- il y a 12 heures
Avec Philippe Juvin, député LR des Hauts-de-Seine, rapporteur général du Budget et chef des Urgences de l'hôpital Pompidou
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili.
00:06Jean-François Aquili, votre invité politique ce matin sur Sud Radio, c'est Philippe Juvin, député LR des Hauts-de
00:11-Seine,
00:12rapporteur général du budget à l'Assemblée Nationale, et puis chef aussi des urgences de l'hôpital Pompidou.
00:16Bonjour Philippe Juvin.
00:18Bonjour.
00:19Cinquième semaine de guerre en Iran, des prix du gazole, de l'essence qui explosent à la pompe,
00:25idem pour le gaz, et Sébastien Lecornu qui annonce sur X l'extension à 700 000 foyers supplémentaires.
00:34Il le dit dans un contexte d'augmentation des prix des carburants, du chèque énergie, c'est la bonne réponse
00:39?
00:40Je ne crois pas, sauf si c'est un chèque extrêmement ciblé et qui sera revu très rapidement.
00:49Pourquoi ? Parce qu'entre 2021 et 2024, l'État a versé 72 milliards d'euros aux Français sous forme
00:58d'aides diverses.
00:59Autant vous dire qu'on n'a pas le début de commencement de ces 72 milliards pour recommencer la même
01:02chose.
01:03Les caisses sont vides.
01:04Les caisses sont vides, nous n'avons pas de marge de manœuvre.
01:08Que l'on doit aider un certain nombre de personnes, je le comprends,
01:11mais il faut choisir lesquelles, encore une fois ciblées,
01:14et chaque mois il faut revoir le dispositif pour éventuellement le remettre en cause.
01:19On n'a pas les moyens d'une très grande générosité.
01:22Philippe Juvin, vous avez l'œil sur les comptes publics, par définition.
01:25C'est pour ça que je vous dis.
01:27L'Italie, l'Espagne, l'Allemagne prennent des mesures.
01:30Pourquoi nous on ne sait pas faire ?
01:32Parce que nous sommes dopés à la dette publique,
01:35parce que comme toute addiction c'est très difficile d'arrêter,
01:38c'est même douloureux d'arrêter,
01:40et que personne aujourd'hui ne prend les mesures pour réellement diminuer la dépense,
01:44qui est la seule solution.
01:45Pour s'en sortir, il faut faire trois choses.
01:47Il faut diminuer la dépense, dépenser moins,
01:50il faut dépenser mieux,
01:51et il faut produire plus de richesses.
01:53Ça c'est le long terme, mais là tout de suite il y a une crise des prix d'énergie.
01:56Ça peut être cette année.
01:58Il suffit que nous déclarions que l'année prochaine,
02:00on ne dépensera pas plus, pas moins,
02:02et pas plus déjà que cette année,
02:04avec l'inflation c'est comme si vous dépensiez moins,
02:06une année blanche, déjà, ça vous fait gagner presque un point de PIB.
02:10Quand Marine Le Pen considère que l'État perçoit des recettes indues,
02:14l'idée c'est de reverser le surplus de recettes,
02:16quand on prend les hausses des prix des carburants,
02:17est-ce que c'est une mauvaise idée ?
02:19C'est surtout une idée qui ne correspond pas à la réalité,
02:21je vais essayer de vous l'expliquer.
02:22C'est vrai que naturellement on peut se dire que quand le prix de l'essence augmente,
02:25il y a plus de recettes de TVA.
02:27Sauf que,
02:29quand vous prenez un litre de 100 plombs 95,
02:3252% sont des taxes.
02:34Sur la moitié de ces taxes,
02:35donc 52%, la moitié du prix sont des taxes.
02:37Mais ces taxes, c'est un tiers de TVA,
02:40qui effectivement augmente,
02:42enfin les recettes de l'État augmentent,
02:43et deux tiers, c'est ce qu'on appelle les axes,
02:46qui ne dépendent pas du prix.
02:47En revanche, qui dépendent de la quantité d'essence vendue.
02:50Si vous augmentez d'un pour cent le prix du carburant,
02:53vous baissez la consommation de carburant,
02:55les gens consomment moins tout simplement,
02:56de 0,2 à 0,4%.
02:58Et donc, au fond, il est probable que si les prix augmentent,
03:02vous allez avoir une baisse de la consommation
03:03qui fera que vos recettes fiscales diminueront.
03:06Donc, ce n'est pas une bonne idée, ça ne marche pas.
03:08Et si même vous voulez l'appliquer parce que vous avez la tête dure,
03:11eh bien, en gros,
03:12sachez que passer la TVA sur l'essence de 20 à 5%,
03:17ça coûte un milliard d'euros tous les mois.
03:19Nous n'avons pas un milliard d'euros achetés par la fenêtre tous les mois,
03:21malheureusement.
03:22Donc, il faut dire aux Français,
03:24quand je dis le faux, c'est de la part du gouvernement,
03:26qu'il n'y a pas de cagnotte.
03:27Et que l'État ne s'enrichit pas.
03:28Vous entendez ce message ou pas ?
03:29Est-ce qu'il est dit ou pas, ce message ?
03:32Je suis payé pour dire la vérité.
03:33Oui, je suis rapporteur général du budget.
03:35Donc, je vous le dis qu'aujourd'hui,
03:36si vous baissez la TVA de 20 à 5%,
03:39eh bien, ça fait un milliard d'euros tous les mois qu'il faut payer.
03:44Un milliard d'euros tous les mois,
03:45c'est 12 milliards par an.
03:47C'est égal à deux fois quasiment,
03:49enfin, pas tout à fait,
03:50la fameuse surtaxe sur les entreprises,
03:53surtaxe sur l'impôt sur les sociétés qu'on a voté
03:55et qui, à raison, est en critiquée.
03:58C'est quoi l'idée, Philippe Juvin ?
04:00C'est de serrer les dents jusqu'à la fin de la guerre ?
04:04L'idée, c'est plusieurs choses.
04:06D'abord, effectivement, aider très ponctuellement
04:08des gens qui ne peuvent pas s'en sortir.
04:09Je pense aux marins pêcheurs, je pense aux agriculteurs.
04:11Mais tous les mois, revoir le truc.
04:14Et eux disent que ce n'est pas assez.
04:14Les quelques centimes.
04:17Deuxièmement, c'est faire cesser le conflit le plus vite possible
04:19parce qu'évidemment, la crise n'a rien à voir
04:21si ça dure un mois ou si ça dure un an.
04:24Troisièmement, c'est être au plan énergétique indépendant.
04:28Donc, il faut pousser là-dessus.
04:32Quatrièmement, c'est nous redonner des marges de manœuvre.
04:34Pourquoi on ne peut pas aider les gens ?
04:35Il faut bien comprendre pourquoi on ne peut pas aider les gens.
04:37C'est parce que nous n'avons plus de marge de manœuvre.
04:39Parce que la France est un pays qui paye tout à crédit.
04:43On en revient toujours là.
04:44Vous pensez que le président Emmanuel Macron, au hasard,
04:46devrait aller devant les Français et tenir ce langage de vérité ?
04:51Oui.
04:51Ce n'est pas dit.
04:52Le président préside et le gouvernement gouverne.
04:56Écoutez, vous me demandez, je vous dis,
04:58quelle est ce que je crois être la vérité ?
05:00Je crois qu'au fond, tout le monde le sait.
05:02Mais tout le monde fait comme si.
05:04Et tout le monde fait comme si.
05:05On pouvait continuer à s'endetter jusqu'au ciel.
05:09Sans qu'un jour, on en paye les conséquences.
05:11Vous savez, on s'assoit toujours à la table des conséquences.
05:15Et nous sommes en train de nous apercevoir
05:17que sur la table, il y a de moins en moins à manger.
05:18Donc, Français, serrez-vous la ceinture.
05:20C'est ça le message ce matin ?
05:21Non, je dis simplement que Français,
05:23comprenons qu'aujourd'hui,
05:24nous n'avons plus les moyens que nous avions hier.
05:26Il y a une bonne nouvelle.
05:275,1% de déficit public en 2025
05:30au lieu de 5,4% prévu.
05:31Qu'est-ce que ça veut dire ?
05:32Au royaume des aveugles, les banques sont rois.
05:35Donc, c'est mieux d'avoir 5,1% que 5,4%.
05:37Mais 5,1%, c'est vraiment considérable.
05:38Et ça nous met en queue de peloton.
05:40Les pays de l'Union Européenne,
05:43enfin, presque en queue de peloton,
05:45ça signifie que nous avons, en fait,
05:48c'est un peu, si vous voulez,
05:50un élément d'optimisme, je vais être un peu optimiste,
05:51c'est que dans cette crise mondiale du pétrole,
05:56la toute micro-marge de manœuvre que nous avons,
05:59c'est que nous pensions commencer l'année
06:02avec 5,4% de déficit,
06:03nous commençons l'année avec 5,1% de déficit,
06:06donc il y a un petit peu,
06:07un micro-couche de gras,
06:09mais vraiment pas épaisse,
06:10qui nous permet éventuellement de donner un peu,
06:12mais pas beaucoup.
06:13Philippe Juvin, vous pensez que le gouvernement
06:14ressortira le chéquier si d'aventure,
06:17nous sortons du...
06:17Il n'y a plus de chéquier.
06:18On n'a plus de chéquier.
06:19Il va faire des chéquiers.
06:20Rappelez-vous les gilets jaunes,
06:21rappelez-vous les mobilisations.
06:22Bien sûr, les chèques sont en bois.
06:23Vous comprenez que le chèque qu'on fait aujourd'hui,
06:25le chèque qu'on fait aujourd'hui,
06:27il y a bien un moment,
06:27quelqu'un qui va le payer.
06:28Qui va le payer, à votre avis ?
06:30Est-ce que vous croyez que c'est normal
06:31que nos enfants, nos petits-enfants
06:33payent nos retraites d'aujourd'hui,
06:35notre essence également ?
06:36Non, ce n'est pas normal.
06:37Philippe Juvin, c'est dans ce contexte de crise
06:39que vous déposez,
06:40vous avez déposé une proposition de loi
06:41visant à renforcer le contrôle
06:43des investissements étrangers en France
06:45afin de mieux protéger
06:46les intérêts stratégiques nationaux.
06:48On est tous en tête, notamment,
06:50il y a d'autres grandes boîtes pépites,
06:53LMB Aerospace,
06:55le gouvernement n'aurait jamais dû laisser
06:57cette vente se faire.
06:58Non, je ne dis pas ça.
06:59Je dis que, d'abord,
07:01nous avons besoin des investissements
07:02étrangers en France,
07:03donc ils sont bien venus.
07:04Ils sont bien vus, mais ils sont mal vus.
07:06Non, ils sont bien vus
07:07parce que s'il n'y avait pas
07:08d'investissement étranger en France,
07:10je ne sais pas très bien
07:11comment l'économie française tournerait.
07:12La question que je pose,
07:13c'est s'assurer que quand on accepte
07:16un investissement étranger en France,
07:19il ne se fasse pas au détriment
07:21de notre souveraineté.
07:22C'est-à-dire que nous ne vendions
07:24que des éléments
07:25qui ne sont pas indispensables
07:27à la souveraineté.
07:28Et la souveraineté,
07:28elle n'est pas qu'industrie de défense.
07:30Elle est aussi alimentaire.
07:32Elle est aussi
07:34une industrie des datas.
07:36Elle est aussi de l'énergie.
07:37D'accord, mais qu'est-ce qu'on fait ?
07:39Votre motion de loi, c'est quoi ?
07:40C'est d'abord...
07:41C'est d'interdire ?
07:42Non, pas du tout.
07:43C'est de faire en sorte
07:44que ces investissements étrangers
07:46soient contrôlés,
07:48soient mieux contrôlés,
07:49qu'il y ait plus de transparence,
07:50que le Parlement en particulier
07:52puisse savoir ce qui se passe
07:54et qu'on ne découvre pas
07:55à la fin,
07:55une fois que la vente est faite,
07:57et puis que nous puissions
07:59imposer des conditions.
08:00Et parmi les conditions,
08:02il y a, quand vous vendez
08:03une entreprise,
08:04s'assurer au moins
08:05qu'on pourra bloquer
08:06des décisions
08:07si le lendemain,
08:08elles sont nuisibles
08:10à la souveraineté nationale.
08:11La question est une question
08:12de souveraineté nationale.
08:13Donc, ne pas empêcher,
08:14mais conditionner.
08:16Absolument.
08:16Et le Parlement
08:17pourrait avoir un regard.
08:17Bénéficier de l'argent étranger
08:18sans que la souveraineté
08:20du pays n'en souffre.
08:21Vous l'avez dit,
08:21Roland Lescure,
08:22le ministre de l'Economie,
08:24qu'est-ce qu'il vous répond ?
08:25Mais d'abord, lui,
08:25je suis persuadé
08:26que Roland Lescure,
08:27on est conscient,
08:28je pense toutefois
08:29que la loi telle
08:30qu'elle existe aujourd'hui
08:31n'est pas suffisamment
08:32protectrice
08:33des intérêts français,
08:34au sens où
08:36elle ne permet pas
08:38un contrôle parlementaire
08:39satisfaisant,
08:40et vous savez,
08:41ce qui fait l'équilibre
08:43de la gouvernance,
08:45c'est le fait que
08:46le Parlement
08:47contrôle bien
08:48l'action du gouvernement.
08:49Donc, il faut contrôler
08:50l'action du gouvernement.
08:50Philippe Juvin,
08:51c'est une proposition de loi
08:52de Philippe Juvin,
08:53rapporteur général du budget.
08:55Est-ce que ça ne devrait pas
08:56être une dynamique
08:56portée par le gouvernement,
08:57cette affaire ?
08:58Alors, le gouvernement,
08:59je crois,
08:59est dans cette dynamique
09:00puisqu'il a annoncé
09:01une mission d'information.
09:03Il a confié
09:04à trois collègues députés
09:05de très grande qualité
09:08une mission sur le sujet.
09:09et moi, je m'en satisfais.
09:11Je dis seulement
09:12qu'on a, je crois,
09:14toute connaissance du sujet.
09:15Il y a déjà eu des missions
09:16dans le passé.
09:16Il est temps
09:16de passer la seconde
09:18et de maintenant
09:20traduire dans la loi
09:21ce que je propose,
09:22les propositions
09:23qui viennent de droite
09:24et de gauche.
09:24Je ne suis pas le seul
09:25à faire ces propositions.
09:26C'est un problème,
09:26une mission,
09:27une commission ?
09:28C'est comme le compteur
09:28de la crise
09:29qui a été mis en place
09:30à propos des prix d'énergie.
09:32À quoi sert ce machin ?
09:33Je pense,
09:34si vous voulez,
09:34ce qu'on peut reprocher
09:36à la politique,
09:37plusieurs choses,
09:37mais il y a une chose
09:38qu'on peut reprocher
09:39à la politique,
09:39c'est d'avoir du mal
09:41à passer à l'acte.
09:43Et c'est bien
09:44de faire des analyses,
09:45c'est bien de faire
09:45du commentaire.
09:46Il y a un moment
09:46où il faut dire
09:47qu'on change la loi
09:48et on change nos pratiques.
09:49Je propose d'accélérer
09:51et de faire en sorte
09:52que désormais
09:52tous les investissements
09:55étrangers en France
09:56qui sont de nature
09:57à affecter notre souveraineté
09:59soient contrôlés,
10:00soient contrôlés en amont,
10:01soient contrôlés aussi
10:02par le Parlement
10:02et que nous ayons
10:04des filets de sécurité
10:05pour faire en sorte
10:06que demain
10:07une société américaine
10:08qui aurait acheté
10:08une société française
10:09importante pour notre pays
10:10ne nous empêche pas
10:11par exemple
10:11de produire des composantes
10:13dont nous avons besoin.
10:14Philippe Juvin,
10:16la présidentielle,
10:17vous êtes l'un des signataires
10:18de l'appel publié
10:19dans la tribune du dimanche
10:20des 90 ministres
10:21et parlementaires
10:22de la droite
10:22et du centre
10:23pour une candidature unique
10:24à la présidentielle.
10:25C'est très bien
10:27mais comment ça marche ?
10:29Comment est-ce que
10:29votre famille politique
10:31élargie apparemment
10:33décide d'un candidat unique
10:35pour 2027 ?
10:36Je peux déjà vous dire
10:37ce qui va se passer
10:39comment ça ne va pas marcher
10:40si on ne fait pas ça.
10:42Les choses sont assez simples.
10:43Il y aura un candidat
10:44de la droite nationale
10:47M. Bardella
10:47ou Mme Le Pen.
10:48Il y aura un candidat
10:49de la gauche radicale
10:51M. Mélenchon.
10:52Donc une finale
10:53les reines et les filles
10:54qui se dessinent.
10:54Comment voulez-vous
10:55que nous soyons au second tour
10:56si nous avons un candidat
10:58des LR, un candidat d'Horizon,
10:59un candidat de Renaissance,
11:00un candidat de l'I,
11:01un candidat de Modem ?
11:02Vous aurez une fraction.
11:04Comment vous le désignez ?
11:06Il n'y a pas d'autre solution
11:08qu'une grande élection primaire
11:11en amont
11:12qui embarque les sympathisants
11:14et les militants
11:15pour les impliquer
11:16dans le système.
11:16C'est une primaire
11:18de type 2017 à droite
11:19qui associe
11:20plusieurs millions de Français
11:21qui désignent leurs champions.
11:23Si on ne fait pas ça,
11:24si on ne fait pas ça,
11:26il y aura forcément quelqu'un,
11:28il y aura forcément
11:28deux ou trois candidats.
11:29Deux ou trois candidats,
11:30c'est la certitude
11:30de n'être pas au second tour.
11:33Edouard Philippe n'en veut pas.
11:34D'accord.
11:35Si Edouard Philippe n'en veut pas,
11:37si Attal n'en veut pas,
11:38si Bruno Retailleau n'en veut pas,
11:39si X et Y n'en veulent pas,
11:41très bien,
11:41ils seront tous candidats.
11:43Ils feront tous en moyenne
11:45entre 5 et 15%.
11:48et puis Mélenchon sera à 16,
11:49Bardella sera à 30
11:51et on ne sera pas au second tour.
11:52On peut aussi continuer comme ça
11:54en disant
11:55je ne veux pas de la primaire,
11:56je ne veux pas de la primaire.
11:57In fine,
11:58on aura de belles jambes
11:58si on ne se retrouve pas au second tour.
12:00Bruno Retailleau,
12:00qui est le président de votre parti,
12:01Les Républicains,
12:02il en est conscient ?
12:04Je crois qu'il en est conscient.
12:05Bruno Retailleau dit,
12:06et là je suis d'accord avec lui,
12:08il faut que Les Républicains
12:09aient leur candidat.
12:10Évidemment,
12:10il faut que nous,
12:11Les Républicains,
12:11nous ayons un candidat.
12:12Bruno Retailleau est un homme
12:14de très grande qualité,
12:15d'ailleurs je l'ai soutenu
12:16à deux reprises
12:17quand il s'est présenté au parti
12:18et en particulier la dernière fois.
12:20Moi je dis simplement
12:22à Bruno Retailleau,
12:23si tu veux être notre candidat
12:25à l'élection présidentielle,
12:26tu ne peux pas être élu
12:28simplement par les militants
12:29et les sympathisants
12:30de notre famille
12:31parce qu'il y a l'Horizon,
12:32il y a UDI,
12:33il y a le Modem,
12:34il y a plein de gens autour
12:34et nous risquons
12:36de n'être pas au second tour.
12:38Philippe Juvin,
12:39après le général de Gaulle,
12:40il y a eu Georges Pompidou,
12:41Valérie Gide Cardestin,
12:43François Mitterrand,
12:44Jacques Chirre,
12:44qui à vos yeux aujourd'hui
12:45a l'épaisseur
12:47pour être président de la République
12:48en 2027
12:49vu le contexte,
12:50vu les difficultés,
12:51vu ce qui s'amoncelle,
12:52qui a l'épaisseur aujourd'hui ?
12:53Ils sont assez nombreux.
12:55Ce n'est pas tant
12:56le manque de candidats
12:57dont vous faites.
12:57Là vous avez activé
12:58un peu la langue de bois.
12:59Non, mais ce n'est pas ça,
13:00c'est qu'en fait
13:01il y a des périodes
13:01où vous n'avez pas de candidats
13:03et vous avez du mal à en trouver
13:04et il y a des périodes
13:05où il y en a trop.
13:06Il se trouve que nous,
13:07nous en avons trop.
13:08Je peux vous faire une liste ?
13:09Regardez,
13:10je voulais que je les liste.
13:11Vous avez les anciens
13:12premiers ministres,
13:13alors vous avez Barnier,
13:14Lecornu,
13:15enfin les anciens,
13:16Lecornu est encore.
13:17Vous avez Castex
13:19qui est un homme
13:20de grande qualité.
13:21Jean Castex ?
13:21Oui, c'est un homme
13:23de qualité, Jean Castex.
13:24Vous avez Édouard Philippe,
13:26bien entendu,
13:26vous avez Xavier Bertrand,
13:27vous avez Lysnard,
13:29vous avez Retailleau,
13:31vous avez Wauquiez.
13:32Non mais on a trop
13:33de candidats
13:34et c'est ça le drame.
13:35C'est quand vous avez
13:36trop de candidats,
13:36vous allez avoir
13:37une fragmentation
13:38en autant de candidats
13:41du bloc central,
13:42ce qu'on appelle
13:42le bloc central,
13:44forcément vous n'êtes pas
13:44au second tour.
13:45Si au second tour
13:46vous aviez 3 ou 4 candidats,
13:47on pourrait jouer le coup
13:48mais il n'y en a que 2.
13:49Il faut être dans la finale.
13:50Le candidat de la droite,
13:51Philippe Juvien,
13:52ne peut pas être
13:52Jordan Bardella
13:53qui a appelé
13:54pendant les municipales
13:55à une union des droites.
13:57Mais excusez-moi,
13:58je suis en train
13:58par exemple de vous dire
13:59sur l'économie
14:00qu'il faut faire très attention,
14:02réduire la dette
14:02où sont les propositions
14:03de Jordan Bardella
14:04pour réduire la dette.
14:05Donc on voit bien
14:05qu'on n'est pas...
14:06Non mais on n'a pas
14:06le même programme.
14:07Pas d'accord possible.
14:08On n'a pas le même programme.
14:09C'est quand même
14:10un problème en politique.
14:10Quand vous voyez
14:11Marine Tondelier
14:12qui est la patronne
14:12des écologistes
14:13qui va dire
14:14dans les médias
14:14dans le L sur LCI
14:16qu'elle est candidate
14:18et enceinte
14:19qui en fait un message...
14:20Toutes mes félicitations
14:21pour cette grossesse.
14:23Je ne vois pas très bien
14:24la relation entre la grossesse
14:25et l'élection présidentielle.
14:29Marine Tondelier
14:30qui avait demandé
14:30qu'on ferme
14:31les centrales nucléaires.
14:31Oui, c'est une grande
14:34perspicacité
14:35sur l'indépendance du pays.
14:36C'est quoi ?
14:36C'est du marketing politique
14:38pour vous ?
14:38Tout est marketing politique.
14:39C'est d'ailleurs
14:40un des drames
14:40de la vie politique.
14:41C'est que les hommes
14:42et les femmes politiques
14:43ça donne à la communication
14:45ça donne au tweet
14:46ça donne à TikTok
14:47mais quand on leur demande
14:48d'avoir de l'épaisseur
14:49pour gérer le pays
14:50c'est-à-dire
14:51une connaissance intime
14:52de ce qu'elle payait
14:53de ses habitants
14:53à la fois
14:55ses métropoles
14:56et son monde rural
14:57se projeter
14:58dans ce que sont
14:59les rapports de force
15:00entre nations
15:00sur la nécessité
15:02d'avoir de l'ordre
15:03dans la rue
15:03dans les écoles
15:04et des comptes publics
15:05qui fonctionnent
15:06là il n'y a plus personne
15:07parce qu'on en reste souvent
15:10au vernis
15:11au vernis de la communication.
15:13Un dernier mot
15:13Philippe Jivin
15:14parce que vous êtes
15:14à la fois un homme politique
15:16et le chef des urgences
15:17de l'hôpital
15:18Georges Pompidou à Paris
15:19il reporte de l'examen
15:20au Sénat en mai
15:21pour cause de
15:23semaine de Pâques
15:24du débat
15:25sur la fin de vie
15:26parce que c'est Pâques
15:27voilà
15:27on reporte en mai
15:28ça vous paraît
15:2960 ans
15:29ça vous paraît audible ça ?
15:31Ce qui me paraît audible
15:32c'est qu'on prenne du temps
15:33pour une loi
15:34qui va bouleverser
15:35les rapports humains
15:36moi je rappelle que
15:37vous l'avez dit
15:38je suis médecin
15:39j'ai eu des demandes
15:40d'euthanasie
15:41dans ma carrière
15:42de patients
15:43qui sont venus me voir
15:43ou des familles
15:44pas autant qu'on peut en penser
15:46mais j'en ai eu
15:46ils ont tous
15:47disparu
15:48elles ont toutes
15:48disparu ces demandes
15:50quand on a apporté
15:50une réponse
15:52aux gens
15:52donc moi je plaide
15:53pour une société
15:54du soin
15:55et pas une société
15:55qui donne la mort.
15:56Oui vous espérez
15:57que ce débat
15:59passe à la trappe
16:00il y a eu le cas
16:01bouleversant
16:01on en a beaucoup parlé
16:02de Noelia
16:03pas forcément à la trappe
16:03je vous ai dit
16:04Noelia
16:04c'est espagnol
16:05mes collègues
16:07qu'ils sont en train
16:08de faire une erreur
16:08et qu'il faut
16:09faire en sorte
16:10qu'aujourd'hui
16:11tous les français
16:11aient accès aux soins palliatifs
16:12vous savez qu'aujourd'hui
16:13une personne sur deux
16:14qui meurt
16:14en ayant besoin
16:15des soins palliatifs
16:16n'a pas accès
16:16aux soins palliatifs
16:17et demain
16:18on aura
16:19des demandes d'euthanasie
16:20par défaut d'accès
16:20aux soins palliatifs
16:23Vous avez parlé
16:25d'euthanasie
16:26juste pour conclure
16:27moi ce que je retiens
16:28de votre intervention
16:29c'est que
16:29s'il n'y a pas de primaire
16:31à droite et au centre
16:32c'est un suicide collectif
16:34c'est ça ?
16:35Non mais c'est
16:37utiliser le terme
16:37c'est un suicide collectif
16:38Mais vous savez
16:38la primaire
16:39les gens disent
16:40ça me fait malheur
16:41etc
16:41ok mais c'est quoi
16:42l'alternative
16:43moi j'ai l'impression
16:44d'être dans une tragédie grecque
16:46vous savez la caractéristique
16:47de la tragédie grecque
16:48c'est qu'on sait
16:48au premier acte
16:49qui va mourir
16:49et quels que soient
16:50les efforts que les personnages font
16:52à la fin ils meurent
16:53je ne veux pas être
16:54je ne veux pas être
16:55un acteur de tragédie grecque
16:56je vous dis simplement
16:57que si nous avons
16:58plusieurs candidats
16:59à droite et au centre
17:00à l'élection présidentielle
17:01tout simplement
17:01nous ne serons pas
17:02au second
17:02Donc c'est un suicide collectif ?
17:04Oui absolument
17:04C'est un suicide collectif ?
17:06Non non
17:06la droite et le centre
17:08si elle ne s'organise pas
17:09avec un seul candidat
17:09ne sera pas au second tour
17:11et nous serons donc exclus
17:12encore une fois
17:13de la vie politique française
17:13Merci Philippe Juvin
17:15Un mot parce que tiens
17:15vous parlez des ventes
17:17et des contrôles
17:17en fait de l'étranger
17:18est-ce que le Parc des Princes
17:19que vous connaissez bien
17:20doit être vendu
17:21au Qatar ?
17:22Et qui va le contrôler ?
17:24Au moins l'avantage
17:24avec le Parc des Princes
17:25c'est que le Qatar
17:26aura du mal à le démonter
17:27et l'emporter
17:29Donc vous êtes favorable ?
17:30Je ne suis pas défavorable
17:31Moi ce qui m'ennuie
17:32parce qu'il va y avoir
17:32une décision
17:32Mais ce qui m'ennuie
17:33ce sont les brevets
17:34et c'est la propriété intellectuelle
17:36elle est là
17:36la difficulté
17:37des investissements étrangers
17:38Bon d'accord
17:39Merci Philippe Juvin
17:40Dans un instant
17:41on va y revenir
17:41sur ce que vous avez évoqué
17:43et notamment
17:44sur baisse
17:46ou pas
17:46des taxes pour certaines professions
17:48dans la hausse du carburant
17:50vous avez dit
17:50il faut serrer un peu la ceinture
17:51il faut tenir
17:53et puis après
17:54on verra
17:54nous y revenons
17:55dans un instant
17:56avec vous
17:560 826 300 300
17:581 928 100
17:581
17:583
17:582
17:582
17:591
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