00:027h50 et cette drogue de l'époque, toujours bonjour Arlette Chabot.
00:05Bonjour.
00:06Nous sommes un vendredi 13 et juste la veille, on a eu un événement.
00:10C'est pour ça, peut-être que la veille en tout cas, il y a eu un événement.
00:14C'est Bruno Rotaillot qui a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle hier,
00:17dans une communication somme toute curieuse.
00:20Mais cette candidature, vous nous dites, n'est pas réellement une surprise.
00:23Ah non, franchement, ce n'est pas une surprise, c'est le moment qui peut un tout petit peu étonner.
00:27Alors pourquoi maintenant ? Question que tout le monde se pose depuis hier.
00:31Sans doute que Bruno Rotaillot a besoin de prendre son élan avant les élections municipales.
00:37Comme on dit, installer sa candidature, sachant qu'au lendemain de ce scrutin,
00:42la campagne présidentielle va véritablement commencer.
00:45En tout cas, il a été plus vite que Laurent Wauquiez, ça ne nous a pas échappé.
00:49Bruno Rotaillot doit aussi sans doute faire oublier sa sortie ratée du gouvernement,
00:56provoqué par un retour annoncé de Bruno Le Maire,
00:59qui d'ailleurs n'est jamais revenu dans une équipe gouvernementale.
01:02Une sortie un peu maladroite d'un ministre de l'Intérieur
01:05qui avait encore beaucoup de travail, beaucoup de projets,
01:08et qui avait construit son image, justement, sa popularité sur cette fonction.
01:14Alors hier, sans surprise, on a retrouvé justement, dans la bouche du candidat,
01:18des mots qui étaient très utilisés par le ministre de l'Intérieur.
01:23Il y a trois éléments clés pour cette candidature.
01:27Autorité, sécurité, justice, dit Bruno Rotaillot.
01:32Il ajoute, bien entendu, l'immigration, avec une volonté de bousculer les règles,
01:37en réformant la Constitution, pour échapper, vous venez d'en parler un tout petit peu à l'instant,
01:42aux censures du Conseil constitutionnel, aux règles de droit.
01:46Et il y va fort, dès hier, dans sa prise de parole sur TF1,
01:49il dit que le problème, c'est que ce ne sont pas les Français,
01:51mais les juges qui décident en France, et ça, il faudra renverser la table.
01:55Voilà, renverser la table, c'est-à-dire modifier la Constitution,
01:57afin aussi de consulter les Français sur ce sujet de l'immigration.
02:02Pour le reste, on reconnaissait ou on voyait apparaître l'ombre de François Fillon
02:08derrière Bruno Rotaillot hier, à la fois sur le programme économique,
02:12et puis aussi, j'allais dire, sur le sérieux, qui lui est reconnu par les Français,
02:17mais certains parlent plutôt d'austérité du personnage.
02:20On va voir s'il arrive, en effet, à adoucir son image.
02:22Bruno Rotaillot, il y a quand même un autre problème.
02:24Avant tout ça, avant le programme, avant la conquête des Français,
02:27c'est accessoirement ses autres concurrents.
02:29À droite, on lui reproche de ne pas suffisamment être un chef, Bruno Rotaillot,
02:32et surtout, comment va-t-il, par exemple, arriver à se distinguer
02:35d'un David Lissnard, qui s'est déjà déclaré,
02:37ou d'un Laurent Wauquiez, dont on sait qu'il y a une petite passion
02:40pour le tirer dans les pattes du patron ?
02:41Oui, il y a du monde, déjà, sur la ligne de départ.
02:44Vous parliez, effectivement, de David Lissnard, Bruno Rotaillot,
02:48il y a aussi Xavier Bertrand, qui ne faut pas oublier,
02:51et, pourquoi pas, un certain Michel Barnier, qui n'écarte rien.
02:56Du côté du centre, il faut aussi ajouter Édouard Philippe,
02:59Gérald Darmanin, ex-LR, Gabriel Attal, et, pourquoi pas, non plus, François Bayrou.
03:05Alors, c'est vrai que la question est posée du comment les départager.
03:09Alors là, on n'a pas fini d'en parler.
03:11Il y a quand même une prise de conscience des deux côtés,
03:14c'est-à-dire qu'une seule candidature permettrait à l'un ou à l'une,
03:19on ne sait jamais, il peut aussi y avoir une candidate femme,
03:22d'accéder au second tour. Sinon, il n'y a aucune chance d'éviter
03:26un duel entre Jean-Luc Mélenchon et le représentant du Rassemblement national.
03:32Alors, primaire, oui, mais jusqu'où ?
03:34Laissons faire les sondages.
03:36Une personnalité peut-elle, effectivement, se détacher ?
03:39Rien n'est moins sûr.
03:42En tout cas, pour les Français, ça risque d'être un débat.
03:45Alors là, pour le coup, celui-là, extrêmement fatigant,
03:48d'autant que les mêmes questions se posent, vous l'avez remarqué,
03:51du côté de la gauche. Non, elle est fille.
03:54Non, ça c'est sûr que c'est un débat qui rassemble et la droite et la gauche sur le
03:58coup.
03:58Mais toutes ces questions, notamment pour comprendre
03:59comment est-ce que Bruno Rotaillot va essayer de sortir du lot,
04:02beaucoup plus rapidement, beaucoup plus...
04:04Par quels moyens, tout simplement ?
04:05Ça fera partie des questions que je poserai à Jonas Haddad,
04:07qui est porte-parole du Parti des Républicains.
04:09Il sera mon invité à partir de 8h15 au micro de Sud Radio dans un instant.
04:13La tempête Nils, qui continue à ravager le territoire
04:16et qui vient, nous dit la porte-parole du gouvernement à l'instant sur TF1,
04:20vient de faire une deuxième victime.
04:22On va essayer d'être au plus près de vous,
04:23comme à chaque fois qu'il se passe ce type d'événement sur Sud Radio,
04:26au 0826 300 300, bien sûr,
04:28mais également du côté de Marmande,
04:30où la tempête a frappé fort encore ces dernières heures.
04:32On sera avec le maire de Puyons-sur-Garonne
04:35qui va nous dire un peu dans quel état est sa commune
04:36et quel est l'état d'esprit des habitants.
04:38A tout de suite.
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