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  • il y a 6 semaines
Avec le Général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU


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##L_INVITE_DU_GRAND_MATIN-2026-07-14##

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News
Transcription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Benjamin Glaze.
00:05Sud Radio, il est 8h12 ce mardi, 14 juillet.
00:08Mon grand invité ce matin, c'est le général Dominique Trinquant,
00:11ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU.
00:14Général Trinquant, bonjour.
00:15Bonjour.
00:16Un grand merci d'être avec nous sur Sud Radio.
00:18A une heure et demie du début du traditionnel défilé des Champs-Elysées,
00:22ce sera à partir de 9h50.
00:23Vous y serez, on nous promet une barade XXL, historique.
00:276800 militaires qui vont battre le pavé, 15% d'effectifs supplémentaires par rapport à l'an dernier.
00:32On aura également 30% de véhicules et d'aéronefs en plus.
00:36Est-ce que vous avez le souvenir d'un défilé du 14 juillet aussi imposant,
00:40aussi impressionnant que celui qu'on s'apprête à vivre aujourd'hui ?
00:42Non, alors malgré mon ancienneté, je n'ai pas ce souvenir-là.
00:48On peut dire qu'il y a eu des défilés très importants dans les années 38,
00:53vous voyez, avant la Seconde Guerre mondiale.
00:55Donc si je fais ce parallèle, ce n'est pas par hasard.
00:58Le contexte géopolitique est extrêmement inquiétant.
01:02Et donc les armées françaises se réarment, se rééquipent depuis plusieurs années.
01:08Et donc on montre cela.
01:10En plus, il y a bien sûr la coalition des volontaires qui va défiler en tête du défilé.
01:15Qu'est-ce que c'est ?
01:16C'est tous ces pays européens qui soutiennent l'Ukraine
01:18et qui se disent prêts à se déployer s'il y avait une paix ?
01:23L'idée est de bien montrer qu'on n'est pas là pour faire la guerre.
01:26Ce sont les garanties de paix, les fameuses garanties de paix
01:29sur lesquelles travaille effectivement cette coalition des volontaires
01:33autour de la France, du Royaume-Uni.
01:36Également, on va y revenir dans un instant, mais tout d'abord, c'est la dernière.
01:39Ce sera la dernière d'Emmanuel Macron pour ce défilé du 14 juillet.
01:43Il a voulu marquer le coup véritablement le chef de l'État ici ?
01:46Oui, je crois qu'il y a deux choses.
01:48Alors, c'était dans son discours hier à l'hôtel de Brienne.
01:51Il a quand même rappelé que les promesses qu'il avait faites
01:53à propos des budgets ont été accomplies.
01:56Doublement du budget en dix ans de la défense.
01:59Beaucoup de pays européens se sont réveillés en 2022, en fait.
02:03Au moment où la Russie a envahi l'Ukraine,
02:05la France, elle, a commencé en 2017, voire même 2016,
02:09à augmenter son budget.
02:11Il a augmenté régulièrement.
02:13Vous pourrez me dire qu'on peut toujours en faire plus, évidemment.
02:16Mais enfin, il a quand même doublé le budget.
02:18Et donc, je crois que c'est important de marquer cette étape.
02:23La France a su prendre ses responsabilités très tôt.
02:26Et là, dans son discours, il le disait d'ailleurs,
02:29l'Europe doit redevenir une Europe puissance.
02:31Ce qu'elle avait oublié de faire.
02:33Mais la guerre à l'Est et les hésitations de M. Trump
02:36nous incitent à prendre nos responsabilités.
02:38C'est-à-dire que cette fête nationale, en quelque sorte,
02:41cette année, c'est plus une fête européenne,
02:44une fête franco-ukrainienne également.
02:47Vous avez raison.
02:48Vous vous souvenez que souvent, dans les défilés,
02:51sont invités d'honneur.
02:53Il y avait eu l'Inde, il y avait eu le...
02:55Bon, et là, ça n'est pas un invité d'honneur,
02:59mais si M. Zelensky, bien sûr, sera au centre,
03:01mais il y a les Européens.
03:03Et je crois que c'est un événement important
03:05pour marquer à la fois le soutien à l'Ukraine
03:08et la recréation, j'allais dire, d'une Europe puissance.
03:12Enfin, recréation, création, parce qu'elle n'a jamais existé.
03:15Et donc, je crois que c'est important de le marquer.
03:17L'Europe doit prendre ses responsabilités
03:20dans un monde qui bouge.
03:21Mon dernier livre s'appelle
03:22D'un monde à l'autre.
03:24Donc, on termine...
03:26Ça bascule.
03:26Oui, on termine une période,
03:29une parenthèse extraordinaire
03:30dans laquelle on croyait que le monde allait être
03:32la paix éternelle.
03:34Ça n'est pas le cas.
03:35Il faut s'y préparer.
03:36Mais comme je le dis,
03:37on ne se prépare pas à faire la guerre.
03:39C'est la dévice de l'école de guerre.
03:41Si tu veux la paix, prépare la guerre.
03:43Lorsqu'on est fort, on est dissuasif.
03:46Lorsqu'on est faible, on est vulnérable.
03:47Il nous faut donc être fort.
03:49On va continuer, bien évidemment,
03:50cette discussion, Général Dominique Trinquant.
03:52Mais d'abord, j'aimerais vous entendre sur
03:55ce qui fait beaucoup réagir en ce moment
03:57autour de ce défilé du 14 juillet,
04:00c'est qu'il fallait s'inscrire.
04:02Il n'y a plus de place disponible ce matin
04:04pour assister à ce défilé.
04:06QR code obligatoire.
04:08C'est dommage d'en arriver là.
04:10Vous le regrettez ?
04:10Alors, je le regrette.
04:12C'est dommage parce que c'est une fête populaire.
04:14Je souligne deux événements.
04:16Le nombre de chefs d'État, de présidents
04:19et le président Zelensky.
04:21Je rappelle que lui, il est en guerre
04:22et que ça peut se passer sur le territoire national.
04:26Donc ça, c'est le premier point.
04:27Le deuxième point, c'est le grand succès.
04:2950 000 personnes.
04:30L'année dernière, il y en avait 20 000.
04:32Donc il y a un moment où il faut bien gérer
04:34l'affluence et gérer la sécurité.
04:37Ceci étant, c'est dommage pour une fête
04:38qui reste une fête très populaire,
04:40là où le peuple français rencontre son armée.
04:42L'Ukraine, donc, au cœur du défilé.
04:45Volodymyr Zelensky est présent
04:46pour la première fois sur un défilé du 14 juillet.
04:49500 soldats de la Coalition des Volontaires pour l'Ukraine
04:51qui vont ouvrir ce défilé.
04:5425 militaires ukrainiens présents.
04:56La patrouille de France accompagnée
04:57de deux Mirage 2000 B ukrainiens.
05:00Le message, vous l'avez dit,
05:01c'est d'imposer cette force,
05:03de montrer ce soutien,
05:05de réaffirmer ce soutien à l'Ukraine.
05:07Oui, alors, il faut soutenir l'Ukraine,
05:10et on le fait depuis 4 ans et demi.
05:12Mais en plus, on est dans une période très particulière.
05:15Pourquoi on veut marquer le coup, alors,
05:16cette année, sur ce défilé du 14 juillet ?
05:18Alors, le premier point, je pense,
05:21c'est le processus qui est en cours
05:23avec la Coalition des Volontaires.
05:25C'est de dire, on est prêt à appuyer l'Ukraine
05:28dans des négociations avec la Russie.
05:30C'est la Russie qui refuse les négociations.
05:32Il faut le rappeler, les Ukrainiens ont dit,
05:34mais pas de problème, nous, on veut négocier.
05:35Donc, ça, c'est le premier point.
05:37Le deuxième point, c'est qu'il y a,
05:39non pas une bascule,
05:40mais une amorce stratégique différente.
05:44Aujourd'hui, l'Ukraine est en train de marquer
05:46sérieusement la Russie.
05:47Les citoyens russes sont en train de se rendre compte
05:49qu'ils sont en guerre.
05:50Depuis 4 ans et demi, on leur cachait.
05:51On disait, c'est une opération spéciale,
05:53on n'en parle pas.
05:54Dmitry Plovskov, le porte-parole du Kremlin,
05:56lui-même, maintenant, parle de guerre.
05:58Alors que je rappelle qu'on allait en prison
06:00si on parlait de guerre.
06:01Donc, il y a une bascule.
06:03L'Ukraine s'est fabriquée ses armes elle-même
06:07parce que pour les frappes dans la profondeur,
06:08les Européens ne leur ont pas donné.
06:10Ils ont fabriqué leurs armes
06:12et ils frappent dans la profondeur
06:14les bateaux, les raffineries.
06:16Et aujourd'hui, les citoyens russes sont en compte
06:19et l'économie russe en pâtit.
06:21Avec l'utilisation de nombreux drones,
06:23c'est comme ça aussi que la guerre évolue.
06:25À voir, on pourra y revenir si la France est prête
06:28sur ce domaine-là.
06:30Juste d'un mot sur cette coalition
06:31des volontaires pour l'Ukraine.
06:34Est-ce que ça pourrait devenir, petit à petit,
06:36une forme d'OTAN à l'européenne ?
06:39Alors, vous avez raison,
06:40c'est ce que j'appelle le pilier européen de l'OTAN.
06:45L'OTAN s'est fait des Etats-Unis
06:47et s'est fait des Européens.
06:49Si les Etats-Unis venaient à ne pas vouloir
06:52soutenir complètement l'OTAN,
06:54même si, lors du dernier sommet à Ankara,
06:56les Américains auraient affirmé
06:58qu'ils soutenaient l'OTAN,
07:00les Européens doivent se préparer.
07:02Et on critique beaucoup le président Trump,
07:04mais je crois qu'il a raison quand il disait
07:06les Européens ne dépensent pas assez
07:08dans la défense.
07:10Les Européens, l'Europe est un continent
07:12extrêmement riche et il n'est pas normal
07:14qu'ils se reposent tout à fait sur les Américains.
07:17Donc, aujourd'hui, vous voyez,
07:19vont être annoncés d'ailleurs des exercices
07:21avec cette coalition des volontaires.
07:24Et les exercices, c'est le commencement
07:26de la pratique de travailler ensemble,
07:28sans le grand frère américain,
07:30de se débrouiller entre nous.
07:32Et les Européens sont capables de le faire,
07:34simplement, il faut qu'ils s'y entraînent.
07:36Emmanuel Macron qui annonçait que la France
07:38allait encore fournir des armes,
07:40alors notamment des avions de combat Rafale,
07:43mais pas seulement.
07:45L'Europe a déjà envoyé beaucoup d'argent à l'Ukraine.
07:49Le soutien financier total de l'Europe
07:51depuis le début de la guerre,
07:52il est estimé à plus de 200 milliards d'euros.
07:55Et tout ça, pour quel résultat ?
07:56La Russie est encore présente sur le sol ukrainien aujourd'hui.
07:59Alors, le résultat, c'est qu'elle est présente,
08:01mais qu'elle n'a pas annexé l'Ukraine.
08:03Je rappelle que c'était l'objectif
08:05du président Poutine.
08:09Et le président Poutine n'avait pas compris
08:12que l'Ukraine avait changé, d'abord,
08:14et que les Européens seraient unis derrière l'Ukraine.
08:18Et ça, c'est un échec majeur pour eux.
08:20Alors, vous disiez,
08:23quel est le résultat ?
08:24Le résultat, c'est que l'Ukraine est toujours indépendante,
08:27et l'Ukraine regarde toujours vers l'Europe.
08:30Ce qui va à l'encontre des objectifs du président Poutine.
08:33Et peut-être qu'à terme,
08:35les Russes se rendront compte
08:37que la stratégie choisie par le président Poutine
08:41est une erreur.
08:42Et on le voit dans un pays très totalitaire,
08:45où les sondages sont soumis à doute, j'allais dire.
08:51Eh bien, les sondages marquent qu'aujourd'hui,
08:53la politique du président Poutine
08:55est en train de baisser.
08:56et les sondages marquent fermement
08:59que les Russes sont en soutien de M. Poutine,
09:04mais contre la guerre.
09:06Donc, il y a un moment où ces deux points
09:07devront se rejoindre et s'apercevoir
09:09que c'est M. Poutine qui fait la guerre.
09:11Je rappelle qu'on n'est pas en guerre contre la Russie,
09:13mais on est en soutien de l'Ukraine,
09:17qui est contre la politique de M. Poutine.
09:20Général Dominique Trinquant,
09:22en tout cas, le ton continue de monter.
09:24C'est ce qu'on constate.
09:25Emmanuel Macron qui assure que la France est prête
09:27à défendre la paix, la liberté et le droit,
09:29je le cite, au prix du sang s'il le faut.
09:33C'est ce qu'il a déclaré hier dans son discours aux armées.
09:35Comment faut-il comprendre cette phrase ?
09:37La France n'exclut pas aujourd'hui d'entrer en guerre.
09:40Eh bien, écoutez, lorsque l'on est menacé,
09:43et je vous donne un exemple.
09:45Hier, le ministre des Affaires étrangères français
09:47a convoqué l'ambassadeur de Russie
09:50devant des attaques de désinformation
09:53et des attaques cyber.
09:55nos circuits vidéo en Europe
09:58ont été infiltrés par les systèmes russes.
10:02Et c'est identifié comme des systèmes russes.
10:05C'est pas comme ça, on rêve qu'on a les preuves.
10:08Donc, ça, c'est la première guerre dans laquelle on est.
10:11Et vous voyez...
10:12On y est déjà, ça.
10:13On y est déjà.
10:13L'Europe parle de 2030.
10:15Il faut être prêt pour 2030.
10:17Mais moi, je pense que le risque, il est avant.
10:19On rentre dans une phase d'élection présidentielle,
10:23élection peut-être législative,
10:25extrêmement importante.
10:26Et là, il va y avoir de l'ingérence
10:29qui va rentrer dans nos systèmes politiques
10:32pour arriver à nous dire
10:34pourquoi se battre ?
10:35Ça sert à quoi ?
10:36Restons tranquilles chez nous, etc.
10:39Et donc, c'est cette première guerre
10:41qu'il faut mener.
10:41C'est la guerre des caractères.
10:43Vous savez,
10:44Thucydide disait,
10:45ce ne sont ni les vaisseaux,
10:47ni les murailles
10:48qui sont la défense de la cité,
10:50mais le caractère des citoyens.
10:51Et j'y crois beaucoup.
10:52Ça, c'est le conflit, l'ingérence.
10:54Le premier conflit, le second, c'est quoi ?
10:56Le chef d'état-major des armées,
10:57le général Fabien Mandon, je le rappelle,
10:59disait il y a quelques jours encore
11:01qu'il préparait la France
11:03à une guerre ouverte avec la Russie
11:04dans 3-4 ans.
11:06Ça veut dire qu'au-delà de l'ingérence,
11:08il y a une autre guerre
11:09qui est envisagée très clairement.
11:11Alors, il faut dans cette guerre
11:14arriver à montrer que nous sommes forts
11:15de façon à dissuader les forces russes.
11:18Aujourd'hui, au-delà de l'ingérence,
11:21je vais vous donner un exemple.
11:24Essayez de discréditer l'alliance atlantique.
11:28Une petite action des petits hommes verts,
11:30vous savez, comme il y en avait eu en Crimée,
11:32qui sont en Estonie,
11:34qui arrivent, qui disent
11:35la population russophone est maltraitée,
11:37on va intervenir.
11:38Kaliningrad, une enclave russe
11:41entre la Lituanie et la Pologne.
11:43Un convoi russe
11:45qui arrive pour alimenter,
11:47par exemple, Kaliningrad,
11:48qui force des passages.
11:50Ces petits éléments
11:51on va regarder
11:52comment est-ce que l'Europe réagit ?
11:54Comment est-ce que l'OTAN réagit ?
11:55Est-ce que l'OTAN dit stop ?
11:57Et à ce moment-là,
11:59fin de l'histoire,
12:00ou est-ce que l'Europe dit
12:01c'est pas grave ?
12:02On va essayer de négocier,
12:03on va essayer de travailler et tout.
12:04Il faut montrer sa force.
12:06Ça veut dire quoi concrètement
12:07montrer sa force dans ces cas-là ?
12:08Ça veut dire intervenir
12:10contre le convoi russe.
12:12Militairement, bien sûr.
12:14Les forces militaires
12:15sont là pour montrer
12:16qu'elles existent
12:17et qu'elles sont puissantes.
12:18Vous vous rappelez quand même
12:19que la Russie,
12:20ça fait quatre ans et demi
12:21qu'elle n'arrive pas
12:21à vaincre l'Ukraine.
12:22Donc je ne crois pas
12:23une seconde
12:24que la Russie est capable
12:25de vaincre
12:26les armées européennes.
12:28Simplement,
12:28il faut les organiser,
12:30il faut les rééquiper
12:31et les organiser
12:32pour qu'elles soient capables
12:33de subir un choc initial
12:35de façon à dissuader
12:37la Russie
12:38d'attaquer les Européens
12:40et singulièrement
12:41les Pays-Baltes,
12:42ceux qui sont sur le front.
12:43J'allais dire la Finlande,
12:44les Pays-Baltes,
12:45la Pologne avec Kaliningrad,
12:48les autres pays.
12:49Ça veut dire que la dissuasion
12:50aujourd'hui ne suffit plus,
12:52Général Dominique Trinquant,
12:54c'est la force de la France
12:55de disposer
12:55de cette dissuasion nucléaire.
12:57Emmanuel Macron
12:58qui a d'ailleurs mis en place
12:59une dissuasion nucléaire avancée
13:00pour nos partenaires européens,
13:02il y en a neuf
13:02qui ont rejoint ce dispositif.
13:04D'ailleurs,
13:04est-ce qu'il faut
13:05que l'Ukraine intègre
13:07cette dissuasion nucléaire avancée ?
13:09C'est souhaitable ?
13:10Alors, pour l'instant, non.
13:12La dissuasion nucléaire,
13:14en fait,
13:14ne peut pas agir seule.
13:16S'il n'y a que la dissuasion nucléaire,
13:18vous passez en dessous du seuil
13:20et vous faites des actions
13:21en dessous du seuil.
13:23Et donc,
13:23la dissuasion nucléaire
13:24est essentielle,
13:25c'est notre assurance vie,
13:26c'est l'assurance vie des Européens.
13:28Vous parliez de la dissuasion avancée,
13:30il y a 8 à 10 pays européens
13:32qui ont décidé
13:33de demander à dialoguer
13:35avec la France
13:35pour voir comment
13:37intégrer cette dissuasion,
13:38mais elle ne peut pas agir seule.
13:40Si vous n'avez pas
13:41des hommes
13:42de la chair et des canons
13:44qui sont face
13:45à la menace
13:46et qui vous disent
13:47« Attention,
13:49on ne va pas passer directement,
13:50on est capable de résister »,
13:52eh bien,
13:52la dissuasion nucléaire,
13:53elle-même,
13:54tombe.
13:54Elle ne peut pas être seule,
13:56elle doit s'épauler
13:56sur ce qu'on appelle
13:57une défense classique.
13:59Les drones,
14:00on en est où aujourd'hui en France ?
14:01Est-ce qu'on a une forme
14:01de souveraineté,
14:02une capacité justement
14:03de mener le combat
14:04à travers des drones ?
14:05Alors, les drones,
14:06ça va très très très vite.
14:07Il y a 4 ans,
14:07on n'en parlait pas.
14:08Aujourd'hui,
14:09les drones,
14:09ça change tous les 6 mois.
14:11On apprend énormément
14:12des Ukrainiens.
14:13Il n'y a que la guerre
14:14qui apprend la guerre.
14:15Ceux qui font la guerre
14:16aujourd'hui,
14:16ce sont les Ukrainiens.
14:17Donc,
14:17ils sont extrêmement forts.
14:18On a beaucoup de sociétés françaises
14:20qui travaillent
14:20avec les Ukrainiens.
14:21Soit déjà en fournissant
14:23des éléments
14:23pour faire des drones
14:25en Ukraine,
14:26mais également
14:26pour en faire en France.
14:27Donc,
14:28on progresse.
14:29On pourrait aller plus vite.
14:31On pourrait en faire plus,
14:32c'est sûr.
14:33Mais on progresse énormément.
14:34Je vous donne un exemple.
14:36L'Ukraine vient d'annoncer
14:37qu'elle a créé
14:38un commandement
14:39du combat dans la profondeur.
14:41Eh bien,
14:41la France l'a fait
14:42il y a 2 ans.
14:42Il y a 2 ans,
14:43elle a créé
14:44un commandement
14:45du combat dans la profondeur.
14:46C'est-à-dire
14:46renseignement,
14:47missiles
14:47et capacité
14:49d'avoir des éléments,
14:50des armements souverains
14:51pour nous défendre.
14:53Merci beaucoup,
14:54Général Dominique Trinquant
14:55d'être passé
14:56par le studio
14:56de Sud Radio
14:57avant de vous rendre
14:58au défilé du 14 juillet
14:59début à 9h50.
15:01Ancien chef,
15:01je le rappelle,
15:02de la mission militaire française
15:03auprès de l'ONU.
15:04Et puis,
15:05j'ajoute,
15:05pour ceux qui voudraient
15:06vous écouter davantage,
15:08que vous avez un podcast
15:09qui s'appelle
15:09Quartier Général.
15:10Merci beaucoup,
15:12Général Dominique Trinquant
15:13et puis bon défilé
15:13à vous bien l'entendre.
15:14Merci et bon 14 juillet.
15:15Merci beaucoup.
15:178h28 sur Sud Radio.
15:18On revient dans un instant
15:20avec les infos.
15:20A tout de suite.
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