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  • il y a 4 mois
Avec Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations

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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-06-18##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:01Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili.
00:08Il est 8h16 sur Sud Radio et votre invité politique ce matin, mon cher Jean-François Aquili,
00:13est ministre délégué chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations.
00:18Bonjour Aurore Berger.
00:19Bonjour.
00:20La France est toujours sous le choc du meurtre de Liana dans le Gers à Caen,
00:25une loi intégrale sur les violences contre les femmes et les enfants.
00:27Nous allons l'évoquer dans un instant avec vous.
00:29Tout d'abord, le parquet de Paris qui fait appel de la relaxe de l'animateur du péril scolaire parisien
00:35de l'école élémentaire Titon
00:37dans le 11e arrondissement qui était poursuivi pour harcèlement et agression sexuelle sur 9 fillettes de ces humains âgés de
00:4410 ans.
00:44Il y a eu donc cette relaxe et cet appel désormais. Est-ce que c'est la bonne décision à
00:48vos yeux ?
00:49Je salue la décision du parquet de faire appel.
00:52On a dans cette affaire des enfants qui ont eu le courage de témoigner et de dire
00:57il faut se mettre à la place de ces enfants.
01:00La capacité qu'ils ont eu à parler n'a absolument rien d'évident quand on est si petit, si
01:04vulnérable.
01:05D'autant plus sur quelqu'un, avec quelqu'un qui a autorité sur vous,
01:08quelqu'un même que vous appréciez, que vous aimez, c'est ça.
01:10La difficulté supplémentaire des violences sexuelles sur les enfants,
01:13c'est que c'est toujours quelqu'un que vous aimez.
01:15Quelqu'un qui a autorité.
01:16Quelqu'un à qui vous dites tu.
01:18Et puis les parents ont cru les enfants.
01:20Les parents ont fait ce qu'il fallait.
01:21Les parents ont porté plainte.
01:23Les parents ont signalé aussi largement à la mairie de Paris.
01:26Donc je crois que singulièrement dans le moment que nous sommes en train de vivre,
01:29si nous ne comprenons pas qu'à partir du moment où les enfants parlent,
01:32à partir du moment où il y a un doute, mais il n'y a pas de doute.
01:34On doit protéger les enfants.
01:36Donc oui, je crois que c'était la décision qui s'imposait de la part du parquet.
01:39Vous avez vu le tribunal correctionnel de Paris, dans son jugement,
01:42qui avait certes relevé ce comportement inapproprié.
01:45Il faut lire les récits, notamment le journal Le Monde a donné le détail.
01:49C'est saisissant.
01:51Comportement inapproprié, mais le tribunal avait estimé
01:53que l'infraction n'était pas suffisamment caractérisée.
01:56C'est-à-dire qu'il ne peut pas y avoir de vraies réponses judiciaires.
02:01C'est quand même le premier procès.
02:02Il doit y avoir des réponses judiciaires très claires.
02:05Qu'est-ce qu'il faut faire évoluer ?
02:06On considère que sur des tout-petits, parce qu'on parle de tout-petits,
02:10il y a soi-disant des comportements dits inappropriés.
02:12Des comportements inappropriés, ça veut dire des gestes,
02:15ça veut dire des paroles, ça veut dire des mises en scène.
02:18C'est-à-dire tout simplement des comportements qu'un animateur périscolaire
02:21qui est en charge de garantir la sécurité de nos enfants,
02:24parce que c'est d'abord ceux-là, leur notion, leur confiant nos enfants.
02:28La plupart d'entre eux, il faut quand même le redire,
02:31font un travail avec énormément d'engagement,
02:33parfois dans des conditions très difficiles.
02:35Donc ça, je pense qu'il faut aussi évidemment le dire.
02:38Mais ces comportements dits inappropriés sont des comportements qui ne peuvent pas exister,
02:43dont on ne peut pas accepter qu'ils continuent à exister sur nos enfants.
02:46Nous leur confions ce que nous avons de plus précieux au monde.
02:49Nous leur confions nos enfants.
02:51Donc ça suppose un comportement exemplaire en tout point,
02:54c'est-à-dire, encore une fois, garantir leur épanouissement,
02:57leur autonomie, leur sécurité.
02:59Parenthèse, Emmanuel Grégoire, le maire de Paris,
03:01le nouveau maire de Paris, a-t-il pris l'ampleur de ce désastre ?
03:05Écoutez, j'espère que la mairie de Paris va en prendre l'ampleur,
03:07parce que moi, ce qui m'interpelle aussi dans cette affaire,
03:10c'est qu'encore une fois, il y a eu un certain nombre de signalements,
03:12il y a même eu des rapports internes de la mairie de Paris depuis des années.
03:16Donc ce n'est pas uniquement un sujet qui est sorti pendant la campagne électorale,
03:20pendant les élections municipales à Paris,
03:22c'est un sujet qui malheureusement était sorti déjà,
03:25on a l'impression qu'il avait été enfoui au fond des cartons.
03:27Donc ça veut dire que chacun doit faire son examen de conscience,
03:30que ce soit l'État, que ce soit les collectivités,
03:32que ce soit nous en tant que société,
03:35que ce soit aussi au sein de nos propres familles.
03:36Parce que quand on parle des violences sexuelles faites aux enfants,
03:39le premier lieu où ces violences sexuelles peuvent malheureusement exister,
03:43c'est le foyer, c'est la famille.
03:45Donc c'est à nous tous, à nous tous,
03:47de faire cet examen de conscience
03:48et qu'il y ait un rendez-vous très clair de responsabilité et de mobilisation.
03:53Robert, j'ai avec Juliette Triouffole,
03:55qui prépare cette interview chaque matin.
03:56Nous avons regardé les dispositifs de recueil de la parole de l'enfant en France.
04:01Il y a seulement les 400 salles, les fameuses salles Mélanie,
04:05400 seulement sur le territoire.
04:07Est-ce que c'est beaucoup passé ?
04:08Les gendarmes et les policiers,
04:102 500 gendarmes, 800 policiers formés au protocole dédié.
04:14Les unités d'accueil, les UAPED, il y en a 110.
04:17Est-ce que ça suffit vu l'ampleur du désastre ?
04:19Est-ce que les moyens ont augmenté depuis 2017 ?
04:21Il n'y a aucun doute.
04:22Il n'y a aucun doute parce que, en 2017,
04:24vous n'aviez pas dans chacun des départements de notre pays
04:27des salles dédiées, les salles Mélanie,
04:28ce sont des salles dédiées à l'audition des enfants,
04:30c'est-à-dire des lieux sécurisants pour les enfants,
04:33où il y a la présence de jouets,
04:35vous n'êtes pas dans une salle d'audition traditionnelle,
04:37avec derrière une vitre teintée,
04:40les policiers ou les gendarmes qui peuvent entendre
04:42pendant que l'enfant est auditionné dans un cadre sécurisant
04:46pour que sa parole puisse être recueillie.
04:48Donc, on a plusieurs salles dans chacun des départements.
04:50On a, en effet, des unités dédiées sur la protection des enfants
04:54avec un accompagnement en matière de santé,
04:56notamment en matière de santé mentale,
04:57parce qu'on parle aussi de la reconstruction,
04:59de la réparation, évidemment, de ces enfants,
05:01des maisons de protection des familles,
05:03c'est-à-dire portées par la gendarmerie dans chaque département
05:06pour le recueil de la parole des victimes
05:08de violences, notamment intrafamiliales.
05:09Donc, est-ce que les moyens augmentaient ?
05:10Oui. Est-ce qu'il faut qu'ils continuent à augmenter ?
05:13Oui. Pourquoi ?
05:14Parce qu'aujourd'hui, on réalise finalement,
05:16toutes et tous, en tout cas, je pense que les Français
05:18en prennent aujourd'hui la mesure,
05:20que c'est un crime de masse
05:22et que ça génère un contentieux de masse.
05:24On parle sur les violences sexuelles,
05:26de 160 000 enfants qui seraient victimes chaque année
05:29de tentatives d'agression ou de violences sexuelles.
05:32On parle de 340 000 femmes
05:33qui seraient victimes de tentatives d'agression,
05:36de violences sexuelles ou de viols.
05:37Ça veut dire potentiellement 500 000 plaintes
05:39qui pourraient, demain, arriver sur la table
05:42des gendarmeries, des commissariats.
05:44C'est gigantesque.
05:44C'est un contentieux de masse
05:45parce que c'est un crime de masse.
05:47Ce qu'on doit faire, c'est quoi ?
05:48C'est déjà comment on garantit
05:49que ces violences n'aient plus lieu ?
05:51Parce que le premier sujet, il est quand même là.
05:53Comment on fait reculer la violence ?
05:55Notamment la violence sexuelle
05:57et notamment celle qui s'exerce sur nos enfants
05:59et qui s'exerce, encore une fois,
06:01dans un cadre qui est souvent la famille,
06:02le foyer, les personnes qui ont autorité.
06:04Comment on détecte très tôt ?
06:06Pourquoi je me suis tant battue ?
06:07Parce que c'était vraiment pas évident de réussir.
06:10Sur ce qu'on appelle les cours d'éducation
06:11à la vie affective, relationnelle et à la sexualité.
06:14Ça a créé des vagues de désinformation massives
06:17sur ce qu'on allait faire apprendre à nos enfants.
06:19C'est court, c'est quoi ?
06:21C'est dire dès l'école maternelle à nos enfants,
06:23personne n'a le droit de vous toucher.
06:26Votre corps vous appartient.
06:28Et si quelqu'un vous fait du mal,
06:29vous devez apprendre, vous enfants,
06:31à le reconnaître pour pouvoir signaler.
06:34Mais ça veut dire qu'un enfant,
06:36ce qui se passe dans sa famille, pour lui,
06:38c'est la norme.
06:39Pour lui, c'est banal.
06:40Et donc, il faut bien qu'il y ait quelqu'un à un moment
06:42qui vienne lui dire,
06:43attention, si quelqu'un te touche,
06:45si quelqu'un te fait du mal,
06:46même si c'est quelqu'un que tu aimes,
06:48ça n'est pas normal.
06:49Résultat, on a, à l'issue de chacun de ces cours,
06:52des signalements.
06:53Des enfants qui viennent dire,
06:54à l'enseignant, au médecin,
06:56il faut que la justice suive.
06:57Il faut que la parole des enfants soit entendue.
07:00C'est paroles contre paroles.
07:01Il faut que les magistrats puissent travailler.
07:03Il faut en effet des moyens d'enquête.
07:05Parce qu'il faut aller chercher, creuser,
07:07dans le passé de l'auteur présumé,
07:09dans tout l'entourage.
07:10Mais il faut que la justice suive.
07:11Regardez les 70 000 plaintes en souffrance
07:13à revoir en un mois,
07:14ordonnées par Gérald Darmanin.
07:16Tous les magistrats, tous les avocats vous disent
07:17c'est impossible d'ouvrir,
07:19ne serait-ce que d'ouvrir les dossiers,
07:21autant de dossiers en un mois.
07:22Ça suppose, encore une fois,
07:22est-ce que les moyens augmentés ?
07:23Oui.
07:23Est-ce que les moyens doivent continuer à augmenter ?
07:26Oui.
07:27Alors, vous avez vu la une du Parisien aujourd'hui en France,
07:29la révolte des oubliés,
07:30la colère des classés et E.S.
07:32Sans suite, 7 plaintes sur 10 sont classées
07:34à défaut de preuves suffisantes.
07:36Cette loi intégrale des violences faites aux enfants,
07:41aux femmes, un brin de pédagogie.
07:42Quelques secondes, expliquez aux Français
07:44de quoi il s'agit quand même.
07:45En fait, je crois que chacun doit mesurer
07:46que l'objectif sur la lutte contre les violences sexuelles
07:49faites aux femmes et aux enfants,
07:50c'est que ce n'est pas uniquement un sujet police-justice.
07:52C'est un sujet santé,
07:55c'est un sujet éducation nationale,
07:56c'est un sujet de société.
07:58Comment on détecte ?
07:59Comment on répare ?
08:00Comment on accompagne les victimes dans la durée ?
08:02Qu'est-ce qu'on met dans la loi ?
08:03Qu'est-ce qu'on y met ?
08:03Alors, c'est ça justement qu'on va regarder.
08:05Moi, je réunis à nouveau les parlementaires
08:07qui souhaitent porter cette loi intégrale
08:09avec les autres ministres,
08:09puisque le Préministe m'a chargé
08:10de la coordination sur ce sujet mercredi prochain.
08:13Donc, on va y travailler.
08:14Je l'ai dit, on y travaillera
08:16autant que nécessaire pour aboutir.
08:18L'objectif, encore une fois,
08:20et le Préministe l'a dit,
08:21c'est tout ce qui doit être fait sera fait.
08:22Et donc, on va regarder précisément
08:24toutes les dispositions de la loi,
08:26voir ce qui manque aujourd'hui.
08:26Donc, vous allez coordonner les travaux, vous ?
08:28Exactement.
08:29Là, ça commence ?
08:30Moi, je suis en responsabilité
08:30pour coordonner ces travaux
08:31et dès mercredi prochain,
08:33on réunit l'ensemble des parlementaires
08:34engagés sur le sujet.
08:35Aurore Berger,
08:36à quand peut-on espérer
08:37une adoption d'une loi,
08:40d'une telle loi ?
08:40Déjà, on va,
08:41dès le 15 juillet prochain,
08:42examiner à la santé nationale
08:43un projet de loi
08:44qui est dédié à la protection
08:45de nos enfants,
08:46notamment ceux qui relèvent
08:47de ce qu'on appelle
08:48l'aide sociale à l'enfance.
08:49Et on va élargir ce projet de loi
08:52avec des mesures
08:53sur la lutte contre
08:53les violences sexuelles,
08:54que ce soit sur les peines
08:56encourues par ces prédateurs
08:58qui touchent à ce qu'il y a
08:59de plus fragile,
09:00à ce qu'il y a de plus vulnérable
09:01dans la société,
09:01c'est-à-dire nos enfants.
09:02Quand on parle de viols
09:04qui ont été perpétrés
09:04sur plusieurs enfants,
09:06il y a besoin aussi
09:07à un moment d'envoyer
09:07un message très puissant
09:08dans la société.
09:09Donc ça, c'est à partir
09:10du 15 juillet.
09:11Et puis, on va regarder
09:12tout au long de l'été
09:13toutes les dispositions
09:14qui sont nécessaires.
09:15Tout ne passe pas par la loi.
09:16On n'a pas besoin
09:17de la loi sur tout.
09:17Il y a des choses
09:17qu'on peut faire différemment
09:19et qu'on peut faire
09:19beaucoup plus vite
09:20et qu'on va faire,
09:21notamment pour continuer
09:22à renforcer
09:23tous les enjeux de formation.
09:24J'entends bien.
09:25Vous pensez que cette loi globale,
09:27intégrale, globale,
09:27je ne sais pas comment
09:28il faut l'appeler,
09:28elle sera, on va dire,
09:30adoptée avant la fin du quinquennat,
09:33c'est-à-dire avant
09:33l'élection présidentielle ?
09:34En tout cas, ce qui est certain,
09:35c'est que sur la lutte
09:35contre les violences sexuelles
09:36et faite aux enfants
09:37dès le 15 juillet prochain
09:38est faite aux femmes,
09:40on augmentera,
09:41on travaillera,
09:43on adoptera
09:43ce qui doit l'être
09:45avant la fin du quinquennat,
09:46évidemment,
09:47parce que c'est un enjeu national.
09:49Vous n'avez pas de garantie
09:49que ce soit,
09:50pardon pour l'expression,
09:51pliée avant la fin du quinquennat,
09:53qui est adoptée ?
09:54Non mais,
09:55moi ce que je vous dis,
09:55c'est que s'il y a besoin
09:56qu'il y ait encore
09:57des changements dans la loi,
09:58ces changements seront faits.
10:00Il n'y a aucune ambiguïté
10:01sur notre engagement
10:02et vous savez aussi,
10:03moi, mon engagement personnel
10:04sur la question
10:04de l'imprescriptibilité,
10:06je continuerai à me battre
10:07sur le sujet
10:07parce que je veux que
10:08les enfants
10:09qu'on a touchés,
10:11les enfants qu'on a frappés
10:12dans l'enfance,
10:12les enfants qui ont subi
10:13le pire des crimes,
10:14c'est-à-dire le crime sexuel
10:16qui ont subi un inceste,
10:17doivent pouvoir,
10:18tout au long de leur vie,
10:18avoir accès à la justice.
10:19Aurore Berger,
10:20comme pour Patrick Bruel,
10:21des militantes,
10:22nous toutes,
10:22de Paris,
10:23qui mènent une action
10:24contre le théâtre du gymnase
10:26où se produit
10:26Édouard Baer,
10:28accusé par six femmes
10:29d'agression sexuelle.
10:30Que dites-vous
10:32concernant ces personnalités
10:33de ce mode d'action
10:34aujourd'hui ?
10:35Est-ce que c'est à la justice
10:36de se trancher ?
10:37Est-ce que ça ne va pas
10:38assez vite ?
10:38Est-ce que vous comprenez
10:39ces mouvements
10:40qui attaquent désormais
10:41des artistes
10:42dans des théâtres ?
10:43Écoutez, moi ce que je dis
10:44c'est toujours la même chose,
10:45c'est que,
10:46un, il faut écouter
10:47la parole des victimes
10:47pendant trop longtemps,
10:48on n'a pas suffisamment
10:49été en capacité
10:50d'entendre,
10:51de respecter
10:52et d'accompagner
10:53la parole des victimes.
10:53On a souvent mis en accusation
10:55les victimes qui parlent
10:56en disant
10:56mais pourquoi elles parlent
10:57que maintenant ?
10:58Pourquoi elles ont attendu ?
10:59En fait, parfois,
10:59on ne choisit pas,
11:00surtout,
11:00dans la capacité
11:01qu'on a à porter plainte
11:02ou pas,
11:03à dire ou pas,
11:04à révéler des faits.
11:05Donc déjà,
11:05respectons la parole
11:06des victimes,
11:07respectons aussi
11:08le temps du travail judiciaire
11:10parce que c'est comme ça
11:11que la vérité
11:11doit pouvoir s'établir.
11:13S'il y a des instructions
11:13qui sont ouvertes,
11:14il y a un certain nombre
11:15d'instructions notamment
11:17et de mise en examen.
11:18Quand on parle
11:18de M. Patrick Bruel,
11:19il y a quatre mises en examen
11:21qui le concernent.
11:23Et puis après,
11:23on verra si...
11:24Personne n'est au-dessus
11:25des lois.
11:26Personne.
11:27Le statut,
11:28la notoriété
11:28ne doit pas protéger.
11:30Mais parce que
11:30tout le monde est justiciable
11:31et tout le monde
11:32a les mêmes droits
11:32et les mêmes devoirs
11:33à la fois de respect
11:34de la présomption d'innocence,
11:35le respect de la parole
11:36des victimes,
11:37le travail et l'instruction
11:38judiciaire nécessaire
11:39et donc tous les moyens
11:40à chaque fois sont mis en place
11:41pour essayer d'établir
11:43cette vérité judiciaire-là.
11:44Alors, une autre question
11:45en sortant de ce registre,
11:46mais il y a eu le rejet
11:48de la proposition
11:48de loi Yadant
11:49sur l'antisémitisme.
11:51Vous, vous proposez
11:53un projet de loi
11:54élargi.
11:54La proposition de loi
11:56a été retirée
11:56de l'ordre du jour
11:57par le groupe EPR.
11:59Nous, ce qu'on a dit
12:00très clairement
12:01avec le gouvernement,
12:01c'est qu'il est hors de question
12:02qu'on donne le sentiment
12:03de faiblir sur la lutte
12:04contre l'antisémitisme
12:05alors que c'est une urgence nationale aussi.
12:07C'est un enjeu même
12:08d'unité nationale.
12:09Et on a fait le choix
12:11avec l'ensemble des parlementaires
12:12que j'ai réunis,
12:13tout groupe politique confondu,
12:15de dire
12:15on portera ce combat
12:16sur la lutte contre l'antisémitisme
12:18et le racisme.
12:18Pourquoi ?
12:19Parce qu'aujourd'hui,
12:20on estime que
12:2197% des victimes
12:23d'antisémitisme
12:24ou de racisme
12:24ne portent pas plainte
12:25par peur des représailles,
12:26perdent peur que ça ne change rien.
12:28Donc, ça veut dire
12:29que oui,
12:30il faut que la loi change
12:31pour mieux protéger les victimes.
12:32En Conseil des ministres,
12:33là encore...
12:34Présentation au Conseil des ministres
12:35début juillet.
12:36Début juillet,
12:36de manière à ce que l'examen
12:38puisse aller à son terme
12:39avant la fin de l'année,
12:40évidemment,
12:41pour mieux protéger,
12:42là encore,
12:42les victimes.
12:42On parle, là aussi,
12:44de victimes,
12:45de Français
12:45qui ne se sentent
12:46parfois plus à leur place,
12:47de Français qui sont pris à partie,
12:49intimidés,
12:49qui subissent,
12:50encore une fois,
12:51ces délits,
12:51voire ces crimes.
12:52Il y a eu des crimes racistes
12:53dans notre pays l'année dernière
12:54et donc,
12:55il y a une nécessité
12:55à ce que là encore,
12:56il y ait de la concorde
12:57et de l'unité nationale.
12:58Et pour cette loi
12:58comme pour l'autre
12:59qui est évoquée au Orberger,
13:00le temps court,
13:01le quinquennat s'achève très vite,
13:03la campagne présidentielle démarre,
13:04ça va être très serré tout ça.
13:05Vous avez l'impression
13:06que la France insoumise
13:07privatise la lutte
13:08contre le racisme aujourd'hui ?
13:09Je pense qu'il y a une tentative,
13:10mais je pense que personne
13:11n'est dupe d'ailleurs
13:12de la tentative
13:13d'instrumentalisation politique
13:14et je pense et j'espère surtout
13:16que la lutte contre l'antisémitisme
13:18et la lutte contre le racisme
13:19parce que les deux
13:19sont indissociables,
13:21eh bien, évidemment,
13:21c'est d'abord un combat
13:22de la République.
13:23Ça veut dire que c'est un combat
13:24de tous les Français.
13:25C'est un combat
13:26qui n'appartient à personne
13:26parce qu'il appartient
13:27à tout le monde.
13:28Il appartient à tous
13:29les partis politiques
13:29de le porter,
13:30il appartient à toutes
13:31les forces politiques
13:32de le porter,
13:32il appartient à tous
13:33les Français de s'en emparer.
13:34Ce n'est pas la propriété privée
13:35de LFI ?
13:37Ah non, certainement pas.
13:38Et alors,
13:38quand on parle de lutte
13:39contre l'antisémitisme,
13:40vous voyez bien surtout
13:41à quel point
13:42la France Insoumise
13:43a plutôt contribué
13:44à attiser l'antisémitisme
13:46dans notre pays,
13:46malheureusement.
13:47Vous approuvez la décision
13:48du préfet de police
13:49Patrice Fort de Paris
13:50d'interdire le concert parisien
13:53de la France Insoumise
13:54pour la fête de la musique
13:56du fait de la présence
13:57du comité Amada
13:58et de sa fondatrice
14:00Assa Traoré,
14:00du rappeur Médine
14:01qui ont toujours des messages
14:03très hostiles à la police.
14:04Le rappeur Médine,
14:05moi, je vous savais,
14:06il m'avait accusé
14:07en diffamation.
14:08J'ai d'ailleurs gagné
14:09mon procès contre lui.
14:12Donc, voilà,
14:13je vois très bien
14:13quel est le personnage
14:14et les tentatives d'intimidation
14:16qu'il essaye de faire porter.
14:17Oui, même si un recours,
14:18vous, vous approuvez
14:18cette décision du préfet.
14:19Mais moi, déjà,
14:20ce que je dis,
14:20c'est que la fête de la musique,
14:21c'est une fête populaire.
14:23Ce n'est pas une fête
14:24d'un parti politique.
14:25C'est une fête populaire
14:26où les Français
14:26se sentent heureux
14:27d'être là,
14:28se retrouvent,
14:29chantent,
14:30dansent dans la rue,
14:30se mélangent.
14:31C'est ça qui est important.
14:32Ce n'est pas une privatisation
14:34d'une place aussi emblématique
14:36en plus que la place
14:36de la République
14:37au profit d'un meeting politique.
14:39La fête de la musique
14:39n'est pas un meeting politique.
14:41La fête de la musique
14:41est un rassemblement populaire
14:43de tous les Français
14:44qui souhaitent pouvoir
14:45en profiter
14:47indépendamment
14:47de leurs convictions politiques.
14:49On ne s'évoquera
14:50les filles rapidement
14:51Bali Bagayoko,
14:52le maire insoumi de Saint-Denis,
14:53qui considère
14:54que ce qu'il fait
14:55la Marseillaise
14:55dans les stades de foot
14:57est un droit légitime.
14:58Il l'a dit
14:58à Antoine Oberdorf
14:59de l'Opinion.
15:00Ça vous fait réagir ce matin ?
15:01Est-ce que les auditeurs
15:02réagissent beaucoup là-dessus ?
15:03Ils ont raison de réagir
15:04parce que je pense
15:05que chaque Français
15:05doit pouvoir se reconnaître
15:07dans les paroles
15:08qui sont celles
15:09de la Marseillaise
15:09parce que c'est
15:10notre hymne national.
15:11Donc ça veut dire
15:12que ça fait partie
15:12de ce qui doit être transmis
15:14dans notre culture,
15:15dans notre identité
15:16et parce que je crois
15:17que quand nous sommes
15:18dans un stade,
15:19justement,
15:20on met normalement de côté
15:21ces convictions politiques,
15:22ces convictions religieuses
15:23et qu'on est là
15:24pour soutenir son équipe
15:26et singulièrement
15:26quand on parle
15:27de la Coupe du Monde,
15:28soutenir évidemment
15:29l'équipe de France
15:29et que normalement
15:31ça nous fait plutôt frémir
15:32d'entendre la Marseillaise
15:34être chantée dans un stade
15:35parce que justement
15:35on s'y reconnaît
15:36en tant que Français.
15:37Oui, la France insoumise
15:37qui pousse tous les feux.
15:39Vous avez vu
15:39qu'il marche aussi
15:40contre le racisme,
15:42contre l'extrême droite.
15:42Il y a une tentative
15:43de réappropriation.
15:44Oui, il y a une tentative
15:45d'appropriation
15:45mais c'est un combat
15:46qui ne leur appartient pas.
15:47C'est un combat
15:48qui appartient
15:48à toute la République,
15:49à tous les Français.
15:50Et avec le concours
15:51de Maxime Liedot,
15:52une question croisée
15:53s'il devait être d'accord Maxime.
15:54Ce n'est pas une question
15:55plus légère.
15:55Vous avez vu,
15:56il y a des tests anti-drogue.
15:57Évidemment,
15:57vous êtes au courant
15:57au premier chef
15:59au sein du gouvernement
16:00voulu par Sébastien Lecornu.
16:01Il s'est testé négatif.
16:03Vous l'avez subi ?
16:04Vous allez le subir ?
16:04Les instructions
16:06sont parues hier.
16:07Évidemment,
16:08je m'y plierai
16:08parce que je pense
16:09que c'est un enjeu
16:09d'exemplarité tout simplement.
16:11On a un combat
16:11qui est un combat national
16:12contre le narcotrafic.
16:13On voit les réseaux criminels
16:15du narcotrafic
16:16et je pense qu'il ne faut pas
16:17que les Français
16:17aient le moindre doute,
16:18le moindre soupçon
16:19sur la détermination
16:21du gouvernement
16:21à lutter contre le narcotrafic.
16:26Il faut aussi les tests complotistes
16:27qui peuvent exister
16:28de dire finalement
16:29ils mettent des règles
16:30pour tout le monde
16:30mais eux ils s'en exonèrent.
16:31Non, on ne s'en exonère pas.
16:33On a les mêmes règles
16:34pour tout le monde
16:35et un devoir d'exemplarité
16:36en plus
16:37pour ceux qui eux-mêmes
16:38créent ces règles-là.
16:39Et si jamais des ministres
16:40sont éventuellement
16:41ou des collaborateurs
16:42sont éventuellement testés positifs,
16:43ce sera rendu public ?
16:45J'imagine que oui, évidemment
16:46parce que l'objectif
16:48d'exemplarité
16:48c'est aussi un enjeu
16:49évidemment de transparence
16:51et puis vous savez
16:51qu'on exerce des fonctions
16:52qui sont importantes,
16:53des missions importantes
16:54au service des Français.
16:55On ne peut pas exercer ces missions
16:56en étant sous l'emprise de la drogue.
16:58Merci beaucoup
16:59d'avoir été dans ce studio ce matin
17:00ministre délégué
17:01chargé de l'égalité
17:02entre les femmes et les hommes
17:03et de la lutte
17:04contre les discriminations.
17:05Merci beaucoup
17:06d'avoir été avec nous ce matin.
17:07Il est 8h33.
17:07Dans un instant,
17:08le grand débit de la matinale.
17:09Françoise Degoy,
17:10Elisabeth Lévy,
17:10on va s'interroger notamment
17:11sur ce vote historique hier
17:14au Parlement européen.
17:15Certains parlent d'une grande alliance,
17:16nouvelle alliance des droites
17:17pour durcir les règles
17:18de l'immigration
17:20avec cette fameuse idée
17:21des hub-retours.
17:21Est-ce que d'une certaine manière
17:22l'Union européenne
17:23s'est déshonorée
17:24en durcissant ses règles ?
17:25Venez témoigner
17:26et en parler avec nous en studio.
17:280826 300 300.
17:29A tout de suite.

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