois plus
12:12de nuitées d'hôtels,
12:13d'hébergement d'urgence
12:14qu'il n'y en a
12:15dans le département
12:16des Hauts-de-Seine ?
12:17Jusqu'à quand ces écarts,
12:19ces inégalités vont perdurer ?
12:21Il faut de la volonté politique
12:22pour justement remettre
12:24de la justice et de l'égalité
12:25entre les territoires
12:26et les citoyens.
12:27Stéphane Troussel,
12:27vous êtes également
12:28porte-parole du Parti Socialiste.
12:30Olivier Faure,
12:30peut-il rester à la tête du PS ?
12:33On a vu ce qui s'est passé
12:34à la sortie du Bureau national
12:35de mardi dernier,
12:36affrontement direct,
12:37ça a été raconté
12:39dans tous les sens,
12:40dans la presse,
12:40entre lui et l'allié Boris Vallot.
12:43Il est contesté,
12:44Olivier Faure, désormais ?
12:45Écoutez, moi,
12:46il s'avère que j'ai
12:47de l'amitié,
12:48de la sympathie
12:49pour à la fois
12:49l'un et l'autre.
12:50Mais je ne participerai pas
12:52à je ne sais quelle nuit
12:53des longs couteaux
12:54en ce moment.
12:56Vous les avez en garde
12:57à alterner,
12:57c'est ça les deux ?
12:58En tout cas,
12:59j'ai beaucoup de sympathie
13:01pour l'un et l'autre,
13:02à la fois sur la forme
13:02ou sur le fond.
13:03Ils se déchirent.
13:03Mais attendez,
13:04on est à un an
13:05de l'élection présidentielle.
13:06L'extrême droite
13:07est aux portes du pouvoir.
13:08Est-ce que le spectacle
13:09que l'on donne actuellement
13:11est à la hauteur des enjeux ?
13:13Donc, ce dont on a besoin,
13:14c'est de se retrousser les manches.
13:15Qu'est-ce que vous leur dites ?
13:16Vous leur dites quoi ?
13:17Halte au feu ?
13:17Bien évidemment que je leur dis
13:18halte au feu.
13:20Et il faut surtout
13:20se mettre au travail
13:21à la fois pour regrouper la gauche,
13:24pour travailler sur le fond,
13:25pour porter un projet
13:26et une incarnation
13:28qui permette
13:28de rassembler la gauche.
13:30Parce que si on laisse s'installer
13:31le match
13:33Bardella-Mélenchon,
13:34eh bien,
13:34c'est la défaite assurée
13:35pour la gauche
13:36l'année prochaine.
13:37Parce que c'est ça, finalement,
13:39le principal souci.
13:40C'est qu'à force d'opposer,
13:41de diviser,
13:42de fracturer la société,
13:43ce que je constate,
13:44à moins qu'on s'en remette,
13:46comme le propose
13:47Jean-Luc Mélenchon,
13:48à la magie du second tour,
13:49eh bien,
13:50c'est la victoire
13:51assurée de l'extrême droite.
13:52Vous citez Jean-Luc Mélenchon.
13:52Ce match n'est pas le bon.
13:53Vous voyez les sondages aujourd'hui,
13:55si l'élection avait lieu,
13:56c'est l'expression consacrée
13:58des instituts,
13:59ce dimanche,
14:01on aurait cette finale
14:02tout de suite, là.
14:02Oui, enfin,
14:03ce que je constate,
14:03c'est que cette finale,
14:05elle se terminerait mal.
14:06Et donc,
14:06il y a urgence
14:07pour tous ceux
14:08qui veulent empêcher
14:09que l'extrême droite
14:10arrive aux portes du pouvoir,
14:11eh bien,
14:12d'être capable
14:12de monter une dynamique puissante.
14:14Stéphane Troussel,
14:15une question,
14:16cette primaire socialiste,
14:17il faut qu'elle ait lieu,
14:18cette primaire,
14:19à gauche,
14:19pardonnez-moi,
14:20avec le Parti Socialiste,
14:21il faut qu'elle ait lieu,
14:22oui ou non ?
14:23Si c'est,
14:24pour être très clair,
14:25je n'ai emploié cette expression,
14:27si c'est une petite primaire
14:28des chefs
14:29où chaque mois,
14:30Olivier Faure se regroupe
14:33avec 3-4 personnalités
14:35du groupe écologiste
14:36de l'Assemblée nationale,
14:37du groupe écologiste
14:38à l'Assemblée nationale,
14:39ça ne va pas suffire.
14:40Donc,
14:41soit on est capable de,
14:42comme ça a été le cas,
14:44notamment pendant
14:45les élections législatives
14:46anticipées de 2024,
14:48de faire que la gauche associative,
14:50la gauche syndicale,
14:51la gauche citoyenne
14:52de ce pays
14:53se disent
14:53on ne laisse pas s'installer
14:55ce match
14:55qui va se finir mal
14:56pour notre pays,
14:57soit cette petite primaire
14:59ne va pas suffire.
15:00Donc,
15:00il faut d'abord
15:01faire monter une dynamique
15:02puissante.
15:03Il y a des gens quand même
15:04dans ce pays
15:04qui sont capables
15:05de s'envoluer.
15:06Vous n'aurez pas
15:06François Hollande,
15:06vous n'aurez pas
15:07Raphaël Glucksmann
15:10qui font cavalier seul,
15:11vous n'aurez pas cette primaire.
15:12Pourquoi parler d'une primaire
15:13alors qu'elle n'aura pas lieu,
15:14Stéphane Troussel,
15:15ou vraisemblablement
15:16vous n'arrivez pas
15:16à l'organiser
15:17tel que vous la souhaitez ?
15:18Moi,
15:19ce que je souhaite,
15:20c'est que tous ceux
15:20qui sont attachés
15:21aux valeurs de la gauche,
15:23dans les partis politiques,
15:25dans les syndicats,
15:26dans les associations,
15:28dans différents mouvements
15:29qui s'organisent
15:30depuis des années
15:31dans la société,
15:32qui mènent un certain
15:33nombre de combats
15:34pour la justice,
15:35pour l'égalité,
15:35pour la démocratie,
15:36pour l'écologie,
15:37que tout cela se dise...
15:38Olivier Faure doit-il clarifier
15:40sa relation avec
15:42Jean-Luc Mélenchon ?
15:43Vous ne pouvez pas appeler
15:44à pas d'accord le dimanche
15:46et je voterai
15:46pique mal le lundi
15:47à Toulouse.
15:48Vous êtes d'accord
15:49que c'est déroutant ?
15:51Peut-être,
15:51peut-être que c'est déroutant,
15:52mais enfin,
15:53ce n'est pas le fait
15:53seulement d'Olivier Faure.
15:56C'est le fait
15:57de tous les dirigeants
15:58du Parti Socialiste.
15:59Je rappelle quand même
16:00que les positions
16:01qui ont été prises
16:02le lendemain matin
16:03dans leur territoire
16:04faisaient à peu près
16:05tous l'inverse.
16:05Donc oui,
16:06il y a un problème
16:06de cohérence
16:07et de clarté
16:08à l'évidence.
16:09Donc quand on prend
16:10une position,
16:11on essaye de l'assumer
16:12mais ce n'est pas le fait
16:12seulement d'Olivier Faure.
16:13Il faut arrêter
16:14avec ce type
16:17de démonstration.
16:18Et pour conclure,
16:19Stéphane Troussel,
16:20vous finirez peut-être
16:20avec François Hollande
16:21comme candidat
16:22au Parti Socialiste.
16:25La réalité,
16:26c'est que l'orientation politique
16:27qui a été la sienne,
16:28elle a tout de même
16:29été à la fois désavouée
16:30par les électeurs de gauche
16:31qui l'ont empêché
16:32de se présenter.
16:33Et donc mon problème,
16:34c'est le même.
16:35Je pense que ce n'est pas
16:36souhaitable à vos yeux.
16:37Mais mon problème,
16:38c'est le même
16:38avec François Hollande
16:39qu'avec Jean-Luc Mélenchon.
16:40Il faut élargir
16:43le rassemblement de la gauche.
16:44Sinon,
16:44si on a à nouveau
16:45deux pôles de gauche
16:46qui sont incapables
16:48de créer une dynamique,
16:50on va se retrouver
16:52éliminé du second tour
16:52de l'élection présidentielle
16:53et c'est la victoire
16:54à assurer de l'extrême droite.
16:56Eh bien écoutez,
16:56ma génération,
16:57elle doit se mobiliser
16:58pour empêcher
16:59que la France bascule
17:01parce que ce n'est pas seulement
17:02le destin de la France,
17:03mais c'est aussi celui
17:04de l'Europe
17:04qui est en cause.
17:04Merci à vous Stéphane Troussel.
17:06Merci.
17:08Merci Stéphane Troussel.
17:09Nous allons poursuivre
17:10dans un instant.
17:11Bah qui, tiens ?
17:12Est-ce que vous verriez-vous
17:13des candidats,
17:13notamment à gauche ?
17:15Puisqu'on l'a dit,
17:16il y a un débat qui s'installe
17:19pour savoir qui.
17:20On a l'impression
17:20qu'il y a plusieurs chapelles.
17:22Je n'utilise pas ce terme
17:23religieux.
17:23Oh là là.
17:24Attendez.
17:24Chapelle.
17:25Maintenant,
17:25on ne peut plus rien utiliser.
17:28Un voile quand même.
17:29On l'a évoqué en fait
17:30tout à l'heure.
17:31Une première adjointe
17:32qui en porte.
17:32Est-ce que ça,
17:33ça vous choque
17:34pendant une séance
17:35de conseil municipal ?
17:37Est-ce qu'il faut revoir
17:38les règles ?
17:39Je rappelle qu'il y a
17:40le maire de Châlons-sur-Saône
17:42qui avait revu les règles,
17:44lui, dans sa municipalité
17:46l'autre jour
17:47et qui a gagné
17:48avec la justice.
17:49J'aimerais vous entendre.
17:50Est-ce qu'on peut être libre
17:52aussi de laisser
17:53les drapeaux que l'on souhaite
17:55au fronton
17:56de ces municipalités ?
17:57Certains ont décidé
17:58d'enlever le drapeau européen,
18:00le drapeau ukrainien.
18:00De Maire,
18:02RN, Carcassonne
18:03et puis je ne sais plus où
18:04dans le Pas-de-Calais.
18:05Est-ce que vous êtes choqués
18:05par cette décision ?
18:06Ou est-ce qu'ils ont,
18:08finalement,
18:08ils sont dans leurs droits,
18:09ils peuvent le faire ?
18:10Là aussi,
18:10j'aimerais vous entendre.
18:120 826 300 300.
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