- il y a 2 mois
Avec Philippe Brun, député socialiste de l'Eure et candidat à la primaire du PS pour la Présidentielle
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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-07-29##
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NewsTranscription
00:00Vous êtes bien sur Sud Radio, mon invité politique ce matin, c'est Philippe Brun, député de l'heure,
00:04candidat à la primaire interne du Parti Socialiste.
00:06Philippe Brun, bonjour.
00:07Bonjour Mme Anglais.
00:07Et merci d'être avec nous.
00:08La France face aux incendies, des chiffres qui donnent le tournis.
00:11Plus de 116 000 hectares parcourus par les flammes depuis le début de l'année.
00:16Plus de 13 000 départs de feu, 30 à 40 de plus chaque jour.
00:20Est-ce que vous, comme le RN, la France Insoumise, vous dénoncez le manque de moyens matériels et financiers
00:25alloués aux pompiers, à la sécurité civile ?
00:27On a notamment l'Insoumi Adrien Clouet qui parle, lui, carrément de scandale d'État.
00:31Vous êtes d'accord avec lui ?
00:32C'est une étrange défaite.
00:34Il y a chaque année un rapport qui est fait à la Commission des Finances par une députée socialiste
00:38qui s'appelle Sophie Pantel et qui pointe le manque de moyens et les risques,
00:42notamment face à la recrudescence des incendies.
00:44Moi, j'invite chacun à taper sur Google Sophie Pantel Rapport.
00:47C'est une députée de l'Auxerre.
00:48C'est elle la responsable des crédits des pompiers à l'Assemblée nationale.
00:52Et qu'est-ce qu'elle dit ?
00:52Elle dit que les moyens manquent considérablement, qu'il y a une recrudescence du nombre d'interventions.
00:56Il faut se rendre compte, Jean-Marc Dès, qu'il y a une augmentation de 35% du nombre des
01:00interventions
01:01depuis 10 ans dans les services départementaux d'incendies et de secours.
01:04Et dans ces conditions, il faut que les moyens correspondent aux besoins.
01:08Et malheureusement, ils sont très souvent désuffisants.
01:10En tout cas, sur les incendies, en 10 ans, on est passé de 2 à 8 avions d'âge.
01:14Le budget de la sécurité civile qui a été quasiment multiplié par 2.
01:17C'est ce qu'on dit du côté du gouvernement, du côté d'Emmanuel Macron.
01:20Ça ne vous satisfait pas ?
01:21Ce n'est pas vrai.
01:22Il a baissé de 4,5% en 2025.
01:24Et puis, je le rappelle, la sécurité civile, c'est surtout les services départementaux d'incendies et de secours.
01:29Et qu'a fait le gouvernement ?
01:30Le gouvernement a asséché complètement les finances des départements.
01:33Je rappelle que les départements contribuent à presque 60% du budget des services départementaux d'incendies et de secours.
01:40Et aujourd'hui, les départements sont en grave difficulté.
01:42On va parler de la Gironde.
01:44La Gironde, le département, est sous menace de tutelle, vous le savez, du préfet.
01:47Parce que pas assez de moyens.
01:49Aujourd'hui, les départements sont financés essentiellement par les frais de notaire.
01:51Vous savez que vous payez quand vous achetez une maison ou un appartement.
01:55Il y a eu une baisse importante du marché immobilier parce que les taux d'intérêt de la Banque Centrale
01:58Européenne ont augmenté sur l'opprès.
02:00Donc, il y a eu une baisse du marché immobilier.
02:02Aujourd'hui, le département est en grande difficulté.
02:04Et donc, on n'a pas les moyens de faire face, notamment à cette augmentation importante des besoins.
02:08Il faut aujourd'hui qu'on ait un mode de financement spécifique aux services départementaux d'incendies et de secours.
02:13C'est ce que ce rapport de Sophie Pantel propose depuis maintenant des années et des années.
02:18Il y a eu un beau veau de la sécurité civile qui proposait aussi de mettre en contribution les compagnies
02:24d'assurance.
02:24Il est temps maintenant de le faire.
02:25Les assurances qui vont payer ?
02:28En tout cas, il faut trouver un mode de financement.
02:29Elles vont augmenter leurs tarifs.
02:30De toute façon, elles vont les augmenter quoi qu'il arrive.
02:32Vous vous rendez compte, quand vous avez des villages entiers qui sont décimés,
02:34il va y avoir des primes d'assurance qui vont augmenter.
02:36Moi, je préfère que les primes d'assurance augmentent parce qu'on finance les pompiers
02:39plutôt que les primes d'assurance augmentent parce que des maisons ont été brûlées et détruites.
02:43Et je pense qu'elles augmenteront moins si on augmente cette petite taxe sur les conventions d'assurance
02:46qui permettra d'éviter des drames, d'éviter des vies brisées,
02:51plutôt que cette augmentation générale des primes d'assurance qui résultera de ces incendies à répétition.
02:55Scandale d'État ou pas ? Selon vous, Philippe Brun ?
02:58En tout cas, il y a une insuffisance considérable des moyens.
03:01Et à chaque fois qu'on a une crise en France, on se rend compte à quel point notre État
03:04est défaillant.
03:05On a eu l'affaire des masques.
03:06On se rend compte pendant le Covid qu'on avait détruit par erreur nos stocks stratégiques de masques,
03:11qu'on n'était plus capable de produire des masques en France.
03:13Là, aujourd'hui, on a les incendies.
03:14On se rend compte qu'il y a les canadaires qui ne marchent pas.
03:16On se rend compte que nos services départementaux d'incendies et de secours ont des moyens qui sont insuffisants.
03:21Il faut maintenant que l'État...
03:21C'est une question de volonté.
03:22C'est une question de volonté politique.
03:24Aujourd'hui, il y a une forme d'incurie générale.
03:26C'est-à-dire que l'État s'occupe de beaucoup de choses,
03:28mais ne s'occupe pas des choses importantes dont ont besoin les Français.
03:30Il faut aujourd'hui revoir ses priorités.
03:32LFI qui réclame une session extraordinaire à l'Assemblée nationale
03:34pour donner davantage de moyens à la sécurité civile.
03:37Vous y êtes favorable ou pas ?
03:38Oui, je l'ai proposé moi-même lundi sur une chaîne concurrente.
03:42Il y a deux choses à faire.
03:43Un, il faut adopter ce que nous proposons sur les conventions d'assurance
03:45pour donner des moyens immédiats, importants.
03:47Les incendies, ce n'est pas terminé.
03:49On va en avoir au cœur de l'été.
03:51Deuxièmement, il y a une loi qui va être inscrite à l'ordre du jour
03:54qui est proposée par un député qui s'appelle Fabrice Barrusso,
03:56qui est une loi d'adaptation au changement climatique
03:59et qui prévoit de revoir, vous savez, tout le droit applicable aux communes,
04:02aux plans communaux de sauvegarde
04:04pour s'adapter justement à ces incendies, au réchauffement climatique.
04:08A cette loi, le gouvernement a dit qu'il était favorable à ce qu'elle soit inscrite.
04:10Je pense qu'il faut l'adopter rapidement.
04:13La loi de Fabrice Barrusso, j'espère qu'elle sera inscrite à l'ordre du jour.
04:15Par rapport à ce qui se passe en tout cas en ce moment, devant nos yeux,
04:18est-ce qu'il faudra en passer par une commission d'enquête ?
04:20Vous êtes député, est-ce qu'il faut en arriver là ?
04:22Ça sera nécessaire ?
04:23On peut le faire.
04:24Il y a un rapport, je vous le dis, chaque année de la commission des finances
04:26qui est fait par une députée qui a les mêmes moyens qu'une commission d'enquête
04:29puisqu'elle a un contrôle sur pièce et sur place au ministère de l'Intérieur.
04:32Donc moi, je vous invite à lire ce rapport.
04:34On peut faire une commission d'enquête en plus,
04:36mais elle ne fera que reprendre les conclusions de ce rapport.
04:38Le temps du retour d'expérience viendra.
04:41On ne le fait pas au milieu de la bataille.
04:42C'est Emmanuel Macron qui l'a dit à propos des polémiques.
04:44Est-ce que la gauche, est-ce que vous, est-ce que le RN instrumentalise
04:47ce qui se passe actuellement, ces incendies en Gironde notamment,
04:50mais pas qu'il y en a d'autres, bien sûr ?
04:52Il y a des vies qui sont brisées.
04:53Il y a des villages entiers qui sont décimés.
04:56Il y a quand même le sentiment d'une vraie rupture de prise en charge
05:01à la fois des populations et des conséquences dramatiques
05:06de ce phénomène aujourd'hui sur les populations.
05:09Il faut aujourd'hui en tirer les conséquences.
05:11Le président de la République ne peut pas mettre sous cloche la démocratie.
05:14Il est normal que les forces d'opposition disent ce qu'elles pensent
05:17et viennent aussi à faire des propositions.
05:19On a une élection présidentielle l'année prochaine
05:21et la question du changement climatique, elle sera au cœur...
05:23Ce n'est pas la campagne présidentielle qui joue déjà, non ?
05:25Oui, il faut se rendre compte d'une chose,
05:27on est en train de vivre l'été probablement le moins chaud des 30 prochaines années.
05:31C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on crève de chaud,
05:32il faut se rendre compte qu'on va crever de plus en plus de chaud
05:35durant les prochaines années.
05:35Il faut donc qu'on s'adapte.
05:37Et donc, c'est aussi l'enjeu de sélection présidentielle.
05:39Les solutions d'hier n'ont plus lieu d'être.
05:42On va rentrer dans une nouvelle France.
05:44Justement, justement.
05:45Avec de nouvelles idées.
05:45Est-ce qu'il va falloir couper des arbres pour sauver nos forêts ?
05:48C'est ce que propose un certain nombre de forêts.
05:50Si on était tout à l'heure avec Bruno Laffont,
05:51qui est maire de Biganos,
05:53qui est président de l'association de défense des forêts
05:55contre les incendies pour la Nouvelle-Aquitaine.
05:56Est-ce qu'il va falloir un jour couper des arbres pour protéger nos forêts ?
05:59Oui, c'est possible.
06:01Qu'on crée des zones tampons,
06:02qu'on fasse en sorte que dans la gestion forestière,
06:05il y ait des lieux coupe-feu.
06:06Parce que ce n'est pas l'avis de certains écologistes.
06:08En tout cas, ça ne fait pas...
06:10Je pense que les conséquences climatiques d'un feu de forêt
06:13en termes d'émissions de gaz à effet de serre
06:15sont bien supérieures à quelques coupes claires
06:17que l'on ferait pour éviter la propagation des feux.
06:19La gestion forestière, il faut évidemment la faire
06:22et éviter et mettre à jour nos plans communaux de sauvegarde
06:25pour créer ces zones tampons
06:26pour pouvoir arrêter les feux au bon endroit.
06:29Philippe Brun, député de l'Eure, je le rappelle,
06:30candidat à la primaire interne du Parti Socialiste
06:33en vue de la présidentielle.
06:33L'un de vos combats, ça concerne les salaires.
06:36Vous souhaitez rapprocher le salaire net du salaire brut.
06:38Comment vous comptez vous y prendre concrètement ?
06:40Parce que c'est une promesse que beaucoup de politiques ont fait jusqu'à présent.
06:43Écoutez, aujourd'hui, quel est le problème ?
06:44Les salariés sont les vaches à l'air du système.
06:46Entre ce que votre patron vous verse
06:47et ce que vous touchez sur votre feuille de paie,
06:48il y a une différence de 60%.
06:50Le capital, lui, il n'est taxé qu'à 30%.
06:52Donc on demande aux salariés de payer à eux seuls
06:55la protection sociale de 70 millions de Français.
06:57Il y a 27 millions de salariés en France,
06:58du public et du privé, qui payent pour 70 millions.
07:00Moi, ce que je propose,
07:01c'est qu'on baisse de manière importante la CSG.
07:03J'invite chacun à se connecter sur le site salairebrun.fr
07:08Un simulateur, c'est ça ?
07:09Un simulateur, que chacun calcule combien il gagnerait
07:11si j'étais élu à la tête de l'État.
07:14Ce que je propose, donc, c'est de baisser la CSG
07:16de manière progressive.
07:17Et comment repense, alors, cette baisse de la CSG ?
07:19Je compense, ça coûte 17 milliards.
07:21Je compense par une taxation supplémentaire du capital.
07:24Il n'est pas grave que le capital soit, aujourd'hui,
07:25beaucoup moins taxé que le travail.
07:27Je propose aussi de taxer les GAFAM,
07:29l'intelligence artificielle, l'automatisation.
07:31Aujourd'hui, on va avoir beaucoup d'emplois
07:33qui vont être remplacés par l'intelligence artificielle,
07:34beaucoup d'emplois qui vont être remplacés par le numérique.
07:38Il faut que le numérique contribue aussi
07:40au financement de la sécurité sociale,
07:41sinon on ne s'en sortira jamais.
07:42L'instauration d'un salaire maximum,
07:44c'est ce que propose la France Insoumise,
07:46qui propose précisément un écart maximal
07:48de 1 à 20 entre le salaire le plus bas
07:50et le salaire le plus haut dans une entreprise.
07:51Est-ce que vous êtes favorable, vous-même,
07:53à une telle mesure, Philippe Brun ?
07:54Nous l'avons fait, nous les socialistes,
07:55au pouvoir dans les entreprises publiques,
07:57où aujourd'hui, il y a un écart maximal
07:58de 1 à 20 dans les entreprises publiques.
08:00Là, on parle du privé, notamment.
08:02En tout cas, ce qu'il faut, c'est que le travail paye.
08:05Moi, mon attention, c'est surtout que les gens...
08:06Et donc, c'est non.
08:07On peut le faire.
08:08Mais moi, mon intention,
08:09je ne suis pas en désaccord fondamental
08:11avec cette proposition.
08:11Moi, ce que je pense qui est important,
08:13c'est que je pense à tous les gens
08:13qui nous écoutent ce matin sur Sous de Radio,
08:14qui vont bosser,
08:15qui gagnent entre 2 000, 1 800 et 2 500 euros par mois,
08:19qui n'arrivent pas à finir les mois,
08:21qui payent les crédits de la voiture,
08:23qui payent les crédits de la maison,
08:24qui ont du mal à se loger,
08:26qui vivent très très loin de là où ils travaillent.
08:28Et cette France-là, aujourd'hui,
08:29personne ne la défend.
08:30Et c'est cette France que je veux défendre aujourd'hui.
08:31Cette France des salaires
08:32qui n'arrive plus à vivre de son travail
08:34tellement, aujourd'hui,
08:35les salaires sont mis à contribution.
08:36Cette France des salaires
08:36avec un SMIC revalorisé à 1 700 euros,
08:38je reprends encore une proposition
08:40de la France insoumise.
08:41Pour le coup, ce n'est pas votre objectif.
08:44De toute façon, on y va.
08:45C'est-à-dire que le SMIC augmente naturellement.
08:47Le problème, c'est que l'échelle des salaires,
08:48elle n'augmente pas
08:49et qu'on assiste à une SMICardisation de la France.
08:51Bientôt, enfin, ce n'est pas bientôt,
08:53c'est déjà le cas.
08:53Aujourd'hui, un prof en début de carrière
08:55est au SMIC.
08:56Ça paraît délirant pour quelqu'un
08:58qui a passé un concours difficile
08:59et qui a fait 5 ans d'études.
09:01Donc, l'enjeu, aujourd'hui,
09:02c'est d'augmenter l'ensemble
09:02de l'échelle des salaires.
09:03Alors, on peut raconter
09:04qu'on va faire une grande conférence nationale salariale.
09:06Il faut la faire.
09:07Mais il faut, aujourd'hui,
09:08surtout baisser les impôts sur les salaires
09:10parce qu'il y a trop de mise à contribution des salaires.
09:12Trop.
09:13Les salaires payent trop
09:14et le capital ne paye pas assez.
09:15Moi, je propose qu'on rééquilibre.
09:16Philippe, un député de l'heure,
09:17candidat à la primaire interne
09:18du Parti Socialiste,
09:20à part sur les salaires.
09:21Alors, vous êtes en train de peaufiner
09:22votre programme économique,
09:23justement, pour cette primaire.
09:25C'est quoi, là,
09:26ou les mesures principales ?
09:28Mon programme sera dévoilé
09:29le 19 août prochain.
09:30Il s'appelle Produire.
09:31Moi, je propose,
09:33je dis que l'essentiel
09:34pour les prochaines années,
09:35c'est que la France retrouve
09:36le chemin de la croissance.
09:38Le problème, aujourd'hui,
09:39c'est qu'on a notre PIB par habitant
09:41qui est la moitié de celui des Etats-Unis.
09:42On a un pays qui s'appauvrit,
09:43qui n'a plus les moyens,
09:44aujourd'hui, de ses ambitions.
09:45Je propose un grand plan
09:46de développement industriel.
09:47Comment ?
09:48En renationalisant EDF,
09:49c'est déjà le cas,
09:50et en sortant du marché européen
09:51de l'électricité
09:52pour offrir à nos entreprises
09:53l'électricité la moins chère d'Europe.
09:55En ayant l'électricité
09:56la moins chère d'Europe,
09:57on permettra l'arrivée
09:59de nouveaux data centers,
10:01on permettra aussi
10:02d'arriver à la frontière
10:03sur l'intelligence artificielle
10:04et l'installation
10:05de nouvelles usines.
10:07Parce que je crois
10:07que ça doit être la priorité.
10:07En baissant les impôts aussi
10:08sur les entreprises ?
10:09Écoutez, les impôts de production
10:10déjà ont beaucoup baissé en France
10:12et le principal intrant,
10:13aujourd'hui,
10:14il faut comprendre...
10:17Dans un monde qui va être robotisé,
10:19qui va être automatisé,
10:21dans la chaîne de verre de l'industrie,
10:23c'est l'énergie
10:23qui sera le principal déterminant.
10:25Dans la métallurgie, par exemple,
10:26l'électricité,
10:26ça représente 35% des coûts,
10:28la masse à l'arrivée,
10:29seulement 18%.
10:29Vous pouvez faire
10:30toutes les baisses
10:31d'économisation sociale du monde.
10:32Vous pouvez faire
10:32toutes les baisses
10:33d'impôts de production du monde.
10:34Ce qui compte,
10:35c'est le prix d'électricité.
10:36Et donc, il faut aujourd'hui
10:37qu'on garantisse
10:38le prix d'électricité
10:38le moins cher possible
10:39à nos entreprises
10:40et ce sera comme ça
10:41qu'on fera venir
10:42les industries dans notre pays.
10:43Primaire du Parti Socialiste,
10:45ce sera le 11 octobre prochain.
10:47Primaire interne,
10:47ça veut dire que ce sont
10:48seulement les adhérents
10:49qui vont pouvoir voter.
10:49Alors non,
10:50vous pouvez adhérer jusqu'au jour J
10:51pour une somme
10:52qu'on est en train de définir
10:53qui va être autour
10:54de 5 ou 10 euros,
10:55j'espère 5 euros.
10:56Et donc, vous pourrez adhérer
10:57le jour J
10:58et pas forcément au Parti Socialiste.
10:59Vous adhérez à une sorte
11:00d'association
11:00qui vous permet de voter.
11:02Donc moi, j'invite tout le monde
11:03à venir voter pour les salaires.
11:05À quoi va servir
11:06à finalement mettre un terme
11:07aux divisions
11:08qui minent le Parti Socialiste ?
11:10Tenter de se réunifier,
11:13vous allez avoir des débats
11:14à la télévision,
11:15vous allez découvrir
11:16de nouveaux visages,
11:17j'en fais partie.
11:18Et puis c'est un moment
11:19aussi de définition
11:20de nouvelles priorités.
11:21Vous aurez le choix
11:21entre plusieurs options.
11:22Il y aura l'option
11:23Raphaël Gluck-Swan,
11:24on la connaît,
11:25libérale, européenne.
11:25Ce sera d'ailleurs
11:26sur un débat
11:26pour la présidentielle
11:27dans quelques semaines,
11:29je crois que c'est
11:29à la rentrée
11:29sur une télévision,
11:31je ne sais plus laquelle.
11:32On connaît
11:32qui est d'une gauche européenne
11:33et plutôt libérale.
11:34Très bien.
11:35Il y aura l'option
11:36d'Olivier Faure
11:37qui est d'une gauche
11:37plutôt proche
11:38des idées de Jean-Luc Mélenchon,
11:39UNITA, etc.
11:40Et puis il y aura
11:41la gauche populaire
11:42que je défends,
11:42celle qui parle
11:43du prix du carburant,
11:44celle qui parle des salaires,
11:45celle qui veut réconcilier
11:46la gauche avec les ouvriers.
11:47Celle qui parle aux électeurs du RN,
11:48ceux qui sont partis au RN ?
11:49Ceux qui parlent aux électeurs du RN.
11:51Moi je suis seul député
11:52non RN de l'heure.
11:53Je suis dans une circonscription
11:54qui vote RN au niveau national
11:55et qui vote pour son député socialiste
11:57aux élections législatives
11:59et aux élections locales.
12:00Et moi je crois
12:01qu'aujourd'hui
12:01la priorité
12:02c'est de parler aux ouvriers
12:03et employés à cette France oubliée,
12:05cette France qui gagne
12:06entre 1800 et 2500 euros par mois.
12:08Il ne leur parle pas
12:09Raphaël Glucksmann aujourd'hui ?
12:10Je ne l'en sais rien.
12:11En tout cas moi je leur parle
12:12et moi je crois
12:12qu'il faut défendre
12:13cette gauche populaire.
12:14Entre la gauche libérale
12:15et la gauche radicale,
12:16il faut que la gauche populaire
12:17prenne tout son envol
12:18et c'est la candidature
12:19que je défends.
12:20On me disait que Raphaël Glucksmann
12:21était proche de participer
12:22à cette primaire interne
12:23du Parti Socialiste.
12:24Vous confirmez ?
12:25Oui, je crois qu'il y participera
12:26à cet acté.
12:27C'est acté ?
12:28En tout cas à place publique
12:29il participera à son parti.
12:31Je ne vois pas
12:31qui d'autre à place publique
12:32peut être candidat
12:33si ce n'est lui.
12:35En cas de victoire
12:35en tout cas votre objectif
12:36c'est l'union de la gauche.
12:38Un candidat unique
12:39pour la gauche
12:39c'est ça l'objectif.
12:41Une union ça veut dire
12:41avec la France insoumise
12:43sous quelles conditions ?
12:44Vous allez poser des conditions
12:45à Jean-Luc Mélenchon
12:46dans ce cas-là
12:46si vous êtes élu.
12:47Il n'y aura pas
12:47de candidat unique de la gauche.
12:48Moi je ne souhaite pas
12:49faire une candidature commune
12:50avec Jean-Luc Mélenchon.
12:51Jean-Luc Mélenchon sera candidat
12:52comme il y a toujours eu
12:53dans notre histoire.
12:54Il y a toujours eu deux gauches.
12:54François Mitterrand
12:55a été élu en 1981.
12:56Il y a Jean-Jean Marchais
12:57qui est candidat contre lui.
12:58François Hollande
12:58est élu en 2012.
13:00Il y a à l'époque
13:01Jean-Luc Mélenchon déjà
13:02qui est candidat contre lui.
13:03Donc il y aura
13:04deux candidats de gauche.
13:05Ce qu'il faut
13:05c'est qu'il y en ait un
13:05qui représente une gauche populaire.
13:07Pas une gauche radicale
13:08mais une gauche populaire
13:09qui parle au concret des gens.
13:10Et je crois que ce candidat-là
13:11il peut créer la surprise
13:12et il peut l'emporter
13:13face à Marine Le Pen.
13:14François Hollande,
13:15Bernard Cazeneuve
13:15toujours pas candidat.
13:17Ils n'ont pas prévu
13:17d'être candidat
13:18à cette primaire interne
13:19à la différence
13:19de Ségolène Royal
13:20qui est candidate.
13:21Qu'est-ce que vous pensez
13:22pouvoir apporter de plus
13:23par rapport à lancer
13:24une candidate
13:25à la présidentielle de 2007 ?
13:26Moi j'apporte ma jeunesse,
13:28mes idées neuves.
13:29Moi je vais parler
13:29des familles monoparentales.
13:31Je vais parler des gens
13:32qui ont du mal
13:32à remplir leur réservoir
13:33de carburant.
13:34Je vais parler aussi
13:36de la parité populaire.
13:37Je propose notamment
13:37qu'on crée des quotas
13:38d'ouvriers et d'employés
13:39à l'Assemblée nationale
13:40pour qu'on n'ait pas
13:41que des cadres
13:42comme c'est le cas aujourd'hui.
13:43Moi j'amène mes idées neuves,
13:48et qui se soutient aujourd'hui
13:49de manière importante.
13:50Et qui peut battre
13:51Jean-Luc Mélenchon à gauche ?
13:52En tout cas,
13:53cet effet de surprise,
13:55on verra jusqu'où il ira.
13:57Mais imaginons que je sois élu
13:58à la suite de cette primaire,
14:00ça créera une situation nouvelle.
14:02Aujourd'hui,
14:02on voit bien que Jean-Luc Mélenchon
14:03domine le jeu.
14:04De la pouvoir
14:04à pouvoir passer devant
14:05Jean-Luc Mélenchon ?
14:06Aujourd'hui,
14:06Jean-Luc Mélenchon domine le jeu
14:08sur les candidats
14:09qui sont connus des Français.
14:10On verra,
14:11en tout cas je crois
14:12que la primaire créera
14:13une dynamique
14:13pour le candidat
14:14qui en sera vainqueur.
14:15Vous êtes passé récemment
14:16par Château-Chinon.
14:17J'ai vu sur vos réseaux sociaux,
14:19vous avez écrit
14:19sur les traces de François Mitterrand
14:20puiser la force pour 2027.
14:22Vous voyez un petit peu
14:23comme le François Mitterrand
14:24de 2027 ?
14:26Non,
14:26je suis d'abord...
14:27François Mitterrand
14:28avait 67 ans
14:29quand il était élu
14:29président de la République.
14:30Je ne le vois pas
14:30comme François Mitterrand.
14:32Mais je crois qu'il faut
14:33tirer beaucoup de leçons
14:34de François Mitterrand.
14:35À Château-Chinon,
14:35vous savez que le député
14:36maintenant est RN.
14:38D'ailleurs,
14:39dans la circonscription
14:39de Léon Blum,
14:40le député aussi est RN.
14:41Dans la circonscription
14:41de Jean-Pierre Chevènement,
14:42le député est RN.
14:43Ça veut dire beaucoup de choses.
14:44de Jean Jaurès,
14:45le député est RN.
14:46Et François Mitterrand,
14:47c'était quoi ?
14:48C'était la détermination.
14:49C'était aussi la ruralité.
14:50C'est quelqu'un qui s'est
14:50enraciné d'abord dans la ruralité.
14:52Il ne faut pas oublier
14:52que la gauche,
14:53elle vient de là.
14:54Elle ne vient pas
14:54des centres-villes aisées.
14:56On n'a pas été inventé,
14:57nous la bourgeois,
14:58pour défendre les bobos.
14:59C'est bien que les bobos
14:59votent pour nous.
15:00On en a besoin
15:01parce qu'on a besoin
15:01qui est une bourgeoisie éclairée
15:02qui défend nos combats.
15:04Mais nous,
15:04on a été inventé
15:04pour défendre les ouvriers
15:05et les employés.
15:06C'est eux qu'on doit défendre.
15:07Et je pense que c'est important
15:08dans la vie politique
15:09de savoir pour qui on se bat.
15:10Et François Mitterrand,
15:10il savait pour qui
15:11il se battait.
15:13D'un mot pour conclure,
15:13la loi d'urgence agricole
15:15qui est passée,
15:15réintroduction à titre dérogatoire
15:17de certains pesticides,
15:19décision de l'INSES.
15:20Vous appelez tous ceux
15:22qui sont décorés
15:23de la Légion d'honneur
15:24à la rendre ?
15:25C'est ce qu'a fait
15:26la romancière Agnès Ledig ?
15:29Non, je ne sais pas.
15:31L'histoire de trafic
15:32de décoration
15:32ne m'intéresse pas tellement.
15:33Maintenant,
15:34cette loi,
15:35elle ne va pas dans le bon sens.
15:36Moi, pourtant,
15:36je suis un député rural
15:39soutenu par des agriculteurs
15:40localement.
15:41Ça ne va pas dans le bon sens.
15:42On ne peut pas aller
15:43contre la science.
15:44On ne peut pas aller
15:44contre cette avancée
15:46qui fait qu'il faut réduire
15:47les produits phytosanitaires
15:49en France.
15:49En revanche,
15:49il faut travailler sur quelque chose.
15:51C'est tous ces produits importés
15:52qui sont bourrés de pesticides.
15:53Aujourd'hui,
15:5428% des produits qu'on consomme
15:55sont composés de pesticides
15:57interdits
15:58sur le sol européen.
15:59Moi, j'avais déposé
15:59un recours en justice
16:00qui s'appelait
16:01Justice pour nos agriculteurs
16:02pour interdire
16:03l'importation de ces produits.
16:05Il est toujours en cours d'examen.
16:06Il y a une loi
16:07qui avait inscrit ça
16:08dans la loi EGalib.
16:10Il y avait un article
16:11qui normalement interdisait
16:12l'importation de ces produits
16:13mais il n'y a aucun contrôle
16:14aujourd'hui.
16:14Donc, ce qu'il faut faire,
16:15c'est arrêter les pesticides,
16:16en tout cas le moins possible
16:17en France,
16:18et en échange,
16:19arrêter d'importer
16:20ces produits étrangers.
16:21L'acétamipride, par exemple,
16:22qui est toujours utilisé au Canada.
16:24On importe du maïs canadien
16:25bourré d'acétamipride
16:26qui est interdit
16:27en France depuis 20 ans.
16:28Merci.
16:29Merci beaucoup,
16:29Philippe Brun,
16:30député de l'heure,
16:31candidat à la primaire interne
16:32du Parti Socialiste.
16:33Ce sera le 11 octobre prochain.
16:34Grand merci d'avoir été avec nous
16:35ce matin sur la suite de radio.
16:37et très bonne journée à vous.